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	<title>Archives des intégration africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des intégration africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L’Afrique peut-elle enfin parler d’une seule voix sur la scène mondiale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 09:10:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 39ᵉ session ordinaire de l'Union Africaine aborde des crises régionales importantes et le besoin de cohérence stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réunis à Addis-Abeba pour le sommet 2026 de l’Union africaine, les chefs d’État africains se retrouvent à un moment charnière. Conflits persistants, recomposition géopolitique mondiale et pression climatique placent le continent devant une exigence de cohérence stratégique. Derrière le thème officiel consacré à l’eau et à l’assainissement se joue en réalité une question plus vaste : celle de la capacité de l’Afrique à définir elle-même son agenda politique et économique.</em></strong></p>



<p>La 39ᵉ session ordinaire intervient dans un climat international instable, marqué par la fragmentation des alliances, la montée des rivalités de puissance et la multiplication des crises régionales. De la guerre au Soudan aux violences persistantes en République démocratique du Congo, en passant par l’insécurité au Sahel et les fragilités de la Corne de l’Afrique, le continent demeure confronté à une instabilité structurelle qui limite ses marges de manœuvre diplomatiques et économiques.</p>



<p>Dans ce contexte, la réaffirmation du rejet des changements anticonstitutionnels de pouvoir n’est pas qu’un rappel doctrinal. Elle constitue un test de crédibilité institutionnelle. L’enjeu pour l’organisation panafricaine est désormais de passer d’une diplomatie déclarative à une capacité réelle d’anticipation et de prévention des crises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-eau-comme-matrice-strategique"><strong>L’eau comme matrice stratégique</strong></h2>



<p>Le choix du thème — assurer une disponibilité durable de l’eau pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 — n’a rien d’anecdotique. L’eau est aujourd’hui le point de convergence de défis agricoles, énergétiques, sanitaires et migratoires. En l’inscrivant au centre du débat continental, les dirigeants reconnaissent implicitement que la sécurité hydrique deviendra l’un des déterminants majeurs de la stabilité politique africaine.</p>



<p>Ce positionnement prolonge les conclusions des forums climatiques récents et anticipe les négociations internationales à venir, notamment celles de la COP30 prévue au Brésil et de la COP32 annoncée en Éthiopie. L’Afrique cherche ainsi à transformer une vulnérabilité environnementale en levier d’influence diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-autonomie-financiere"><strong>La bataille de l’autonomie financière</strong></h2>



<p>Au-delà des urgences, le sommet constitue un moment clé pour la gouvernance interne de l’organisation. Le chantier de la réforme institutionnelle vise un objectif central : réduire la dépendance budgétaire vis-à-vis des partenaires extérieurs. Sans autonomie financière, aucune autonomie politique n’est possible.</p>



<p>Le bilan de la présidence assurée par Angola met en avant des progrès en matière d’infrastructures et d’intégration économique, mais ces avancées restent fragiles tant que l’organisation ne dispose pas de ressources propres stables. L’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange continental africain apparaît dès lors comme une priorité stratégique autant qu’économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parler-d-une-seule-voix-dans-un-monde-fragmente"><strong>Parler d’une seule voix dans un monde fragmenté</strong></h2>



<p>Les discussions avec les partenaires multilatéraux, notamment les Nations unies, rappellent que l’Afrique représente plus d’un milliard d’habitants mais demeure marginalement représentée dans les instances décisionnelles globales, en particulier au Conseil de sécurité. La revendication d’une réforme de cette architecture internationale s’inscrit dans une logique plus large de rééquilibrage des rapports de pouvoir.</p>



<p>L’ambition affichée par plusieurs dirigeants est de&nbsp;sortir d’un rôle d’espace d’intervention pour devenir un espace d’initiative. Cela suppose une coordination diplomatique renforcée, une stratégie industrielle continentale et une politique commune sur les technologies émergentes, du numérique à l’intelligence artificielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heure-du-test-politique"><strong>L’heure du test politique</strong></h2>



<p>Ce sommet n’est pas seulement un rendez-vous institutionnel. Il constitue un révélateur. Révélateur de la capacité de l’Afrique à transformer ses vulnérabilités en priorités politiques. Révélateur aussi de sa faculté à dépasser les divisions nationales pour défendre des intérêts communs dans un système international en recomposition.</p>



<p>L’histoire récente a montré que les déclarations ambitieuses ne suffisent plus. Ce qui se joue à Addis-Abeba, c’est la crédibilité d’un projet continental visant à faire de Afrique un continent capable de se gouverner, de se financer et de peser. Autrement dit, non plus un continent objet de décisions extérieures, mais un acteur stratégique à part entière.</p>



<p>Si ce sommet parvient à faire converger sécurité, climat et intégration dans une vision cohérente, il&nbsp; pourrait marquer le moment où l’Union africaine cessera d’être perçue comme un forum diplomatique pour devenir ce qu’elle aspire à être depuis sa création, à savoir une puissance collective.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;UA doit se réformer pour devenir une institution dont l&#8217;Afrique a besoin. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:40:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez pourquoi il est urgent de réformer l'Union africaine pour renforcer son efficacité au service des peuples africains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une tribune critique sur l’avenir du panafricanisme institutionnel, Mike Omuodo, expert panafricain en relations publiques et communication basé à Nairobi, appelle l’Union africaine à engager des réformes profondes pour redevenir une organisation au service des peuples africains. Face aux accusations de déconnexion, d’inefficacité et de complaisance envers certains régimes, l’auteur interroge la capacité de l’UA à incarner une véritable intégration politique, économique et sécuritaire du continent.</em></strong></p>



<p>Dans un commentaire publié en ligne, sur un groupe de plus 800 000 membres, un internaute a posé une question intrigante : « <em>Si l&rsquo;Union africaine (UA) n&rsquo;est pas capable de créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, alors quel est exactement le but de cette union ? </em>».</p>



<p>La section des commentaires s&rsquo;est enflammée, certains internautes affirmant que l&rsquo;UA ne sert plus les intérêts du peuple africain, mais plutôt ceux de l&rsquo;Occident et des nations individuelles avides des ressources de l&rsquo;Afrique. Certains ont même déclaré en plaisantant qu&rsquo;elle devrait être rebaptisée « <em>Western Union </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ua-un-club-de-cabales"><strong>L’UA, un club de cabales</strong></h2>



<p>Mais sérieusement, comment un pays comme la France a-t-il réussi à maintenir une influence économique sur 14 États africains grâce à son système du franc CFA, alors que le continent est incapable de créer son propre régime monétaire unique ? Pourquoi le continent semble-t-il accepter sans broncher que les puissances mondiales établissent leurs bases militaires sur son territoire, mais ne semble pas intéressé par la création de sa propre armée unifiée ? Pourquoi l&rsquo;idée d&rsquo;une ouverture des frontières effraie-t-elle nos dirigeants, les poussant à se réfugier derrière la souveraineté ?</p>



<p>Ces questions remettent en cause la pertinence de l&rsquo;UA dans la géopolitique actuelle. Il ne fait aucun doute que l&rsquo;UA reste pertinente, car elle continue de parler au nom de l&rsquo;Afrique sur les plateformes mondiales en tant que symbole de l&rsquo;unité du continent. Mais le malaise qui l&rsquo;entoure est justifié, car le symbolisme ne suffit plus.</p>



