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	<title>Archives des institutions | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des institutions | Sahel Tribune</title>
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		<title>CEI dissoute : reboot électoral en Côte d’Ivoire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 19:47:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Côte d’Ivoire dissout la Commission électorale indépendante. Le gouvernement annonce un nouveau mécanisme électoral, suscitant espoirs et interrogations sur la transparence des scrutins.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 6 mai, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une institution au cœur de l’organisation des scrutins depuis plus de deux décennies. Une décision majeure qui intervient dans un contexte politique marqué par des critiques récurrentes sur la crédibilité des processus électoraux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé la mesure, précisant qu’elle «&nbsp;<em>ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques</em>&nbsp;». Les contours de cette future instance n’ont toutefois pas été détaillés, mais elle devrait être placée sous l’égide directe de l’administration, selon plusieurs sources concordantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme présentée comme nécessaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur le réseau social X, le président Alassane Ouattara a justifié cette décision par la nécessité de renforcer la confiance dans le système électoral. Il a rappelé que la CEI avait organisé «&nbsp;<em>plusieurs cycles électoraux</em>&nbsp;» au cours des vingt-cinq dernières années, tout en reconnaissant que ces processus avaient «&nbsp;<em>suscité des critiques et des réserves à diverses occasions</em>&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="embed-twitter"><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">La Commission Électorale Indépendante a organisé, au cours des vingt-cinq dernières années, plusieurs cycles électoraux. Si des avancées notables ont été enregistrées, ces processus ont, à diverses occasions, suscité des critiques et des réserves à l’endroit de cette institution.… <a href="https://t.co/YqhfGRgNbf">pic.twitter.com/YqhfGRgNbf</a></p>&mdash; Alassane Ouattara (@AOuattara_PRCI) <a href="https://twitter.com/AOuattara_PRCI/status/2052097110598627428?ref_src=twsrc%5Etfw">May 6, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef de l’État, la dissolution de l’institution s’inscrit dans «&nbsp;<em>un souci constant de consolidation de la démocratie</em>&nbsp;» et vise à mettre en place un dispositif «&nbsp;<em>capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une institution régulièrement contestée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour assurer l’indépendance et la transparence des élections, la CEI a souvent été au centre de tensions politiques en Côte d’Ivoire. Opposition et société civile ont régulièrement dénoncé sa composition et son fonctionnement, jugés trop favorables au pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différentes échéances électorales, notamment la présidentielle de 2010 et celles qui ont suivi, ont illustré les fragilités du système, alimentant des crises politiques parfois violentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une administration électorale sous contrôle étatique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perspective d’un nouvel organe placé sous l’autorité directe de l’administration suscite déjà des interrogations. Si le gouvernement promet un mécanisme plus efficace et consensuel, certains observateurs redoutent un recul de l’indépendance dans l’organisation des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les scrutins restent des moments de forte tension, cette réforme demeure un pari politique risqué. Elle pourrait, selon ses promoteurs, refonder la confiance électorale, ou au contraire raviver les suspicions si les garanties d’impartialité ne sont pas clairement établies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu clé pour la stabilité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de futures échéances électorales, la réforme du système électoral constitue un test majeur pour les autorités ivoiriennes. La crédibilité du nouveau dispositif sera déterminante pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles contestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette refonte et la capacité du futur organe à répondre aux attentes d’un paysage politique profondément marqué par les crises électorales passées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’or noir… et les trous budgétaires</title>
