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	<title>Archives des intégration régionale &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des intégration régionale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Lomé, le Togo redéfinit sa stratégie sahélienne face aux recompositions régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:27:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Lomé, le Togo dévoile sa stratégie 2026-2028 pour le Sahel, axée sur sécurité, diplomatie et intégration régionale, dans un contexte de profondes mutations géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réunis le 18 avril 2026 dans la capitale togolaise, responsables politiques, diplomates et partenaires internationaux ont acté une nouvelle feuille de route pour les relations entre le Togo et le Sahel. Dans un contexte de mutations géopolitiques profondes, Lomé entend s’imposer comme un acteur pivot du dialogue régional.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Le Togo a franchi une nouvelle étape dans son positionnement diplomatique en direction du Sahel. À l’issue d’une réunion de haut niveau tenue à Lomé, les autorités togolaises ont présenté leur nouvelle stratégie 2026-2028 pour le Sahel, marquant une volonté affirmée d’adaptation aux dynamiques sécuritaires, politiques et économiques qui redessinent la région.</p>



<p>Placée sous le haut patronage du président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs : ministres sahéliens, représentants d’organisations internationales, envoyés spéciaux, experts et partenaires techniques et financiers. Elle intervient dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires, l’extension de l’instabilité vers le golfe de Guinée et l’émergence de nouvelles architectures régionales, notamment l’Alliance des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plateforme-de-dialogue-strategique"><strong>Une plateforme de dialogue stratégique</strong></h2>



<p>Au cœur des échanges, la volonté de repositionner le Togo comme un facilitateur du dialogue entre les États sahéliens et les pays côtiers. La réunion a ainsi servi de cadre à des discussions approfondies sur les priorités de la nouvelle stratégie, qui vise à renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire dans un espace en recomposition.</p>



<p>Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a accueilli plusieurs de ses homologues sahéliens, dont Karamoko Jean-Marie Traoré. Ce qui témoigne de l’importance accordée à une approche concertée face aux défis communs.</p>



<p>Les discussions ont également impliqué des représentants de l’Organisation des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’Union européenne. Toute chose qui traduit une mobilisation internationale autour de la stabilité du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-piliers-pour-une-strategie-renouvelee"><strong>Cinq piliers pour une stratégie renouvelée</strong></h2>



<p>La nouvelle stratégie Togo-Sahel s’articule autour de plusieurs axes structurants. Elle met l’accent sur le renforcement du dialogue politique et des relations de bon voisinage, la promotion de l’intégration économique régionale, ainsi que le développement des infrastructures logistiques pour faciliter les échanges.</p>



<p>La coopération sécuritaire occupe également une place centrale. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme, à travers la prévention, la coordination et le partage de renseignements. Cette dimension sécuritaire est perçue comme indissociable des enjeux de développement.</p>



<p>Par ailleurs, Lomé entend promouvoir une diplomatie active en faveur d’un multilatéralisme inclusif et de partenariats équilibrés, dans un contexte où les équilibres internationaux évoluent rapidement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-togo-mediateur-regional"><strong>Le Togo, médiateur régional</strong></h2>



<p>Au-delà des orientations stratégiques, les participants ont salué le rôle croissant du Togo comme médiateur et facilitateur dans les crises régionales. Fort d’une tradition diplomatique axée sur le dialogue, le pays ambitionne de maintenir des canaux de communication ouverts entre les différentes parties, y compris dans des contextes de tensions.</p>



<p>Cette posture s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer à la stabilité régionale, en favorisant la confiance mutuelle et la recherche de solutions concertées. Les pays sahéliens ont d’ailleurs réaffirmé leur attachement à leurs relations avec le Togo, fondées sur des principes de solidarité et de coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-internationale-attendue"><strong>Une mobilisation internationale attendue</strong></h2>



<p>Les partenaires internationaux présents ont exprimé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie à travers des appuis techniques et financiers. L’enjeu, pour Lomé, sera désormais de traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain.</p>



<p>Dans un environnement marqué par l’incertitude et la fragmentation, le Togo cherche ainsi à se positionner comme un trait d’union entre le Sahel et le golfe de Guinée. En articulant sécurité, développement et diplomatie, la stratégie 2026-2028 ambitionne de répondre aux défis complexes de la région tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération.</p>



<p>À Lomé, le message est de faire face aux turbulences régionales, le dialogue et l’intégration restent les leviers privilégiés pour construire une stabilité durable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En Afrique de l’Ouest, un bac blanc régional pour préparer l’harmonisation des examens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 18:27:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’UEMOA organise un bac blanc régional du 20 au 24 avril pour tester un futur baccalauréat harmonisé dans ses huit États membres d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’Union économique et monétaire ouest-africaine lance une expérimentation inédite du 20 au 24 avril dans ses États membres. Objectif : tester les bases d’un futur baccalauréat harmonisé dans l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p>L’idée d’un baccalauréat commun en Afrique de l’Ouest franchit une nouvelle étape. L’Union économique et monétaire ouest‑africaine organise du 20 au 24 avril 2026 un baccalauréat blanc régional, simultanément dans ses États membres. L’initiative vise à tester les modalités d’un futur examen harmonisé à l’échelle de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tester-un-futur-bac-regional"><strong>Tester un futur bac régional</strong></h2>



<p>Cette épreuve expérimentale permettra d’évaluer le format des épreuves prévu par la directive communautaire adoptée en 2020, qui encadre la mise en place d’un baccalauréat harmonisé dans l’espace UEMOA. L’objectif est de mesurer la pertinence du modèle retenu, notamment l’approche pédagogique basée sur des « <em>situations complexes</em> », et d’identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle généralisation.</p>



<p>Le bac blanc concerne à la fois les séries scientifiques et littéraires. Les candidats plancheront sur sept disciplines clés : français (ou portugais dans les pays lusophones), histoire-géographie, mathématiques, sciences de la vie et de la terre, anglais, philosophie et sciences physiques.</p>



<p>Pour la Commission de l’UEMOA, l’exercice doit permettre d’évaluer le niveau des élèves dans les différents systèmes éducatifs et de repérer les éventuels écarts entre pays. Les résultats devraient aussi servir à ajuster les méthodes pédagogiques et les programmes afin de rapprocher progressivement les standards d’enseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reconnaissance-commune-du-diplome"><strong>Vers une reconnaissance commune du diplôme</strong></h2>



