<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des jeunesse malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/jeunesse-malienne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/jeunesse-malienne/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 22:45:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des jeunesse malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/jeunesse-malienne/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Célébration de la Journée de l’Afrique : un projet citoyen pour la jeunesse</title>
		<link>https://saheltribune.com/celebration-de-la-journee-de-lafrique-un-projet-citoyen-pour-la-jeunesse/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/celebration-de-la-journee-de-lafrique-un-projet-citoyen-pour-la-jeunesse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique intégrée]]></category>
		<category><![CDATA[Alhamdou Ag Ilyène]]></category>
		<category><![CDATA[Année de l’éducation et de la culture]]></category>
		<category><![CDATA[application Tiyabou]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bouréma Kansaye]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[concours littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[créativité des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[culture et éducation]]></category>
		<category><![CDATA[développement culturel]]></category>
		<category><![CDATA[École Cheick Modibo Diarra]]></category>
		<category><![CDATA[École supérieure de Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[engagement citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[innovation pédagogique]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de l’Afrique 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Mamou Daffé]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine africain]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques éducatives]]></category>
		<category><![CDATA[projet citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[transmission des savoirs]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Tombouctou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21907</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée de l’Afrique célèbre la culture et l'éducation, des piliers pour bâtir une Afrique digne et intégrée en 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 s’est déroulé à l’École supérieure de Journalisme et à l’École Cheick Modibo Diarra. L’événement a enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.&nbsp;&nbsp;Mamou Daffé,&nbsp;&nbsp;du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye ainsi que du ministre de l’Économie numérique, de la Communication et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Le thème choisi, «&nbsp;<em>La culture et l’éducation, deux leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée</em>&nbsp;», traduit une ambition politique et sociale. Il s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la Culture décrétée par le Président de la Transition, Assimi GOÏTA. Ce choix met en avant deux piliers essentiels pour construire une société africaine plus solidaire, où la jeunesse devient actrice de la transmission et de la cohésion nationale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-orientation-strategique-pour-l-avenir"><strong>Une orientation stratégique pour l’avenir</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1023" height="527" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg" alt="Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga" class="wp-image-21910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg 1023w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-300x155.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-768x396.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-585x301.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-600x309.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, lors du lancement des activités de la Journée de l&rsquo;Afrique, le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p>Le Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a rappelé l’importance de l’Université de Tombouctou comme référence intellectuelle et historique. Associer les établissements modernes à cette tradition académique revient à bâtir un pont entre héritage et avenir. Ce rapprochement symbolique souligne que l’Afrique doit puiser dans ses racines pour construire son futur, en donnant à la jeunesse les outils nécessaires pour affronter les défis contemporains avec dignité et confiance.  </p>



<p>La Directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam Maïga, a insisté sur la transversalité de la culture au service de l’éducation. Elle a affirmé que «&nbsp;<em>la culture est le socle d’un peuple, et l’éducation en est la croix de la transmission</em>&nbsp;». En remettant des kits composés de recueils littéraires et poétiques aux écoles participantes, elle a voulu traduire une solidarité gouvernementale concrète, renforçant la connaissance du continent et valorisant la créativité des jeunes générations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-activites-pedagogiques-innovantes"><strong>Des activités pédagogiques innovantes</strong></h2>



<p>Les activités pédagogiques ont pris une dimension pratique : dissertations et commentaires de texte pour le Concours littéraire, questionnaires et poèmes via l’application TIYABOU pour le Parcours pédagogique. Ces exercices ne sont pas de simples épreuves scolaires, mais des moyens de stimuler la réflexion critique et l’expression artistique. Les meilleures productions seront primées et compilées dans des recueils, destinés à enrichir les bibliothèques et à servir de référence pour les générations futures.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="520" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--1024x520.jpeg" alt="Participants à la Journée de l'Afrique" class="wp-image-21909" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--1024x520.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--300x152.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--768x390.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--585x297.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--600x305.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique-.jpeg 1044w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 , le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p>La cérémonie a montré que culture, éducation et innovation peuvent marcher ensemble. Le numérique, introduit par l’application TIYABOU, a permis aux élèves de travailler sur des questionnaires interactifs et de partager leurs créations. Cette intégration des technologies dans l’apprentissage illustre une volonté de moderniser l’éducation, tout en gardant un ancrage culturel fort. L’Afrique se projette ainsi dans une dynamique où tradition et innovation se complètent.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-annee-de-l-education-et-de-la-culture"><strong>L’Année de l’éducation et de la Culture</strong></h2>



<p>L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de l’Année de l’éducation et de la Culture. En décrétant 2026 comme une année dédiée à ces deux piliers, le Président Assimi GOÏTA a voulu rappeler que la culture est le sang qui coule dans les veines du peuple africain, et que l’éducation en est la respiration. Cette orientation politique vise à donner un souffle nouveau aux institutions éducatives et culturelles, en les plaçant au centre du projet national.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La jeunesse a été mise en avant comme moteur de cohésion sociale. Les élèves et étudiants, en produisant dissertations, poèmes et réflexions, ont montré que la créativité peut devenir un outil de dialogue et de paix. Leurs œuvres, une fois compilées, ne seront pas seulement des textes, mais des témoignages vivants d’une génération qui veut prendre ses responsabilités et affronter ses défis avec confiance et détermination.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-de-la-cohesion"><strong>Une jeunesse actrice de la cohésion</strong></h2>



<p>Le ministre Mamou Daffé, en clôturant la cérémonie, a salué l’engagement des jeunes, affirmant que leurs créations représentent une source d’espoir et de dignité pour l’Afrique. Selon lui, l’avenir du continent dépend de cette capacité à unir culture et éducation, à transformer la créativité en force collective. L’événement devient ainsi un symbole : celui d’une Afrique debout, consciente de son héritage et résolument tournée vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 ne se limite pas à une commémoration. Il s’impose comme un acte fondateur, où institutions, écoles et jeunesse se rencontrent pour bâtir un projet commun. En liant culture et éducation, les autorités maliennes ont voulu montrer que l’Afrique peut se réinventer à travers ses propres valeurs. Cette célébration devient un manifeste pour une Afrique digne, intégrée et prête à conquérir sa place dans le concert des nations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-citoyenne-et-strategique"><strong>Une vision citoyenne et stratégique</strong></h2>



<p>Cette initiative traduit une volonté politique et sociale de placer la jeunesse au centre des priorités. Les activités lancées ne sont pas seulement des concours ou des exercices pédagogiques, mais des instruments de construction citoyenne. Elles rappellent que l’Afrique, riche de son patrimoine et de sa diversité, peut s’appuyer sur ses jeunes pour bâtir une société plus juste, plus solidaire et tournée vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 illustre une vision stratégique : celle d’un continent qui veut se construire par la culture et l’éducation. Les institutions, les écoles et les jeunes ont montré qu’ensemble, ils peuvent créer une dynamique nouvelle. Ce projet citoyen devient une référence, où la créativité et le savoir se conjuguent pour donner à l’Afrique une place forte dans le monde.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/celebration-de-la-journee-de-lafrique-un-projet-citoyen-pour-la-jeunesse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21907</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au fil des rues de Bamako, une économie parallèle devenue vitale</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-fil-des-rues-de-bamako-une-economie-parallele-devenue-vitale/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-fil-des-rues-de-bamako-une-economie-parallele-devenue-vitale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 08:22:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[connectivité]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[emploi précaire]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat informel]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion économique]]></category>
		<category><![CDATA[innovation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[livreurs à moto]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[métiers émergents]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[mutation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles économies]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien urbain]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[services urbains]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[transformation urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
		<category><![CDATA[vendeurs de data]]></category>
		<category><![CDATA[vigiles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21860</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les métiers informels à Bamako : invisibles mais essentiels, ils représentent une nouvelle cartographie du travail en ville.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, une autre cartographie du travail s’impose, loin des cadres officiels. À chaque carrefour, derrière chaque portail, au détour d’une livraison, des hommes et des femmes inventent de nouveaux métiers pour répondre aux urgences d’une ville en tension. Invisibles mais indispensables, ils incarnent une économie de survie devenue système, où se mêlent précarité, solidarité et capacité d’adaptation.</em></strong></p>



