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	<title>Archives des intégration sahélienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des intégration sahélienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Algérie–Niger : Tiani et Tebboune scellent un partenariat stratégique face aux défis du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 22:54:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du président Tiani en Algérie renforce les relations entre Niamey et Alger face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’issue de la visite officielle du président nigérien Abdourahamane Tiani à Algérie, les autorités de Niamey et d’Alger ont affiché une convergence stratégique face aux recompositions sécuritaires et économiques du Sahel. Au-delà des déclarations de fraternité, le rapprochement avec le président Abdelmadjid Tebboune traduit la volonté des deux capitales de consolider un axe bilatéral structurant, fondé sur la souveraineté, la coopération énergétique et la coordination sécuritaire, dans un contexte régional marqué par l’incertitude et la redéfinition des partenariats.</em></strong></p>



<p>La visite d&rsquo;amitié et de travail du président nigérien Abdourahamane Tiani en Algérie, à l’invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. À l’issue de deux jours d’échanges, les deux chefs d’État ont affiché une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires, économiques et politiques, tout en réaffirmant leur volonté commune de bâtir des solutions régionales aux crises du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-exemplaire-face-aux-turbulences-regionales"><strong>Une relation « exemplaire » face aux turbulences régionales</strong></h2>



<p>Effectuée les 15 et 16 février 2026, la visite du chef de l’État nigérien s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions géopolitiques. Dans leur communiqué conjoint, les deux dirigeants ont insisté sur leur détermination à préserver « <em>l’exemplarité</em> » des relations entre leurs pays et à renforcer leur solidarité face aux menaces communes.</p>



<p>Les présidents ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux qui structurent leur coopération, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la solidarité active.</p>



<p>Ils ont également souligné leur conviction que l’avenir du Sahel doit être construit par les États de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives, tout en réitérant leur rejet de toute ingérence étrangère. «&nbsp;<em>L&rsquo;avenir du Sahel sera construit par les pays de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-coordination-renforcee-contre-le-terrorisme"><strong>Sécurité : coordination renforcée contre le terrorisme</strong></h2>



<p>Face à la persistance des menaces terroristes et à la criminalité transfrontalière, Alger et Niamey ont exprimé leur vive préoccupation. Les deux chefs d’État ont affirmé que la sécurité de l’un est indissociable de celle de l’autre.</p>



<p>Dans cet esprit, ils sont convenus de réactiver immédiatement les mécanismes bilatéraux afin de renforcer le contrôle des frontières et de coordonner leurs stratégies de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites.</p>



<p>Les deux dirigeants ont décidé de maintenir leurs relations diplomatiques au plus haut niveau et de relancer les mécanismes de coopération bilatérale. La tenue de la Haute Commission mixte algéro-nigérienne à Niamey avant la fin du premier semestre 2026 a été confirmée, ainsi que l’organisation de consultations politiques régulières.</p>



<p>Ils ont également convenu d’accélérer l’adoption d’accords de coopération dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche géologique et minière, l’entrepreneuriat, la numérisation, la culture, la jeunesse et la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convergence-sur-les-enjeux-africains-et-internationaux"><strong>Convergence sur les enjeux africains et internationaux</strong></h2>



<p>Conscients du potentiel de leurs échanges, les deux pays ont décidé d’accélérer plusieurs projets structurants, dont la route transsaharienne, la dorsale à fibre optique et le projet de gazoduc transsaharien.</p>



<p>La coopération énergétique, notamment dans les hydrocarbures et les énergies renouvelables, figure également parmi les priorités, avec une attention particulière portée à l’électrification des zones rurales frontalières.</p>



<p>Les deux États entendent aussi faciliter les échanges commerciaux par la simplification des procédures douanières, la création de marchés frontaliers organisés et le lancement d’une étude sur la création d’une zone de coopération frontalière intégrée.</p>



<p>Sur le plan diplomatique, Alger et Niamey ont affiché une convergence de vues sur les grandes questions régionales et internationales, plaidant pour des solutions politiques africaines aux crises du continent et pour une restructuration du système sécuritaire régional.</p>



<p>Les deux présidents ont également appelé à une réforme du système financier international afin de garantir un accès plus équitable des pays africains aux financements climatiques et de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-etape-dans-un-partenariat-historique"><strong>Une nouvelle étape dans un partenariat historique</strong></h2>



<p>Les deux chefs d’État se sont félicités d’une visite qualifiée d’historique, ouvrant « <em>une nouvelle ère de coopération confiante et ambitieuse </em>». Ils ont exprimé leur volonté de se rencontrer régulièrement afin d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer la dynamique de rapprochement entre leurs peuples.</p>



<p>Au terme de la visite, Abdourahamane Tiani a remercié les autorités et le peuple algériens pour l’accueil « <em>chaleureux et fraternel </em>» qui lui a été réservé, avant d’inviter Abdelmadjid Tebboune à effectuer une visite d’État au Niger — invitation acceptée, la date devant être fixée par voie diplomatique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : les armées de l’AES redessinent la carte de la sécurité régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 08:32:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les armées de l’AES redéfinissent la lutte antiterroriste au Sahel, alliant sécurité et développement dans une vision collective.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au Mali, analyse la transformation profonde de la lutte antiterroriste dans le Sahel à la lumière du recentrage stratégique des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Entre souveraineté retrouvée, solidarité régionale et rupture avec les paradigmes sécuritaires hérités de l’extérieur, il montre comment la guerre devient désormais une affirmation politique collective, où la sécurité et le développement s’enracinent dans une même vision de souveraineté partagée.</em></strong></p>



<p>Le contrôle progressif des axes routiers traditionnellement utilisés par les groupes armés terroristes, assuré par les forces armées des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — créée le 16 septembre 2023 à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma à Bamako — marque une inflexion décisive dans la lutte antiterroriste au Sahel.</p>



