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	<title>Archives des Intervention militaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Intervention militaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>« Aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l&#8217;Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain », le général Tiani. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:43:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La déclaration de Tiani en Algérie met en lumière les relations historiques et la volonté de renforcer la coopération entre les États.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En visite officielle de deux jours en Algérie, le chef du régime nigérien le général Abdourahamane Tiani a publiquement remercié son homologue Abdelmadjid Tebboune pour son soutien diplomatique, tout en dénonçant les pressions extérieures visant son pays. Au cœur de sa déclaration : une phrase lourde de sous-entendus géopolitiques — « aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l’Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain ». </em></strong></p>



<p>À l’issue de son déplacement des 15 et 16 février 2026, le président nigérien a insisté sur la « <em>fraternité</em> » et les « <em>relations historiques </em>» unissant les deux États. Il a surtout affirmé que cette visite illustrait la volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. Sécurité, énergie, transports, commerce ou formation. Une feuille de route qui se veut large et structurante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-declaration-politique-a-forte-charge-symbolique"><strong>Une déclaration politique à forte charge symbolique</strong></h2>



<p>Parmi les projets cités figurent notamment un chemin de fer transfrontalier, un port sec à Agadez, ou encore des infrastructures sanitaires et éducatives à Zinder et Niamey. Pour Niamey, ces initiatives doivent incarner une coopération « <em>concrète</em> » et durable capable de résister aux tensions internationales.</p>



<p>Mais au-delà des annonces économiques, c’est le message diplomatique qui retient l’attention. Tiani a salué la position d’Alger après le coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger. Il a souligné que les autorités algériennes avaient rejeté toute option militaire contre son pays.</p>



<p>Dans une allusion transparente aux débats régionaux ayant suivi la prise de pouvoir des militaires, il a dénoncé les « <em>tentatives néocolonialistes </em>» et les pressions exercées, selon lui, par certaines puissances étrangères et organisations internationales. Sa formule la plus commentée — affirmant qu’aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain — sonne comme un avertissement adressé aux partisans d’une intervention armée, mais aussi de l’implication quasi-régulière de l’Algerie dans des manoeuvres de déstabilisation du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-malien-nbsp"><strong>Le cas malien&nbsp;</strong></h2>



<p>Depuis 2024-2025, les autorités de transition maliennes dénoncent le jeu trouble d’Alger,&nbsp; dans le conflit malien. Dans un communiqué publié en janvier 2025, Bamako évoquait « <em>la persistance d’actes d’ingérence </em>» et affirmait que l’Algérie avait offert un soutien logistique à des groupes terroristes. Des dénonciations qu’Alger n’a cessé de rejeter.</p>



<p>Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone Akıncı appartenant au Mali a été détruit à Tin Zaouatine par les forces de Algérie. Alger affirmait qu’il avait violé son espace aérien. Une version contestée par les autorités maliennes, qui assurent avoir fourni des éléments pour réfuter cette accusation.</p>



<p>Ces propos du président Tiani pourrait également viser la présence sur le territoire algérien de certains opposants politiques maliens qui poursuivent, depuis l’étranger, des activités hostiles à l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-terrain-d-une-recomposition-politique"><strong>Le Sahel, terrain d’une recomposition politique</strong></h2>



<p>Le chef du régime nigérien a inscrit sa visite dans une lecture plus large : celle d’une « <em>page de l’histoire du Sahel</em> » en train de s’écrire. Selon lui, chaque pays devra choisir sa position face aux recompositions régionales, entre alliances sécuritaires, souveraineté nationale et rivalités d’influence.</p>



<p>Dans ce contexte, Alger apparaît pour Niamey comme un partenaire stratégique capable d’offrir à la fois un soutien politique et une profondeur diplomatique. L’Algérie, puissance régionale prudente mais influente, s’est en effet imposée ces dernières années comme un acteur clé des médiations sahéliennes.</p>



<p>En clôturant son allocution, Tiani a insisté sur la nécessité de « <em>ne jamais trahir les aspirations du peuple </em>» et de privilégier le dialogue pour surmonter les tensions régionales. Derrière les remerciements protocolaires, son discours dessine toutefois la ligne politique de consolidation des alliances africaines pour contrer les ingérences extérieures.</p>



<p>Dans un contexte international fragmenté, cette visite et ses déclarations confirment que la bataille d’influence autour du Sahel ne se joue plus seulement sur le terrain militaire ou économique, mais aussi dans l’arène symbolique des discours et des positionnements diplomatiques.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;enlèvement sans précédent de Maduro</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:35:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse percutante de l'arrestation de Maduro, un enlèvement qui transgresse le droit international.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une tribune percutante, Isidoros Karderinis — journaliste, correspondant de presse accrédité par le ministère grec des Affaires étrangères, romancier et poète — dénonce l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines comme un acte impérialiste sans précédent. Selon lui, cette opération, loin d’être un simple épisode géopolitique, constitue un avertissement adressé à tous les dirigeants insoumis du Sud et un symptôme du retour brutal des logiques de domination mondiale.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;enlèvement sans précédent dans les annales du monde, de la manière dont cela s&rsquo;est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-operation-inedite-et-un-message-d-intimidation-mondiale"><strong>Une opération inédite et un message d’intimidation mondiale</strong></h2>



<p>Le 3 janvier 2026 déjà, lors d&rsquo;une conférence de presse concernant l&rsquo;opération militaire et l&rsquo;arrestation de Maduro, le président américain Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : «&nbsp;<em>Il ferait bien d&rsquo;être prudent</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d&rsquo;action au-delà du Venezuela.</p>



