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	<title>Archives des Journée mondiale du livre &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Journée mondiale du livre &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO : « Les livres ont la capacité unique à la fois de divertir et d’enseigner »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 11:11:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Audrey Azoulay]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[importance de la lecture pour enfant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>« Les livres ont la capacité unique à la fois de divertir et d’enseigner. Ils sont à la fois un moyen d’explorer des domaines au-delà de notre expérience personnelle à travers l’exposition à différents auteurs, univers et cultures, et un moyen d’accéder aux recoins les plus profonds de notre être intérieur. » </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le monde entier célèbre aujourd’hui, jeudi 23 avril 2020, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Une occasion pour montrer le rôle que le livre peut jouer dans ce contexte de crise sanitaire mondiale. L’UNESCO invite tous les acteurs du livre à témoigner durant ce mois leur amour pour les livres. &nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p><strong>«</strong><em> Les livres ont la capacité unique à la fois de divertir et d’enseigner. Ils sont à la fois un moyen d’explorer des domaines au-delà de notre expérience personnelle à travers l’exposition à différents auteurs, univers et cultures, et un moyen d’accéder aux recoins les plus profonds de notre être intérieur.</em> » Cette remarque est de Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la <a href="https://en.unesco.org/commemorations/worldbookday" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée mondiale du livre</a> et du droit d’auteur&nbsp;2020. </p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1717&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : pourquoi les enfants n’aiment pas la lecture</a></p>



<p>Dans un message intitulé <em>« Pourquoi la lecture est plus importante que jamais !</em> », l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture soutient qu’à <em>« une époque où la&nbsp;plupart des écoles du monde sont fermées&nbsp;et où les gens doivent limiter leur temps passé à l’extérieur, le pouvoir des livres devrait être mis à profit pour lutter contre l’isolement, renforcer les liens entre les gens, élargir nos horizons, tout en stimulant nos esprits et notre créativité</em> ».&nbsp;</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>S’ouvrir aux autres</strong><strong></strong></h5>



<p>L’UNESCO recommande alors des lectures individuelles ou collectives avec les enfants durant tout ce mois d’avril. Car, dit-elle, « <em>C’est le moment de célébrer l’importance de la lecture, de favoriser la croissance des enfants en tant que lecteurs et de promouvoir un amour permanent de la littérature et de l’intégration dans le monde du travail ».</em><strong><em></em></strong></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1683&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : quelques propositions pour freiner la photocopie</a></p>



<p>Malgré le confinement à l’œuvre en raison du covid-19, l’organisation onusienne estime possible à travers la célébration de la Journée&nbsp;mondiale du livre et du droit d’auteur de s’ouvrir aux autres malgré la distance, et de voyager grâce à l’imagination.&nbsp;</p>



<p>Pour bien célébrer cette Journée, l’UNESCO s’engage à partager du 1er au 23 avril, <em>« des citations, des poèmes et des messages pour symboliser le pouvoir des livres et encourager autant que possible la lecture</em> ». Outre cela, elle invite les étudiants, les enseignants, les lecteurs du monde entier, l’industrie du livre et les services de bibliothèque à témoigner et à exprimer leur amour pour la lecture. Pour ce faire, des hashtags sont proposés&nbsp;: #StayAtHome et #WorldBookDay.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aïcha Diarra, directrice des éditions Gafe : « Notre secteur souffre du délaissement de nos autorités »</title>
		<link>https://saheltribune.com/aicha-diarra-directrice-des-editions-gafe-%e2%80%89notre-secteur-souffre-du-delaissement-de-nos-autorites%e2%80%89/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Aicha Diarra]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Gafe]]></category>
		<category><![CDATA[éditions numérique]]></category>
		<category><![CDATA[formation des éditeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[livre papier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pendant cette Journée mondiale du livre, les éditions Gafe lance un concours interclubs littéraire. Un concours qui sera axé sur la lecture et le livre. Ce concours sera lancé et les clubs de lecture pourront s’inscrire. Ce concours se nomme Gafe-confinement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le monde célèbre demain jeudi&nbsp;23 avril 2020, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. À cette occasion, nous avons eu un entretien avec <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Wq0S9JTx9Jo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aïcha Diarra</a>, écrivaine et directrice de la maison d’édition Gafé. Il a été question des difficultés que traverse le secteur de l’édition au Mali, mais aussi des défis du futur dans ce secteur au Mali ainsi que des préparatifs de cette Journée dédiée aux livres.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: veuillez nous présenter votre maison d’édition à nos lecteurs !</strong></h5>



<p><strong>Aïcha Diarra</strong>&nbsp;: les éditions Gafe est une maison spécialisée dans l’édition, la publication des livres, la diffusion et la promotion de l’auteur.</p>