		<link>https://saheltribune.com/lor-noir-et-les-trous-budgetaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 17:10:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment la transparence fiscale pourrait transformer les ressources naturelles en recettes publiques durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré l’abondance de pétrole, de gaz et de minerais, de nombreux pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette richesse en recettes publiques durables. Un rapport international alerte sur les milliards de dollars perdus faute de transparence fiscale et appelle à une refonte urgente des systèmes de gouvernance extractive.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport international publié en février met en lumière un paradoxe persistant : les pays riches en ressources naturelles peinent encore à transformer cette manne en recettes publiques efficaces. En cause, des failles de gouvernance, un manque de transparence et des systèmes fiscaux fragiles. Mais l’étude montre aussi qu’une meilleure exploitation des données pourrait permettre de récupérer des milliards de dollars aujourd’hui perdus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-milliards-qui-echappent-aux-caisses-publiques"><strong>Des milliards qui échappent aux caisses publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude intitulée <em>From resources to revenues</em>, commandée par l’Extractive Industries Transparency Initiative, intervient à un moment charnière pour de nombreux États producteurs de pétrole, de gaz ou de minerais. Entre la baisse de l’aide internationale, l’alourdissement des dettes et la volatilité des marchés des matières premières, ces pays sont poussés à mobiliser davantage leurs ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les auteurs, la mobilisation des revenus extractifs n’est plus une option mais une urgence budgétaire. Dans plusieurs économies dépendantes des ressources, ces recettes constituent l’un des rares leviers disponibles pour financer les infrastructures, l’éducation ou les systèmes de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne qu’en croisant données de production, contrats, paiements et coûts d’exploitation, les mécanismes de transparence ont permis d’identifier « <em>des milliards de dollars de recettes perdues ou à risque </em>». Ces pertes peuvent provenir de sous-évaluations fiscales, d’accords contractuels déséquilibrés ou encore de flux financiers illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts associés à l’étude — dont des partenaires issus du <em>Natural Resource Governance Institute</em> et du <em>Tax Justice Network</em> — insistent sur le fait que les outils d’analyse financière et de modélisation permettent désormais aux gouvernements de négocier plus efficacement avec les compagnies extractives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-pour-les-pays-riches-en-ressources"><strong>Un tournant pour les pays riches en ressources</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des constats centraux du rapport est que plus les données sont publiques et détaillées, plus les États peuvent vérifier si les montants versés correspondent réellement à ce qui devrait être payé. Cette transparence renforce non seulement les recettes, mais aussi la confiance des citoyens dans les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met également en garde contre les risques liés à la transition énergétique mondiale. Les pays dépendants des combustibles fossiles pourraient voir leurs revenus diminuer avec la baisse de la demande, tandis que ceux riches en minerais stratégiques pourraient bénéficier d’opportunités inédites — à condition d’adopter des régimes fiscaux solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport décrit le moment actuel comme un « <em>carrefour fiscal </em>» pour les États extractifs. D’un côté, la conjoncture internationale fragilise leurs finances. De l’autre, les progrès technologiques et les normes de transparence offrent des outils inédits pour optimiser la collecte des revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-des-recettes-publiques"><strong>La bataille des recettes publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les recommandations figurent l’intégration des données extractives dans les systèmes fiscaux nationaux, l’utilisation de rapports basés sur l’analyse des risques, et le renforcement des collaborations entre gouvernements, entreprises et société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la technicité, l’enjeu est profondément politique. Pour les auteurs, la question n’est plus seulement de savoir combien de ressources un pays possède, mais combien il parvient réellement à transformer en recettes pour sa population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de tensions budgétaires mondiales, la gestion des revenus issus du sous-sol apparaît ainsi comme l’un des champs de bataille décisifs du développement. Et le rapport indique que les richesses naturelles ne deviennent un moteur de croissance que si elles sont accompagnées d’institutions solides, de règles fiscales robustes et d’une transparence sans faille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Contre la corruption, l’ère du diagnostic sans remède</title>
		<link>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:35:33 +0000</pubDate>
