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	<title>Archives des Jeune Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Guerre de l’information : comment les médias sont devenus des instruments de pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 07:54:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Suspension de médias français au Niger, guerre des récits au Sahel, influence politique et économique : enquête sur l’information devenue une arme géopolitique mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du Sahel aux capitales occidentales, la liberté de la presse se fracasse sur les mêmes écueils : le pouvoir politique, l&rsquo;argent et les agendas cachés. La suspension de neuf médias français au Niger par les autorités de la transition en mai 2026 n&rsquo;est que le dernier épisode d&rsquo;une guerre de l&rsquo;information qui ne dit pas son nom — et dans laquelle aucun camp ne peut se prévaloir d&rsquo;une innocence totale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Niger, neuf médias français viennent d&rsquo;être suspendus par décret. France 24, RFI, l&rsquo;AFP, TV5 Monde, Jeune Afrique — des noms familiers à des millions d&rsquo;Africains — rayés des écrans et des ondes du jour au lendemain. Les autorités militaires invoquent des contenus «&nbsp;<em>menaçant l&rsquo;ordre public</em>&nbsp;». RSF crie à la censure. Mais derrière ce bras de fer sahélien se joue quelque chose de beaucoup plus vaste : la bataille mondiale pour le contrôle du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Niger n&rsquo;est pas seul. Au Mali, au Burkina Faso, ces mêmes médias sont suspendus depuis des mois, accusés de traitement tendancieux de l&rsquo;actualité. Et si ces régimes militaires sont souvent épinglés par les organisations de défense de la presse, une question plus inconfortable mérite d&rsquo;être posée : les médias qu&rsquo;ils censurent sont-ils eux-mêmes entièrement libres ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;information comme terrain de guerre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2022, Emmanuel Macron l&rsquo;a dit sans détour devant ses ambassadeurs : la France est engagée dans une «&nbsp;<em>guerre informationnelle</em>&nbsp;» en Afrique. Il a explicitement mentionné France Médias Monde — RFI, France 24 — comme instrument stratégique pour contrer « les&nbsp;<em>narratifs russe, chinois ou turc</em>&nbsp;» sur le continent. Cette déclaration, passée relativement inaperçue en Europe, a résonné comme une confirmation dans de nombreuses capitales africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a surtout mis en lumière une réalité que les analystes des médias décrivent depuis des décennies : l&rsquo;information n&rsquo;est jamais neutre. Elle est le produit de rapports de pouvoir, de stratégies d&rsquo;influence, de logiques économiques et politiques qui conditionnent ce qui est dit, ce qui est tu, et surtout, comment les faits sont présentés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des médias pris en étau entre politique et argent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le linguiste Noam Chomsky et Edward Hermann, dans&nbsp;<em>la Fabrication de l’information&nbsp;: de la propagande médiatique en démocratie</em>, l&rsquo;avaient théorisé bien avant l&rsquo;ère numérique : les médias jouent fréquemment «&nbsp;<em>le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent</em>&nbsp;». Cette influence ne s&rsquo;exerce pas nécessairement par des injonctions directes. Elle opère de manière structurelle, à travers la sélection du personnel éditorial, l&rsquo;intériorisation de normes professionnelles compatibles avec les intérêts dominants, et la dépendance aux annonceurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, le journaliste Laurent Mauduit dresse un constat similaire dans&nbsp;<em>Main basse sur l&rsquo;information</em>&nbsp;: contrairement à d&rsquo;autres grandes démocraties où la presse appartient à des groupes de presse, les médias français sont souvent la propriété de marchands de béton, de marchands d&rsquo;armes ou de grands groupes industriels, tous entretenant des relations de proximité avec le pouvoir. Une concentration qui, selon Edwy Plenel, produit un «&nbsp;<em>journalisme de gouvernement</em>&nbsp;» et une «&nbsp;<em>presse d&rsquo;industrie</em>&nbsp;» — deux phénomènes qui érodent l&rsquo;autonomie éditoriale et brouillent la frontière entre information et communication stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat ne concerne pas que la France ou les États-Unis. Au Mali, entre 2010 et 2021, certains médias ont pratiqué ouvertement ce que l&rsquo;on peut appeler la «&nbsp;<em>marchandisation de l&rsquo;information</em>&nbsp;» : la menace de publier un article compromettant devenait un levier de pression, monnayable contre le silence. L&rsquo;information cessait d&rsquo;être un service public pour devenir une ressource stratégique dans les luttes d&rsquo;influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fact-checking, nouveau front de la guerre des récits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette crise de confiance, le fact-checking avait été présenté comme le remède miracle contre les récits manipulés, la désinformation et ses dérivés. Malheureusement, il n&rsquo;y échappe pas non plus. La Plateforme africaine des fact-checkers francophones (PAFF) le documente : dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique francophone, des institutions liées aux gouvernements, des ONG ou des acteurs politiques ont créé des rubriques de vérification pour «&nbsp;<em>légitimer des récits officiels ou censurer des voix dissidentes, sous couvert de lutte contre la désinformation</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe Benoît Labourdette va plus loin, estimant que présenter le fact-checking comme méthode d&rsquo;établissement d&rsquo;une vérité absolue est «&nbsp;<em>la pire chose qui soit arrivée au journalisme</em>&nbsp;». Car le simple choix du sujet à vérifier, des experts à interroger, des données à retenir est déjà un acte partial. L&rsquo;impartialité du vérificateur est, en ce sens, un idéal inaccessible — et parfois un masque commode.