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	<title>Archives des Intrants agricoles &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Kazan, Bamako et Moscou concluent un accord stratégique sur les hydrocarbures et les intrants agricoles</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2026 18:31:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Kazan, le Mali et la Russie ont conclu un accord stratégique visant à sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures et en intrants agricoles, dans un contexte de tensions logistiques et géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge du KazanForum, les délégations malienne et russe ont arrêté un agenda opérationnel pour sécuriser l&rsquo;approvisionnement du Mali en carburant et en engrais. Un accord aux implications économiques et géopolitiques majeures pour un pays enclavé et sous pression.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est en marge du grand-messe diplomatico-économique de Kazan que s&rsquo;est joué, discrètement mais avec une portée considérable, l&rsquo;un des accords les plus concrets noués entre Bamako et Moscou depuis le rapprochement des deux pays. La sécurisation de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles était au cœur des discussions entre les deux délégations, réunies à l&rsquo;occasion du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique</em>&nbsp;».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="128" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png" alt="statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles" class="wp-image-22417" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--300x38.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--768x96.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1170x146.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--585x73.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--600x75.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles. ©Généré par IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces deux chiffres résument à eux seuls l&rsquo;ampleur du défi logistique auquel fait face le Mali. Pays enclavé, sans accès à la mer, tributaire de corridors de transit longs et exposés aux aléas politiques régionaux, le Mali dépend structurellement de chaînes d&rsquo;approvisionnement extérieures pour alimenter son économie et nourrir ses populations. La campagne agricole, en particulier, exige une disponibilité des engrais et des semences dans des fenêtres calendaires très précises — tout retard se paye cash, en pertes de rendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations logistiques mondiales, amplifiées par les tensions persistantes au Moyen-Orient, ont rendu encore plus vulnérables les pays sahéliens, déjà fragilisés par l&rsquo;instabilité sécuritaire intérieure et les effets des changements climatiques. Face à cette équation, les autorités de la transition malienne ont engagé une stratégie de diversification de leurs sources d&rsquo;approvisionnement, cherchant à réduire leur dépendance vis-à-vis de filières traditionnelles insuffisamment fiables ou trop conditionnées à des exigences politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie s&rsquo;inscrit dans ce cadre comme un fournisseur alternatif de poids, disposant de capacités exportatrices importantes en hydrocarbures — elle demeure l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux de pétrole et de gaz — ainsi qu&rsquo;en engrais azotés et potassiques, domaine dans lequel elle occupe une position de premier plan à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un agenda opérationnel, pas seulement des déclarations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue les échanges de Kazan des multiples rounds de discussions russo-africaines des dernières années, c&rsquo;est la dimension concrète des engagements pris. Les deux délégations sont convenues d&rsquo;établir un agenda opérationnel assorti d&rsquo;un calendrier de livraison, accompagné «&nbsp;<em>des dispositifs logistiques et financiers nécessaires à la mise en œuvre des engagements pris</em>&nbsp;», selon le communiqué officiel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le volet hydrocarbures, le schéma envisagé prévoit un acheminement russe jusqu&rsquo;aux ports de transit — vraisemblablement Dakar ou Abidjan, voire Lomé —, les opérateurs économiques maliens prenant ensuite en charge la redistribution intérieure vers les différentes régions du pays. Pour les intrants agricoles, l&rsquo;accent a été mis sur la nécessité d&rsquo;anticipation : les livraisons devront impérativement respecter le calendrier cultural pour ne pas compromettre la prochaine campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon&nbsp;Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce,&nbsp;<em>«&nbsp;Cette coopération va permettre de stabiliser notre système d&rsquo;approvisionnement en hydrocarbures, mais également de donner au Mali des perspectives d&rsquo;approvisionnement à moyen et long terme.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des mots du ministre est révélateur. «&nbsp;<em>Stabiliser</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>moyen et long terme</em>&nbsp;» : l&rsquo;objectif affiché n&rsquo;est pas une solution d&rsquo;urgence mais bien l&rsquo;inscription de la Russie comme partenaire structurel dans l&rsquo;architecture d&rsquo;approvisionnement du Mali. Un signal fort envoyé aux autres partenaires traditionnels du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le KazanForum, vitrine de la diplomatie économique russe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;» se tient à Kazan du 12 au 17 mai 2026. Organisé dans la capitale du Tatarstan, région à majorité musulmane de la Fédération de Russie, il réunit des délégations de plus de 90 pays, dont de nombreux pays africains. Il constitue l&rsquo;une des principales plateformes utilisées par Moscou pour consolider ses partenariats économiques avec les pays du Sud global, en marge des enceintes occidentales dont la Russie est désormais largement exclue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;accord de Kazan marque une étape supplémentaire dans l&rsquo;approfondissement du partenariat russo-malien, qui s&rsquo;est déjà traduit par une coopération militaire étroite via la présence de&nbsp;<em>l&rsquo;Africa Corps</em>&nbsp;sur le territoire malien. La logique est désormais celle d&rsquo;une relation globale, militaire et économique, que Bamako entend construire avec Moscou comme alternative au modèle partenarial occidental jugé obsolète ou trop contraignant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : résultats agricoles satisfaisants à l’OHVN, un autre progrès vers l’autosuffisance alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 17:52:28 +0000</pubDate>
