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	<title>Archives des intégration régionale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AES : une diplomatie commune pour peser sur la scène internationale</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:25:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réunis à Bamako, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont lancé une nouvelle étape de la Confédération AES en consolidant son pilier diplomatique et sa stratégie de souveraineté régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Confédération des États du Sahel a tenu samedi dernier sa première réunion ministérielle consacrée à sa diplomatie commune. Entre affirmation de souveraineté et dénonciations des ingérences extérieures, Bamako s&rsquo;impose comme le nouveau centre de gravité d&rsquo;un projet géopolitique inédit.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un rendez-vous discret, mais dont les enjeux débordent largement les couloirs feutrés du protocole diplomatique. Le samedi 20 juin 2026, les ministres des Affaires étrangères des trois États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso, Niger — se sont retrouvés à Bamako pour une session ministérielle consacrée à ce qu&rsquo;ils appellent le «&nbsp;<em>pilier Diplomatie</em>&nbsp;» de leur feuille de route commune. Une réunion qui, pour la première fois, donne une chair institutionnelle à l&rsquo;ambition diplomatique d&rsquo;une confédération née sur les décombres de trois ruptures avec Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La session s&rsquo;est ouverte sous la présidence du Burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, dont le pays assure la présidence tournante de la Confédération. Autour de la table, Abdoulaye Diop pour le Mali et Bakary Yaou Sangaré pour le Niger — trois hommes qui, chacun à sa manière, ont personnifié la rupture de leurs États respectifs avec la France et les institutions régionales traditionnelles comme la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux jours de travaux préparatoires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion ministérielle de ce samedi n&rsquo;est pas tombée du ciel. Elle a été précédée, les 17 et 18 juin, d&rsquo;une réunion des hauts fonctionnaires des trois pays — les cadres techniques qui ont planché sur les documents politiques, juridiques et diplomatiques soumis ce jour à la validation des ministres. Ce processus en deux temps — experts d&rsquo;abord, ministres ensuite — signale une volonté de construction institutionnelle méthodique, loin de l&rsquo;improvisation que certains observateurs extérieurs prêtaient volontiers à cette confédération née dans l&rsquo;urgence des changements de régimes intervenus dans ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ordre du jour est centré sur l&rsquo;adoption d&rsquo;une «&nbsp;<em>approche commune et solidaire</em>&nbsp;» dans la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de ce qu&rsquo;ils appellent l&rsquo;«&nbsp;<em>An II</em>&nbsp;» de la Confédération — comprenez la phase de consolidation, après une première année consacrée à l&rsquo;architecture sécuritaire et aux ruptures symboliques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Diop : entre bilan et offensive rhétorique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre malien Abdoulaye Diop n&rsquo;a pas manqué l&rsquo;occasion de hausser le ton. Saluant les «&nbsp;<em>avancées notables</em>&nbsp;» dans la construction confédérale — sur les volets défense, diplomatie et développement —, il a également dénoncé avec vigueur ce qu&rsquo;il a qualifié de «&nbsp;<em>désinformation, manipulation, apologie du terrorisme et relai médiatique orchestré par des sponsors étatiques étrangers, nostalgiques d&rsquo;un impérialisme international ou d&rsquo;une hégémonie régionale</em>&nbsp;». Une formulation qui, sans nommer personne, vise clairement Paris — et dans une moindre mesure les institutions onusiennes et certains médias occidentaux régulièrement accusés de biais par les gouvernements de transition sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diop a également fermement condamné les récentes attaques terroristes perpétrées au Mali et au Niger, dans un contexte sécuritaire qui reste explosif malgré les affirmations de succès des armées confédérées contre les groupes terroristes actifs dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bamako, capitale d&rsquo;un nouvel axe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette réunion révèle, au fond, c&rsquo;est l&rsquo;ambition d&rsquo;une Confédération qui ne veut plus être seulement une alliance militaire de circonstance. En s&rsquo;attaquant au pilier diplomatique, les trois États cherchent à parler d&rsquo;une seule voix sur la scène internationale — dans les forums multilatéraux, dans les négociations commerciales, dans les crises régionales. C&rsquo;est un saut qualitatif considérable pour des pays qui, jusqu&rsquo;à leur rupture avec la CEDEAO en janvier 2025, n&rsquo;avaient pas de cadre commun de politique étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que Bamako s&rsquo;impose progressivement comme la capitale symbolique de ce nouvel ordre sahélien. La ville accueille ce sommet moins d&rsquo;une semaine après avoir reçu plusieurs délégations diplomatiques venues de Moscou, Pékin et Ankara. Le calendrier n&rsquo;est pas anodin. La réunion de ce samedi envoie un signal clair : l&rsquo;AES n&rsquo;est pas une parenthèse née de trois coups d&rsquo;État successifs. Elle entend s&rsquo;inscrire dans la durée, avec ses propres codes, ses propres alliances, et sa propre lecture du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Attentat à l’aéroport de Niamey : l’AES affiche son unité face au terrorisme et aux menaces régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:11:48 +0000</pubDate>
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<p>Après l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, la Confédération des États du Sahel réaffirme sa solidarité avec le Niger et met en avant sa stratégie commune de lutte contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;attaque du 18 juin contre l&rsquo;aéroport international Diori Hamani révèle la fragilité sécuritaire persistante de la région, mais aussi la solidité politique d&rsquo;une alliance qui entend démontrer sa capacité de résilience.