<p>À l’aube comme à la tombée de la nuit, Bamako ne dort jamais vraiment. Dans ses rues poussiéreuses, entre klaxons nerveux et halos de néons tremblants, une autre ville s’écrit — discrète, laborieuse, inventive. Une ville portée par des hommes et des femmes qui n’existaient presque pas hier dans le paysage urbain : vigils omniprésents, vendeurs de data postés aux carrefours, livreurs à moto sillonnant sans relâche les artères saturées. Ils ne font pas les gros titres, mais ils tiennent la ville debout.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-vigils-sentinelles-invisibles-d-une-ville-inquiete"><strong>Les vigils, sentinelles invisibles d’une ville inquiète</strong></h2>



<p>Au Golf, en commune V du district de Bamako, derrière un portail métallique, Joseph Kamaté veille. Cela fait plus de cinq ans qu’il habite la résidence qu’il garde. Une petite pièce attenante lui sert de refuge, mais surtout de poste d’observation.</p>



<p>La nuit, il écoute. Le moindre bruit, le moindre mouvement devient un signal. «&nbsp;<em>Je suis là jour et nuit. Je ne peux pas partir. Les gens ont peur&nbsp;</em>», dit-il d’une voix calme, presque résignée.</p>



<p>Sa vie s’est déplacée ici. Il mange sur place, dort sur place, vit sur place. Sa famille est devenue une présence lointaine, suspendue à de rares visites. «&nbsp;<em>C’est comme si cette maison était la mienne… mais sans les droits&nbsp;</em>», lâche-t-il.</p>



<p>Plus loin, Moussa Togo incarne une autre figure de cette présence silencieuse. Dans son immeuble, il est bien plus qu’un gardien : un visage familier, une voix dans la nuit, un repère. «&nbsp;<em>On me confie les clés, on me parle… parfois, je deviens confident&nbsp;</em>», dit-il.</p>



<p>Mais derrière cette proximité se cache une réalité plus rude : aucune protection, aucun contrat, aucune garantie. «&nbsp;<em>Quand je tombe malade, je suis seul.</em>&nbsp;», déplore-t-il.</p>



<p>Dans ces existences en veille permanente, une contradiction persiste : indispensables, mais invisibles ; proches, mais précaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-data-ou-l-economie-de-la-connexion-permanente"><strong>La data, ou l’économie de la connexion permanente</strong></h2>



<p>À Sabalibougou, autre quartier de la commune V, sous un soleil dur ou à la lumière des lampadaires, Mohamed Cissé tient son commerce à ciel ouvert. Plusieurs téléphones en main, il vend des gigas comme on vend de l’eau en saison sèche.</p>



<p>Ici, la connexion est devenue une nécessité vitale. «&nbsp;<em>Les gens viennent à toute heure. Internet, c’est tout aujourd’hui&nbsp;</em>», dit-il.</p>



<p>Étudiants, commerçants, jeunes accrochés aux réseaux sociaux : tous dépendent de cette économie informelle, fluide, instantanée. À quelques mètres, Mariam Sidibé s’arrête brièvement, casque encore sur la tête. « <em>Sans ça, je suis coupée du monde </em>», confie-t-elle.</p>



<p>Dans cette ville en mutation, la data n’est plus un luxe. C’est un fil invisible qui relie les existences, un carburant silencieux de la vie quotidienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-livreurs-messagers-d-une-ville-pressee"><strong>Les livreurs, messagers d’une ville pressée</strong></h2>



<p>Sur sa moto, Moussa Traoré fend la circulation de Niamakoro Courani. Derrière lui, des plats encore chauds ; devant lui, des clients impatients. Chaque minute compte. «&nbsp;<em>Les gens veulent que ça arrive vite&nbsp;</em>», dit-il, essoufflé mais souriant.</p>



<p>Dix heures de travail par jour, parfois plus. La fatigue s’accumule, mais il continue. Parce qu’au bout de la course, il y a un sourire. Et parfois, un peu de reconnaissance.</p>



<p>Dans l’ombre de ces trajectoires rapides, des commerces entiers reposent sur leur efficacité. Restaurateurs, vendeurs, commerçants : tous dépendent de ces corps en mouvement.</p>



<p>À Garantiguibougou, Mamadou Keïta transporte des bazins et des colis, traversant quartiers et embouteillages. «&nbsp;<em>Sans nous, beaucoup perdraient leurs clients&nbsp;</em>», affirme-t-il.</p>



<p>Ils roulent vite, prennent des risques, improvisent des itinéraires. La ville devient leur terrain, leur outil, leur défi quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-energie-livree-a-domicile-les-artisans-de-la-lumiere"><strong>L’énergie livrée à domicile : les artisans de la lumière</strong></h2>



<p>À Kalaban-Coro, une autre scène se joue. Oumar Diallo transporte des panneaux solaires sur sa moto, fragile cargaison d’espoir dans une ville marquée par les coupures d’électricité. «&nbsp;<em>Quand une maison s’allume grâce à moi, je suis fier&nbsp;</em>», dit-il.</p>



<p>Parfois, il ne se contente pas de livrer : il installe, ajuste, explique. Face à lui, des familles qui attendent plus qu’un service : une solution. «&nbsp;<em>Mes enfants peuvent étudier le soir</em>&nbsp;», témoigne un père de famille.</p>



<p>Dans ces gestes simples, une transformation silencieuse s’opère : celle d’une autonomie énergétique naissante, portée par des travailleurs sans statut mais au cœur des transitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ville-qui-se-reinvente-par-necessite"><strong>Une ville qui se réinvente par nécessité</strong></h2>



<p>Bamako change, non pas par grands plans, mais par ajustements quotidiens. Par ces métiers improvisés devenus essentiels. Par cette capacité à répondre, dans l’urgence, aux besoins d’une ville en tension.</p>



<p>Vigils pour rassurer. Revendeurs pour connecter. Livreurs pour accélérer. Techniciens improvisés pour éclairer. Derrière chacun d’eux, une même réalité : l’absence de filet, la précarité comme horizon, mais aussi une inventivité constante.</p>



<p>Ils ne sont pas seulement des travailleurs. Ils sont les architectes discrets d’une ville en recomposition. Et dans le tumulte de Bamako, entre poussière et lumière, ce sont eux qui, chaque jour, réinventent l’essentiel : continuer à vivre.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-fil-des-rues-de-bamako-une-economie-parallele-devenue-vitale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21860</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-dans-les-nuits-des-koutouba-philosophiques-la-jeunesse-reinvente-le-debat-public/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-dans-les-nuits-des-koutouba-philosophiques-la-jeunesse-reinvente-le-debat-public/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[condition féminine]]></category>
		<category><![CDATA[coups d’État]]></category>
		<category><![CDATA[débat public]]></category>
		<category><![CDATA[décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[éducation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[employabilité des philosophes]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[État postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Koutouba philosophiques]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[médias maliens]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles Pratiques Philosophiques]]></category>
		<category><![CDATA[pensée critique]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[réforme de l’éducation]]></category>
		<category><![CDATA[réforme des programmes scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[régulation du prêche]]></category>
		<category><![CDATA[religions]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif malien]]></category>
		<category><![CDATA[transitions politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Union des étudiants en philosophie (UEP)]]></category>
		<category><![CDATA[vivre-ensemble]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21832</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p>À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p>Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p>Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p>Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p>Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p>Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p>Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p>Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p>La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p>Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p>Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p>Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p>Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-dans-les-nuits-des-koutouba-philosophiques-la-jeunesse-reinvente-le-debat-public/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21832</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Bamako : quand les élèves partent à la conquête de leur histoire</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-quand-les-eleves-partent-a-la-conquete-de-leur-histoire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/bamako-quand-les-eleves-partent-a-la-conquete-de-leur-histoire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 12:27:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[éducation civique]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire nationale]]></category>
		<category><![CDATA[monuments historiques]]></category>
		<category><![CDATA[musée national du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine africain]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine culturel]]></category>
		<category><![CDATA[politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[sortie pédagogique]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme culturel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21588</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les monuments et places emblématiques de Bamako à travers la sortie pédagogique organisée pour les élèves de la capitale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Une trentaine d’élèves de Bamako ont parcouru, samedi 14 mars, plusieurs monuments et places emblématiques de la capitale dans le cadre d’une sortie pédagogique organisée par le Conseil national de transition et le ministère de la Culture. L’initiative, qui s’inscrit dans le programme des activités culturelles du mois de mars, vise à sensibiliser les jeunes à l’histoire nationale et à renforcer leur attachement au patrimoine malien.</em></strong></p>