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<p>La lutte contre la corruption est essentielle. Découvrez pourquoi seuls cinq pays dépassent le seuil des 80 points selon Transparency International.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La corruption progresse là où elle était censée reculer. En une décennie, seuls cinq pays dépassent encore le seuil des 80 points, et même les démocraties montrent des signes inquiétants de décrochage. C’est ce que révèle L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International, publié le 10 février 2026. À quoi servent les rapports si leurs recommandations restent lettre morte ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, les classements internationaux rappellent que la corruption ne recule pas, elle change de forme et s’installe durablement au cœur des systèmes politiques, y compris dans des démocraties réputées solides. Transparency International en apporte une nouvelle confirmation : le nombre de pays obtenant un score supérieur à 80 est passé de douze il y a dix ans à seulement cinq aujourd’hui. Le recul est net, global et préoccupant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-elles-memes-reculent"><strong>Les démocraties elles-mêmes reculent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des chiffres, une question dérangeante s’impose : à quoi servent ces rapports si leurs recommandations restent largement inappliquées ? Depuis plus de vingt ans, la lutte contre la corruption s’est construite autour d’un arsenal d’indicateurs, de stratégies nationales, de plans d’action et de déclarations solennelles. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, la corruption demeure structurelle, parfois même intégrée aux modes ordinaires de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte anticorruption est devenue une industrie du diagnostic. Elle mesure, classe, compare, alerte. Elle produit des données indispensables pour comprendre les mécanismes de prédation des ressources publiques, l’opacité des marchés, la capture de l’État par des intérêts privés. Mais trop souvent, elle s’arrête à cette étape. Le passage du constat à la transformation politique reste fragile, inégal, voire inexistant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IPC 2025 souligne que les démocraties elles-mêmes reculent. Celles-ci étaient pourtant censées constituer des remparts naturels contre la corruption grâce à la séparation des pouvoirs, à la liberté de la presse et à la participation citoyenne. Or, ces contre-pouvoirs s’érodent. La concentration du pouvoir exécutif, la fragilisation des institutions judiciaires et la banalisation des conflits d’intérêts créent un terrain favorable à l’impunité. La corruption n’est plus seulement le problème des régimes autoritaires ; elle devient un symptôme du déclin démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-corruption-un-horizon-normalise"><strong>La corruption, un horizon normalisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul n’est pas dû à l’absence de lois. Dans la majorité des pays, les cadres juridiques existent : autorités de contrôle, cours des comptes, agences anticorruption, codes d’éthique. Ce qui manque, c’est la volonté politique de les faire fonctionner réellement. Une institution anticorruption sans indépendance n’est qu’un décor. Une loi sans sanctions effectives est une promesse creuse. La corruption prospère moins par ignorance que par tolérance organisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports annuels ont pourtant une fonction essentielle. Ils rendent visible ce que les pouvoirs cherchent souvent à invisibiliser. Ils permettent aux citoyens, aux journalistes, aux chercheurs de documenter les dérives, de comparer les trajectoires, d’interpeller les gouvernements. Ils sont des outils de mémoire collective contre l’amnésie politique. Mais leur efficacité dépend de l’appropriation sociale et politique de leurs conclusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un rapport sans suite est une archive morte. Quand les recommandations sont répétées année après année sans être mises en œuvre, elles finissent par perdre leur force morale. Le risque est celui d’une fatigue civique. Tout le monde sait, mais plus personne n’espère. La corruption devient un horizon normalisé, un bruit de fond de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la corruption n’est pas un simple dysfonctionnement administratif. Elle est un fait politique. Elle affecte la qualité des services publics, accroît les inégalités, nourrit la défiance envers les institutions et alimente parfois les discours autoritaires. Là où l’État est perçu comme prédateur, la démocratie devient fragile. La corruption est ainsi l’un des moteurs silencieux de la crise mondiale de la représentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-lutte-anticorruption-une-mise-en-scene-de-la-vertu"><strong>La lutte anticorruption, une mise en scène de la vertu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale n’est donc pas celle des méthodes de mesure, mais celle du courage politique. Lutter contre la corruption suppose d’accepter des pertes de pouvoir, des ruptures d’alliances, des conflits avec des élites économiques et administratives. Cela implique de protéger les lanceurs d’alerte, de garantir l’indépendance de la justice, de renforcer la transparence budgétaire et d’ouvrir réellement l’accès à l’information publique. Ce sont des choix coûteux, mais indispensables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de produire des indices sans produire de ruptures, la lutte anticorruption risque de devenir une mise en scène de la vertu. Un théâtre où l’on dénonce sans transformer, où l’on classe sans contraindre, où l’on alerte sans réformer. Un monde obsédé par la mesure du mal, mais hésitant à s’attaquer à ses causes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la corruption est en constante évolution, la réponse ne peut rester figée dans une technocratie du chiffre. Elle doit redevenir un combat politique, social et démocratique. Sans cela, les rapports continueront de s’empiler comme des pierres tombales d’une ambition trahie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc plus : <em>quel pays a gagné ou perdu quelques points cette année ? </em>Mais : <em>quand la lutte contre la corruption cessera-t-elle d’être un exercice de communication pour devenir une politique de transformation réelle ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que cette question restera sans réponse, les indices continueront de baisser — et la confiance avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte anticorruption : pourquoi l’Afrique subsaharienne peine à sortir du bas du tableau</title>
