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	<title>Archives des investisseurs &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des investisseurs &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Levée de fonds sur le marché UMOA-Titres : classé 5ᵉen 2025, le Mali démarre l’année 2026 en force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:04:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali sur le marché UMOA-Titres : performance récente et confiance des investisseurs expliquées en détail.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali vient de réussir, à deux reprises au cours de ce mois de janvier, à mobiliser des montants supérieurs à ceux recherchés. Cette performance s’inscrit dans la continuité d’une dynamique amorcée durant les derniers mois de l’année 2025, une année qui avait pourtant débuté par des difficultés à atteindre les objectifs de mobilisation fixés par l’État.</em></strong></p>



<p>En réussissant à lever des fonds au-delà de ses objectifs initiaux, le Mali retrouve la confiance des investisseurs. Il s’agit donc d’une véritable ruée des investisseurs vers le Mali. Cette mobilisation régionale confirme également que le pays reste attractif sur le marché financier régional, malgré un contexte macroéconomique et sécuritaire corsé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-levees-de-fonds-ayant-depasse-les-objectifs-initiaux"><strong>Deux levées de fonds ayant dépassé les objectifs initiaux</strong></h2>



<p>Pour sa première intervention de l’année 2026, réalisée le 7 janvier, le Mali a non seulement atteint, mais dépassé son objectif initial de 40 milliards FCFA en mobilisant 44 milliards FCFA. Cette opération s’est faite à l’issue d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) sur le marché de l’UMOA-Titres.</p>



<p>L’opération a suscité un engouement marqué, avec 78,83 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 197,09 %. Autrement dit, les investisseurs ont proposé près de deux fois le montant recherché par le Trésor malien. Ce niveau de demande traduit la capacité du Mali à capter l’épargne disponible au sein de l’UEMOA.</p>



<p>Pour la seconde intervention sur le marché, effectuée le 22 janvier, le Mali a également levé des fonds supérieurs à sa demande. En recherchant 50 milliards FCFA, il a obtenu 55 milliards FCFA. L’émission s’est déroulée sous forme d’adjudication de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).</p>



<p>La forte demande des investisseurs a permis au Mali de retenir 55 milliards FCFA, tout en restant sélectif sur les montants et les maturités acceptés. Les titres émis combinent des maturités courtes (182 et 364 jours) et moyennes (3 à 5 ans), ce qui permet d’étaler dans le temps le profil de remboursement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-2025-sur-11-878-milliards-mobilises-la-part-du-mali-etait-modeste"><strong>En 2025, sur 11 878 milliards mobilisés, la part du Mali était modeste</strong></h2>



<p>Selon les données de l’agence UEMOA-Titres, les interventions des huit États membres ont permis de mobiliser, au cours de l’année 2025, des ressources substantielles s’élevant à 11 878 milliards FCFA. Sur ce montant, le Mali a pu encaisser 992 milliards FCFA, le classant ainsi au 5ᵉ rang des États de l’UEMOA.</p>



<p>Dans ce classement, la Côte d’Ivoire occupe la première place avec 5 149 milliards FCFA. Elle est suivie respectivement par le Sénégal (2 225 milliards FCFA) et le Niger (1 313 milliards FCFA). Le Burkina Faso se classe 4ᵉ avec 1 077 milliards FCFA.</p>



<p>Il est suivi du Mali (992 milliards FCFA), du Togo (412 milliards FCFA) et du Bénin (411 milliards FCFA). La Guinée-Bissau ferme la marche avec 299 milliards FCFA.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Zone ouest-africaine  : le Mali de la transition bientôt en porte-à-faux avec les investisseurs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 18:46:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, les effets des sanctions imposées au pays par des institutions sous-régionales se font de plus en plus sentir. Le pays se trouve en difficulté de s’acquitter de ses dus auprès des investisseurs malgré que certains citoyens font encore montre de détermination et de courage.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Mali, les effets des sanctions imposées au pays par des institutions sous-régionales se font de plus en plus sentir. Le pays se trouve en difficulté de s’acquitter de ses dus auprès des investisseurs malgré que certains citoyens font encore montre de détermination et de courage.</strong></p>



<p>Mis au ban de l’Afrique de l’Ouest, en raison des sanctions prononcées, le 9 janvier dernier, par des institutions ouest-africaines, le Mali se trouve en difficulté d’honorer ses engagements financiers auprès des investisseurs sous-régionaux.</p>



