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	<title>Archives des justice sociale Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : l&#8217;INPS rapproche ses services des retraités en région</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, l’INPS engage une réforme pour déconcentrer la gestion des pensions dans les régions afin de rapprocher les services des retraités, veufs et ayants droit éloignés de Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale a réuni ses techniciens,&nbsp;</em></strong><strong>vendredi 22 mai 2026,&nbsp;</strong>&nbsp;<strong><em>&nbsp;pour valider les modalités de déconcentration de la gestion des pensions dans les régions. Une réforme administrative discrète, mais qui pourrait changer le quotidien de milliers d&rsquo;assurés éloignés de la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut parfois parcourir des centaines de kilomètres pour toucher sa retraite. C&rsquo;est la réalité de nombreux assurés maliens, retraités ou veufs et veuves, qui dépendent des prestations de l&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) mais vivent loin de Bamako, où se concentre l&rsquo;essentiel du traitement administratif des dossiers. Une réalité que la direction de l&rsquo;institution entend changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 22 mai, la salle du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;INPS a accueilli une réunion de validation des procédures de traitement des dossiers de pensions et des modalités de déconcentration des activités d&rsquo;Assurance vieillesse, d&rsquo;Invalidité et d&rsquo;Allocation de survivant dans les régions et les agences principales de Bamako. La séance, présidée par le Directeur général Idrissa Bakary Diarra, a réuni les principaux techniciens de l&rsquo;institution autour d&rsquo;un objectif concret : descendre la gestion des pensions au plus près des bénéficiaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une centralisation historique qui montre ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé en 1961, l&rsquo;INPS est l&rsquo;organisme de sécurité sociale des travailleurs salariés du secteur privé et parapublic malien. Il couvre aujourd&rsquo;hui plusieurs risques : les charges de famille, les accidents du travail, la vieillesse, l&rsquo;invalidité et le décès. Placé sous la tutelle du ministère du Développement social, l&rsquo;établissement dispose d&rsquo;un réseau déconcentré qui comprend huit directions régionales et vingt-et-un bureaux correspondants dans les cercles du pays, auxquels s&rsquo;ajoutent six agences principales dans les communes du district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette présence territoriale, le traitement des dossiers de pensions — les plus sensibles, car ils concernent des personnes souvent âgées, invalides ou en situation de vulnérabilité — restait jusqu&rsquo;ici largement centralisé à Bamako. Résultat : des délais de traitement allongés, des déplacements coûteux pour les assurés et leurs ayants droit, et une charge administrative croissante sur les services centraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Valider, former, contrôler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai a permis d&rsquo;examiner et de valider les termes de référence de cette déconcentration, ainsi que les procédures de traitement des dossiers au niveau local. Les échanges ont porté sur trois axes : l&rsquo;organisation des structures déconcentrées, la définition des responsabilités des acteurs locaux, et les mécanismes de contrôle et d&rsquo;évaluation destinés à garantir la qualité du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont insisté sur la nécessité de former le personnel des directions régionales, d&rsquo;harmoniser les procédures entre les différentes structures et de déployer des outils de suivi performants pour éviter que la déconcentration ne se traduise par une dispersion incontrôlée des pratiques. Un calendrier de mise en œuvre a été validé à l&rsquo;issue de la réunion, accompagné de recommandations opérationnelles pour piloter la montée en charge progressive du dispositif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de justice sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cette réforme dépasse le simple réajustement organisationnel. Elle touche à une question fondamentale de justice sociale dans un pays où la majorité de la population vit en dehors de la capitale. Pour un retraité de Kayes, de Mopti ou de Tombouctou, devoir se déplacer à Bamako — ou envoyer un représentant — pour constituer ou suivre un dossier de pension représente un coût financier et physique considérable. Pour une veuve cherchant à faire valoir ses droits à une allocation de survivant, les délais de traitement actuels peuvent signifier des mois sans ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déconcentration de ces prestations s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, où les organismes de prévoyance sociale cherchent à moderniser leur gestion et à étendre leur couverture effective. Au Sénégal, l&rsquo;IPRES a depuis longtemps misé sur un réseau d&rsquo;agences régionales pour fluidifier le service aux pensionnés. En Côte d&rsquo;Ivoire, la CNPS a engagé une numérisation progressive de ses procédures pour réduire les délais. Le Mali, avec cette réforme, cherche à rattraper ce mouvement continental, avec le leadership clairvoyant de du directeur général Idrissa Bakary Diarra.