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	<title>Archives des Journée mondiale de la liberté de la presse &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Journée mondiale de la liberté de la presse &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Désinformation et élections : les médias à l’épreuve du pouvoir politique en 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 18:41:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[classement mondial de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
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		<category><![CDATA[menace contre la démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[propagande politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Classement 2024 de la liberté de la presse : la désinformation menace nos démocraties. Les pressions politiques mettent en péril la liberté de la presse lors des élections en 2024.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le dernier classement mondial de la liberté de la presse&nbsp;2024 par Reporters sans frontières (RSF), publié ce 3&nbsp;mai 2024, Journée mondiale de la liberté de la presse, révèle une détérioration alarmante de la liberté de la presse, particulièrement affectée par les pressions politiques. Dans ce contexte, le journalisme combat plus que jamais la désinformation, avec des défis accrus lors des années électorales comme en 2024.</em></strong></p>



<p>Ah, le doux parfum de la liberté de presse se dilue dans l’air empoisonné de la désinformation, ce mal moderne qui s’étend comme une ombre insidieuse sur nos démocraties. Le récent classement mondial de la liberté de la presse&nbsp;2024 de Reporters sans frontières (RSF) sonne l’alarme, mais sommes-nous vraiment surpris ? Le constat est amer&nbsp;: dans un monde où la vérité devrait être sacrée, elle est manipulée, tordue, et parfois même écrasée sous le poids des ambitions politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-deepkes-et-l-ia-generative-nbsp"><strong>Les deepkes et l’IA générative&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette année encore, la chute la plus spectaculaire est celle de l’indicateur politique. Une baisse de 7,6&nbsp;points qui n’est pas un simple chiffre, mais un cri d’alerte. Comment les nations, garantes supposées de nos libertés, sont-elles devenues des marionnettistes de l’information ? C’est une trahison qui pèse lourd sur l’échine de ceux qui croient encore en la démocratie.</p>



<p>L’Afrique subsaharienne, le Nigéria, le Togo, Madagascar… des noms qui résonnent avec la répression. Des journalistes bâillonnés, des voix étouffées sous le joug de ceux qui redoutent la critique et la contestation. Le Niger, le Burkina Faso, et le Mali, marqués par des tensions, voient leurs médias pris dans les tourments de régimes de transition qui s’attardent un peu trop au goût de la liberté.</p>



<p>Et que dire de l’année électorale, un terrain fertile pour la désinformation ? Le monde a assisté à la fermeture de la plus grande agence de presse en Argentine sous un nouveau président peu enclin à la pluralité des discours. Un symbole de la régression qui hante notre ère d’information instantanée.</p>



<p>Les deepfakes, ces faux si convaincants, et l’IA générative sont les nouveaux jouets des manipulateurs. L’affaire du deepfake audio contre la journaliste Monika Todova en Slovaquie est un avant-goût amer de ce que l’avenir nous réserve si nous ne réagissons pas. Ces technologies, capables de bouleverser les perceptions et de fausser les débats, sont des armes redoutables entre les mains de ceux qui veulent façonner la réalité à leur image.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-presse-libre-un-lointain-souvenir"><strong>La presse libre, un lointain souvenir</strong></h2>



<p>Les réseaux sociaux, autrefois célébrés comme des espaces de liberté, sont désormais des champs de bataille où la vérité est la première victime. Le Vietnam, la Chine… des endroits où parler peut coûter cher, où les mots sont surveillés, filtrés, et souvent effacés s’ils dérangent.</p>



<p>Enfin, l’Europe de l’Est et l’Asie centrale ne sont pas en reste, avec des répressions qui semblent prendre exemple sur les méthodes autoritaires russes. La contagion de la censure et de la propagande met en péril le paysage médiatique, transformant les médias en instruments de contrôle plutôt qu’en vecteurs d’information.</p>



<p>Devant ce tableau sombre, il est crucial de se rappeler le rôle vital que jouent les journalistes. Ils ne sont pas seulement des rapporteurs d’événements ; ils sont les gardiens de la vérité, les défenseurs de notre droit à savoir, à comprendre, à critiquer. Dans un monde assiégé par la désinformation, soutenir le journalisme indépendant et robuste n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue pour ceux qui tiennent à la santé de leur société.</p>



<p>Alors que le monde semble parfois se complaire dans les ténèbres, chaque article, chaque reportage, chaque enquête qui brille de vérité est un flambeau dans la nuit de l’ignorance et de la manipulation. Ne l’éteignons pas ; nourrissons cette flamme avec notre soutien, notre vigilance et notre indéfectible demande de transparence. Pour que demain, la presse libre ne soit pas qu’un lointain souvenir, mais une réalité vivante et battante.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Les deux visages du numérique : opportunités et pièges de la liberté en ligne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 11:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[3 mai 2024]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[liberté en ligne]]></category>
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		<category><![CDATA[restriction de la liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[technologie numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La démocratie et la liberté de presse à l'ère numérique: opportunités et défis pour la liberté d'expression.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un monde hyperconnecté, l’Internet et les plateformes de médias sociaux ont bouleversé le paysage médiatique, offrant des opportunités sans précédent pour la liberté d’expression tout en posant de nouveaux défis majeurs à la liberté de presse. Ces défis, notamment la désinformation, la censure en ligne, et la surveillance, analyse Fousseni Togola, professeur de philosophie et journaliste-communicant, mettent à l’épreuve les fondements mêmes de la démocratie et de la liberté d’expression, défendue par des penseurs tels que Karl Popper, philosophe des sciences et un théoricien politique austro-britannique, né en 1902 à Vienne et décédé en 1994.</em></strong></p>