<p>Le secrétaire d&rsquo;État américain Marco Rubio a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s&rsquo;inquiéter après l&rsquo;arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé&nbsp;: «&nbsp;<em>Si je vivais à La Havane et que j&rsquo;étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet</em>&nbsp;», ajoutant que «&nbsp;<em>Cuba est un désastre</em>&nbsp;» et que le pays est «&nbsp;<em>dirigé par des hommes incompétents et dépravés&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-longue-tradition-d-ingerences-americaines"><strong>Une longue tradition d’ingérences américaines</strong></h2>



<p>L&rsquo;histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes, tant territoriales qu&rsquo;interventionnistes, dans d&rsquo;autres pays. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration d&rsquo;indépendance le 4 juillet, proclamant l&rsquo;indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l&rsquo;Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d&rsquo;Amérique.</p>



<p>Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1&nbsp;400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.</p>



<p>«&nbsp;<em>Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge&nbsp;</em>», craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.</p>



<p>Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s&rsquo;imposait. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu&rsquo;un coup d&rsquo;État militaire fut perpétré sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes, après avoir encerclé et bombardé le palais présidentiel, prirent d&rsquo;assaut ce dernier. Salvador Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-panama-au-venezuela-la-continuite-d-une-politique-de-force"><strong>Du Panama au Venezuela : la continuité d’une politique de force</strong></h2>



<p>Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush, l&rsquo;Ancien. L&rsquo;objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d&rsquo;extorsion et de trafic de drogue.</p>



<p>Ainsi, si l&rsquo;on cherche un parallèle historique où les États-Unis ont arrêté le dirigeant de facto d&rsquo;un pays et l&rsquo;ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l&rsquo;affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s&rsquo;est produit après une véritable invasion militaire, c&rsquo;est-à-dire dans le contexte d&rsquo;une intervention armée coordonnée, et certainement pas dans un contexte de paix «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<p>Noriega parvint à s&rsquo;échapper et se réfugia à l&rsquo;ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L&rsquo;armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l&rsquo;ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre «&nbsp;<em>Panama</em>&nbsp;» du groupe Van Halen.</p>



<p>Le Saint-Siège s&rsquo;en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-veritables-motivations-le-petrole-et-les-ressources-naturelles"><strong>Les véritables motivations : le pétrole et les ressources naturelles</strong></h2>



<p>Mais quelles sont les raisons profondes de l&rsquo;invasion militaire américaine du Venezuela et de la volonté de renverser le régime insubordonné en place?</p>



<p>Le Venezuela possède donc les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L&rsquo;Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.</p>



<p>Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l&rsquo;hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.</p>



<p>Par ailleurs, les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes. Il convient de souligner que le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ces réserves. Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d&rsquo;aluminium. Ses réserves totales de bauxite s&rsquo;élèvent à 950 millions de tonnes.</p>



<p>Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela, sources de richesse. Des ressources qu&rsquo;ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine, dont le contrôle tarit le flux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-condamnation-universelle-du-droit-des-peuples-a-disposer-d-eux-memes"><strong>Une condamnation universelle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes</strong></h2>



<p>Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l&rsquo;installation d&rsquo;un président et d&rsquo;un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité et la nature démocratique d&rsquo;une telle chose – leur importe peu.</p>



<p>En conclusion, je tiens à souligner que les dirigeants d&rsquo;un pays ne sont renversés que par leur peuple, c&rsquo;est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s&rsquo;est produit dans divers pays par le passé. Ils ne sont pas renversés par l&rsquo;intervention militaire d&rsquo;un autre pays, d&rsquo;une puissance étrangère. Par conséquent, l&rsquo;invasion militaire américaine du Venezuela et l&rsquo;enlèvement de son président, Nicolas Maduro, sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.</p>



<p><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>



<p><strong><em>NB: </em></strong><em><strong>Le chapô et les inter-titres sont de notre rédaction. </strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le coup de force américain au Venezuela ravive les peurs d’un monde sans règles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 14:59:33 +0000</pubDate>
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<p>L'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a bouleversé le paysage géopolitique mondial.</p>
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<p><strong><em>Le 3 janvier 2026, l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a fait l’effet d’un séisme diplomatique. L’opération américaine confirme le retour brutal des logiques impériales et l’affaiblissement d’un multilatéralisme déjà vacillant. Le monde, désormais livré à la loi du plus fort, semble glisser vers ce que le capitaine Ibrahim Traoré appelle « l’hiver noir » : un âge de fer où les puissances redessinent leurs zones d’influence, au mépris du droit international.</em></strong></p>



<p>Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines ont lancé une opération d’envergure contre Caracas. Une opération qui se termine par la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores. L’annonce, faite triomphalement par Donald Trump sur <em>Truth Social,</em> a sonné comme un coup de tonnerre dans le paysage géopolitique mondial. Le dirigeant américain, revenu à la Maison Blanche un an plus tôt, a salué une « <em>victoire contre le terrorisme et le narcotrafic</em> ». Le chef d’Etat américain place cette intervention sous la bannière de la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-washington-redessine-sa-doctrine-d-intervention"><strong>Washington redessine sa doctrine d’intervention</strong></h2>



<p>Au-delà du spectaculaire, cette action unilatérale marque le retour d’une diplomatie américaine de coercition directe. Elle rappelle la capture de Manuel Noriega au Panama en 1990. Avec Maduro désormais détenu par la justice américaine, le Venezuela entre dans une phase d’incertitude politique totale, tandis que l’Amérique latine redoute une nouvelle ère d’instabilité et d’hégémonie américaine.</p>



<p>Depuis plusieurs mois, l’administration Trump avait préparé le terrain : déploiement militaire massif dans les Caraïbes, frappes ciblées contre des infrastructures vénézuéliennes et mise à prix de 50 millions de dollars (plus de 27 milliards 959 millions de FCFA) pour la capture du président. Accusé de « <em>terrorisme lié à la drogue</em> » et de collusion avec les FARC, Maduro était considéré à Washington comme un ennemi prioritaire de la sécurité nationale américaine.</p>



