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	<title>Archives des justice historique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des justice historique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L’AES brise le silence à l’ONU </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:38:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES se prononce sur l’esclavage et de la traite transatlantique à l'ONU, appelant à la reconnaissance des responsabilités historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la tribune de l’Organisation des Nations unies, la Confédération des États du Sahel (AES) — à travers&nbsp;Saïdou Zongo, Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies —</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>a livré une déclaration offensive et sans détour à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique. Portée au nom du Mali, du Niger et du Burkina Faso, elle appelle à « faire la lumière », à reconnaître les responsabilités historiques et à engager des réparations en faveur des peuples africains.</em></strong></p>



<p>Réunis dans le cadre de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, les représentants sahéliens ont d’abord rendu hommage aux «&nbsp;<em>millions d’Africains déportés et réduits en esclavage dans des conditions inhumaines et dégradantes&nbsp;</em>». Il ont ensuite rappellé que cette commémoration ne saurait se limiter à un devoir de mémoire. «&nbsp;<em>Il faut situer les responsabilités et agir pour la justice afin que de telles atrocités ne se répètent</em>&nbsp;», ont-ils insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-denonciation-frontale-des-silences-occidentaux"><strong>Une dénonciation frontale des « silences » occidentaux</strong></h2>



<p>Dans une tonalité particulièrement critique, l’AES a dénoncé ce qu’elle qualifie de «&nbsp;<em>silence</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>volonté d’étouffer la vérité</em>&nbsp;» de certains États face à l’histoire de la traite transatlantique. Une posture jugée d’autant plus problématique que, selon la Confédération, ces mêmes puissances continuent d’imposer leur lecture des crises contemporaines.</p>



<p>Le texte va plus loin, établissant un parallèle entre les logiques historiques de domination et certaines dynamiques actuelles. «&nbsp;<em>L’esclavage d’hier et le terrorisme qui sévit aujourd’hui au Sahel participent, à des degrés divers, d’un même système d’exploitation</em>&nbsp;», affirme la déclaration de&nbsp;Saïdou Zongo, qui évoque un enchaînement entre enrichissement des puissances extérieures et appauvrissement du continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-et-rejet-des-ingerences"><strong>Souveraineté et rejet des ingérences</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, les pays de l’AES dénoncent également les «&nbsp;<em>tentatives d’ingérence</em>&nbsp;» dans les affaires internes africaines. Sans citer explicitement d’États, la déclaration critique des initiatives parlementaires étrangères visant à influencer la politique intérieure de certains pays, notamment au Niger.</p>



<p>Pour les dirigeants sahéliens, ces démarches s’inscrivent dans une continuité «&nbsp;<em>néocoloniale</em>&nbsp;» qu’ils rejettent fermement, au nom de la souveraineté et de l’émancipation des peuples africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soutien-a-une-reconnaissance-internationale-de-l-esclavage"><strong>Soutien à une reconnaissance internationale de l’esclavage</strong></h2>



<p>Sur le plan diplomatique, la Confédération a salué l’initiative portée par l’Union africaine visant à faire reconnaître l’esclavage et la traite transatlantique comme «&nbsp;<em>crime le plus grave contre l’humanité&nbsp;</em>». Elle a également exprimé sa gratitude au président du Ghana, John Dramani Mahama, pour avoir porté cette question à l’échelle internationale.</p>



<p>Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’AES appelle explicitement à des mesures concrètes, notamment en matière de réparations, estimant que la restauration de la dignité des peuples africains passe par une justice historique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-prise-de-parole-dans-un-contexte-geopolitique-tendu"><strong>Une prise de parole dans un contexte géopolitique tendu</strong></h2>



<p>Cette déclaration intervient dans un climat international marqué par des tensions croissantes autour des questions de mémoire, de souveraineté et de redéfinition des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels.</p>



<p>En se positionnant sur ces enjeux, l’Alliance des États du Sahel confirme sa volonté de peser dans les débats globaux, en articulant mémoire historique, revendication de justice et affirmation politique.</p>