<p>Dans le cadre des activités culturelles du mois de mars, une trentaine d’élèves de Bamako ont participé, samedi 14 mars 2026, à une sortie pédagogique à travers plusieurs sites emblématiques de la capitale malienne. L’initiative, organisée par le Conseil national de transition en partenariat avec le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, vise à renforcer l’éducation citoyenne et la connaissance du patrimoine national chez les jeunes. Une activité pleinement en phase avec «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>» décrétée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour la période 2026-2027.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-immersion-dans-l-histoire-de-bamako"><strong>Une immersion dans l’histoire de Bamako</strong></h2>



<p>Les monuments et places historiques de Bamako ont servi de salle de classe à ciel ouvert pour une trentaine d’élèves issus de l’École de la Poudrière, de l’École du Quartier Mali et du lycée Aminata Bâ.</p>



<p>Encadrée par Magma Gabriel Konaté, désigné parrain des activités culturelles du mois de mars par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, la sortie avait pour objectif de familiariser les jeunes générations avec les symboles historiques de la capitale malienne.</p>



<p>Tout au long de la journée, les élèves ont parcouru plusieurs lieux emblématiques, découvrant leur signification historique et leur rôle dans la construction de la mémoire collective du pays.</p>



<p>La délégation a entamé sa tournée par la Tour de l’Afrique, avant de se rendre successivement à la Place Sogolon, au Monument Kwame Nkrumah, à la Place Mamadou Konaté et à la Place Daniel Ouezzin Coulibaly.</p>



<p>La visite s’est achevée au Musée national du Mali, véritable centre de conservation et de valorisation du patrimoine culturel malien.</p>



<p>Durant toute la tournée, le guide Daouda Koné a assuré les explications historiques, en vue d’offrir aux élèves une plongée vivante dans l’histoire politique et culturelle du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-autorites-mobilisees-autour-de-l-education-culturelle"><strong>Les autorités mobilisées autour de l’éducation culturelle</strong></h2>



<p>L’événement a également enregistré la présence de représentants du ministère de la Culture. Le chef de cabinet du département, Salia Malé, représentait le ministre Mamou Daffé. Il était accompagné de la chargée de mission Fadimata Walet Aghatham.</p>



<p>Pour les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à rapprocher la jeunesse malienne de son patrimoine historique, afin de renforcer le sentiment d’appartenance nationale et le sens civique.</p>



<p>Au-delà de la simple visite touristique, cette sortie pédagogique s’inscrit dans une démarche éducative plus large. Elle vise à sensibiliser les élèves à l’importance des figures historiques et des symboles nationaux dans la construction de l’identité collective.</p>



<p>Dans un contexte où les autorités maliennes affirment leur volonté de placer la culture et l’éducation au cœur des politiques publiques, ce type d’initiative contribue à renforcer le lien entre éducation, mémoire et citoyenneté.</p>



<p>Pour les responsables culturels, transmettre l’histoire nationale aux jeunes générations constitue un levier essentiel pour bâtir une société consciente de son héritage et tournée vers l’avenir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/bamako-quand-les-eleves-partent-a-la-conquete-de-leur-histoire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21588</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Année de l’éducation et de la culture : Magma Gabriel Konaté, parrain du mois de mars appelle à la renaissance citoyenne</title>
		<link>https://saheltribune.com/annee-de-leducation-et-de-la-culture-magma-gabriel-konate-parrain-du-mois-de-mars-appelle-a-la-renaissance-citoyenne/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/annee-de-leducation-et-de-la-culture-magma-gabriel-konate-parrain-du-mois-de-mars-appelle-a-la-renaissance-citoyenne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 21:13:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Année de l’éducation et de la culture]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale Mali]]></category>
		<category><![CDATA[culture et développement]]></category>
		<category><![CDATA[Danbé]]></category>
		<category><![CDATA[débat citoyen Mali]]></category>
		<category><![CDATA[éducation civique]]></category>
		<category><![CDATA[Faso Baro Kènè]]></category>
		<category><![CDATA[identité culturelle malienne]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Maaya]]></category>
		<category><![CDATA[Magma Gabriel Konaté]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mémorial Modibo Keita]]></category>
		<category><![CDATA[politique culturelle Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs sociétales]]></category>
		<category><![CDATA[vivre-ensemble]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21490</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mémorial Modibo Keita accueille l'Année de l'éducation et de la culture, un événement culturel sous le thème important de l'éducation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em><strong>Le Mémorial Modibo Keita a abrité, ce vendredi 6 mars 2026, le premier « Faso Baro Kènè » de l’année. Ce débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales a été animé par l’artiste comédien et membre du CNT, Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027, proclamée Année de l’Éducation et de la Culture par  le Général d’Armée Assimi Goïta. La rencontre a été présidée par le chef de cabinet Dr Salia Malé, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture,  de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé.</strong>  </em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle-.jpeg"><img decoding="async" width="692" height="380" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle-.jpeg" alt="Magma Gabriel Konaté et Salia Mallé" class="wp-image-21494" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle-.jpeg 692w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle--300x165.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle--585x321.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Magma-Gabriel-Konate-et-Salia-Malle--600x329.jpeg 600w" sizes="(max-width: 692px) 100vw, 692px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027,  et Dr Salia Malé, chef de cabinet, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture,  de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, le 6 mars 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.  </figcaption></figure>
</div>


<p>Placée sous le thème « <em>Seko ni Donko : Mali Kura Jósen</em> », cette première édition a mis en lumière la nécessité de bâtir un nouveau Mali à travers l’éducation aux valeurs sociétales. Les échanges ont rappelé que tout changement durable doit passer par une transformation individuelle et collective. Pour construire le Mali nouveau, il faut d’abord former le Malien nouveau, conscient de son identité et de ses responsabilités, capable de porter les valeurs de cohésion et de solidarité.  </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-theme-qui-appelle-a-la-transformation"><strong>Un thème qui appelle à la transformation</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Faso Baro Kènè s’est affirmé comme un espace de débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales, à l’histoire et aux traditions (Maaya) du Mali. Il favorise la gestion de la diversité, l’éveil de conscience, la compréhension mutuelle, la promotion de la paix et du vivre-ensemble. Il contribue également au réveil patriotique des territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et des adultes, en vue d’une transformation sociale durable. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="669" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-1024x669.jpeg" alt="Lancement des activités de l'année" class="wp-image-21492" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-1024x669.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-300x196.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-768x502.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-585x382.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee-600x392.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Lancement-des-activites-de-lannee.jpeg 1076w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Assistance lors du premier « Faso Baro Kènè » de l’année de la Culture, le 6 mars 2026, au Mémorial Modibo Kéïta. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.  </figcaption></figure>



<p>Dans son intervention, Magma Gabriel Konaté a insisté sur la nécessité de bâtir un Mali fondé sur ses propres repères culturels. Selon lui, tout le monde aspire au changement, mais peu acceptent de se transformer eux-mêmes, ce qui freine la cohésion sociale. Il a dénoncé la perte d’identité culturelle et les effets de la colonisation arabe et occidentale, qui ont profondément modifié les repères traditionnels des Maliens. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-parrain-appelle-a-un-retour-aux-valeurs"><strong>Le parrain appelle à un retour aux valeurs</strong><strong></strong></h2>



<p>Le parrain a rappelé que le développement économique ne saurait être durable sans un socle culturel solide. Il a souligné l’importance de l’exemplarité familiale, où le père doit inspirer son fils et la mère sa fille. « <em>Celui qui est riche de la culture des autres est pauvre de sa propre culture </em>», a-t-il affirmé, invitant les Maliens à renouer avec leurs valeurs authentiques pour construire un avenir fondé sur leur propre identité.  </p>



<p>Les valeurs du Maaya et du Danbé ont été mises en avant comme piliers de cette refondation. L’intégrité, le respect du bien public, la parole donnée, le partage et l’humanisme à la malienne doivent redevenir les fondements de la société. Ces principes, selon Magma Gabriel Konaté, sont indispensables pour transformer durablement les comportements et renforcer la cohésion nationale. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="604" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--1024x604.jpeg" alt="Au lancement des activités de l'année de l'éducation et de lma culture" class="wp-image-21493" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--1024x604.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--300x177.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--768x453.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--585x345.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture--600x354.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/03/Au-lancement-des-activites-de-lannee-de-leducation-et-de-lma-culture-.jpeg 1071w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Assistance lors du premier « Faso Baro Kènè » de l’année de la Culture, le 6 mars 2026, au Mémorial Modibo Kéïta. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.  </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-espace-de-sensibilisation-pour-la-jeunesse"><strong>Un espace de sensibilisation pour la jeunesse</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Faso Baro Kènè se veut également un outil de sensibilisation pour les jeunes générations. En leur inculquant les valeurs civiques et culturelles, il contribue à former des citoyens responsables, capables de défendre l’intérêt général. L’éducation aux valeurs sociétales devient ainsi un levier essentiel pour préparer les adultes de demain et consolider la paix sociale. &nbsp;</p>