<p>Dans l’arène numérique mondiale, Internet et les réseaux sociaux se révèlent être des armes à double tranchant. D’un côté, ils émancipent les voix en donnant à chaque utilisateur le pouvoir de <a href="https://saheltribune.com/la-fondation-tuwindi-nourrit-la-liberte-dexpression-au-mali/">partager librement ses pensées </a>et ses convictions, créant ainsi un espace démocratique sans précédent. De l’autre côté, ces mêmes outils se métamorphosent en instruments de contrôle, de censure et de surveillance, soulevant des défis cruciaux pour les fondements même de la liberté d’expression et de la démocratie. Sous ce nouveau jour, nous sommes appelés à naviguer entre les vagues d’opportunités et les courants traîtres de manipulation, à la recherche d’un équilibre qui honorera l’héritage de penseurs tels que <a href="https://saheltribune.com/gouvernance-democratique-lecture-popperienne-necessaire-complicite-citoyens-gouvernants/">Karl Popper</a>, qui préconisait une société ouverte nourrie par le débat et la critique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-liberte-d-expression-et-l-ouverture-des-plateformes-numeriques"><strong>La liberté d’expression et l’ouverture des plateformes numériques</strong></h2>



<p>La liberté d’expression sur les plateformes numériques, soutenue par la pensée de Karl Popper dans « <em>La Société ouverte et ses ennemis</em> », se manifeste par une accessibilité sans précédent à l’information et par la capacité de chaque individu à diffuser des idées. Cette dynamique s’appuie sur l’idéal de Popper selon lequel une société démocratique prospère sur la critique et le débat ouverts. Cependant, pour approfondir notre compréhension des défis contemporains que ces plateformes posent à la liberté d’expression, il est instructif de considérer également les perspectives d’autres penseurs.</p>



<p>John Stuart Mill, dans « <em>De la liberté</em> », articule l’importance de la liberté d’expression comme un moyen non seulement de vérité individuelle, mais aussi de progrès social. Mill soutient que la suppression d’une opinion est un vol à l’humanité, car elle prive les individus de la contribution au débat qui pourrait contenir une part de vérité. Ainsi, les réseaux sociaux, en offrant un espace pour ces expressions diverses, incarnent le principe millien de la liberté comme un fondement nécessaire au progrès et à l’amélioration de la condition sociale.</p>



<p>Hannah Arendt, dans « <em>La condition de l’homme moderne</em> », évoque l’importance de l’espace public pour la liberté politique, où la liberté d’expression est cruciale pour une participation active à la démocratie. Les plateformes numériques modernes, par leur nature globale et immédiate, créent un nouvel espace public où ces débats peuvent se dérouler. Toutefois, Arendt nous met en garde contre la dégradation de cet espace public quand il devient une scène pour la simple exhibition, plutôt qu’un forum pour la délibération véritable.</p>



<p>De plus, Jürgen Habermas, dans « <em>L’espace public&nbsp;: archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise</em> », critique la transformation de l’espace public en un médium contrôlé par les intérêts des médias et des puissances économiques. Habermas s’inquiète de la manière dont les médias traditionnels et maintenant les plateformes numériques peuvent être manipulés pour façonner l’opinion publique plutôt que de la refléter ou de la former de manière organique. Cette perspective est essentielle pour comprendre comment les algorithmes des réseaux sociaux et les politiques de modération peuvent façonner les débats et potentiellement limiter la liberté d’expression en favorisant certaines voix au détriment d’autres.</p>



<p>Les théories de Noam Chomsky sur la fabrication du consentement dans les médias traditionnels peuvent être transposées au contexte numérique, où la prolifération des fausses nouvelles et la manipulation de l’information par des entités puissantes posent de graves défis à la liberté d’expression. Chomsky nous rappelle que la liberté d’expression implique non seulement la capacité de parler, mais aussi la capacité d’être entendu.</p>



<p>La pensée de ces auteurs nous encourage à poursuivre un dialogue ouvert sur la manière dont nous pouvons maintenir et améliorer cet espace pour le bénéfice de toutes les voix dans la société.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-de-la-desinformation"><strong>Les défis de la désinformation</strong></h2>



<p>La désinformation en ligne présente un défi majeur pour la démocratie moderne, en particulier dans la mesure où elle peut compromettre les principes d’une société ouverte, comme l’a décrit Karl Popper. En effet, la propagation rapide de fausses informations crée un environnement où les croyances non questionnées et les idéologies rigides peuvent prévaloir, rappelant ainsi les « <em>tribus fermées </em>» que Popper critiquait. Cette situation menace le dialogue rationnel et critique qui est essentiel pour la santé d’une société démocratique.</p>



<p>Hannah Arendt, dans ses travaux sur la banalité du mal et la manipulation de la vérité dans les régimes totalitaires, offre une perspective complémentaire. Pour Arendt, la désinformation est un outil puissant utilisé pour déstabiliser la perception publique de la réalité, rendant ainsi les individus plus susceptibles de suivre sans esprit critique les directives des leaders. Dans le contexte des réseaux sociaux, cette stratégie peut être utilisée pour amplifier les peurs, les préjugés et les fausses croyances, érodant ainsi le tissu de la cohésion sociale et politique.</p>