<p>Cette opération relance le débat sur l’unilatéralisme de la politique étrangère américaine, opérant sans mandat onusien ni aval du Congrès. Plusieurs parlementaires américains ont d’ailleurs dénoncé une « <em>violation de la Constitution</em> » et une « <em>militarisation de la justice </em>». Mais pour Donald Trump, ce coup de force constitue une victoire symbolique majeure à un an de la présidentielle américaine de 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-politiques-de-puissance-un-signal-fort-pour-l-afrique"><strong>Le retour des politiques de puissance : un signal fort pour l’Afrique</strong></h2>



<p>Au-delà de l’Amérique latine, cette démonstration de force résonne jusque sur le continent africain, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, et qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces États, engagés dans une quête affirmée de souveraineté politique, économique et militaire, pourraient y voir une preuve supplémentaire que le multilatéralisme vacille face au retour brutal des logiques impériales.</p>



<p>Le multilatéralisme est plus en plus malade. Le monde se trouve sur une pente glissante. D’un coté, la Russie et l’Ukraine s’affrontent, sans qu’il ait un espoir d’apaisement. Maintenant, c’est les Etats-unis qui s’en prennent au Zénézuela, au nez et à la barbe des Nations unis sans que personne ne lève le petit doigt. Qui seront les prochains ? La Chine aussi va-t-elle s&rsquo;en prendre à un pays ? Qu&rsquo;en est-il de la France ou de l&rsquo;Allemagne ? </p>



<p>Le monde rétrograde-t-il dans la logique ringarde de la « <em>loi du plus fort</em> » ? Un état de guerre permanente où « <em>l’homme est un loup l’homme </em>». Bref, assisterait-on à un retour à « <em>l’état de nature </em>» décrit par le philosophe anglais Thomas Hobbes ou plutôt au début d’un nouveau « <em>partage du monde</em> », tel chanté par l’artiste reggae man Tiken Jah Fakoly ? </p>



<p>Dans son discours d’ouverture à la 2ème session du collège des chefs d’Etat de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, avait pourtant lancé l’avertissement « <em>l&rsquo;hiver noir </em>» arrive en Afrique de l’Ouest. «&nbsp;<em>L&rsquo;hiver noir arrive. Il serait un hiver très froid, un hiver sanglant, un hiver meurtrier.</em> […] <em>L’hiver viendra parce que la guerre se transporte en Afrique de l&rsquo;Ouest. Les impérialistes font tout pour mettre l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest à feu et à sang.&nbsp;</em>» A travers cette métaphore dans le sillage du printemps arabe, le nouveau président de la confédération des Etats du sahel aurait vu et compris ce qui se trempe dans les salons de la géopolitique.&nbsp;</p>



<p>Il faut rappeler les frappes aériennes américaines le 25&nbsp;décembre 2025, menées contre l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-ouest du Nigeria. Le président Donald Trump a promis de nouvelles attaques si l’organisation continuait de tuer des chrétiens dans le pays. Faut-il donc parler d’ingérence politiques ou plutôt d’un retour de l’humanité à l’âge révolu de la bestialité.&nbsp;</p>



<p>Ce qui vient de se passer au Venezuela confirme ce que redoutent déjà de nombreux Africains et de citoyens du monde entier : qu’aucun État du Sud n’est à l’abri d’une telle opération, dès lors qu’il remet en cause un ordre mondial dominé par les grandes puissances. Pour les pays de l’AES, qui prônent une diplomatie de non-alignement et une autonomie stratégique face aux anciennes puissances coloniales, le précédent vénézuélien constitue un avertissement. Ces pays doivent davantage travailler de concert pour parer à ce genre d’agression ou de violation de leur souveraineté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-entre-solidarite-et-vigilance-strategique"><strong>L’AES, entre solidarité et vigilance stratégique</strong></h2>



<p>Depuis 2023, les dirigeants de l’AES — Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani — insistent sur la nécessité d’une souveraineté complète, du contrôle des ressources naturelles à la maîtrise des orientations diplomatiques. L’arrestation de Maduro, figure de résistance face à l’hégémonie occidentale, pourrait renforcer leur conviction que seule une alliance régionale forte peut dissuader toute forme d’ingérence extérieure. C’est pourquoi, prônant son attachement «&nbsp;<em>à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international fondé sur des règles justes et équitables</em>&nbsp;», le Mali a plaidé, lors du sommet Russie-Afrique, en juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, en faveur dune «&nbsp;<em>nouvelle architecture de la sécurité internationale</em>&nbsp;» qui passera forcement par une réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU. &nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, si Washington peut renverser un président élu en Amérique du Sud, que peuvent faire de petits États africains sans armée unie ni doctrine commune de défense ? Déjà, les États sahéliens renforcent leurs partenariats sécuritaires avec Moscou et cherchent à établir une architecture militaire commune, à travers notamment la création Force unifiée AES, fort de 5000 hommes et dotée d’équipements de pointe, le tout dans un contexte de tension croissante avec les États-Unis,  l’Union européenne et certains sponsors régionaux du terrorisme. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-des-alliances-sud-sud"><strong>Vers une recomposition des alliances Sud-Sud</strong></h2>



<p>L’affaire Maduro pourrait paradoxalement accélérer le rapprochement entre l’Afrique et certains pôles émergents, notamment la Russie, la Chine et l’Iran. Ces pays dénoncent une violation flagrante du droit international et appellent à un nouvel ordre mondial multipolaire. Le Venezuela, longtemps allié des nations africaines anti-impérialistes, pourrait devenir un symbole de solidarité entre les États du Sud face à la coercition occidentale.&nbsp;</p>