<p>Dans un continent aux prises avec des conflits persistants, une fragmentation économique et des reculs démocratiques, les institutions sont jugées non pas sur leur présence, mais sur leur impact.</p>



<p>D&rsquo;après le chat et plusieurs autres groupes de discussion sur les réseaux sociaux, la plupart des Africains sont mécontents des résultats obtenus jusqu&rsquo;à présent par l&rsquo;Union africaine. Pour beaucoup, l&rsquo;organisation est déconnectée de la réalité et ils réclament désormais une refonte immédiate.</p>



<p>À leurs yeux, l&rsquo;UA est un club de cabales dont la principale réalisation a été de protéger leurs acolytes criminels.</p>



<p>Un commentateur a déclaré : « <em>La principale tâche de l&rsquo;UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir grâce à des élections truquées. </em>» Un autre a déclaré : « <em>L&rsquo;UA est une bande de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les cacher à l&rsquo;étranger.</em> »</p>



<p>Ces opinions peuvent sembler sévères, mais elles reflètent bien la façon dont les gens perçoivent l&rsquo;organisation à travers le continent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-floue"><strong>Une vision floue</strong></h2>



<p>L&rsquo;Union africaine, créée en juillet 2002 pour succéder à l&rsquo;OUA, est née d&rsquo;une vision ambitieuse visant à unir le continent vers l&rsquo;autosuffisance en favorisant l&rsquo;intégration économique, en renforçant la paix et la sécurité, en encourageant la bonne gouvernance et en représentant le continent sur la scène internationale, après la fin du colonialisme.</p>



<p>Au fil du temps, cependant, le fossé entre cette vision et la réalité sur le terrain s&rsquo;est creusé. L&rsquo;UA semble impuissante à résoudre les conflits croissants qui secouent le continent, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de coups d&rsquo;État incessants, d&rsquo;élections chaotiques ou d&rsquo;agressions extérieures.</p>



<p>Cette faiblesse chronique a lentement érodé la confiance du public dans l&rsquo;organisation et, de ce fait, l&rsquo;UA est désormais considérée comme un forum de discours plutôt que de solutions. Comme le dit un commentateur, « <em>l&rsquo;UA est devenue une tribune de discussion grotesque, incapable d&rsquo;agir ou de mordre </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-a-la-creation-d-un-nouvel-organisme"><strong>Appel à la création d&rsquo;un nouvel organisme</strong></h2>



<p>Le sentiment général sur le terrain est que l&rsquo;UA stagne et n&rsquo;a pas grand-chose à montrer après plus de 60 ans d&rsquo;existence (depuis l&rsquo;époque de l&rsquo;OUA). Elle est également considérée comme impuissante et soumise aux caprices de ses « <em>maîtres</em> ».&nbsp; Certains commentateurs ont même appelé à sa dissolution et à la création d&rsquo;un nouvel organisme qui servirait les intérêts du continent et de ses populations.&nbsp;</p>



<p>Cela ressemble à un vote de défiance. Pour regagner la faveur du public et rester une force au service du bien-être du continent, l&rsquo;UA doit entreprendre des réformes cruciales, renforcer la responsabilité et faire preuve de courage politique de toute urgence. Sans cela, elle risque de survivre en apparence tout en perdant de son essence.</p>



<p>La question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;Afrique a besoin de l&rsquo;UA, mais si l&rsquo;UA est disposée et prête à devenir l&rsquo;institution dont l&rsquo;Afrique a besoin, une institution suffisamment audacieuse pour initier une démarche courageuse vers un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un régime de passeport commun. C&rsquo;est possible !</p>



<p><strong><em>M. Omuodo </em></strong></p>



<p><strong><em>Adresse :  </em></strong><a href="mailto:mike.omuodo@mediafast.co.ke"><strong><em>mike.omuodo@mediafast.co.ke</em></strong></a><strong><em> </em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><strong><em>Le chapô est de notre rédaction. </em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fin du 2ème collège à Bamako : ce qu’il faut retenir de l&#8217;intervention des dirigeants de l’AES </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 15:17:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des discussions lors de la 2ème session du collège des chefs d'État de l'AES, unis pour la souveraineté sahélienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025 pour la 2ème session ordinaire du Collège des chefs d’État de la confédération des États du Sahel (AES), après la 1ère à Niamey le 6 juillet 2024, le général Assimi Goïta, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Abdourahamane Tiani ont livré trois visions complémentaires de leur projet confédéral. Ces trois chefs d’Etat sont unis dans le but de bâtir une souveraineté sahélienne affranchie des tutelles extérieures.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Au centre international de conférence de Bamako (CICB) a eu lieu, les 22 et 23 décembre 2025, la 2ème session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, et devenue depuis juillet 2024 une confédération politique et militaire regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Devant de nombreux diplomates, responsables militaires et représentants de la société civile, les trois présidents sahéliens ont livré trois discours à la fois complémentaires et révélateurs de la vision politique qu’ils incarnent, à savoir la rupture assumée avec l’ordre régional hérité, en vue d’une souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-abord-un-bilan-en-forme-de-manifeste-confederal"><strong>D’abord, un bilan en forme de manifeste confédéral</strong></h2>



<p>Ouvrant cette 2ème session au CICB, le 23 décembre, le général d’Armée Assimi Goïta, président sortant de la Confédération, a dressé le bilan de sa présidence, qui a duré plus d’une année à la tête de l’AES. Dans une salle comblée de joie et parée des couleurs de l’AES, du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le président Goïta a évoqué une « <em>nouvelle ère</em> » dans la construction politique du Sahel.</p>



<p>« <em>Depuis la création de l’AES, nous avons posé les fondations d’une coopération solide et intégrée entre nos trois États. Cette confédération est devenue une réalité politique, diplomatique et géopolitique incontournable</em> », a-t-il déclaré, avant d’annoncer la création et l’inauguration de certains organes communs, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES), la Force Unifiée (FU-AES), la chaîne de télévision AES.</p>



<p>Le président malien de la transition a également souligné le « <em>redressement moral</em> » qu’incarne le projet confédéral, face à des institutions régionales qui ont « <em>trahi les peuples au profit d’agendas extérieurs </em>». En filigrane, tout observateur averti verrait une critique à peine voilée de la CEDEAO et des nombreuses forces d’occupation étrangères qui existaient dans la zone des trois frontières sans pour autant qu’il y ait les résultats escomptés, au bout du compte.&nbsp; Il s’agit donc d’une dénonciation de leur incapacité à résoudre les crises politiques et sécuritaires qui ont secoué la sous-région.</p>



<p>Son discours, mesuré mais ferme, a pris les contours de l’acte fondateur d’un État sahélien qui assume désormais sa trajectoire autonome, sans aucune ingérence étrangère. Cette volonté d’autarcie politique et économique voire sécuritaire se voit aisément à travers des initiatives salvatrices comme la création de la BCID-AES (une banque qui financera les projets structurants des pays membres), de la Force unifiée voire de la Télévision AES. Le général Goïta a conclu sa déclaration en passant le flambeau de la présidence tournante au capitaine Ibrahim Traoré. Avant de finir, il a salué « <em>l’esprit de combat et de clarté</em> » du homologue burkinabè.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ensuite-la-ferveur-d-un-discours-revolutionnaire"><strong>Ensuite, la ferveur d’un discours révolutionnaire</strong></h2>