<p>De même, Michel Foucault aurait pu voir la désinformation comme une technique de pouvoir dans son exploration de la relation entre pouvoir, savoir et discours. Pour Foucault, le pouvoir se manifeste à travers la capacité de façonner la vérité et le savoir. Les plateformes numériques, en facilitant la propagation d’informations non vérifiées ou fausses, peuvent donc devenir des arènes de lutte pour le pouvoir discursif, où différentes vérités sont en compétition, souvent au détriment de la vérité objective.</p>



<p>Noam Chomsky, dans ses analyses des médias, met en lumière comment la concentration des médias et la manipulation des messages peuvent servir les intérêts de groupes élites. Dans le contexte numérique, bien que les plateformes semblent offrir une démocratisation de la parole, elles peuvent également être cooptées pour renforcer des agendas spécifiques, noyant la vérité sous un flot de désinformation calculée.</p>



<p>Pour contrebalancer ces forces, il est essentiel d’encourager l’esprit critique et l’éducation aux médias. Encourager les individus à questionner les informations qu’ils consomment et à rechercher des sources diversifiées peut aider à combattre les effets corrosifs de la désinformation. De plus, la régulation des plateformes numériques, pour assurer la transparence et la responsabilité dans la diffusion de l’information, devient un impératif pour protéger les fondations démocratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-censure-en-ligne"><strong>Censure en ligne</strong></h2>



<p>Karl Popper, dans son exploration du « <em>paradoxe de la tolérance</em> », soutient que, pour préserver une société ouverte, il peut être nécessaire de limiter la liberté de ceux qui <a href="https://saheltribune.com/les-quatre-4-raisons-de-lopposition-de-popper-au-marxisme/">menacent la liberté </a>elle-même. Cette idée trouve un écho particulier dans le débat contemporain sur la censure en ligne, où le contrôle du contenu est souvent justifié par la protection contre la désinformation et les discours de haine. Cependant, cette approche soulève des questions complexes sur la frontière entre protection et oppression.</p>



<p>John Stuart Mill, dans son œuvre « <em>De la liberté</em> », argumente que la liberté d’expression devrait être presque absolue, avec des restrictions limitées seulement aux discours qui causent un préjudice direct et clair. Pour Mill, la vérité émerge le mieux d’un « <em>marché libre</em> » des idées, où les fausses croyances sont confrontées et réfutées par des arguments plus solides. Appliqué à notre ère numérique, ce concept soutiendrait une opposition à la censure, favorisant plutôt l’éducation des utilisateurs et l’encouragement à un débat ouvert pour combattre la désinformation.</p>



<p>De son côté, Hannah Arendt met en lumière les dangers de la <a href="https://saheltribune.com/democratie-pourquoi-la-violence-comme-mode-dexpression-ou-de-revendication/">manipulation de la vérité</a> et la dégradation de l’espace public. Dans « <em>La Crise de la culture</em> », elle explore comment la vérité et la politique sont souvent en tension, et comment la désinformation peut devenir un outil de pouvoir politique. Pour Arendt, une réponse efficace à la désinformation nécessiterait non seulement de réguler ou de censurer le contenu, mais aussi de renforcer les institutions démocratiques qui favorisent une citoyenneté informée et engagée.</p>



<p>Noam Chomsky, dans ses discussions sur la « <em>fabrication du consentement</em> », critique la manière dont les médias traditionnels et les structures de pouvoir filtrent et distordent l’information pour maintenir l’élite au pouvoir. Dans le contexte numérique, Chomsky pourrait voir la censure par des plateformes comme un prolongement de ces mécanismes de contrôle, où les entreprises technologiques, souvent en collaboration avec les États, décident quelles informations atteignent le public. Chomsky défendrait probablement une transparence accrue et des mécanismes de contrôle démocratique sur ces décisions de modération.</p>



<p>Finalement, la pensée de Michel Foucault sur le pouvoir et la connaissance peut aussi éclairer ce débat. Pour Foucault, le pouvoir se manifeste à travers la construction des discours qui définissent ce qui est considéré comme vrai et acceptable. Dans notre ère numérique, cela se traduit par le contrôle des algorithmes et des politiques de modération qui façonnent la visibilité et la légitimité des idées. Une approche foucaldienne exhorterait à une vigilance constante contre les formes subtiles de contrôle et de surveillance qui pourraient se cacher sous le prétexte de réguler la désinformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-surveillance-et-vie-privee"><strong>Surveillance et vie privée</strong></h2>



<p>La <a href="https://saheltribune.com/le-projet-de-loi-qui-inquiete-un-coup-porte-au-journalisme-dinvestigation-ivoirien/">surveillance numérique </a>est une arme à double tranchant : elle peut aussi bien servir de bouclier contre les menaces qu’agir comme un outil de contrôle étouffant l’autonomie individuelle. Karl Popper, fervent défenseur de la société ouverte, aurait vu cette surveillance généralisée comme une menace directe à l’indépendance et à la liberté d’expression qui sont essentielles à une société dynamique et critique. Pour lui, la protection de la vie privée est cruciale pour la liberté de pensée et d’action sans lesquelles une société ouverte ne peut exister.</p>



<p>En élargissant cette perspective, Michel Foucault dans sa théorie du « <em>panoptique</em> » explique comment la surveillance peut conduire à une société de contrôle dans laquelle les individus régulent leur propre comportement, sachant qu’ils pourraient être observés à tout moment. Cette auto-régulation perpétuelle est l’antithèse de la société ouverte de Popper où le débat, le désaccord et la diversité des opinions sont nécessaires pour le progrès de la connaissance.</p>