<p>Pour le moment, nous avons une couverture nationale, mais nous sommes en train de travailler pour avoir une couverture internationale. Nous travaillons également à concrétiser les projets d’écriture dans nos langues nationales. D’ailleurs, c’est cela notre principale activité&nbsp;: concrétiser les projets d’écriture qui aident à promouvoir nos langues nationales qui ne sont pas assez prises en compte dans le domaine de l’édition. Cette volonté de promotion de nos langues nationales peut se voir à travers le nom Gafe (document).</p>



<p>Nous avons pour le moment trois collections&nbsp;: la collection Nyéléni, la collection Pöe et la collection Gafetèque.</p>



<p><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1717&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : pourquoi les enfants n’aiment pas la lecture</a></p>



<p>La première est celle qui accueille les textes qui rendent hommage à la femme et à ses combats. Quant à la collection Poï, elle accueille les textes d’expression poétique. Quant à la troisième collection, elle accueille les textes comme les essais, les textes de partage des connaissances.</p>



<p>Nous avons des services que nous sommes en train de mettre en place. Il y a Gafedistribution, qui va être un réseau de distribution à l’internationale. Nous avons également le service Gafetalk qui est là pour la promotion du livre et de l’auteur.</p>



<p>Au-delà de tous ceux-ci, notre maison évolue dans la rédaction, la relecture, la correction, la traduction, la mise en page des livres, etc. Nous évoluons également dans le domaine de l’infographie. Ce service est appelé Gafegraphie.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Gafe est une jeune maison d’édition malienne qui cherche encore sa voie. Comment traversez-vous cette période de pandémie ?</strong></h5>



<p>Nous sommes une jeune maison d’édition qui tente de surmonter des défis liés au monde de l’édition. Mais bien avant cette période de pandémie, des difficultés et des défis existaient déjà. La crise sanitaire n’a fait que les amplifier. En guise d’exemple, avant cette crise, le marché du livre était presque à l’arrêt. Mais avec le covid-19, on peut dire qu’il vit sa période de léthargie.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1714&amp;action=edit">« Femmes invisibles » : la vie des femmes dans un monde conjugué au masculin</a></p>



<p>Cette situation est générale pour le monde éditorial au Mali. Ce secteur peinait à être compétitif et souffrait de délaissement depuis des années et d’un manque de soutien de la part de nos autorités.&nbsp;</p>



<p>Quand nous prenons des pays comme le Sénégal où il y a des années que le secteur de l’édition est soutenu par les autorités avec un fonds de plus de 1 milliard, nous nous rendons compte aisément du délaissement dont je viens de parler. Il n’existe même pas un fonds d’aide à l’édition au Mali. C’est vraiment dommage !</p>



<p>Les éditeurs maliens traversent une période qui risque de provoquer la fermeture de certaines maisons d’édition si l’État ne les soutient pas à surmonter ce défi. Après tout, nous sommes des producteurs de livres, du savoir. Le livre, c’est pour l’éducation, c’est pour la culture, c’est pour les écoles, etc. Je suis vraiment étonné de constater que le secteur qui s’occupe de ce travail soit l’un des secteurs le plus négligés pendant cette période de confinement.&nbsp;</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Nous savons que chez les éditions Gafe, les livres sont disponibles uniquement, pour le moment, en version papier. Cette maladie n’a-t-elle pas des effets sur votre marché du livre ?</strong></h5>



<p>C’est vrai qu’aux éditions Gafe nous travaillons uniquement en version papier. Notre politique éditoriale prévoit, depuis le démarrage de la maison, d’éditer et de se lancer dans la version numérique. C’est non seulement en tendance dans le monde, mais aussi c’est pratique. Pour des raisons économiques et compétitives, surtout pour la diffusion de nos livres, de nos auteurs, mais aussi pour la maison d’édition elle-même, le numérique peut être d’une grande aide.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1697&amp;action=edit">Pourquoi lire « Génération offensée » de Caroline Fourest au Mali</a></p>



<p>Les éditeurs maliens sont obligés de s’adapter à ce terrain qui est vraiment nouveau. Que cela soit ou sans le Covid-19, le format numérique fait partie des défis du futur. Malheureusement ou heureusement, l’arrivée du Covid-19 accélère ce projet de notre maison d’édition parce que nous sommes en train de travailler actuellement et de nous donner les moyens pour nous lancer dans ce domaine. Nous comptons être une référence en cela en Afrique.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Cette crise mondiale n’aura-t-elle pas servi de cadre pour le monde de l’édition de mieux évaluer l’avenir du livre papier ?</strong></h5>



<p>Les nouvelles technologies arrivent à impacter sur tous les domaines. De plus en plus, les gens ont tendance à lire sur leur téléphone, leur smartphone ou tablette, etc. C’est très pratique et il est vraiment aujourd’hui nécessaire que les éditeurs maliens se tournent vers l’avenir pour des raisons commerciales, c’est-à-dire la vente, la diffusion, la visibilité du livre, de l’auteur, de l’éditeur lui-même et de la rentabilité. C’est surtout très économique. Mais également pour des raisons sociologiques, parce que les besoins des consommateurs changent. Il faut s’adapter à ce changement.</p>