<p>Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale portée par l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027. Elle traduit la volonté des autorités de placer la culture et l’éducation au cœur du développement. En soutenant de telles activités, le gouvernement affirme son engagement à accompagner les initiatives citoyennes qui renforcent la cohésion et l’unité nationale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tribune-pour-eveiller-les-consciences"><strong>Une tribune pour éveiller les consciences</strong><strong></strong></h2>



<p>Ce premier Faso Baro Kènè s’est distingué par la richesse des échanges et la profondeur des réflexions partagées. Les participants ont mis en avant l’importance de l’éducation civique et culturelle comme levier de transformation sociale. L’événement a permis de rappeler que la refondation nationale ne peut se réaliser sans une prise de conscience collective, fondée sur les valeurs du Maaya et du Danbé, piliers de la cohésion et du vivre-ensemble au Mali. &nbsp;</p>



<p>Ainsi, le Faso Baro Kènè de mars 2026 s’est imposé comme une tribune citoyenne et culturelle, où la parole a servi de levier pour éveiller les consciences et rappeler l’importance des valeurs traditionnelles dans la refondation nationale. En plaçant la culture au cœur du développement, les organisateurs et les intervenants ont montré que le Mali nouveau ne pourra se construire qu’à travers un retour aux fondamentaux, portés par l’éducation et la responsabilité citoyenne.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/annee-de-leducation-et-de-la-culture-magma-gabriel-konate-parrain-du-mois-de-mars-appelle-a-la-renaissance-citoyenne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21490</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le président Goïta à la jeunesse : « la relève ne se décrète pas, elle se prépare »</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-president-goita-a-la-jeunesse-la-releve-ne-se-decrete-pas-elle-se-prepare/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/le-president-goita-a-la-jeunesse-la-releve-ne-se-decrete-pas-elle-se-prepare/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[avenir politique]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national de la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[discours présidentiel]]></category>
		<category><![CDATA[engagement des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[formation civique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[leadership africain]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Participation citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[relève générationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21287</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le général Assimi Goïta souligne l'importance de la jeunesse lors de son discours au Conseil national de la jeunesse au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, devant le Conseil national de la jeunesse du Mali, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a expliqué l&rsquo;importance de la formation des jeunes à leurs responsabilités futures. Entre formation, civisme et souveraineté intellectuelle, le dirigeant malien fait de la jeunesse la clé de voûte de l’avenir du Mali.</em></strong></p>



<p>Lors de la cérémonie officielle de présentation des vœux de Nouvel An du Conseil national de la jeunesse du Mali, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a livré un discours dense qui éclaire l’axe central de sa stratégie politique, qui est de faire de la jeunesse le levier principal de la refondation nationale. Derrière les formules protocolaires, la transmission des responsabilités ne saurait être improvisée. Elle exige un travail de formation, d’encadrement et d’investissement à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-erigee-en-pilier-de-la-refondation"><strong>Une jeunesse érigée en pilier de la refondation</strong></h2>



<p>D’emblée, le chef de l’État a salué « <em>la voix d’une jeunesse consciente, engagée, fière de son pays </em>», y voyant la preuve d’une génération prête à participer activement à la construction nationale. Dans un contexte sécuritaire et institutionnel fragile, cette reconnaissance publique dépasse l’exercice symbolique. Elle vise à légitimer le rôle politique des jeunes comme acteurs à part entière du projet d’État.</p>



<p>Le discours insiste sur leur participation aux initiatives de médiation sociale, de mobilisation citoyenne et de reconstruction, présentées comme autant de signes d’une maturité civique. L’objectif est de transformer la jeunesse en force structurante plutôt qu’en simple catégorie démographique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-former-avant-de-transmettre"><strong>Former avant de transmettre</strong></h2>



<p>Le passage le plus marquant du discours — « <em>la relève ne se décrète pas, elle se prépare </em>» — résume l’orientation stratégique des autorités de la transition. Cette phrase, qui sonne comme un principe doctrinal, renvoie à une conception graduelle du renouvellement des élites. La succession politique, sociale doit être précédée d’un investissement massif dans l’éducation, la formation technique et l’apprentissage civique.</p>



<p>Le président a détaillé plusieurs mesures présentées comme les instruments de cette préparation : renforcement de l’éducation aux valeurs républicaines, relance du service national des jeunes, modernisation des infrastructures scolaires et promotion de l’enseignement professionnel . À ces dispositifs s’ajoutent des programmes d’insertion et d’entrepreneuriat destinés à favoriser l’autonomie économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-education-et-la-culture-comme-horizon-politique"><strong>L’éducation et la culture comme horizon politique</strong></h2>



<p>Dans cette logique, les autorités ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture </em>», choix décrit comme « <em>un acte de solidarité </em>» fondé sur l’idée que le développement national repose d’abord sur la consolidation du capital humain . L’accent mis sur le savoir et la compétence traduit une volonté de déplacer le débat public. La souveraineté ne se limite plus aux enjeux militaires ou diplomatiques, mais s’enracine aussi dans la formation intellectuelle de la population.</p>



<p>Cette approche s’inscrit dans un discours plus large sur l’autonomie stratégique et la résilience nationale, dans lequel la jeunesse devient l’interface entre projet politique et transformation sociale.</p>



<p>Le chef de l’État a également mis en garde contre des dangers qu’il qualifie de nouveaux : manipulations informationnelles, campagnes de désinformation et stratégies d’influence visant à « <em>affaiblir le moral collectif</em> » . Il a appelé les jeunes à devenir des « <em>sentinelles de la vérité</em> ». La bataille de l’opinion est désormais un front stratégique à part entière.</p>



<p>Ce volet révèle une dimension sécuritaire élargie. La stabilité ne dépend plus seulement du contrôle territorial, mais aussi de la cohésion sociale et narrative.</p>



<p>Au-delà des annonces, le discours esquisse une philosophie du pouvoir. La transition ne doit pas seulement gérer l’urgence, mais préparer les conditions d’un futur État stable. La jeunesse y apparaît comme la charnière entre présent et avenir, entre refondation institutionnelle et projection historique.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/le-president-goita-a-la-jeunesse-la-releve-ne-se-decrete-pas-elle-se-prepare/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21287</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Elles viennent en cachette : confidences de femmes dans les bars de Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/elles-viennent-en-cachette-confidences-de-femmes-dans-les-bars-de-bamako/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/elles-viennent-en-cachette-confidences-de-femmes-dans-les-bars-de-bamako/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Bars à Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[controverses sociales]]></category>
		<category><![CDATA[discrétion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[dynamiques urbaines]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[espaces de détente]]></category>
		<category><![CDATA[établissements nocturnes]]></category>
		<category><![CDATA[femmes et liberté sociale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[loisirs urbains]]></category>
		<category><![CDATA[mœurs urbaines]]></category>
		<category><![CDATA[nuisances sonores]]></category>
		<category><![CDATA[quartiers de Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[salons de massage]]></category>
		<category><![CDATA[sociabilité nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[société malienne]]></category>
		<category><![CDATA[témoignages anonymes]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21284</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment les femmes dans les bars de Bamako naviguent entre les critiques et la convivialité au cœur de la capitale malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Dans la capitale malienne, Bamako, les bars et certains lieux des loisirs sont souvent per</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ç</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>us comme des foyers de désordre et de nuisances. Leur multiplication inqui</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>te de nombreux habitants qui dénoncent le bruit, les attroupements et les comportements jugé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s inappropri</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>és. Ces lieux sont associé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une perte de rep</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>res sociaux et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une dégradation de la tranquillité des quartiers. Pour beaucoup de riverains, ils incarnent davantage un probl</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>me qu</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>un espace de convivialité, nourrissant méfiance et critiques persistantes dans la capitale. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Au Mali, le secteur des loisirs et de l’hébergement connaît une concentration marquée&nbsp;à&nbsp;Bamako. La capitale malienne compte 629 hôtels, et 449 bars-restaurants/pâtisseries, selon les données officielles issues d’une&nbsp;étude réalisée en 2014 intitulée&nbsp;«&nbsp;<em>R</em><em>ô</em><em>le du partenariat public priv</em><em>é&nbsp;</em><em>pour le d</em><em>é</em><em>veloppement du secteur du tourisme au Mali</em><em>&nbsp;</em>». Plus de dix ans plus tard, ces données peuvent&nbsp;être en augmentation.&nbsp;</p>



