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	<title>Archives des joie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des joie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>École malienne : rentrée effective dans plusieurs établissements, mais les parents craignent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 12:10:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[article 39]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la rentrée scolaire a eu lieu, lundi 1er novembre. A Bamako, Sahel Tribune a constaté que cette rentrée des classes a été effective dans plusieurs établissements, mais certains parents craignent pour la couleur de la nouvelle année scolaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, la rentrée scolaire a </strong><strong>eu </strong><strong>lieu, lundi 1</strong><sup><strong>er</strong></sup><strong> novembre. A Bamako, </strong><em><strong>Sahel Tribune</strong></em><strong> a constaté que cette rentrée des classes a été effective dans plusieurs établissements, mais certains parents craignent pour la couleur de la nouvelle année scolaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de la rentrée scolaire avait suscité une vive inquiétude chez les parents d’élèves et les autorités. Pour cause, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 avait menacé de boycotter la rentrée scolaire pour l’application de <a href="https://saheltribune.com/education-les-enseignants-toujours-mobilises-pour-lapplication-de-larticle-39/">l’article 39</a>. Mais ils ont fini par décider de rentrer dans les classes en posant bien évidemment des conditions. Cette décision est accueillie comme un ouf de soulagement chez les élèves et parents d’élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 7 h du matin, on pouvait apercevoir dans les rues de Bamako, au bords de routes, dans les Sotrama (véhicules de transport commun), des enfants portant des sacs dans le dos&nbsp;; d’autres encore, les mains remplies de fournitures scolaires. Dans une atmosphère de joie, les élèves maliens ont retrouvé les classes ce 1<sup>er</sup> novembre 2021. Cette reprise des cours concerne les élèves des écoles fondamentales, secondaires, techniques et professionnelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="partages-entre-joie-et-crainte"><strong>Partagés entre joie et crainte</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Durant ce premier jour de la rentrée des classes, on pouvait lire un sentiment de joie dans la cour des établissements scolaires. Administrateurs scolaires, élèves, tous étaient contents de reprendre le chemin de l’école. Même si certains restent pessimistes quant aux perturbations qui pourraient survenir au cours de l’année. Si la rentrée scolaire de l’année dernière avait été marquée par la <a href="https://saheltribune.com/malile-gouvernement-leve-le-couvre-feu-mais-maintient-les-ecoles-fermees/">pandémie de Covid-19,</a> celle de cette année est plutôt sous menace d’une perturbation de l’année</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je suis content que la rentrée des classes ait lieu aujourd’hui. Je souhaite qu’il n’y ait pas de perturbations au cours de l’année&nbsp;»,</em> laisse entendre Mariam Sangaré, élève du 2<sup>e</sup> cycle A du groupe scolaire Mamadou Kounta de Kalaban-Coro, quartier du sud-est du district de Bamako. Dans ce Groupe Scolaire, composé de 4 premiers cycles, de 3 seconds cycles et d’un Centre de Développement de la Petite Enfance (CDPE), les enseignants et les élèves ont marqué leur présence ce lundi matin, même s’il n’y a pas eu grand-chose, puisque c’est le premier jour de la rentrée. Ils sont cependant partagés entre joie et crainte.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="mesures-draconiennes"><strong>Mesures draconiennes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont posé des conditions à cette rentrée scolaire. Suite aux <a href="https://www.studiotamani.org/index.php/themes/politique/28522-rentree-scolaire-des-enseignants-posent-des-conditions-pour-la-reprise-des-cours" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conditions posées</a> par les enseignants, nombreux sont les parents d’élèves qui s’inquiètent des <a href="https://saheltribune.com/livre-mon-beau-metier-ou-leloge-de-la-fonction-enseignante/">grèves intempestives</a> qui pourraient menacer l’année scolaire. Ceux-ci demandent aux deux parties de trouver un consensus . <em>« C’est inquiétant pour tout parent et acteur de l’école. Ces mesures des syndicats montrent à suffisance qu’ils ne vont pas travailler jusqu’à l’application de l’article 39 »,</em> s’indigne M. Diarra, directeur d’une école privée de Kabala. Ce doyen à la retraite déplore le fait que les syndicats demandent à leurs militantes et militants de ne pas <em>« prendre les doubles divisions et vacations, étant donné que cela existe ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa lettre circulaire n°019, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont en effet instruit à leurs militantes et militants, d’appliquer