<p>Pourtant, l’avenir du livre papier n’est pas si sombre qu’il parait être. Parce que beaucoup d’éditeurs sont nostalgiques. Les auteurs également veulent toucher de leur main leur livre. Ce qui n’est forcément pas le cas avec la version numérique. Cette forme traditionnelle du livre aura du mal à disparaitre.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1683&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : quelques propositions pour freiner la photocopie</a></p>



<p>Il faut tout de même se rappeler que des coûts sont vraiment liés à la version papier&nbsp;: l’impression, la diffusion, etc. Ce qui n’est pas forcément le cas pour la version numérique. Avec cette version, il n’y a pas d’impression, mais aussi un éditeur n’aura pas besoin d’envoyer tel nombre d’exemplaires dans telle ou telle librairie.</p>



<p>Avec une plateforme de vente en version électronique, où que l’acheteur soit, il peut acheter sur la plateforme et télécharger la version. Le numérique gagne en temps. C’est très rapide et on n’a pas besoin de frais de transport.</p>



<p>L’inconvénient est que l’acheteur ou le client après avoir acheté son livre peut perdre son téléphone. Il sera dans l’obligation de racheter le même livre. Beaucoup de lecteurs ont également du mal à lire un livre entier sur écran. La majeure partie de ces gens préfère rester dans la version papier, qui reste une perte de temps pour d’autres.</p>



<p>En version papier, tu peux garder le livre, l’offrir. Cette version peut faire des siècles quand c’est bien gardé.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1676&amp;action=edit">« Comment avoir une vie plus riche » : les huit recettes pour réussir son entreprise</a></p>



<p>L’avenir de la version papier n’est pas si désastreux malgré la version numérique qui la menace de plus en plus. Toutefois, il est impératif que nous nous tournions vers la version numérique.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment préparez-vous l’après-Covid ?</strong></h5>



<p>On espère d’abord que cette crise prendra fin très vite. Parce que le secteur de l’édition du livre est vraiment à terre au Mali. Comme je l’ai dit, bien avant cette maladie, ce secteur avait déjà du mal à avancer. Le Covid-19 ralentit la rentabilité financière des maisons parce que le livre ne s’achète pas.</p>



<p>Néanmoins, ces difficultés ne doivent pas nous empêcher de travailler sur des projets nous permettant d’amortir les manques à gagner. Cette période nous permet de faire une pause et d’évaluer les réussites et les manquements de notre maison d’édition. Mais aussi d’évaluer le secteur même en général qui voit ses défis amplifiés à cause de cette crise sanitaire. Nous avons aussi des activités et des projets éducatifs qui ont été suspendus que très certainement nous allons relancer. De nouvelles activités seront également lancées. Nous allons lancer également notre réseau de distribution que nous sommes en train de créer en relation avec quelques pays. Notre maison d&rsquo;édition prévoit aussi des activités avec les clubs littéraires et surtout nous lancer dans la littérature pour enfants.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Nous sommes à la veille de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Que vous dit cette journée ?</strong></h5>



<p>Cet événement né de l’UNESCO qui est fêté chaque 23 avril est l’une des dates préférées du monde du livre. Car ça rend un vibrant hommage au livre, mais aussi aux auteurs, aux acteurs du livre (les éditeurs, les libraires, les imprimeurs, les clubs littéraires, mais aussi les lecteurs eux-mêmes). Peu d’événements célèbrent le livre alors que le livre est la source du savoir, de l’éducation. <a>Le livre emmagasine tout ce que l’être humain a pu faire comme recherche dans toutes les sciences.</a></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1604&amp;action=edit">« Mon héroïne, c’est toi » : un conte pour enfant qui aide à mieux comprendre le coronavirus et y faire face</a></p>



<p>Cette Journée est comme un rappel au caractère sacré du livre que l’histoire a montré. Il aide à éveiller les consciences et à avancer le monde. Cela me fait rappeler que la parole s’envole, mais que l’écrit reste. Il faut écrire parce que chaque pan de l’histoire est à transcrire. Il faut écrire chaque astuce du développement, chaque découverte, chaque science pour les futures générations qui doivent trouver dans les livres que nous écrivons l’exemple et l’explication nécessaire pour leur permettre de bâtir un monde meilleur. Le livre pour moi n’a pas de culture. Le livre voyage.</p>



<p>Le partage du savoir, c’est ce qui est vraiment célébré à l’occasion de cette Journée.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En tant que directrice d’une jeune maison d’édition, pourrez-vous nous dire quelles sont les difficultés auxquelles le secteur de l’édition est confronté au Mali aujourd’hui ?</strong></h5>



<p>Le secteur de l’édition et du livre est confronté à de nombreux défis liés au coût élevé de l’édition du livre, de la publication, de la distribution, de la promotion des auteurs et de leurs œuvres. On peut également noter qu’au Mali il y a une inexistence d’une politique nationale du livre, l’absence de réseau de distribution et de véritables entreprises de librairie, l’inexistence d’un réseau étendu de bibliothèque à l’école et dans la communauté.</p>