<p>Le nouveau président du Collège des chefs d’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris la parole dans un style tout autre, voire peu officiel. Il a transformé la salle en tribune aux accents de manifeste révolutionnaire. Fidèle à sa rhétorique directe et sans fioritures, généralement sans éléments de langage sous la main, le capitaine burkinabè a enflammé la salle par son discours habité, ponctué de la volonté&nbsp; de « <em>libération des consciences africaines </em>» afin que règne désormais une pleine souveraineté sur le continent longtemps victime d’agendas obscurs aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.</p>



<p>Son intervention, longuement applaudie dans la salle parce que s’adressant directement au peuple dans un langage peu diplomatique mais direct, a sonné comme un appel à la radicalité politique et à la rupture historique. Il a dénoncé « <em>le colonialisme économique </em>», le «&nbsp;<em>colonialisme mental&nbsp;</em>» ainsi que le «&nbsp;<em>colonialisme politique et sécuritaire</em>&nbsp;» incarné par la dépendance monétaire, la complaisance face à l’occident, et les accords de défense hérités des puissances extérieures ou l’ingérence dans les politiques intérieures des Etats. Il a&nbsp; réaffirmant que l’AES devait devenir «<em> le premier noyau d’une Afrique souveraine </em>».</p>



<p>« <em>L’histoire retiendra que dans le Sahel, les peuples ont choisi de se lever </em>», a-t-il poursuivi, promettant de « <em>faire du Burkina, du Mali et du Niger, les laboratoires d’un nouvel humanisme africain </em>».</p>



<p>La déclaration du nouveau président de l’AES a confirmé l’orientation idéologique de la Confédération : celle d’une révolution institutionnelle où la souveraineté, la jeunesse et la résistance deviennent les maîtres-mots d’une refondation politique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rappel-historique-et-la-memoire-des-luttes"><strong>Le rappel historique et la mémoire des luttes</strong></h2>



<p>Moins lyrique mais profondément ancré dans la mémoire politique du Sahel, le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, a calqué son discours sur le rappel historique des contextes de création de l’AES. Son intervention fut celui d’un pédagogue et d’un témoin, qui retrace les luttes et les erreurs du passé pour justifier la voie nouvelle ouverte par l’AES.</p>



<p>« <em>Nos peuples ont trop souvent été les spectateurs de leur propre destin. Nous avons connu les promesses de l’indépendance, puis la dépendance économique, puis les ingérences sous le masque de la coopération</em> », a-t-il rappelé, évoquant la Fédération du Mali (1959-1960) et sa dissolution comme un « <em>avertissement de l’histoire </em>». Pour le général Tiani, la Confédération AES tire précisément sa force de cette mémoire : « <em>Là où nos aînés ont échoué à cause de la division, nous réussirons par la solidarité et la lucidité. »</em></p>



<p>Le chef d’État nigérien a également mis en avant la dimension stratégique du projet commun : sécurité partagée, formation militaire intégrée, et coordination diplomatique face aux crises régionales. « <em>L’AES n’est pas une alliance contre quelqu’un, mais une alliance pour quelque chose : la survie et la dignité du Sahel</em> », a-t-il insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-discours-une-seule-matrice-nbsp"><strong>Trois discours, une seule matrice&nbsp;</strong></h2>



<p>En écoutant les trois dirigeants, tout analyste neutre ou objectif aura compris la complémentarité d’un triptyque discursif. Le général Goïta pour la continuité et la structuration, le capitaine Traoré pour la ferveur révolutionnaire, et le général Tiani pour la profondeur historique. Ces trois chefs d’Etat esquissent ainsi une matrice politique commune, où la souveraineté n’est plus un slogan mais une méthode de gouvernement.</p>



<p>Au-delà des effets de tribune, la session de Bamako a surtout acté le basculement d’une région longtemps considérée comme périphérique, qui entend désormais devenir centre de décision et de production politique en Afrique.</p>



<p>L’AES, qui bénéficie depuis un certain temps d’une reconnaissance internationale, reste encore confrontée à certains défis comme toute nation désireuse d’une pleine et entière souveraineté — économiques, sécuritaires et institutionnels. Mais les mots des trois chefs d’État laissent entrevoir un horizon que leurs prédécesseurs avaient cessé d’imaginer : celui d’une unité sahélienne fondée sur la conviction que la souveraineté se conquiert, elle ne se délègue pas.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>2ème session du Collège AES : « l’hiver noir » annoncé par Traoré à l’ouverture des travaux </title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 19:48:13 +0000</pubDate>
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<p>La 2ème session du Collège AES souligne l'importance de l'intégration régionale face aux défis de sécurité et de développement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La deuxième session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES, ouverte à Bamako, ce mardi 23 décembre 2025, marque une nouvelle étape dans la structuration politique du bloc sahélien. Les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ont réaffirmé la souveraineté de leurs États face aux ingérences extérieures, tout en appelant à une intégration accrue pour répondre aux défis de sécurité et de développement.</em></strong><br>Sous les acclamations d’une foule compacte rassemblée aux abords du Centre international de Conférences de Bamako (CICB), les trois dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES) ont ouvert, mardi 23 décembre, la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État. L’événement, présidé par le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a rassemblé les délégations du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’un large public venu manifester son soutien à cette alliance née d’une volonté de rupture avec les anciens partenaires occidentaux.</p>



<p>La cérémonie, marquée par une ferveur populaire rare, a débuté sur une note artistique : l’Ensemble instrumental du Mali a interprété <em>Dunabaw </em>(les hôtes de marques), avant la projection d’un court film retraçant les réalisations de la présidence malienne de l’AES. Dans la salle, la présence des chefs de gouvernement, des présidents d’institutions et de l’ancien président malien Dioncounda Traoré soulignait l’importance historique de ce rendez-vous, un an et demi après la création de la Confédération, en juillet 2024, issue de l’Alliance des États du Sahel formée en 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-resistance-et-d-unite-regionale"><strong>Un discours de résistance et d’unité régionale</strong></h2>



<p>Dans une allocution très attendue, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a livré un discours à forte portée symbolique. Utilisant la métaphore d’un « <em>hiver noir </em>» pour désigner les menaces pesant sur l’Afrique de l’Ouest, il a exhorté les peuples du Sahel à s’unir face aux « <em>manœuvres impérialistes</em> ».</p>



<p>« <em>L’hiver viendra, </em>a-t-il prévenu. <em>Ce sera un hiver froid et sanglant, un hiver imposé à l’Afrique par ceux qui cherchent à la diviser. </em>»</p>