<p>Par cinq notes adressées aux investisseurs, depuis le 28 janvier dernier, UMOA-Titres, l’agence de coordination régionale des émissions de dettes dans les pays ouest-africains de la zone CFA, tire sur la sonnette d’alarme. Au total, l’État du Mali n’a pas été en mesure de rembourser 53 milliards de francs CFA, au titre du paiement <em>«&nbsp;sur les Obligations Assimilables du Trésor&nbsp;</em>», entre le 28 janvier et le 10 février.</p>



<p>Le <a href="https://www.umoatitres.org/wp-content/uploads/2022/01/Note-aux-investisseurs-Mali-N01-2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">28 janvier</a>, les sommes que le Mali n’a pas pu rembourser s’élevaient à 2,7 milliards de FCFA. Le <a href="https://www.umoatitres.org/wp-content/uploads/2022/02/Note-aux-investisseurs-Mali-N%C2%B002-2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">31 janvier</a>, le pays s’est trouvé dans l’impossibilité de verser 15,61 milliards de F&nbsp;CFA de crédit. Les 2, 7 et 10 février, le gouvernement malien n’a pas réussi à verser respectivement <a href="https://www.umoatitres.org/wp-content/uploads/2022/02/Note-aux-investisseurs-Mali-N%C2%B003-2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">5,55 milliards,</a> <a href="https://www.umoatitres.org/wp-content/uploads/2022/02/Note-aux-investisseurs-Mali-N%C2%B004-2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1,68 milliard</a> et <a href="https://www.umoatitres.org/wp-content/uploads/2022/02/Note-aux-investisseurs-Mali-N%C2%B005-2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">27,5 milliards de F CFA</a>.</p>



<p>Selon les précisions d’UMOA-Titres, «&nbsp;<em>Cet incident de paiement intervient dans un contexte où l’État du Mali est soumis à des sanctions prises à son encontre par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao&nbsp;</em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="tenir-a-rassurer-les-investisseurs"><strong>Tenir à rassurer les investisseurs</strong></h3>



<p>Le <a href="https://www.facebook.com/GouvMali/photos/a.2329518153938693/3355012834722548/">1<sup>er</sup></a><a href="https://www.facebook.com/GouvMali/photos/a.2329518153938693/3355012834722548/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> février</a><a href="https://www.facebook.com/GouvMali/photos/a.2329518153938693/3355012834722548/">,</a> l’exécutif malien faisait déjà état de son impossibilité, «<em>&nbsp;malgré des avoirs suffisants du Trésor public du Mali dans ses livres&nbsp;»</em>, à honorer ses engagements en raison de la mise en œuvre des sanctions par la BCEAO. Une pratique que les autorités maliennes de la transition qualifiaient de «&nbsp;<em>violation grave des dispositions&nbsp;»</em> de cette institution monétaire sous-régionale.</p>



<p>Dans un <a href="https://www.facebook.com/GouvMali/photos/a.2329518153938693/3358991470991351/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 6 février 2022, le gouvernement malien a également reproché à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) «&nbsp;<em>une violation flagrante des textes et procédures qui régissent le fonctionnement de l’Uemoa&nbsp;</em>» par le fait qu’il n’a reçu aucune notification officielle concernant les sanctions adoptées à son encontre. Des sanctions parmi lesquelles figurent le gel des avoirs de l’État malien et des entreprises publiques et parapubliques à la BCEAO, le blocage de tous les transferts de l’État malien passant par les systèmes de paiement de la Banque Centrale.</p>



<p>Malgré tout, le gouvernement rassure les investisseurs&nbsp;: <em>«&nbsp;L’État du Mali, qui a toujours honoré ses engagements sur le marché financier, tient à rassurer les investisseurs de sa volonté et de sa capacité à faire face à ses engagements&nbsp;».</em></p>



<p><strong>Interdépendance entre États</strong></p>



<p>Toutefois, force est de reconnaître que malgré la détermination et le courage que font encore montre les citoyens, le panier de la ménagère ressent les effets de ces sanctions. Nonobstant tous les efforts de l’exécutif malien, sur le marché, les produits ont pris de l’ascenseur. Une situation qui a d’ailleurs conduit des travailleurs, notamment les maçons, au chômage.</p>



<p><em>«&nbsp;L’homme est un animal politique&nbsp;</em>», soutenait déjà <a href="https://www.les-philosophes.fr/auteur-aristote.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aristote</a> — penseur antique-grec. Un passage met l’accent sur la sociabilité de l’Homme. Un être fait pour vivre en communauté. Toute vie solitaire est, selon lui, assimilable aux anges ou à Dieu. Cette affirmation, reprise plus tard par le Hollandais <a href="https://la-philosophie.com/philosophie-spinoza">Baruch Spinoza</a>, <em>«&nbsp;L’homme n’est pas un empire dans un empire&nbsp;»</em>, trouve aujourd’hui toute sa quintessence dans ce bras de fer qui oppose les autorités maliennes de la transition à la Cédéao et à l’Uemoa.</p>