<p>L’harmonisation du baccalauréat s’inscrit dans un projet plus large de coopération éducative au sein de l’Union. Adoptée le 28 septembre 2020, la directive instituant ce bac communautaire vise à créer un cadre commun d’évaluation en fin de cycle secondaire et à faciliter la reconnaissance mutuelle du diplôme entre les États membres.</p>



<p>À terme, l’ambition est de renforcer la mobilité académique des étudiants dans l’espace communautaire, en permettant aux bacheliers d’accéder plus facilement aux universités d’autres pays de l’Union sans procédures de reconnaissance complexes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-chantier-educatif-majeur"><strong>Un chantier éducatif majeur</strong></h2>



<p>L’UEMOA regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – dont les systèmes éducatifs restent marqués par des héritages administratifs différents.</p>



<p>Dans cette région où la mobilité des étudiants et des travailleurs qualifiés est en constante progression, l’idée d’un diplôme de fin d’études secondaires reconnu dans tout l’espace communautaire est perçue comme un levier d’intégration régionale.</p>



<p>L’organisation de ce bac blanc constitue ainsi une étape décisive dans ce processus. Les enseignements tirés de l’expérimentation devraient permettre aux autorités éducatives de préciser les contours du futur baccalauréat harmonisé.</p>



<p>Une réforme ambitieuse, mais qui devra encore relever un défi majeur : concilier les spécificités nationales avec la volonté d’instaurer un standard éducatif commun à l’échelle ouest-africaine.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Lomé, le Mali appelle à « travailler avec le Sahel », pas à sa place</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le discours d'Abdoulaye Diop à Lomé appelle à une refonte des approches internationales pour une sécurité durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Lors du lancement de la stratégie Sahel du Togo, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a plaidé pour une refonte des approches internationales dans la lutte contre le terrorisme. Au cœur de son message : souveraineté, coopération régionale et rejet des modèles imposés de l’extérieur.</em></strong></p>



<p>Réuni à Lomé le 18 avril, à l’occasion du lancement de la stratégie Sahel du Togo, le ministre malien des Affaires étrangères a salué une initiative «&nbsp;<em>inclusive</em>&nbsp;» et adaptée aux réalités sécuritaires de la région. Devant les autorités togolaises et plusieurs partenaires internationaux, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité d’une action concertée, respectueuse des États directement concernés.</p>



<p>Le diplomate a notamment transmis les remerciements des autorités maliennes, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, au président togolais Faure Gnassingbé pour son engagement en faveur de la stabilité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-nbsp-victime-de-crises-venues-d-ailleurs-nbsp"><strong>Le Sahel, «&nbsp;victime de crises venues d’ailleurs&nbsp;»</strong></h2>



<p>Dans un discours aux accents politiques, Bamako a rappelé sa lecture des crises sahéliennes. Pour le Mali, celles-ci ne sont pas uniquement endogènes. Abdoulaye Diop a pointé des facteurs externes, évoquant notamment l’intervention occidentale en Libye comme élément déclencheur d’une instabilité durable.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, il a appelé à une compréhension globale du phénomène terroriste, intégrant ses dimensions sécuritaires mais aussi sociales, économiques et géopolitiques. Une approche «&nbsp;<em>holistique</em>&nbsp;», selon ses termes, qui guide désormais l’action des pays sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-comme-pivot"><strong>L’Alliance des États du Sahel comme pivot</strong></h2>



<p>Le ministre a longuement défendu la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en juillet 2024 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a mis en avant les résultats obtenus en matière de sécurité, de diplomatie et de développement, autour d’un triptyque devenu central : défense, diplomatie et développement.</p>



<p>Aux côtés du capitaine Ibrahim Traoré et du général Abdourahamane Tiani, le président malien incarne, selon Bamako, une nouvelle vision régionale fondée sur l’intégration et la souveraineté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-critique-assumee-des-interventions-exterieures"><strong>Une critique assumée des interventions extérieures</strong></h2>



<p>Le cœur du message malien réside dans une remise en cause des stratégies internationales. Trop nombreuses, mal coordonnées et parfois déconnectées du terrain, ces initiatives doivent, selon Bamako, être repensées.</p>



<p>«&nbsp;<em>Travailler avec le Sahel et non sur le Sahel</em>&nbsp;», a insisté Abdoulaye Diop, appelant les partenaires à soutenir les politiques nationales plutôt qu’à s’y substituer. Une critique directe des approches jugées paternalistes, voire contre-productives.</p>



<p>Le ministre a également évoqué la nécessité de développer des mécanismes de sécurité «&nbsp;<em>endogènes</em>&nbsp;», financés et pilotés par les Africains eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-sensible-de-la-confiance-regionale"><strong>La question sensible de la confiance régionale</strong></h2>



<p>Autre point central : la coopération sécuritaire. Si celle-ci est jugée indispensable, elle reste entravée par un déficit de confiance entre États. Bamako appelle à des partenariats pragmatiques, d’abord bilatéraux, avant d’élargir progressivement la coopération.</p>



<p>Le ministre a aussi évoqué, sans les nommer, certains pays accusés de soutenir ou d’abriter des groupes armés, soulignant que la lutte contre le terrorisme exige une définition commune de la menace.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-geopolitique-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition géopolitique ouest-africaine</strong></h2>



<p>Dans un contexte marqué par la coexistence de blocs régionaux, le Mali appelle à une nouvelle articulation entre les différentes organisations d’Afrique de l’Ouest. L’objectif : préserver les intérêts des populations tout en évitant la fragmentation des initiatives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nos destins sont liés</em>&nbsp;», a conclu Abdoulaye Diop, plaidant pour une coopération fondée sur la solidarité, la transparence et le respect mutuel.</p>



<p>Au-delà du cadre diplomatique, l’intervention malienne à Lomé s’apparente à une déclaration de doctrine. Elle confirme l’orientation stratégique de Bamako : affirmation de la souveraineté, rejet des ingérences et promotion d’un partenariat redéfini avec la communauté internationale.</p>