<p>Plus difficile&nbsp;à&nbsp;quantifier, le secteur des salons de massage s’inscrit pourtant dans cette dynamique. Concentrés dans les quartiers centraux et résidentiels, ces&nbsp;établissements&nbsp;–&nbsp;souvent absents des statistiques officielles&nbsp;–&nbsp;prolifèrent&nbsp;à&nbsp;la faveur d’annonces en ligne et d’un bouche-à-oreille efficace.&nbsp;</p>



<p>Ces bars de quartier et salons proposant des prestations de&nbsp;«&nbsp;<em>bien-</em><em>ê</em><em>tre&nbsp;</em><em>»</em>&nbsp;aux contours parfois flous.&nbsp;Bamako voit&nbsp;donc&nbsp;émerger un&nbsp;écosystème de loisirs qui alimente&nbsp;à&nbsp;la fois l’économie urbaine et les controverses sociales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nuit-entre-agitation-et-exces"><strong>La nuit, entre agitation et excès</strong>  </h2>



<p>Les constats révélés mettent en lumière des perceptions divergentes. Une partie de la population tolère ces&nbsp;établissements comme une composante de la vie urbaine, tandis que d’autres les considèrent comme une menace pour la stabilité&nbsp;sociale. Les critiques portent sur les nuisances sonores, les attroupements et les comportements jugés immoraux. Cette diversité&nbsp;d’opinions traduit une tension persistante entre ceux qui voient ces lieux comme une&nbsp;échappatoire et ceux qui les rejettent comme une source de perturbations quotidiennes.</p>



<p>Vers 21 heures souvent même plutôt à&nbsp;18 heures, les bars commencent&nbsp;à&nbsp;se remplir, attirant une clientèle variée. Au quartier Baco Djiroconi Golf, ils sont nombreux ces établissements où éclats de voix et rires résonnent, séduisant une jeunesse qui vient prolonger ses soirées. Après avoir observé&nbsp;l’ambiance, nous croisons un habitué devant Arobase Night-Club qui raconte son expérience.&nbsp;«&nbsp;<em>Je viens réguli</em><em>è</em><em>rement pour me détendre. Ici, je retrouve mes amis et je profite de la nuit sans contrainte</em>&nbsp;», nous confie M.T, la quarantaine rencontrée à&nbsp;la sortie. &nbsp;</p>



<p>À quelques pas d’Arobase, Manhattan Night-Club attire aussi une clientèle différente. Les attroupements devant l’entrée et les conversations bruyantes donnent le ton. L’endroit est connu pour ses soirées animées et sa capacité à rassembler des groupes variés. Devant l’établissement, un jeune homme accepte de partager son ressenti.&nbsp;«&nbsp;<em>J</em><em>’</em><em>aime venir ici parce que c</em><em>’</em><em>est un lieu vivant. On y croise du monde et on partage des moments agréables&nbsp;</em>», raconte, L.D, un client fidèle de Manhattan d’une vingtaine d’années. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-r-eputation-controversee-et-nbsp-ambiance-festive"><strong>R</strong><strong>éputation controversée et</strong>&nbsp;<strong>ambiance festive</strong></h2>



<p>Certains espaces sont réputés pour leur ouverture permanente et leur fréquentation discrète. C’est le cas du Bar-Restaurant et chambres dites&nbsp;«&nbsp;<em>secr</em><em>è</em><em>tes</em>&nbsp;»&nbsp;Paradou, toujours&nbsp;à&nbsp;Baco Djicoroni Golf où&nbsp;les clients s’y retrouvent dans une atmosphère feutrée, loin des regards indiscrets. Devant l’entrée, un homme nous explique ce qui le pousse&nbsp;à venir.&nbsp;«&nbsp;<em>Je viens pour boire un verre et discuter. Pour moi, c</em><em>’</em><em>est un lieu comme les autres, un espace de détente accessible&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>toute heure</em>&nbsp;», raconte un D.B, un quinquagénaire rencontré sur place. &nbsp;</p>



<p>Un peu plus loin, une femme mariée dans la trentaine s’avance timidement, le visage partiellement couvert pour ne pas&nbsp;être reconnue. Elle accepte quand même de partager son ressenti, consciente de la discrétion nécessaire, mais décide de rester sous l’anonymat. &nbsp;«&nbsp;<em>Je viens en cachette, car je sais que cela choque. Pourtant, ces endroits me permettent de trouver une liberté que je n</em><em>’</em><em>ai pas ailleurs</em>&nbsp;», témoigne-t-elle. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-discr-etion-et-qu-e-te-de-liberte"><strong>Discr</strong><strong>étion et qu</strong><strong>ê</strong><strong>te de liberté</strong><strong></strong></h2>



<p>À partir de 23 heures, certains lieux comme Brique Rouge au Golf, deviennent des points de rendez-vous incontournables. Les clients y viennent pour boire, se détendre et profiter de la compagnie disponible. L’ambiance est marquée par les discussions animées et les éclats de voix. À&nbsp;l’intérieur, un habitué accepte de nous parler. «&nbsp;<em>Ici, chacun vient chercher ce qu</em><em>’</em><em>il veut selon ses envies</em>&nbsp;», confie J.P.D croisé dans la salle principale. &nbsp;</p>



<p>Les responsables affirment répondre&nbsp;à&nbsp;une demande réelle. L’établissement attire une clientèle variée et reste ouvert jusque tard dans la nuit. Devant le comptoir, le gérant, F.K, d’origine ivoirienne, nous explique son rôle. &nbsp;«&nbsp;<em>Nous accueillons une client</em><em>è</em><em>le vari</em><em>ée et nous faisons en sorte que chacun se sente&nbsp;</em><em>à l</em><em>’</em><em>aise&nbsp;</em>», explique-t-il. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-espaces-nocturnes-et-diversite-des-attentes"><strong>Espaces nocturnes et diversité des attentes</strong><strong></strong></h2>



<p>Comme&nbsp;à&nbsp;Baco Djicoroni Golf, d’autres établissements dont l’hôtel Dragon 2 de Faladié, accueillent une clientèle variée, parmi laquelle des femmes mariées venues partager un moment discret. Certaines se masquent pour ne pas&nbsp;être reconnues, cherchant&nbsp;à préserver leur image sociale. Devant l’entrée de Dragon 2, une femme mariée d’environ la quarantaine, accepte de témoigner. &nbsp;«&nbsp;<em>Je viens car mon mari est absent, mais je sais que cela choque. Ces lieux me permettent de respirer&nbsp;</em>», nous confie une S.B. &nbsp;</p>



<p>Les gérants insistent sur la convivialité et la discrétion qu’ils offrent&nbsp;à&nbsp;leurs clients. Sous le Comptoir&nbsp;à l’accueil, O.K, l’un d’eux nous explique sa vision. &nbsp;«&nbsp;<em>Nous offrons un espace de détente et de convivialité. Notre objectif est de satisfaire nos clients et de maintenir une ambiance respectueuse&nbsp;</em>», souligne-t-il. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convivialit-e-et-discretion-assume-es"><strong>Convivialit</strong><strong>é et discrétion assumé</strong><strong>es</strong><strong></strong></h2>



<p>Certains établissements situés en bordure de route comme l’hôtel Fleur de Thé qui se situe&nbsp;à&nbsp;une dizaine de mètres d’Arobase Night-Club au Golf et géré par un couple chinois, sont réputés pour leur fréquentation discrète et leur ouverture permanente. Chaque nuit, la devanture se transforme en véritable parking improvisé, envahi par une marée de motos et de véhicules. Un soir, aux environs de 20heures, nous avons approché un client qui a accepté de partager son expérience.&nbsp;«&nbsp;<em>Je viens parce que c</em><em>’</em><em>est ouvert&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>toute heure. On peut boire tranquillement et discuter sans&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre dé</em><em>rang</em><em>é », explique B.C, un quinquagénaire attablé en pleine conversation avec une jeune</em>&nbsp;dame. &nbsp;</p>



<p>Les employés jouent un rôle essentiel. Ils assurent la discrétion et veillent&nbsp;à répondre aux attentes des clients. Dans le Bar-Restaurant de l’hôtel Fleur de Thé, nous rencontrons A.M.K, une jeune serveuse qui nous confie son quotidien. «&nbsp;<em>Nous travaillons dans la discrétion. Certains clients viennent pour un simple verre, d</em><em>’</em><em>autres pour des moments plus personnels. Mais nous faisons notre travail et nous voulons&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre respecté</em><em>s&nbsp;</em>», raconte-t-il. &nbsp;</p>