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi 18 juin 2026. Aux abords de l&rsquo;aéroport international Diori Hamani de Niamey, des combattants terroristes lancent une attaque d&rsquo;envergure contre l&rsquo;une des infrastructures stratégiques les plus sensibles de la République du Niger. Cible : désorganiser les capacités opérationnelles des Forces armées nigériennes. Résultat : un échec cuisant, selon le communiqué officiel publié le lendemain par la Confédération des États du Sahel (AES), signé à Ouagadougou par le Capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attaque intervient dans un contexte diplomatique particulièrement dense : deux jours plus tard, les ministres des Affaires étrangères des trois États membres — Mali, Burkina Faso, Niger — se réunissaient à Bamako pour leur première session consacrée au pilier diplomatique de leur feuille de route commune. La coïncidence du calendrier n&rsquo;a pas échappé aux observateurs. Pour la Confédération, l&rsquo;attaque de Niamey ne serait pas un hasard : elle viserait délibérément à déstabiliser une alliance en pleine phase de consolidation institutionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une riposte rapide revendiquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué de l&rsquo;AES salue «&nbsp;<em>le professionnalisme, la réactivité, la vigilance et l&rsquo;engagement déterminé des forces combattantes nigériennes</em>&nbsp;», qui ont mis en déroute les assaillants. Les Forces armées du Niger ont pour leur part confirmé avoir repoussé l&rsquo;attaque au prix de pertes humaines dans leurs rangs, sans en préciser le nombre. Des familles endeuillées sont mentionnées dans le texte confédéral, qui présente ses condoléances et souhaite «&nbsp;<em>un prompt rétablissement aux personnes blessées&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rapidité de la réponse militaire mise en avant par Niamey et l&rsquo;AES s&rsquo;inscrit dans une communication soigneusement construite autour de l&rsquo;idée de montée en puissance des armées sahéliennes. Depuis les ruptures successives avec les forces françaises et la mission onusienne Minusma — remplacée par des partenariats avec des instructeurs russes et d&rsquo;autres coopérations bilatérales —, les gouvernements de transition s&rsquo;attachent à démontrer leur autonomie opérationnelle face aux groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du communiqué va cependant au-delà du simple constat sécuritaire. Il désigne nommément, sans les identifier, des «&nbsp;<em>sponsors étatiques étrangers</em>&nbsp;» qui soutiennent les groupes terroristes actifs dans la région.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ibrahim Traoré signe : un acte politique autant que sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La signature du communiqué par le Capitaine Ibrahim Traoré lui-même — président du Faso, chef de l&rsquo;État burkinabè et président en exercice de la Confédération AES — n&rsquo;est pas anodine. Elle place la réponse à l&rsquo;attentat de Niamey au niveau le plus haut de l&rsquo;architecture confédérale, signalant que l&rsquo;attaque est traitée non comme un incident nigérien isolé, mais comme une agression contre l&rsquo;ensemble du bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Loin de saper l&rsquo;élan qui guide la dynamique confédérale, les attaques récurrentes et téléguidées ne font que renforcer l&rsquo;union sacrée des filles et des fils de l&rsquo;AES</em>&nbsp;», écrit le communiqué. Une formulation qui transforme l&rsquo;attentat en argument politique en faveur de l&rsquo;intégration confédérale : la menace extérieure comme ciment de la cohésion interne. Ce mécanisme n&rsquo;est pas propre à l&rsquo;AES — toutes les alliances militaires de l&rsquo;histoire ont utilisé la pression extérieure comme facteur d&rsquo;unification.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte de consolidation accélérée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attentat de Niamey intervient à un moment charnière pour la Confédération. Créée formellement en juillet 2024 à la suite du retrait des trois pays de la CEDEAO, l&rsquo;AES a d&rsquo;abord concentré ses efforts sur l&rsquo;architecture sécuritaire — coordination des forces armées, opérations conjointes contre les groupes armés, création d&rsquo;une force confédérale. Elle entre désormais dans une phase de normalisation institutionnelle plus large, avec la structuration de son pilier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion ministérielle de Bamako, qui s&rsquo;est ouverte le lendemain de la publication du communiqué, devait notamment travailler à l&rsquo;harmonisation des positions de politique étrangère des trois États dans les instances multilatérales. Un agenda ambitieux pour des pays dont les capacités administratives restent fragilisées par des années d&rsquo;instabilité et dont les économies subissent les effets des sanctions imposées par la CEDEAO lors des transitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que la réponse confédérale à l&rsquo;attentat de Niamey engage désormais les trois États au-delà de la rhétorique. En affirmant que la Confédération «&nbsp;<em>demeure pleinement mobilisée aux côtés de la République du Niger&nbsp;</em>», Ibrahim Traoré pose un principe de solidarité active qui crée des obligations réciproques. Si une attaque comparable visait demain Bamako ou Ouagadougou, le Niger serait politiquement tenu d&rsquo;une réponse symétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’Alliance des États du Sahel construit son marché intérieur et affirme sa souveraineté économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Réunis à Ouagadougou, les ministres du Commerce du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont accéléré la construction du marché intérieur de l’AES. Préférence nationale, industrialisation, autosuffisance alimentaire et investissements africains sont au cœur de la stratégie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis à Ouagadougou les 14 et 15 juin 2026 pour leur quatrième session de travail, les ministres du Commerce du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont présenté leur bilan au capitaine Ibrahim Traoré, président de la Confédération. Préférence nationale, autosuffisance alimentaire, lutte contre la fraude : le projet économique de l&rsquo;AES prend forme — sans attendre Paris ni Abuja.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant leur distance avec la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) en janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont pris un risque considérable : celui de se retrouver économiquement isolés dans une sous-région dont ils dépendent pour leurs approvisionnements et leurs débouchés commerciaux. Dix-huit mois plus tard, la réponse des trois pays à ce défi prend corps à Ouagadougou, où s’est tenu leur quatrième réunion des ministres en charge de l&rsquo;Industrie et du Commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi matin, la délégation conduite par le ministre burkinabè Serge Gnaniodem Poda a été reçue en audience par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Le ministre malien du Commerce, Moussa Alassane Diallo, porte-parole de la délégation, a présenté au chef de l&rsquo;État burkinabè le bilan des actions menées depuis l&rsquo;entrée en vigueur du Traité instituant l&rsquo;AES, ainsi que l&rsquo;état d&rsquo;avancement des orientations stratégiques définies par les trois chefs d&rsquo;État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un projet économique structuré autour de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme de travail que les ministres ont soumis au capitaine Traoré donne la mesure de l&rsquo;ambition économique de la Confédération. Il s&rsquo;organise autour de quatre axes : la lutte contre la fraude et la contrefaçon, la facilitation des échanges internes à l&rsquo;AES, l&rsquo;attractivité des investissements — en priorité les investissements africains —, et la transformation des productions agricoles locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formule du ministre malien résume la philosophie du projet : «&nbsp;<em>Produire, transformer, consommer pour répondre aux besoins fondamentaux de nos populations.