<p>De même, Benjamin Franklin a prévenu contre les dangers de sacrifier la liberté essentielle pour une sécurité temporaire, une idée qui résonne fortement dans le contexte actuel de surveillance justifiée par la sécurité nationale. Ces mesures, bien qu’initialement conçues pour protéger, peuvent souvent limiter les libertés civiles au point d’ériger des barrières contre la liberté d’expression.</p>



<p>Hannah Arendt soulève également des préoccupations pertinentes à ce sujet dans ses discussions sur l’importance de l’espace public pour la liberté. La surveillance numérique, en érodant l’anonymat et la séparation entre l’espace privé et l’espace public, peut diminuer l’espace disponible pour les discours libres et non contrôlés, essentiels pour une démocratie saine.</p>



<p>De plus, l’approche de Shoshana Zuboff sur « <em>L’âge du capitalisme de surveillance&nbsp;: Le combat pour un avenir humain face aux nouvelles frontières du pouvoir</em> » montre une autre dimension du problème où les données personnelles sont commercialisées, transformant les individus en produits. Cette commercialisation intrusive de la vie privée change non seulement la relation entre les individus et les entreprises, mais pose des questions profondes sur l’autonomie et le consentement dans la société numérique.<em></em></p>



<p>Ces penseurs collectivement mettent en lumière les diverses façons dont la surveillance numérique peut miner les fondations d’une société libre, ouverte et démocratique. Ils soulignent l’importance cruciale de protéger la vie privée et d’encourager une régulation qui respecte et maintient l’équilibre entre sécurité et liberté, sans quoi les fondations mêmes de la démocratie pourraient être érodées.</p>



<p>Pour naviguer ces eaux troubles, une approche équilibrée doit être adoptée. Il est essentiel de renforcer les cadres légaux et règlementaires qui encouragent la transparence et la responsabilité des plateformes tout en protégeant la vie privée et la liberté d’expression. L’éducation aux médias devient cruciale pour armer les citoyens contre la désinformation. Comme le suggère la philosophie de Popper, maintenir un espace public ouvert où diverses voix, y compris celles dissidentes et minoritaires, peuvent s’exprimer librement est essentiel pour une société démocratique robuste.</p>



<p><strong>Fousseni Togola, philosophe et journaliste-communicant.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté de la presse au Sahel : les médias demeurent résilients et dynamiques malgré les difficultés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2022 21:16:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
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		<category><![CDATA[RSF]]></category>
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<p>Publiée le 3 mai 2022, la 20ème édition du classement mondial de la liberté de la presse (RSF) place les États du Sahel dans un tableau toujours sombre. Leurs médias demeurent cependant résilients et dynamiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Publiée le 3 mai 2022, la 20</strong><strong><sup>ème</sup></strong><strong> édition du classement mondial de la liberté de la presse (RSF) place les États du Sahel dans un tableau toujours sombre. Leurs médias demeurent cependant résilients et dynamiques.</strong></p>



<p>Pour l’année 2022, le Mali a perdu s<a href="https://saheltribune.com/liberte-de-presse-%e2%80%89en-2020-50-journalistes-ont-ete-tues%e2%80%89-dans-le-monde-rsf/">on rang de 99<sup>ème</sup></a> sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières (RSF). Publié dans le cadre de la célébration de la <a href="https://www.un.org/fr/observances/press-freedom-day" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée Internationale de la Liberté</a> de la Presse, ce <a href="https://rsf.org/fr/classement/2022/afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> classe, en d’autres termes, le Mali 111<sup>ème</sup> sur 180 pays évalués. Ce qui fait de ce pays, dernier de la région sahélienne.&nbsp;</p>



<p>Selon le rapport du RSF, au Mali, <em>«&nbsp;la dégradation de la situation sécuritaire, conjuguée au durcissement de la junte arrivée au pouvoir en 2020, compromet la sécurité et l’accès des journalistes aux informations&nbsp;»</em>.</p>



<p>Contrairement à son voisin malien, le Niger reste résilient sur son rang de 59<sup>ème</sup>, comme l’année précédente. Le Burkina Faso, le champion de la liberté de la presse et du dynamisme médiatique, régresse également cette année. De sa 37<sup>ème</sup> place en 2021, le pays des hommes intègres se retrouve à la 41<sup>ème</sup> place, cette année. Quant au Tchad, il s’octroie une place dynamique de 104<sup>ème</sup>. Ce qui l’honore plus que ses rangs précédents. La Mauritanie s’affaisse sur le banc de 97<sup>ème&nbsp;</sup>: une régression par rapport à 2021, où elle fut 94<sup>ème</sup>.</p>



<p>Historiquement, tous ces États du Sahel ont commencé à s’ouvrir véritablement aux médias à partir des années 90 et 91. Après le déclin des régimes militaires et autoritaires qui avaient propagé la censure, et le monopole de la parole.</p>



<p>Au Mali, plus particulièrement, l’avènement de la démocratie et du multipartisme en mars 1991, après la chute du règne dictatorial de Moussa Traoré, a favorisé un climat de libération des médias. Le pays compte aujourd’hui, selon RSF, plus de 120 journaux, 500 radios et une dizaine de chaînes de télévision – y compris régionales. Aussi faut-il noter également l’émergence des sites d’informations ces dernières années. <em>«&nbsp;Ces nouveaux organes de presse sont venus concurrencer les médias publics :&nbsp;ORTM&nbsp;pour l’audiovisuel et&nbsp;L’Essor&nbsp;pour la presse écrite&nbsp;»</em>, souligne le rapport du RSF.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Difficultés de la presse malienne</strong></h3>



