<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des jeunesse et internet &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/jeunesse-et-internet/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/jeunesse-et-internet/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Wed, 24 Jun 2026 14:54:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des jeunesse et internet &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/jeunesse-et-internet/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Désinformation sexuelle : comment les écrans façonnent les croyances des enfants </title>
		<link>https://saheltribune.com/desinformation-sexuelle-comment-les-ecrans-faconnent-les-croyances-des-enfants/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/desinformation-sexuelle-comment-les-ecrans-faconnent-les-croyances-des-enfants/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[algorithmes]]></category>
		<category><![CDATA[consentement et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[contenus sexuels en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>
		<category><![CDATA[dangers de la pornographie précoce]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[développement de l’enfant]]></category>
		<category><![CDATA[éducation affective]]></category>
		<category><![CDATA[éducation aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[éducation sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[exposition précoce à la sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[fake news sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[impact des réseaux sociaux sur la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[influence des écrans sur les enfants]]></category>
		<category><![CDATA[information et vérité]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse et internet]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Popper]]></category>
		<category><![CDATA[médias numériques]]></category>
		<category><![CDATA[parentalité numérique]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie de Karl Popper]]></category>
		<category><![CDATA[pornographie en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de l’enfance]]></category>
		<category><![CDATA[protection des mineurs en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[santé sexuelle des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité des adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[télévision et démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[transmission des valeurs aux enfants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23080</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’ère des réseaux sociaux et de la pornographie en ligne, il devient urgent d’éclairer sur les mécanismes de la désinformation sexuelle qui touchent plus particulièrement les enfants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bien avant l’aliénation numérique, des penseurs avaient déjà alerté sur les dangers de la télévision pour la compréhension de la sexualité. À l’ère des réseaux sociaux et de la pornographie en ligne, il devient urgent d’éclairer sur les mécanismes de la désinformation sexuelle qui touchent plus particulièrement les enfants.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que les gouvernements européens et africains cherchent à mieux protéger les mineurs face aux dérives des plateformes numériques, une autre bataille se joue dans le silence des chambres d&rsquo;enfants. Celle de la construction des imaginaires amoureux et sexuels à travers des images omniprésentes qui, souvent, informent mal, déforment la réalité et remplacent la parole des adultes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que Popper avait vu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose d&rsquo;inquiétant dans la continuité entre ce que Karl Popper écrivait en 1994 dans&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/4eGJY9F">La Télévision : un danger pour la démocratie</a></em>&nbsp;et ce que nos enfants vivent aujourd&rsquo;hui devant leurs écrans — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un téléviseur, d&rsquo;un smartphone ou d&rsquo;une tablette. Ce que le philosophe autrichien avait diagnostiqué comme une déformation de la réalité sexuelle par la télévision est devenu, avec l&rsquo;avènement d&rsquo;internet, une pandémie silencieuse qui frappe les plus jeunes avant même qu&rsquo;ils aient les mots pour la nommer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1987, deux tiers des adultes interrogés estimaient déjà que la&nbsp;<a href="https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000134889">télévision influençait</a>&nbsp;l&rsquo;activité sexuelle des jeunes et qu&rsquo;elle ne donnait pas une image réaliste ni objective de la sexualité. Popper en tirait une double conclusion implacable : la «&nbsp;<em>télévision déforme la sexualité</em>&nbsp;» parce qu&rsquo;elle en donne une image fausse, et parce qu&rsquo;elle prive les jeunes de toute information sur la «&nbsp;<em>diversité des comportements amoureux</em>&nbsp;» et des choix qui s&rsquo;offrent à eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse, formulée il y a trente ans à propos du petit écran, vaut désormais mille fois plus à l&rsquo;ère des plateformes numériques, où les contenus à caractère sexuel explicite sont accessibles à tout enfant disposant d&rsquo;une connexion internet et de quelques minutes de curiosité. Là où la télévision de 1987 distordait, les algorithmes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui saturent, submergent, normalisent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une initiation confisquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mon roman&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/4xN7OcA">Fatoma : Le Broussard</a></em>, je décris la scène fondatrice de l&rsquo;éveil sexuel du jeune Fatoma : un soir ordinaire, le père regarde un film de guerre à la télévision. Il tient la télécommande d&rsquo;une main jalouse, prêt à couper toute scène jugée obscène — il lui arrive même de découper, au sens propre, les parties de cassette correspondant aux séquences inappropriées. Mais