</em>&nbsp;» Cette trilogie — production locale, transformation industrielle, consommation intérieure — est directement inspirée du modèle de substitution aux importations que plusieurs économistes africains réclament depuis les années 1980 sans jamais l&rsquo;avoir vu appliqué à cette échelle dans la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Notre mission centrale est de bâtir un socle industriel solide, améliorer le climat des affaires et renforcer la compétitivité du secteur privé. »</em>, a déclaré Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La préférence nationale : un protectionnisme assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les recommandations portées par le ministre malien Diallo, l&rsquo;une mérite une attention particulière pour ce qu&rsquo;elle dit du tournant économique en cours dans l&rsquo;espace AES : l&rsquo;affirmation d&rsquo;une «&nbsp;<em>préférence nationale plus forte dans les marchés publics</em>&nbsp;». En clair, la priorité donnée aux entreprises des trois pays pour l&rsquo;attribution des contrats publics — une forme de protectionnisme que les cadres institutionnels de la CEDEAO et les accords de partenariat économique avec l&rsquo;Union européenne rendaient jusqu&rsquo;ici difficile à appliquer formellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s&rsquo;inscrit dans un contexte de renégociation en profondeur des règles du jeu économique régional. En quittant la CEDEAO, les trois pays ont également remis en cause les engagements de libre-échange qui contraignaient leurs politiques industrielles. Ils récupèrent ainsi une marge de manœuvre en matière de politique commerciale que les pays membres de blocs régionaux avaient progressivement cédée à des instances supranationales. Que cette marge soit utilisée à bon escient pour développer des filières compétitives — plutôt que de protéger des rentes — sera le vrai test de la cohérence économique de la Confédération.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le secteur privé au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue cette quatrième session des précédentes est la place accordée aux acteurs du secteur privé. La délégation malienne comprenait des représentants de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali, du Conseil National du Patronat, de l&rsquo;Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) et de l&rsquo;Agence pour la Promotion des Investissements (API-Mali). Cette inclusion illustre la volonté de ne pas faire de l&rsquo;AES un projet exclusivement intergouvernemental mais d&rsquo;y associer les entreprises qui devront in fine incarner le projet industriel commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le défi est immense. Les trois pays de l&rsquo;AES comptent environ 75 millions d&rsquo;habitants et un PIB combiné d&rsquo;environ 50 milliards de dollars — soit moins que celui du seul Nigeria. Leurs économies sont fortement dépendantes des exportations de matières premières — or et lithium pour le Mali, or et coton pour le Burkina Faso, uranium et pétrole pour le Niger — et peu diversifiées sur le plan industriel. Construire un «&nbsp;<em>socle industriel solide</em>&nbsp;», comme le formule le ministre malien, dans ce contexte et sans les relations commerciales préférentielles de la CEDEAO, est un pari qui demandera du temps et des investissements massifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que le capitaine Traoré a dit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En recevant les ministres, le capitaine Ibrahim Traoré n&rsquo;a pas seulement validé leur bilan. Il a fixé le cap. Selon le ministre malien, le président burkinabè et président de la Confédération a appelé à «&nbsp;<em>des réponses structurelles, rapides et pragmatiques</em>&nbsp;» pour trois objectifs concrets : renforcer les petites et moyennes industries, stimuler l&rsquo;investissement interne et garantir l&rsquo;autosuffisance alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;insistance sur l&rsquo;autosuffisance alimentaire est politiquement significative. Dans les trois pays, la question de la souveraineté alimentaire est à la fois une priorité économique — les importations alimentaires représentent une fraction importante de la facture extérieure — et un enjeu de sécurité nationale dans des régions où des millions de personnes sont en situation de vulnérabilité alimentaire. Que le chef de la Confédération la place en tête de ses priorités dit quelque chose sur la conception du développement qui guide le projet AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Paris, qui a vu trois de ses anciennes colonies sahéliennes quitter la CEDEAO et expulser ses soldats en moins de quatre ans, cette réunion de Ouagadougou est un signal supplémentaire de la profondeur du tournant en cours. Le projet économique de l&rsquo;AES dessinerait un espace intégré de 75 millions d&rsquo;habitants qui aurait délibérément choisi de s&rsquo;organiser en dehors des cadres régionaux et bilatéraux que la France avait contribué à bâtir depuis les indépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Visite officielle de Romuald Wadagni : le Mali renforce son influence dans la sous-région</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 09:08:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du président béninois Romuald Wadagni à Bamako, quelques semaines après son investiture, illustre le rôle croissant du Mali dans la recomposition géopolitique ouest-africaine et le rayonnement diplomatique de l’AES.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La visite du président béninois Romuald Wadagni à Bamako, le 9 juin 2026, moins de trois semaines après son investiture, dit quelque chose d&rsquo;essentiel sur le Mali d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : un pays qui attire, qui dialogue et qui construit, loin des caricatures.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de significatif dans le choix du président Romuald Wadagni de faire du Mali l&rsquo;une de ses premières destinations à l&rsquo;étranger. Investi le 24 mai 2026, le nouveau chef de l&rsquo;État béninois a d&rsquo;abord visité le Nigeria, puis le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire — et maintenant Bamako. Ce tour du voisinage immédiat, accompli en moins d&rsquo;un mois, est un message de réconciliation adressé à toute une région. Et le Mali y occupe une place de choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un hasard. En cinq ans de refondation, le Mali a construit une diplomatie sur des principes cardinaux devenus constitutionnels: le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés et la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. C’est une diplomatie cohérente, fondée sur deux piliers indissociables : la souveraineté absolue et le dialogue sincère. Là où d&rsquo;autres auraient choisi l&rsquo;isolement ou la posture, Bamako a fait le pari de l&rsquo;ouverture africaine. L&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), fondée avec le Burkina Faso et le Niger en septembre 2023, en est l&rsquo;expression la plus aboutie : un cadre de coopération sud-sud, sans tutelle extérieure, porté par des peuples qui ont décidé de prendre leur destin en main.