<p>Il faut noter également le manque d’une culture de la lecture. Il y a également le coût élevé du livre comparé au faible pouvoir d’achat. Parce qu’il est difficile pour quelqu’un qui cherche ses frais de condiments de s’acheter un livre ou de l’acheter pour son enfant.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1564&amp;action=edit">« Au nom de Sankar » : un essai pour dénoncer les crimes d’honneur et le système castéiste dans le monde</a></p>



<p>Les gens n’ont pas le goût à la lecture. Nous sommes un peuple enraciné dans l’oralité. Ce qui peut expliquer pourquoi la lecture n’est pas le domaine préféré des Maliens. À ces défis s’ajoutent l’inexploitation de nos langues nationales qui ne sont pas suffisamment écrites, l’inexploitation locale des œuvres publiées au Mali et de leur apport pour faire avancer la société.</p>



<p>Nous pouvons constater que dans les programmes scolaires ce sont les livres étrangers que nos élèves, nos étudiants étudient plus alors que nous avons des écrivains maliens qui sont très talentueux. Mais malheureusement leurs écrits ne sont pas exploités.</p>



<p>J’ai aussi mentionné précédemment l’inexistence d’un fonds d’aide au livre et à l’édition au Mali.</p>



<p>Tous ces défis entraînent une démotivation des auteurs parce qu’il y a un faible revenu provenant des droits d’auteurs que les auteurs perçoivent. Notre secteur souffre du délaissement de nos autorités.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Selon vous, que faut-il faire pour améliorer ce secteur dans notre pays ?&nbsp;</strong></h5>



<p>D’abord, il faut une politique d’aide au livre. Il faut surtout que nos autorités accordent de l’intérêt à ce secteur. Par la mise en place d’un fonds d’aide pour le secteur de l’édition. Il faudrait également que le ministère de la Culture ainsi que les partenaires du Mali aide à mettre une chaîne de distribution du livre. La formation des éditeurs aux nouveaux défis du monde éditorial est nécessaire comme par exemple la traduction de la version papier à la version numérique qui est vraiment impérative pour les éditeurs maliens. </p>



<p>L’État doit également pouvoir commander au moins un livre chez chaque éditeur pour qu’il puisse vivre. Parce que nous avons remarqué que les plus grosses commandes de nos autorités sont faites à l’extérieur. Or, elles peuvent aussi le faire auprès des éditeurs maliens. Il faudrait aussi que les éditeurs maliens se forment parce que le défi de l’édition, c’est vraiment produire des livres de qualité dans le contenu aussi bien que dans la présentation physique. Cela est indispensable pour que nos livres soient compétitifs sur le plan international.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Pour la célébration de cette Journée mondiale du livre, qu’est-ce que les éditions Gafe prévoit ?</strong></h5>



<p>En cette période de confinement où les écoles sont fermées, les populations sont quasiment confinées, les livres sont et restent un des moyens pour combattre l’isolement, mais aussi de permettre de s’instruire pour ne pas perdre le niveau, surtout pour les élèves.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1513&amp;action=edit">Zéni Traoré, jeune auteure de « Prénoms bambara » : « Les prénoms bambara sont aussi des principes de laïcité qu’il importe de préserver »</a></p>



<p>Pendant cette période, il faut mettre en place des politiques qui donnent le temps et que les élèves eux-mêmes se donnent le temps pour lire et surtout de profiter de ce mois de la Journée mondiale du livre de lire pour célébrer la lecture et le livre.</p>



<p>Pendant cette Journée mondiale du livre, les éditions Gafe lance un concours interclubs littéraire. Un concours qui sera axé sur la lecture et le livre. Ce concours sera lancé et les clubs de lecture pourront s’inscrire. Ce concours se nomme Gafe-confinement.</p>



<p>Notre objectif, c’est vraiment de célébrer la lecture, le livre, mais aussi de permettre et de voir une animation littéraire pendant ce mois de la Journée mondiale du livre. Parce que tout est arrêté et il faut vraiment une animation dans le secteur éditorial pour que le secteur ne se meure pas. Il y a des clubs motivés, mais par manque d’activités en cette période, ils risquent d’être fragilisés. Le secteur même risque d’être fragilisé.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1475&amp;action=edit">Amélie Diack : « Je pense que nous croulerons sous les écrits concernant ce virus. »</a></p>