<p>A Kalaban Coura, certains lieux dont le Bar Togouna restent des espaces de rencontre appréciés par une partie de la jeunesse. L’ambiance est marquée par les discussions animées et les éclats de voix. Devant l’entrée, un jeune homme accepte de nous parler. «&nbsp;<em>Je viens pour retrouver mes amis. C</em><em>’</em><em>est un lieu simple et convivial. Ici, chacun se sent libre de profiter de la nuit&nbsp;</em>», déclare A.K., la vingtaine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-salons-de-massage-et-leurs-zones-d-ombre"><strong>Les salons de massage et leurs zones d</strong><strong>’</strong><strong>ombre</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans plusieurs quartiers de la capitale malienne, Bamako, les salons de massage connaissent une expansion rapide, aux côtés des bars et autres lieux de loisirs. Officiellement présentés comme des espaces de détente et de soins corporels, certains établissements élargissent au-delà&nbsp;du cadre classique. A Baco Dicoroni ACI, nos recherches nous ont conduit vers&nbsp;«&nbsp;<em>Nikau&nbsp;</em><em>Massage</em><em>&nbsp;</em>», une praticienne d’origine sénégalaise qui, outre au salon, reçoit aussi chez elle, propose des prestations&nbsp;à&nbsp;domicile, avec une possibilité de proroger le service jusqu’à&nbsp;l’hôtel. F.D affectueusement appelée «&nbsp;<em>Nikau&nbsp;</em><em>Massage</em>&nbsp;»&nbsp;affirme&nbsp;: «&nbsp;<em>Je m</em><em>’</em><em>adapte aux besoins des clients, qu</em><em>’</em><em>ils souhaitent un massage classique ou qu</em><em>’</em><em>ils pré</em><em>f</em><em>è</em><em>rent un cadre plus discret, y compris&nbsp;</em><em>à l</em><em>’</em><em>hôtel&nbsp;</em>».</p>



<p>Cette flexibilité attire une clientèle variée, composée aussi bien que de personnes en quête de détente traditionnelle que de clients recherchant un cadre plus confidentiel.&nbsp;«&nbsp;<em>Ce qui me pla</em><em>î</em><em>t, c</em><em>’</em><em>est la liberté de choisir. Je peux décider du lieu, du type de massage et opter pour un cadre plus intime chez elle,&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>domicile et m</em><em>ême à l</em><em>’</em><em>hô</em><em>tel. Cette flexibilit</em><em>é me rassure et me donne envie de revenir</em><em>&nbsp;</em>», témoigne K.S., un client rencontré&nbsp;chez Nikau&nbsp;Massage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reflexion-collective"><strong>Vers une réflexion collective</strong><strong></strong></h2>



<p>Entre bars, hôtels discrets et salons de massage, Bamako voit se multiplier des espaces dont l’image officielle de convivialité et de détente cache souvent des pratiques ambiguës. Derrière les façades rassurantes, ces lieux deviennent parfois des foyers de dérives sociales, alimentant la débauche et exposant les jeunes générations&nbsp;à&nbsp;des influences nocives.&nbsp;</p>



<p>Face&nbsp;à&nbsp;cette réalité, l’inaction ne peut plus&nbsp;être une option. Il apparaît nécessaire que les autorités locales renforcent leur vigilance et mettent en place des mesures adaptées pour encadrer ces espaces. Sans mesures fermes, ces espaces continueront&nbsp;à&nbsp;fragiliser la cohésion sociale et&nbsp;à détourner leur vocation première de loisirs et de bien-être.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/elles-viennent-en-cachette-confidences-de-femmes-dans-les-bars-de-bamako/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21284</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Mali, une année dédiée à l’éducation et à la culture pour reconstruire le capital humain</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-une-annee-dediee-a-leducation-et-a-la-culture-pour-reconstruire-le-capital-humain/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-mali-une-annee-dediee-a-leducation-et-a-la-culture-pour-reconstruire-le-capital-humain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 14:59:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[année de l’éducation]]></category>
		<category><![CDATA[année de la culture]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[capital humain]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[culture africaine]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[État malien]]></category>
		<category><![CDATA[forces vives]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[identité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[patriotisme]]></category>
		<category><![CDATA[PNEV]]></category>
		<category><![CDATA[Politique éducative]]></category>
		<category><![CDATA[Programme national d’éducation aux valeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[réforme de l’école]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs nationales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21171</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le général Assimi Goïta annonce l'Année de l’éducation et de la culture, pour  renforcer les valeurs nationales durant les années à venir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’issue de la présentation des vœux du gouvernement, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a officiellement décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». C’est un tournant stratégique pour la refondation du système éducatif et la consolidation des valeurs nationales.</em></strong></p>



<p>Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, vient d’annoncer, ce jeudi 5 février 2026, la proclamation de l’« <em>Année de l’éducation et de la culture </em>» pour la période 2026-2027.</p>



<p>Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’Année de la culture décrétée en 2025 et vise à établir un lien structurant entre éducation, citoyenneté et identité nationale, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de refonder durablement l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-priorite-nationale-pour-reparer-et-reconstruire-l-ecole"><strong>Une priorité nationale pour réparer et reconstruire l’école</strong></h2>



<p>Cette nouvelle orientation doit permettre de « <em>panser les plaies du système éducatif malien </em>» tout en favorisant une meilleure appropriation des valeurs fondamentales par la jeunesse.</p>



<p>« <em>Dans le prolongement de l’élan de l’année de la culture, et conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ainsi qu’à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, je décrète la période 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture </em>», a déclaré Assimi Goïta devant l’ensemble des membres du gouvernement.</p>



<p>L’ambition affichée est de former « <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-national-d-education-aux-valeurs-au-coeur-du-dispositif"><strong>Le Programme national d’éducation aux valeurs au cœur du dispositif</strong></h2>



<p>La mise en œuvre intégrale du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV 2023-2027) pourrait constituer l’ossature de cette politique. Doté d’un budget global de 5,74 milliards de francs CFA, ce programme vise à renforcer l’éducation civique, morale et patriotique du primaire à l’université.</p>



<p>Il prévoit notamment : la création d’espaces d’éveil citoyen dans les établissements scolaires, le soutien à l’autorité parentale, le renforcement des capacités des enseignants et des acteurs institutionnels, une meilleure intégration des valeurs culturelles dans les curricula.</p>



<p>Les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en coordination avec le ministère de la Culture, sont désormais chargés de piloter cette réforme ambitieuse dans une dynamique de synergie gouvernementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-socle-de-la-cohesion-nationale"><strong>La culture comme socle de la cohésion nationale</strong></h2>



<p>Le président de la transition a également insisté sur le rôle central de la culture dans la construction de la souveraineté et de l’unité nationale.</p>



<p>« <em>La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté </em>», a-t-il souligné, appelant à intensifier les actions de revitalisation culturelle dans l’ensemble des régions du pays.</p>



<p>Pour les autorités, il s’agit de faire de l’éducation et de la culture deux piliers complémentaires d’un même projet de société, capable de répondre aux défis sécuritaires, sociaux et identitaires auxquels le Mali est confronté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-nationale-attendue"><strong>Une mobilisation nationale attendue</strong></h2>



<p>Le général Assimi Goïta a enfin appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les collectivités territoriales, les familles, les communautés éducatives, le secteur privé et les partenaires au développement.</p>



<p>L’Année de l’éducation et de la culture se veut ainsi un cadre fédérateur pour engager un effort national en faveur du capital humain, présenté par le chef de l’État comme « <em>la condition première de la prospérité partagée </em>».</p>