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sortir du labyrinthe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant sombrer dans le cynisme et tout rejeter ? Non. Mais il faut changer de méthode. Plutôt que de confier aux seuls professionnels le soin de distinguer le vrai du faux, c&rsquo;est l&rsquo;esprit critique du citoyen qu&rsquo;il faut cultiver. Gaston Bachelard le rappelait : la connaissance progresse par rupture avec les préjugés, non par accumulation naïve d&rsquo;informations. Karl Popper y ajoutait que tout savoir est provisoire, toujours susceptible d&rsquo;être réfuté et corrigé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où l&rsquo;information est devenue, selon les mots du philosophe Gilles Deleuze, «&nbsp;<em>un système de contrôle</em>&nbsp;» — un ensemble de mots d&rsquo;ordre que l&rsquo;on est invité à croire, ou du moins à faire semblant de croire — la seule défense durable reste la raison critique exercée par chacun. Ni les médias, ni les fact-checkers, ni les gouvernements ne peuvent se substituer à ce travail individuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suspension de médias au Niger est une atteinte à la liberté de la presse. Mais l&rsquo;instrumentalisation de cette même presse au service d&rsquo;agendas géopolitiques est, elle aussi, une atteinte au droit fondamental des citoyens à une information fiable. Ces deux vérités ne s&rsquo;annulent pas : elles s&rsquo;éclairent mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique: les coups d’État ne sont plus des ruptures, mais les symptômes d’une fatigue institutionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 13:41:44 +0000</pubDate>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>De Bamako&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Porto-Novo</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, de Niamey à Bissau, la&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>demie-décennie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;2020–2025 aura vu se lever une génération de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>militaires</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;que d’aucuns disent « putschistes », mais que leurs partisans, dans les rues poussiéreuses des capitales africaines, appellent « refondateurs ».</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux premières heures de ce dimanche 7 décembre, un groupe de militaires béninois est apparu à la télévision publique pour annoncer avoir «&nbsp;<em>démis de ses fonctions</em>&nbsp;» le président Patrice Talon, censé quitter le pouvoir en avril 2025 après dix années à la tête de l’État. Quelques heures plus tard, l’entourage du chef de l’État a toutefois assuré que la situation était «&nbsp;<em>parfaitement sous contrôle</em>&nbsp;» et que le président était sain et sauf. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a appelé la population «&nbsp;<em>à vaquer sereinement à ses occupations&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, en Afrique, les militaires prennent généralement&nbsp;le pouvoir par les armes, souvent sans tirer un coup de feu, mais toujours au nom d’un même diagnostic :&nbsp;la faillite du modèle démocratique importé depuis les conférences nationales des années 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans de multipartisme de façade, de scrutins verrouillés, d’alternances de clans sous les habits de la République. Trente ans de promesses trahies, d’élections «&nbsp;<em>à la carte</em>&nbsp;» et de présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» par la fraude, la fatigue ou la peur. Et quand l’État s’effrite, que l’école s’effondre et que les&nbsp;terroristes&nbsp;gagnent du terrain, le peuple se tourne vers ceux qui restent : les militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kati-conakry-ouagadougou-les-nouvelles-capitales-de-la-colere"><strong>Kati, Conakry, Ouagadougou : les nouvelles capitales de la colère</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence à&nbsp;Kati, près de Bamako, ce 18 août 2020. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, submergé par la colère populaire, est arrêté. En une nuit, un nom surgit :&nbsp;Assimi Goïta, visage impassible, discours clair. Les Maliens acclament.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois plus tard, à Conakry, un autre colonel,&nbsp;Mamadi Doumbouya, renverse un Alpha Condé cramponné à son troisième mandat comme un naufragé à sa planche de salut. Puis vient&nbsp;Ouagadougou, où le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;s’empare du pouvoir dans un pays au bord du gouffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque fois, la scène se répète : liesse populaire, promesses de refondation, drapeaux brandis, hymnes nationaux repris en chœur. Loin du cliché du putsch de palais, ces ruptures se veulent des&nbsp;soulèvements correctifs, une manière de reprendre la main sur un destin que les urnes truquées avaient confisqué.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-d-apparat-ont-echoue"><strong>Les démocraties d’apparat ont échoué</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’on le veuille ou non, ces coups d’État sont d’abord&nbsp;les enfants légitimes des échecs démocratiques africains. Depuis les années 1990, le continent a multiplié les constitutions taillées sur mesure, les troisièmes mandats, les parlements d’obéissance et les oppositions de façade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les urnes sont devenues des rituels sans foi, les peuples des figurants. Dans des pays comme la Guinée, le Gabon ou le Niger, la démocratie n’a pas échoué parce qu’elle a été trahie par les militaires, mais parce qu’elle a été&nbsp;épuisée par les civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de manipulations constitutionnelles, d’inégalités criantes et de promesses non tenues, les présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» ont perdu le droit moral de gouverner. Les armées n’ont fait, dans bien des