<p>Appelant à la vigilance et à la cohésion, le chef de l’État burkinabè a fustigé les « <em>pseudo-intellectuels </em>» et les « <em>médias manipulateurs</em> » accusés de semer la discorde, tout en saluant la résilience des populations sahéliennes. « <em>Restez sereins,</em> a-t-il conclu. <em>L’AES vaincra, parce que nos peuples ont compris que leur liberté ne viendra que d’eux-mêmes. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-niger-reaffirme-la-souverainete-des-peuples-du-sahel"><strong>Le Niger réaffirme la souveraineté des peuples du Sahel</strong></h2>



<p>Le général Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger, a pour sa part replacé la Confédération dans une perspective historique et politique. « <em>Depuis le 18 août 2020 au Mali, le 30 septembre 2022 au Burkina Faso et le 26 juillet 2023 au Niger, nos peuples ont choisi de prendre leur destin en main</em> », a-t-il rappelé. Pour lui, l’AES constitue une réponse directe aux «<em> décennies de prédation et d’assistanat</em> » ayant freiné le développement du Sahel.<br>« <em>Désormais, les décisions qui concernent nos peuples se prennent à Ouagadougou, à Bamako et à Niamey, et nulle part ailleurs.</em> » Le chef de l’État nigérien a également rendu hommage aux forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme, saluant leur courage « <em>face à l’adversité des puissances extérieures</em> ». Il a évoqué les premières réalisations de la Confédération : la mise en place d’une Force unifiée, la coordination diplomatique entre les trois capitales et la création d’une banque d’investissement confédérale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-nbsp-l-aes-est-devenue-une-realite-incontournable-nbsp"><strong>Assimi Goïta : «&nbsp;L’AES est devenue une réalité incontournable&nbsp;»</strong></h2>



<p>Clôturant la série d’interventions, le général Assimi Goïta a dressé le bilan de la présidence inaugurale du Mali à la tête de la Confédération. Après une minute de silence en hommage aux victimes civiles et militaires tombées « <em>pour la défense de la patrie</em> », le président malien a salué « l<em>a résilience des peuples du Sahel et le soutien constant de la diaspora </em>».</p>



<p>« <em>Depuis un an, la Confédération AES s’est affirmée comme un acteur crédible sur la scène internationale. Nos partenaires sincères et fiables ont compris le sens de notre combat pour la souveraineté </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Sur le plan du développement, il souligné l’inauguration de la banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) dotée de 500 milliards de francs CFA, annoncé la création d’une centrale d’achat régionale pour les produits de première nécessité, ainsi que le lancement de la télévision AES, destinée à « <em>renforcer la souveraineté informationnelle</em> ». Des projets d’envergure sont également en cours, parmi lesquels une compagnie aérienne, un réseau ferroviaire transsahélien et une autoroute reliant Bamako, Ouagadougou et Niamey.</p>



<p>« <em>Notre espace, souvent qualifié à tort de pauvre, regorge de ressources et de talents. Avec le soutien de nos peuples, unis et solidaires, nous réussirons</em> », a affirmé le président Goïta, ovationné par le public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferveur-populaire-sans-precedent"><strong>Une ferveur populaire sans précédent</strong></h2>



<p>À l’extérieur du CICB, la foule rassemblée le long du parcours présidentiel a offert une démonstration d’adhésion sans équivoque aux idéaux de l’AES. Drapeaux, chants patriotiques et pancartes à l’effigie des trois chefs d’État témoignaient d’un soutien massif à la Confédération. Dans les rues de Bamako, les habitants ont salué le cortège présidentiel dans une ambiance de liesse, certains agitant des banderoles proclamant : <em>« Unis, nous vaincrons ! »</em></p>



<p>Cette mobilisation populaire illustre, selon plusieurs observateurs, la portée symbolique de l’AES : un projet à la fois politique, identitaire et social, porté par des peuples décidés à reconquérir leur souveraineté.</p>



<p>Un an et demi après sa création, la Confédération des États du Sahel cherche désormais à transformer l’élan populaire en structures pérennes. Si les avancées en matière de sécurité et de diplomatie sont saluées, les défis économiques et institutionnels restent nombreux.</p>



<p>Pour le général Goïta, cette deuxième session marque un tournant : « <em>L’AES n’est pas une alliance conjoncturelle, mais une confédération de destin. Elle continuera à grandir et à inspirer les peuples d’Afrique qui refusent la résignation. </em>»</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, l’accueil triomphal du président nigérien Abdourahamane Tiani pour le sommet de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 18:54:53 +0000</pubDate>
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<p>Le sommet de l’AES a rassemblé des milliers de Maliens en soutien au président nigérien. Plongez dans cet événement marquant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La capitale malienne a vécu, ce lundi 22 décembre 2025, une journée de ferveur populaire rare à l’occasion de l’arrivée du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, attendu pour participer à la deuxième session du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), prévu ce mardi 23 décembre à Bamako.</em></strong></p>



<p>Des milliers de Maliens, rejoints par des ressortissants burkinabè et nigériens, ont convergé le long de la route reliant l’aéroport international Président-Modibo-Keïta-Sénou au palais de Koulouba. Drapeaux tricolores, banderoles et chants à la gloire de la « <em>souveraineté retrouvée</em> » ont accompagné la progression du cortège officiel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1024x683.jpeg" alt="Le président Goita accueille son homologue Tiani à Bamako" class="wp-image-20603" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1536x1025.jpeg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1920x1281.jpeg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-1170x780.jpeg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Goita-et-Tiani.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le président Goita accueille son homologue  Tiani à Bamako, le 22 décembre 2025, lors de la 2ème session du Collège des Chefs d&rsquo;Etat de l&rsquo;AES. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferveur-populaire-sans-precedent"><strong>Une ferveur populaire sans précédent</strong></h2>



<p>À plusieurs reprises, le général Assimi Goïta, président de la Transition et président de la Confédération des États du Sahel, est descendu de son véhicule aux côtés de son homologue nigérien pour saluer la foule massée sur le parcours. Les deux dirigeants ont été acclamés par des cris de « <em>Vive l’AES ! </em>» et « <em>Unis pour le Sahel !</em> », symboles d’un soutien populaire nourri par un sentiment de fierté nationale et d’unité régionale.</p>



<p>La présence de nombreux Burkinabè et Nigériens vivant à Bamako, venus accueillir leur chef d’État, a donné à la scène une dimension transfrontalière, rare sur le continent. Pour beaucoup, cette démonstration d’enthousiasme illustre la consolidation de l’alliance tripartite formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le 16 septembre 2023, après leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sommet-place-sous-le-signe-de-la-solidarite-sahelienne"><strong>Un sommet placé sous le signe de la solidarité sahélienne</strong></h2>



<p>Cette deuxième session du Collège des chefs d’État, après celle de Niamey en juillet 2024, doit aborder plusieurs dossiers stratégiques : la succession à la présidence tournante de l’AES, l’évaluation du bilan sécuritaire commun et l’adoption du Plan stratégique 2026-2030 de la Confédération.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM.jpeg"><img decoding="async" width="960" height="540" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM.jpeg" alt="CDM" class="wp-image-20602" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM.jpeg 960w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-300x169.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-768x432.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-585x329.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/CDM-600x338.jpeg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Accueil populaire du président Tiani à Bamako, le 22 décembre 2025. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p>La tenue de ce sommet à Bamako revêt une forte portée symbolique. Elle consacre la capitale malienne comme épicentre politique du nouveau bloc sahélien, dans un contexte régional encore tendu marqué par les tensions persistantes avec la CEDEAO et les pressions diplomatiques occidentales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-images-d-une-union-populaire-et-politique"><strong>Les images d’une union populaire et politique</strong></h2>