<p>Cette situation devra donc faire comprendre aux autorités maliennes que le monde est construit de telle sorte qu&rsquo;il y ait une interdépendance entre les États. Dans un tel contexte où les intérêts sont intimement liés, les aspirations <em>«&nbsp;souverainistes&nbsp;» </em>ne pourraient réussir à moins d’être un pays développé. Pour des pays en développement, cette aspiration doit être accompagnée par une véritable industrialisation et une souveraineté économique.</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Diaspora : le potentiel de développement sous-estimé de l’Afrique</title>
		<link>https://saheltribune.com/diaspora-le-potentiel-de-developpement-sous-estime-de-lafrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 11:33:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Longtemps considérée comme une perte, voire un désastre, pour l’Afrique, et parfois associée à une « fuite des cerveaux », la diaspora africaine se révèle, au contraire, être un puissant vecteur de développement pour le continent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Longtemps considérée comme une perte, voire un désastre, pour l’Afrique, et parfois associée à une « fuite des cerveaux », la diaspora africaine se révèle, au contraire, être un puissant vecteur de développement pour le continent. Cela sur plusieurs fronts, y compris dans le cas des expatriés préalablement « bien » formés en Afrique. Mais elle pourrait être encore plus décisive, tant son potentiel est immense.</p>



<p>Pour ce faire, certains leviers bien connus comme les transferts financiers personnels vers l’Afrique, doivent être redynamisés. D’autres, sous-estimés et sous-exploités, voire méconnus, doivent être activés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="dynamique-de-la-diaspora-africaine-en-europe-et-aux-etats-unis">Dynamique de la diaspora africaine en Europe et aux États-Unis</h3>



<p>L’accélération de la mondialisation, depuis le début des années 1990, s’est accompagnée d’une forte émigration depuis l’Afrique vers les pays développés d’Europe et d’Amérique. Dans ces derniers, la diaspora africaine (les personnes nées en Afrique et vivant en dehors du continent) a plus que doublé, passant de <a href="https://www.un.org/en/development/desa/population/migration/data/estimates2/estimates19.asp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">5,2 millions en 1990 à 13,6 millions en 2019</a>.</p>



<p>Cette dynamique est soutenue par une impressionnante émigration de personnes qualifiées (ayant une éducation universitaire), qui a quasiment quadruplé en deux décennies. La diaspora africaine qualifiée vivant dans les pays développés de l’OCDE est passée de <a href="https://www.iab.de/en/daten/iab-brain-drain-data.aspx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1,3 million de personnes en 1990 à 5,2 millions en 2010</a>.</p>



<p>Il en résulte une forte proportion de diaspora africaine qualifiée dans ces pays par rapport à la population de même niveau d’éducation dans les pays d’origine. Pour certains pays africains comme l’Angola, le Cameroun, le Ghana, le Libéria et le Sénégal, le taux de diaspora qualifiée dans les pays développés de l’OCDE <a href="https://www.iab.de/en/daten/iab-brain-drain-data.aspx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépassait les 20 % en 2010 voire les 40 % pour d’autres</a> comme la Guinée équatoriale, la Sierra Leone, l’Érythrée et la Mauritanie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="impact-de-la-diaspora-sur-les-economies-africaines-un-debat-de-longue-date">Impact de la diaspora sur les économies africaines : un débat de longue date</h3>



<p>Bien que la diaspora africaine en Europe et en Amérique du Nord représente une faible part de la population totale de l’Afrique (1,05 % en 2019 contre 0,83 % en 1990) et 34,3 % de la diaspora totale des pays africains, la question de son impact sur les économies africaines provoque de vifs débats.</p>



<p>Les oppositions théoriques trouvent leur racine dans l’ampleur de l’émigration qualifiée qui forme cette diaspora.</p>



<p>En effet, dans un contexte de manque criant de capital humain qualifié pour l’Afrique, l’exode des Africains – en particulier les plus qualifiés – vers les pays développés est perçu par beaucoup d’économistes comme une <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/la-fuite-des-cerveaux-mine-l-afrique-sub-saharienne-fmi-1171740" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« fuite des cerveaux »</a> aux conséquences fâcheuses pour le développement du continent.</p>



<p>L’argument qui sous-tend cette position porte principalement sur le double coût économique subi par les économies des pays d’origine : celui lié à l’investissement dans la formation de l’émigrant d’une part, et celui des points de croissance perdus du fait de sa non-participation directe à l’activité économique, d’autre part.</p>