<p>Cette reprise en main, renforcée par une surveillance accrue des voies d’interconnexion dans le Grand Nord du Mali et dans la zone des « trois frontières », rompt avec les pratiques sécuritaires antérieures. Elle exerce une pression inédite sur des groupes habitués à opérer dans des espaces faiblement contestés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rupture-avec-les-anciennes-strategies-de-securite"><strong>La rupture avec les anciennes stratégies de sécurité</strong></h2>



<p>Cette mutation tranche avec la posture attentiste qui prévalait durant la coopération avec certains partenaires extérieurs, notamment européens. Leur action, souvent distante, répondait à des agendas politiques et économiques exogènes. Les stratégies déployées administraient l’insécurité plutôt que de la résorber, en imposant des solutions déconnectées des populations et des autorités nationales.</p>



<p>Acculés par la neutralisation de chefs notoires, la désorganisation de leurs réseaux de contrebande — carburant et produits de première nécessité en provenance de pays pétroliers frontaliers — et le dysfonctionnement de leurs circuits économiques et logistiques, les groupes terroristes ont dû quitter leurs sanctuaires.</p>



<p>La nouvelle logique sécuritaire de l’AES les contraint à des incursions directes dans les centres urbains, modifiant qualitativement leur mode opératoire. L’attaque de Sévaré et de l’aéroport a gravé cette évolution dans la conscience collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autonomie-strategique-du-mali-et-la-mutualisation-regionale"><strong>L’autonomie stratégique du Mali et la mutualisation régionale</strong></h2>



<p>Cette dynamique confirme que la guerre suit les décisions politiques. Elle en est la continuation par d’autres moyens, selon la formule classique. L’exemple de Kidal est emblématique. Longtemps perçue comme hors de l’autorité républicaine, la ville réintègre l’ordre étatique depuis sa reconquête par la vaillante armée du Mali, le 14 novembre 2023.</p>



<p>Les grandes villes maliennes sous le giron de la République sont constamment approvisionnées en produits de première nécessité, assurant le fonctionnement normal des services publics et le quotidien des populations.</p>



<p>Loin d’être isolé, le Mali a recentré sa stratégie sur son armée nationale et formalisé le retrait des forces étrangères hostiles à la ligne politique de l’État. L’AES, formée avec le Burkina Faso et le Niger, mutualise la sécurité régionale. Ce réalignement force les groupes armés à réajuster leurs discours. Jadis ancrés dans des revendications religieuses ou ethnocentriques, ils intègrent désormais, de manière instrumentale, des rhétoriques et des critiques des politiques étatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nouvelles-cibles-du-terrorisme-l-economie-et-la-societe-civile"><strong>Les nouvelles cibles du terrorisme : l’économie et la société civile</strong></h2>



<p>Incapables de tenir des positions face aux forces de défense et de sécurité, ces groupes déploient leur violence contre des cibles « molles » : convois, entreprises, infrastructures économiques et civils. Routes, villes et espaces productifs deviennent des théâtres d’opérations visant à perturber la vie publique, à asphyxier l’économie et à user l’État via le quotidien des citoyens.</p>



<p>Cette stratégie d’usure vise la survie. Le discours du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta — notamment adressé aux autorités coutumières —, traduit la conscience de cette dimension multidimensionnelle du conflit.</p>



<p>La riposte étatique, désormais assumée, frappe le terrorisme dans ses volets sécuritaire, économique, politique et médiatique. La visite du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, à Kidal en mai 2025, a révélé l’imbrication du terrorisme dans les circuits économiques locaux.</p>



<p>La sécurité et la gestion des ressources relèvent de la souveraineté exclusive de l’État. Tout contrevenant s’exclut du cadre républicain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-menaces-persistantes-et-les-mediations-ambigues"><strong>Les menaces persistantes et les médiations ambiguës</strong></h2>



<p>Les opérations de sécurisation des convois commerciaux en provenance des pays côtiers attestent de la maturité opérationnelle des armées de l’AES, qui se renforcent davantage grâce à l’opérationnalisation de la Force Unifiée (FU-AES), le 20 décembre 2025. Les corridors reliant les sites nigériens à Bamako, via le Burkina Faso, incarnent la solidarité de l’Alliance et l’adhésion populaire à ce projet.</p>



<p>Pourtant, l’intensification des attaques, leur synchronisation avec des échéances politiques comme le sommet confédéral de Bamako, et la réapparition d’acteurs proposant des médiations ambiguës interrogent. Aucune désescalade crédible ne saurait tolérer discours incendiaires ou déstabilisation.</p>



<p>À l’inverse, refonder les cadres de conquête et d’exercice du pouvoir via une concertation publique élargie sur l’espace AES, comme annoncé lors de la présentation des vœux de nouvel an par le général d’armée Goïta au Mali, est essentiel à la stabilité durable.</p>



<p>Le développement, bloqué par la guerre permanente, exige l’éradication totale du terrorisme. Car, « il ne saurait y avoir de développement sans sécurité, et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement », aime à expliquer le président de la Transition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-totale-et-integration-regionale-nbsp"><strong>Souveraineté totale et intégration régionale&nbsp;</strong></h2>



<p>La mise en service à Bamako de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel, le 20 décembre 2025, son déploiement frontalier, le projet de production d’armement et d’intégration économique concrétisent cette doctrine.</p>