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<p>L'Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN) joue un rôle clé dans le développement agricole et la sécurité alimentaire au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Aucun pays ne peut prétendre à la souveraineté s’il n’a pas réussi l’autosuffisance alimentaire. En d’autres termes, un pays doit pouvoir se nourrir de ce qu’il produit. C’est ce à quoi les autorités de la transition s’attèlent depuis leur installation à la tête du pays. Ainsi, elles ont initié diverses actions dont les résultats s’annoncent satisfaisants. L’une de ces initiatives est la publication récente du bilan élogieux, au titre de la campagne agricole écoulée, de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), une structure nationale de production agricole.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture est au cœur de la société, de l’économie et du développement du Mali. Elle occupe 70 % de la population active, contribue à plus de 40 % du PIB (produit intérieur brut) et fournit près de 40 % des recettes d’exportation du pays. Elle est soutenue par l’État à travers plusieurs structures de production agricole, telles que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), l’Office du Niger (ON), le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), le Programme national d’irrigation de proximité, le Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et de Sélingué (PDI-BS), le Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou, l’Office riz, ainsi que l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN). Celui-ci a rendu public, lors de la dernière session de son conseil d’administration, le bilan de sa campagne écoulée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-excedent-cerealier-de-7-388-tonnes"><strong>Un excédent céréalier de 7 388 tonnes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tenue le jeudi 12 février 2026 à Ségou — la 34ᵉ du genre — cette session de l’OHVN a présenté les résultats de la dernière campagne et affiché ses ambitions pour celle de 2026. Au titre de la campagne 2025, les objectifs de production végétale ont enregistré des résultats globalement satisfaisants. Il a été produit 347 964 tonnes de céréales, soit un taux de réalisation de 82 % ; 19 200 tonnes de coton graine (70 %) ; 54 351 tonnes de légumineuses (79 %) ; 4 859 tonnes de sésame (72 %) ; et 134 035 tonnes de légumes (91 %). À la lecture de ces performances, on constate un excédent céréalier estimé à 7 388 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le conseil d’administration a indiqué que, dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, 25 exploitations familiales ont été dotées d’équipements agricoles, trois magasins de stockage d’intrants ont été réhabilités et deux magasins de stockage de sésame bio ont été construits. En ce qui concerne la subvention des intrants agricoles, 6 025 tonnes d’engrais minéraux ont été mises à la disposition des exploitants et exploitantes de la zone OHVN.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ohvn-couvre-796-villages-et-707-hameaux"><strong>L’OHVN couvre 796 villages et 707 hameaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La session du conseil d’administration a fixé, pour la campagne agricole 2026, les objectifs suivants : 388 306 tonnes de céréales ; 58 864 tonnes de légumineuses ; 27 801 tonnes de coton graine ; 6 314 tonnes de sésame ; et 233 649 tonnes de légumes. Pour atteindre ces résultats, un budget équilibré en recettes et en dépenses de 5 753 630 849 francs CFA est prévu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Office de la Haute Vallée du Niger est un établissement public à caractère administratif, créé par l’ordonnance n°91-048/PCTSP du 21 août 1991 et basé à Bamako. Il a pour mission principale la promotion des cultures vivrières et industrielles dans sa zone d’intervention, couvrant la Haute Vallée du fleuve Niger. Celle-ci comprend administrativement les cercles de Kati, Kangaba et Koulikoro, pour une superficie de 26 000 km² dont 75 % de terres arables. La zone compte 54 communes, totalisant 796 villages, 707 hameaux et 48 980 exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OHVN fournit un encadrement technique aux agriculteurs afin de développer les cultures vivrières et de rente, notamment le coton. Il accompagne également les producteurs pour améliorer les techniques agricoles et accroître les rendements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bilan de la campagne agricole 2025 au Mali :  des résultats supérieurs à ceux de 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 08:13:03 +0000</pubDate>
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<p>Le bilan de la campagne agricole 2025 au Mali révèle des résultats améliorés. Apprenez-en plus sur ces avancées significatives.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>De tous les secteurs de développement d&rsquo;un pays, l&rsquo;agriculture occupe une place prépondérante. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;agriculture et toutes les activités connexes que sont : l&rsquo;élevage, la pisciculture, l&rsquo;aquaculture, etc. En cette fin de campagne agricole 2025, les autorités nationales chargées du développement rural ont procédé à l&rsquo;établissement du bilan. Il ressort de leur rencontre que les résultats obtenus sont supérieurs à ceux de la campagne agricole de 2024.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre qui s&rsquo;est tenue, le jeudi 04 décembre 2025, a regroupé les cabinets des ministères de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;élevage et de la pêche, le commissariat à la sécurité alimentaire. Elle&nbsp;était présidée par le ministre de l&rsquo;agriculture, Daniel Siméon Kelema, en présence de son collègue de l’Elevage et de la&nbsp;Pêche, Youba Ba, et du commissaire à la sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la réunion, il a été présenté les réalisations suivantes:&nbsp;11.452.540 tonnes de céréales ; 100.690 tonnes de viande ; 17.238 tonnes de lait collecté; et 120.382 tonnes de poissons. Des résultats nettement supérieurs à ceux de l&rsquo;année 2024 au cours de laquelle il a été enregistré environ 11.010.851 tonnes de céréales, 569.300 tonnes de coton, 96.750 tonnes de viande contrôlée et 113.218 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats de l&rsquo;année 2024 avaient été données,&nbsp;le jeudi 30 janvier 2025, lors des travaux de la 15ème session du conseil élargi de cabinet du secteur du développement rural (les deux départements ministériels et le commissariat à la sécurité alimentaire).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mesures-ayant-permis-d-enregistrer-des-progres"><strong>Les mesures ayant permis d&rsquo;enregistrer des progrès</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour obtenir ces résultats, le gouvernement avait pris les mesures qui s&rsquo;imposaient. Ces mesures avaient été annoncées par le ministre de l&rsquo;Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d&rsquo;un point de presse tenu le mardi 24 juin 2025 à son département.