<p>Sur les réseaux sociaux, les images de la foule massée autour du cortège présidentiel ont rapidement circulé, amplifiant l’idée d’un « <em>peuple du Sahel uni </em>». Pour les partisans de l’AES, cette mobilisation traduit une adhésion populaire croissante à un projet régional présenté comme un instrument d’émancipation collective, face à des décennies de dépendance sécuritaire et économique.</p>



<p>L’accueil réservé au général Tiani à Bamako s’inscrit dans une séquence diplomatique intense : le sommet des chefs d’État doit formaliser la mise en place opérationnelle de la Force unifiée de 5 000 hommes et lancer les travaux de la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) ainsi que de la chaîne de télévision AES.</p>



<p>Dans les rues de Bamako, les scènes de liesse contrastent avec l’austérité diplomatique des grandes conférences régionales. Les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger flottant côte à côte, portés par des jeunes, résument l’esprit du moment : celui d’une union politique et populaire qui entend redéfinir le futur du Sahel.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES, CEDEAO et panafricanisme : regards jeunes sur une Afrique en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 06:05:53 +0000</pubDate>
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<p>L Afrique en mutation : entre souveraineté retrouvée et défis d isolement, quelles perspectives pour le panafricanisme ?</p>
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<p><strong><em>Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté définitivement la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet est annoncé pour décembre prochain, les avis se multiplient sur cette nouvelle orientation politique. Entre affirmation de souveraineté, crainte d’isolement régional et interrogations sur l’avenir du panafricanisme, les points de vue recueillis dans ce micro-trottoir reflètent les tensions et les espoirs d’une Afrique en pleine recomposition. Ce retrait marque-t-il une rupture ou une renaissance</em></strong><strong><em> ? Et le panafricanisme, est-il encore une force mobilisatrice ou un simple outil rhétorique</em></strong><strong><em> ? Les réponses sont aussi diverses que révélatrices.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-jermaine-dembele-etudiante-en-informatique-et-gestion-a-l-egi-sup-nbsp-le-mali-le-burkina-et-le-niger-ont-choisi-de-sortir-d-un-cadre-qui-ne-repondait-plus-a-leurs-realites"><strong>Jermaine Dembele, étudiante en Informatique et Gestion à l’EGI-SUP&nbsp;: «</strong><strong> Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Je pense que c’est une décision courageuse. Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités. La CEDEAO, ces dernières années, a souvent été perçue comme trop influencée par des intérêts extérieurs, parfois déconnectée des enjeux sécuritaires du Sahel. L’AES, c’est une manière pour ces pays de dire&nbsp;: « <em>On veut décider par nous-mêmes, selon nos priorités</em><em> </em>».</p>



<p>C’est un projet d’avenir, parce qu’il repose sur la solidarité entre des États qui partagent les mêmes défis. Sécurité, développement, souveraineté… Ce sont des enjeux concrets. Et l’AES peut devenir un modèle de coopération plus adapté, plus efficace. Ce n’est pas un repli, c’est une affirmation.</p>



<p>Le panafricanisme, pour moi, c’est une idée vivante. Ce n’est pas juste un mot qu’on sort dans les discours. C’est une vision&nbsp;: celle d’une Afrique qui se prend en main, qui coopère entre ses peuples, qui refuse les tutelles extérieures. L’AES, justement, c’est une forme de panafricanisme en action. Trois pays qui s’unissent pour construire une voie propre, sans attendre l’approbation de l’extérieur.</p>



<p>Certes, il faut rester vigilant. Car le panafricanisme ne doit pas devenir un prétexte pour justifier certains agissements ne défendant pas les intérêts de nos peuples. Mais quand il est porté par des actes concrets, comme la création de l’AES, alors oui, c’est une idée qui peut transformer l’Afrique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-garibou-togo-diplome-en-journalisme-nbsp-a-mon-sens-le-retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-de-la-cedeao-n-est-pas-profitable"><strong>Garibou Togo, diplômé en journalisme&nbsp;: «</strong><strong> À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable</strong><strong> »</strong></h5>



<p>À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable. Au contraire, cet acte crée une méfiance et une désunion entre ces États et les autres pays membres de la CEDEAO, à l’instar de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal.</p>



<p>En quoi ce retrait n’est-il pas bénéfique ? Tout simplement parce que ces pays, qui ont quitté la CEDEAO pour créer l’AES, ne peuvent prospérer sans entretenir de bonnes relations avec leurs voisins. En effet, étant des pays sans littoral, ils dépendent des États côtiers membres de la CEDEAO, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, pour leur commerce maritime. Pour combattre le terrorisme qui plombe tous leurs efforts de développement, les pays de l’AES auront besoin de leurs voisins. La preuve ? Pour cette pénurie de carburant, le Mali s’est tourné vers la Côte d’Ivoire, malgré les mésententes, pour se ravitailler.&nbsp;</p>



<p>Quant au panafricanisme souvent évoqué par nos dirigeants, on se rend vite compte qu’il s’agit davantage d’un slogan que d’une véritable pratique. Car si l’on s’en tenait réellement aux principes du panafricanisme, l’Afrique aurait déjà fait des pas concrets vers une unité politique. En réalité, le panafricanisme prône l’unité des Africains à tous les niveaux&nbsp;: culturel, politique, économique, et social mais des actes concrets de ce mouvement pose problème. Et cela prouve à suffisance que le panafricanisme que les États d’Afrique prétendent créer n’est qu’un rêve chimérique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdoulaye-dolo-enseignant-a-baco-djicoroni-nbsp-selon-mon-analyse-les-trois-pays-qui-composent-l-alliance-des-etats-du-sahel-ont-simplement-claque-la-porte-pour-eviter-d-aller-aux-elections"><strong>Abdoulaye Dolo, enseignant à Baco-djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections</strong><strong> »</strong></h5>



<p>En ce qui me concerne, je vais me prononcer sur le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO ainsi que sur la création de l’AES. Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections. Je pense également que la création de l’AES constitue une stratégie pour ces États sahéliens de consolider davantage leur pouvoir. À mes yeux, cela a entraîné une fissure sous-régionale qui n’est pas bénéfique pour l’Afrique, au moment où le continent a plus que jamais besoin d’unité et de cohésion.&nbsp;</p>