<p>Malgré les difficultés, nous sommes obligés de rester debout et nous n’allons pas céder au covid-19. L’objectif, c’est vraiment avoir une animation culturelle même si c’est en confinement. Aussi, voudrait-on aider à instaurer le goût de la lecture et du livre à la jeunesse malienne. Aider pendant cette période, à instruire et à partager la connaissance. Même si nous n’organisons pas d’activités compte tenu de la situation, le savoir ne doit pas connaitre un coup d’arrêt. On ne doit pas arrêter de partager le savoir. Pour cela, il faut utiliser tous les moyens nécessaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale du livre : pourquoi les enfants n’aiment pas la lecture</title>
		<link>https://saheltribune.com/journee-mondiale-du-livre-pourquoi-les-enfants-naiment-pas-la-lecture/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 08:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée mondiale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[lecture au Mali]]></category>
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<p>La lecture permet de voyager à travers le temps et l’espace sans bouger d’un iota. Chaque livre découvert nous introduit dans un monde nouveau qui enrichit nos connaissances.</p>
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<p><strong>La lecture est de plus en plus déconsidérée au Mali. Dans cet article, nous faisons comprendre quelques causes de cette aversion pour les livres. Nous faisons également des propositions pour soigner ce mal.</strong></p>



<p><em>« Si je veux m’endormir vite, il me suffit de me mettre à lire un livre</em> », entend-on le plus souvent de la bouche de certains parents et mieux d’enseignants. Un pays où les adultes gardent une aversion affichée pour la lecture, comment veut-on que les enfants aient l’amour du livre ?&nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1714&amp;action=edit">« Femmes invisibles » : la vie des femmes dans un monde conjugué au masculin</a></p>



<p>C’est dans ce sens que Jean-Jacques Rousseau, dans « <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.amazon.fr/gp/product/2081206927/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2081206927&amp;linkId=7b8febc17725ac37535ea7200799f3f4" target="_blank"><em>l’Émile</em> </a>», son ouvrage sur l’éducation, s’interrogeait&nbsp;:<em> « L’art de parler aux absents et de les entendre, l’art de leur communiquer au loin sans médiateur nos sentiments, nos volontés, nos désirs, est un art dont l’utilité peut être rendue sensible à tous les âges. Par quel prodige cet art si utile et si agréable est-il devenu un tourment pour l’enfance ?</em> »</p>



<p>À travers ce passage, ce philosophe français du 18<sup>e</sup> siècle tente de comprendre pourquoi la lecture, qui constitue une alimentation pour l’esprit, devient la chose la plus méprisée des enfants. Pourtant, ces âmes neuves se caractérisent par leur grande curiosité.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Se remettre en cause</strong></h5>



<p>Rousseau tout comme <a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/locke_john/pensees_sur_l_education/sur_education.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Locke</a>, philosophe anglais du 17<sup>e</sup> siècle, situent l’aversion des enfants pour les livres au niveau des adultes. Ils remettent en cause les méthodes que nous utilisons pour les attirer vers les livres. <em>« La lecture est le fléau de l’enfance, et la seule occupation qu’on lui sait donner »</em>, indique l’auteur de « <em>l’Émile</em> ». Selon celui-ci ce n’est point en transformant la chambre de l’enfant en une bibliothèque ou une librairie que nous cultiverons en lui cet amour de la lecture.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1697&amp;action=edit">Pourquoi lire « Génération offensée » de Caroline Fourest au Mali</a></p>



<p>&nbsp;Dans un commentaire d’une de mes vidéos sur ma chaîne YouTube, Rebecca Manach, professionnelle d’enseignement, met le doigt sur ce qu’elle pense être la cause de l’aversion pour la lecture au Mali. Elle fait remarquer que <em>« Les enseignants ne lisent pas, ils ne donnent pas de livres à étudier non plus. Un étudiant peut arriver à l’université sans avoir lu un seul livre et mieux, au Mali, on peut faire un mémoire sans avoir lu un livre !</em> »</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Des écrivaines expliquent</h5>



<p>Lors d’une rencontre littéraire à Bamako en 2019, l’écrivaine malienne Fatoumata Kéïta a indiqué, quant à elle, que les enfants ne détestent pas la lecture. Selon elle, ce sont nos méthodes qui doivent être remises en cause. À l’en croire, dans un pays où dans la capitale, il n’y a qu’une seule bibliothèque publique, et où les écoles n’en disposent même pas, comment inculquer l’amour de la lecture aux enfants. Ce sera difficile.&nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1683&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : quelques propositions pour freiner la photocopie</a></p>



<p>De son côté, Aïcha Diarra, écrivaine et directrice des éditions Gafe, situe ce problème à un niveau politique. Selon elle, on ne tient pas compte du goût des enfants dans la conception des programmes scolaires et universitaires. Au lieu d’inscrire dans ces programmes, des auteurs maliens, on fait étudier aux enfants des écrivains étrangers, explique-t-elle. Or, ce sont nos auteurs qui leur parlent directement. Elle ajoute à cela, l’inexploitation des langues nationales dans les écrits. Toutefois, elle invite à tenir aussi compte d’un aspect&nbsp;: <em>« Nous sommes un peuple enraciné dans l’oralité</em>. » L’amour pour les livres doit alors être cultivé.</p>



<p>Pour sortir de ce labyrinthe, qui ne peut que conduire à une régression de niveau éducatif dans le pays, il faut…</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Cultiver l’amour de la lecture</strong></h5>