des mesures draconiennes qui prennent effet, selon ladite correspondance, dès le premier jour de la rentrée. Il s’agit&nbsp;: de la non évaluation, la non prise des classes à double division, la non prise des classes à double vacation, la non prise des écoles à classe unique (ECU)&nbsp;; la non prise des heures supplémentaires&nbsp;; la non prise des classes à effectif dépassant 50 élèves. Ces mesures rendront énormément le travail difficile dans plusieurs établissements publics dans la mesure où rares sont ces écoles où l’effectif est au dessous de 50 élèves. Aussi, est-ce à travers les doubles division et vacation que la plupart des écoles fondamentales maliennes fonctionnent. Le gouvernement gagnerait à trouver une issue favorable avec les enseignants. Toute chose qui permettra de préserver cette nouvelle année, de perturbations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Covid-19 : la rentrée scolaire au Mali, entre joie et inquiétudes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 19:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[inquiétudes]]></category>
		<category><![CDATA[joie]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire 2020-2021]]></category>
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<p>Dans un contexte caractérisé par la pandémie de Covid-19, les élèves maliens ont commencé, ce lundi&#160;25&#160;janvier 2021, la nouvelle année scolaire&#160;2020-2021. L’application de certaines mesures comme la distanciation physique pose&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un contexte caractérisé par la pandémie de Covid-19, les élèves maliens ont commencé, ce lundi&nbsp;25&nbsp;janvier 2021, la nouvelle année scolaire&nbsp;2020-2021. L’application de certaines mesures comme la distanciation physique pose problème à des établissements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 7 heures du matin, les rues, les bords de routes, dans les SOTRAMA (Société de transport malien), on apercevait des enfants portant des sacs dans le dos ; d’autres encore, les mains remplies de fournitures scolaires. Les plus grands discutent joyeusement, contents de se retrouver ; pendant que des plus petits pleurent alors qu’ils sont traînés par des adultes. C’est leur premier jour à l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la rentrée scolaire&nbsp;2020-2021 a eu lieu ce lundi. Si la rentrée scolaire de l’année dernière avait été marquée par la grève des enseignants, celle de cette année est plutôt sous menace pandémique.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les dispositions édictées</strong></h3></amp-fit-text>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre du 18&nbsp;janvier dernier, adressée aux responsables des différentes Académies d’enseignement du pays, le ministre en charge de l’Éducation nationale a édicté plusieurs mesures pour une bonne rentrée scolaire. Parmi ces dispositions, on note l’exécution de cours sur la Covid-19, la distanciation physique ainsi que le port des masques aussi bien par les élèves que par les enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant ce premier jour de la rentrée des classes, les établissements sont confrontés à des difficultés relatives à la mise en œuvre des mesures édictées par les autorités politiques. Néanmoins, Karamoko Dembélé, proviseur du lycée public de Kalaban-Coro<em>, </em>confirme<em>&nbsp;: « On a reçu suffisamment de masques, de kits et on les a installées »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce lycée public, le seul dans la zone, a pris plusieurs dispositions pour une rentrée scolaire sécurisée. Les classes aussi bien que la cour ont été bien nettoyées. Depuis à l’entrée de l’établissement, un kit de lavage des mains ainsi que des gels hydroalcooliques ont été installés. Les dispositifs sanitaires relatifs à la Covid-19 sont pris au sérieux dans ce lycée.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Difficile application de la distanciation physique</strong></h3></amp-fit-text>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant du respect de la distanciation physique, le lycée public de Kalaban-Coro a opté pour <em>« un système de rotation » </em>afin d’éviter d’avoir plusieurs élèves à la fois dans une salle de classe. Toutefois, M.&nbsp;Dembélé signale l’application difficile de cette mesure. Un point de vue que partage Mamadou Sanogo, directeur du second cycle F du Groupe Scolaire Mamadou Kounta de Kalaban-Coro, et également directeur coordinateur dudit établissement. Le respect de la distanciation ne peut qu’entraîner un problème d’enseignants. « <em>La restriction des élèves dans les salles de classe n’est pas faisable, compte tenu du problème d’enseignant »</em>, a déclaré M.&nbsp;Sanogo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Niama Sangaré, directeur du niveau fondamental du Groupe scolaire Sonni Ali Ber de Kalaban-Coro, la distanciation physique est bien possible. <em>« On a dit qu’il faut un élève par table banc, donc 25 élèves par classe. Cela est possible »</em>, a-t-il déclaré. Toutefois, il reconnaît que son respect ne va pas sans difficulté, puisqu’il nécessite la création d’autres classes et par ricochet le recrutement d’autres enseignants. Ce qui entraîne également des dépenses supplémentaires pour ces établissements. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les circonstances particulières, on ne peut qu’évoluer avec les moyens disponibles. <em>« Nous allons mouiller les maillots pour que chaque élève ait un masque »,</em> a rassuré M.&nbsp;Sanogo de l’école Mamadou Kounta, pour montrer qu’à défaut de réussir à respecter la distanciation, ce port des masques sera leur cheval de bataille. Seulement, dans cette école fondamentale, une insuffisance de kits sanitaires est déplorée. Il s’agit d’un Groupe scolaire composé de 4 premiers cycles, de 3 seconds cycles et d’un Centre de Développement de la Petite Enfance (CDPE).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le seul fait déplorable en cette première journée de la rentrée au lycée public de Kalaban-Coro, selon le proviseur, est l’absence totale des enseignants. Comme explication de cette absence, l’administration est restée dans des explications probabilistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Avec Spinoza : faire provision de joie en des temps incertains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2020 10:02:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La philosophie peut nous permettre de reprendre pied sur quelques îlots de certitude, comme en témoigne, sur trois points précis, celle de Spinoza.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/charles-hadji-196837">Charles Hadji</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-grenoble-alpes-2279" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-grenoble-alpes-2279">Grenoble Alpes</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de coronavirus a fait vaciller bien des certitudes. Constatant avec stupeur les limites de son savoir, et prenant conscience avec angoisse de sa vulnérabilité face au virus, l’homme est brutalement rappelé à l’ordre de l’humilité. Est-on alors condamné à devoir faire face aux événements sans pouvoir prendre appui sur un sol solide&nbsp;? Faut-il abandonner tout espoir de pouvoir «&nbsp;trouver le roc ou l’argile&nbsp;» qui nous permettrait de «&nbsp;marcher avec assurance en cette vie&nbsp;» (Descartes)&nbsp;? Non, car la philosophie peut nous permettre de reprendre pied sur quelques îlots de certitude, comme en témoigne, sur trois points précis, celle de Spinoza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rien ne vaut la vie humaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il faire passer les impératifs de santé publique avant les impératifs économiques&nbsp;? Le Président Trump répond non. Tout dépend de la valeur que l’on peut accorder à une vie humaine. Au moment des choix, économiques, et médicaux, dont dépend la survie de tant de personnes, deux questions se posent&nbsp;: la vie vaut-elle plus que tout&nbsp;? Et toutes les vies ont-elles la même valeur&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut, avec Spinoza, apporter une réponse positive à ces deux questions. Car ce qui fait la valeur d’une vie, c’est cette vie elle-même. Chaque vie est un trésor qui mérite d’être préservé par tous les moyens. Le combat pour chaque vie est à chaque fois un combat pour l’humanité entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Spinoza définit la «&nbsp;vertu&nbsp;» comme «&nbsp;puissance&nbsp;», termes par lesquels il entend «&nbsp;la même chose&nbsp;» (<em>Éthique</em>, IV, définition 8). Car, pour lui, «&nbsp;de par son être, chaque chose s’efforce de persévérer dans son être&nbsp;» (III, p.&nbsp;6). L’effort de persévérance est l’essence même de la chose&nbsp;: «&nbsp;L’effort (Conatus) par lequel chaque chose persévère dans son être n’est rien en dehors de l’essence actuelle de cette chose&nbsp;» (III, p.&nbsp;7). La vie est en soi vertueuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où il résulte, en termes simples, que respecter la personne humaine, c’est d’abord, et essentiellement, lui permettre de continuer à vivre. Et précisément, pour Spinoza, «&nbsp;le bonheur consiste pour l’homme à pouvoir conserver son être&nbsp;» (IV, p.&nbsp;18, Scolie). Ceux qui luttent pour la survie de chaque malade sont des serviteurs du bonheur. Qu’ils en soient remerciés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les contraintes sauvegardent la liberté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures de confinement décidées par les gouvernements ne sont-elles pas liberticides&nbsp;? Les contraintes imposées aux individus ne viennent-elles pas restreindre de manière aussi excessive qu’illégitime leurs libertés&nbsp;: de travailler, de se déplacer, de se divertir, de faire du sport, etc.