<p>Pour moi, le panafricanisme n’est devenu qu’un slogan, souvent brandi pour rallier l’opinion publique plutôt que pour défendre les intérêts réels du continent. Beaucoup de ceux qui prétendent porter cette idéologie ne le font pas par conviction profonde, mais pour servir leur image, leur position politique ou leurs ambitions personnelles. Ils ne s’attaquent jamais aux véritables défis du continent tels que la corruption, la mauvaise gouvernance, la faiblesse des systèmes éducatifs ou le manque d’intégration économique. Ce discours panafricaniste, pourtant essentiel pour l’avenir de l’Afrique, est aujourd’hui détourné et utilisé comme un instrument de manipulation, au lieu de représenter un projet de société sincère, courageux et tourné vers le bien commun.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdalah-teme-etudiant-en-geographie-nbsp-la-cedeao-est-souvent-percue-comme-un-outil-d-ingerence-utilise-par-les-grandes-puissances-occidentales"><strong>Abdalah Teme, étudiant en Géographie&nbsp;: «</strong><strong> La CEDEAO est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Le retrait de certains pays de la CEDEAO représente, selon moi, une avancée positive pour l’Afrique. En théorie, la CEDEAO est une organisation censée défendre les intérêts de ses États membres. Cependant, dans les faits, elle est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales. À cela s’ajoute son incapacité à faire face aux défis majeurs auxquels ses États membres sont confrontés, notamment le défi sécuritaire qui frappe durement les pays du Sahel.</p>



<p>Dans ce contexte, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaît comme une alternative crédible à la CEDEAO. L’AES incarne des valeurs de solidarité, d’intégrité et d’entraide entre ses États membres. Elle favorise également une coopération renforcée en matière de défense, ce qui est essentiel face aux menaces sécuritaires actuelles. La naissance de l’AES est une initiative prometteuse pour l’avenir du continent africain.</p>



<p>Quant au panafricanisme, je le considère comme un slogan populiste qui ne reflète pas la réalité des relations entre les États africains. La diversité ethnique, les divergences idéologiques et les visions politiques souvent opposées des chefs d’État africains rendent difficile l’émergence d’une gouvernance commune ou d’une diplomatie unifiée. Le panafricanisme, tel qu’il est brandi aujourd’hui, semble davantage relever du discours que d’une véritable dynamique politique concrète.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-binta-bagayoko-etudiante-a-l-ucao-nbsp-le-retrait-des-pays-membres-de-l-aes-de-la-cedeao-est-une-decision-commune-et-salutaire"><strong>Binta Bagayoko étudiante à l’UCAO&nbsp;: «</strong><strong> Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire. Bien que la CEDEAO soit une organisation régionale censée défendre les intérêts de ses États membres, elle a, par le passé, imposé des sanctions économiques lourdes à ces pays lors de crises politiques. Face à cette situation, les trois États partageant une même vision ont décidé de créer leur propre confédération&nbsp;: l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p>Cette alliance repose sur des principes de solidarité, d’entraide et de défense mutuelle. Elle permet aux pays membres de coordonner leurs efforts face aux défis sécuritaires, tout en tirant parti de leur proximité géographique, qui constitue un atout stratégique supplémentaire.</p>



<p>Le retrait de ces pays de la CEDEAO ne bouleverse pas fondamentalement l’avenir du continent africain. Toutefois, ces trois États ont un besoin urgent de sortir des conflits auxquels ils sont confrontés. La mise en place d’une force de défense commune représente, à cet égard, un avantage significatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-ismael-kanda-kante-jeune-leader-a-baco-djicoroni-nbsp-je-considere-le-retrait-de-certains-pays-de-la-cedeao-comme-une-decision-positive-et-strategique"><strong>Ismaël Kanda Kanté, jeune leader à Baco Djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique</strong><strong> »</strong></h5>



<p>Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique. Cette organisation, bien qu’ayant été conçue pour promouvoir l’intégration régionale et défendre les intérêts de ses États membres, a montré ses limites. Au lieu d’apporter des solutions concrètes aux crises politiques et sécuritaires, elle s’est parfois transformée en obstacle, notamment à travers des sanctions économiques lourdes imposées à des pays en difficulté.&nbsp;</p>



<p>Ce retrait traduit une volonté de souveraineté et d’autodétermination. Il ouvre la voie à des alternatives plus adaptées aux réalités du terrain, comme l’Alliance des États du Sahel (AES), qui repose sur des principes de solidarité, de défense mutuelle et de proximité géographique.</p>



<p><strong>Micro-trottoir réalisé et transcrit par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré invite les Afrodescendants à rejoindre le combat panafricain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 08:22:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retour des migrants ouvre la voie à des investissements dans les secteurs clés du Burkina Faso. En savoir plus sur cet événement. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a rencontré le 7 novembre 2025 près de 700 Afrodescendants venus des États-Unis, d’Europe et des Caraïbes dans le cadre de l’événement « Bienvenue chez vous ». À cette occasion, il a annoncé la suppression de la condition financière pour obtenir la carte de résident permanent, tout en appelant la diaspora à s’engager dans la lutte panafricaine et à investir dans les secteurs clés du Burkina Faso.</em></strong></p>



<p>Depuis le 26 octobre, ces visiteurs séjournent à Ouagadougou pour un programme de plusieurs semaines consacré au rapprochement identitaire et à la redécouverte des racines africaines. Conférences, visites culturelles, rencontres communautaires et échanges institutionnels rythment leur séjour, dans une dynamique de réconciliation mémorielle et de construction d’un avenir commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mesure-forte-pour-faciliter-le-retour-aux-racines"><strong>Une mesure forte pour faciliter le retour aux racines</strong></h2>



<p>Lors de son allocution, le capitaine Traoré a salué l’engagement des participants, soulignant leur volonté affirmée de s’investir durablement au Burkina Faso. Il a exprimé sa reconnaissance envers cette diaspora qui, malgré les siècles de séparation, manifeste un attachement profond à la terre africaine et une volonté de contribuer à son développement.</p>



<p>En geste concret d’ouverture et d’encouragement, le chef de l’État a annoncé la levée de la condition financière liée à la délivrance de la carte de résident permanent pour les Afrodescendants désireux de s’établir au Burkina Faso. Cette mesure, hautement symbolique, vise à lever les barrières administratives et à faciliter leur intégration dans le tissu national, en reconnaissance de leur droit au retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-panafricaine"><strong>Un appel à la mobilisation panafricaine</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Nous ne luttons pas pour le Burkina Faso seulement, nous luttons pour l’Afrique. Nous luttons pour l’Homme noir. Nous luttons pour la dignité de l’Afrique</em>&nbsp;», a déclaré le président Traoré, dans un discours empreint de conviction et de portée historique. Il a affirmé que le combat du Burkina Faso dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération, de souveraineté et de dignité.</p>



<p>Ce message, porteur d’une vision transcontinentale, résonne comme un appel à l’unité des peuples africains et afrodescendants face aux défis contemporains. Il traduit une volonté de rupture avec les logiques de domination et d’aliénation, et invite à une mobilisation collective pour la reconstruction d’une Afrique libre, forte et solidaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-opportunites-concretes-pour-la-diaspora"><strong>Des opportunités concrètes pour la diaspora</strong></h2>



<p>Le capitaine Traoré a également exhorté les Afrodescendants et les peuples épris de liberté à s’associer à la lutte contre l’impérialisme, en rappelant la résistance historique des Africains face aux multiples adversités. Il a souligné que cette lutte ne saurait être menée uniquement sur le plan politique, mais qu’elle exige aussi une implication économique, culturelle et intellectuelle forte.</p>