<p>Comme Aïcha vient de le dire, Rousseau trouve nécessaire de commencer par créer chez l’enfant le désir de lire en l’aidant, au fur et à mesure, à découvrir les belles histoires qui se cachent dans les livres. Mais non pas les forcer à être permanemment en contact avec les livres. Il faut être méthodique.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1676&amp;action=edit">« Comment avoir une vie plus riche » : les huit recettes pour réussir son entreprise</a></p>



<p>Cette position est également celle soutenue par John Locke qui estime que l’enfant est un être qui assure la police de sa liberté naturelle. Il désire exercer ses talents sans y être contraint. À ce titre, il faut lui cultiver l’amour de la lecture à travers le jeu sans lui fixer un programme précis pour ce faire.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>Pour sa part, Fatoumata Kéita prône une plus grande décentralisation des bibliothèques. Outre cela, elle invite les auteurs et les éditeurs à aller à la rencontre des lecteurs. Cela, à travers des sorties littéraires dans les écoles, séances de présentation de livres. En un mot, appliquer la méthode de la <em>« pyramide inversée</em> » des entrepreneurs. Du côté des parents, elle les invite à offrir le plus souvent des livres en cadeau aux enfants au lieu des fusils et autres jouets peu instructifs.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Ce que la lecture nous apporte</strong><strong></strong></h5>



<p>L’exercice intellectuel qu’est la lecture doit être mis au centre de l’éducation et de l’instruction des enfants. Car selon René Descartes, philosophe français du 17<sup>e</sup> siècle, <em>« [ndlr]&nbsp;la lecture de tous les</em><em> bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés, qui en ont été les auteurs.</em> »</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1604&amp;action=edit">« Mon héroïne, c’est toi » : un conte pour enfant qui aide à mieux comprendre le coronavirus et y faire face</a></p>



<p>La lecture permet de voyager à travers le temps et l’espace sans bouger d’un iota. Chaque livre découvert nous introduit dans un monde nouveau qui enrichit nos connaissances.</p>



<p>Selon l’écrivaine Aïcha Diarra, <em>« </em><em>Le livre emmagasine tout ce que l’être humain a pu faire comme recherche dans toutes les sciences. »</em></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1564&amp;action=edit">« Au nom de Sankar » : un essai pour dénoncer les crimes d’honneur et le système castéiste dans le monde</a></p>



<p>Comme dit Locke, « <em>[ndlr] la connaissance plaît à l’esprit, comme la lumière plaît aux yeux. Les enfants l’aiment avec passion et trouvent plaisir à l’acquérir [ndlr].</em> » Or, la lecture est ce moyen mis à notre disposition pour grandir en connaissance. Alors grandissons en bonne santé pendant qu’il est encore temps.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale du livre : quelques propositions pour freiner la photocopie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2020 13:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[Kant]]></category>
		<category><![CDATA[photocopie]]></category>
		<category><![CDATA[piraterie]]></category>
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<p>« Tout en tolérant la photocopie, et même en l’encourageant dans certaines limites compte tenu de son utilité sociale indiscutable, on peut la taxer afin de réparer dans une certaine mesure le dommage qu’elle occasionne à la diffusion du livre dans ses circuits “officiels”. »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Chaque année, le monde célèbre la <a rel="noreferrer noopener" href="https://fr.unesco.org/commemorations/worldbookday" target="_blank">Journée mondiale du livre</a> et du droit d’auteur, le 23 avril. Une occasion pour évaluer les défis du secteur du livre dans le monde. Aujourd’hui, parmi ces défis, la photocopie occupe une place considérable</strong>.</p>



<p><em>« La reproduction des livres telle que la technique moderne en offre la possibilité est quasiment incontrôlable et à vrai dire inévitable</em>. » Cette remarque est celle de Dominique Lecourt dans sa préface de « <em>Qu’est-ce que le livre ?</em> » d&rsquo;Emmanuel Kant, philosophe allemand du 18<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1676&amp;action=edit">« Comment avoir une vie plus riche » : les huit recettes pour réussir son entreprise</a></p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>« <em>La photocopie tue le livre </em>»</strong></h5>



<p>Dans cette préface de « <em><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.amazon.fr/gp/product/2130467636/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2130467636&amp;linkId=9eabd9b48b2040bd321aa27b6a81982b" target="_blank">Qu’est-ce que le livre ?</a></em> »,  Dominique Lecourt après avoir expliqué la genèse de l’édition, revient sur un des plus grands problèmes auxquels les éditeurs ainsi que les auteurs sont confrontés&nbsp;: la photocopie illégale du livre. Un phénomène qui s’est propagé avec le développement des nouvelles technologies.</p>



<p>Dominique Lecourt analyse cette problématique sous un double angle. D’abord comme étant un phénomène dangereux sur le plan juridique et économique. <em>« Simultanément, à la jointure du problème juridique (quel droit avons-nous à lire ?) et éthique (comment faut-il lire ?) se pose un problème économique. On le sait&nbsp;: la photocopie tue le livre.</em> »</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">La photocopie, aide à la diffusion</h5>