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après le ministre, il s&rsquo;agit, entre autres, de la mise à disposition&nbsp;des&nbsp;exploitants agricoles des intrants et équipements subventionnés ; du contrôle de qualité des intrants agricoles ; de la mise en valeur de 552.254 ha d’aménagements hydro-agricoles ; du renforcement des mesures de protection des cultures contre les ravageurs. En plus de ces aspects, il s’agit aussi&nbsp;de la promotion de l’agriculture contractuelle à travers le développement des Interprofessions ; du paiement du reliquat des recettes de coton graine dans un délai raisonnable aux producteurs de coton ; et du maintien du prix d’achat du coton graine à 300f CFA le kilogramme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent à ses côtés, le&nbsp;Président&nbsp;directeur général de la Compagnie malienne de développement textile ( CMDT), Kouloumegué Dembélé, a précisé que concernant le taux de réalisation de la campagne 2025-2026, les objectifs sont ambitieux avec une superficie totale de 672.000 ha, et le taux de réalisation est 38,03% contre 26,90% à la même période l&rsquo;année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-agriculture-une-priorite-du-gouvernement-nbsp"><strong>L&rsquo;agriculture, une priorité du gouvernement&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une étude publiée en février 2024 dans la revue « <em>Pnas Nexus</em>« , &nbsp;l&rsquo;agriculture au Mali occupe 70 % de la population active et contribue à plus de 40 % du PIB ( produit intérieur brut). Elle représente la principale source de revenus pour 80 % des populations rurales et génère près de 30 % des recettes d’exportation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays dispose de 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, dont seulement 4,5 % sont cultivés ; de 2,2 millions d’hectares aménageables, dont 23,5 % sont exploités ; de 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins, 63 millions de volailles ; de 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, il dispose d’un potentiel de production piscicole d’environ 200 000 tonnes par an et d’un potentiel forestier de 100 millions d’hectares, dont 17 % sont aujourd’hui productifs, avec 7 millions de tonnes par an de potentiel de régénération naturelle. Pour mieux exploiter cet énorme potentiel au bénéfice des populations, le gouvernement l&rsquo;a placé au cœur de la Vision « <em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> » et de la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024-2033). Dans cette stratégie, il est inscrit comme projet structurant sous le nom de &nbsp;«&nbsp;<em>FARAFINNA JIGINƐ&nbsp;</em>» qui signifie «&nbsp;<em>Nourrir le Mali et la Sous-région</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-assistance-alimentaire-gratuite-composee-de-22-700-tonnes-de-cereales">Une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales </h2>



<p class="wp-block-paragraph">A signaler que selon le cadre harmonisé sur la situation alimentaire du pays en 2025 effectué, en novembre 2024, par les autorités maliennes et les partenaires internationaux en la matière, &nbsp;1 470 114 millions de personnes au Mali seront en situation de crise alimentaire, avec 100 941 personnes en situation d&rsquo;urgence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, selon le programme alimentaire mondial (PAM), dans une publication en date du 17 mars 2025, le Mali sera confronté, en 2025, à une situation alimentaire tendue. Les bons résultats enregistrés par la campagne agricole de 2025 constituent une bouffée d&rsquo;oxygène pour le Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils permettront de juguler cette prévision d&rsquo;insécurité alimentaire en facilitant la mise en œuvre du plan national de réponses à l&rsquo;insécurité alimentaire dont le budget est de 12 milliards de FCFA. Un montant qui est destiné à fournir une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales destinées aux populations les plus vulnérables, environ 11 500 tonnes de riz à la vente subventionnée et le reste pour soutenir les maraîchers, les pisciculteurs et les actions de restauration des terres dégradées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo C</strong><strong>oulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Campagne agricole 2025-2026 : toutes les dispositions ont été prises pour sa réussite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 07:14:28 +0000</pubDate>
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<p>La campagne agricole 2025-2026 est cruciale pour le Mali. Explorez les dispositions prises pour assurer sa réussite.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’agriculture est primordiale dans la quête d’une réelle souveraineté du pays. C’est pourquoi les autorités maliennes de la transition ne ménagent aucun effort pour que ce secteur vital marche à merveille. Pour la campagne agricole de cette année, elles se sont fixé des objectifs de productions. Pour cela, des dispositions ont été prises pour la réalisation de ces objectifs. Le ministre de l’Agriculture, entouré des responsables techniques et représentants des producteurs a tenu un point de presse pour informer l’opinion nationale de ces dispositions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture est au cœur de la société, de l’économie et du développement du Mali. Le secteur agricole occupe 70&nbsp;% de la population active, contribue à plus de 40&nbsp;% du PIB et fournit près de 40&nbsp;% des recettes d’exportations du pays. Presque 60,1&nbsp;% de la population vit en milieu rural et dépend d’elle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la campagne agricole&nbsp;2025, le Mali compte produire 1 696 721&nbsp;tonnes de céréales et 682 000&nbsp;tonnes de coton graine. Des esprits malsains avaient commencé à planter le doute sur la possibilité de réaliser ces productions. Pour couper court à ces mauvaises langues, le ministre de l’Agriculture, accompagné du Président Directeur général (PDG) de la Compagnie malienne de développement des textiles (CDMT), du directeur national de l’agriculture et du président des cotonculteurs, a tenu un point de presse, le mardi&nbsp;24&nbsp;juin 2025 à son département. Cette rencontre avec la presse a permis à Daniel Siméon Kéléma, de fournir de précieuses informations pour la réussite de la campagne agricole.