<p>Le double <a href="https://saheltribune.com/demission-dibk-les-conclusions-du-sommet-virtuel-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao/">coup d’état d’août 2020</a> et mai 2021 ont mis les journalistes dans une situation d’incertitudes et d’inquiétudes. La situation sécuritaire fragile du pays depuis une décennie, «&nbsp;exaspéré(e)&nbsp;» sous la transition politique, a créé une détérioration du climat médiatique au Mali.&nbsp;</p>



<p><em>«&nbsp;Les journalistes sont particulièrement fragilisés par la situation politique et le durcissement de la junte au pouvoir, qui s’est attirée les foudres de l’opposition et des principaux partenaires du pays en refusant d’organiser des élections selon le calendrier initialement prévu&nbsp;»</em>, mentionne le rapport du RSF sur le Mali.&nbsp;</p>



<p><em>«&nbsp;Les pressions pour un « traitement patriotique” des informations se multiplient, et les médias publics sont inféodés à leur autorité de tutelle, </em>poursuit le RSF.<em> Le nouveau processus d’accréditation pour les journalistes étrangers est particulièrement intrusif et attentatoire au secret des sources&nbsp;». </em>Pour le RSF, ce nouveau processus d’accréditation <em>« pourrait être utilisé pour restreindre l’accès au Mali ou surveiller l’activité des reporters&nbsp;». </em>Il rappelle<em>&nbsp;: « Début 2022, un <a href="https://cpj.org/fr/2022/02/le-mali-expulse-le-journaliste-francais-benjamin-roger-et-suspend-le-processus-daccreditation-des-medias/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journaliste français</a> [Benjamin Roger, Jeune Afrique] s’est fait expulser moins de 24 heures après son arrivée&nbsp;».&nbsp;</em></p>



<p>Derrière ces difficultés liées au contexte politique, les médias et journalistes maliens vivent économiquement dans une grande précarité. Ce qui les expose aux influences et à la corruption. <em>«&nbsp;Ces difficultés ont été accrues par la baisse des recettes publicitaires due à la crise sanitaire et l’arrêt total, ces trois dernières années, de l’aide publique à la presse</em>&nbsp;», indique RSF.&nbsp;</p>



<p>Selon son rapport annuel, travailler en dehors de la capitale Bamako reste profondément risquant pour les journalistes, comme en atteste l’enlèvement du reporter français <a href="https://saheltribune.com/deux-mois-apres-le-kidnapping-du-journaliste-olivier-dubois-rsf-rassemble-des-anciens-otages-a-paris-communique/">Olivier Dubois</a> à Gao, le 8 avril 2021. Une année aujourd’hui. <em>«&nbsp;Dans les régions, l’insécurité et la présence de groupes armés mettent les journalistes sous pression, même si les menaces physiques sont plutôt rares, </em>explique Reporters sans frontières.<em> La disparition et la probable mort dans les prisons secrètes de la Sécurité d’État du journaliste&nbsp;Birama Touré,&nbsp;en 2016, rappelle que l’usage de la méthode forte pour faire taire un journaliste existe.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Peine toujours à relever le challenge</strong></h3>



<p>Cette vaste région, qui englobe une grande partie de l’Afrique occidentale et centrale, peine toujours à relever le challenge de l’insécurité et de l’instabilité politique qui l’annihile en pleine gorge. Ces difficultés ont entraîné une attaque spectaculaire contre le journalisme ces derniers temps. L’année dernière, 2021, deux journalistes espagnols ont été tués au Burkina Faso (41<sup>ème</sup>)&nbsp;; Ghislaine Dupont et son confrère Claude Verlon<strong> </strong>(2013), l’enlèvement du reporter français Olivier Dubois et d’autres journalistes locaux par les groupes armés terroristes au Mali (111<sup>ème</sup>). Plusieurs journalistes ont été également expulsés du Benin (121<sup>ème</sup>), au Mali et au Burkina Faso.</p>



<p>A travers ce classement 2022 du RSF, les résultats contractés par les pays sahéliens, prouvent que malgré les difficultés liées à la liberté de la presse et de l’information, les médias du Sahel demeurent résilients et dynamiques. Le Burkina demeure jusqu’à présent champion de la liberté de l’information et de la presse, même s’il a régressé par rapport à ses résultats précédents. Mais la transition militaire en cours menace l’accès à l’information au pays des hommes intègres. Le Niger, le Tchad et la Mauritanie sont sur la bonne perspective à travers leurs rangs obtenus cette année dans le classement du RSF.</p>



<p><strong>Mohamed Camara&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bandiougou Danté : « [ndlr] La presse se portera mieux si des réformes courageuses sont entreprises »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 May 2021 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Bandiougou Danté]]></category>
		<category><![CDATA[dépénalisation des délits de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine nationale de la liberté de la presse]]></category>
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<p>Pour la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3&#160;mai, le Mali n’est pas resté en marge. La Maison de la presse a organisé à&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Pour la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3&nbsp;mai, le Mali n’est pas resté en marge. La Maison de la presse a organisé à cette occasion une Semaine nationale de la liberté de la presse, dont les travaux ont démarré le lundi dernier, avec comme thème « <em>Cybercriminalité et liberté de la Presse »</em>. Une occasion pour Bandiougou Danté d’interpeler les pouvoirs publics à la régulation du secteur.</strong></p>



<p>Le non-payement de l’aide directe à la presse depuis deux ans ; le manque d’appui aux organisations faîtières pour la mise en place d’outils efficaces d’autorégulation pour anticiper et relever les dérapages, voilà des difficultés auxquelles la presse malienne est confrontée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’avertissement de la MP</strong></h2>