ce soir-là, la fatigue l&#8217;emporte. Quelques minutes d&rsquo;un film suffisent. L&rsquo;enfant découvre ce qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais imaginé : l&rsquo;acte charnel, la fusion des corps. En une nuit, toute sa vision de l&rsquo;amour bascule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce moment romanesque n&rsquo;est pas une anecdote. Il est une métaphore exacte de ce que vivent des millions d&rsquo;enfants, que leurs parents soient vigilants ou non. La question n&rsquo;est plus de savoir si l&rsquo;enfant sera exposé, mais quand, dans quel contexte, et avec quels outils pour décoder ce qu&rsquo;il voit. Fatoma n&rsquo;en avait aucun. Il croyait, avant cette nuit, que faire l&rsquo;amour consistait à s&rsquo;allonger sur son partenaire en imitant des mouvements de piston. Personne ne lui avait appris autrement. La télévision l&rsquo;a instruit à sa façon — c&rsquo;est-à-dire mal, vite, et sans nuance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mensonge de l&rsquo;image</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l&rsquo;écran enseigne sur la sexualité est presque toujours un mensonge. Un mensonge par omission, d&rsquo;abord : on ne montre ni l&rsquo;intimité émotionnelle, ni la vulnérabilité, ni le consentement, ni les doutes, ni l&rsquo;apprentissage mutuel qui constituent l&rsquo;essentiel de la vie amoureuse réelle. Un mensonge par exagération ensuite : les corps représentés sont standardisés, les performances codifiées, les rapports de pouvoir banalisés. Un mensonge par répétition enfin : à force de voir les mêmes représentations, l&rsquo;enfant les intègre comme une norme, sans jamais avoir reçu les clés critiques pour les questionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper soulignait que la télévision ne nous apprenait rien sur la «&nbsp;<em>diversité des comportements amoureux&nbsp;</em>» ni sur les choix qui s&rsquo;offrent à nous. C&rsquo;est précisément cette lacune qui est dangereuse. L&rsquo;enfant ne voit pas des amours multiples, des désirs variés, des relations construites dans le respect. Il voit un modèle unique, répété jusqu&rsquo;à l&rsquo;évidence, qui lui dit : c&rsquo;est comme ça que ça marche. Rien d&rsquo;autre n&rsquo;existe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La honte comme seul compagnon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Fatoma : Le Broussard</em>, l&rsquo;éveil sexuel du personnage s&rsquo;accompagne aussitôt de honte et de culpabilité. Il découvre la masturbation seul, dans sa chambre, sans comprendre ce qui lui arrive. Il ne sait pas si ce qu&rsquo;il ressent est normal. Il ignore si c&rsquo;est du sang, de l&rsquo;urine, ou autre chose. Personne ne lui a expliqué. Pas son père, trop absent à lui-même et trop prompt aux punitions. Pas sa mère, dont la tendresse ne pouvait franchir certains silences. Pas l&rsquo;école, qui n&rsquo;abordait pas ces questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette solitude de l&rsquo;enfant face à son corps en train de se transformer est universelle. Elle traverse les classes sociales, les cultures, les continents. Et dans ce vide, l&rsquo;image s&rsquo;engouffre — sans garde-fou, sans traduction, sans accompagnement adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que Popper n&rsquo;avait peut-être pas entièrement mesuré : la télévision ne fait pas que déformer, elle remplace. Elle occupe l&rsquo;espace laissé vacant par les adultes silencieux, les parents qui ne savent pas comment parler, les enseignants qui esquivent. Dans les sociétés où l&rsquo;éducation sexuelle est absente ou insuffisante, l&rsquo;écran devient le seul pédagogue disponible. Et c&rsquo;est un pédagogue menteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que nous devons aux enfants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans après Popper, à l&rsquo;heure où un enfant de dix ans peut accéder en quelques clics à des contenus pornographiques bien plus explicites que ce que la télévision de 1987 aurait jamais osé diffuser, la question ne peut plus être esquivée. Que disons-nous aux enfants sur la sexualité ? Que leur donnons-nous comme grille de lecture pour distinguer la réalité de la mise en scène, le désir de la contrainte, l&rsquo;amour de la performance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse honnête est : pas grand-chose. Ni la famille, souvent paralysée par la gêne ou les tabous culturels et religieux, ni l&rsquo;école, qui traite encore l&rsquo;éducation à la sexualité comme une matière optionnelle ou scandaleuse, ne font le travail que les écrans, eux, font sans relâche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoma, le personnage de mon roman, grandit dans un village fictif du Sahel, dans une République imaginaire appelée Zanzane. Mais ses désarrois face à son corps, ses premières émotions confuses, sa honte solitaire et ses erreurs d&rsquo;interprétation, des millions d&rsquo;enfants réels les vivent en ce moment même, partout dans le monde. Ce n&rsquo;est pas un problème africain, ni un problème des pauvres, ni un problème d&rsquo;une époque révolue. C&rsquo;est un problème de notre présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que nous devons aux enfants, c&rsquo;est exactement ce que Popper réclamait : non pas la censure — il était trop libéral pour ça —, mais la transmission. Leur donner les mots, les concepts, les repères pour comprendre ce qu&rsquo;ils voient. Leur apprendre que la diversité des désirs existe, que le consentement se construit, que la sexualité n&rsquo;est pas un spectacle mais une relation. Leur montrer que l&rsquo;écran ment, et pourquoi il ment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de cela, nous laissons l&rsquo;image faire l&rsquo;éducation à notre place. Et l&rsquo;image, comme Popper et bien d’autres penseurs, l&rsquo;avaient compris bien avant nous, n&rsquo;est pas désintéressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/desinformation-sexuelle-comment-les-ecrans-faconnent-les-croyances-des-enfants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23080</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