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une page tournée dans la sous-région</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Wadagni a une dimension historique que l&rsquo;on ne saurait minorer. Son prédécesseur Patrice Talon avait figuré parmi les voix les plus fermes en faveur d&rsquo;une intervention armée de la CEDEAO contre le Niger. Les tensions qui s&rsquo;en sont suivies — expulsions de diplomates, fermeture de consulats, crises aux frontières — ont profondément marqué la sous-région. La participation des représentants de l&rsquo;AES à l&rsquo;investiture du nouveau président béninois avait déjà été lue comme un signe. La visite de Bamako le confirme : une page se tourne, et le Mali en est acteur de premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n&rsquo;a jamais coupé les ponts. Même au plus fort des tensions régionales, Bamako a maintenu avec Cotonou des relations dépourvues de toute tension bilatérale. Les liens historiques et culturels entre les deux peuples ont tenu. Et sur le plan économique, la coopération reste structurellement solide : les Entrepôts Maliens au Bénin (EMABE), opérationnels depuis 2016 sur les 15 000 m² mis à disposition par le gouvernement béninois dès 1983, témoignent d&rsquo;une interdépendance ancienne et mutuellement bénéfique. Le port de Cotonou, à 1 500 kilomètres de Mopti, demeure le débouché maritime le plus proche pour les régions nord du Mali — une réalité géographique que la politique ne saurait effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali, pivot de la recomposition africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue à Bamako en ce 9 juin 2026 dépasse la simple courtoisie diplomatique. C&rsquo;est la démonstration que l&rsquo;AES n&rsquo;est pas un bloc fermé sur lui-même, mais un pôle de gravité capable de dialoguer, de nouer des partenariats et d&rsquo;impulser une nouvelle architecture régionale fondée sur le respect mutuel. Le général GOÏTA reçoit un homologue qu&rsquo;il n&rsquo;a pas attendu passivement — il l&rsquo;a accueilli dans un pays qui se reconstruit, qui investit dans son peuple, et qui rayonne suffisamment pour être l&rsquo;une des premières escales d&rsquo;un chef d&rsquo;État fraîchement élu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali ne réclame pas de reconnaissance. Il la mérite, par ses actes et par sa constance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cela, la diplomatie de la souveraineté : non pas le repli, mais l&rsquo;affirmation. Non pas la rupture, mais le dialogue exigeant. Le Mali a choisi de n&rsquo;être le client de personne et le partenaire de tous ceux qui le respectent. Cette visite du président Wadagni en est la plus récente, et peut-être la plus éloquente, des validations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Bénin tend la main à l’AES : vers la fin de la crise entre Porto-Novo, Niamey et Ouagadougou ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 20:19:50 +0000</pubDate>
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<p>Le président béninois Romuald Wadagni a effectué des visites officielles à Niamey et Ouagadougou, marquant un rapprochement inédit entre le Bénin et l’Alliance des États du Sahel après deux années de tensions diplomatiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 2 juin 2026, le président béninois Romuald Wadagni a effectué en un seul jour deux visites officielles à Niamey et à Ouagadougou. Un geste diplomatique d&rsquo;une portée considérable, qui referme deux ans de tensions ouvertes entre le Bénin et les pays de l&rsquo;Alliance des États du Sahel — frontière fermée, pipeline bloqué, accusations mutuelles de déstabilisation.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En un seul mardi, le président du Bénin a posé deux gestes diplomatiques que beaucoup jugeaient improbables il y a encore six mois : une visite officielle à Niamey, chez le général Abdourahamane Tiani, puis un déplacement à Ouagadougou, chez le capitaine Ibrahim Traoré. Deux capitales de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), deux hommes arrivés au pouvoir par des coups d&rsquo;État militaires — et avec lesquels le Bénin de Patrice Talon avait entretenu des relations pour le moins glaciales. Romuald Wadagni, successeur de Talon depuis le 24 mai, a visiblement décidé d&rsquo;écrire une autre page.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte : deux ans de rupture ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer la portée de ce double déplacement, il faut rappeler ce que furent les relations entre le Bénin et ses voisins sahéliens depuis le coup d&rsquo;État qui renversa Mohamed Bazoum au Niger, le 28 juillet 2023. Porto-Novo fut l&rsquo;un des pays qui appliqua le plus strictement les sanctions décidées par la CEDEAO — fermeture de la frontière, suspension des flux commerciaux. Niamey, en retour, maintint sa frontière fermée avec le Bénin bien après la levée des sanctions régionales, brandissant une accusation grave.&nbsp;<em>« Le Bénin abrite des bases françaises destinées à entraîner des terroristes pour déstabiliser le Niger. »</em>, expliquait le&nbsp;Gouvernement de transition du Niger, en 2023-2024 — accusation réfutée par Paris et Porto-Novo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette accusation empoisonna durablement les relations bilatérales. Elle s&rsquo;accompagna d&rsquo;une crise économique et énergétique aux conséquences concrètes : le pipeline Niger-Bénin, infrastructure colossale de 2 000 kilomètres construite pour 6 milliards de dollars afin d&rsquo;acheminer le pétrole brut d&rsquo;Agadès jusqu&rsquo;au terminal de Sèmè-Kpodji, fut pris en otage par la brouille diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;arme du pipeline : quand le pétrole devient otage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pipeline Niger-Bénin est l&rsquo;une des infrastructures les plus stratégiques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Mis en service en mars 2024, il avait permis le chargement du premier navire en mai 2024 — une étape historique pour le Niger, qui exportait ainsi pour la première fois son pétrole brut sur le marché international. Les projections tablaient sur 90 000 barils par jour, soit un potentiel de plusieurs milliards d&rsquo;euros de recettes annuelles pour Niamey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès le 6 juin 2024, le général Tiani ordonnait la fermeture totale des vannes. La raison officielle invoquée : l&rsquo;arrestation par les autorités béninoises de cinq ressortissants nigériens pour «&nbsp;<em>atteinte à la sécurité de l&rsquo;État</em>&nbsp;». La raison de fond : une rupture diplomatique totale, dans laquelle le pipeline devenait l&rsquo;instrument de pression d&rsquo;un régime aux abois économiquement mais déterminé à ne pas céder sur le terrain symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pipeline bloqué, une frontière fermée, des accusations de complot. En un seul jour, Wadagni a tenté de refermer deux ans d&rsquo;hostilité ouverte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Niamey : la frontière comme premier chantier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à Niamey que le signal le plus concret a été envoyé. Le communiqué conjoint Niger-Bénin du 2 juin 2026, signé à l&rsquo;issue des entretiens entre Wadagni et Tiani, mentionne explicitement l&rsquo;engagement des deux pays à lever «&nbsp;<em>tous les obstacles au renforcement de la coopération</em>&nbsp;», et cite nommément la «&nbsp;<em>réouverture de la frontière Bénin-Niger</em>&nbsp;». Un comité d&rsquo;experts a été mandaté pour recenser ces obstacles, avec un délai de quinze jours pour rendre son rapport aux deux chefs d&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peu, et c&rsquo;est beaucoup. La frontière Bénin-Niger est fermée depuis bientôt trois ans du côté nigérien. Sa réouverture débloquerait non seulement les flux commerciaux terrestres — le Bénin est l&rsquo;un des