<p>Toutefois, le préfacier de <em>« </em><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.amazon.fr/gp/product/2218991403/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2218991403&amp;linkId=8318465484353d3e39bfd8cfad68b730" target="_blank"><em>Qu’est-ce que les lumières</em> ? </a>», affirme sa conviction que cette pratique favorise la diffusion rapide du savoir. À ce titre, il ne voit aucune raison d’interdire la photocopie. « [ndlr]&nbsp;<em>ce n’est pas une raison pour interdire absolument et inconditionnellement la photocopie, qui peut malgré tout demeurer un instrument précieux d’aide à la diffusion du savoir et joue indiscutablement ce rôle </em>», a-t-il expliqué.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1604&amp;action=edit">« Mon héroïne, c’est toi » : un conte pour enfant qui aide à mieux comprendre le coronavirus et y faire face</a></p>



<p>Néanmoins, Dominique Lecourt estime indispensable la mise en place de certaines mesures pour protéger la propriété intellectuelle des auteurs et les encourager à poursuivre la production littéraire. « [ndlr]&nbsp;<em>si le livre est un produit sans propriété, libre et ouvert au pillage, bientôt plus de livres, du moins en bonne économie de marché. Peut-être et sans doute les auteurs continueront-ils à écrire, mais cette activité deviendra alors purement privée, sans aucune existence légale</em> », prévient-il.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Taxer la reproduction</strong></h5>



<p>Dominique Lecourt propose des garde-fous. À son entendement, il convient juste de veiller à ce que la <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cairn.info/droit-d-auteur-et-bibliotheques--9782765413486-page-133.htm" target="_blank">photocopie </a>n’entrave pas la diffusion des œuvres originales. «<em> Le problème est tout à la fois d’empêcher que l’usage incontrôlé de la photocopieuse ne fasse disparaître les conditions de la création et de la diffusion des originaux nécessaires à ce que celle-ci ait un sens, et de maintenir pourtant la possibilité d’un usage de la photocopieuse, le but étant d’assurer la diffusion maximale de l’œuvre </em>», souligne-t-il. </p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1597&amp;action=edit">Modibo Sanogo, jeune poète de 14 ans : « De même qu’un muscle qui ne travaille pas s’atrophie, la connaissance qui ne se partage pas s’atrophie. »</a></p>



<p>Il finit par proposer la taxation de la photocopie&nbsp;: « <em>Tout en tolérant la photocopie, et même en l’encourageant dans certaines limites compte tenu de son utilité sociale indiscutable, on peut la taxer afin de réparer dans une certaine mesure le dommage qu’elle occasionne à la diffusion du livre dans ses circuits “officiels”</em>. »</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Un nouveau mode de rémunération</h5>



<p>Selon Dominique Lecourt, cette taxation a le mérite de créer un nouveau mode de rémunération. Aussi,  pourrait-il instituer un nouveau mode de propriété littéraire et artistique, a-t-il expliqué.</p>



<p>Outre ces mesures, il propose d’imposer la cherté de la photocopie par rapport aux œuvres originales. Une mesure qui ne laissera pas trop de marge de manœuvre aux clients. Ceux-ci se verront dans l’obligation de s’orienter vers l’original moins cher et de qualité supérieure.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La photocopie, un véritable handicap au Mali</strong></h5>



<p>Dans leur « <em>Étude sur le secteur du livre&nbsp;au Mali</em> », Ismaïla Samba Traoré, écrivain et éditeur malien, en collaboration avec Mohamed Diarra, s’étend sur cette problématique. Selon l’étude réalisée, la piraterie « <em>a contribué à affaiblir certains éditeurs en langues nationales, en parasitant le réseau d’accès de ces derniers aux ONG en éducation ou aux communautés qui souhaitent acheter des ouvrages de post-alphabétisation </em>».</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1475&amp;action=edit">Amélie Diack : « Je pense que nous croulerons sous les écrits concernant ce virus. »</a></p>



<p>Sur le marché malien, il est assez fréquent de retrouver ces copies piratées sur le marché, lit-on dans cette étude faite en 2018.</p>



<p>Pour mettre un terme à cette situation, l’étude propose une « <em>incitation à des actions de police au niveau des marchés pour traquer la contrefaçon, avec la participation des éditeurs, des imprimeurs, des libraires</em> ».&nbsp;</p>