<p>Au-délà de son aspect pratique, cette opération de Trump au Vénézuela se trouve en droite ligne avec sa politique de coup de communication. Il tient surtout à sa présence dans les médias. Pour ce faire, il ne manque aucune occasion. «&nbsp;<em>Toutes les guerres de l&rsquo;impérialisme commencent d&rsquo;abord par la communication.&nbsp;</em>», a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2025.&nbsp;</p>



<p>Pour les pays de l’AES, la souveraineté n’est jamais acquise, elle se défend. Et face à la démonstration américaine, qui démontre l&rsquo;orientation vers un nouvel ordre mondial, le Sahel, en pleine refondation politique, pourrait bien accélérer la construction de son propre modèle de gouvernance — enraciné, endogène et solidaire.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>C-130 nigérian à Bobo : l’AES rappelle ses lignes rouges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 23:22:57 +0000</pubDate>
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<p>L'incident de la violation de l'espace aérien de l'AES soulève des tensions. Apprenez-en plus sur cet atterrissage controversé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au lendemain de la tentative de changement de régime au Bénin et de l’intervention annoncée de la CEDEAO, l’atterrissage d’un appareil militaire nigérian dans l’espace AES sans autorisation rallume les tensions régionales. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent une intrusion et réaffirment leur doctrine de fermeté.</em></strong></p>



<p>Le 8 décembre 2025, un avion militaire nigérian de type C-130 a été contraint de se poser en urgence à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. À bord, onze militaires — deux membres d’équipage et neuf passagers — que les autorités burkinabè ont pris en charge après l’atterrissage. Rapidement, les services compétents ont établi que l’appareil n’avait bénéficié d’aucune autorisation de survol du territoire, a expliqué sur les antennes de la télévision publique malienne (ORTM), le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, ce lundi 8 décembre. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple incident technique s’est transformé en affaire diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-survol-non-autorise-la-confederation-denonce-une-violation"><strong>Un survol non autorisé : la Confédération dénonce une violation</strong></h2>



<p>La Confédération des États du Sahel (AES), dans un communiqué ferme, a qualifié l’événement de « <em>violation de l’espace aérien confédéral </em>» et de « <em>mépris du droit international et des règles d’aviation civile et militaire </em>». Signée par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne et président en exercice de l’AES, la déclaration met en garde contre de telles intrusions — dorénavant passibles d’une « <em>neutralisation</em> » si elles devaient se reproduire.</p>



<p>Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO et la constitution de la Confédération, en juillet 2024, la question de la maîtrise de l’espace aérien revêt une dimension presque identitaire. En décembre 2024, les chefs d’État sahéliens avaient d’ores et déjà ordonné la mise en alerte maximale des défenses aériennes et antiaériennes : tout aéronef non autorisé serait intercepté. L’incident de Bobo marque un nouveau test, avec, pour la première fois, une application concrète de cette doctrine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-regional-deja-tendu-le-benin-le-ciel-qui-vacille"><strong>Un contexte régional déjà tendu : le Bénin, le ciel qui vacille</strong></h2>



<p>La veille, le 7 décembre, le Bénin a été le théâtre d’une tentative de coup d’État. Un groupe de militaires s’est emparé brièvement de la télévision publique pour annoncer la dissolution du gouvernement, la suspension de la Constitution, et se proclamer « <em>Comité militaire de refondation </em>». Le pouvoir serait remplacé, les frontières fermées, selon leurs déclarations. Mais l’armée loyaliste est rapidement intervenue : le ministre de l’Intérieur a affirmé que la mutinerie avait été « <em>mise en échec »</em> quelques heures plus tard.</p>



<p>Face à cette attaque contre l’ordre constitutionnel, la CEDEAO n’a pas tardé à réagir. Le bloc régional a condamné l’action comme « <em>anticonstitutionnelle </em>», a promis son soutien au gouvernement béninois et — de façon plus spectaculaire — a décidé le déploiement immédiat de sa force en attente pour « <em>défendre la Constitution et l’intégrité territoriale</em> » du pays.</p>



<p>Des avions et troupes, notamment du Nigeria, se sont mobilisés en urgence, marquant une intervention militaire rapide — un signal fort envoyé à toute la sous-région : la légitimité constitutionnelle reste une ligne rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ciel-ouest-africain-en-recomposition-rivalites-souverainete-bloc-sahara"><strong>Un ciel ouest-africain en recomposition : rivalités, souveraineté, bloc Sahara</strong></h2>



<p>L’enchaînement des événements — le changement manqué de régime à Cotonou, l’intervention de la CEDEAO, puis l’atterrissage forcé du C-130 nigérian — fragilise encore un peu plus la confiance entre États voisins et redéfinit les frontières invisibles du pouvoir. Dans un contexte de crise sécuritaire, de retrait d’alliances traditionnelles, de recomposition institutionnelle, chaque incursion, chaque vol, chaque manœuvre aérienne se lit désormais comme un message politique.</p>



<p>Pour l’AES, l’affaire est symptomatique : le ciel, comme la terre, n’est plus un espace neutre. Il est devenu un marqueur de souveraineté, une frontière vivante, un enjeu stratégique. L’autorité confédérale s’affirme — imposant ses règles, brandissant sa capacité de coercition, rappelant que l’intégrité territoriale, même dans les airs, n’est pas négociable.</p>



<p>Reste à savoir comment Abuja — aux prises avec les incertitudes autour de l’intervention béninoise — interprétera la manœuvre du C-130 : simple urgence technique, audace militaire ou défi politique. Quoi qu’il en soit, le ciel de l’Afrique de l’Ouest vient de rappeler qu’il n’est plus un terrain d’ombre, mais un espace soumis à l’arbitrage des puissances terrestres.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;Algérie interdit le survol de son espace aérien par la France afin d&#8217;intervenir au Niger</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 15:06:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La France s'apprêterait donc à mettre en exécution ses menaces contre le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger. Paris serait prêt à intervenir militairement dans ce pays sahélien au cas où le président Mohamed Bazoum n'est pas libéré par les auteurs du coups d’Etat du 26 juillet dernier. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Plusieurs sources, après la radio d’Etat algérienne, confirme l’information. Alger a rejeté une demande de Paris pour autoriser les avions français à survoler l&rsquo;espace aérien algérien en prévision d&rsquo;une opération militaire imminente au Niger.&nbsp;</p>