		<link>https://saheltribune.com/lutte-anticorruption-pourquoi-lafrique-subsaharienne-peine-a-sortir-du-bas-du-tableau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:08:22 +0000</pubDate>
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<p>L’Afrique subsaharienne est en bas du classement mondial selon l’Indice de perception de la corruption 2025. Informez-vous sur les enjeux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec une moyenne de 32 points sur 100 à l’Indice de perception de la corruption 2025, l’Afrique subsaharienne demeure en queue de peloton mondial. Malgré quelques progrès isolés, la majorité des États de la région voient leurs efforts anticorruption freinés par des faiblesses institutionnelles persistantes et un manque de volonté politique.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique subsaharienne continue d’occuper la dernière place du classement mondial de la corruption. C’est le principal enseignement de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025, publié ce 10 février par Transparency International. Avec un score régional moyen de 32 sur 100, seuls quatre des quarante-neuf pays évalués dépassent la barre des 50 points, seuil considéré comme un minimum acceptable en matière d’intégrité du secteur public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la dernière décennie, la situation s’est globalement détériorée : dix pays ont enregistré une baisse significative de leur score depuis 2012, tandis que seuls sept ont connu une amélioration notable. Pour l’ONG basée à Berlin, ces chiffres témoignent de « <em>l’inefficacité des stratégies actuelles de lutte contre la corruption </em>» et d’un déficit de gouvernance publique dans une région pourtant confrontée à de multiples urgences sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-corruption-qui-frappe-les-plus-vulnerables"><strong>Une corruption qui frappe les plus vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Transparency International souligne que la corruption dans la gestion des fonds publics a des conséquences directes sur la vie quotidienne des populations. Accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou à l’éducation : autant de secteurs affectés par des détournements et un manque de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La corruption dans le secteur public frappe toujours plus durement les personnes les plus vulnérables </em>», insiste Paul Banoba, conseiller régional pour l’Afrique au sein de l’organisation. Selon lui, les gouvernements africains doivent désormais transformer leurs engagements internationaux en « <em>mesures décisives</em> », notamment en renforçant les institutions de contrôle, en protégeant l’espace civique et en favorisant la participation citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mouvements sociaux récents illustrent cette pression populaire. À Madagascar, noté 25 sur 100, les scandales de corruption ont été l’un des déclencheurs des manifestations de la génération Z ayant conduit à la chute du gouvernement en octobre 2025. Les protestataires dénonçaient notamment les détournements de fonds publics responsables de défaillances chroniques dans les services essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-contrastees"><strong>Des trajectoires contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques pays se distinguent néanmoins par leurs performances relatives. Les Seychelles arrivent en tête du classement régional avec 68 points, devant le Cap-Vert (62), le Botswana (58) et le Rwanda (58). Mais même ces États sont confrontés à des fragilités : aux Seychelles, une affaire présumée de blanchiment de 50 millions de dollars a mis en lumière la lenteur des enquêtes judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’autre extrémité du classement figurent le Soudan (14), l’Érythrée (13), la Somalie (9) et le Soudan du Sud (9), illustrant le lien étroit entre corruption, conflits armés et effondrement institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays montrent toutefois des signes d’amélioration. L’Angola a gagné 17 points depuis 2015 grâce à plusieurs réformes engagées contre les réseaux de prédation. Mais selon des enquêtes d’opinion, une grande partie de la population estime toujours que dénoncer la corruption expose à des représailles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali obtient un score de 28/100 (136ᵉ sur 182), en légère amélioration (+1), tandis que le Niger recule à 31/100 (124ᵉ, –3) et le Burkina Faso à 40/100 (84ᵉ, –1). La Guinée (26/100, 142ᵉ, –2) figure parmi les plus mal classés de la région. À l’inverse, le Sénégal progresse légèrement avec 46/100 (65ᵉ, +1), se situant au-dessus de