cas, que&nbsp;ramasser les morceaux d’un édifice déjà en ruine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-regimes-de-caserne"><strong>Le retour des régimes de caserne</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Du&nbsp;Mali&nbsp;au Bénin, de&nbsp;Niger&nbsp;à&nbsp;Guinée-Bissau, ils sont aujourd’hui sept États africains à être dirigés, ou en phase de l’être,&nbsp;par des régimes militaires assumés. Ce n’est pas un hasard, ces pays sont aussi ceux où la&nbsp;colère sociale&nbsp;et la&nbsp;désillusion démocratique&nbsp;ont été les plus fortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Sahel, les&nbsp;militaires&nbsp;se posent en boucliers contre le terrorisme et en gardiens d’une souveraineté malmenée. À Niamey, à Bamako, à Ouagadougou, le rejet de la tutelle française et la recherche de nouveaux partenaires – souvent russes, chinois ou turc&nbsp;– traduisent une aspiration à&nbsp;reprendre le contrôle d’un destin confisqué par les injonctions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les&nbsp;dirigeants militaires au sahel&nbsp;n’ont pas inventé la rhétorique souverainiste. Elles la traduisent en actes, parfois maladroitement, souvent brutalement, mais toujours avec cette conviction que&nbsp;la dignité nationale vaut mieux que la dépendance assistée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-des-nbsp-militaires-miroir-des-peuples"><strong>L’Afrique des&nbsp;</strong><strong>militaires</strong><strong>, miroir des peuples</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les observateurs occidentaux appellent «&nbsp;<em>régression autoritaire</em>&nbsp;»,&nbsp;vu d’Afrique,&nbsp;c’est plutôt&nbsp;une&nbsp;révolution silencieuse contre la fatigue démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple applaudit quand les militaires renversent un président jugé corrompu, incompétent ou illégitime, parce qu’il voit dans l’uniforme non pas la menace, mais&nbsp;le dernier rempart contre la faillite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Bamako, de Conakry ou de Libreville, les drapeaux brandis ne sont pas ceux de la nostalgie, mais ceux de la revanche. «&nbsp;<em>Enfin des hommes qui osent&nbsp;</em>», disent les foules. Et si l’histoire nous a appris que les régimes de caserne ne sont jamais des havres de liberté,&nbsp;elle nous enseigne aussi que les démocraties sans justice ni résultats sont les meilleures écoles du désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-generationnel-et-symbolique"><strong>Un tournant générationnel et symbolique</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle génération d’officiers – Goïta, Traoré, Doumbouya, Tchiani, Nguema – n’a ni le verbe idéologique de Nkrumah ni la verve socialiste d’un Sankara.&nbsp;Mais elle partage une même conviction, celui d’avoir la ferme conviction que le&nbsp;salut du continent ne viendra pas des urnes corrompues, mais de la reconstruction morale et souveraine de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils se disent temporaires, mais rêvent d’inscrire leurs noms dans l’histoire. Leurs transitions s’allongent, leurs discours se durcissent, leurs alliances se diversifient. Et pendant ce temps, les peuples oscillent entre espoir et inquiétude, lucidité et loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces coups d’État ne sont pas le triomphe des armes sur la démocratie, mais&nbsp;la revanche de la souveraineté sur l’impuissance institutionnelle.&nbsp;Leur message, qu’on l’aime ou qu’on le craigne, est limpide : l’Afrique n’acceptera plus de se contenter d’urnes sans justice, de républiques de façade et d’élites déconnectées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les militaires ne sont pas les sauveurs d’un continent, mais le symptôme d’une maladie plus ancienne :&nbsp;celle de démocraties mal enracinées, trop vite célébrées, trop mal construites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie telle qu’on la connaît n’a pas échoué par manque d’élections, mais par manque de résultats.&nbsp;Et quand les urnes mentent,&nbsp;le bruit des bottes devient le cri de ceux qu’on n’écoute plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>“Nous avons tenu bon” : le Mali célèbre ses héros de la route</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 23:31:06 +0000</pubDate>
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<p>La cérémonie de décorations à Bamako honore les chauffeurs et opérateurs pétroliers pour leur rôle crucial pendant la crise des hydrocarbures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À Bamako, le Président de la Transition a décoré chauffeurs, opérateurs pétroliers et syndicalistes pour leur engagement patriotique lors de la récente crise du carburant. Une cérémonie qui mêle reconnaissance nationale et récit de résilience collective.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 5 décembre 2025, le palais de Koulouba avait des allures de reconnaissance nationale, en fin d’après-midi.&nbsp;Dans la grande salle des banquets,&nbsp;le&nbsp;drapeau&nbsp;de l’AES au côté de celui du Mali, soldats en uniforme, opérateurs et chauffeurs au regard fier. Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Grand Maître des Ordres nationaux, a présidé la cérémonie de remise de décorations à ceux qui ont permis au Mali de surmonter la crise d’hydrocarbures de ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux côtés du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition et du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Chef de l’État, à travers le grand chancelier des ordres nationaux, le général Amadou Sagafourou Guèye,&nbsp;&nbsp;a tenu à saluer «&nbsp;<em>la bravoure, la loyauté et le sens du devoir&nbsp;</em>» de ces acteurs qui, au péril de leur vie, ont assuré la continuité de l’approvisionnement du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-aura-son-carburant-quoi-qu-il-en-coute"><strong>« Le Mali aura son carburant, quoi qu’il en coûte »</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un discours, le Grand Chancelier des Ordres nationaux, a rendu hommage à ces «&nbsp;<em>patriotes anonymes</em>&nbsp;» qui ont pris la route sous escorte des FAMa, défiant les menaces terroristes et les embuscades.