<p>Dans une région en recomposition, le Sahel entend désormais peser sur les règles du jeu.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> La place de l’OMVS à Bamako fait peau neuve </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La place de l’OMVS à Bamako s’offre une nouvelle vie, reflétant l'engagement pour une urbanité fonctionnelle et attrayante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La capitale malienne a inauguré, le 15 avril, la place de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) entièrement réhabilitée. Entre mémoire urbaine et ambition de modernisation, ce site emblématique entend incarner à la fois un espace public renouvelé et un symbole de coopération sous-régionale.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Au cœur de Bamako, la remise officielle de la place de l’OMVS rénovée marque une nouvelle étape dans les efforts de modernisation des espaces publics. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Culture, Mamou Daffé, et la ministre de l’Environnement, Mariam Tangara.</p>



<p>Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de requalification urbaine visant à offrir aux habitants des lieux à la fois fonctionnels, attractifs et porteurs de sens.</p>



<p>Menée avec l’appui de la Société de Gestion de l’Énergie de Manantali (SOGEM), la réhabilitation a profondément transformé ce site aménagé à l’origine au début des années 2000.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-espace-multifonctionnel-modernise"><strong>Un espace multifonctionnel modernisé</strong></h2>



<p>La place comprend désormais un restaurant, une salle polyvalente, une aire de jeux, ainsi qu’une place mémorielle dédiée aux États membres de l’OMVS. Des espaces verts et des infrastructures techniques ont également été intégrés, répondant aux standards contemporains d’aménagement urbain.</p>



<p>L’ensemble vise à faire de ce lieu un point de rencontre pour les habitants, tout en renforçant son attractivité pour les visiteurs.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="810" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-1024x810.jpeg" alt="Inauguration de la place OMVS" class="wp-image-21942" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-1024x810.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-300x237.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-768x607.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-585x463.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS-600x474.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Inauguration-de-la-place-OMVS.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;inauguration de la place OMVS, le 15 avril 2026, à Bamako. ©𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓 </figcaption></figure>
</div>


<p>Au-delà de sa dimension fonctionnelle, la place de l’OMVS est chargée d’histoire. Située dans un quartier emblématique, elle a connu plusieurs usages au fil des décennies : gare de transports publics, ancien siège de la BNDA, puis lieu de loisirs connu des Bamakois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-cooperation-autour-du-fleuve-senegal"><strong>Un symbole de coopération autour du fleuve Sénégal</strong></h2>



<p>Pour Tiémoko Traoré, cette transformation s’inscrit dans une continuité : «&nbsp;<em>Chaque étape a marqué la mémoire collective, et sa réhabilitation enrichit ce passé d’une nouvelle page tournée vers la coopération régionale&nbsp;</em>».</p>



<p>La dimension régionale du projet est au cœur de sa portée politique. L’OMVS, qui regroupe plusieurs États d’Afrique de l’Ouest autour de la gestion du fleuve Sénégal, constitue un pilier de la coopération énergétique et hydraulique dans la région.</p>



<p>Le directeur général de la SOGEM, Julien Charles Sagna, récemment nommé, a salué un projet qui illustre l’engagement de l’institution à accompagner les États membres dans leurs initiatives structurantes, au-delà du seul secteur énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-valorisation-du-patrimoine-urbain"><strong>Un levier de valorisation du patrimoine urbain</strong></h2>



<p>Pour le ministre de la Culture, Mamou Daffé, cette réhabilitation dépasse le cadre d’un simple aménagement. Elle participe à la valorisation du patrimoine urbain de Bamako, en créant un espace de convivialité et de mémoire accessible à tous.</p>



<p>La place rénovée apparaît ainsi comme un lieu de convergence entre identité locale et ambition régionale, où se croisent histoire, culture et développement.</p>



<p>Avec ce projet, Bamako poursuit sa mutation urbaine, en misant sur des infrastructures capables de renforcer son image et son attractivité. La place de l’OMVS rénovée s’inscrit dans cette volonté de moderniser la ville tout en préservant ses repères historiques.</p>



<p>Elle devient ainsi une vitrine du Mali contemporain : un pays qui, à travers ses espaces publics, affirme son attachement à la mémoire collective et son ouverture à la coopération régionale.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Alliances africaines : la fin des blocs figés ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 08:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le rapprochement Niger-Algérie dévoile des transformations géopolitiques essentielles. Apprenez-en plus sur ce sujet crucial.</p>
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<p><strong><em>Analyse signée par Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, ce décryptage met en lumière les ressorts politiques, stratégiques et symboliques du rapprochement entre Alger et Niamey, révélateur des recompositions géopolitiques en cours au Sahel.</em></strong></p>



<p>La visite du président nigérien Abdourahamane Tiani à Alger auprès de son homologue Abdelmadjid Tebboune constitue un moment charnière dans la recomposition géopolitique sahélienne. Elle intervient dans un contexte marqué par l’affirmation de l’Alliance des États du Sahel et par la redéfinition progressive des équilibres d’alliance en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.</p>



<p>La mise en scène discursive de la rencontre révèle une volonté explicite de normalisation. L’évocation par la partie algérienne de « <em>la fin d’une période inhabituelle de froideur</em> » opère un double geste politique. Elle reconnaît implicitement la crise née de l’incident du drone malien en 2025, tout en la requalifiant comme conjoncturelle. Le terme « <em>inhabituelle</em> » désamorce toute interprétation structurelle de la tension et réinscrit la relation dans une continuité historique présentée comme fraternelle. Cette rhétorique de l’apaisement permet à Alger de préserver son image tout en refermant une séquence diplomatique délicate.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-socle-souverainiste-du-rapprochement"><strong>Le socle souverainiste du rapprochement</strong></h2>



<p>Du côté nigérien, le rappel du refus algérien de soutenir une intervention militaire extérieure après le changement de régime à Niamey en 2023 inscrit le rapprochement dans le paradigme souverainiste qui fonde la doctrine politique de l’AES. La formule affirmant qu’« <em>aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain </em>» condense une vision normative articulant non-ingérence, solidarité continentale et légitimité interne. Elle réactive une mémoire récente de pressions extérieures, consolidant ainsi une convergence de principes plutôt qu’un simple alignement circonstanciel.</p>