<p>La France s&rsquo;apprêterait donc à mettre en exécution ses menaces contre le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger. Paris serait prêt à intervenir militairement dans ce pays sahélien au cas où le président Mohamed Bazoum n&rsquo;est pas libéré par les auteurs du coups d’Etat du 26 juillet dernier.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>L’intervention militaire serait imminente, tout le dispositif militaire est en place</em>&nbsp;», a souligné la radio nationale citée par l’Agence Anadolu. «&nbsp;<em>L’Algérie, qui a toujours rejeté la force, a donné une suite négative à la demande française de survol du territoire national pour attaquer le Niger. La réponse d’Alger est ferme et sans équivoque&nbsp;</em>», a ajouté la même source.</p>



<p>Selon Le Soir Algérie, « <em>devant le refus algérien, la France, a sollicité le Maroc pour des autorisations de survol de son territoire pour ses avions militaires. Les plans de vols des avions militaires français ont été déposés au niveau des autorités marocaines compétentes, qui ont décidé de répondre favorablement à la demande française</em> ».</p>



<p>La France nie avoir introduit une quelconque demande d’autorisation de survol du territoire algérien pour ses avions militaires.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : la force de la Cédéao « prête à intervenir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 08:05:18 +0000</pubDate>
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<p>À l’issue de la deuxième journée de réunion des chefs d’état-major généraux de la Cédéao, le vendredi 18 aout 2023, au Ghana, l’Organisation ouest-africaine a affirmé que sa force militaire, mise sur pied pour déloger les autorités militaires au Niger, est désormais « prête à intervenir » dans le pays dès que « l’ordre sera donné ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>À l’issue de la deuxième journée de réunion des chefs d’état-major généraux de la Cédéao, le vendredi&nbsp;18&nbsp;aout 2023, au Ghana, l’Organisation ouest-africaine a affirmé que sa force militaire, mise sur pied pour déloger les autorités militaires au Niger, est désormais&nbsp;<em>« prête à intervenir » dans le pays dès que « l’ordre sera donné ».</em></strong></p>



<p>Réunis à Accra les 17 et 18&nbsp;aout dernier, les chefs d’état-major généraux de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont peaufiné&nbsp;<em>« la logistique et la stratégie »</em>&nbsp;de la force d’intervention de l’Organisation.&nbsp;<em>« Nous sommes prêts à intervenir dès que l’ordre sera donné »</em>, a déclaré à la clôture de la réunion, Abdel Fatau Musah, commissaire à la paix et à la sécurité de la Cédéao. Ils se sont ainsi convenu sur la date, qui ne sera pas annoncée, a-t-il souligné.</p>



<p>Tout en précisant que l’intervention au Niger sera de courte durée, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’institution sous-régionale n’a pas dévoilé le nombre de soldats qui seraient déployés à cet effet, encore moins d’autres détails&nbsp;<em>« stratégiques »,</em>&nbsp;rapporte Deutsche Welle, une radio allemande.</p>



<p>Comme à son habitude depuis le début de cette crise, le 26&nbsp;juillet dernier, la Cédéao semble avoir manié vendredi la carotte et le bâton. Tout en assurant que sa force d’intervention était fin prête à entrer au Niger, l’Organisation ouest-africaine a réaffirmé que&nbsp;<em>« l’option diplomatique »</em>&nbsp;restait toujours&nbsp;<em>« sur la table »&nbsp;</em>et qu’elle laissait la&nbsp;<em>« porte ouverte à un départ négocié »</em>&nbsp;des militaires au pouvoir depuis près d’un mois. Dans cette dynamique, l’Organisation a annoncé une&nbsp;<em>« possible »</em>&nbsp;mission diplomatique ce samedi au Niger.</p>



<p>Cette idée d’une intervention armée au Niger a suscité une vive opposition dans plusieurs pays de la région ouest-africaine, notamment au Nigéria, poids lourd de l’organisation.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Intervention militaire au Niger : l&#8217;UA se dissocie de la CEDEAO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 07:52:03 +0000</pubDate>
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<p>Cette opération militaire de l’organisation sous-régionale avait besoin d’une approbation de l’organisation continentale pour se concrétiser. </p>
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<p><strong>Au cours d’une réunion de plus de dix heures, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), l’organe en charge des questions de conflit a rejeté l’usage de la force préconisé par la Cedeao dans la crise nigérienne Niger. Au même moment, le 16&nbsp;aout dernier, la Cédéao a déploré une attaque terroriste perpétrée au Niger.</strong></p>



<p>Cette opération militaire de l’organisation sous-régionale avait besoin d’une approbation de l’organisation continentale pour se concrétiser. Mais la surprise a été totale, à l’issue d’une réunion dite « tendue » et « interminable » du Conseil de Sécurité et de paix de l’UA. Cet organe en charge de résolution des questions conflictuelles a décidé de rejeter l’option militaire de la Cédéao pour « <em>restaurer l’ordre constitutionnel</em> » au Niger.&nbsp;</p>



<p>Dans la foulée de cette annonce, Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise s’en est réjoui sur son compte X (ancien Twitter). Une décision d’intervention militaire de la Cédéao au Niger, qu’il a qualifié d’assez « <em>d’amateurisme irresponsable. Il met en garde la France de s’engager dans une “expédition militaire contre cette décision</em>” de l’UA.&nbsp;</p>



