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	<title>Archives des L&#039;actualité au Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des L&#039;actualité au Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Musique malienne : dernier hommage à Amadou Bagayoko </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 22:16:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Décédé le vendredi 4 avril, Amadou Bagayoko a reçu un dernier hommage dans une atmosphère de profonde émotion, à la hauteur de son immense talent. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le rideau est tombé ce dimanche&nbsp;6&nbsp;avril 2025 sur la vie d’Amadou BAGAYOKO, artiste de renom dont le parcours exceptionnel a profondément marqué la scène musicale malienne, africaine, voire mondiale. Décédé le vendredi&nbsp;4&nbsp;avril, il a reçu un dernier hommage dans une atmosphère de profonde émotion, à la hauteur de son immense talent. La cérémonie funéraire, organisée à Garantiguibougou, où il repose désormais, a rassemblé une foule nombreuse.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Pour ce dernier voyage, ils étaient là en grand nombre les collègues musiciens, membres de la famille, amis, connaissances, admirateurs et figures politiques venus de tous horizons. Tous unis dans la même douleur, celle de perdre un monument de la musique malienne. Dans un silence lourd, ponctué de larmes et de souvenirs, chacun est venu lui dire adieu à sa manière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Amadou &amp; Mariam, un duo inoubliable&nbsp;</strong></h3>



<p>Amadou BAGAYOKO, c’était une voix, un style, un symbole. Guitariste talentueux et chanteur charismatique, il a marqué de son empreinte la scène musicale malienne dès les années&nbsp;1980. En duo avec son épouse Mariam Doumbia, il formait le célèbre tandem « <em>Amadou &amp; Mariam</em> », dont les chansons ont traversé les frontières, porté haut les couleurs du Mali et conquis les scènes du monde entier.</p>



<p>Leur couple artistique, rare et fusionnel, a su allier tradition et modernité. Ensemble, ils ont fait vibrer les rythmes maliens au rythme de la pop, du blues et de l’afrobeat, séduisant un public international sans jamais renier leurs racines. Leurs tubes comme « <em>Je pense à toi</em><em> »,</em>&nbsp;« <em>Beaux dimanches</em> », ou « Mon amour, ma chérie » ont bercé des générations et marqué les esprits par leur simplicité, leur sincérité et leur authenticité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une fierté pour l’Afrique, selon Salif Keïta</strong></h3>



<p>Présent aux obsèques, Salif Keïta, légende de la musique africaine, n’a pas caché son émotion face à la disparition d’Amadou Bagayoko. Pour lui, l’artiste disparu était bien plus qu’un simple musicien&nbsp;: « <em>Amadou est né pour être un monument. Il était la fierté de la culture africaine, en particulier celle du Mali. Il a porté haut le nom de notre pays partout où l’on pouvait entendre de la musique</em><em> </em>», a-t-il déclaré, visiblement très touché.</p>



<p>Salif Keïta a également souligné l’importance du duo qu’Amadou formait avec son épouse Mariam Doumbia, un tandem emblématique de la scène musicale malienne. « <em>C’est un immense vide pour la musique malienne, car Amadou sans Mariam et Mariam sans Amadou, c’est la plus grande fausse note que la vie puisse jouer</em><em> </em>», a-t-il confié d’une voix émue, exprimant ainsi le chagrin partagé par toute une génération d’artistes et de mélomanes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mariam inconsolable, le cœur en silence</strong></h3>



<p>Inconsolable, Mariam Doumbia est apparue bouleversée tout au long des obsèques. Malgré la dignité qu’elle a su garder, l’émotion était palpable. La perte d’Amadou, à la fois compagnon de scène et de vie, semblait trop lourde à porter. Son regard perdu et ses silences parlaient plus fort que les mots.</p>



<p>Le duo qu’elle formait avec Amadou, emblématique de complicité et d’harmonie, laisse aujourd’hui un vide immense. Ils étaient deux voix, deux âmes liées par la musique et l’amour. Amadou n’était pas seulement son partenaire mais aussi son double artistique, son repère, son souffle.</p>



<p>Amadou BAGAYOKO s’en est allé, mais sa musique, elle, ne mourra jamais. Le Mali et le monde garderont de lui l’image d’un homme simple, sincère, et profondément attaché à son art.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pacte de stabilité sociale au Mali : un engagement menacé par la multiplication des grèves</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 08:03:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>e 25 août 2023, le gouvernement malien et plusieurs organisations syndicales ont signé un pacte de stabilité sociale et de croissance économique visant à instaurer un climat de travail apaisé. Pourtant, les grèves se multiplient. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 25 août 2023, le gouvernement malien et plusieurs organisations syndicales ont signé un pacte de stabilité sociale visant à instaurer un climat de travail apaisé. Ce document, fruit de discussions approfondies et de recommandations issues de la Conférence sociale d’octobre 2022, se structure autour de deux axes majeurs, notamment le dialogue social et la liberté syndicale. Conçu pour une mise en œuvre sur cinq ans, il comprend 60 engagements et 125 activités programmées. Pourtant, moins de deux ans après sa signature, la multiplication des grèves remet en question son efficacité et sa viabilité.</em></strong></p>