<p>Enfin, combler les vides sécuritaires au flanc maghrébin (Algérie et Mauritanie), surtout dans les zones et emprises minières en exploitation ou en projet, reste une priorité absolue. Restaurer la pleine souveraineté des peuples sur leurs ressources, sans ingérences exogènes, définit l’horizon de cette phase décisive de la lutte antiterroriste au Sahel.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biennale Artistique et Culturelle : Tombouctou accueille la grande messe des arts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 12:12:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la Biennale Artistique et Culturelle au Mali, un événement majeur célébré sous la présidence de M. Mamou Daffé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>La cérémonie d’ouverture de la Biennale Artistique et Culturelle du Mali s’est tenue le vendredi 19 décembre 2025 au Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou, sous la présidence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. Aux côtés des gouverneurs de région, des autorités administratives et politiques, il a donné le ton à cette grande rencontre culturelle. Devant un public engagé et passionné, réuni sous la fraîcheur tombouctienne, les hostilités artistiques ont officiellement commencé.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p>La soirée inaugurale a été dominée par les prestations de Bandiagara, qui a proposé une pièce de théâtre intitulée «&nbsp;<em>AES, une intégration naturelle&nbsp;</em>». Cette œuvre a mis en lumière les valeurs de patriotisme et de civisme, tout en dénonçant la manipulation des autorités administratives. Le spectacle, empreint de réalisme, a captivé le public par sa profondeur et son engagement, offrant une réflexion sur la société malienne contemporaine et ses défis. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--1024x683.jpeg" alt="Troupe de Bandiagara" class="wp-image-20578" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bandiagara-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Bandiagara au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ouverture-institutionnelle-et-citoyenne"><strong>Une ouverture institutionnelle et citoyenne</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans la même dynamique, le solo de chant «<em>&nbsp;Souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» a résonné avec intensité au sein du stade. Porté par une voix puissante et émotive, ce chant a rappelé l’importance de l’unité nationale et de la dignité retrouvée. Le public, sensible à ce message, a salué la prestation par des applaudissements nourris. Le temps imparti, fixé à une heure et quinze minutes, a permis aux artistes de développer pleinement leur expression et de transmettre leur message. &nbsp;</p>



<p>Ségou a pris le relais après les deux chansons de son orchestre, en proposant une pièce de théâtre intitulée «&nbsp;<em>Une jeunesse en perte de repère&nbsp;</em>». La scène s’ouvrait sur une cafétéria où des jeunes discutaient en grin, abordant des thèmes sensibles tels que les réseaux sociaux, la drogue et le chômage. Cette représentation a mis en exergue les difficultés rencontrées par la jeunesse malienne et la nécessité de trouver des solutions durables pour son avenir. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-1024x683.jpeg" alt="Troupe de Ségou" class="wp-image-20577" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Segou.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Ségou au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-au-coeur-des-preoccupations"><strong>La jeunesse au cœur des préoccupations</strong><strong></strong></h2>



<p>Les compétitions se sont poursuivies avec des prestations variées : musique d’orchestre, ensemble instrumental, solo de chant et danse traditionnelle. Chaque discipline a offert un espace d’expression unique, permettant aux artistes de valoriser leur patrimoine culturel tout en innovant. L’ensemble instrumental de Ségou a particulièrement retenu l’attention, grâce à une harmonie subtile entre instruments traditionnels et modernité, confirmant la richesse et la diversité des talents régionaux. &nbsp;</p>



<p>Enfin, un autre solo de chant, placé sous le thème de la paix, est venu clore cette première nuit de compétitions. Ce moment de recueillement et de partage a rappelé l’importance de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. La Biennale, au-delà de la compétition, se veut un espace de dialogue et de fraternité, où l’art devient un vecteur de rapprochement entre les régions et les générations. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--1024x683.jpeg" alt="Troupe de ménaka" class="wp-image-20580" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka--600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-menaka-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Ménaka au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-paix-comme-fil-conducteur"><strong>La paix comme fil conducteur</strong><strong></strong></h2>



<p>Le samedi 20 décembre, deuxième jour des compétitions, les hostilités ont repris dans la salle Ali Farka Touré avec les concerts des orchestres régionaux de Ménaka et de Bougouni. Chacune des deux régions a présenté sept morceaux devant un public enthousiaste, avant que la soirée ne se poursuive au Stade municipal Baba Alkairou. Les troupes régionales de Koutiala, Kita et San y ont concouru dans les quatre disciplines phares : solo de chant, ensemble instrumental traditionnel, pièce de théâtre et danse traditionnelle. Ces prestations ont confirmé la vitalité et la diversité des expressions artistiques maliennes. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-1024x683.jpeg" alt="Troupe de Bougouni" class="wp-image-20579" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Troupe-de-Bougouni.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le passage de la troupe de Bougouni au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p>&nbsp;La Biennale Artistique et Culturelle, en réunissant Bandiagara, Ségou, Bamako et désormais Ménaka, Bougouni, Koutiala, Kita et San, démontre la vitalité de la scène artistique malienne. Elle illustre aussi la capacité des artistes à porter des messages forts sur la souveraineté, la jeunesse et la paix, tout en célébrant la richesse des traditions. Cette édition promet de rester gravée dans la mémoire collective et de renforcer l’unité nationale à travers l’art et la culture.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta – Abdourahamane Tiani : l’axe Bamako–Niamey s’affiche, l’AES avance</title>
		<link>https://saheltribune.com/assimi-goita-abdourahamane-tiani-axe-bamako-niamey-affiche-aes-avance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 11:57:59 +0000</pubDate>
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<p>Abdourahamane Tiani au Mali : découvrez les enjeux de la Confédération des États du Sahel et leur impact politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Entre deux généraux, pas de formalités inutiles. Juste un cérémonial assumé, une posture commune et un message clair au reste du monde : la Confédération des États du Sahel (AES) n’est pas une alliance symbolique. C’est une colonne vertébrale politique en construction, soudée par les épreuves, les ruptures et les ambitions souverainistes.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Ce mardi 30 septembre 2025, le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako a retrouvé l’allure des grands jours. À 10h précises, l’avion de transport de l’armée de l’air nigérienne s’est posé sur le sol malien. A son bord,&nbsp;&nbsp;le général Abdourahamane Tiani, Président de la République nigérienne. En face, pour l’accueillir : son allié et compagnon d’armes politiques, le Général d’armée Assimi Goïta, Président du Mali, mais aussi – et surtout – Président en exercice de la Confédération des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-union-par-les-armes-le-verbe-et-la-volonte"><strong>L’union par les armes, le verbe et la volonté</strong></h2>



<p>À Bamako, la visite est décrite comme une visite d’amitié et de travail. La deuxième depuis l&rsquo;arrivée de Tiani au pouvoir en 2023. Mais les mots sont parfois plus sobres que les enjeux. Car derrière les poignées de main, les hymnes (nigérien, malien, et celui désormais officiel de l’AES), et la revue militaire, c’est une architecture géopolitique alternative qui s’affirme, à rebours des modèles CEDEAO ou UA.</p>