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-importantes-mesures-annoncees-nbsp"><strong>D’importantes mesures annoncées&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Agriculture a énuméré des mesures prises afin de réussir la campagne agricole. Il s’agit, entre autres, de la mise à disposition des exploitants agricoles des intrants et équipements agricoles subventionnés ; du contrôle de qualité des intrants agricoles ; de la mise en valeur de 552 254&nbsp;ha d’aménagements hydro-agricoles. Ce n’est pas tout. Il a également indiqué le renforcement des mesures de protection des cultures contre les ravageurs ; de la promotion de l’agriculture contractuelle à travers le développement des Interprofessions ; du paiement du reliquat des recettes de coton graine dans un délai raisonnable aux producteurs de coton. Il s’agira aussi du maintien du prix d’achat du coton graine à 300&nbsp;F CFA le kilogramme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même dynamique, le PDG de la CMDT, Kouloumegué Dembélé, a précisé que concernant le taux de réalisation de la campagne&nbsp;2025-2026, les objectifs sont ambitieux avec une superficie totale de 672 000&nbsp;ha, et le taux de réalisation est de 38,03&nbsp;% contre 26,90&nbsp;% à la même période l’année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-disponibilite-des-intrants-agricoles-nbsp"><strong>De la disponibilité des intrants agricoles&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le ministre Kéléma, des efforts colossaux ont été consentis par le gouvernement pour faciliter la circulation des camions hors normes et l’acheminement des intrants au Mali. Et le Directeur national de l’agriculture, Yacouba Souleymane, d’ajouter que s’agissant de la mise en place des intrants agricoles subventionnés dans les bassins de production, le taux est de 40&nbsp;%, et également appréciable. « <em>La dynamique va être soutenue dans ce sens et la distribution des intrants agricoles dans la transparence au seul profit des producteurs, est imminente</em> », a-t-il poursuivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entame du point de presse, le ministre Kéléma a présenté toutes les excuses pour le retard accusé dans le paiement des recettes du coton aux cotonculteurs. Il a aussi indiqué que tout est mis en œuvre pour gérer cette situation dans les deux premières semaines du mois de juillet 2025. À sa suite le PDG de la CMDT a souligné que les plus hautes autorités du Mali ont ordonné le paiement des cotonculteurs avec la mise à disposition, dès le vendredi&nbsp;27&nbsp;juin 2025, de 23&nbsp;Milliards de F CFA au compte de la CMDT. Et de poursuivre qu’à la date du 24&nbsp;juin 2025, le paiement des recettes aux producteurs, au titre de la campagne&nbsp;2024-2025, s’élève à 108 913 500 977 sur un total de 171. 842.065.285 F CFA soit un taux de paiement de 63,38&nbsp;%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À n’en pas douter, ce point de presse a permis à toute une nation d’être rassurée par rapport à la réussite de la campagne agricole&nbsp;2025-2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>15e session du CSA : le Mali fixe les priorités agricoles pour 2025 et annonce les nouveaux prix des intrants </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 16:30:00 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la souveraineté alimentaire au Mali et l'ambition d'un pays autosuffisant lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Koulouba, le 6&nbsp;mai 2025, la 15e&nbsp;session du Conseil supérieur de l’Agriculture s’est tenue sous la haute présidence du général Assimi Goïta. Derrière les bilans de campagne et les chiffres budgétaires, c’est une véritable profession de foi souverainiste qui s’est exprimée, avec en toile de fond l’ambition d’un Mali autosuffisant, enraciné dans la terre et tourné vers l’horizon AES.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mardi&nbsp;6&nbsp;mai, le Palais présidentiel de Koulouba a repris des airs de plénière rurale. Pourtant, ici, pas de fourche ni de charrue, mais des rapports budgétaires, des projections de production, des feuilles de route techniques, et surtout un homme&nbsp;: le général d’armée Assimi Goïta. Entouré de son Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, du président de l’APCAM, et des grands acteurs du monde agricole, le président conseil supérieur de l’agriculture a dirigé, d’une main ferme et d’un ton calme, la 15e&nbsp;session du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA). Une grand-messe où le verbe politique s’est mêlé au jargon technique, et où le monde rural, habituellement relégué aux rapports d’experts, s’est imposé comme le cœur battant du projet de souveraineté nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-agriculture-comme-socle-d-une-independance-assumee"><strong>L’agriculture comme socle d’une indépendance assumée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’emblée, Goïta a donné le ton&nbsp;: « <em>Le monde rural, pilier vital de l’économie nationale, doit redevenir le moteur de notre souveraineté.</em> » Le décor est planté. L’agriculture n’est plus un simple secteur économique, mais un enjeu stratégique, presque géopolitique, dans la vision AES (Alliance des États du Sahel) dont le Mali veut être l’épicentre. En témoignent les 10 % du budget national qui lui sont désormais consacrés, les subventions aux engrais et semences, les soutiens directs aux producteurs. Si l’autosuffisance alimentaire est aujourd’hui brandie comme un mantra, elle n’en est pas moins portée par une volonté politique ferme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan de la campagne agricole&nbsp;2024, dressé par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Keleman, a rappelé les difficultés&nbsp;: inondations, insécurité, pertes humaines et matérielles, cheptels décimés dans certaines régions. Mais aussi des motifs d’espoir&nbsp;: plus de 11&nbsp;millions de tonnes de céréales récoltées, près de 650 000&nbsp;tonnes de coton-graine, plus de 110 000&nbsp;tonnes de poisson. Des résultats jugés « <em>encourageants</em> » par le chef de l’État, au regard d’un contexte climatique et sécuritaire particulièrement hostile.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-agriculture-malienne-en-quete-d-emergence"><strong>Une agriculture malienne en quête d’émergence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Sanoussy Bouya Sylla, président de l’APCAM, a livré un plaidoyer passionné. Il a salué les « <em>efforts constants du chef de l’État pour le monde rural </em>», tout en énumérant les obstacles structurels&nbsp;: faiblesse de la mécanisation, accès limité au financement, empiétement des acteurs miniers sur les terres agricoles, précarité de la pisciculture, pollution des eaux, retard dans la distribution des engrais et dans les paiements des campagnes écoulées. Des défis, mais aussi des pistes&nbsp;: mutualisation des équipements agricoles, fixation concertée des prix des denrées, recensement fiable des exploitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la souveraineté alimentaire a été abordée sous un angle nouveau&nbsp;: non plus simplement produire, mais transformer, valoriser, exporter. Goïta a insisté sur la nécessité d’« <em>émerger de véritables entreprises agricoles tournées vers le marché </em>» et sur l’importance d’« <em>innover sans cesse tout en capitalisant sur nos savoir-faire traditionnels </em>». Une vision assumée, qui croise l’agenda&nbsp;2063 de l’Union africaine et la stratégie nationale de développement&nbsp;2024-2034.