<p>Dans cette optique, le président du Faso a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries culturelles. Il a promis un accompagnement institutionnel et technique pour la concrétisation de projets économiques viables portés par les membres de la diaspora, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-salue-par-les-representants-de-la-diaspora"><strong>Un message salué par les représentants de la diaspora</strong></h2>



<p>S’exprimant au nom de la délégation, Dr Arikana Chihombori-Quao, ancienne ambassadrice de l’Union africaine aux États-Unis et figure emblématique du panafricanisme, a salué la vision du capitaine Traoré. Elle l’a qualifié de premier chef d’État contemporain à appeler officiellement la diaspora africaine à un retour aux sources, à travers son message «&nbsp;<em>Back to your roots</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Dr Chihombori-Quao, ce geste marque une rupture avec les politiques passées souvent marquées par l’indifférence ou la méfiance envers la diaspora. Elle a souligné que cette invitation ouvre une nouvelle ère de réconciliation, de reconstruction collective et de renaissance africaine, où les enfants dispersés du continent peuvent enfin retrouver leur place dans l’histoire et le développement de l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-carrefour-de-la-renaissance-africaine"><strong>Le Burkina Faso, carrefour de la renaissance africaine</strong></h2>



<p>L’événement «&nbsp;<em>Bienvenue chez vous</em>&nbsp;» s’inscrit dans une dynamique de réappropriation identitaire, de coopération Sud-Sud et de diplomatie culturelle. Il répond aux aspirations profondes de nombreux Afrodescendants à renouer avec leur héritage africain, à contribuer au développement du continent et à participer à la construction d’un avenir commun fondé sur la mémoire, la dignité et la solidarité.</p>



<p>À travers cette rencontre historique, le Burkina Faso se positionne comme un carrefour de la renaissance africaine, un espace de convergence des mémoires et des projets, où les blessures du passé peuvent se transformer en forces pour l’avenir. Le message du capitaine Traoré, porté par une vision panafricaine audacieuse, pourrait bien marquer le début d’un mouvement global de retour, d’investissement et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora mondiale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement adopte le décret fixant le prix du nouveau e-passeport de la Confédération des États du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 22:10:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien fixe le prix du nouveau e-passeport de l'AES. Apprenez-en plus sur cette avancée pour les pays membres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réuni en Conseil des ministres le mercredi 8 octobre 2025, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a adopté un projet de décret fixant le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouvel « e-passeport AES », commun aux pays membres de la Confédération des États du Sahel.</em></strong></p>



<p>Lors de cette session hebdomadaire tenue au Palais de Koulouba, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a présenté un rapport relatif à l’harmonisation des documents de voyage dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, depuis juillet 2024.</p>



<p>Les chefs d’État de la Confédération ont décidé d’instaurer un document de voyage unique, baptisé «&nbsp;<em>e-passeport AES</em>&nbsp;», afin de faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services dans un environnement sahélien marqué par des défis sécuritaires persistants.</p>



<p>Adopté le 18 avril 2025, ce nouveau passeport confédéral repose sur des spécifications techniques harmonisées et sur un système de gestion unifié entre les trois États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-document-moderne-et-securise"><strong>Un document moderne et sécurisé</strong></h2>



<p>Le «&nbsp;<em>e-passeport AES</em>&nbsp;» répond aux normes internationales de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en matière de sécurité et d’interopérabilité. Il intègre des dispositifs de protection des données biométriques et personnelles, conformes aux standards internationaux, tout en reflétant la volonté politique des États membres de renforcer leur intégration régionale.</p>



<p>Ce document représente une avancée majeure dans la construction d’une souveraineté commune et d’une mobilité sécurisée au sein de la Confédération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-prix-revus-a-la-baisse-pour-les-citoyens"><strong>Des prix revus à la baisse pour les citoyens</strong></h2>



<p>Le projet de décret adopté fixe désormais les tarifs du passeport ordinaire et de sa version premium.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Service standard : 45 000 francs CFA</li>



<li>Service premium : 90 000 francs CFA</li>
</ul>



<p>Ces montants traduisent une baisse des prix actuels, respectivement de 10 000 francs CFA pour le passeport standard et de 20 000 francs CFA pour le passeport premium.</p>



<p>Cette réduction vise à rendre le document plus accessible à l’ensemble des citoyens, tout en soutenant la dynamique d’intégration confédérale initiée par les pays de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-supplementaire-dans-l-integration-sahelienne"><strong>Une étape supplémentaire dans l’intégration sahélienne</strong></h2>



<p>L’adoption de ce décret confirme la volonté du Mali et de ses partenaires sahéliens d’aller au-delà des accords politiques et militaires pour concrétiser une union économique et sociale effective.<br>Le e-passeport AES, en favorisant la mobilité intra-confédérale, s’inscrit dans la stratégie de souveraineté partagée des États du Sahel, qui ambitionnent de bâtir un espace de coopération renforcé, sûr et économiquement intégré.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA : un tournant stratégique pour l’intégration régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 10:09:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Découvrez ce qu'implique ce nouveau rôle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, a été désigné, lundi 6 octobre 2025, président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce choix a été fait lors de la 3e session ordinaire de l’année, tenue à Dakar, au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il succède à l’Ivoirien Adama Coulibaly et assumera cette fonction pour une durée de deux ans.</em></strong></p>



<p>Cette élection marque un moment important pour la gouvernance économique régionale. En portant leur choix sur Dr Nacanabo, les ministres des Finances des huit États membres de l’UEMOA lui confèrent la lourde tâche de présider une instance stratégique dans un contexte régional marqué par des défis économiques majeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-designation-a-forte-portee-symbolique-et-strategique"><strong>Une désignation à forte portée symbolique et stratégique</strong></h2>



<p>La nomination du ministre burkinabè intervient dans un climat économique tendu pour la sous-région, avec des tensions budgétaires croissantes, une inflation persistante et des disparités notables entre les économies des États membres. Le choix de Dr Nacanabo traduit une confiance renouvelée en l’expertise burkinabè et en la solidité de son administration économique.</p>



<p>Ce mandat prend ainsi une dimension à la fois stratégique et symbolique, dans une région où la stabilité financière et la cohésion institutionnelle sont des priorités. La présidence burkinabè du Conseil des ministres de l’UEMOA s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la discipline macroéconomique et d’impulser une convergence réelle des politiques publiques entre les pays membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-feuille-de-route-ambitieuse-pour-l-uemoa"><strong>Une feuille de route ambitieuse pour l’UEMOA</strong></h2>



<p>Économiste de formation, Dr Aboubakar Nacanabo s’est imposé sur la scène nationale par sa rigueur méthodologique et son approche disciplinée de la gestion publique. Depuis sa nomination au gouvernement en 2022, il a engagé d’importantes réformes fiscales et budgétaires au Burkina Faso, dans le but de restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.</p>



<p>Son style de gouvernance, axé sur la transparence, la performance et la responsabilité, constitue un socle solide pour relever les défis de l’UEMOA. Il apporte au Conseil des ministres une expertise précieuse, forgée dans un contexte national exigeant, et une détermination reconnue à conduire des réformes structurelles.</p>



<p>Sous sa présidence, le Conseil des ministres aura pour mission de poursuivre la mise en œuvre des grands axes de la stratégie communautaire. Parmi les priorités figurent la modernisation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique et la création d’un climat favorable aux investissements.</p>