<p>Acclamés par une foule dense de ressortissants nigériens vivant au Mali – symboles vivants de l’intégration sahélienne –, les deux généraux ont échangé brièvement dans la loge présidentielle avant de prendre la direction de Koulouba, pour un entretien bilatéral qui, selon nos informations, devrait déboucher sur des annonces structurantes pour l’AES et la coopération bilatérale Mali-Niger, notamment en matière de défense, d’investissements communs et de diplomatie régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-confederation-plus-qu-un-symbole"><strong>La Confédération, plus qu’un symbole</strong></h2>



<p>Depuis leur retrait fracassant de la CEDEAO, Bamako, Niamey et Ouagadougou ont misé sur un récit commun : celui d’une Afrique debout, débarrassée des tutelles néocoloniales, et désormais maîtresse de son destin. La Confédération AES – actée en juillet 2024 – en est l’expression institutionnelle. Mais il lui manquait encore une scène, un souffle, une incarnation.</p>



<p>La présence de Tiani à Bamako – après celle de Traoré à Ouagadougou il y a quelques mois – vient combler ce déficit de visibilité politique. C’est une manière pour ces régimes, souvent contestés à l’extérieur mais soutenus chez eux, par la diaspora ainsi que par plusieurs autres pays africains, d’inscrire leur projet dans le temps long, au-delà des cycles de transition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-scrutee-redoutee-consolidee"><strong>Une alliance scrutée, redoutée, consolidée</strong></h2>



<p>Le programme de la journée s’annonce dense : tête-à-tête, élargissement aux membres des délégations, et prise de parole de Tiani à la presse. Rien d’anodin, car dans cette diplomatie de rupture, chaque geste est un message. L’unité affichée entre les deux hommes d’État est autant un gage de stabilité qu’un défi lancé aux chancelleries occidentales, souvent promptes à dénoncer ce qu’elles qualifient de “<em>recul démocratique</em> » au Sahel.</p>



<p>Mais à Bamako, le discours est tout autre. Ici, la souveraineté est un impératif, la démocratie un processus contextualisé, et l’unité sahélienne une réponse existentielle à l’insécurité et à la fragmentation régionale.</p>



<p>À l’heure où l’Afrique francophone recompose sa carte des alliances, l’image de Goïta et Tiani côte à côte, en uniforme, au cœur de la capitale malienne, vaut toutes les déclarations. C’est celle d’un axe assumé, consolidé, et prêt à s’élargir. Un axe qui croit à la souveraineté comme projet de civilisation. Et qui, pour l’instant, n’a ni l’intention de plier, ni celle de reculer.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Passeport et carte biométrique : vers un meilleur contrôle des mouvements de population dans l’espace AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 20:28:36 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les décrets adoptés au Mali concernant le passeport et la carte biométrique, facilitant la libre circulation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Conseil des ministres du Mali a adopté, ce 16 juillet 2025, deux décrets majeurs instituant une carte nationale d’identité biométrique et un passeport national. Ces documents, harmonisés avec les spécifications techniques de la Confédération des États du Sahel (AES), marquent une étape importante dans la construction d’une identité confédérale, au service de la libre circulation et du contrôle sécurisé des populations dans l’espace sahélien.</em></strong></p>



<p>Au palais de Koulouba, dans la salle du Conseil, les décrets s’écrivent avec la gravité des tournants historiques. Ce mercredi 16 juillet 2025, le Général Assimi Goïta, Président de la Transition, n’a pas seulement présidé un Conseil des ministres ordinaire. Il a paraphé, entre deux silences militaires, un pan symbolique de souveraineté nouvelle : l’adoption du passeport national et de la carte d’identité biométrique, désormais estampillés aux couleurs de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>



<p>Ce que d’aucuns verraient comme un simple ajustement administratif est en réalité un geste politique ciselé, au cœur de la bataille du Sahel pour exister hors des cadres traditionnels, hors des tutelles anciennes, hors de la CEDEAO. L’Afrique de l’Ouest, naguère espace communautaire, se recompose à coups de décisions stratégiques — et de documents plastifiés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-identite-aes-ou-l-empreinte-d-un-nouvel-ordre-sahelien"><strong>L’identité AES, ou l’empreinte d’un nouvel ordre sahélien</strong></h2>



<p>La carte nationale d’identité biométrique malienne, tout comme le passeport désormais nationalisé, seront fabriqués selon les standards de l’OACI (Organisation de l’Aviation civile internationale). Rien d’anodin. Il s’agit de garantir aux ressortissants burkinabè, maliens et nigériens une reconnaissance technique mondiale — tout en affirmant, dans les moindres puces électroniques, l’existence d’un bloc politique nouveau.</p>



<p>C’est à Bamako, en novembre 2024, que les ministres de la Sécurité des trois pays avaient harmonisé leurs spécifications techniques. Et c’est par une décision présidentielle, en avril 2025, que le Président de la Confédération des États du Sahel (le même Goïta, en l’occurrence) a officialisé la création de deux nouveaux totems administratifs : le e-passeport AES et la carte d’identité biométrique AES.</p>



<p>Ces documents porteront, en plus des données classiques, les éléments graphiques propres à l’AES — comme autant de symboles d’une ambition : faire de l’identité sahélienne une réalité tangible, traçable, visible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-controle-securite-et-affirmation-politique"><strong>Contrôle, sécurité et affirmation politique</strong></h2>



<p>Dans un contexte régional où la circulation des personnes est à la fois un enjeu économique et sécuritaire, la fabrication de ces titres d’identité n’est pas un détail bureaucratique. C’est une question de souveraineté maîtrisée. Désormais, le Sahel entend contrôler lui-même les flux humains qui traversent ses frontières, sans en référer à Abuja, Niamey ou Accra.</p>