<p>Au-delà du registre symbolique, la visite repose sur des intérêts matériels structurants. La relance du projet de gazoduc transsaharien introduit une dimension géoéconomique majeure. En intégrant le Niger dans une architecture énergétique reliant l’Afrique subsaharienne à l’espace euro-méditerranéen, ce corridor confère à l’espace AES une profondeur stratégique nouvelle. Il ne s’agit pas seulement d’infrastructures, mais d’un repositionnement dans les flux énergétiques globaux, susceptible de renforcer les marges de manœuvre économiques et diplomatiques des États concernés.&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, la réactivation des mécanismes conjoints de lutte antiterroriste traduit la reconnaissance d’une interdépendance sécuritaire objective. Dans un Sahel traversé par des circulations armées et criminelles, la coopération relève d’un réalisme stratégique : la stabilité ne peut être strictement nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-a-l-epreuve-de-sa-maturite-politique"><strong>L’AES à l’épreuve de sa maturité politique</strong></h2>



<p>C’est cependant au sein de la dynamique interne de l’AES que les effets les plus subtils apparaissent. Devenue confédération, l’Alliance repose sur une solidarité stratégique face aux pressions extérieures qui nient son existence en tant qu’entité politique sahélienne souveraine.</p>



<p>Le rapprochement avec Alger démontre que cette solidarité, née dans la contrainte diplomatique et militaire, dispose de ressources internes pour relancer les partenariats déjà existants sur de nouvelles bases respectant la souveraineté nationale, tout en permettant de renforcer les leviers de la souveraineté économique nationale et celle de la confédération face aux changements qu’impose la dynamique des relations internationales.&nbsp;</p>



<p>Il affirme qu’une confédération peut articuler coordination collective et initiatives bilatérales, à condition que celles-ci s’inscrivent dans une cohérence d’ensemble. En ce sens, la démarche nigérienne consolide l’évolution de l’AES vers une structure souple, capable d’intégrer la diversification des partenariats sans se figer en bloc rigide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diversification-des-alliances-et-equilibre-strategique"><strong>Diversification des alliances et équilibre stratégique</strong></h2>



<p>Cette diversification modifie l’équilibre des influences extérieures. Elle élargit l’horizon relationnel de l’Alliance au-delà de ses partenaires récents et réduit le risque de dépendance exclusive. L’autonomie stratégique collective se nourrit précisément de cette pluralité maîtrisée. Toutefois, la tension constitutive de toute confédération demeure : comment préserver l’unité politique tout en respectant l’autonomie décisionnelle des États membres ? Si les bénéfices économiques et sécuritaires issus de ce rapprochement sont mutualisés dans un cadre concerté, l’AES en sortira renforcée, plus crédible et plus flexible. En revanche, une multiplication d’initiatives non coordonnées pourrait fragiliser la cohésion symbolique et nourrir des perceptions de désalignement interne.</p>



<p>Cette séquence diplomatique révèle ainsi l’entrée de l’espace sahélien dans une phase stratégique. L’enjeu n’est plus seulement de résister collectivement aux pressions extérieures, mais d’organiser la pluralité des trajectoires nationales sans altérer l’unité politique fondatrice. La solidité future de l’AES dépendra de sa capacité à transformer la diversification en levier d’intégration régionale plutôt qu’en facteur de dispersion.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Assimi Goïta valide de nouveaux protocoles pour consolider l’Alliance sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 09:36:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien avance avec l'adoption des protocoles additionnels de l'AES. Une étape clé pour la Confédération des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien franchit une nouvelle étape dans l’opérationnalisation institutionnelle et stratégique de l’espace confédéral sahélien.</em></strong></p>



<p>À l’ordre du jour : l’adoption de plusieurs projets de loi autorisant la ratification de protocoles additionnels au traité fondateur de la Confédération des États du Sahel (AES), structure régionale qui regroupe déjà plusieurs États du centre du Sahel, depuis la signature de la Charte du Liptako-Gourma en septembre 2023.</p>



<p>Ces textes, adoptés sur rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, constituent une étape juridique indispensable pour rendre pleinement opérationnelle l’architecture institutionnelle confédérale voulue par les dirigeants sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quatre-protocoles-pour-structurer-l-espace-confederal"><strong>Quatre protocoles pour structurer l’espace confédéral</strong></h2>



<p>Les instruments validés portent sur quatre piliers stratégiques : développement, diplomatie, défense-sécurité et coopération parlementaire. Ils avaient été adoptés le 23 décembre 2025 à Bamako lors de la deuxième session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES.</p>



<p>Le protocole sur le développement prévoit l’harmonisation des politiques économiques nationales afin de réduire les disparités internes et d’accroître la cohérence des stratégies publiques. Celui relatif à la diplomatie instaure un mécanisme de concertation systématique sur les dossiers internationaux d’intérêt commun, renforçant la possibilité d’une voix sahélienne unifiée sur la scène mondiale.</p>



<p>Sur le plan sécuritaire, le texte consacré à la défense organise les bases d’une architecture collective d’assistance mutuelle. Enfin, le protocole parlementaire fixe les modalités de représentation, les compétences et la périodicité des sessions confédérales, posant les fondations d’un embryon de gouvernance législative régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-d-integration-par-paliers"><strong>Une stratégie d’intégration par paliers</strong></h2>



<p>Ces ratifications s’inscrivent dans la continuité du traité constitutif signé le 6 juillet 2024 à Niamey, qui prévoyait dès l’origine l’adoption d’instruments additionnels pour détailler les mécanismes institutionnels du nouvel ensemble. Le texte fondateur posait les principes, mais la mise en œuvre concrète dépendait de protocoles sectoriels destinés à préciser les modalités opérationnelles.</p>



<p>L’étape actuelle correspond donc à une phase de consolidation juridique. En transformant les engagements politiques en normes ratifiées, Bamako cherche à crédibiliser la construction confédérale et à accélérer son effectivité.</p>



<p>Pour les autorités maliennes, cette séquence confirme une méthode graduelle. D’abord l’affirmation politique de l’alliance, ensuite la structuration institutionnelle, enfin la mise en œuvre opérationnelle. Ce choix traduit une volonté d’ancrer la coopération sahélienne dans des mécanismes durables plutôt que dans des déclarations d’intention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-confederation-pleinement-fonctionnelle"><strong>Vers une confédération pleinement fonctionnelle ?</strong></h2>