<p>À ces difficultés s’ajoutent la rénovation de la Maison de la presse, promise, mais non encore réalisée en dépit des bonnes volontés maintes fois exprimées ; des déviations graves de la part de certaines personnalités influentes et de leurs partisans, non sanctionnées, sur les réseaux sociaux. Les autorités politiques maliennes sont interpellées pour une meilleure gestion de ces maux qui minent le bon exercice de la profession de journalistes.</p>



<p>À « <em>ceux qui voudraient amener le gangstérisme dans notre profession [ndlr] aux prétendus professionnels qui opèrent simplement à partir d’un smartphone</em> », Bandiougou Danté, président de la Maison de la presse du Mali, ne va pas avec le dos de la cuillère. Il leur demande de se ressaisir. &nbsp;</p>



<p>En attendant, la Maison de la presse dégage toute sa responsabilité en ce qui concerne <em>« les brebis galeuses</em> » qui évoluent dans cette profession. « [ndlr] <em>La Maison de la Presse ne saurait être accusée des dérapages de certains confrères, qu’elle condamne avec la dernière rigueur, car ils nuisent à l’image de toute la profession </em>», a laissé entendre M.&nbsp;Danté au cours de l’ouverture de cette Semaine nationale de la liberté de la presse.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Une presse plus professionnelle »</strong></h3>



<p>La presse malienne a besoin d’une véritable régulation pour laquelle travaille déjà la Haute autorité de la communication (HAC). « [ndlr] <em>La presse se portera mieux si des réformes courageuses sont entreprises notamment la dépénalisation des délits de presse, l’indexation de l’aide directe à la presse et les aides indirectes, l’adoption des textes régissant la presse en ligne</em> », estime le président de la Maison de la presse.</p>



<p>Selon Mahamane Hamèye Cissé, représentant de la HAC à cette cérémonie, d’ores et déjà, la loi sur la dépénalisation des délits de presse, la loi sur la presse en ligne, etc., sont déjà prêtes. Mais une chose est d’adopter des textes, une autre est de les appliquer, a-t-il fait comprendre. &nbsp;</p>



<p>La ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme&nbsp;Bouaré Bintou Founè Samaké, assurant l’intérim du ministre de la Communication et de l’Économie numérique, reconnait la nécessité de travailler à assainir le secteur de la presse au Mali. Pour ce faire, des sessions de renforcement des capacités et de mise à niveau des journalistes seront organisées très prochainement « <em>afin d’avoir une presse plus professionnelle, respectueuse de l’éthique et de la déontologie</em> ». Pour la réussite de la transition en cours, elle estime que la presse peut jouer un rôle important.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Fousseni Togola</strong></h4>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Édito : la Presse malienne, le pari de la vraie indépendance !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 15:08:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[presse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
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<p>Il y a une réalité incontestable au Mali, c’est la liberté réelle dont jouissent les acteurs de la presse. La presse malienne se caractérise par une variété importante d’acteurs et&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Il y a une réalité incontestable au Mali, c’est la liberté réelle dont jouissent les acteurs de la presse. La presse malienne se caractérise par une variété importante d’acteurs et une diversité significative des services offerts. Ces acteurs occupent l’essentiel des crédos professionnels généralement reconnus. Le développement des technologies d’information et de communication a entrainé une réelle démocratisation de la profession.&nbsp;</p>



<p>Les Maliens sont maintenant habitués à un paysage constellé de web tv, de chroniqueurs sur les réseaux sociaux, d’activistes de toutes sortes ou d’influenceurs aux côtés des acteurs classiques de la presse. Les producteurs d’opinions par vidéo jusqu’au simple citoyen qui constatent et informent, complètent ce tableau lequel consacre un réel foisonnement de la production et de la diffusion d’information dans notre pays. Il est vrai que la qualité du travail n’est pas toujours à hauteur de souhait et que la véracité des faits relayés n’est pas toujours fondée, mais cette situation est fondamentalement positive, au-delà des dérives qu’elle entraîne.</p>



<p>L’auto régulation de la profession est encouragée par les autorités publiques qui garantissent une forte présence des professionnels au sein des institutions en charge du contrôle. Il faut également noter une relative mansuétude de la justice, sauf si ce sont les magistrats qui sont pris à partie, à l’égard de la presse. Cela est satisfaisant, il faut s’en réjouir et cette tendance devrait être maintenue.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner un contenu au concept de journaliste</strong></h2>



<p>La liberté de presse constitue donc indéniablement le socle le plus solide de la démocratie malienne. Il convient de la renforcer et donner à la presse les moyens de la vraie indépendance, celle qui mettra ses animateurs à l’abri de la précarité sur tous les plans. Dans cette perspective, un vrai partenariat doit réunir les pouvoirs publics et les acteurs de la presse afin de conduire quelques chantiers significatifs.</p>



<p>Le premier de ces chantiers est de donner un contenu au concept de journaliste. Nous devons convenir des critères d’accès à la profession (formation, expérience…), des exigences à respecter, du plan de carrière, des droits… bref il faut un véritable statut pour les journalistes et une convention collective complète pour le secteur.</p>



<p>Ce dispositif n’est pas destiné à lutter contre les nombreux autres acteurs, dont des citoyens qui produisent et/ou diffusent de l’information. Ceux-ci doivent exister et cela constitue une bonne respiration pour la démocratie. Cependant il faut impérativement protéger et promouvoir les professionnels de l’information.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’édification d’entreprises de presse et de groupes solides de presse multimédias</strong></h3>