<p>Alors qu’elle menaçait d’intervenir militairement au Niger, la Cédéao a fait part, le 16&nbsp;aout dernier, de sa consternation face aux différentes attaques terroristes survenues dans ce pays sahélien. Des attaques qui ont provoqué la mort de plusieurs soldats nigériens.&nbsp;</p>



<p>L’organisation ouest-africaine a profité de l’occasion pour exhorter les autorités militaires du CNSP à rétablir l’ordre constitutionnel afin de pouvoir concentrer leur attention sur la sécurité. Qui selon elle, est fragilisée depuis la “<em>tentative de putsch</em>” du 26&nbsp;juillet dernier.&nbsp;</p>



<p><strong>Mohamed Camara&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ballan Diakité, Politologue-chercheur : La Cédéao « n’a pas actuellement les moyens nécessaires pour une intervention militaire au Niger »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 22:33:01 +0000</pubDate>
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<p>En plus d’une décennie de crise sécuritaire, les pays de la région ouest-africaine, notamment ceux du Sahel sont confrontés ces dernières années, à une série de coups d’États. Pour évoquer les sujets brulants de cette région, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Ballan Diakité. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>En plus d’une décennie de crise sécuritaire, les pays de la région ouest-africaine, notamment ceux du Sahel sont confrontés ces dernières années, à une série de coups d’États. Pour évoquer les sujets brulants de cette région, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Ballan Diakité. Il est Politologue-chercheur. Dans cet entretien exclusif, M. Diakité propose entre autres une recette afin de mettre fin à la crise de confiance entre la classe politique et la société civile africaine. Il s’agit d’un mécanisme permettant de stopper cette vague de coups d’État qui se propage comme un virus. Monsieur Diakité invite tout de même la Cédéao à opter pour l’option diplomatique par rapport à la situation actuelle du Niger. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni</strong>&nbsp;<strong>: depuis 2020, la région ouest-africaine est confrontée à une série de coups d’État, dont le dernier remonte au 26 juillet dernier, au Niger. S’agit-il d’un effet de mode ou des méfaits de la crise sécuritaire combinés à la mauvaise gouvernance ?</strong></h5>



<p><strong>Ballan Diakité</strong>&nbsp;: je dirais que ce sont les deux, en même temps. Parce qu’on sait bien évidemment que depuis presque dix ans, le Sahel est confronté à une crise sécuritaire. Et quand on parle du Sahel, on touche principalement au Mali, au Burkina Faso, également au Niger, qui sont les trois pays frontaliers de Liptako gourma. En effet, je pense que les coups d’État relèvent bien évidemment de cette crise sécuritaire qui est là et que nos États ont du mal à gérer. Mais au-delà de cela, je dirais que c’est aussi devenu un effet de mode. Parce qu’on a vu que le cas malien a provoqué bien évidemment des effets domino dans la mesure où les pays voisins ont remarqué que la Cédéao est dans l’incapacité aujourd’hui, tel que cette organisation elle-même est organisée et fonctionne.</p>



<p>Aujourd’hui, la Cédéao n’a pas nécessairement tous les moyens d’empêcher à ce qu’un coup d’État survient dans un pays membre. Le cas malien a montré bien évidemment que la Cédéao dans ses mécanismes de riposte face à des coups d’État est très limitée. Je dirais que c’est à la fois un effet de mode et aussi bien évidemment les conséquences de cette crise sécuritaire liée au terrorisme que nos États ont du mal à gérer. Et le fait que c’est un effet de mode est lié à l’incapacité de la Cédéao de faire face aux défis démocratiques en Afrique de l’Ouest. Mais au-delà de cela, on peut aussi dire que ces coups d’État surviennent parce que le Sahel est devenu aujourd’hui un enjeu international compte tenu du nouvel ordre qui est en train de se mettre en place. Les États ouest-africains, en tout cas, les leadeurs ont compris que beaucoup de choses peuvent se passer en Afrique, notamment au Sahel, qui est devenu un enjeu géopolitique. Donc, tous ces mouvements font qu’il y a bien évidemment ces coups d’État, qui peuvent s’expliquer effectivement par cet enjeu géopolitique auquel fait face le Sahel actuellement.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Ces coups d’État ne sont-ils pas aussi une preuve de désuétude de ces classes politiques qui parlent plus que n’agissent ?</strong></h5>



<p>L’incapacité des leadeurs politiques à répondre favorablement aux demandes sociales ne doit pas être une excuse pour faire un coup d’État. Je pense que ces coups d’État sont beaucoup plus liés au contexte géopolitique et le contexte international actuel. Sinon je ne crois pas vraiment qu’ils soient liés au fait que les hommes politiques n’agissent pas. C’est vrai que nos attentes ne sont pas satisfaites à la hauteur de souhait quand on est citoyen. Mais cela ne veut pas dire que ceux qui sont au-devant des affaires ne travaillent pas du tout. Ce n’est pas du tout cela. Et même si c’était le cas, dans un régime démocratique, je pense qu’il y a des voies (élections, les pétitions, les référendums) qui peuvent être mises en œuvre afin de permettre aux citoyens de faire prévaloir leur sentiment en ce qui concerne la gestion des affaires publiques sans que l’on passe bien évidemment par des coups d’État. Donc à mon avis, les coups d’État ne peuvent pas se justifier par l’inaction des hommes politiques, surtout dans un régime démocratique.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel regard portez-vous sur le rapprochement actuel du Mali au Burkina Faso et au Niger, trois pays sahéliens profondément affectés par le terrorisme ?</strong></h5>