corridors d&rsquo;approvisionnement naturels du Niger enclavé — mais ouvrirait la voie à une reprise des exportations pétrolières via le pipeline, dont la valeur économique pour Niamey est considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les deux Présidents ont réaffirmé leur commune volonté de dynamiser la coopération bilatérale, pour la hisser à la hauteur de leurs ambitions et des attentes légitimes de leurs peuples respectifs, qui aspirent à la paix, à la sécurité et au développement. »,&nbsp;</em>selon le<em>&nbsp;</em>Communiqué conjoint Niger-Bénin, Niamey, du 2 juin 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ouagadougou : le port de Cotonou comme levier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Ouagadougou, l&rsquo;enjeu est d&rsquo;une autre nature. Le Burkina Faso est un pays enclavé qui dépend très largement du port autonome de Cotonou pour son approvisionnement en biens importés. Le communiqué conjoint burkinabé-béninois l&rsquo;énonce sans détour : les deux chefs d&rsquo;État ont «&nbsp;<em>apprécié le rôle stratégique du port autonome de Cotonou dans l&rsquo;approvisionnement du Burkina Faso</em>&nbsp;» et se sont engagés à renforcer la coopération en matière de transit, de transport et de logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le capitaine Traoré, qui a rompu avec la France et multiplié les ruptures diplomatiques depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le maintien d&rsquo;un corridor commercial fiable vers la mer est une nécessité économique vitale. Pour Wadagni, le rôle de Cotonou comme hub régional — menacé par les tensions avec l&rsquo;AES sous Talon — est une priorité stratégique. Les deux intérêts convergent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que dit ce double geste de Wadagni</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dossiers bilatéraux, la journée du 2 juin 2026 est un signal politique fort adressé à toute la sous-région. Wadagni, à peine élu, choisit de faire de la réconciliation avec l&rsquo;AES l&rsquo;un de ses premiers actes de politique étrangère. Ce faisant, il rompt avec la posture de Talon — qui avait maintenu le cap des sanctions CEDEAO et refusé toute normalisation tant que la frontière restait fermée — et envoie un message à Paris, Washington et Bruxelles : le Bénin peut dialoguer avec les régimes sahéliens sans pour autant renier ses alliances occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de l&rsquo;AES, la visite de Wadagni est un succès diplomatique réel. Elle valide leur stratégie de résistance aux pressions de la CEDEAO et montre que même les États qui avaient appliqué les sanctions les plus strictement reviennent à la table. Le général Tiani a répondu à l&rsquo;invitation de Wadagni : il se rendra officiellement au Bénin à une date à fixer par voie diplomatique. Le capitaine Traoré a fait de même pour Ouagadougou.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les zones d&rsquo;ombre qui subsistent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, il serait prématuré de parler de réconciliation accomplie. Le communiqué de Niamey est prudent : il crée un comité d&rsquo;experts, fixe un délai de quinze jours, mais ne prend aucun engagement ferme sur la réouverture effective de la frontière ni sur la reprise des exportations pétrolières. Les accusations nigériennes sur les «&nbsp;<em>bases françaises</em>&nbsp;» au Bénin n&rsquo;ont jamais été officiellement retirées. Le pipeline reste à l&rsquo;arrêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté burkinabé, la Cinquième Commission mixte de coopération a été programmée «&nbsp;<em>dans les meilleurs délais</em>&nbsp;» — une formulation diplomatique qui peut signifier beaucoup ou rien. L&rsquo;AES reste, structurellement, dans une posture de méfiance envers les États membres de la CEDEAO, dont le Bénin fait partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans une sous-région où les ruptures s&rsquo;accumulent depuis 2020 — cinq coups d&rsquo;État, deux alliances rivales, une fragmentation croissante des espaces économiques —, la journée du 2 juin 2026 marque quelque chose de rare : deux pays qui choisissent de parler, et d&rsquo;écouter. C&rsquo;est un début.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>À Bobo-Dioulasso, Bamako resserre les liens avec sa diaspora</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 09:32:24 +0000</pubDate>
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<p>En visite à Bobo-Dioulasso, le ministre malien Mamou Daffé a rencontré la diaspora, appelant à la cohésion et à la résilience, tandis que la communauté plaide pour l’ouverture d’un consulat général.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En déplacement à Bobo-Dioulasso, en marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) et de la 2ᵉ Semaine de la fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré la communauté malienne établie dans la capitale économique burkinabè. Une séquence à forte portée symbolique, dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et les recompositions politiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Représentant le Premier ministre Abdoulaye Maïga, le ministre s’est exprimé devant des ressortissants maliens venus nombreux à la salle de conférence du Conseil régional des Hauts-Bassins, en présence de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga. L’objectif affiché : écouter les préoccupations de la diaspora et lui transmettre un message d’espoir et de résilience, quelques jours après les attaques du 25 avril qui ont endeuillé le Mali.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg" alt="Diaspora malienne de Bobo-Dioulasso" class="wp-image-22179" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diaspora-malienne-de-Bobo-Dioulasso.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé rencontre la diaspora malienne de Bobo-Dioulasso, à l&rsquo;issue de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prières, recueillement et unité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre s’est ouverte par des prières et bénédictions à l’endroit des Forces armées maliennes (FAMa), du Mali et des forces de défense de l’AES. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, l’imam Abdoul Malick Djénépo a appelé à l’unité et à la paix, avant que l’ambassadeur ne souhaite la bienvenue aux participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message lu par son secrétaire général, le président de la communauté malienne de Bobo-Dioulasso a insisté sur la bonne intégration des Maliens dans le tissu socio-économique local, notamment dans la région du Guiriko. Il a également exprimé un soutien sans réserve au président de la Transition, le général Assimi Goïta, et à son gouvernement, tout en formulant plusieurs doléances.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une revendication centrale : un consulat à Bobo</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les attentes exprimées, la création d’un consulat général du Mali à Bobo-Dioulasso figure en tête de liste. Une demande récurrente, justifiée par l’importance numérique de la communauté malienne dans la ville et par la nécessité de faciliter les démarches administratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette revendication traduit aussi la volonté de la diaspora d’être davantage prise en compte dans les politiques publiques, à l’heure où les autorités de Bamako multiplient les initiatives pour renforcer le lien avec les Maliens de l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« La souveraineté a un prix »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole, Mamou Daffé a transmis les salutations du chef de l’État et du chef du gouvernement, avant de saluer l’engagement des Maliens établis au Burkina Faso. Il les a exhortés à préserver la cohésion, à respecter les lois du pays d’accueil et à continuer de porter les valeurs culturelles qui unissent les deux nations.