<p>Enfin, il convient de noter que cette problématique de la contrefaçon est une réelle problématique.  Il importe que les professionnels du secteur s&rsquo;étendent longuement sur la question.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Amélie Diack : « Je pense que nous croulerons sous les écrits concernant ce virus. »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 08:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Amélie Diack]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[Suspension des manifestations littéraires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Je dirai juste qu’une page de l’histoire mondiale se tourne et que nous entrons dans une nouvelle ère. J’espère que l’humain réfléchira à ce qu’il y a de plus important dans sa vie ainsi que les priorités qu’il aura.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La propagation de la pandémie du Coronavirus a entraîné la suspension de toutes les manifestations littéraires dans le monde. Une situation difficile pour la promotion littéraire. Sur le sujet, nous nous sommes entretenus avec Amélie Diack, chroniqueuse, blogueuse et auteure de <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B07F6F4RY1/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=B07F6F4RY1&amp;linkId=6cfe5e6bbde3aa55d06d3761a1265f6f" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;<em>Shouna la genèse maudite&nbsp;»</em></a>. Cette passionnée de la littérature africaine, d’origine sénégalaise, nous parle de sa gestion de cette crise ainsi que les expériences que l’humanité devra y tirer. Il est aussi question de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.</strong></p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: en tant qu’auteure, comment traversez-vous cette période de Coronavirus avec son effet de confinement ?</strong></h5>



<p><strong>Amélie Diack&nbsp;:</strong> il faut dire que ce n’est pas passionnant de rester chez soi sans pouvoir sortir. Mais, comme tout le monde, je m’y fais. J’écris des contes que je fais paraître sur mon <a href="https://ameliediackauteure.blog/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog auteure</a>. Ce sont de petits contes pour divertir les enfants confinés. Je travaille nonstop sur mes deux blogs littéraires. Je lis beaucoup pour mes chroniques et je gère ma vie de tous les jours. Je déplore de ne pas pouvoir lire sur écrans, car j’aurai pu me fournir en ebooks. Alors je revisite mes bibliothèques personnelles.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1371&amp;action=edit">Patricia Gérimont : « Il faudrait un Thomas Sankara au Mali pour pousser la population à consommer local… »</a></p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: nous savons que cette pandémie a occasionné la suspension de toutes les manifestations littéraires dans le monde, y compris en France. Quels ont été les impacts de ces suspensions sur les auteurs comme vous ?&nbsp;</strong></h5>



<p><strong>Amélie Diack&nbsp;</strong>: comme tout le monde, je m’y conforme. Tout comme le milieu littéraire. J’avais mon badge pour le Salon du livre. Je suis déçue de ne pas avoir pu y aller. Mais, ce sera pour l’année prochaine. Sinon, les auteurs continuent les ventes des ebooks. Tout se passe sur Internet. Les Salons, les manifestations littéraires reprendront à la fin du confinement</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: chaque crise offre généralement aux écrivains des occasions pour produire des œuvres décrivant le fléau traversé. Comment préparez-vous l’après-Covid ? Doit-on s’attendre bientôt à une nouvelle publication de Amélie sur cette pandémie ?</strong></h5>



<p><strong>Amélie Diack&nbsp;</strong>: oui, les pandémies changent la face du monde. Pour le moment, j’en parle à travers mes contes pour ces enfants qui sont obligés de rester enfermés. C’est un enfer pour eux et leurs parents. Le Covid ne m’inspire pas de roman ou autre actuellement. Peut-être d’ici quelques années, j’en ferai un roman fantasy ou une saga. Je pense que nous croulerons sous les écrits concernant ce virus. Alors, je laisse la place à ceux qui sont inspirés. L’après-Covid sera pour moi l’occasion de faire éditer tous ces manuscrits qui dorment dans mes tiroirs. Pour le reste, mektoub.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1441&amp;action=edit">Avec le Coronavirus, se préparer à un déluge de manuscrits</a></p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: nous sommes à la veille de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Comment comptez-vous célébrer cet événement mondial cette année&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong></h5>



<p><strong>Amélie Diack</strong>&nbsp;: enfermée chez moi, cela me semble difficile. Je vais passer cette journée spéciale à échanger au téléphone avec certains de mes contacts. J’arrive à leur proposer de la littérature africaine. Ils adorent. Les débats sont très animés. Je pense juste faire un hommage à mes anciens collègues de la santé qui se battent dans les hôpitaux. Certaines en payent le prix. Et je croise les doigts pour qu’elles s’en sortent.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: enfin, quelle explication donnée à l’apparition de cette maladie dans le monde ?</strong> <strong>Quelle leçon doit-on y tirer ?&nbsp;</strong></h5>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1304&amp;action=edit">Interview exclusive de Yachim Yacouba Maiga : « Je n’ai pas voulu mettre des gants ou des masques pour caricaturer la pratique démocratique dans notre pays »</a></p>



<p><strong>Amélie Diack : </strong>je ne sais pas quelle explication donnée à l’apparition de cette maladie. L’histoire du monde est marquée par ces pandémies. Certains parleront de religion. D’autres d’hygiène ou autre. Je dirai juste qu’une page de l’histoire mondiale se tourne et que nous entrons dans une nouvelle ère. J’espère que l’humain réfléchira à ce qu’il y a de plus important dans sa vie ainsi que les priorités qu’il aura. Penser que le partage, la relation à l’autre devront être différents de ce que cela était jusqu’à la pandémie. Après, chacun voit midi à sa porte et chacun agira selon sa conscience. Personnellement, l’humain a toujours été important pour moi. Cela ne changera pas.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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