<p>Dans un contexte régional marqué par les recompositions diplomatiques et sécuritaires, l’entrée en vigueur de ces protocoles renforcera la capacité de coordination entre États membres, notamment sur les questions de sécurité collective et de positionnement international.</p>



<p>La ratification de ces textes ne constitue pas seulement une formalité juridique, elle conditionne l’effectivité même du projet confédéral. En donnant une base légale aux instruments de coopération, les autorités maliennes entendent transformer l’AES en structure opérationnelle capable de produire des politiques communes.</p>



<p>Avec cette séquence institutionnelle, Bamako confirme son rôle moteur dans l’architecture sahélienne émergente et signale sa volonté de faire de l’intégration régionale un levier central de souveraineté stratégique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, Burkina, Niger : la confédération sahélienne s’impose comme puissance régionale</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-burkina-niger-la-confederation-sahelienne-simpose-comme-puissance-regionale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 12:38:46 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la confédération des Etats du Sahel, une nouvelle alliance politique pour l'autonomie et la souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>Née d’une volonté commune de rupture et d’affirmation souveraine, l’Alliance des États du Sahel (AES) – formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger – s’impose désormais comme un acteur politique et stratégique central dans la recomposition régionale. Au-delà du rejet des tutelles extérieures, cette confédération incarne une ambition nouvelle : refonder la souveraineté sur des bases populaires, économiques et institutionnelles durables, tout en affirmant une autonomie assumée face aux rapports de force internationaux.</em></strong></p>



<p>L’Alliance des États du Sahel (AES) est née, le 16 septembre 2023, d’une rupture politique majeure, nourrie par une désillusion sécuritaire persistante et par le rejet croissant des tutelles extérieures perçues comme inefficaces et contraignantes. Elle incarne, pour le peuple sahélien, une volonté affirmée de reconquête de la souveraineté, entendue non seulement comme indépendance stratégique, mais aussi comme refondation de l’autorité politique et de la légitimité étatique.</p>



<p>Au cœur de ce projet se trouve la réhabilitation du peuple comme source du pouvoir, et l’ambition de redéfinir les règles de la gouvernance publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-unite-politique-et-participation-citoyenne"><strong>Entre unité politique et participation citoyenne</strong></h2>



<p>En ce sens, l’AES rompt avec des modèles politiques importés, souvent inadaptés aux réalités sahéliennes, incapables de répondre durablement aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.</p>



<p>Elle se présente comme un projet d’autonomie enracinée, assumant les rapports de force du monde contemporain plutôt qu’une dépendance prolongée. Cette orientation constitue une force politique majeure, notamment dans un contexte où les populations associent l’insécurité persistante, la précarité économique et la perte de confiance institutionnelle aux anciennes formes de coopération.</p>



<p>Cependant, cette affirmation souveraine se heurte à plusieurs tensions structurelles.<br>La première concerne la relation entre gouvernants et gouvernés. L’unité politique proclamée entre le peuple et les autorités peut jouer un rôle mobilisateur face aux menaces extérieures, comme l’illustre l’adhésion populaire à certaines décisions sécuritaires. Mais cette unité peut aussi masquer une délégation implicite du pouvoir, réduisant la participation citoyenne à un soutien symbolique.</p>



<p>Or, l’histoire politique montre que la souveraineté ne se mesure pas uniquement à la rupture avec l’extérieur, mais à l’existence de mécanismes effectifs de contrôle, de responsabilité et de participation populaire.</p>



<p>Les dirigeants de l’AES ont veillé à la mise en place de ces mécanismes, notamment à travers la prise des décisions phares de la nation après concertation du peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-diversite-sahelienne-un-defi-institutionnel"><strong>La diversité sahélienne : un défi institutionnel</strong></h2>



<p>Une seconde tension touche à la notion même de « peuple sahélien ». Le Sahel est un espace de pluralité linguistique, culturelle, sociale et politique. Transformer cette diversité en volonté collective suppose un patient travail institutionnel.</p>



<p>À défaut, le risque est de substituer à une domination extérieure une centralisation interne, où des élites politiques décident au nom du peuple sans consultation effective, reproduisant ainsi les logiques qu’elles prétendent dépasser.</p>



<p>Les autorités de la Confédération des États du Sahel ont bien compris cette diversité linguistique. C’est pourquoi elles veillent, dans toutes les décisions qu’elles prennent — après concertation du peuple aésien — à une meilleure appropriation à travers des outils de communication qu’elles ont développés, comme le site web, la radio Daadé Liptako au Burkina Faso, la télévision AES au Mali, et bientôt l’agence de presse AES au Niger.</p>



<p>En attendant, les chaînes nationales des trois pays jouent déjà un rôle majeur dans ce sens, chacune s’exprimant dans sa langue nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autonomie-strategique-face-aux-dependances-economiques"><strong>L’autonomie stratégique face aux dépendances économiques</strong></h2>



<p>Par ailleurs, toute rupture géopolitique engendre de nouvelles dépendances. La redéfinition des alliances militaires et diplomatiques peut élargir les marges de manœuvre, mais elle ne supprime ni les contraintes économiques ni les rapports de force internationaux. Une autonomie stratégique demeure fragile sans bases économiques solides : sécurité alimentaire, industrialisation minimale, intégration régionale effective et amélioration tangible des conditions de vie.</p>



<p>Conscientes de cet état de fait, les autorités aésiennes ont entrepris des actions concrètes. Elles ont mis en place la Banque d’investissement pour le développement (BCID-AES), destinée à financer les projets structurants.</p>



<p>Sur le plan économique, plusieurs initiatives ont vu le jour, notamment dans le domaine des douanes, ainsi qu’un prélèvement confédéral (PC-AES), instauré le 28 mars 2025, pour soutenir les projets communs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-decisif-pour-la-souverainete-sahelienne"><strong>Un tournant décisif pour la souveraineté sahélienne</strong></h2>



<p>L’AES se trouve ainsi à un tournant décisif de son histoire. Elle dispose d’une opportunité rare pour transformer un élan souverain en projet politique structuré, inclusif et durable. Soit elle parvient à institutionnaliser la participation populaire, à articuler sécurité et développement, et à inscrire son action dans une vision économique cohérente ; soit elle demeure une réaction conjoncturelle, puissante sur le plan symbolique mais vulnérable dans les faits.</p>