<p>Quoiqu’intéressante, une telle analyse semble partielle, voire partiale. Elle passe sous silence la problématique de l’inadéquation de l’éducation, et donc du capital humain, avec les besoins réels de l’économie. Les domaines clés de l’économie des pays d’origine de la majeure partie des émigrants africains qualifiés sont peu ou mal ciblés par les systèmes éducatifs. Il en résulte un faible taux d’employabilité.</p>



<p>En effet, dans la plupart les pays africains, le taux de sous-emploi chez les jeunes est très élevé, y compris chez les plus qualifiés. Dans ces conditions, il est improbable que l’émigration qualifiée soit économiquement coûteuse pour les pays concernés. La théorie de la « fuite des cerveaux » occulte également plusieurs mécanismes vertueux qui font de la diaspora africaine un accélérateur de développement pour le continent, que les données et études empiriques récentes mettent en lumière. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="ET SI L&#039;AFRIQUE REPRENAIT SES CERVEAUX ?" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/g1Udp_PgJ5c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Et si l’Afrique reprenait ses cerveaux ? AJ+, 28 juin 2020.</figcaption></figure>



<p>Dans la mesure où le cordon ombilical n’est pas rompu entre l’Afrique et sa diaspora, encore moins dans un contexte de mondialisation, les Africains de la diaspora entretiennent divers rapports économiques, financiers, politiques et technologiques avec leurs pays d’origine. Les études empiriques (voir entre autres <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10290-019-00344-3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gnimassoun et Anyanwu, 2019</a>, et <a href="https://academic.oup.com/oep/advance-article-abstract/doi/10.1093/oep/gpz055/5557812?redirectedFrom=fulltext" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coulibaly et Omgba, 2021</a>) montrent que ces liens sont bénéfiques pour l’Afrique à plusieurs égards.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="une-source-importante-de-transferts-financiers">Une source importante de transferts financiers</h3>



<p>L’importance des transferts de fonds de la diaspora pour l’Afrique est désormais bien documentée. Ceux-ci ont considérablement augmenté depuis 1990 et ont dépassé les flux d’aide publique au développement (APD) depuis la crise financière de 2007.</p>



<p>Selon les <a href="https://databank.banquemondiale.org/reports.aspx?source=world-development-indicators" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données de la Banque mondiale</a>, les flux financiers de la diaspora comptent pour 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique en 2019 alors que l’APD ne représente que 2,2 % du PIB.</p>



<p>Outre leur importance, les envois de fonds de la diaspora ont la vertu de la stabilité, comparés à l’APD. Ainsi, au cours des 40 dernières années, ces flux financiers ont été <a href="https://databank.banquemondiale.org/reports.aspx?source=world-development-indicators" target="_blank" rel="noreferrer noopener">45 % moins volatils que l’APD</a>. La diaspora apparaît donc comme une source de financement importante et potentiellement plus sûre pour les pays africains. Et si ces flux financiers n’étaient que la partie émergée de l’iceberg ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="un-catalyseur-dans-l-amelioration-de-la-qualite-des-institutions">Un catalyseur dans l’amélioration de la qualité des institutions</h3>



<p>Avec le vent de la démocratisation des années 1990, la diaspora a joué un rôle déterminant dans l’amélioration du cadre institutionnel de nombreux pays africains. En effet, les Africains de la diaspora ont souvent à cœur de s’inspirer des modèles institutionnels qui marchent ailleurs pour <a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/a-la-une/l%E2%80%99afrique-fait-appel-%C3%A0-sa-diaspora" target="_blank" rel="noreferrer noopener">améliorer ceux de leur pays d’origine</a>, en tenant compte des réalités locales.</p>



<p>Cela s’opère soit via un retour dans les pays d’origine, soit via la formation et le financement des réseaux de relais locaux tels que la société civile et les partis politiques. <a href="https://ideas.repec.org/a/oup/oxecpp/v73y2021i1p151-177..html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans leur étude</a>, Dramane Coulibaly et Luc-Désiré Omgba montrent que dans plusieurs pays africains comme le Mali, la diaspora a joué un rôle majeur dans l’émergence et le développement d’une société civile indépendante capable d’opérer des changements institutionnels favorables au renforcement de la démocratie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="un-vecteur-d-amelioration-du-capital-humain-et-de-la-productivite-globale">Un vecteur d’amélioration du capital humain et de la productivité globale</h3>