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-1024x682.jpeg" alt="Rencontre entre la diaspora melienne de Bobo-Dioulasso et le ministre Daffé" class="wp-image-22180" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Rencontre-entre-la-diaspora-melienne-de-Bobo-Dioulasso-et-le-ministre-Daffe.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">La diaspora malienne de Bobo-Dioulasso rencontre le ministre Mamadou Daffé, à l&rsquo;issue de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Pour être souverain et libre, cela a un prix. Malgré les difficultés, nous ne tomberons pas&nbsp;</em>», a-t-il déclaré, dans une allusion directe aux défis sécuritaires auxquels fait face le Mali. Le ministre s’est également dit convaincu que le Mali et ses partenaires de l’AES viendront à bout du terrorisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une diplomatie de proximité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du discours officiel, cette rencontre illustre la stratégie de diplomatie de proximité engagée par les autorités maliennes. En allant au contact de la diaspora, Bamako entend consolider un front intérieur et extérieur autour de la Transition, tout en renforçant la solidarité régionale au sein de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a enfin remercié les autorités burkinabè pour leur accueil, saluant au passage l’organisation de l’événement et le rôle de l’ambassade du Mali dans le renforcement des relations bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région confrontée à de multiples défis, la mobilisation de la diaspora est plus que jamais un levier stratégique. À Bobo-Dioulasso, le message est est celui de l’unité, de la résilience et de l’engagement collectif, qui restent les maîtres mots pour accompagner le Mali dans sa trajectoire actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Semaine de la fraternité sahélienne : Mamou Daffé, ambassadeur de la culture malienne à Bobo-Dioulasso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 07:09:48 +0000</pubDate>
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<p>Réunie à Bobo-Dioulasso, la Semaine de la Fraternité de l’AES met en lumière le rôle stratégique de la culture dans l’intégration et la souveraineté des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli, fin avril, la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), un rendez-vous culturel et politique qui illustre l’ambition d’intégration régionale portée par l’Alliance des États du Sahel. Organisée en marge de la Semaine Nationale de la Culture, cette rencontre se veut un symbole fort de rapprochement entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «&nbsp;<em>Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales</em>&nbsp;», la manifestation s’inscrit dans une dynamique où la culture devient un levier stratégique d’intégration. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par le chef de la diplomatie Karamoko Jean Marie Traoré, a donné le ton : celui d’une coopération régionale fondée sur la solidarité et la souveraineté partagée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--1024x576.jpeg" alt="Mamou Daffé" class="wp-image-22165" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--1024x576.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--300x169.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--768x432.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--585x329.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--600x337.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé, ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, pour l&rsquo;ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Héritages communs et identités croisées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le message officiel, les autorités burkinabè ont mis l’accent sur la portée politique de l’AES, qui est une réponse aux défis communs du Sahel. L’accent a été également mis sur la valorisation des patrimoines culturels, la structuration des industries créatives et la facilitation de la mobilité des artistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole au nom des ministres de la Culture des trois pays, Mamou Daffé a souligné la profondeur historique des liens entre les sociétés sahéliennes. «&nbsp;<em>La culture relie nos histoires</em>&nbsp;», a-t-il rappelé, évoquant notamment des pratiques ancestrales comme la parenté à plaisanterie, mécanisme traditionnel de cohésion sociale et de régulation des conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette référence aux traditions illustre une volonté de s’appuyer sur les fondements culturels endogènes pour construire un projet politique commun. Dans un contexte sécuritaire fragile, les autorités de l’AES misent ainsi sur la culture comme facteur de résilience et de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un espace de rencontre entre peuples</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’événement, le Village des Communautés a offert une vitrine vivante de la diversité sahélienne : gastronomie, artisanat, musique et performances artistiques ont rythmé les échanges entre participants. Au-delà des discours officiels, cette immersion culturelle traduit une réalité tangible : celle d’un espace partagé où les populations se reconnaissent dans des valeurs communes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg" alt="Mamou Daffé à Bobo-Dioulasso" class="wp-image-22167" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-768x511.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-585x389.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-600x399.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé, ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, entouré de ses homologues du Burkina Faso et du Niger, pour l&rsquo;ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette approche rappelle que l’intégration régionale ne se limite pas aux accords politiques ou économiques. Elle se construit aussi dans les interactions quotidiennes, les pratiques sociales et les imaginaires collectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ambition régionale affirmée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première édition de la Semaine de la Fraternité, organisée en 2025 à Ségou, avait déjà posé les bases de cette initiative autour du thème «&nbsp;<em>Trois États souverains, un destin commun, un avenir prospère&nbsp;</em>». En revenant avec une seconde édition à Bobo-Dioulasso, l’AES confirme sa volonté d’inscrire la culture au cœur de son projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Sahel en recomposition, marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs, cette diplomatie culturelle demeure un outil complémentaire aux stratégies politiques et militaires. Elle vise à renforcer le sentiment d’appartenance régionale et à consolider les liens entre sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’événement lui-même, la Semaine de la Fraternité révèle une orientation stratégique : faire de la culture un pilier de souveraineté. En valorisant leurs identités et leurs patrimoines, les États de l’AES cherchent à affirmer leur autonomie et à construire une intégration fondée sur leurs propres références.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la culture ne se limite plus à un domaine symbolique. Elle devient un instrument politique, un vecteur de cohésion et un levier de développement, au service d’un projet sahélien en pleine redéfinition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : une compagnie aérienne commune entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso dès 2026</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