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Quand les oiseaux de mauvais augure espéraient festoyer sur la dépouille du Grand Mali, vous avez tenu bon&nbsp;</em>», a-t-il déclaré d’une voix grave.&nbsp;Et d’ajouter : «&nbsp;<em>Vous avez compris qu’il était un devoir patriotique de veiller, de conduire, de risquer votre vie pour que le Mali ait son carburant. Vous êtes des héros.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Grand Chancelier, cette cérémonie n’est pas seulement un acte protocolaire. Elle symbolise la reconnaissance d’une nation entière à ceux qui ont défendu sa dignité économique et sa souveraineté énergétique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-heros-de-la-route-decores-a-koulouba"><strong>Les héros de la route décorés à Koulouba</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous les applaudissements, le Président de la Transition a remis les distinctions :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Chevaliers de l’Ordre national</strong> à près d’une vingtaine d’opérateurs pétroliers ;</li>



<li><strong>Médailles du Mérite national avec étoile d’argent</strong> avec Effigie Lion débout à plusieurs chauffeurs blessés lors des convois ;</li>



<li><strong>Médailles du Mérite national avec étoile d’argent</strong> avec Effigie Lion débout à titre <strong>posthumes et étrangers</strong> aux familles des chauffeurs tombés dans l’exercice de leur devoir.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces distinctions, a souligné le Grand Maître des Ordres, sont «&nbsp;<em>la manifestation de la gratitude du peuple malien envers ses enfants les plus dévoués</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-parole-aux-recipiendaires-fierte-et-engagement"><strong>La parole aux récipiendaires : fierté et engagement</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole au nom des récipiendaires, El Hadji Ibrahim Touré, a rappelé la tension extrême vécue durant la crise :«&nbsp;<em>Nous avons perdu des camions, des cargaisons, des hommes. Mais nous n’avons jamais perdu la foi.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a rendu hommage aux chauffeurs et militaires tombés pour l’approvisionnement du pays et a fait observer une minute de silence à leur mémoire.&nbsp;«&nbsp;<em>Nous nous engageons à poursuivre notre mission, aux côtés des FAMa, pour bâtir un Mali plus souverain et plus résilient&nbsp;</em>», a-t-il promis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la symbolique, cette cérémonie témoigne d’une réalité : la crise du carburant a révélé un Mali debout, capable de solidarité et d’ingéniosité collective face à la pénurie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces&nbsp;distinctions sont «&nbsp;<em>une pierre dans le jardin des ennemis du Mali</em>&nbsp;», mais surtout une façon d’écrire une autre histoire : celle d’un peuple uni autour du travail, du courage et du patriotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’armée et la jeunesse, les poumons de la souveraineté malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 09:38:13 +0000</pubDate>
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<p>L'armée et la jeunesse au Mali : deux forces vitales qui luttent pour la dignité nationale et le souvenir des luttes passées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali n’est pas seulement une carte sur le continent africain. C’est un être vivant, un corps collectif façonné par les siècles, nourri de ses douleurs et de ses victoires. De Soundjata Keita à la Confédération des États du Sahel (AES), de l’indépendance à la refondation actuelle, le pays poursuit une même quête : celle de la dignité souveraine. Une souveraineté que l’armée et la jeunesse incarnent aujourd’hui, comme les deux poumons d’une nation décidée à respirer par elle-même.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, plus qu’un territoire, est une entité organique : une chair nourrie de mémoire, de courage et de foi. Chaque blessure du passé — colonisation, partitions, insurrections — a laissé une cicatrice, mais aussi une leçon. De la victoire de Soundjata Keita à la résistance héroïque de Sikasso, l’histoire malienne est celle d’un peuple qui, à chaque effondrement, trouve la force de se redresser. Cette mémoire, loin d’être nostalgique, est une énergie active. Elle rappelle que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à son confort, mais à sa capacité de se réinventer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-armee-colonne-vertebrale-de-la-souverainete">L’armée, colonne vertébrale de la souveraineté</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Issue du peuple et forgée dans la rigueur des villages et des familles, l’armée malienne n’est pas une institution parmi d’autres. Elle est le prolongement de la nation. Elle combat sans haine, agit par devoir, et incarne la continuité d’un État que le chaos n’a jamais réussi à dissoudre. En 2025, son industrialisation naissante, sa montée en puissance et son alliance stratégique avec le Niger et le Burkina Faso dans le cadre de l’AES marquent une rupture historique : celle d’un Mali qui ne délègue plus sa sécurité, mais la produit lui-même. L’armée devient ainsi le symbole d’un pays qui assume sa souveraineté sans arrogance — une force tranquille qui protège et bâtit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette armée, la jeunesse malienne représente l’autre pilier de la nation. Connectée, diverse, souvent impatiente mais incroyablement inventive, elle se cherche entre tradition et modernité. Dans les villes, elle affronte le chômage et l’influence du monde globalisé ; dans les campagnes, elle résiste à la pauvreté et à l’exode. Mais partout, elle témoigne d’une même vitalité : celle d’un peuple qui refuse la résignation. Elle apprend à transformer la frustration en énergie, le désespoir en création. C’est cette jeunesse, plus encore que les armes, qui assurera au Mali son avenir souverain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-a-l-oeuvre">Une