<p>À travers cette décision, les autorités maliennes entendent poser les bases d’une école rénovée et d’une société réconciliée avec ses valeurs, dans une perspective de stabilité et de développement à long terme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-mali-une-annee-dediee-a-leducation-et-a-la-culture-pour-reconstruire-le-capital-humain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21171</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Exploitation minière au Mali : l’enfer des mines artisanales raconté par un employé</title>
		<link>https://saheltribune.com/exploitation-miniere-au-mali-lenfer-des-mines-artisanales-raconte-par-un-employe/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/exploitation-miniere-au-mali-lenfer-des-mines-artisanales-raconte-par-un-employe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[chômage des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Conditions de travail]]></category>
		<category><![CDATA[conditions sanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[droits des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation humaine]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation minière au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Kayes]]></category>
		<category><![CDATA[migration interne]]></category>
		<category><![CDATA[mines artisanales]]></category>
		<category><![CDATA[or artisanal]]></category>
		<category><![CDATA[orpaillage]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté rurale]]></category>
		<category><![CDATA[précarité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Prokoto]]></category>
		<category><![CDATA[Sadiola]]></category>
		<category><![CDATA[salaires précaires]]></category>
		<category><![CDATA[secteur minier]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[travail informel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21119</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'exploitation minière artisanale au Mali attire de nombreux jeunes. Explorez les défis et les réalités de cette ruée vers l'or.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Depuis quelques années, l</em></strong>’<strong><em>exploitation minière a pris de l</em></strong>’<strong><em>ampleur au Mali. Ce phénomène a entraîné une ruée vers les localités dont le sous-sol est susceptible de regorger de minerais, notamment l</em></strong>’<strong><em>or. Beaucoup de jeunes hommes et femmes migrent vers ces zones pour en chercher. Peu d</em></strong>’<strong><em>entre eux y gagnent réellement leur vie, malgré un travail effectué dans des conditions d</em></strong>’<strong><em>enfer. Un jeune employé rencontré dans le village de Prokoto en témoigne.</em></strong></p>



<p>Au Mali, il existe trois types de mines : les mines industrielles, les mines semi-industrielles et les mines artisanales. Le premier type, au nombre de quatorze, est tenu par de grandes compagnies internationales en collaboration avec l’État. Les mines semi-industrielles utilisent des matériels et outils classiques et sont majoritairement exploitées par des expatriés, notamment des Chinois. Quant aux mines artisanales, elles appartiennent à des nationaux qui utilisent des moyens rudimentaires et emploient toute catégorie de personnes, sans qualification professionnelle en la matière.</p>



<p>Malheureusement, beaucoup de jeunes se retrouvent dans ces mines artisanales, travaillant dans des conditions très dures dépassant l’entendement humain. Les horaires légaux de travail, le montant légal des salaires, la prise en charge sécuritaire et sanitaire, entre autres, ne sont jamais respectés.</p>



<p>Pour corroborer cet état de fait, A.K., un employé, se met à table. Ayant quitté son travail de tailleur dans son village de Somo, dans le cercle de San, notre interlocuteur s’est retrouvé dans une mine artisanale à Prokoto, un village situé à 17 km de la mine industrielle de Sadiola, elle-même située à 80 km de Kayes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ami-qui-m-a-fait-miroiter-le-reve-d-etre-riche"><strong>Un ami qui m</strong>’<strong>a fait miroiter le rêve d’être riche</strong></h2>



<p>« <em>J</em>’<em>ai séjourné à Bamako pendant près de quatre ans pour apprendre le métier de tailleur. Après avoir acquis des connaissances dans ce métier, mon oncle chez qui je logeais m</em>’<em>a acheté une machine à coudre et m</em>’<em>a demandé d</em>’<em>aller l</em>’<em>installer au village</em> », nous dit A.K. dès l’entame de notre entretien.</p>



<p>Au village, le jeune A.K., âgé d’une trentaine d’années, avait acquis une notoriété en qualité de tailleur, car il était pratiquement le seul. Deux ans plus tard, après son retour au village, il décide de rassembler toutes ses économies pour se rendre à Prokoto, une zone minière.</p>



<p>« <em>C</em>’<em>est un ami originaire d</em>’<em>un village voisin du mien qui m</em>’<em>a entraîné dans cette aventure. De retour des mines, cet ami venait souvent discuter dans mon atelier. Il m</em>’<em>a fait rêver : il avait construit une nouvelle maison pour sa famille, acheté des bœufs de labour pour son père et possédait une grosse mobylette </em>“<em>Sanili”. Quelques temps après, il est malheureusement décédé suite à une maladie dont personne ne connaît l</em>’<em>origine</em> », raconte A.K.</p>



<p>Arrivé sur place après un périple périlleux et coûteux, le jeune tailleur dépose ses valises à Prokoto. Auparavant, il avait séjourné à Kayes chez une connaissance. C’est au cours de ce séjour qu’il croise un recruteur pour une mine artisanale, par l’intermédiaire d’une personne fréquentant la famille de son logeur.</p>



<p>Deux jours après, il quitte Kayes pour Sadiola sans aviser son hôte. Là, il passe une nuit avant de se rendre au village, embarqué sur une moto-taxi assurant le trajet Sadiola–Prokoto.</p>



<p>Sur place, il appelle par téléphone la personne indiquée par le recruteur, qui vient à sa rencontre.</p>



<p>« <em>C’était un mercredi aux environs de 15 heures que mon futur patron est venu me chercher. Après les salutations d</em>’<em>usage, il m</em>’<em>embarque sur une grosse moto à destination d</em>’<em>une colline où se trouve la mine artisanale. Et ce même jour, j</em>’<em>ai commencé à travailler sans avoir au préalable discuté des conditions de travail (salaire, avantages, sécurité, etc.) </em>», indique-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-horaires-de-travail-insoutenables"><strong>Des horaires de travail insoutenables</strong></h2>



<p>A.K. affirme que sa toute première journée de travail a consisté à transporter, à l’aide d’une brouette et d’une pelle, de la boue issue de la carrière d’un endroit à un autre distant d’environ 600 mètres.</p>



<p>« <em>Même la nuit tombée, je continuais à travailler avant d’être autorisé par le chef d’équipe à prendre une pause d</em>’<em>une demi-heure, au cours de laquelle il m</em>’<em>a offert à manger et à boire en compagnie des autres employés, qui sont au nombre de douze</em> », raconte-t-il d’une voix cassée.</p>



<p>D’après lui, les employés présents étaient méconnaissables tant ils transpiraient et étaient couverts de boue et de poussière. Il poursuit en précisant qu’ils avaient le torse nu.</p>



<p>Aux environs de 2 heures du matin, leur équipe a été remplacée par une autre, et le chef d’équipe leur a donné rendez-vous pour le matin à 6 heures. Ainsi, dit-il, ils ont regagné les hangars en bois couverts de bâches en plastique noir servant de dortoirs.</p>



<p>« <em>Nous dormons à même le sol sur des bâches noires, souvent à quatre voire cinq sur un espace d</em>’<em>au moins 10 m²</em> », souligne A.K.</p>



<p>Le lendemain, avant de partir à la carrière, le patron est venu lui remettre son emploi du temps : travailler pendant une semaine, y compris le dimanche et les jours fériés, de 6 heures à 18 heures, puis la semaine suivante de 18 heures à 6 heures du matin.</p>



<p>« <em>Depuis bientôt deux ans, je vis dans ces conditions infernales de travail, tout comme les autres employés parmi lesquels figurent des étrangers originaires du Burkina Faso, du Togo et même du Bénin</em> », ajoute-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-remunerations-au-compte-goutte"><strong>Des rémunérations au compte-goutte</strong></h2>



<p>Une semaine après avoir commencé à travailler, A.K. ose demander au chef d’équipe les conditions salariales. En réponse, celui-ci lui rétorque qu’il ne gère pas cette question et qu’il doit attendre le patron.</p>



<p>Deux jours passent. Une nuit, lors du passage du patron venu voir un employé malade, A.K. l’interpelle. Celui-ci lui répond violemment : « <em>La nourriture et l</em>’<em>eau que toi et les autres consommez sont prises en charge par moi. </em>»</p>



<p>Après cette menace, le patron l’invite à s’écarter du regard des autres. « I<em>ci, les rémunérations se font sur la base de ce que l</em>’<em>on gagne comme pépites d</em>’<em>or. À chaque minerai obtenu, la moitié revient aux employés et l</em>’<em>autre moitié à moi-même. </em>»</p>



<p>En entendant ces propos, le jeune tailleur confie qu’il a failli faire une crise. Sentant sa désolation, le patron lui dit toutefois qu’il peut lui prêter, de temps en temps, de l’argent à rembourser chaque fois qu’il y aura des pépites d’or.</p>



<p>« <em>Depuis mon arrivée, nous avons obtenu de l</em>’<em>or au moins trois fois. Malheureusement, une grande partie de ce que j</em>’<em>ai gagné comme rémunération a servi à rembourser les dettes du patron</em> », affirme A.K.</p>



<p>Il explique qu’il ne peut pas rentrer au village avec une économie qui dépasse à peine ce qu’il gagnait lorsqu’il était tailleur.</p>