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<p>L’Alliance des États du Sahel prévoit de lancer une compagnie aérienne commune d’ici 2026 pour renforcer la connectivité entre Bamako, Niamey et Ouagadougou et accélérer l’intégration régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, franchit une nouvelle étape dans son ambition d’intégration régionale. Les trois pays prévoient de lancer une compagnie aérienne commune d’ici fin 2026, selon des déclarations officielles du ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, Abdourahamane Amadou.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé à la télévision nationale RTN, le ministre a confirmé que les bases institutionnelles du projet étaient déjà posées. «&nbsp;<em>Nous avons signé le traité de création de la compagnie AES&nbsp;</em>», a-t-il indiqué, précisant que la prochaine étape consiste à définir une stratégie opérationnelle. Celle-ci sera confiée aux directeurs généraux des compagnies nationales des trois pays, chargés de proposer un modèle permettant de mutualiser rapidement les ressources disponibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse aux défis de connectivité régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette initiative figure un enjeu majeur : améliorer la connectivité entre les capitales et les régions de l’espace sahélien. Aujourd’hui, relier Bamako, Ouagadougou et Niamey peut nécessiter une journée entière de voyage, en raison du manque de liaisons directes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Avec une compagnie commune, nous pourrons assurer rapidement des vols entre les capitales et même vers certaines régions</em>&nbsp;», a souligné Abdourahamane Amadou. L’objectif est de réduire drastiquement les temps de trajet et faciliter les échanges économiques, administratifs et humains au sein de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a également confirmé que le premier vol pourrait intervenir dès 2026, si le calendrier est respecté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une flotte encore en discussion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan technique, plusieurs questions restent à trancher, notamment celle du choix des appareils. Parmi les options envisagées figure l’Embraer 190, déjà utilisé par le Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités, l’harmonisation de la flotte est un enjeu stratégique. «&nbsp;<em>Si nous voulons une compagnie commune, il est logique que nous ayons le même type d’appareil. Cela facilite l’exploitation et la maintenance</em>&nbsp;», a expliqué le ministre nigérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’exploitation, les trois pays envisagent également de développer un écosystème industriel autour de l’aviation. L’installation d’une filiale du constructeur brésilien Embraer dans la sous-région est évoquée, notamment pour assurer la maintenance technique des appareils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une coopération aérienne élargie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de compagnie aérienne s’inscrit dans un cadre plus large de coopération dans le secteur aérien. Début avril, à Niamey, les trois États ont signé un accord global visant à renforcer leur collaboration en matière d’aviation civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce partenariat prévoit notamment la création d’un bureau conjoint d’enquête sur les accidents aériens, l’élaboration d’une feuille de route commune pour le développement du secteur, ainsi que le renforcement des capacités en formation et en maintenance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier d’intégration pour l’AES</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect technique, cette future compagnie aérienne constitue un symbole fort de la volonté d’intégration des pays de l’AES. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, les autorités misent sur le transport aérien comme levier de développement et de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En facilitant la mobilité des personnes et des biens, le projet pourrait contribuer à dynamiser les échanges intra-régionaux, encore limités, et à renforcer la cohésion entre les trois pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les défis restent nombreux — financement, organisation, viabilité économique —, le lancement annoncé pour 2026 marque une étape décisive. Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il s’agit désormais de transformer cette ambition politique en réalité opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Lomé, le Togo redéfinit sa stratégie sahélienne face aux recompositions régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:27:23 +0000</pubDate>
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<p>Réuni à Lomé, le Togo dévoile sa stratégie 2026-2028 pour le Sahel, axée sur sécurité, diplomatie et intégration régionale, dans un contexte de profondes mutations géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis le 18 avril 2026 dans la capitale togolaise, responsables politiques, diplomates et partenaires internationaux ont acté une nouvelle feuille de route pour les relations entre le Togo et le Sahel. Dans un contexte de mutations géopolitiques profondes, Lomé entend s’imposer comme un acteur pivot du dialogue régional.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo a franchi une nouvelle étape dans son positionnement diplomatique en direction du Sahel. À l’issue d’une réunion de haut niveau tenue à Lomé, les autorités togolaises ont présenté leur nouvelle stratégie 2026-2028 pour le Sahel, marquant une volonté affirmée d’adaptation aux dynamiques sécuritaires, politiques et économiques qui redessinent la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le haut patronage du président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs : ministres sahéliens, représentants d’organisations internationales, envoyés spéciaux, experts et partenaires techniques et financiers. Elle intervient dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires, l’extension de l’instabilité vers le golfe de Guinée et l’émergence de nouvelles architectures régionales, notamment l’Alliance des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plateforme-de-dialogue-strategique"><strong>Une plateforme de dialogue stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des échanges, la volonté de repositionner le Togo comme un facilitateur du dialogue entre les États sahéliens et les pays côtiers. La réunion a ainsi servi de cadre à des discussions approfondies sur les priorités de la nouvelle stratégie, qui vise à renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire dans un espace en recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a accueilli plusieurs de ses homologues sahéliens, dont Karamoko Jean-Marie Traoré. Ce qui témoigne de l’importance accordée à une approche concertée face aux défis communs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont également impliqué des représentants de l’Organisation des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’Union européenne. Toute chose qui traduit une mobilisation internationale autour de la stabilité du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-piliers-pour-une-strategie-renouvelee"><strong>Cinq piliers pour une stratégie renouvelée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle stratégie Togo-Sahel s’articule autour de plusieurs axes structurants. Elle met l’accent sur le renforcement du dialogue politique et des relations de bon voisinage, la promotion de l’intégration économique régionale, ainsi que le développement des infrastructures logistiques pour faciliter les échanges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération sécuritaire occupe également une place centrale. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme, à travers la prévention, la coordination et le partage de renseignements. Cette dimension sécuritaire est perçue comme indissociable des enjeux de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Lomé entend promouvoir une diplomatie active en faveur d’un multilatéralisme inclusif et de partenariats équilibrés, dans un contexte où les équilibres internationaux évoluent rapidement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-togo-mediateur-regional"><strong>Le Togo, médiateur régional</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des orientations stratégiques, les participants ont salué le rôle croissant du Togo comme médiateur et facilitateur dans les crises régionales. Fort d’une tradition diplomatique axée sur le dialogue, le pays ambitionne de maintenir des canaux de communication ouverts entre les différentes parties, y compris dans des contextes de tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette posture s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer à la stabilité régionale, en favorisant la confiance mutuelle et la recherche de solutions concertées. Les pays sahéliens ont d’ailleurs réaffirmé leur attachement à leurs relations avec le Togo, fondées sur des principes de solidarité et de coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-internationale-attendue"><strong>Une mobilisation internationale attendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenaires internationaux présents ont exprimé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie à travers des appuis techniques et financiers. L’enjeu, pour Lomé, sera désormais de traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un environnement marqué par l’incertitude et la fragmentation, le Togo cherche ainsi à se positionner comme un trait d’union entre le Sahel et le golfe de Guinée. En articulant sécurité, développement et diplomatie, la stratégie 2026-2028 ambitionne de répondre aux défis complexes de la région tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Lomé, le message est de faire face aux turbulences régionales, le dialogue et l’intégration restent les leviers privilégiés pour construire une stabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En Afrique de l’Ouest, un bac blanc régional pour préparer l’harmonisation des examens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 18:27:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’UEMOA organise un bac blanc régional du 20 au 24 avril pour tester un futur baccalauréat harmonisé dans ses huit États membres d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Union économique et monétaire ouest-africaine lance une expérimentation inédite du 20 au 24 avril dans ses États membres. Objectif : tester les bases d’un futur baccalauréat harmonisé dans l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée d’un baccalauréat commun en Afrique de l’Ouest franchit une nouvelle étape. L’Union économique et monétaire ouest‑africaine organise du 20 au 24 avril 2026 un baccalauréat blanc régional, simultanément dans ses États membres. L’initiative vise à tester les modalités d’un futur examen harmonisé à l’échelle de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tester-un-futur-bac-regional"><strong>Tester un futur bac régional</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette épreuve expérimentale permettra d’évaluer le format des épreuves prévu par la directive communautaire adoptée en 2020, qui encadre la mise en place d’un baccalauréat harmonisé dans l’espace UEMOA. L’objectif est de mesurer la pertinence du modèle retenu, notamment l’approche pédagogique basée sur des « <em>situations complexes</em> », et d’identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle généralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bac blanc concerne à la fois les séries scientifiques et littéraires. Les candidats plancheront sur sept disciplines clés : français (ou portugais dans les pays lusophones), histoire-géographie, mathématiques, sciences de la vie et de la terre, anglais, philosophie et sciences physiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Commission de l’UEMOA, l’exercice doit permettre d’évaluer le niveau des élèves dans les différents systèmes éducatifs et de repérer les éventuels écarts entre pays. Les résultats devraient aussi servir à ajuster les méthodes pédagogiques et les programmes afin de rapprocher progressivement les standards d’enseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reconnaissance-commune-du-diplome"><strong>Vers une reconnaissance commune du diplôme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’harmonisation du baccalauréat s’inscrit dans un projet plus large de coopération éducative au sein de l’Union. Adoptée le 28 septembre 2020, la directive instituant ce bac communautaire vise à créer un cadre commun d’évaluation en fin de cycle secondaire et à faciliter la reconnaissance mutuelle du diplôme entre les États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, l’ambition est de renforcer la mobilité académique des étudiants dans l’espace communautaire, en permettant aux bacheliers d’accéder plus facilement aux universités d’autres pays de l’Union sans procédures de reconnaissance complexes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-chantier-educatif-majeur"><strong>Un chantier éducatif majeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’UEMOA regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – dont les systèmes éducatifs restent marqués par des héritages administratifs différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette région où la mobilité des étudiants et des travailleurs qualifiés est en constante progression, l’idée d’un diplôme de fin d’études secondaires reconnu dans tout l’espace communautaire est perçue comme un levier d’intégration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation de ce bac blanc constitue ainsi une étape décisive dans ce processus. Les enseignements tirés de l’expérimentation devraient permettre aux autorités éducatives de préciser les contours du futur baccalauréat harmonisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réforme ambitieuse, mais qui devra encore relever un défi majeur : concilier les spécificités nationales avec la volonté d’instaurer un standard éducatif commun à l’échelle ouest-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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