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau directeur général, un agenda réformateur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai intervient dans un contexte institutionnel particulier. Idrissa Bakary Diarra a été nommé à la tête de l&rsquo;INPS il y a peu, succédant à Ousmane Karim Coulibaly, sous la direction duquel avait eu lieu en novembre 2025 un comité de gestion élargi destiné à dresser un bilan complet des activités et à poser les bases des priorités pour 2026. La déconcentration des pensions constitue l&rsquo;un des axes stratégiques de la nouvelle direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape sera la mise en œuvre effective du calendrier validé ce vendredi, et avec elle, l&rsquo;épreuve du terrain : former des agents régionaux souvent peu habitués à traiter des dossiers de pensions complexes, garantir la fluidité de l&rsquo;information entre les structures locales et le siège, et maintenir un contrôle de qualité rigoureux pour éviter les erreurs de liquidation — dont les conséquences humaines peuvent être lourdes pour des bénéficiaires en situation de fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme silencieuse représente, pour des milliers de retraités maliens, un changement concret et attendu depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>RAMU au Mali : la CANAM trace la voie d’une couverture santé universelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 07:58:38 +0000</pubDate>
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<p>Le RAMU au Mali : une initiative collective de la CANAM pour défendre des valeurs essentielles de dignité et de justice.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali traversé par les crises, mais avide de justice sociale, la CANAM a choisi d’aller au-devant des citoyens pour expliquer et défendre le Régime d’Assurance Maladie universelle (RAMU). Du 10 au 28&nbsp;août, de Koulikoro à Gao, une campagne nationale de sensibilisation a fait de cette réforme plus qu’un dispositif technique&nbsp;: un projet collectif, un acte de souveraineté, une promesse de dignité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des réformes qui se déclinent en acronymes technocratiques, fades et sans chair. Et puis il y a celles qui s’incarnent dans des visages, des routes sillonnées, des débats animés dans des salles communales. Le Régime d’Assurance Maladie universelle (RAMU), que porte aujourd’hui la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM), appartient à cette seconde catégorie&nbsp;: une réforme qui descend de l’estrade des lois pour entrer dans le quotidien des Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le 10 et le 28&nbsp;août, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao ont vu passer une délégation pas comme les autres&nbsp;: juristes, communicateurs, syndicalistes, techniciens. Leur mission ? Expliquer, convaincre, répondre aux doutes et, surtout, rallier. Car le RAMU, pour réussir, doit d’abord être compris et accepté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lecons-d-un-passe-a-depasser"><strong>Leçons d’un passé à dépasser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Assurance Maladie obligatoire (AMO) avait posé les premières pierres, mais mal assises&nbsp;: couverture limitée, gestion contestée, soupçons de fraude. Avec le RAMU, la CANAM veut tourner la page des approximations pour bâtir un système robuste. Transparence, lutte contre la fraude, clarté institutionnelle. Voilà les maîtres-mots martelés lors des ateliers. Ici, il ne s’agit plus d’un dispositif bricolé, mais d’une véritable architecture sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à Gao, ville meurtrie par l’insécurité, que la campagne a trouvé son écho le plus fort. « <em>Cet atelier est un souffle d’espoir</em> », a déclaré le préfet Amadou Ouologuem. La santé devient plus qu’un droit. Elle est un acte de résilience nationale. Dire à une population qui survit sous la menace que l’État reste capable de protéger, c’est une victoire politique autant que sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-pedagogie-de-proximite"><strong>Une pédagogie de proximité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode choisie par la CANAM est révélatrice&nbsp;: pas de communication verticale, mais un dialogue citoyen. Dans chaque région, près d’une centaine d’acteurs — élus locaux, syndicats, associations, services déconcentrés — ont confronté leurs expériences et proposé des pistes d’amélioration. Résultat&nbsp;: le RAMU s’annonce moins comme une réforme imposée d’en haut que comme une cause collective, partagée par ceux-là mêmes qui en seront les premiers bénéficiaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le RAMU n’est pas qu’un projet sanitaire. Il est un contrat social&nbsp;: chacun contribue, chacun bénéficie. Il est aussi une affirmation de souveraineté&nbsp;: dans un Mali souvent sommé de mendier des programmes importés, voici une initiative conçue, expliquée et portée par des Maliens, pour des Maliens. À travers la CANAM, l’État démontre que la santé n’est pas une faveur, mais un droit inaliénable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-visage-d-un-mali-solidaire"><strong>Le visage d’un Mali solidaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La route reste longue, semée de défis logistiques et budgétaires. Mais une dynamique est enclenchée. Car derrière l’acronyme RAMU, il y a la promesse d’un Mali où la solidarité cesse d’être un slogan pour devenir une réalité vécue, dans les centres de santé, les villages et les familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le RAMU, comme porté aujourd’hui par la CANAM, n’est pas seulement une réforme. C’est une ambition, un pari, presque une profession de foi. Celle d’un Mali qui refuse la fatalité et qui choisit, malgré les épreuves, de bâtir son avenir sur la justice sociale et la dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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