souveraineté à l’œuvre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali s’avance aujourd’hui sur le chemin de la refondation concrète. L’État assume son destin, renforce son outil d’innovation, restructure son économie et fait de la sécurité nationale un levier de développement. Les fractures sociales et territoriales demeurent, certes, mais elles ne sont plus vécues comme des fatalités. Elles deviennent les lignes de force d’un pays en mutation, où la diversité se mue en richesse et la difficulté, en école de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays debout, fidèle à sa mémoire, porté par sa jeunesse et soutenu par son armée. Un peuple qui sait que la grandeur ne s’improvise pas mais qu’elle se prouve. Lentement mais sûrement, le Mali s’avance vers l’avenir — non comme un miraculé de l’histoire, mais comme un artisan de sa propre destinée. Car le Mali n’est pas seulement une histoire à raconter. Il est une promesse à tenir, une idée vivante. Celle d’une nation qui, entre rêve et devoir, forge son destin à la mesure de son âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Madagascar : le pouvoir se dit “debout”, mais chancelle sur ses appuis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 17:46:29 +0000</pubDate>
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<p>À Madagascar, la situation est confuse avec des mutineries militaires et une lutte pour le pouvoir à Antananarivo.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Antananarivo, le pouvoir malgache tente de reprendre la main après une journée de confusion et de rumeurs. Pendant que des militaires mutins proclament la “prise du pouvoir”, la présidence assure que tout va bien. L’orchestre continue de jouer, même si le bateau tangue.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi 11 octobre 2025, Madagascar a connu l’un de ces jours où l’histoire hésite entre tragédie et comédie politique. En fin de matinée, des soldats du CAPSAT — le Corps d’administration des personnels et services de l’armée de terre —, déjà entrés dans la légende pour leurs mutineries passées, annoncent qu’ils “<em>prennent leurs responsabilités</em>” et déclarent le pouvoir “<em>dissous</em>”. Dans la foulée, ils instaurent un couvre-feu et appellent la population à “<em>rester chez elle</em>”, ce qui, à Antananarivo, signifie généralement descendre dans la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tard, alors que la place du 13-Mai, symbole historique des révoltes malgaches, est envahie par une foule euphorique scandant la fin du régime, la présidence de la République sort enfin de son silence. Le message ? Non, le président Andry Rajoelina n’a pas fui. Oui, il est “<em>au pays</em>”. Et mieux encore : il “<em>coordonne les affaires nationales</em>” aux côtés de son Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo. Un communiqué à la tonalité plus rassurante que crédible, dans un pays où les démentis officiels précèdent souvent les ruptures de régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-ministre-en-funambule"><strong>Un Premier ministre en funambule</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Apparu à la télévision nationale, le général Zafisambo — raide comme un porte-drapeau — s’est voulu rassembleur : “<em>Le pouvoir en place se tient debout et est prêt à écouter toutes les factions, qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires.”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ton mesuré, presque apaisé, loin du lexique martial habituel. Comme s’il voulait convaincre que l’on peut encore dialoguer quand les fusils parlent. Le Premier ministre a même rappelé qu’une concertation nationale, sous l’égide du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), est “<em>en cours de préparation”</em>. Une manière de dire que la religion, une fois de plus, sert de planche de salut politique à un État dévissé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe de lucidité ou aveu d’impuissance, Zafisambo a lancé un appel à ne pas “<em>laisser les forces armées s’entretuer</em>”. Une phrase lourde de sens, car elle trahit ce que tout le monde sait : le pouvoir ne contrôle plus totalement ses propres troupes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-presidence-sur-le-fil"><strong>Une présidence sur le fil</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Rajoelina, l’homme de 2009 qui s’était hissé au pouvoir en renversant Marc Ravalomanana avec l’appui de ce même CAPSAT, est désormais rattrapé par sa propre histoire. Ironie du sort : ceux qui l’avaient jadis propulsé pourraient bien aujourd’hui le renverser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le vernis des communiqués et les discours d’apaisement, la réalité malgache demeure brutale : une armée fracturée, une population épuisée, un président contesté, et une économie asphyxiée. Le tout sur fond de colère sociale nourrie par la pauvreté et les coupures d’électricité, dans un pays où les illusions de stabilité ne durent jamais plus qu’un cycle électoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, Antananarivo retient son souffle. Le pouvoir dit qu’il “<em>se tient debout</em>”, mais à Madagascar, on sait depuis longtemps que la verticalité politique est un sport de déséquilibriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre démentis officiels et rumeurs virales, le flou règne, et c’est peut-être cela, le vrai pouvoir du moment : la confusion. Car à Madagascar, comme souvent, les crises politiques ne s’achèvent pas — elles changent simplement d’acteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Come-back de Lecornu: l’art français de tourner en rond avec élégance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 21:34:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sébastien Lecornu revient à Matignon après une démission rapide. Explorez les détails de son surprenant come-back.