<p>Le Conseil des ministres parle d’«&nbsp;<em>amélioration du contrôle de la libre circulation</em>&nbsp;» et de «&nbsp;<em>meilleure traçabilité des mouvements de populations</em>&nbsp;». L’objectif est donc de filtrer, d’identifier, de protéger. Ne plus dépendre de bases de données extérieures ou de sous-traitants étrangers.</p>



<p>Mais il y a plus. Ces documents incarnent la projection d’un État sahélien à venir, structuré, numérisé, interconnecté. Et dans cette projection, le Mali, le Burkina et le Niger n’attendent plus de consignes. Ils codent leur propre avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-document-comme-declaration-d-independance"><strong>Document comme déclaration d’indépendance</strong></h2>



<p>À l’heure où les grandes conférences internationales continuent de se perdre en promesses creuses sur le Sahel, le papier d’identité devient un manifeste politique. À défaut de reconnaissance diplomatique immédiate, l’AES imprime sa marque dans les passeports et les cartes nationales. Une diplomatie de la donnée, de la biométrie, du code QR.</p>



<p>Après le drapeau, l’hymne, la dévise, ainsi que le logo et les discours, l’État commence aussi par un numéro de série. Et c’est peut-être là que commence réellement l’émancipation.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le ministre Abdoulaye Diop sur Malikura Taasira 3 : « Le Mali affirme sa diplomatie souveraine et défend les intérêts du peuple »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 07:56:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les principes de la diplomatie malienne mettent en avant la souveraineté nationale et les intérêts vitaux du peuple malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, était, ce vendredi 4 juillet 2025, l’invité de l’émission Mali Kura Taasira 3 sur la télévision nationale. Une occasion pour lui de faire le tour de l’actualité diplomatique du pays, d’en rappeler les avancées, les défis et surtout les choix stratégiques assumés par le Mali dans un contexte géopolitique complexe.</em></strong></p>



<p>Le chef de la diplomatie malienne a d’abord mis en avant le rôle de plus en plus affirmé du Mali dans la sous-région et au-delà, soulignant que le pays s’appuie désormais sur trois principes clairs définis par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta : le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et des partenaires, ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien. À travers ces principes, le Mali, désormais membre fondateur de la Confédération des États du Sahel (AES), s’affiche comme une puissance souveraine déterminée à faire entendre sa voix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-fondee-sur-des-principes-souverains"><strong>Une diplomatie fondée sur des principes souverains</strong></h2>



<p>Abdoulaye Diop a rappelé que la création de l’AES, d’abord en tant qu’Alliance puis Confédération, répond à une menace existentielle commune ressentie par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’union des trois pays a permis la mise en place d&rsquo;une Force conjointe, de mécanismes de sécurité coordonnés et d’une diplomatie unifiée. Il s’agit, selon lui, d’un mécanisme d’assistance mutuelle tourné vers trois piliers : la défense, la diplomatie, et le développement.</p>



<p>Le sommet des chefs d’État du 6 juillet 2024 à Niamey a marqué la formalisation de cette Confédération avec l’adoption d’un logo, d’un drapeau, d’un hymne, et des projets concrets comme la création d’une compagnie aérienne, le développement d’infrastructures ferroviaires et énergétiques, ainsi que la mise en place d’une Banque confédérale d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-structuree-autour-de-la-securite-et-du-developpement"><strong>Une Confédération structurée autour de la sécurité et du développement</strong></h2>



<p>Sur le plan diplomatique, le ministre Diop a salué les progrès réalisés, notamment la capacité des pays de l’AES à s’exprimer d’une seule voix dans les grandes instances internationales. Il a cité le cas de l’Ukraine, accusée d’avoir apporté un soutien logistique à des groupes armés opérant contre le Mali, ainsi que les tensions avec l’Algérie, dénoncée pour avoir attaqué un drone malien et pour son implication présumée dans le soutien à des groupes terroristes.</p>



<p>Selon lui, cette posture collective est désormais reconnue par plusieurs partenaires tels que la Russie, la Türkiye ou encore le Maroc, qui intègrent désormais l’AES dans leurs approches diplomatiques en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-voix-unifiee-face-aux-defis-diplomatiques"><strong>Une voix unifiée face aux défis diplomatiques</strong></h2>



<p>Concernant les relations entre la Confédération AES et la CEDEAO, Abdoulaye Diop a clarifié que la rencontre de Bamako avec la Commission de la CEDEAO n’avait pas pour objectif un retour dans l’organisation. «&nbsp;<em>Notre départ est acté et c’est un chemin de non-retour&nbsp;</em>», a-t-il tranché. Cependant, il reconnaît la nécessité de gérer avec responsabilité les questions pratiques liées à des décennies d’interdépendance, notamment la libre circulation, les échanges commerciaux, les projets énergétiques et les partenariats.</p>



<p>Il a insisté sur le fait que les discussions doivent se faire collectivement au nom de l’AES, et non individuellement par chaque pays membre. Pour le ministre, l’objectif est de préserver les acquis de l’intégration tout en mettant en place un nouveau cadre de coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cedeao-aes-un-desengagement-coordonne-et-pragmatique"><strong>CEDEAO-AES, un désengagement coordonné et pragmatique</strong></h2>



<p>Abdoulaye Diop est également revenu sur les relations bilatérales, soulignant la volonté du Mali de maintenir des rapports de bon voisinage, fondés sur la non-ingérence et la fraternité entre les peuples. Il a insisté sur la diversification des partenariats internationaux, présentée comme un levier d’autonomie. Le ministre a notamment salué les appuis du Qatar (50 millions de dollars d’aide budgétaire), les partenariats prometteurs avec les Émirats arabes unis, et les relations florissantes avec des puissances comme la Russie, la Chine ou encore la Türkiye.</p>



<p>Cette diversification, selon lui, n’est pas un rejet de certains pays mais une volonté stratégique d’atteindre des objectifs concrets, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et du développement. Le Mali, assure-t-il, ne souhaite plus dépendre d’un seul bloc d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-monde-multipolaire-la-diversification-des-partenariats"><strong>Vers un monde multipolaire, la diversification des partenariats</strong></h2>