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-diagnostic-aux-engagements-concrets"><strong>Du diagnostic aux engagements concrets</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des discours, le CSA s’est aussi voulu un temps d’engagement chiffré. Les prix des intrants pour la campagne&nbsp;2025 ont été fixés&nbsp;: 14 000&nbsp;FCFA pour le sac de 50 kg d’engrais minéraux, 3 000&nbsp;FCFA pour les engrais organiques, 1 500&nbsp;FCFA le kg de semences de maïs hybride. Le coton-graine premier choix, quant à lui, sera acheté à 300&nbsp;FCFA/kg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs de Koulouba, le mot « <em>confiance</em> » revenait souvent. Confiance en une volonté politique qui semble s’affirmer ; confiance conditionnée à la résolution des problèmes récurrents du monde rural ; confiance enfin dans une feuille de route qui se veut inclusive, en particulier envers les jeunes et les femmes, dont l’accès au foncier et au crédit reste à améliorer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-koulouba-nouveau-front-du-combat-rural"><strong>Koulouba, nouveau front du combat rural</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La 15e&nbsp;session du CSA ne s’est pas contentée d’énumérer les objectifs, elle a redéfini le rôle politique de l’agriculture. À travers son discours, Assimi Goïta a tracé les contours d’un Mali rural réhabilité, d’un monde agricole au centre d’une souveraineté consolidée. À rebours des logiques d’importation à outrance et de dépendance aux aides extérieures, la Transition trace un chemin de résilience qui mêle volontarisme d’État, mobilisation des communautés rurales et foi en la terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme un retour aux fondamentaux. Comme une réponse silencieuse mais ferme à ceux qui, dans certaines capitales occidentales, doutent encore de la capacité des États sahéliens à se relever par eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CSA 2024 : Assimi Goïta annonce des mesures clés pour l’évolution de l’agriculture malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 19:22:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil supérieur de l'Agriculture au Mali annonce d'importantes mesures pour renforcer le secteur agricole lors de sa 14e session présidée par le Colonel Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta, a présidé la 14e&nbsp;session du Conseil supérieur de l’Agriculture le 30&nbsp;avril 2024 à Koulouba. Lors de cette rencontre annuelle, d’importantes mesures pour renforcer le secteur agricole, notamment l’adoption de stratégies d’agroécologie et la fixation des prix des intrants, ont été annoncées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la souveraineté alimentaire prend un nouveau tournant. Ce mardi&nbsp;30&nbsp;avril 2024, le Palais de Koulouba a été le lieu d’une réunion cruciale, la 14<sup>e</sup>&nbsp;session du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA), présidée par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. C’est dans cette ambiance solennelle, sous les lustres étincelants et entre les murs chargés d’histoire, que l’avenir de l’agriculture malienne a été sculpté avec des résolutions salvatrices et stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, avec une certaine fierté palpable, rapporte les succès de la campagne agricole précédente, non sans manquer de reconnaître le soutien vital des autorités de la Transition. Il semble que chaque grain semé sous cette administration commence à porter ses fruits, littéralement et figurativement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-les-champs-en-tableaux-de-bord-de-haute-technologie"><strong>Transformer les champs en tableaux de bord de haute technologie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Abdoulaye Camara, le 2e Vice-Président de  l’Assemblée permanente de la chambre d’Agriculture du Mali (APCAM), ne tarit pas d’éloges envers le Président Goïta, pour son engagement sans faille en faveur du secteur agricole. Un président qui non seulement promeut une politique de subventions pour l’aliment bétail, mais qui envisage également de révolutionner l’agriculture par la géolocalisation des espaces agricoles. Voilà un véritable hymne à la modernité agricole, promettant de transformer les champs en tableaux de bord de haute technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, comme tout bon festin, le repas n’est pas exempt de quelques piments forts. L’APCAM en appelle à une mesure salutaire&nbsp;: que 50&nbsp;% des achats de l’État soient consacrés aux produits locaux. Une telle politique ne serait pas juste un coup de pouce à l’agriculture, mais un uppercut à la dépendance alimentaire étrangère. C’est là un cri du cœur pour une autonomie qui résonne dans chaque sac de céréales et chaque baluchon de coton produit sur le sol malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du Conseil supérieur de l’Agriculture, le colonel Assimi Goïta, a annoncé des mesures significatives pour propulser l’agriculture malienne vers un horizon plus vert et plus durable. Parmi ces mesures, l’élaboration d’une stratégie nationale d’Agroécologie s’avère primordiale. Cette stratégie vise à améliorer et maintenir les équilibres écologiques tout en développant des techniques agricoles adaptatives pour atténuer les effets du changement climatique. Une initiative qui, espérons-le, transformera les pratiques agricoles en des modèles de durabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-prix-d-achat-des-intrants-agricoles-subventionnes"><strong>Les prix d’achat des intrants agricoles subventionnés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus encore, le Mali s’apprête à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers la création d’un Conseil national unifié. Ce conseil sera la pierre angulaire d’une coordination multisectorielle, essentielle pour répondre efficacement aux défis alimentaires présents et futurs. C’est un pas audacieux vers une gestion intégrée et holistique de la sécurité alimentaire, qui reflète une compréhension profonde des intrications entre agriculture, santé et bien-être social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement d’une Politique nationale du Conseil agricole accompagnée de son dispositif de Système national du Conseil agricole est également au programme. Ce système ambitionne d’encadrer de manière rapprochée les agriculteurs maliens, leur offrant ainsi les outils et les connaissances nécessaires pour optimiser leurs rendements et pratiques agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parlons chiffres — car la politique, c’est aussi une histoire de chiffres. Pour la campagne agricole de 2024, les prix d’achat des intrants agricoles subventionnés ont été méticuleusement définis&nbsp;: 14 000&nbsp;FCFA pour un sac de 50&nbsp;kg d’engrais minéraux, 3 000&nbsp;FCFA pour les engrais organiques, 1 500&nbsp;FCFA pour un kilogramme de semences de maïs hybride, et 17 500&nbsp;FCFA pour un kilogramme de bio-stimulant ovalis. Et que dire du prix du coton graine qui connaît une légère augmentation, passant de 295 à 300&nbsp;francs CFA le kilogramme, reflétant une intention claire de soutenir davantage les cotonculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-marcher-dans-la-boue-fertile-des-realites-agricoles"><strong>Marcher dans la boue fertile des réalités agricoles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces annonces ne sont pas de simples promesses en l’air. Elles sont le reflet d’une volonté ferme de transformer un secteur-clé de l’économie malienne. Le Colonel GOÏTA, en véritable commandant des champs, rappelle que l’agriculture est le « <em>secteur vital et stratégique du Mali</em> ». Sous son administration, chaque arpent de terre est une tranchée contre la faim, chaque graine semée une balle contre la pauvreté. La session se clôt sur des engagements fermes pour l’année à venir, promettant une agriculture non seulement résiliente face au changement climatique, mais aussi prospère et auto-suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chapeau donc à ces dirigeants qui, loin des bruits de bottes habituels de la politique, choisissent de marcher dans la boue fertile des réalités agricoles. Le Mali, sous cette transition, ne se contente pas de faire pousser des plantes ; il cultive l’espoir pour un avenir où chaque Malien pourrait récolter les fruits d’une terre gérée avec sagacité et prévoyance. Et dans ce champ d’ambitions vertes, chaque citoyen est invité à semer, à arroser et à récolter la promesse d’un Mali nourri par son propre sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Campagne agricole 2022-2023 : l’État du Mali prendra en charge les crédits intrants des producteurs du coton </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 07:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[CMDT]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil supérieur de la défense]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>L’État malien s’engage à prendre en charge les crédits intrants des producteurs de coton sur les superficies perdues suite à l’attaque des jassides et des inondations, au titre de la campagne 2022-2023. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La 13<sup>e</sup>&nbsp;session du Conseil supérieur de l’agriculture s’est tenue, le lundi&nbsp;5&nbsp;juin 2023, au palais de Koulouba. Au cours de cette cérémonie, placée sous la présidence du président de la transition, le colonel Assimi Goita, de grandes décisions ont été prises au profit des producteurs du coton.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était 15&nbsp;h passées de quelques minutes quand la session annuelle du Conseil supérieur de l’agriculture a démarré, en présence de l’ensemble des acteurs du secteur agricole malien, notamment du ministre du Développement rural, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM). Le président-directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Dr Nango Dembélé, était également présent à ce grand rendez-vous.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Prise en charge des crédits intrants des producteurs&nbsp;&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la transition a annoncé de grandes décisions pour le secteur du coton. Un secteur qui a été confronté à d’énormes difficultés durant la campagne écoulée, notamment des problèmes climatiques, mais aussi ceux liés à l’apparition des Jassides. Ces problèmes, parmi tant d’autres, indépendants des autorités en charge du secteur, ont entrainé une baisse de la production et ont fait perdre au Mali sa place de premier producteur africain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour juguler les effets de ces situations sur les cotonculteurs et redonner au Mali toute sa gloire, l’État malien s’engage à prendre en charge les crédits intrants des producteurs de coton sur les superficies perdues suite à l’attaque des jassides et des inondations, au titre de la campagne&nbsp;2022-2023. Cette prise en charge coutera au budget national neuf-milliards-neuf-cent-trente-huit-millions-sept-cent-soixante-quatorze-mille-huit-cent-trente-neuf (9 938 774 839) FCFA.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cette mesure, le chef de l’État a fixé le prix subventionné de l’engrais minéral à 14 000&nbsp;F CFA le sac de 50&nbsp;kg et celui de l’engrais organique à 3000&nbsp;FCFA par sac de 50&nbsp;kg. Quant au prix d’achat de base du coton graine de premier choix, il est fixé à 295&nbsp;FCFA le kg.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Redonner au Mali, sa place de premier producteur africain&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette 13<sup>e</sup>&nbsp;session, le président du Conseil supérieur de l’agriculture a réitéré son engagement à affecter 10&nbsp;% de production de la graine de coton aux huileries agréées pour l’alimentation du bétail et des bœufs de labour. Des décisions qui ne peuvent que galvaniser davantage les producteurs et l’ensemble des acteurs du secteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PDG de la CMDT, Dr Nango Dembélé, tout en remerciant le président de la transition, a exprimé toute sa satisfaction suite à l’annonce de ces bonnes nouvelles pour le secteur du coton. Il a profité pour exhorter les producteurs au travail en vue d’atteindre, voire dépasser l’objectif de production fixé pour la campagne&nbsp;2023-2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de sa&nbsp;98<sup>e</sup>&nbsp;session du Conseil d’administration, tenue à Bamako, le 24&nbsp;mai dernier, la CMDT avait rassuré les cotonculteurs qu’une solution a été trouvée aux nouvelles formes de jassides détectées au Mali et dans la sous-région, durant la campagne écoulée. Le PDG de la Compagnie avait également exhorté les producteurs à rester motiver au cours des prochaines campagnes agricoles afin de faire pousser 780 000&nbsp;tonnes de graine et redonner au Mali, sa place de premier producteur de coton africain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le prix du coton graine fixé à 300 FCFA/kg, le meilleur prix de la sous-région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 05:16:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l&#039;ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Intrants agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[prix du coton]]></category>
		<category><![CDATA[producteurs de coton]]></category>