<p>Le second chantier est celui de la mise en place d’un dispositif de soutien à l’édification d’entreprises de presse et de groupes solides de presse multimédias.&nbsp;</p>



<p>Il faut pour ce faire des règlementations adaptées à la profession, un dispositif de financement approprié, des mesures fiscales incitatives, un système durable de subvention publique au même titre que le financement des partis politiques. Il faudra sans doute un système de contrôle plus efficace pour valider la pertinence de l’utilisation de ressources publiques.</p>



<p>Dans la même direction, nous devons créer les conditions pour que la presse devienne une affaire d’opérateurs économiques, réduire considérablement le champ de l’audiovisuel public et nous orienter vers sa mutation en acteur privé.</p>



<p>Parallèlement à cela, il faudra instaurer des rapports de collaboration efficients entre l’État, les collectivités publiques et les acteurs de la presse au moyen de conventions de partenariat instaurant des missions de service public pour ces opérateurs privés (éducation, formation, sensibilisation, soutien aux productions nationales…) à travers des cahiers de charge précis. On fera ainsi une liaison pertinente entre la nécessité de réaliser des profits et le devoir de contribuer à l’éveil citoyen des populations. Nous mettrons ainsi l’accent sur la particularité de la presse qui est certainement une activité à part pour la collectivité.&nbsp;</p>



<p><strong>Moussa MARA</strong></p>



<p><strong>www.moussamara.com</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale de la liberté de la presse : « Les médias maliens sont soumis à des pressions officielles »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 06:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[classement 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
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<p>Comme à l’accoutumée, le monde célèbre, ce 3&#160;mai 2021, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le thème retenu pour cette édition est&#160;: « L’information comme bien public ». Une&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Comme à l’accoutumée, le monde célèbre, ce 3&nbsp;mai 2021, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le thème retenu pour cette édition est&nbsp;: « L’information comme bien public ». Une célébration qui a lieu dans un contexte difficile pour les journalistes de part et d’autre le monde en raison notamment de la pandémie de la covid-19. </strong><strong></strong></p>



<p><em>« Les “déserts” médiatiques se multiplient car les organes de presse ferment, fusionnent ou réduisent leurs effectifs dans de nombreuses régions de la planète et des groupes d’intérêts politiques en profitent pour prendre le contrôle des médias en difficulté</em> », indique l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La révolution numérique n’a pas épargné les médias indépendants. Elle a affaibli leurs modèles économiques et porté atteinte à leur viabilité. « <em>En 2020, la perte de revenus du secteur est estimée à&nbsp;<a href="https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/few-winners-many-losers-covid-19-pandemics-dramatic-and-unequal-impact-independent-news-media" target="_blank" rel="noreferrer noopener">30 milliards de dollars</a> </em>», précise la même source.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La covid-19, facteur entravant la liberté de la presse</strong><strong></strong></h2>



<p>Selon&nbsp;une enquête de la Fédération internationale des journalistes (<a href="https://www.ifj.org/fr/salle-de-presse/nouvelles/detail/category/press-releases/article/enquete-exclusive-le-covid-19-infecte-la-liberte-de-la-presse-dans-le-monde.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FIJ</a>), deux tiers d’hommes de médias salariés et indépendants du monde entier ont connu des diminutions de salaire, des pertes de revenus ou d’emploi, des annulations de commandes, ou une détérioration de leurs conditions de travail en raison de la pandémie de covid-19. Près de 40&nbsp;% des journalistes interrogés par l’International Center For Journalists (<a href="https://www.icfj.org/our-work/journalism-and-pandemic-survey" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ICFJ</a>) et le Tow Center de l’Université de Columbia&nbsp;aux États-Unis ont déclaré avoir perdu plus de la moitié de leurs revenus.</p>



<p>En plus de cette baisse des revenus, la pandémie de covid-19 a également « <em>entraîné une forte augmentation des attaques contre les journalistes et un affaiblissement des réglementations protégeant la liberté d’expression</em> », déplore l’UNESCO qui précise que selon une de ses études à paraître sur la violence en ligne contre les femmes journalistes, 73&nbsp;% de ces femmes interrogées déclarent avoir subi des violences en ligne liées à leur travail. « <em>Ces violences, qui se traduisent souvent par des attaques sexistes en meute, peuvent aller de propos haineux jusqu’aux menaces de violence sexuelle ou physique</em> », précise la même source.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’Afrique subsaharienne en rouge ou noire </strong><strong></strong></h3>



<p>À <a href="https://ipi.media/covid19-media-freedom-monitoring/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’International Press Institute (IPI)</a>, plus de 400 violations de la liberté de presse liées à la crise du Covid-19 ont été&nbsp;signalées, rapporte l’UNESCO. Des violations qui vont des restrictions d’accès à l’information aux réglementations excessives visant les <em>« informations mensongères prétendument destinées à lutter contre la désinformation liée au COVID-19</em> ».</p>



<p>Publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF), le Classement mondial de la liberté de la presse, <a href="https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2021-le-journalisme-est-un-vaccin-contre-la" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition&nbsp;2021</a>, « <em>montre que l’exercice du journalisme, principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 États du Classement établi par RSF et restreint dans 59 autres, soit au total 73&nbsp;% des pays évalués ».</em> Cette édition laisse comprendre que <a href="https://saheltribune.com/liberte-de-la-presse-lafrique-le-continent-le-plus-violent-pour-les-journalistes%e2%80%89/">l’Afrique subsaharienne</a> se trouve en&nbsp;<em>« rouge ou en noir</em> »&nbsp;sur cette carte du classement mondial de la liberté de la presse. Il s’agit des zones où la situation de la liberté de la presse est considérée comme difficile, voire grave.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’information, un bien public</strong></h4>