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Macronie, la tragédie politique vire à la comédie d’alcôve. Quatre jours après avoir claqué la porte de Matignon, Sébastien Lecornu y revient par la fenêtre, en mission commandée pour un président aux abois. Le tout sur fond de Ve République en état de décomposition avancée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des come-backs qui forcent le respect, et d’autres qui forcent le rire. Celui de Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon après avoir démissionné 96 heures plus tôt, appartient sans conteste à la seconde catégorie. En France, on ne gouverne plus, on recycle. À ce rythme, on finira par breveter la «&nbsp;<em>démission circulaire</em>&nbsp;» comme innovation politique&nbsp;<em>made in Élysée</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 octobre, l’homme du moment quitte Matignon, lessivé par 27 jours de turbulences et de critiques sur un gouvernement «&nbsp;<em>copié-collé</em>&nbsp;» de celui de François Bayrou. Le 10 octobre, miracle républicain : le même Lecornu revient, flanqué d’un mandat tout neuf, après un conclave nocturne à l’Élysée où la classe politique — amputée de ses extrêmes — a joué les pompiers pyromanes. En vérité, personne ne voulait du fauteuil. Il brûle trop.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-macron-metteur-en-scene-d-un-theatre-d-ombres"><strong>Macron, metteur en scène d’un théâtre d’ombres</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retour, c’est d’abord celui d’un président sans majorité, mais pas sans ego. Emmanuel Macron, incapable de trouver une figure consensuelle, a préféré réanimer un Premier ministre usé plutôt que d’affronter l’évidence : la France est ingouvernable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la façade républicaine, c’est une monarchie présidentielle qui s’accroche, obsédée par la communication, déconnectée du réel et rongée par la peur d’une dissolution fatale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lecornu, en bon soldat, parle de «&nbsp;<em>devoir</em>&nbsp;» ; mais tout indique qu’il a surtout accepté «&nbsp;<em>par résignation</em>&nbsp;». Ses quatre conditions — débats parlementaires, redressement budgétaire, déconnexion présidentielle, diversité gouvernementale — sonnent comme une lettre d’intention plus que comme un programme. La France adore les grandes déclarations ; elle redoute les petites décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lecornu-le-pompier-de-service-d-un-incendie-institutionnel"><strong>Lecornu, le pompier de service d’un incendie institutionnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Matignon, le pompier Lecornu hérite d’un brasier budgétaire et d’un champ de ruines politique. Il doit présenter la loi de finances 2026 à une Assemblée nationale prête à le renverser avant même qu’il n’ait posé ses valises. LFI promet une motion de censure «&nbsp;<em>dès lundi&nbsp;</em>», les communistes dénoncent un «&nbsp;<em>entêtement inacceptable</em>&nbsp;», les socialistes conditionnent leur soutien à un virage imaginaire. Bref, tout le monde est d’accord pour ne pas être d’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène politique française ressemble désormais à un vieux bal masqué. On se déguise en responsable, on danse au son du chaos, et l’on espère que l’orchestre tiendra jusqu’à la présidentielle de 2027. Lecornu, lui, joue le rôle du fusible consentant, celui qui saute pour mieux être ressoudé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-france-puissance-moyenne-et-politique-minee"><strong>La France, puissance moyenne et politique minée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce va-et-vient à Matignon ne serait qu’un épisode anecdotique s’il ne révélait pas un mal plus profond. La France n’est plus une puissance politique stable, ni même un modèle de gouvernance. Tandis que Berlin rationalise et que Londres improvise avec style, Paris tâtonne, tergiverse, se déchire — et s’écoute parler. L’arrogance technocratique a remplacé la vision gaullienne ; la communication de crise a pris le pas sur l’État stratège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, ce psychodrame hexagonal amuse à Moscou, laisse perplexe à Washington et inquiète à Bruxelles. Car un pays qui peine à se gouverner lui-même peine aussi à se faire entendre. La diplomatie française, naguère redoutée, n’est plus qu’une succession de «&nbsp;<em>positionnements</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-comedie-francaise-sans-fin"><strong>Une comédie française sans fin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En reconduisant Lecornu, Macron a choisi la continuité : celle de l’improvisation et de l’usure. Le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République redevient donc Premier ministre. La France, elle, reste suspendue à ses contradictions : un peuple las, des élites déconnectées et une République en quête d’un sens qu’elle a depuis longtemps perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On disait autrefois que la France était un pays où tout finit par des chansons. En 2025, tout y commence par une démission… et se termine par une reconduction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire 2025 : l’épreuve du miroir</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 17:48:53 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la présidentielle d'octobre en Côte d'Ivoire, un scrutin sous haute surveillance.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Abidjan, la présidentielle d’octobre s’annonce comme un étrange huis clos : un scrutin verrouillé, une opposition décapitée, un président éternel. Et une démocratie qui, à force de manœuvres juridiques, finit par ressembler à un miroir déformant.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qu’un scrutin quand les principaux opposants sont écartés, le favori est quasi plébiscité, et le débat, déplacé dans les prétoires et les conférences de presse ? À quatre mois de l’élection présidentielle ivoirienne, prévue pour le 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire se prépare moins à voter qu’à entériner — à valider un ordre établi, huilé, verrouillé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam rayés de la liste électorale pour motifs judiciaires ou administratifs, le président Alassane Ouattara se retrouve face à lui-même. Et peut-être, seulement, à son image.