<p>Le ministre a regretté que certains choix stratégiques du Mali aient suscité des tensions, notamment avec la France, qui peine à accepter que le Mali définisse librement ses partenaires. Il a aussi affirmé que la fermeture des consulats français dans les pays de l’AES relevait d’une décision unilatérale de Paris, en réaction à la nouvelle orientation politique des trois États.</p>



<p>Abdoulaye Diop a par ailleurs annoncé le retrait du Mali de l’Organisation internationale de la Francophonie, dénonçant une politique de «&nbsp;<em>deux poids, deux mesures&nbsp;</em>» au sein de l’institution. Pour lui, toute organisation doit respecter ses propres règles, applicables équitablement à tous ses membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ruptures-diplomatiques-assumees-et-souverainete-revendiquee"><strong>Ruptures diplomatiques assumées et souveraineté revendiquée</strong></h2>



<p>S’agissant des Nations unies, il a précisé que le Mali reste un membre actif de l’ONU et continue de collaborer avec ses agences, programmes et fonds, malgré la fin de la mission de la MINUSMA. Le pays, dit-il, reste engagé sur la scène internationale mais entend désormais défendre ses intérêts sur la base de principes clairs.</p>



<p>Pour conclure, le chef de la diplomatie malienne a insisté sur l’importance de faire comprendre aux populations la démarche des autorités de la Transition : la refondation, la souveraineté retrouvée, et la nécessité de répondre aux défis sécuritaires et économiques. Il a dénoncé les narratifs dévalorisants souvent relayés à l’encontre du Mali, du Burkina Faso et du Niger, insistant sur la nécessité de changer les perceptions internationales à l’égard de l’AES.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES, an I : le réel contre les faux-semblants ouest-africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le deuxième sommet de l’AES : un an après sa création, retour sur les avancées et défis rencontrés par l'union du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un an après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES) célèbre son premier anniversaire. Née dans le tumulte sécuritaire et politique, l’union entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger s’est imposée comme une réponse salvatrice aux défis régionaux. Entre intégration militaire, souveraineté économique et rupture diplomatique assumée, l’AES trace une voie nouvelle pour l’Afrique de l’Ouest. Retour sur douze mois d’une expérience politique inédite, portée par des chefs d’État déterminés à reprendre leur destin en main.</em></strong></p>



<p>Qui aurait parié, il y a un an, qu’un triumvirat sahélien, né dans le tumulte, tiendrait bon face à la tempête ? Qui aurait cru que Bamako, Ouagadougou et Niamey, unis plus par la menace terroriste que par les manuels d’intégration régionale, réussiraient là où la CEDEAO peine, l’UEMOA tangue et l’UA hésite ? Un an après la naissance de la Confédération des États du Sahel (AES), le bilan est là, têtu comme les faits.</p>



<p>Assimi Goïta, colonel devenu général, mais surtout artisan tranquille d’une souveraineté retrouvée, peut se retourner sans rougir. Il n’a pas seulement tenu la présidence tournante de la Confédération : il l’a marquée. De la force conjointe interarmées à la Banque confédérale, du passeport biométrique à l’unité de doctrine, l’AES a été plus loin en un an que la CEDEAO en vingt.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-ruptures-fondatrices"><strong>Trois ruptures fondatrices</strong></h2>



<p>Première rupture : la sécurité. Fini les armées nationales émiettées et dépendantes. L’opération <em>Yéréko 2</em> a signé le retour de l’État sahélien armé et décidé. Pour les apprentis djihadistes, il ne s’agit plus de “<em>tenir le terrain”,</em> mais de le fuir. Ceux qui attendaient l’échec militaire n’ont eu droit qu’à des photos aériennes de leurs repaires pulvérisés.</p>



<p>Deuxième rupture : l’économie. Pendant que les technocrates ouest-africains négocient le Franc Eco depuis dix ans, les pays de l’AES ont mis en place un prélèvement commun sur les importations, doté leur banque confédérale de 500 milliards de francs CFA et lancé des projets aussi concrets qu’un chemin de fer transfrontalier. De l’intégration de dossiers au fond des tiroirs, on est passé à l’intégration budgétée, chiffrée, pilotée.</p>



<p>Troisième rupture : l’esprit. L’AES n’est pas une énième coalition de chefs d’État. C’est une déclaration de divorce. Divorce d’avec l’hypocrisie de la “<em>communauté internationale</em>” toujours prête à donner des leçons, jamais à tenir ses promesses. Divorce d’avec la tutelle financière et politique des anciennes métropoles. À défaut d’un passeport pour l’Europe, les Sahéliens ont désormais un passeport pour eux-mêmes — et c’est déjà beaucoup.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-style-goita-version-confederale"><strong>Le style Goïta, version confédérale</strong></h2>



<p>Qu’on le veuille ou non, Assimi Goïta est devenu plus qu’un président de transition : un symbole de constance dans une région friande de revirements. Son style ? Sobriété, rigueur, action. Il ne tweete pas, il ne théorise pas ; il fait. Quand d’autres organisent des colloques sur l’Afrique de demain, lui installe des lampadaires, rénove des routes et parachute des unités de reconnaissance.</p>



<p>Ce style a essaimé. À Ouagadougou, Ibrahim Traoré durcit l’appareil sécuritaire sans faux-semblants. À Niamey, Tiani remet l’État dans le cockpit d’une souveraineté assumée. Il fallait une colonne vertébrale politique : elle existe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sceptiques-grognent-les-peuples-adherent"><strong>Les sceptiques grognent, les peuples adhèrent</strong></h2>



<p>Bien sûr, les critiques fusent. Paris s’agace, Bruxelles s’interroge, Washington observe. Certains pensent encore que ces trois pays reviendront, penauds, dans le giron des anciennes structures régionales. Mais dans les rues de Sikasso, Kaya ou Zinder, ce n’est pas la nostalgie des sommets de l’UA qui anime les conversations. C’est la fierté d’être maître chez soi. C’est l’espoir que, pour une fois, les décisions prises au sommet redescendent jusqu’aux plaines et aux hameaux.</p>