<p>Ces chantiers s’inscrivent dans l’objectif plus large de faire de l’UEMOA une zone de croissance inclusive et durable. Dr Nacanabo devra ainsi coordonner les politiques économiques des huit pays membres, en veillant à maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et exigences sociales, dans un contexte de relance post-crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consolider-l-integration-regionale-malgre-les-defis"><strong>Consolider l’intégration régionale malgré les défis</strong></h2>



<p>Les deux années à venir seront déterminantes pour le devenir de l’Union. Outre la stabilité de la monnaie commune, l’UEMOA doit relever les défis de la sécurité alimentaire, de l’emploi et du développement économique inclusif. Ces priorités nécessitent une coopération renforcée entre les États membres et une volonté politique soutenue pour dépasser les divergences internes.</p>



<p>Dr Nacanabo entend inscrire son mandat sous le signe du dialogue, du réalisme et de la continuité. Dans ses premières déclarations, il a souligné l’importance de la concertation et de la consolidation des acquis institutionnels. Il souhaite que l’UEMOA reste un modèle d’intégration régionale, capable d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.</p>



<p>La présidence de Dr Aboubakar Nacanabo représente également une reconnaissance du rôle croissant du Burkina Faso dans les dynamiques régionales. Dans un environnement géopolitique en mutation, cette élection traduit l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants technocrates, alliant compétence technique et pragmatisme politique.</p>



<p>À travers cette responsabilité, le Burkina Faso affirme sa capacité à contribuer activement à la gouvernance économique ouest-africaine. Dr Nacanabo aura la tâche exigeante, mais essentielle, de redonner un nouvel élan au projet d’intégration, souvent ralenti par la lenteur des réformes ou des désaccords politiques.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bénin-AES : Vers un début de convergence ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 09:00:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Bénin invite des troupes de l'Alliance des États du Sahel : un pas vers le rapprochement AES-Bénin et la coopération régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de sa fête nationale, le Bénin a invité des troupes étrangères, dont certaines issues de l’Alliance des États du Sahel (AES), à participer à son défilé militaire. Une démarche qui traduit une volonté d’ouverture envers ses voisins sahéliens.&nbsp;&nbsp;Ce geste pourrait marquer un tournant dans la coopération régionale et montrer l’importance d’une approche commune contre le terrorisme. Une évolution que beaucoup observent comme le signe d’un début de convergence entre pays sahéliens et côtiers.</em></strong></p>



<p>Sans effacer les différends passés, cette main tendue peut traduire une prise de conscience, notamment, les défis sécuritaires du Sahel et des pays côtiers sont intimement liés. Le Bénin semble désormais reconnaître que le combat contre le terrorisme ne peut se gagner qu’ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-qui-depasse-les-symboles"><strong>Une initiative qui dépasse les symboles</strong></h2>



<p>C’est par la voix du porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, que l’annonce a été faite. Le 20&nbsp;juillet, il a révélé que plusieurs pays ont été conviés à prendre part au défilé aux côtés des troupes béninoises, parmi lesquels figurent des membres de l’AES. «<em> Nos populations sont les mêmes de part et d’autre des frontières </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Au-delà de l’aspect protocolaire, ce message est porteur d’une idée fondamentale, à savoir celle d’un destin partagé. Car si les divergences politiques ont longtemps pris le pas sur la coopération, les réalités sécuritaires s’imposent aujourd’hui à tous.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epreuve-du-feu-la-tragedie-d-avril"><strong>L’épreuve du feu, la tragédie d’avril</strong></h2>



<p>Le 17&nbsp;avril dernier, une attaque jihadiste meurtrière dans le nord du Bénin, à la frontière nigérienne, a coûté la vie à 54&nbsp;soldats béninois. L’attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a démontré la perméabilité des frontières et les limites de l’approche sécuritaire strictement nationale.</p>



<p>Dans la foulée, les autorités béninoises ont exprimé leur frustration face au manque de coordination avec certains voisins. Pourtant, l’invitation adressée aujourd’hui aux pays de l’AES peut aussi être lue comme une volonté de dépasser les accusations, et de revenir à une logique d’action conjointe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-tensions-politiques-qui-ont-laisse-des-traces"><strong>Des tensions politiques qui ont laissé des traces</strong></h2>



<p>Depuis la rupture entre les pays de l’AES et la CEDEAO, les relations entre le Bénin et certains d’entre eux se sont nettement dégradées. Cotonou avait été accusé d’avoir facilité des actions hostiles à l’égard de certains pays de l’AES, des accusations que le Bénin a rejetées.</p>



<p>Malgré cette défiance, les autorités béninoises semblent vouloir reposer les bases d’une coopération transfrontalière, en reconnaissant tacitement que les approches institutionnelles divergentes ne doivent pas empêcher le dialogue ni la coordination sur des questions aussi vitales que la sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-fete-nationale-comme-point-de-depart"><strong>Une fête nationale comme point de départ</strong></h2>



<p>La célébration du 65&nbsp;ᵉ anniversaire de l’indépendance béninoise est présentée par le gouvernement comme un moment d’« <em>apothéose</em> ». Si elle marque peut-être la fin de mandat du président Patrice Talon, elle pourrait aussi symboliser le début d’une phase de rapprochement avec les États du Sahel.</p>



<p>L’invitation aux troupes de l’AES, dans ce contexte, n’est pas anodine. Elle porte l’espoir d’un dialogue renouvelé, fondé non plus uniquement sur les exigences de partenaires extérieurs, mais sur la réalité du terrain et des intérêts partagés entre voisins.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-comprehension-progressive-des-dynamiques-saheliennes"><strong>Une compréhension progressive des dynamiques sahéliennes</strong></h2>



<p>Les pays de l’AES ont souvent exprimé leur volonté de conduire leurs politiques sécuritaires de façon souveraine, loin des injonctions d’anciennes puissances ou d’organisations régionales jugées trop rigides. En tendant la main, le Bénin semble reconnaître que cette posture repose sur une volonté de mieux protéger leurs peuples et territoires.</p>



<p>Face à la menace terroriste qui frappe aussi bien le Sahel que les pays du Golfe de Guinée, cette évolution du discours béninois apparaît comme un signe d’ajustement stratégique. Elle pourrait annoncer une phase de coopération plus réaliste et plus enracinée dans les priorités africaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-indispensable-pour-la-stabilite-regionale"><strong>Une coopération indispensable pour la stabilité régionale</strong></h2>



<p>Si les troupes sahéliennes répondent présentes au défilé du 1<sup>er</sup>&nbsp;août, cela renforcera le message selon lequel la sécurité au Sahel et au Bénin ne peut être dissociée. Même si aucune réaction officielle n’est encore venue de l’AES, le simple fait que l’invitation soit posée indique un début de changement d’approche de la part de Cotonou.</p>



<p>Dans une sous-région fragmentée, mais confrontée aux mêmes menaces, cette ouverture pourrait être un point de bascule. Il ne s’agit plus d’imposer des modèles, mais de construire ensemble des solutions. Et cela, le Bénin semble aujourd’hui le comprendre.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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