<p>La diaspora – en particulier la plus qualifiée –, contribue à l’amélioration du capital humain de son pays d’origine lorsqu’elle est impliquée dans des réseaux de formation, de recherche et d’innovation en lien avec lui.</p>



<p>Par ailleurs, à travers sa participation à des réseaux scientifiques et commerciaux, elle contribue significativement aux transferts de technologies vers l’Afrique. Elle joue donc un <a href="https://ideas.repec.org/a/spr/weltar/v155y2019i4d10.1007_s10290-019-00344-3.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rôle clé</a> dans l’amélioration de la productivité globale du continent.</p>



<p>Malgré les effets positifs sus-cités, l’impact de la diaspora africaine est bien en deçà de son potentiel. L’Afrique pourrait, et devrait, davantage prendre appui sur elle pour relever les défis de son développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="optimiser-l-impact-positif-de-la-diaspora-africaine">Optimiser l’impact positif de la diaspora africaine</h3>



<p>L’activation de plusieurs leviers inclusifs permettrait à la diaspora africaine de plus contribuer au développement du continent. Les mesures ci-dessous pourraient fortement y contribuer.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>L’institution d’une saison annuelle de la diaspora africaine</li></ul>



<p>Afin de permettre un brassage efficace et productif entre l’Afrique et sa diaspora, il convient d’aller au-delà des réseaux traditionnels d’interaction à impact limité (conférences, colloques, séminaires, consultations, etc.) pour instituer une saison annuelle de la diaspora.</p>



<p>Avec pour vocation le partage de connaissance et d’expérience, un tel espace permettrait de concilier les offres de la diaspora avec les besoins réels de développement en Afrique. Il permettrait également de développer des initiatives et partenariats privés propices à l’émergence et au développement d’entreprises prospères.</p>



<p>Cet appel à la diaspora devrait donc viser les domaines dans lesquels sa valeur ajoutée est maximale pour l’Afrique, tels que le capital humain (santé, éducation), l’agriculture et l’agro-industrie, les technologies numériques et la transition écologique. Un tel projet pourrait être porté par les institutions africaines avec l’appui des États.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>La promotion des « Diaspora bonds » pour briser une spirale de la dette insoutenable</li></ul>



<p>Les États africains manquent de gros moyens financiers pour assurer la fourniture des infrastructures de base (transport, énergie, santé, éducation) sur l’ensemble de leur territoire, ce qui nuit énormément à la productivité du capital.</p>



<p>Le recours à la dette extérieure pour pallier le manque de ressources internes se révèle souvent être un « serpent qui se mord la queue » en raison des taux d’emprunt très élevés <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/economie-africaine/oxfam-pointe-l-implication-des-banques-francaises-dans-l-endettement-de-plusieurs-pays-africains_4804693.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(6 à 10 %)</a> sur les marchés mondiaux alors que la croissance économique des pays reste fortement instable.</p>



<p>Il en résulte que ces pays sont souvent confrontés à un endettement insoutenable c’est-à-dire une dette qui ne crée pas les conditions de son remboursement. Des taux d’intérêt trop élevés sur la dette et une croissance économique instable et insuffisamment robuste en sont les principales causes.</p>



<p>Les « Diaspora bonds » – titres d’emprunt obligataire émis par les États en vue de mobiliser l’épargne de la diaspora – apparaissent comme un instrument susceptible de soulager les contraintes de financement des États africains. Ce mécanisme a d’ailleurs déjà prouvé son potentiel, comme en </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La diaspora sénégalaise, une bénédiction pour le développement local" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/NRz1IK77Fmk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>La diaspora africaine est déjà un vecteur de développement local fort. Elle pourrait prendre bien plus d’ampleur encore.</figcaption></figure>



<p>En effet, la diaspora africaine contribue à l’offre d’épargne mondiale et a une bonne perception du risque en Afrique. La rémunération de l’épargne étant relativement plus faible dans les pays industrialisés (moins de 2 % pour certains instruments financiers comme le livret A en France), les « Diaspora bonds » pourraient s’avérer très attractifs pour les Africains émigrés hors de leur continent d’origine.</p>



<p>Ils contribueraient ainsi à rendre la dette publique de l’Afrique plus viable à long terme. Un tel mécanisme pourrait aussi être mobilisé pour financer l’activité privée via la saison annuelle de la diaspora africaine et les partenariats privés qu’elle ferait naître.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/blaise-gnimassoun-1076214">Blaise Gnimassoun</a>, Maître de conférences en sciences économiques, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lorraine-2158" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Lorraine</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/diaspora-le-potentiel-de-developpement-sous-estime-de-lafrique-170893" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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