<p>Seule la première voie permettra à l’AES d’incarner une souveraineté réellement vécue, partagée et pérenne. Elle représente une opportunité historique de reconquête de la souveraineté sahélienne, mais cette ambition reste fragile tant qu’elle n’est pas institutionnellement et économiquement consolidée.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commémoration du 20 janvier:  l’Armée malienne, socle de la République</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:27:21 +0000</pubDate>
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<p>Revisitez les origines de l'armée malienne à l'occasion de son 65ème anniversaire et son rôle clé dans la souveraineté nationale.</p>
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<p><strong><em><strong><em>La R</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>publique du Mali est n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e le 22 septembre 1960 dans un&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>lan de dignit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et de fiert</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>nationale. Ce jour marqua l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>exaltation d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>un peuple d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>cid</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>prendre en main son destin. Quelques mois plus tard, le 20 janvier 1961, le pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sident Modibo Ke</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta rappela le colonel Pinana Drabo afin de jeter les bases de la nouvelle arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e nationale, acte fondateur d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une institution appel</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>incarner la souverainet</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>du pays et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>fendre l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>int</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>grit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>territoriale.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>À&nbsp;l’éclatement de la Fédération du Mali, Modibo Keïta fut investi Chef de l’État par l’Assemblée nationale.&nbsp;«&nbsp;<em>Je vous remercie de vous&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre distraites de vos augustes occupations et de vos nombreuses pr</em><em>é</em><em>occupations pour r</em><em>é</em><em>pondre&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>mon invitation&nbsp;</em>», a affirmé&nbsp;le président devant le corps diplomatique. Ce discours illustrait la volonté&nbsp;d’un dirigeant déterminé à&nbsp;bâtir une République indépendante et une armée nationale solide, capable de protéger le peuple et garantir la sécurité&nbsp;nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-structuration-et-premi-e-res-missions"><strong>Structuration et premi</strong><strong>è</strong><strong>res missions</strong><strong></strong></h2>



<p>Le président fit appel au général Abdoulaye Soumaré, acteur de la crise fédérale d’août 1960, pour diriger la jeune armée nationale. Parallèlement, le capitaine Pinana Drabo fut envoyé à&nbsp;Ségou comme commandant en chef. Ces nominations traduisaient la volonté&nbsp;de Keïta de s’appuyer sur des officiers expérimentés afin de structurer une force militaire apte&nbsp;à&nbsp;défendre l’intégrité&nbsp;du territoire et&nbsp;à&nbsp;assurer la stabilité&nbsp;du nouvel&nbsp;État, dans un contexte de transition historique et politique.</p>



<p>«&nbsp;<em>C</em><em>’</em><em>est&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>pr</em><em>é</em><em>sent que nous devons r</em><em>é</em><em>ussir ou&nbsp;</em><em>é</em><em>chouer</em><em>…&nbsp;</em><em>et je dis avec force et conviction que nous r</em><em>é</em><em>ussirons, Inch</em><em>’</em><em>Allah&nbsp;</em>», a souligné&nbsp;le président dans son message de nouvel an. Ces paroles galvanisèrent la population et donnèrent&nbsp;à&nbsp;l’armée naissante une mission claire : incarner la dignité&nbsp;retrouvée et porter haut les couleurs nationales dans un contexte de rupture avec la tutelle coloniale, en affirmant l’autonomie militaire et la souveraineté&nbsp;nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retrait-des-troupes-fran-c-aises"><strong>Le retrait des troupes fran</strong><strong>ç</strong><strong>aises</strong><strong></strong></h2>



<p>Sous l’impulsion du commandement,&nbsp;épaulé&nbsp;par des officiers tels que Kélétigui Drabo, l’armée commença&nbsp;à&nbsp;se structurer. Le 20 janvier 1961, Modibo Keïta exigea l’évacuation des troupes françaises, décision interprétée comme un geste de solidarité&nbsp;avec le FLN algérien. Ce choix audacieux marqua un tournant décisif : le Mali affirmait sa volonté&nbsp;de rompre définitivement avec la présence coloniale et de prendre en main son destin militaire, en affirmant son indépendance stratégique.</p>



<p>«&nbsp;<em>La base 162 de Bamako sera&nbsp;</em><em>é</em><em>vacu</em><em>é</em><em>e le 5 septembre 1961&nbsp;</em>», a décidé&nbsp;le commandement français dans le cadre du retrait progressif.&nbsp;À&nbsp;partir de juin 1961, toutes les bases furent progressivement libérées. Le départ des dernières troupes consacra l’indépendance militaire du Mali et permit&nbsp;à&nbsp;l’armée nationale de s’affirmer pleinement comme garante de la sécurité&nbsp;et de l’intégrité&nbsp;du territoire, en consolidant la souveraineté&nbsp;et l’autorité&nbsp;de l’État indépendant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cadre-juridique-solide"><strong>Un cadre juridique solide</strong><strong></strong></h2>



<p>Le 3 août 1961, l’Assemblée nationale adopta une loi historique.&nbsp;«&nbsp;<em>La loi N</em><em>°&nbsp;</em><em>81/AN-RM portant organisation g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>rale de la d</em><em>é</em><em>fense vise&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>assurer en tout temps la s</em><em>û</em><em>ret</em><em>é&nbsp;</em><em>et l</em><em>’</em><em>int</em><em>é</em><em>grit</em><em>é&nbsp;</em><em>du territoire&nbsp;</em>», a proclamé&nbsp;l’Assemblée nationale souveraine. Ce texte donna&nbsp;à&nbsp;l’armée un cadre juridique solide et renforça son rôle central dans la consolidation de l’État indépendant, en inscrivant la défense nationale au cœur du projet républicain et de la souveraineté&nbsp;retrouvée.</p>



<p>Avec la naissance de l’armée nationale, le Mali choisit de ne plus confier sa sécurité à&nbsp;une puissance&nbsp;étrangère. Le pays développa une diplomatie militaire diversifiée, fondée sur l’intégration régionale et la recherche de la paix. Cette orientation permit au Mali de s’inscrire dans une dynamique internationale tout en affirmant son autonomie stratégique et son engagement pour la stabilité&nbsp;et la sécurité&nbsp;dans le monde, consolidant ainsi son rôle régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tradition-de-bravoure-et-de-solidarit-e"><strong>Une tradition de bravoure et de solidarit</strong><strong>é</strong><strong></strong></h2>