<p>C’est vrai que ces derniers temps, on voit bien évidemment que le Mali, le Burkina Faso et le Niger se rapprochent. Mais on a vu l’axe Bamako-Conakry-Ouaga se développer d’abord. Et il y avait un dynamisme réel pour permettre à ces trois pays de coopérer dans plusieurs domaines, notamment la sécurité et le développement économique. Aujourd’hui, avec le coup d’État au Niger, il y a effectivement un réel rapprochement qui s’explique d’abord par l’uniforme. Parce que n’oublions pas qu’au Mali, en Guinée, au Burkina Faso comme au Niger actuellement, ce sont des militaires qui sont au pouvoir. Donc ce rapprochement s’explique d’abord par l’uniforme que les autorités des quatre pays partagent en commun. Deuxième élément, c’est que ce rapprochement entre ces pays s’explique aussi par la volonté de l’ensemble de ces États de former un bloc commun face d’une part à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et aussi à toutes les puissances étrangères qui ne sont pas vraiment dans leur dynamique. À mon avis, c’est la volonté de constituer un bloc commun et résister ensemble face aux attaques qui peuvent venir de l’étranger tant diplomatique que militaire que ces pays-là sont en train de renforcer leurs liens.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le dernier coup d’État au Niger a fait couler beaucoup d’encre au point que la Cédéao envisagerait une intervention militaire dans ce pays en vue de rétablir l’ordre constitutionnel. Quelle appréciation faites-vous de cette décision de la Cédéao ? En cas d’intervention militaire dans la région ouest-africaine, à quelles conséquences faut-il s’attendre ?</strong></h5>



<p><a></a>Je pense que la Cédéao est beaucoup plus dans la posture d’intimider les autorités actuelles du Niger, de sorte que le président déchu, Mohamed Bazoum puisse recouvrer la liberté et être relâché des mains de ceux qui font de lui un prisonnier actuellement. À mon avis, la Cédéao est beaucoup plus dans une logique d’intimidation qu’autre chose. Elle n’a pas actuellement les moyens nécessaires pour une intervention militaire au Niger. N’oublions pas que la même question avait été soulevée depuis le coup d’État au Mali. La Cédéao avait menacé d’activer ses forces en attente pour imposer l’ordre constitutionnel au Mali. Mais depuis lors, jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’avancée sur cette question au niveau de la Cédéao. L’effectivité de cette force n’a pas été réellement concrétisée dans les faits.&nbsp;</p>



<p><a></a>Aujourd’hui, la Cédéao dépend d’ailleurs beaucoup plus de la contribution des États membres et également des financements qui peuvent venir des puissances étrangères, notamment de l’Union européenne et de la France. De ce fait, la Cédéao n’a pas une certaine autonomie ni financièrement ni militairement encore moins sur le plan de la logistique pour faire une intervention militaire actuellement au Niger.</p>



<p>Par ailleurs, ce serait aussi une très mauvaise chose de faire une intervention militaire au Niger dans la mesure où le Niger reste quand même un pays indépendant et souverain, même si la notion de souveraineté est à relativiser. De ce fait, la Cédéao peut prendre la décision de suspendre le Niger de toutes ses instances. Mais de là, faire une intervention militaire, ce serait une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Niger. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de prioriser la diplomatie et d’éviter de mettre de l’huile sur le feu. Parce qu’on sait bien évidemment qu’il y a beaucoup de mouvements dans le Sahel actuellement, la lutte contre le terrorisme, les menaces de faim et puis l’insécurité et les défis de démocratie. S’il faut à ces défis ajouter aussi une guerre régionale, je pense que ça va être très désastreux d’autant plus que le Mali et le Burkina Faso ont fait entendre que toute intervention militaire s’assimilerait à une déclaration de guerre. Cela veut dire que ces deux pays sont quand même prêts à mettre en œuvre tous les moyens pour apporter leur soutien aux autorités actuelles du Niger. Donc la Cédéao doit être beaucoup plus une organisation d’intégration, de communion entre les pays, mais pas un facteur de déstabilisation ou de destruction d’un pays.</p>



<p>À mon avis, une intervention militaire n’est pas une décision sage qu’il faudrait encourager. Il faut plutôt encourager la diplomatie et ensuite renforcer les mécanismes de prévention des crises de la Cédéao et renforcer cette Cédéao en termes de moyens et d’indépendance financière. Il faut aussi cultiver la culture de la démocratie et de l’alternance dans les différents pays de la Cédéao. Je pense que cela serait beaucoup plus profitable pour la Cédéao que de faire une intervention militaire à ce jour.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment faire aujourd’hui pour stopper cette vague de coup d’État qui se propage comme un virus ? Jusqu’où ce phénomène pourrait s’étendre ?</strong></h5>



<p>Quand il y a coup d’État dans un pays, cela veut dire déjà qu’il y a un problème, qui peut être un problème majeur comme mineur. Ces vagues de coup d’État nous interpellent sur le modèle de démocratie que nous avons en Afrique, qui est un modèle importé de l’extérieur. La démocratie électoraliste que nous avons importée de l’Europe a du mal même à fonctionner aujourd’hui en Europe. Donc quand on pense que la démocratie est uniquement la possibilité pour les citoyens de mettre un bulletin dans l’urne pour voter pour un candidat ou contre un candidat, on n’a rien compris dans la démocratie. La démocratie, c’est un travail de tous les jours. Il faudrait que les citoyens eux-mêmes se sentent concernés par la chose publique et que les dirigeants et/ou les élus se sentent dans l’obligation de redevabilité envers les citoyens. Ce sont ces choses-là qui manquent chez nous en Afrique. C’est un premier élément qui peut expliquer ces coups d’État. C’est-à-dire les défis de démocratie. </p>