<p>La signature du pacte a suscité un espoir immense. Il devait permettre de prévenir les conflits sociaux en favorisant des discussions ouvertes entre les employeurs, les travailleurs et l’État. Parmi les signataires figuraient des organisations syndicales influentes telles que la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). L’objectif était de stabiliser le climat social pour encourager l’investissement et la croissance économique.</p>



<p>Cependant, la réalité actuelle contraste fortement avec ces ambitions. Depuis le début de l’année 2025, plusieurs préavis de grève ont été déposés. Ce qui témoigne des tensions grandissantes entre les employeurs et les travailleurs. Cette situation soulève une question cruciale, à savoir&nbsp;si le pacte est encore un outil pertinent pour réguler les relations sociales au Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des revendications sociales persistantes</strong></h3>



<p>Parmi les préavis les plus marquants, celui du Syndicat National des Banques, Assurances, Établissements Financiers, Microfinances, Entreprises Pétrolières et Commerces du Mali (SYNABEF) se distingue. Ce syndicat a annoncé une grève de 72 heures, reconductible à 120 heures, à partir du 17 avril 2025. Il exige, entre autres, la relaxe de travailleurs poursuivis en justice, la réintégration d’employés licenciés, ainsi que la finalisation de conventions collectives.</p>



<p>Le secteur de l’enseignement supérieur n’est pas en reste. Le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CEN-SNESUP) a déposé un préavis de grève de 144 heures, renouvelable, du 7 au 12 avril 2025. Ses revendications portent principalement sur le paiement des arriérés des frais d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens.</p>



<p>Dans le secteur de la santé, une crise majeure s’est déclenchée avec l’arrestation du Professeur Broulaye M. Samaké. Le personnel du CHU Gabriel Touré a ainsi entamé un arrêt de travail, suivi par d’autres établissements hospitaliers comme le CHU Point G et l’Hôpital du Mali, exigeant la libération de leur collègue et un meilleur respect des droits des travailleurs. Le Pr Broulaye M. Samaké a été mis en liberté provisoire hier jeudi 3 avril 2025.&nbsp;</p>



<p>De son côté, le Comité syndical du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAMM-BFK), affilié au Syndicat National de l’Éducation et de la Culture (SNEC), avait annoncé un arrêt de travail à compter du vendredi 28 mars dernier. Cette décision fait suite à l’absence de paiement des vacataires et des heures supplémentaires du personnel enseignant, une situation qui perdure depuis 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un pacte en danger&nbsp;?</strong></h3>



<p>Face à cette vague de contestations, plusieurs interrogations se posent. La multiplication des revendications montre une certaine incapacité du pacte à contenir les tensions sociales. La principale critique formulée par les syndicats est le manque de respect des engagements pris par le gouvernement et les employeurs. Nombre de travailleurs considèrent que les promesses formulées en août 2023 n’ont pas été tenues.</p>



<p>Si le pacte était censé renforcer la stabilité sociale et éviter les conflits, les faits démontrent que son application demeure incomplète. Le gouvernement doit donc réagir en mettant en place des mécanismes de suivi et en accélérant la mise en œuvre des engagements. Autrement, l’accord risque de perdre toute crédibilité. Certains observateurs nationaux affirment que «&nbsp;<em>le pacte social signé le 25 août 2023 devait être une arme défensive contre la rue et non le contraire&nbsp;</em>». Aussi, ils ont appelé les parties prenantes à se donner les mains pour trouver une solution durable à tous les problèmes sociaux qui risque de mettre le pays dans une situation très complexe dans les prochains jours.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelles perspectives&nbsp;?</strong></h3>



<p>Pour assurer l’avenir du pacte, plusieurs pistes de solutions peuvent être envisagées, selon des observateurs nationaux. D’abord, un dialogue social renforcé et inclusif est nécessaire. Les parties prenantes doivent se retrouver autour de la table pour évaluer objectivement l’application du pacte et identifier les défaillances. Ensuite, la mise en place d’un mécanisme indépendant de suivi et d’évaluation pourrait garantir un meilleur respect des engagements. Enfin, le gouvernement doit accorder une attention particulière aux revendications les plus urgentes, notamment celles liées aux salaires et aux conditions de travail.</p>