<p>Depuis sa création, il y a près de six décennies, l’armée malienne a traversé&nbsp;des&nbsp;épreuves mais a toujours démontré&nbsp;sa bravoure. Des oueds algériens aux forêts centrafricaines, en passant par le Rwanda, le Libéria et la Sierra Leone, elle a participé à&nbsp;des missions de paix. Sur le territoire national, de Ouhigouya&nbsp;à&nbsp;Aguelhok, les soldats maliens ont montré&nbsp;leur disponibilité à&nbsp;défendre les frontières et&nbsp;à&nbsp;protéger les populations civiles.</p>



<p>«&nbsp;<em>L</em><em>’</em><em>arm</em><em>é</em><em>e du Mali sera toujours pr</em><em>ê</em><em>te&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>se battre et&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>mourir pour le drapeau&nbsp;</em>», a rappelé&nbsp;le commandement militaire. Bien avant l’appui de la France et de la communauté&nbsp;internationale, elle avait déjà&nbsp;contribué à&nbsp;libérer des peuples frères du colonialisme et de l’apartheid. Cette tradition de solidarité&nbsp;et de courage continue de nourrir l’identité&nbsp;de l’armée, pilier de la République et symbole de la dignité&nbsp;nationale, toujours fidèle&nbsp;à&nbsp;son engagement.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à la pénurie de carburant au Mali, le Niger renforce la solidarité sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:09:57 +0000</pubDate>
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<p>La situation du carburant au Mali soulève des questions sur les sanctions pour refus de solidarité envers le Niger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le Mali fait face à une nouvelle pénurie de carburant, le Niger a frappé fort contre les transporteurs refusant d’acheminer des hydrocarbures vers son allié sahélien. Retrait de licences, suspension de permis, réquisitions obligatoires : Niamey invoque la solidarité entre États de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour justifier des sanctions inédites. Dans un contexte d’insécurité et de défiance envers la CEDEAO, cette entraide énergétique illustre la volonté des régimes sahéliens de faire bloc, malgré les tensions économiques et sociales qu’elle suscite.</em></strong></p>



<p>En plein cœur du Sahel, la solidarité entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’exprime désormais jusque dans la gestion du carburant, ressource devenue stratégique dans un contexte de blocus, d’insécurité et de dépendance logistique. Le Niger a annoncé, en début de semaine, une série de sanctions à l’encontre d’opérateurs économiques ayant refusé de livrer des hydrocarbures à son voisin malien, en proie à une nouvelle pénurie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sanctions-pour-refus-de-solidarite"><strong>Des sanctions pour refus de solidarité</strong></h2>



<p>Le ministère nigérien des Transports a retiré leurs licences à 14 opérateurs de transport d’hydrocarbures et suspendu 19 permis de conduire pour non-respect d’une réquisition ordonnée par l’État. Un transporteur supplémentaire a vu son agrément suspendu pour une durée d’un an. « <em>Ce refus constitue une infraction grave aux obligations légales et réglementaires en vigueur </em>», a déclaré le ministre, le colonel-major Abdourahamane Amadou, dans un communiqué officiel.</p>



<p>Ces mesures ciblent des transporteurs ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali, membre de l’AES au même titre que le Burkina Faso et le Niger. Le gouvernement nigérien entend rappeler que, dans le cadre de cette alliance sahélienne en construction, la coopération économique et énergétique n’est pas une option, mais une obligation de solidarité stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solidarite-mise-a-l-epreuve"><strong>Une solidarité mise à l’épreuve</strong></h2>



<p>Le Mali, qui dépend fortement de ses partenaires pour l’approvisionnement énergétique, fait face à une nouvelle crise du carburant. En octobre et novembre, le pays avait déjà connu une pénurie aiguë provoquée par un blocus du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, qui avait coupé plusieurs axes de ravitaillement.</p>



<p>En réaction, Niamey avait fait preuve d’une solidarité spectaculaire : 82 camions-citernes nigériens avaient parcouru près de 1 400 kilomètres sous escorte militaire pour ravitailler Bamako, un convoi salué dans les trois capitales de l’AES comme un acte concret d’unité sahélienne face aux pressions extérieures et aux menaces des groupes armés terroristes, soutenus par des «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlés&nbsp;</em>».</p>



<p>La décision du gouvernement nigérien suscite toutefois des réactions contrastées. Moussa Niandou, responsable du Syndicat démocratique des routiers du Niger (SDRN), a dénoncé la brutalité des sanctions : « <em>Nous sommes surpris par le retrait des permis de conduire. L’État aurait dû d’abord comprendre les raisons du refus avant de sanctionner </em>», a-t-il déclaré à la presse locale, plaidant pour un dialogue entre transporteurs et autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-politique-et-energetique-en-construction"><strong>Une alliance politique et énergétique en construction</strong></h2>



<p>Depuis leur rupture collective avec la CEDEAO, le 29 janvier 2025, et leur rapprochement sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES) créée en 2023 — devenue par la suite en juillet 2024, une confédération— le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à bâtir un espace d’intégration politique, économique et sécuritaire autonome.</p>



<p>Dans ce cadre, la gestion partagée de l’énergie et du transport des ressources devient un test de cohésion pour ces trois régimes militaires, tous confrontés non seulement à des complots géopolitiques occasionnant une intensification des attaques terroristes mais aussi à une hostilité diplomatique croissante de leurs anciens partenaires occidentaux.</p>



<p>Dans ce contexte, assurer la continuité du flux énergétique vers le Mali dépasse la simple entraide : c’est un acte politique de résistance économique concertée entre trois États qui entendent affirmer leur souveraineté face aux crises sécuritaires et diplomatiques.</p>