&nbsp;? Ne risque-t-on pas d’entrer dans une société de surveillance généralisée&nbsp;? Il est clair que les risques sont réels. Mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel, qui est la sauvegarde de la liberté fondamentale de persévérer dans son essence d’être vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’établit très clairement le <em>Traité Théologico-Politique</em>. «&nbsp;La fin de l’État est… en réalité la liberté&nbsp;». Afin même que chacun puisse conserver «&nbsp;son droit naturel d’exister et d’agir&nbsp;», il faut que les individus aient renoncé au «&nbsp;droit d’agir suivant le seul décret de sa pensée&nbsp;». La contrainte collective pesant sur les actes est la condition sine qua non de la liberté de penser ce qu’on veut et de dire ce qu’on pense. Ainsi&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Dans un État démocratique… tous conviennent d’agir par un commun décret, mais non de juger et de raisonner en commun. C’est donc seulement au droit d’agir par son propre décret [que l’individu] a renoncé, non au droit de raisonner et de juger.&nbsp;»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’État (le souverain) a le pouvoir absolu de décréter sur les actions, mais cela uniquement afin que les citoyens puissent «&nbsp;vivre en paix&nbsp;», en usant de leur liberté de penser. Et, d’abord, puissent «&nbsp;vivre&nbsp;», car telle est la liberté fondant toutes les autres&nbsp;; et tel est le défi majeur aujourd’hui&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">La force d’âme, vertu fondamentale pour notre temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle est alors la vertu la plus utile en ces temps difficiles&nbsp;? Dans l’<em>Éthique</em> (III, p.&nbsp;59), Spinoza répond&nbsp;: la «&nbsp;force d’âme&nbsp;».Il la divise en fermeté, et générosité&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Par fermeté j’entends le désir par lequel on s’efforce de conserver son être d’après le seul commandement de la raison. Par générosité j’entends le désir par lequel on s’efforce, d’après le seul commandement de la raison, d’aider les autres et de s’unir à eux par amitié&nbsp;»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les gestes «&nbsp;barrière&nbsp;», et le respect des consignes de confinement, les deux dimensions de la force d’âme s’unissent, dans un même mouvement. Les actions individuelles tendent à la fois à l’utilité de l’agent, et à celle d’autrui. C’est en étant utile à autrui que l’on est, in fine, utile à soi&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’évidence, c’est de «&nbsp;force d’âme&nbsp;» que font preuve tous ceux qui se trouvent «&nbsp;en première ligne&nbsp;» pour combattre la maladie. Mais c’est aussi ce dont ont eu, et ont toujours, besoin, tous les autres, pour mettre leur énergie au service du combat commun (en «&nbsp;deuxième ligne&nbsp;»), et accepter les contraintes du confinement (en «&nbsp;troisième ligne&nbsp;»).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Spinoza, l’esprit est dans la joie quand il considère sa puissance d’agir (<em>Éthique</em>, III, p.&nbsp;53). La joie accompagne le passage à une perfection plus grande, la tristesse le passage à une perfection moindre (III, p.&nbsp;11). Car «&nbsp;la joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection&nbsp;» (III, Définitions des sentiments). Chaque fois que, en faisant preuve de force d’âme, on agit pour sauvegarder la liberté fondamentale de chacun de persévérer dans son être, on éloigne la tristesse, et on fait provision de joie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/charles-hadji-196837">Charles </a><a href="https://theconversation.com/profiles/charles-hadji-196837" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hadji</a>, Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-grenoble-alpes-2279" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-grenoble-alpes-2279">Grenoble Alpes</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">This article is republished from <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a>under a Creative Commons license. Read the <a href="https://theconversation.com/avec-spinoza-faire-provision-de-joie-en-des-temps-incertains-137110" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original article</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/137110/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important">
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		<title>Le bonheur est ce qu&#039;il n&#039;est pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2020 09:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[joie]]></category>
		<category><![CDATA[relativité du bonheur]]></category>
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<p>Le bonheur a toujours été ce qu’il n’est pas. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family:'times new roman', times, serif;font-size:14pt;">Il n’existe plus de sagesse que de se plaire dans sa condition de vie présente, quel que soit la qualité de cette dernière . Le bonheur n’est qu’une indifférence vis-à-vis des problèmes de notre quotidien auxquels nous ne nous laissons nullement déterminés. Le bonheur a toujours été ce qu’il n’est pas. </span></p>
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