la moyenne régionale, tandis que la Côte d’Ivoire (43/100, 76ᵉ, –2) marque un recul. L’Algérie (34/100, 109ᵉ) et la Mauritanie (30/100, 130ᵉ) stagnent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-democratique-majeur"><strong>Un enjeu démocratique majeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Transparency International, la lutte contre la corruption ne peut être dissociée du renforcement de la démocratie. « <em>Il reste encore beaucoup à faire, plus de vingt ans après l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption </em>», rappelle Paul Banoba. L’organisation appelle à une meilleure transparence budgétaire, à l’indépendance de la justice et à la protection des lanceurs d’alerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de transitions politiques, de tensions sociales et de pression économique, la corruption apparaît ainsi comme un facteur aggravant des crises de confiance entre États et citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si quelques progrès sont observés, le constat est que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus exposée à la corruption publique dans le monde. Un signal d’alarme pour les gouvernements, mais aussi pour les partenaires internationaux engagés dans le financement du développement et des réformes institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : une Médaille d’honneur de la Justice pour valoriser l’engagement au service de l’État de droit</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-une-medaille-dhonneur-de-la-justice-pour-valoriser-lengagement-au-service-de-letat-de-droit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:47:36 +0000</pubDate>
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<p>Le Conseil des ministres malien a institué la Médaille d’honneur de la Justice pour reconnaître ceux qui protègent les droits fondamentaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en session ordinaire le vendredi 6 février 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres malien a adopté un projet de décret instituant une Médaille d’honneur de la Justice. Une initiative présentée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme dans un contexte de refondation institutionnelle et de lutte affichée contre la corruption et l’impunité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué officiel (CM n°2026-05/SGG) de ce vendredi 6 février 2026, cette distinction vise à reconnaître les femmes et les hommes qui se sont illustrés par leur engagement, leur probité et leur sens du devoir dans le service public de la justice et dans la protection des droits fondamentaux. Pour les autorités de la transition, il s’agit de renforcer la consolidation de l’État de droit et de promouvoir une gouvernance qualifiée de « <em>vertueuse</em> », dans un pays confronté à de profondes crises sécuritaires, politiques et sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-creer-une-dynamique-d-emulation"><strong>Créer une dynamique d’émulation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte adopté précise les conditions d’attribution et de retrait de cette nouvelle médaille. Elle pourra être décernée à des personnes physiques ayant rendu des « <em>services exceptionnels</em> » à la justice ou ayant consenti des sacrifices notables dans l’exercice de leurs fonctions. Elle concernera également celles et ceux qui ont été grièvement blessés, ou ont perdu la vie, dans le cadre de missions judiciaires ou en apportant leur concours volontaire à l’institution judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le gouvernement, cette reconnaissance officielle doit créer une dynamique d’émulation au sein du corps judiciaire et renforcer la motivation des agents de l’État appelés à faire respecter la loi dans un environnement souvent marqué par les pressions politiques, l’insécurité et la défiance citoyenne. La justice est ainsi présentée comme un pilier central du processus de refondation engagé par les autorités de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du symbole, cette Médaille d’honneur de la Justice s’inscrit dans une série de mesures visant à restaurer la crédibilité des institutions et à réaffirmer le rôle stratégique du système judiciaire dans la reconstruction du contrat social.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la Cour suprême confirme la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-la-cour-supreme-confirme-la-condamnation-du-premier-ministre-ousmane-sonko/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 09:32:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Découvrez les détails de la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko et son impact sur la démocratie sénégalaise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;La démocratie sénégalaise, souvent saluée comme modèle en Afrique de l’ouest, entre de nouveau dans une véritable zone de turbulence. La Cour suprême a confirmé, le mardi 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2025, la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko pour diffamation. Une décision rare pour un dignitaire en fonction. Cette affaire, qui maintient une peine de prison avec sursis et la déchéance de ses droits civiques, relance le débat sur l’indépendance de la justice et la résilience des institutions sénégalaises. La contre-attaque de Sonko, qui demande une révision de