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-tentation-d-un-quatrieme-mandat-ou-d-un-dernier-tour-de-piste"><strong>La tentation d’un quatrième mandat… ou d’un dernier tour de piste ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement investi par son parti, le RHDP, le président Ouattara souffle le chaud et le flou : candidat, oui, mais peut-être pas. À 83 ans, l’homme fort d’Abidjan joue la montre, laisse ses lieutenants mobiliser les foules et multiplie les déclarations sibyllines — comme ce 22 juin au stade d’Ebimpé, devant 60 000 partisans déchaînés : «&nbsp;<em>Je prendrai ma décision en mon âme et conscience</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, tout semble déjà joué. Depuis le tour de passe-passe constitutionnel de 2020 qui lui a permis un troisième mandat, l’idée d’une nouvelle candidature choque moins qu’elle ne lasse. Le débat juridique a été tranché, au profit du prince. Reste le débat éthique. Et celui-là, seul l’Histoire le juge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-reduite-a-l-etat-d-ombre"><strong>Une opposition réduite à l’état d’ombre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Privée de ses têtes d’affiche, l’opposition tente de reconstituer ses forces : Gbagbo et Thiam, bien que disqualifiés, se sont rapprochés dans un front inédit ; pendant que le PDCI, le FPI, le MGC de Simone Gbagbo et les débris du Soroïsme se regroupent sous l’étiquette de la Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment peser sur un processus dont les règles excluent a priori les challengers sérieux ? À défaut de bulletins, c’est la rue que certains envisagent comme levier. Gbagbo a déjà lancé le mouvement «&nbsp;<em>Trop, c’est trop</em>&nbsp;», dénonçant une dérive autoritaire, un glissement vers le parti unique. Le verbe est là. Mais la dynamique populaire, elle, reste incertaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parrainages-cei-reformes-l-illusion-participative"><strong>Parrainages, CEI, réformes : l’illusion participative</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, un système de parrainage citoyen impose aux candidats de collecter des milliers de signatures à travers le pays. Officiellement, il s’agit d’éviter les candidatures fantaisistes. Officieusement, c’est un filtre de plus, opaque, potentiellement redoutable pour ceux qui ne disposent pas de l’appareil d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Commission électorale indépendante, toujours décriée pour sa composition jugée déséquilibrée, organise réunions et formations. De l’huile dans les rouages, sans que personne n’ose vraiment interroger la légitimité du moteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-democratie-sous-perfusion-une-stabilite-en-trompe-l-oeil"><strong>Une démocratie sous perfusion, une stabilité en trompe-l&rsquo;œil</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire d’ADO, c’est aussi un pays en croissance, en reconstruction, en apparence apaisé. Depuis 2011, l’infrastructure avance, les investisseurs reviennent, les conflits se sont déplacés vers les tribunaux. Mais à trop enterrer les contentieux politiques sous la chape de la stabilité, on en oublie leur pouvoir de résurgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2010, le scrutin s’était transformé en guerre civile. En 2020, des dizaines de morts ont accompagné la réélection d’Ouattara. À l’approche de 2025, les vieilles blessures sont encore là. Camouflées sous les discours, prêtes à se rouvrir au premier choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-apres-l-eternel-recommencement"><strong>Et après ? L’éternel recommencement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si Alassane Ouattara se représente, il est probable qu’il l’emportera. Si l’opposition boycotte, ce sera un plébiscite. Mais que vaudra ce mandat de plus — ce sursis de pouvoir — dans une société qui réclame du souffle neuf, de la relève, de la justice équitable ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai défi de la Côte d’Ivoire ne réside plus dans les chiffres d’une élection, mais dans la capacité de ses élites à céder la place, à construire une alternance crédible. Sans exclusion. Sans vengeance. Sans scénario pré-écrit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au carrefour politique de l&#8217;Afrique de l&#8217;ouest : Macky Sall prône une nouvelle ère de responsabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 13:44:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Dans une interview avec Jeune Afrique, le président sénégalais, Macky Sall, discute de la recrudescence des coups d'État en Afrique de l'Ouest. Il souligne que la foule ne garantit pas un soutien populaire authentique et insiste sur la nécessité de repenser le rôle des forces armées. Sall réclame une responsabilité accrue des acteurs politiques et militaires pour prévenir la répétition des coups d'État.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au cours des dernières décennies, les coups d&rsquo;État ont progressivement repris du terrain dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, de la Guinée au Gabon, en passant par le Mali et le Burkina Faso. Les sombres nuages de l&rsquo;instabilité politique planent, suscitant des inquiétudes quant à l&rsquo;avenir démocratique de ces nations. Le président sénégalais, Macky Sall, apporte un éclairage perspicace sur cette résurgence dans une récente entrevue approfondie avec le journal panafricain Jeune Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Macky Sall, dont le mandat présidentiel touche à sa fin l&rsquo;année prochaine, identifie divers facteurs complexes enracinés dans la récurrence des coups d&rsquo;État. Il pointe du doigt les interruptions fréquentes de l&rsquo;ordre constitutionnel dans des pays comme le Mali, la Guinée, et le Burkina Faso, reconnaissant qu&rsquo;une simple tenue d&rsquo;élections ne constitue pas la panacée. Selon lui, la crise du terrorisme agit comme un catalyseur, altérant la perception du