<p>Si le geste nigérien est salué comme un symbole de fraternité sahélienne, il révèle aussi les fragilités d’une intégration encore balbutiante. Le corridor énergétique Niger–Mali reste exposé aux risques sécuritaires, aux contraintes budgétaires et à la complexité administrative. Mais, au-delà des sanctions et des réserves syndicales, un message politique émerge : l’AES n’est pas qu’une alliance militaire, mais une communauté de destin, où la solidarité énergétique devient une arme de souveraineté.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : Contre le mimétisme institutionnel, la refondation sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 08:14:16 +0000</pubDate>
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<p>Mikaïlou Cissé explore la refondation sahélienne dans le contexte actuel, entre héritage et nouveaux enjeux politiques.</p>
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<p><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, analyse la transition politique en cours au Sahel à la lumière de la quête de légitimité populaire et de souveraineté collective. Pour lui, la Confédération des États du Sahel (AES) ne marque pas une simple rupture institutionnelle, mais une refondation politique ancrée dans les réalités sociales et culturelles des peuples sahéliens. Entre héritage postcolonial, échec des modèles importés et réaffirmation d’une souveraineté vécue, Cissé voit dans ce moment sahélien l’émergence d’un nouvel humanisme politique africain.</em></strong></p>



<p>La transition sahélienne se joue désormais sur le terrain décisif de la légitimité politique. Les peuples n&rsquo;y expriment pas seulement ce qu&rsquo;ils rejettent ; ils affirment ce qu&rsquo;ils entendent bâtir ensemble. Dans cette nouvelle configuration, la souveraineté populaire, articulée à une intégration économique et une sécurité collective, s&rsquo;enracine dans une union conçue pour résister aux fractures internes et aux pressions externes. Ainsi, les sociétés sahéliennes s&rsquo;affirment comme des acteurs autonomes de l&rsquo;histoire ouest-africaine contemporaine.</p>



<p>La Confédération des États du Sahel (AES), née à Niamey en juillet 2024, s&rsquo;inscrit dans une séquence marquée par l&rsquo;épuisement des cadres d&rsquo;intégration postcoloniaux et l&rsquo;émergence d&rsquo;une exigence populaire de rupture. Au cœur de cette dynamique réside la réappropriation de la souveraineté par les peuples eux-mêmes.</p>



<p>Loin d&rsquo;être un attribut figé de l&rsquo;État, la souveraineté devient un processus continu : elle se construit, se défend et se légitime par l&rsquo;action collective. L&rsquo;expérience burkinabè actuelle l&rsquo;illustre parfaitement, au milieu de menaces internes et externes multiples.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-lecons-de-l-histoire-de-la-federation-du-mali-a-la-cedeao"><strong>Les leçons de l’histoire : de la Fédération du Mali à la CEDEAO</strong></h2>



<p>Cette trajectoire invite à une lecture comparée avec l’échec de la Fédération du Mali à la veille des indépendances. Elle rappelle qu&rsquo;aucune union politique ne dure sans socle populaire solide ni vision partagée de la souveraineté.</p>



<p>Dans le contexte sahélien, l&rsquo;union ne saurait être une superstructure institutionnelle détachée du vécu des populations. L’expérience nigériane le démontre : lorsqu’un modèle est capturé par des élites et déconnecté des réalités sociales et sécuritaires, il se réduit à une coquille juridique vide.</p>



<p>La CEDEAO, quant à elle, illustre le même paradoxe sous un autre angle. En privilégiant une intégration normative sans transfert réel de souveraineté populaire, elle révèle que la légitimité sociale demeure le socle vivant de toute communauté politique. Sa rigidité procédurale et son alignement sur des intérêts exogènes expliquent la quête d’un nouveau cadre par le Mali, le Niger et le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-un-projet-politique-enracine-dans-les-realites-populaires"><strong>L’AES : un projet politique enraciné dans les réalités populaires</strong></h2>



<p>L’AES comble ce vide non par une opposition abstraite, mais par une refondation politique ancrée dans les attentes sécuritaires, économiques et sociales des populations sahéliennes.</p>



<p>Confrontée à des alliances extérieures hostiles et à des entreprises de déstabilisation interne, la Confédération affronte des menaces hybrides où des partenariats peuvent se muer en facteurs d’insécurité. Seule une communauté politique portée par une volonté populaire assumée peut contrer ces projets contraires à l’intérêt général.</p>



<p>Les interactions régulières entre institutions sahéliennes témoignent d’une dynamique réelle. Pourtant, la durabilité d’un projet fédéral ne se mesure pas à la fréquence des concertations, mais à sa traduction concrète dans la vie des populations.</p>



<p>Dans un environnement marqué par des rapports de force asymétriques, la légitimité politique s’édifie d’abord par la cohérence interne entre législation, action publique et soutien populaire, plutôt que par une reconnaissance extérieure.</p>



<p>Toute entrave au projet collectif devient ainsi un enjeu d’intérêt public majeur. Elle appelle des réponses politiques, juridiques et sociales proportionnées, tournées vers la base où se forgent adhésion et contestation. Il ne s’agit ni d’arbitraire ni de coercition aveugle, mais d’une nécessité structurelle pour protéger le projet commun et affirmer la primauté de l’intérêt général.</p>



<p>L’intervention américaine au Venezuela en est une illustration apparente : un rappel que la souveraineté ne se délègue pas sans se perdre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-integration-economique-socle-de-la-souverainete-sahelienne"><strong>L’intégration économique : socle de la souveraineté sahélienne</strong></h2>



<p>L’intégration économique constitue le socle fondamental du projet sahélien, conditionnant l’intégration sécuritaire et politique. Les ressources humaines, minières, agricoles et énergétiques de l’espace AES offrent un potentiel immense, à condition d’être protégées, transformées et orientées vers des objectifs collectifs.</p>



<p>Structurer des pôles de production locale et de transformation endogène autour des grandes métropoles est essentiel pour une souveraineté réelle. Sans cela, l’union resterait formelle, vulnérable et dépendante.</p>



<p>La lutte contre le terrorisme s’inscrit dans cette architecture globale. Elle exige un cadre législatif clair, soutenu par le peuple, et une mobilisation coordonnée des forces politiques, sécuritaires, économiques et sociales.</p>



<p>Le peuple n’est pas un simple bénéficiaire de la souveraineté : il en est le garant et la source ultime de légitimité. Les expressions populaires de soutien aux choix souverains valident et vitalisent le projet sahélien, qui repose avant tout sur une conviction partagée : la souveraineté n’est pas un héritage, mais une conquête permanente.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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