<p>L’enjeu est de taille, un pacte social efficace est un levier essentiel pour la stabilité du pays et son attractivité économique. Mais si les tensions persistent, le Mali risque de s’enliser dans une spirale de contestations qui pourrait fragiliser davantage son climat social et économique. Le gouvernement a donc la lourde tâche de restaurer la confiance des travailleurs en prouvant que le pacte de stabilité sociale n’est pas qu’un simple engagement symbolique, mais bien une feuille de route effective pour un avenir apaisé.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le camp des déracinés : ce que dit l&#8217;alliance AES-Russie du monde qui vient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 20:26:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Moscou, la Confédération des États du Sahel (AES) et la Russie ont scellé une alliance stratégique lors de consultations inédites. Coopération militaire, offensive diplomatique, rupture avec l’Occident. Un nouveau pacte se dessine, entre réalignement géopolitique et quête de souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Moscou, la Confédération des États du Sahel (AES) et la Russie ont scellé une alliance stratégique lors de consultations inédites. Coopération militaire, offensive diplomatique, rupture avec l’Occident. Un nouveau pacte se dessine, entre réalignement géopolitique et quête de souveraineté.</em></strong></p>



<p>Il faut parfois quitter les forums convenus et les sommets standardisés de l’Union africaine ou de l’ONU pour lire les véritables lignes de fracture du monde qui vient. À Moscou, ce 3 avril 2025, c’est dans le cadre solennel d’une conférence de presse commune que la Russie et les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) – Mali, Burkina Faso, Niger – ont donné le ton d’une alliance naissante mais déjà assumée.</p>



<p>Dans la salle, les regards convergent vers Sergueï Lavrov, l’inoxydable patron de la diplomatie russe, et vers Abdoulaye Diop, Bakary Yaou Sangaré et Karamoko Jean-Marie Traoré, figures désormais familières d’une géopolitique sahélienne en recomposition. Le message ? Clair, direct, et sans la moindre ambigüité : l’AES tourne le dos aux anciennes tutelles, et scelle avec Moscou un pacte nouveau — à la fois militaire, économique et idéologique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un second&nbsp;</strong><strong>«&nbsp;</strong><strong>réveil de l’Afrique</strong><strong>&nbsp;»</strong></h3>



<p>Pour Lavrov, la Confédération AES incarne «&nbsp;<em>le second réveil de l’Afrique</em>&nbsp;». Allusion à peine voilée au «&nbsp;<em>printemps des indépendances</em>&nbsp;», dont il sous-entend que les fruits ont été confisqués par des puissances néocoloniales. En ligne de mire, la France et ses partenaires occidentaux. Le chef de la diplomatie russe annonce une coopération renforcée : création d’une force conjointe, fourniture d’armes, formation par des instructeurs russes, et institutionnalisation d’un dialogue annuel au format quadripartite.</p>



<p>Quant aux chiffres, ils parlent d’eux-mêmes. Les échanges commerciaux entre Moscou et les pays de l’AES ont été multipliés par dix en un an. Une envolée que les diplomates sahéliens attribuent à la clarté du partenariat avec la Russie, «&nbsp;<em>sans ingérence ni condition</em>&nbsp;».</p>



<p>Du côté malien, Abdoulaye Diop ne fait pas dans la nuance. Pour lui, Kiev est un «&nbsp;<em>État terroriste</em>&nbsp;» qui soutient activement les groupes terroristes au Sahel, avec la complicité de l’Occident. L’analyse est tranchante, radicale, mais conforme à la ligne adoptée par Bamako depuis le tournant anti-français. Le chef de la diplomatie malienne confirme l’intention des trois pays de mettre sur pied une force militaire conjointe, tandis que les ruptures s’accumulent : départ de l’OIF, marginalisation du français comme vecteur linguistique exclusif. «&nbsp;<em>Aucun problème</em>&nbsp;», dit-il, les langues nationales prendront le relais. Une déclaration tout aussi politique que linguistique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Russie, soutien de la première heure</strong></h3>



<p>À ses côtés, Bakary Yaou Sangaré rappelle que Moscou fut le «&nbsp;<em>premier pays</em>&nbsp;» à apporter son appui au Niger, après la prise du pouvoir par le CNSP. Quant à Ouagadougou, son représentant salue la percée des entreprises russes dans le secteur privé burkinabè, et annonce la visite prochaine du capitaine-président Ibrahim Traoré à Moscou, à l’invitation de Vladimir Poutine, pour les cérémonies du 80e anniversaire de la victoire sur le nazisme. Un geste symbolique fort, en guise de reconnaissance mutuelle.</p>



<p>Entre les lignes d’un discours diplomatique musclé se lit la naissance d’un nouveau paradigme géopolitique. L’AES ne veut plus être la périphérie docile d’un ordre occidental vacillant. En se tournant vers Moscou et les BRICS, elle cherche à inscrire son destin dans celui d’un monde multipolaire. Ce partenariat avec la Russie n’est pas seulement un choix militaire ou économique. C’est un acte de foi politique. Une déclaration d’indépendance — enfin assumée — sur la scène internationale.</p>



<p>Reste à savoir si cette alliance tiendra les promesses qu’elle formule aujourd’hui. Mais une chose est sûre, le Sahel ne parle plus à voix basse.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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