<p>Une ligne qui s’inscrit dans la stratégie plus large de ses États membres : rompre avec les dépendances héritées du passé et affirmer une souveraineté pleine, y compris dans la lecture de l’histoire.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Colonisation : l’Afrique réclame reconnaissance et réparations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 20:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 39e session de l'Union africaine aborde la colonisation et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, relançant un débat essentiel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de sa 39e session ordinaire à Addis-Abeba, l’Union africaine a examiné une étude sur les implications de la reconnaissance de la colonisation et de certains actes liés à l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Les chefs d’État africains ont souligné l’importance de la mémoire, de la justice réparatrice et de la dignité des peuples, relançant un débat ancien et sensible au cœur des relations entre l’Afrique et ses anciennes puissances coloniales.</em></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Assemblée a considéré une étude sur les implications de la description de la colonisation comme un crime contre l&rsquo;humanité et certains actes commis à l&rsquo;époque de l&rsquo;esclavage, de la déportation et de la colonisation comme des actes de génocide contre les peuples d’Afrique.</em>&nbsp;» À la tribune du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, la question n’a rien d’un simple exercice académique. En examinant une étude consacrée aux implications de la reconnaissance de la colonisation — et de certains actes liés à l’esclavage — comme crimes contre l’humanité, les chefs d’État africains ont remis au centre du débat continental une revendication aussi ancienne que sensible : celle de la justice historique.</p>



<p>Derrière les formulations diplomatiques, l’enjeu est de savoir comment qualifier juridiquement et politiquement des siècles de domination, de violences et d’exploitation, mais aussi quelles conséquences en tirer aujourd’hui, à l’heure où le continent cherche à redéfinir sa place dans l’ordre mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-encore-a-vif"><strong>Une mémoire encore à vif</strong></h2>



<p>La discussion s’inscrit dans un contexte où les demandes de reconnaissance et de réparations se multiplient, portées par des États, des intellectuels et des mouvements citoyens. Pour les dirigeants africains, la mémoire n’est pas seulement une question symbolique. Elle touche à la dignité des peuples et à la manière dont l’histoire continue de peser sur les trajectoires économiques et politiques du continent.</p>



<p>Selon les conclusions présentées, la reconnaissance de la colonisation comme crime contre l’humanité pourrait contribuer à établir une vérité historique plus consensuelle, tout en ouvrant la voie à des mécanismes de justice réparatrice. Une perspective qui reste toutefois politiquement sensible, tant elle implique des débats complexes avec les anciennes puissances coloniales.</p>



<p>La notion de justice réparatrice, évoquée par plusieurs délégations, ne se limite pas à la question financière. Elle englobe également la restitution du patrimoine culturel, la reconnaissance officielle des torts subis, la préservation de la mémoire et la mise en place de politiques éducatives intégrant pleinement cette histoire.</p>



<p>Mais la reconnaissance juridique d’actes passés comme crimes contre l’humanité soulève aussi des interrogations sur ses implications concrètes. Quels mécanismes internationaux pourraient être mobilisés ? Quelles responsabilités pourraient être établies ? Et surtout, quelles seraient les conséquences diplomatiques pour les relations entre l’Afrique et ses partenaires ?</p>



<p>Autant de questions qui restent ouvertes, mais qui témoignent d’une volonté croissante de porter ces enjeux sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revendication-politique-croissante"><strong>Une revendication politique croissante</strong></h2>



<p>Au-delà du cadre historique, le débat s’inscrit dans une dynamique plus large d’affirmation politique du continent. En mettant en avant la mémoire et la dignité, les dirigeants africains entendent aussi rééquilibrer le récit global et affirmer une lecture africaine de l’histoire mondiale.</p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans un moment où l’UA cherche à renforcer son influence diplomatique et à peser davantage dans les débats internationaux, notamment sur la réforme de la gouvernance mondiale et la reconnaissance des priorités africaines.</p>



<p>Si aucune décision contraignante n’a été annoncée à ce stade, l’examen de l’étude marque une étape supplémentaire dans l’institutionnalisation de la question des réparations et de la mémoire au niveau continental. Il pourrait ouvrir la voie à de futures initiatives politiques ou diplomatiques, voire à des positions communes plus affirmées.</p>