<p>Selon les précisions du RSF, sur les questions relatives à la sécurité, « <em>les <a href="https://rsf.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médias maliens</a> sont soumis à des pressions officielles</em> », car les <em>« critiques de l’armée peuvent conduire à une arrestation et à une inculpation pour “propos démobilisateurs de troupes”.</em> » Ce n’est pas tout, selon le RSF, <em>« même si la presse malienne jouit d’un grand pluralisme, elle souffre d’un manque cruel de moyens et peine à s’affranchir des diktats éditoriaux de ses promoteurs ».</em></p>



<p>Pourtant, en raison de leur rôle de producteur et de diffuseur d’informations, les journalistes jouent un rôle important dans les sociétés. « <em>Qu’il s’agisse de dénoncer la corruption, de nous alerter sur des conflits ou de lutter contre la désinformation sur le COVID-19, les informations qu’ils </em>[les journalistes ndlr]<em> fournissent doivent être reconnues comme bien public »,</em> souligne l’UNESCO.</p>



<p>La célébration de cette Journée mondiale de la liberté de la presse coïncide cette année avec le 30e anniversaire de la Déclaration de Windhoek, rédigée par des journalistes africains militant en faveur d’une presse africaine libre, indépendante et pluraliste, en 1991. Une Déclaration qui est d’ailleurs à l’origine de la proclamation du 3&nbsp;mai comme Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale de l’ONU.</p>



<p><strong>Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale de la liberté de la presse : pour une presse indépendante et professionnelle…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2020 21:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance des médias]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[professionnalisme dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[protection des journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>le véritable défi des médias durant ces dernières années constitue surtout l’indépendance éditoriale. Une situation que l’étude explique comme dû à la « capture des médias »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai, plusieurs voix se sont levées pour demander plus de protection pour les journalistes. Une condition <em>sine qua non</em> pour l’émergence de presses indépendantes et professionnelles. L’UNESCO s’apprête à lancer une étude qui indique les voies à suivre. </strong></p>



<p>L’UNESCO publie un aperçu d’une étude à venir sur l’indépendance des médias le mardi 5 mai 2020. Une publication qui intervient dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Nécessité de professionnalisme </strong><strong></strong></h2>



<p>Selon cette étude de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, UNESCO, le véritable défi des médias durant ces dernières années constitue surtout l’indépendance éditoriale. Une situation que l’étude explique comme dû à la « <em>capture des médias</em> » par des « <em>groupes privés et étatiques&nbsp;qui abusent des systèmes de réglementations, de propriété, de publicité et de financement ». </em><em></em></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2158&amp;action=edit">Aucune pitié !</a></p>



<p>Cette situation, selon cette étude de l’UNESCO, handicape du coup les professionnels dans le traitement et la diffusion des informations vitales. <em>« L’aboutissement de ces contrôles et d’autres signifie que les journalistes qui cherchent à respecter les normes professionnelles doivent éviter les pressions et les attaques d’acteurs externes et naviguer dans le pouvoir dans leurs propres médias</em> », estime l’UNESCO.</p>



<p>Cette étude de l’UNESCO montre également les nombreuses initiatives ayant vu le jour pour promouvoir l’indépendance du journalisme. Outre cela, elle formule plusieurs recommandations dans le sens de cette indépendance. Elle invite d’ailleurs les journalistes au respect des normes professionnelles surtout en cette ère de pandémie du coronavirus.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Accompagner les journalistes</strong><strong></strong></h3>



<p>À l’occasion de cette Journée mondiale, de la liberté de la presse, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a salué les professionnels de la presse, notamment ceux qui <em>« sauvent des vies</em> » en véhiculant des informations faisant état des gestes à adopter en cette période de pandémie. Pour une presse indépendante, il a invité « <em>les gouvernements à protéger les professionnels des médias et à renforcer et protéger cette liberté de la presse indispensable pour un avenir de paix, de justice et de respect universel des droits humains</em> ».</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2106&amp;action=edit">Journée internationale du Jazz : « la musique rassemble et aide à garder espoir », selon Azoulay</a></p>



<p>Pourtant, le président de l’Association des éditeurs de la presse (ASSEP) du Mali, Basidiki Touré, après avoir rendu un vibrant hommage aux hommes de média en cette Journée de célébration de la presse, a laissé comprendre les difficultés que traverse la presse malienne en cette période de maladie. <em>« Vous faites tout ce travail de titan sans aucune mesure d’accompagnement d’un gouvernement qui se soucie d’autres choses que pour manifester son soutien financier et matériel aux entreprises de presse pourtant appelées à disparaître si rien n’est fait dans les prochains mois</em> », a-t-il laissé entendre. Toute chose qui vient donner plus de poids à cette étude de l’UNESCO sur les difficultés que traverse la presse de part et d’autre le monde. </p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373354" target="_blank">Audrey Azouley</a>, directrice générale de l’UNESCO, a également joint sa voix à celle de tous les journalistes pour demander plus d’indépendance pour les journalistes : « <em>Cette liberté de la presse est trop souvent malmenée. Que ce soit par le contrôle politique, idéologique ou économique, par les attaques qui visent à diffamer et à décrédibiliser, ou encore par le harcèlement, on cherche trop souvent à réduire au silence les journalistes et en particulier les femmes. »</em></p>



<p><strong>TOGOLA</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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