son procès, soulève des questions et met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La confirmation de la peine contre Ousmane Sonko est un événement rare sur le continent. Alors qu&rsquo;il occupe désormais le poste de numéro trois de la République, le Premier ministre se voit imposer les conséquences d&rsquo;un jugement prononcé alors qu&rsquo;il était encore dans l&rsquo;opposition. Il écope six mois de prison avec sursis, 200 millions de F CFA de dommages et intérêts, et surtout, la déchéance de ses droits civiques. Cette dernière clause l&rsquo;avait déjà écarté de la course à la dernière présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verdict, validé en appel par les plus hautes instances judiciaires, est perçu par beaucoup comme un témoignage de la solidité des institutions sénégalaises. Dans une région où l&rsquo;impunité des dirigeants est parfois la norme, le Sénégal semble tracer une voie différente. Ce n&rsquo;est pas la première fois que la justice sénégalaise fait preuve d&rsquo;une telle fermeté. En 2024 déjà, elle avait joué un rôle crucial en mettant fin aux tentatives de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État, Macky Sall, de s&rsquo;accrocher au pouvoir. La confirmation de la condamnation de Sonko, loin d&rsquo;être un acte isolé, renforce l&rsquo;idée qu&rsquo;au Sénégal, les institutions sont suffisamment fortes pour que nul ne puisse se soustraire à la Justice, fût-il un haut dignitaire. Le droit est la seule boussole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-contre-offensive-du-premier-ministre-justice-ou-calcul-politique"><strong>La contre-offensive du Premier ministre, justice ou calcul politique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction d&rsquo;Ousmane Sonko à ce revers judiciaire n&rsquo;a pas tardé. Loin de s&rsquo;incliner, il a immédiatement déposé une demande de révision de son procès auprès du ministère de la Justice. Il promet d&rsquo;y apporter des preuves qu&rsquo;il affirme déterminantes, notamment le fameux document de l&rsquo;Inspection Générale des Finances (IGF), qu&rsquo;il invoquait pour justifier ses accusations de malversations financières à l&rsquo;encontre de Mame Mbaye Niang dans le cadre du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la loi sénégalaise offre cette voie de recours, cette initiative du Premier ministre suscite de vives interrogations sur ses réelles motivations. Pour de nombreux observateurs, cette démarche vise avant tout à donner une coloration politique à l&rsquo;affaire. L&rsquo;idée serait de transférer le dossier à de nouveaux magistrats, potentiellement nommés par le pouvoir en place, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir un revirement de situation. Cette perception est renforcée par le fait que Sonko demande également la révision de l&rsquo;affaire de viol pour laquelle il avait également été condamné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie interroge la cohérence du discours sur l&rsquo;État de droit. Si Ousmane Sonko cherchait véritablement à prouver son attachement à une justice impartiale, n&rsquo;aurait-il pas dû, selon ses critiques, se plier au verdict de la Cour suprême, d&rsquo;autant plus que ce sont ses propres avocats qui avaient initialement interjeté appel ? La question est simple et cinglante : qu&rsquo;aurait-il fait si la décision de la Cour avait été en sa faveur ? Il est probable qu&rsquo;il l&rsquo;aurait célébrée comme une victoire de la justice, tandis que la partie plaignante aurait dénoncé un scandale. Cette divergence d&rsquo;appréciation est un classique des décisions de justice, toujours perçues différemment selon les intérêts des parties en conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-d-une-democratie-en-pleine-evolution"><strong>Les enjeux d&rsquo;une démocratie en pleine évolution</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire Sonko dépasse largement le cadre d&rsquo;un simple litige judiciaire. Elle met à l&rsquo;épreuve la maturité démocratique du Sénégal. Elle soulève des questions fondamentales sur la véritable séparation des pouvoirs et la capacité du pays à maintenir la confiance de ses citoyens envers son système judiciaire. La façon dont ce dossier sera géré dans les prochains mois aura des répercussions bien au-delà des frontières sénégalaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal est confronté à un immense défi. Il doit garantir que la justice reste impartiale, même lorsque le Premier ministre est impliqué, tout en naviguant dans un paysage politique complexe. Le pays se trouve à un tournant crucial. C&rsquo;est une réelle opportunité pour le Sénégal de réaffirmer son statut de modèle en Afrique. Il peut prouver que même face aux plus grands enjeux de pouvoir, le droit demeure et doit rester la seule boussole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. La société ouverte face à la permanence des crises</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-la-societe-ouverte-face-a-la-permanence-des-crises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 10:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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<p>Cet article explore la société ouverte et permanence des crises, révélant leur impact sur les sociétés à l'échelle mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les crises