<p>En rouvrant ce dossier, les dirigeants africains rappellent que le passé colonial ne relève pas seulement de l’histoire, mais demeure un enjeu politique contemporain, au croisement de la justice, de l’identité et des rapports de force internationaux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crimes coloniaux : appel du « Forum À la Une » pour des réparations équitables</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 08:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssouf Z. Coulibaly]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Forum « À la Une » aborde les crimes coloniaux et les réparations nécessaires pour les sociétés africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La troisième édition du Forum « À la Une » s’est tenue ce samedi&nbsp;19&nbsp;juillet 2025 dans la salle de conférence du Grand Hôtel de Bamako. Organisée par Youri Communication en collaboration avec Africable Télévision, cette rencontre a pris la forme d’une table ronde réunissant juristes, économistes, intellectuels, membres du Conseil national de transition et représentants de la société civile. Le thème retenu pour cette édition&nbsp;: « Crimes coloniaux&nbsp;: l’heure des compensations a sonné », s’inscrit dans le cadre de l’Année&nbsp;2025 désignée par l’Union africaine comme « Année des réparations pour l’esclavage et la colonisation ».</em></strong></p>



<p>Les discussions ont porté sur les responsabilités historiques des anciennes puissances coloniales, les séquelles durables de la colonisation sur les sociétés africaines et les moyens juridiques, économiques et politiques d’exiger des réparations. Le ton était à la fois ferme et structuré&nbsp;: les intervenants ont plaidé pour une approche sérieuse, fondée sur le droit et sur une coopération renforcée entre États africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-evaluer-les-prejudices-et-formuler-des-demandes-de-restitution"><strong>Évaluer les préjudices et formuler des demandes de restitution</strong></h2>



<p>Parmi les personnalités invitées figuraient Daouda Naman Tékété, journaliste et écrivain, Assane M. Seye, ancien journaliste et auditeur de justice, et trois membres du Conseil national de transition&nbsp;: Mohamed Ousmane AG Mohamedoun Haïdara, expert en relations internationales ; Fousseynou Ouattara, spécialiste en finance ; et Youssouf Z. Coulibaly, docteur en droit public. Chacun a apporté son éclairage sur les différents volets de la question des réparations.</p>



<p>Pour Mohamed Ousmane AG Mohamedoun Haïdara, aucune réparation sérieuse ne peut être obtenue sans souveraineté réelle. Il a souligné que certains cadres institutionnels africains existants manquent de volonté politique et que l’Alliance des États du Sahel montre aujourd’hui une voie plus résolue.&nbsp;</p>



<p>Fousseynou Ouattara a quant à lui rappelé que le pillage économique opéré durant la colonisation reste visible dans la répartition actuelle des richesses. Il a évoqué les réserves d’or stockées dans les pays européens, estimant que plusieurs milliers de tonnes proviendraient directement de l’Afrique. Il a plaidé pour la mise en place d’un comité technique chargé d’évaluer les préjudices et de formuler des demandes concrètes de restitution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-reparations-ne-sont-pas-des-faveurs"><strong>Les réparations ne sont pas des faveurs</strong></h2>



<p>Youssouf Z. Coulibaly a insisté sur l’angle juridique, rappelant que le colonialisme est reconnu comme un crime contre l’humanité. Il a proposé l’élaboration d’une feuille de route continentale accompagnée de la création d’un organe africain unique chargé de piloter les démarches de réparation. Assane Seye a, pour sa part, critiqué l’inaction de la Cour pénale internationale, qu’il accuse d’ignorer systématiquement les crimes liés à la colonisation. Il a salué les initiatives de juridictions africaines en cours de création, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel.&nbsp;</p>



<p>Enfin, Daouda Naman Tékété a mis en avant l’aspect culturel du préjudice colonial, dénonçant l’effacement organisé de l’identité africaine et appelant à la restitution du patrimoine culturel africain dispersé.</p>



<p>Les intervenants ont convergé sur un point&nbsp;: les réparations ne doivent pas être considérées comme des faveurs, mais comme des droits fondés sur des principes de justice et de responsabilité historique. Elles peuvent prendre plusieurs formes&nbsp;: restitution de biens, compensation financière, transfert de technologies ou encore programmes d’appui aux secteurs vitaux comme l’éducation et la santé.</p>



<p>La table ronde s’est conclue par une série de questions-réponses entre les conférenciers et le public, permettant de prolonger les réflexions engagées et de confronter les propositions à des préoccupations concrètes.&nbsp;</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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