pouvoir en place et mettant en lumière la nécessité urgente de repenser le rôle des forces armées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La foule ne garantit pas un soutien populaire authentique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sall met en garde contre la glorification des coups d&rsquo;État, soulignant que l&rsquo;acclamation de la foule ne garantit pas un soutien populaire authentique. Il appelle à une réflexion approfondie sur la relation entre les acteurs politiques et militaires, soulignant que la voie militaire ne résout pas les problèmes structurels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prévenir la répétition des coups de force en Afrique de l&rsquo;Ouest, le président sénégalais appelle à une responsabilité accrue des acteurs politiques et militaires. Il insiste sur la nécessité d&rsquo;une doctrine claire au sein des armées, mettant en avant le service à la patrie par rapport à l&rsquo;aspiration au pouvoir politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, et le Gabon sont actuellement dirigés par des militaires, les propos de Macky Sall résonnent comme une invitation à repenser la dynamique politique dans la région. Il met en garde contre les conséquences désastreuses des solutions militaires face aux défis complexes qui se posent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>A la croisée des chemins</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il est essentiel de rappeler que les interruptions constitutionnelles dans ces pays découlent également d&rsquo;une crise de confiance entre les politiques et les citoyens. Les manipulations politiques, les promesses non tenues, et les échecs des dirigeants démocratiquement élus ont alimenté cette défiance. Dans ce contexte, les populations voient souvent dans leurs armées des sauveurs potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, par exemple, le président Assimi Goïta a accompli en trois ans ce que ses prédécesseurs n&rsquo;ont pas réussi en deux mandats. Cette situation souligne le besoin d&rsquo;une analyse approfondie de la relation entre les forces armées et le développement économique. Bien que les armées doivent demeurer dans les casernes, il est crucial de reconnaître leur rôle potentiel dans la stabilité et la sécurité, préalables indispensables au développement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région ouest-africaine se trouve à la croisée des chemins, confrontée à la nécessité de trouver un équilibre délicat entre la stabilité politique et le respect des principes démocratiques. La responsabilité incombe tant aux acteurs politiques qu&rsquo;aux forces armées de jouer un rôle constructif dans la consolidation de la démocratie et du développement. Ignorer cette réalité pourrait conduire à des conséquences dévastatrices pour l&rsquo;avenir de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : le magazine Jeune Afrique interdit de diffusion </title>
		<link>https://saheltribune.com/burkina-faso-le-magazine-jeune-afrique-interdit-de-diffusion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Sep 2023 14:28:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Après la publication d’articles ne reflétant pas les réalités du Burkina Faso, les autorités du pays des hommes intègres ont finalement décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre, de tous les supports de diffusion de Jeune Afrique au Burkina Faso. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Suite à la parution d’un&nbsp;<em>« nouvel article mensonger »</em>, les autorités burkinabè ont annoncé dans un communiqué, lundi&nbsp;25&nbsp;septembre 2023, la suspension de&nbsp;<em>« tous les supports de diffusion »&nbsp;</em>du média Jeune Afrique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la publication d’articles ne reflétant pas les réalités du Burkina Faso, les autorités du pays des hommes intègres ont finalement décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre, de tous les supports de diffusion de Jeune Afrique au Burkina Faso. Les autorités burkinabè reprochent à ce média, qui compte un journal papier et un site internet, d’avoir publié dans ses colonnes, d’articles évoquant des tensions au sein de l’armée burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè se désole de la publication, le lundi&nbsp;25&nbsp;septembre 2023 d’un nouvel article mensonger sur le site du journal&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, intitulé&nbsp;<em>: « Au Burkina Faso, toujours des tensions au sein de l’armée »,</em>&nbsp;peut-on lire dans ce communiqué du gouvernement burkinabè. Pourtant, cette publication fait suite à un article précédent dudit journal sur le même site à la date du jeudi&nbsp;21&nbsp;septembre 2023, dans lequel&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;alléguait qu’<em>« Au Burkina Faso, la grogne monte dans les casernes »</em>, précise le même document gouvernemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le camp de « l’intoxication et de la désinformation »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le gouvernement burkinabè,&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a&nbsp;<em>« délibérément fait le choix de la contre-vérité et de la manipulation grotesques, dans la négation totale de toute éthique professionnelle du journalisme ».</em>&nbsp;Il s’agit du camp de&nbsp;<em>« l’intoxication et de la désinformation orchestrées par des officines occultes dont les maîtres à penser essaient de semer le chaos dans notre pays pour mieux l’asservir et l’exploiter »,</em>&nbsp;indique-t-on dans ce communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois,&nbsp;<em>« ces affirmations faites à dessein sans l’ombre d’un début de preuve n’ont pour seul but que de jeter un discrédit inacceptable sur les Forces armées nationales et par-delà l’ensemble des forces combattantes qui se battent avec abnégation pour la souveraineté et la dignité de notre peuple sur la terre libre du Burkina »</em>, affirme-t-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba </strong></p>
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