<p>Et de conclure qu’il a été trompé par son ami : « <em>Je regrette amèrement d’être venu ici. Je conseille à tous les jeunes qui veulent s</em>’<em>aventurer dans cette voie de bien s</em>’<em>informer avant de prendre la route des zones minières </em>», nous dit A.K., la tête baissée, les larmes presque aux yeux.</p>



<p>Certes, l’orpaillage traditionnel au Mali joue un rôle socio-économique important. Il procure des revenus à de nombreuses communautés, contribuant à leur subsistance et à l’amélioration de leurs conditions de vie, tout en étant une source de revenus pour l’État. Cependant, il soulève de graves questions, notamment celle de la surexploitation silencieuse des employés, majoritairement des jeunes.</p>



<p><strong>Nianacoro&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/exploitation-miniere-au-mali-lenfer-des-mines-artisanales-raconte-par-un-employe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21119</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Villages sans jeunes : qui reste quand l’avenir part ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/villages-sans-jeunes-qui-reste-quand-lavenir-part/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/villages-sans-jeunes-qui-reste-quand-lavenir-part/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 07:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[développement rural]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora]]></category>
		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
		<category><![CDATA[féminisation du travail]]></category>
		<category><![CDATA[femmes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance locale]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités territoriales]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[migration interne]]></category>
		<category><![CDATA[monde rural]]></category>
		<category><![CDATA[orpaillage]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[rupture intergénérationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[transferts migratoires]]></category>
		<category><![CDATA[transmission des savoirs]]></category>
		<category><![CDATA[travail agricole]]></category>
		<category><![CDATA[villages maliens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21111</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'exode rural n'est pas qu'une absence, c'est une nouvelle norme. Découvrez son effet sur les anciennes structures villageoises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Ils sont partis vers les villes, les mines d’or ou l’étranger. Dans les villages maliens, l’absence des jeunes n’est plus une parenthèse mais une nouvelle norme. Ce vide recompose en profondeur le pouvoir, le travail et la transmission, laissant aux femmes, aux anciens et aux enfants la charge de faire tenir un monde rural sous perfusion migratoire.</em></strong></p>



<p>D’après le rapport de l’ONU sur l’urbanisation mondiale, <em>World Urbanization Prospects</em>, publié le 18 novembre 2025, 81 % de la population mondiale vit en zone urbaine en 2025, contre 55 % dans le précédent rapport de 2018. Selon ces travaux, 45 % de la population mondiale réside dans de grands centres urbains, dont la majorité compte moins de 250 000 habitants, tandis que 36 % vit dans de plus petites villes. Les 19 % restants demeurent en milieu rural, souligne l’hebdomadaire britannique citant le rapport.</p>



<p>Les dynamiques de cette urbanisation varient fortement selon les régions du monde. En Asie, l’exode rural constitue le principal moteur, les populations quittant les campagnes pour poursuivre des études supérieures ou accéder à l’emploi. En Europe et en Amérique du Nord, la croissance des villes est surtout alimentée par la migration internationale. En Afrique subsaharienne, en revanche, l’augmentation de la population urbaine s’explique avant tout par un taux de natalité supérieur au taux de mortalité.</p>



<p>Quand les jeunes partent, le village ne meurt pas. Il se transforme. Il se recompose autour de ceux qui restent, de l’argent qui revient, et de liens désormais entretenus à distance. Au Mali, plus d’une personne sur deux vit encore en milieu rural, mais cette réalité statistique masque une mutation profonde : dans de nombreux villages, la jeunesse active a déserté l’espace local pour rejoindre Bamako, les sites d’orpaillage ou les routes de la migration régionale et transsaharienne. Ce qui était autrefois un passage saisonnier est devenu une structure sociale durable.</p>



<p>L’exode rural ne vide pas seulement les villages, il redéfinit le pouvoir, le travail et la mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qui-tient-encore"><strong>Qui tient encore ?</strong></h2>



<p>Dans les campagnes maliennes, ce sont d’abord les anciens qui restent. Ils détiennent la mémoire, incarnent l’autorité coutumière, arbitrent les conflits et gardent la parole collective. Mais leur pouvoir est désormais dissocié de la force de travail. « <em>Nous gardons les champs, mais nos forces sont parties </em>», nous résume un chef de village, dans la région de Dioïla.</p>



<p>À leurs côtés, les femmes tiennent l’essentiel. Elles assurent la production vivrière, l’éducation des enfants, le petit commerce, parfois même la gestion informelle du foncier et des récoltes. Dans des villages où les hommes de 18 à 35 ans sont absents une grande partie de l’année, l’organisation quotidienne est massivement féminisée, sans que cette réalité ne se traduise par une reconnaissance institutionnelle. Les femmes portent la survie économique, mais restent largement exclues des espaces formels de décision.</p>



<p>Les enfants, enfin, grandissent dans cet entre-deux. Ils apprennent très tôt que l’horizon ne se situe pas nécessairement là où ils sont nés. Le départ devient une norme avant même l’enracinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ceux-qui-travaillent-ne-sont-pas-forcement-ceux-qui-decident-nbsp"><strong>Ceux qui travaillent ne sont pas forcément ceux qui décident&nbsp;</strong></h2>



<p>Le pouvoir villageois ne se limite plus au chef et au conseil des anciens. Il circule désormais avec l’argent et la mobilité. Les transferts financiers des migrants – plusieurs centaines de milliards de francs CFA chaque année – ont profondément modifié les équilibres locaux. Celui qui finance un forage, une salle de classe, une mosquée ou une moto-pompe agricole exerce une influence décisive, même à distance.</p>



<p>Ainsi se met en place une gouvernance éclatée, où la décision se négocie entre tradition locale et contributions extérieures. Les jeunes partis continuent de peser sur les choix collectifs depuis Bamako, Abidjan ou plus loin encore. Le village devient un espace administré à plusieurs niveaux, où l’autorité symbolique reste sur place tandis que le pouvoir financier circule.</p>



<p>Le Mali demeure un pays majoritairement rural, mais ceux qui travaillent effectivement la terre ne sont plus ceux qui la travailleront demain. L’agriculture repose de plus en plus sur les femmes, les jeunes restés faute d’alternative, et les anciens encore valides. Les champs sont parfois abandonnés, parfois sous-exploités, parfois entretenus en attendant un retour hypothétique.</p>



<p>Le travail rural se fragmente : agriculture saisonnière, petits métiers informels, migration temporaire, projets financés par les remises. Cette diversification permet de survivre, mais fragilise la continuité productive. Le village ne produit plus seulement pour se nourrir : il produit pour rester connecté à ceux qui sont partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transmission-intergenerationnelle-serieusement-entamee-nbsp"><strong>La transmission intergénérationnelle sérieusement entamée&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, ce qui disparaît le plus lentement – mais le plus sûrement – ce sont les savoirs. La transmission intergénérationnelle, autrefois fondée sur la proximité quotidienne, se délite. Les initiations, les gestes agricoles, les récits fondateurs, l’apprentissage des métiers traditionnels se raréfient.</p>



<p>La mémoire n’est pas effacée, mais déplacée. Elle circule désormais par téléphone, messages vocaux, appels vidéo. Les anciens parlent à des jeunes absents. Les normes se négocient à distance. Le village se souvient sans toujours pouvoir transmettre pleinement.</p>



<p>Il ne s’agit pas de folklore perdu, mais d’une rupture intergénérationnelle silencieuse, aux conséquences durables sur l’identité rurale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-tensions-invisibles"><strong>Les tensions invisibles</strong></h2>



<p>L’exode rural n’est pas une success story unanime. Il génère des jalousies autour des envois d’argent, des soupçons à l’égard de ceux qui ne partent pas, une dévalorisation sociale des jeunes restés. Les femmes, souvent seules pendant de longues périodes, subissent contrôles et rumeurs. Le village, loin d’être apaisé, devient parfois un espace de tensions feutrées, où chacun dépend de quelqu’un qui n’est pas là.</p>



<p>Si les villages ne sont plus peuplés de jeunes, à qui appartiendra demain le monde rural malien ? À ceux qui restent sans pouvoir partir ? À ceux qui décident depuis ailleurs ?&nbsp;</p>



<p>Le véritable exode n’est peut-être pas celui des corps, mais celui de l’avenir. Tant que le village ne sera pensé que comme un lieu de départ – et non comme un espace d’opportunités, de droits et de projection – il continuera de se vider de sa jeunesse, tout en survivant grâce à elle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/villages-sans-jeunes-qui-reste-quand-lavenir-part/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21111</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