<p>Deuxième élément, c’est surtout la fragilité de nos institutions. Il y a autant de coups d’État parce que nos institutions sont très fragiles. Et puis seule l’Armée reste, en tout cas en Afrique francophone, la seule institution la mieux structurée de toutes les autres institutions de la République.Il faut donc renforcer les institutions, et quand on parle des institutions, ce n’est pas seulement le gouvernement, le parlement ou les mairies. Les institutions, c’est aussi les lois. Il faut prendre des bonnes lois, des lois qui vont dans le sens de l’intérêt supérieur de la Nation et non de l’intérêt de ceux qui gouvernement aujourd’hui, qui sont en réalité des gens qui sont de passage. Parce que les hommes passent, l’État demeure. Et face à cette réalité, il est important que les lois que l’on prenne dans nos pays soient le reflet d’un souci de préservation de l’intérêt supérieur de la Nation que toute autre chose.&nbsp;</p>



<p>Troisièmement, il y a le fait que dans les pays, notamment francophones, il y a toujours ce mimétisme que nous avons de la France. On a imité tellement la France, tant dans notre façon de faire de la politique que dans notre façon de gouverner, qu’on s’est retrouvé finalement à imiter la cinquième République française.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Si les politiques doivent changer de discours aujourd’hui pour regagner la confiance des citoyens, quelle voie devraient-ils emprunter ?</strong></h5>



<p>C’est vrai qu’il y a une grande rupture aujourd’hui entre la classe politique et les citoyens. Cette rupture politique a finalement généré une crise de confiance entre les hommes politiques et la société civile. Je pense que pour résoudre ce problème de crise de confiance, il faudra à long terme miser sur l’éducation. Mais à court terme, il faut exiger des partis politiques de jouer pleinement leur rôle en termes d’éducation politique des citoyens.&nbsp;</p>



<p>Les partis politiques ne peuvent pas éternellement bénéficier de la subvention de l’État, laquelle est généreuse par les impôts que les citoyens payent sans pour autant assumer leur rôle d’éducation politique des citoyens. Chaque parti politique qui ne fait pas de formation politique à l’endroit des citoyens ne doit pas bénéficier de subvention de l’État. C’est ce qu’il faut faire à court terme. Il faut aussi permettre à chaque candidat, que ce soit lors des élections présidentielles ou municipales, de présenter un programme de développement social et économique pour sa localité, de sorte que les citoyens puissent apprécier bien évidemment le contenu de leurs programmes.</p>



<p>Les programmes ne doivent pas être désormais dissimulés derrière de beaux discours. Il faut amener les hommes politiques à présenter des programmes de développement économique et social avant de se présenter ou lorsqu’ils se présentent comme candidats aux élections. Ceci va nous permettre de sortir de cette crise de confiance qui caractérise la relation entre les hommes politiques et les populations. Il faut également sensibiliser les citoyens sur leur rôle, leur devoir dans l’espace public et dans la vie politique de façon générale. Ces sensibilisations doivent se faire dans toutes les langues qui sont parlées et entendues dans nos différents pays.&nbsp;</p>



<p>Je pense qu’avec la sensibilisation, l’éducation, la formation politique des partis politiques, l’obligation pour les partis politiques de présenter des programmes électoraux on pourra bien évidemment répondre efficacement à cette crise de confiance entre les hommes politiques et la société civile.</p>



<p><strong>Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : la Cedeao maintient son option militaire malgré des incertitudes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 20:26:48 +0000</pubDate>
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<p>Les chefs d’État de l’organisation ouest-africaine ont une fois de plus maintenu l’option d’une intervention militaire au Niger, ce 10 aout à Abuja</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À l’issu de son deuxième sommet, au moins d’un mois, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ce 10 aout à Abuja, maintient une fois de plus l&rsquo;option militaire pour le retour à l’ordre constitutionnel au Niger. Même si elle garde jusqu’à présent un œil vigilant sur la voie d’une résolution pacifique de cette crise nigérienne.&nbsp;</strong></p>



<p>Les chefs d’État de l’organisation ouest-africaine ont une fois de plus maintenu l’option d’une intervention militaire au Niger, ce 10 aout à Abuja. La Cedeao se dit prête à déployer «<em>&nbsp;immédiatement</em>&nbsp;» sa force d’attente au Niger contre les putschistes du CNSP, pour «<em>&nbsp;restaurer l’ordre constitutionnel</em>&nbsp;». Elle met en garde tout État membre qui s’hasarderait à enfreindre cette décision commune. En outre, elle exhorte le soutien des Nations-Unies, et la validation de ces démarches par l’Union africaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un œil vigilant sur une résolution pacifique&nbsp;</strong></h3>



<p>&nbsp;Le sommet extraordinaire de ce jour de la Cedeao a décidé de renforcer les sanctions contre les mutins. Tout en ordonnant aux chefs d’Etat-major d’activer immédiatement le déploiement des forces en attente. Mais Bola Tinubu, le président en exercice de l’organisation et le président de la Commission de la Cedeao insistent que l’organisation a toujours voulu gérer cette crise par l’option diplomatique. Les chefs d’Etat affirment également de garder un œil vigilant sur une «&nbsp;<em>résolution pacifique</em>&nbsp;» de cette crise si les conditions sont réunies. Alors que les premières tentatives de négociations avec le CNSP se sont conclues par un échec croissant, notamment, celles menées par la diplomatie américaine le week-end dernier.</p>



<p>À ce stade, aucune autre médiation n’a été annoncée dans les jours à venir à la fin du sommet.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Cette ligne dure militaire de l’organisation, portée par son président en exercice, Bola Tinubu, qui est aussi le président fédéral du Nigeria, réitère la mobilisation de ses troupes nigérianes. Les troupes sénégalaises semblent aussi en position d’intervenir, selon les annonces à l’issue de cette réunion.&nbsp;</p>



<p>À signaler qu’activer «&nbsp;<em>immédiatement</em>&nbsp;» les forces en attente de la Cedeao n’est pas synonyme d’une intervention immédiate. Selon les experts, l’organisation a besoin d’une validation de l’UA pour l’intervention de ses forces. Aussi, un aval du Conseil de Sécurité est nécessaire.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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