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<p>Quatrième (4e) fournisseur de devises étrangères du secteur agricole, la Côte d’Ivoire, pour la campagne 2021-2022, a fixé le prix d’achat le plus élevé du coton dans la sous-région ouest-africaine.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatrième (4<sup>e</sup>) fournisseur de devises étrangères du secteur agricole, la Côte d’Ivoire, pour la campagne&nbsp;2021-2022, a fixé le prix d’achat le plus élevé du coton dans la sous-région ouest-africaine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En <a href="https://saheltribune.com/agro-business-la-guinee-accueille-deux-evenements-majeurs-sur-le-coton-fin-2021/">Afrique de l’Ouest</a>, le coton est l’une des principales cultures de rente. Dans cette région, la production de coton-fibre connaîtra un rebond en 2021-2022. En Côte d’Ivoire, le prix de l’or blanc, pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;choix, a été fixé à 300&nbsp;FCFA/kg et 275&nbsp;FCFA/kg, pour le 2<sup>e</sup>&nbsp;choix, durant la campagne&nbsp;2021-2022. L’annonce a été faite le 7&nbsp;octobre dernier, par le Premier ministre Patrick Achi, en marge de la Journée mondiale du coton.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la deuxième saison consécutive que le gouvernement ivoirien offre le <a href="https://www.gouv.ci/_actualite-article.php?recordID=11488" target="_blank" rel="noreferrer noopener">meilleur prix d’achat</a> du coton graine dans la sous-région.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 2&nbsp;millions de tonnes de coton graine par an</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la nouvelle campagne qui s’ouvre, les acteurs ivoiriens du coton devront commercialiser leur production à 300&nbsp;FCFA/kg. Si ce montant est identique par rapport à celui de la saison précédente, il reste toutefois le plus élevé de la sous-région ouest-africaine. Et cela dans un contexte où le kg du coton sera acheté au producteur à 270&nbsp;FCFA/kg au <a href="https://saheltribune.com/mali-agriculture-plusieurs-champs-ravages-a-wassoulou-les-cultivateurs-demandent-de-laide/*">Mali</a>, 265&nbsp;FCFA/kg au Bénin et 280&nbsp;FCFA/kg au Burkina Faso. Des prix qui rivalisent peu avec celui fixé par la Côte d’Ivoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette matière, qui représente 1,8&nbsp;% du PIB ivoirien, totalise une production, en 2021, de 559 000&nbsp;tonnes pour plus de 130 000&nbsp;producteurs, avec un soutien étatique de 38&nbsp;milliards&nbsp;FCFA. Dans le pays, le produit est cultivé sur plus de 400 000&nbsp;hectares. Il est également en train d’émerger avec de nouvelles variétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux festivités des 20&nbsp;ans de l’interprofession des acteurs de la filière coton à Abidjan, jeudi&nbsp;7&nbsp;octobre dernier, le Premier ministre Patrick Achi a rappelé l’ambition du pays à faire du coton ivoirien, le numéro&nbsp;1 de l’Afrique de l’Ouest. Aussi, a-t-on indiqué, dans l’accompagnement de la filière, l’État ivoirien a soutenu les prix d’achat de la graine de coton et la réduction des intrants aux producteurs, lesquels ont été fixés à 1 850&nbsp;FCFA pour NPK, 14 750&nbsp;FCFA pour le sac d’urée et 33 000&nbsp;FCFA par hectare, pour les insecticides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le souci reste la deuxième transformation, qui demeure faible ou quasi inexistante depuis la fermeture des usines comme Gonfreville, depuis la crise de 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, l’Afrique de l’Ouest produit plus de 2&nbsp;millions de tonnes de coton graine par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
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		<title>Crise du secteur coton au Mali : les autorités de la transition en quête de solution définitive</title>
		<link>https://saheltribune.com/crise-du-secteur-coton-au-mali-les-autorites-de-la-transition-en-quete-de-solution-definitive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[coton]]></category>
		<category><![CDATA[Intrants agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[prix du coton au Mali]]></category>
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<p>En vue de trouver une solution consensuelle à la crise que connaît le secteur du coton au Mali, les autorités de la transition sont plus qu’engagées en faveur des cultivateurs&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En vue de trouver une solution consensuelle à la crise que connaît le secteur du coton au Mali, les autorités de la transition sont plus qu’engagées en faveur des cultivateurs de l’or blanc.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des Assises nationales sur le coton, tenues du 25 au 30&nbsp;janvier dernier, le ministre en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, accompagné par le président-directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), et le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, a effectué la semaine dernière, une visite de deux jours dans la 3<sup>e</sup> région administrative du Mali, notamment Sikasso et Koutiala (Capitale de l’or blanc.) Cette visite avait pour objectif&nbsp;de&nbsp;débattre de toutes les questions relatives au coton afin de déboucher sur des solutions consensuelles et pérennes.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le gouvernement engagé pour la réussite de la prochaine saison</strong></h3></amp-fit-text>



<p class="wp-block-paragraph">La CMDT étant un patrimoine national, voire mondial, M.&nbsp;Mohamed entend mettre tout en œuvre pour sa sauvegarde et son rayonnement. Cette compagnie occupe une place indispensable dans l’économie nationale. D’où son invitation à mettre fin aux divisions dans le monde paysan. « <em>Nous sommes là pendant cette période de Transition pour vous aider », </em>a-t-il rassuré avant de souligner&nbsp;: <em>« Notre unique choix, c’est le pays, la production du coton, et la performance. On doit enterrer nos petites divisions ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, est catégorique&nbsp;: <em>« On n’acceptera pas que quelqu’un tire la CMDT vers le bas ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la réussite totale de la prochaine saison, le gouvernement malien se dit prêt à appuyer les acteurs du domaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous allons nous investir pour reprendre en main la CMDT, la rendre plus performante et la positionner pour l’avenir », </em>a rassuré le ministre de l’Agriculture qui laisse comprendre toutes les ambitions des autorités transitoires pour le développement de cette compagnie. L’objectif du gouvernement malien est de permettre à la CMDT de&nbsp;réaliser ces<em> « missions et objectifs de production, de productivité, de commercialisation et de performance »</em>.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Revalorisation du prix du coton et baisse du prix des intrants</strong></h3></amp-fit-text>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite de la délégation ministérielle a été une occasion pour les cotonculteurs de faire valoir leurs préoccupations. À Koutiala, les cultivateurs de l’or blanc ont salué ces Assises nationales sur le coton&nbsp;tout en recommandant&nbsp;: « <em>Nous voulons que ces Assises aboutissent à la revalorisation du prix du coton, à la baisse du prix des intrants agricoles, ainsi qu’au renouvellement des organisations du réseau coopératif »</em>, a déclaré Moussa Dembélé, producteur de coton à Kolombosso, dans la localité de M’Pessoba, région de Sikasso. <em>« Depuis 2015, nous ne sentons pas les actions du bureau qui est en place »</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, la filière coton contribue à hauteur de 15&nbsp;% à la formation du Produit intérieur brut (PIB) du Mali. Elle occupe la seconde place après l’or sur le plan des recettes d’exportation. Malgré cette position stratégique dans l’économie nationale, la filière coton reste très fragile face aux fluctuations du cours mondial de la fibre de coton, du prix des intrants agricoles, le faible niveau de productivité et de la transformation au niveau national et les insuffisances dans la gouvernance de la filière, a-t-on dit dans une note technique destinée à la presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong><strong></strong></p>