<p>Car le vrai test de l’AES n’est pas géopolitique. Il est social. Si, dans un an, les enfants sahéliens vont mieux à l’école, si leurs mères accouchent dans des hôpitaux fonctionnels, si les jeunes ne rêvent plus d’exil, alors l’AES ne sera pas seulement un projet politique. Ce sera une révolution paisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-integration-ou-l-insignifiance"><strong>L’intégration ou l’insignifiance</strong></h2>



<p>Soyons clairs. L’AES n’a pas vocation à rester une exception. Elle veut devenir une norme africaine. Une Afrique qui se construit par les bases, pas par les sommets. Une Afrique qui préfère ses réalités à ses dépendances. Une Afrique qui sait que l’intégration est une exigence de survie, non un luxe de diplomates.</p>



<p>Il reste des défis, bien sûr. Une gouvernance plus structurée. Une monnaie commune, un jour peut-être. Une reconnaissance internationale pleine et entière. Mais, comme souvent, ce sont ceux qui n’ont plus rien à perdre qui avancent le plus vite. Et au Sahel, on a appris à faire des miracles avec des miettes.</p>



<p>À la veille de la session de décembre à Bamako, les peuples de l’AES savent une chose : ils ne sont plus seuls, ni désunis. Ils avancent ensemble, enfin. Et qu’importe si, en chemin, ils doivent laisser derrière eux quelques certitudes obsolètes. Au fond, l’histoire n’appartient pas à ceux qui commentent, mais à ceux qui la font.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta convoque l’an 2 de l’intégration sahélienne</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 18:09:40 +0000</pubDate>
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<p>Le 2ème sommet AES marque une étape décisive pour la Confédération des États du Sahel, unie dans sa vision politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un an après la création de la Confédération des États du Sahel, le président Assimi Goïta convoque ses homologues pour un second sommet décisif. Prévu en décembre 2025 à Bamako, ce rendez-vous annuel marque la montée en puissance d’un espace politique assumé, porté par une vision souverainiste, unie et résolument sahélienne. Entre volonté d’intégration et affirmation d’identité, l’AES entre dans l’an 2 avec détermination.</em></strong></p>



<p>C’est une ligne qui tient en quelques mots, mais qui dit tout d’un souffle géopolitique nouveau. Par un communiqué sobre et solennel, daté du 4 juillet 2025 à Bamako, le Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’armée Assimi Goïta, a annoncé la tenue en décembre prochain, dans la capitale malienne, de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération. Un acte de continuité. Mais aussi – et surtout – un symbole politique fort, lourd de significations dans la recomposition en cours de l’espace sahélien. Le premier sommet, qui a vu la naissance de la Confédération le 6 juillet 2024, s’était tenu à Niamey (Niger).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-collegialite-concertation-coherence"><strong>Collégialité, concertation, cohérence</strong></h2>



<p>Au-delà de la formule protocolaire — « <em>après consultation de Leurs Excellences</em> » le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, et le Général Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger — le communiqué dit beaucoup de la gouvernance propre à l’AES. Un style collégial, un processus de consultation mutuelle, loin des automatismes verticaux des blocs traditionnels. Ici, point de directoire invisible ou de secrétariats technocratiques déconnectés.</p>



<p>A la Confédération des États du Sahel, ce sont les chefs d’État eux-mêmes qui assument, impulsent, décident, comme l’a si bien laissé entendre le président de la confédération devant la communauté malienne en Russie, lors de sa visite officielle en juin 2025. Toutes les décisions touchant la vie du bloc sont prises à l’unanimité par les trois chefs d’Etat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-politique-d-une-afrique-reinventee"><strong>Bamako, capitale politique d’une Afrique réinventée</strong></h2>



<p>Qu’il se tienne à Bamako n’est pas un hasard. Depuis sa désignation à la présidence tournante de la Confédération en juillet 2024, le Mali, sous la houlette d’Assimi Goïta, incarne l’âme stratégique du projet confédéral. C’est là que fut lancé le passeport commun. C’est là aussi que furent esquissées les grandes lignes de la force conjointe sahélienne. Et c’est là que le cap fut fixé sur la création d’une Banque confédérale d’investissement — levier financier de la souveraineté retrouvée.</p>



<p>En réunissant ses pairs à Bamako pour cette deuxième session, le président malien entend donc inscrire la Confédération dans une continuité territoriale et symbolique, et éventuellement procéder au passage de témoin. La capitale malienne ne sera pas seulement le théâtre d’une rencontre diplomatique. Elle en sera la matrice politique, l’agora décisionnelle, le point nodal où se tracent les contours d’un autre avenir pour le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-des-attentes"><strong>Un sommet, des attentes</strong></h2>



<p>Que peut-on attendre de ce sommet ? Beaucoup. À commencer par le passage à la vitesse supérieure de l’intégration institutionnelle : parlement commun, fiscalité harmonisée, mutualisation des infrastructures critiques. Mais aussi une consolidation militaire sur les théâtres d’opération clés — Ménaka, Tillabéri, Komondjari — où la menace djihadiste reste active.</p>



<p>Le sommet de Bamako devra également trancher sur des dossiers structurants comme l’entrée d’observateurs dans la Confédération, la réforme monétaire et les conditions d’un retrait coordonné des organisations sous-régionales jugées obsolètes.</p>



<p>Mais au-delà des textes, ce qui se jouera en décembre 2025 à Bamako, c’est la crédibilité d’un rêve sahélien en train de s’incarner : celui d’un espace politique libre, souverain, affranchi de la tutelle morale et institutionnelle des anciennes puissances, assumant son altérité et revendiquant son droit à un destin propre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-en-marche-et-en-conscience"><strong>Une Confédération en marche… et en conscience</strong></h2>