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		<title>Mali : après le coton graine, le prix des intrants agricoles radicalise les cotonculteurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agricultures]]></category>
		<category><![CDATA[coton]]></category>
		<category><![CDATA[Intrants agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[prix du coton au Mali]]></category>
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<p>La tension reste toujours vive dans le monde paysan autour des changements de prix du kilogramme de coton graine ainsi que de celui des intrants agricoles. Beaucoup de cotonculteurs sont toujours catégoriques sur leur position : pas de culture de coton sans baisse du prix des intrants agricoles.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La tension reste toujours vive dans le monde paysan autour des changements de prix du kilogramme de coton graine ainsi que de celui des intrants agricoles. Beaucoup de cotonculteurs sont toujours catégoriques sur leur position : pas de culture de coton sans baisse du prix des intrants agricoles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous tendons vers la fin du mois de juin. Les cotonculteurs et le gouvernement malien ne s’entendent toujours pas sur les <a href="http://saheltribune.com/analyses/societe/covid-19-au-mali-le-secteur-du-coton-bat-de-laile/">changements de prix</a> des intrants aussi bien que du kilogramme du coton graine. Si les autorités étatiques pensent avoir sauvé la campagne agricole&nbsp;2020-2021 à travers l’octroi d’une subvention de 35 milliards de FCFA, les paysans estiment que cette campagne est loin d’être sauvée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des efforts insignifiants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="http://www.commodafrica.com/06-05-2020-au-mali-coupe-sombre-dans-le-prix-au-producteur-de-coton#:~:text=Le%20couperet%20est%20tomb%C3%A9%2C%20le,qu'en%202019%2F20." target="_blank" rel="noreferrer noopener">hache de guerre</a> n’est pas encore enterrée dans le monde paysan. L’augmentation du prix du kilogramme de coton graine par le gouvernement, le <a href="http://saheltribune.com/actu/economie/contre-baisse-prix-coton-graine-paysans-gagnent-combat/">dimanche 7 juin 2020</a>, semble être insuffisante aux yeux des cotonculteurs. <em>« Les autorités n’ont pratiquement rien fait. Car tant qu’elles ne revoient pas le prix des intrants agricoles à la baisse, nous ne pouvons pas nous engager à cultiver à souhait du coton </em>», nous fait savoir Famory Marico, agriculteur à <a href="http://saheltribune.com/analyses/politique/elections-legislatives-baniko-euphorie-succede-grisaille/">Dioîla</a>, dans la région de Koulikoro. Selon ce paysan, la cherté des intrants agricoles fait que les paysans ne bénéficient pas assez de leur travail. Cela, même lorsque le coton était à 275 FCFA, précise-t-il.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Appel à la résistance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">M.&nbsp;Marico finit par lancer un appel à tous les cotonculteurs du Mali de rester unis et de refuser, à l’unisson, de cultiver du coton cette année tant que les intrants ne seront pas revus à la baisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2691&amp;action=edit">Économie : CEVA Logistics se positionne pour accompagner la croissance africaine</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’émission « <em>Sénékelaw</em> » du 9 juin 2020 de Bakary Traoré de la radio MBarademin de Dioila, Seyni Marico, cotonculteur à Fiyana dans la même localité de Dioila, invite également les paysans à ne pas cultiver de coton cette année. Il précise que même si le prix du kilogramme sera fixé à 300&nbsp;FCFA, il ne sera plus nécessaire de s’engager à cultiver du coton. La raison qu’il avance, c’est que « <em>ce gouvernement n’a aucune considération pour les paysans</em> ».</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Résoudre la situation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sortir de ce labyrinthe, certains paysans invitent à maintenir les prix de la campagne&nbsp;2019-2020 du coton aussi bien que des intrants agricoles pour cette nouvelle campagne. « <em>Nous savons que les fluctuations font partie de la loi du marché du coton</em> », souligne Madou, responsable d’agriculture dans la localité de Dioila, mais <em>« ce qui nous écœure cette année, c’est l’augmentation du prix des intrants</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2297&amp;action=edit">Lutte contre le réchauffement climatique : après le coronavirus, réformer les économies</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, certains ne sont pas trop catégoriques. Selon Daouda Fomba, cultivateur à Banco (Dioila), <em>« nous allons cultiver du coton. Mais&nbsp;il se pourrait que ce ne soit pas beaucoup d’hectares </em>». Car à « d<em>éfaut de sa mère, on tète sa grand-mère </em>», rappelle-t-il. Toutefois, il rejoint les autres agriculteurs en soulignant la nécessité de diminuer le prix des intrants afin de galvaniser davantage les paysans.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le PDG de la CMDT doit des explications</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le PDG de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Baba Berthé avait signalé à l’occasion de leur rencontre avec le PM Boubou Cissé, le dimanche dernier&nbsp;: <em>« Nous avons noté et transmis l’ensemble des doléances des cotonculteurs au Gouvernement qui a pris note ». </em>Il poursuivait en précisant<em>&nbsp;: « C’est suite à cela que le Gouvernement a décidé de nous recevoir aujourd’hui </em>[dimanche 7 juin 2020 ndlr].<em> Au cours de cette rencontre, le PM Boubou Cissé a accepté les propositions faites par les producteurs, portant le prix d’achat d’un kilo du coton à 250&nbsp;F »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2681&amp;action=edit">Achim Steiner du PNUD : « l’inégalité entre les sexes, la vulnérabilité climatique et la fragilité des États sont étroitement liées »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’ensemble des doléances des cotonculteurs avaient été bien transmises au gouvernement malien, comment expliquer la poursuite des polémiques ? À Baba Berthé d’y répondre. Toutefois, cette situation autour du coton n’est pas assez rassurante non seulement pour le Mali, mais aussi pour le monde entier. Le coton est une matière première assez prisée dans plusieurs productions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdou Marico, correspondant à Dioila</strong></p>
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