<p>La tenue annoncée du deuxième sommet confédéral, un an après la naissance officielle de l’AES à Niamey, n’est donc pas un simple exercice de style diplomatique. C’est la démonstration que l’AES n’est pas une alliance d’opportunité, mais un projet structurant. Un levier d’unité régionale fondé sur la convergence de trajectoires révolutionnaires. Et surtout, une promesse tenue à des peuples longtemps en quête de dignité géopolitique.</p>



<p>À l’heure où certaines chancelleries s’interrogent encore sur la « <em>viabilité</em> » du projet sahélien, les chefs de l’AES répondent à leur manière : par l’action, par la clarté, par le calendrier. Rendez-vous est donc pris à Bamako. L’histoire, là-bas, ne se murmure pas. Elle s’écrit. En lettres franches. Et en toute souveraineté.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Nous sommes tous des soldats » : « Le Sahel benkan », un hymne pour galvaniser</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 11:14:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 9 juin 2025, la Confédération des États du Sahel (AES) a officiellement exécuté son hymne, "La Confédérale", dans une cérémonie présidée, au Mali par le général Assimi Goïta. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Par un rituel solennel orchestré depuis le palais de Koulouba, la Confédération des États du Sahel (AES) a franchi, ce 9 juin 2025, un pas décisif dans sa mue institutionnelle. Après le drapeau et la devise, place à l’hymne : « Le Sahel benkan», entonnée simultanément à Bamako, Ouagadougou et Niamey. Une première dans l’histoire d’une union politique que ses concepteurs veulent irréversible.</em></strong></p>



<p>Koulouba, 6&nbsp;h&nbsp;30 précises. Les premiers accords résonnent, graves et profonds, portés par les cuivres de la fanfare militaire. Au garde-à-vous, le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, endosse cette fois ses habits de président de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce lundi&nbsp;9&nbsp;juin, il n’est pas seulement chef d’État ; il est la figure tutélaire d’un projet géopolitique en construction, dont le socle est moins le droit que le symbole.</p>



<p>Aux côtés du général, le gratin politico-militaire : conseillers spéciaux, ministres, diplomates, hauts gradés. Et dans l’air, un air nouveau, celui de « <em>Le Sahel benkan</em> », l’hymne tout juste dévoilé. Composée sur une trame sahélienne et ciselée de mots d’ordre identitaires, cette mélodie n’est pas anodine. Elle dit l’unité. Elle proclame la résistance. Elle affirme le destin partagé.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-triptyque-identitaire"><strong>Le triptyque identitaire</strong></h3>



<p>« <em>Un espace, Un Peuple, Un Destin</em> » : la devise est connue. Depuis le 3 mars 2025, où les drapeaux de l’AES ont été hissés sous l’œil complice des chefs d’État des trois pays, le projet a pris corps. Le vert de l’espérance comme bannière. Le baobab comme emblème. Le soleil levant comme promesse. Et désormais, un hymne, « <em>Le Sahel benkan</em> », pour galvaniser les troupes et, surtout, les esprits.</p>



<p>« <em>Cet hymne n’est pas un simple assemblage de notes. Il est porteur de sens, de message, de fierté</em> », a commenté le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, au sortir de la cérémonie. Plus qu’un chant, « <em>Le Sahel benkan </em>» est, selon lui, une déclaration de guerre à la résignation, une exhortation à la mobilisation, une injonction collective à bâtir un avenir souverain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-execution-en-simultane"><strong>Une exécution en simultané</strong></h3>



<p>Détail significatif&nbsp;: l’hymne a été exécuté, au même instant, dans les trois capitales de la Confédération. À Ouagadougou, comme à Niamey, les notes ont jailli dans les enceintes officielles, scellant symboliquement une synchronisation politique qui tranche avec les dissonances de la CEDEAO, ou les inerties passées du G5 Sahel. « <em>L’AES est une entité de nature étatique</em> », répète le Premier ministre. Une entité à part entière, avec ses codes, ses rites, sa liturgie.</p>



<p>Ce que les juristes n’ont pas encore formalisé, les cérémonies le consacrent. Et dans cette logique d’affirmation, chaque geste compte. Le drapeau a été dévoilé. La devise proclamée. L’hymne, maintenant, retentit. Et bientôt, promet-on à Bamako, il fera partie du programme éducatif national. On l’apprendra sur les bancs d’école. On le chantera aux levées de couleurs. On l’entendra dans les stades. L’objectif est clair&nbsp;: faire de l’AES une conscience collective, au-delà des frontières coloniales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-union-par-les-armes-et-les-idees"><strong>L’union par les armes et les idées</strong></h3>



<p>Militairement, l’AES n’est pas une coquille vide. Une force unifiée existe déjà, fruit d’une coopération intense entre états-majors burkinabè, nigérien et malien. Elle agit, frappe, sécurise. Mais cette alliance de combat devient aussi une alliance de valeurs. « <em>Nous sommes tous des soldats</em> », a résumé le chef du gouvernement malien. Soldats au front, mais aussi soldats du sens, soldats de l’identité, soldats d’une cause sahélienne à construire.</p>



<p>Ce patriotisme régional, Goïta en est l’architecte silencieux. Peu disert, mais stratège. Il façonne pas à pas ce que certains appellent déjà une « <em>CEDEAO alternative</em> ». Un espace de souveraineté défensive, économique et culturelle. Un projet de contre-pouvoir africain, affranchi des influences occidentales, tissé sur des liens de sang, de géographie et de défi commun.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-en-marche"><strong>Une vision en marche</strong></h3>



<p>« <em>Le Sahel benkan</em> » n’est pas qu’un hymne. Elle est la bande-son d’un nouveau récit. Celui d’États qui, en rejetant les cadres régionaux existants — CEDEAO, G5 Sahel — veulent écrire leur propre chapitre. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne cherchent pas la rupture pour la rupture. Ils revendiquent la cohérence d’un projet enraciné, face aux turbulences du monde.</p>



<p>Reste la suite&nbsp;: économie intégrée, monnaie commune, institutions partagées ? L’AES n’en est encore qu’au préambule. Mais à en juger par le cérémonial millimétré de ce 9&nbsp;juin, la marche est en cours. Et elle est portée, désormais, par une musique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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