rythment l’histoire humaine. Elles ne sont ni des accidents ni des anomalies, mais des éléments constitutifs du devenir des sociétés. À l’heure d’un monde globalisé et fragmenté, cet article propose une lecture rationnelle des crises contemporaines à la lumière de la pensée de Karl Popper. Loin d’en faire une fatalité, nous y voyons une opportunité dialectique : chaque crise est un problème à résoudre, qui en appelle d’autres. Le progrès, dès lors, est moins une accumulation de solutions qu’une navigation lucide entre incertitudes. En croisant les apports historiques et contemporains, nous appelons à une éthique de la critique, condition nécessaire à la survie des sociétés ouvertes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune région du monde n’est épargnée. L’Europe vacille sous la montée des populismes et la guerre russo-ukrainienne. L’Amérique hésite entre repli identitaire et promesse technologique. L’Afrique se bat encore avec les séquelles de ses indépendances. L’Asie oscille entre croissance spectaculaire et tensions géopolitiques. L’Océanie, isolée, n’est pas moins concernée par le dérèglement climatique. Partout, des crises. Partout, une même sensation d’ébranlement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-crise-structure-permanente-du-devenir-historique"><strong>La crise, structure permanente du devenir historique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les crises ne sont pas nouvelles. Elles sont l’autre nom de l’histoire. Comme l’écrivait déjà Karl Marx dans le&nbsp;<em>Manifeste du Parti communiste</em>&nbsp;(1848), «&nbsp;<em>l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes&nbsp;</em>». Aujourd’hui, nous pourrions dire : l’histoire de toute société est l’histoire des crises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Révolution française de 1789 fut célébrée comme la fin d’un ordre. Elle n’annonçait pas une paix éternelle, mais inaugurait une série de convulsions : le Directoire, l’Empire, la Restauration, les révoltes ouvrières, mai 68, les Gilets jaunes. Le XXe siècle russe, des soviets à Poutine, n’a pas connu de répit. En Afrique, l’après-colonialisme n’a pas été un après-guerre. Il a pris les formes du néocolonialisme, du terrorisme, de la corruption, des révoltes avortées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire n’est pas un fleuve tranquille. Elle est un champ de forces contradictoires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-penser-les-crises-comme-matrice-du-progres"><strong>&nbsp;Penser les crises comme matrice du progrès</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Karl Popper, dans&nbsp;<em>La logique de la découverte scientifique</em>&nbsp;(1934), écrivait que «&nbsp;<em>toute vie est résolution de problèmes&nbsp;</em>» (Popper, 1973, p. 103), qui devient d’ailleurs plus tard le titre d’un autre de ses ouvrages. Cette phrase, simple en apparence, est le noyau dur de sa philosophie. Elle affirme que le monde n’est pas stable. Il est problématique. Et que la tâche de l’humanité n’est pas d’éliminer les crises, mais de les comprendre, les affronter, les dépasser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>La société ouverte et ses ennemis</em>, il critique les penseurs de la stabilité — Platon, Hegel, Marx — qui croyaient en une fin de l’histoire. Pour Popper, une société qui cesse de poser des problèmes est une société morte. «&nbsp;<em>Il n’y a pas de solution définitive. Il n’y a que des problèmes mieux posés&nbsp;</em>» (Popper, 1945, t. I, p. 190).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-la-dialectique-des-problemes-une-strategie-pour-l-avenir"><strong>&nbsp;La dialectique des problèmes, une stratégie pour l’avenir</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Popper ne propose pas une solution définitive aux crises. Il propose une méthode. Il faut identifier le problème, formuler des hypothèses, tester les conséquences, apprendre des erreurs. C’est une logique d’expérimentation permanente, de falsifiabilité. Et c’est cette méthode qu’il faut appliquer aux crises contemporaines : écologiques, sociales, géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas chercher à éliminer les crises, mais à créer les institutions capables de les traiter. Cela suppose une société ouverte, où la critique est non seulement permise mais valorisée. Une démocratie, pour Popper, n’est pas celle qui élit un chef providentiel, mais celle qui peut le remplacer sans effusion de sang (Popper, 1945, t. II, p. 110).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-crises-comme-horizon-du-politique"><strong>Les crises comme horizon du politique</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique ne manque pas de crises. Mais elle ne manque pas non plus de ressources critiques. L’«&nbsp;<em>arbre à palabres</em>&nbsp;», la littérature postcoloniale, les traditions de négociation sont autant d’outils pour bâtir une société ouverte. Ce qu’il faut, c’est une refondation des élites : non pas des sauveurs, mais des rationalistes critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les contextes burkinabè, malien ou nigérien, il ne suffit pas de dénoncer le terrorisme ou la pauvreté. Il faut formuler les bons problèmes : pourquoi l’État est-il faible ? Pourquoi les élites sont-elles discréditées ? Pourquoi les institutions ne sont-elles pas falsifiables ? Réponse&nbsp;: la mauvaise gouvernance entretenue pendant des décennies. Les transitions dans ces pays sont en train de changer la trajectoire de l’histoire en effectuant un travail remarquable de refondation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons nous résoudre à vivre dans un monde de crises. Mais cette résolution n’est pas résignation. Elle est une philosophie de l’action. Elle invite à une lucidité tragique et méthodique, comme celle de Popper. Elle suppose une révolution intellectuelle : faire du doute une vertu, de l’erreur une source d’apprentissage, de l’incertitude une opportunité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait donc dire que l’avenir appartient non à ceux qui prédisent les crises, mais à ceux qui les transforment en chances. Et comme Popper l’a rappelé : «&nbsp;<em>Nous ne savons jamais ce que nous faisons, car ce que nous faisons ne produit jamais ce que nous attendons&nbsp;</em>» (La société ouverte, 1945, p. 295). C’est à cela que sert la critique : à continuer de chercher malgré tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La démocratie nous met-elle réellement à l’abri des conflits ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/democratie-nous-met-elle-reellement-abri-conflits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 13:10:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[crise de valeurs sociales]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>
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<p>La démocratie plutôt saine et harmonieuse, mais dont l’exercice met à nu une société déchirée par les antagonismes, soumet au débat public, une conception hégémonique du pouvoir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph">La démocratie plutôt saine et harmonieuse, mais dont l’exercice met à nu une société déchirée par les antagonismes, soumet au débat public, une conception hégémonique du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déficit et la crise au niveau de <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B07X8362V9/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=B07X8362V9&amp;linkId=038b9656528c4413e632ddf2ef0c3e33" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’exercice de la démocratie</a>, et par là de l’exercice du pouvoir tiennent au fait que l’on ne subordonne pas le principe de légitimité au respect de la légalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3010&amp;action=edit">Extrait de « Les conférences nationales en Afrique noire » de Fabien Eboussi Boulaga : la religiosité des sociétés africaines</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différentiels sociaux représenteraient à mon sens une institution efficace, fondée sur des valeurs ou sous valeurs, tel le népotisme, une réserve de favoritisme, qu’une caste de privilégiés ne serait prête pour rien au monde à voir renverser. Une institution efficace généralement maintenue par des <a href="http://saheltribune.com/%e2%80%89mali-pouvoir-de-la-democratie-chiffonnee%e2%80%89-un-livre-sur-les-deceptions-de-la-democratie-malienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">régimes despotiques</a>, qu’une démocratie naissante, trébuchante, ne saurait démanteler. Une institution où se confondraient la relation d’exploitation et celles de domination et d’oppression. Une institution où le conflit social ne résulte plus d’un défaut d’intégration et représente plutôt un facteur d’intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principaux piliers de l’exercice de la démocratie sont la responsabilité et la culture démocratiques, ainsi que la séparation des pouvoirs</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2997&amp;action=edit">Moussa Balla Cissé sur RP média : « Le président IBK a théorisé un nouveau droit constitutionnel »</a></p>



<ul class="wp-block-list"><li>La culture démocratique est celle qui donnerait un plein droit aux institutions, et bannirait la semaison des graines d’un nouveau régime despotique, et la floraison des germes d’une nouvelle dictature.</li><li>Seul garant du respect du principe de la responsabilité démocratique est l’État de droit. L’État de droit est un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit.</li><li>La séparation des pouvoirs est la seule garante des libertés, du non-retour au despotisme, de l’équité sociale, de la démocratisation des institutions, de l’équilibre entre les différents pouvoirs</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=259&amp;action=edit">Afrique : d’une démocratie des élections à une démocratie de développement</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de mieux méditer sur la démocratisation des régimes politiques, l’institutionnalisation de la démocratie et la démocratisation des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habiba Nasraoui, enseignante universitaire à l’école Supérieure de Commerce de Tunis</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Non, le Mali n’est pas Benghazi</title>
		<link>https://saheltribune.com/non-mali-est-pas-benghazi/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/non-mali-est-pas-benghazi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 15:23:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Je ne vais pas appeler mon peuple à se rebeller contre les institutions en place. Car agir de la sorte, c’est contribuer à nuire à la stabilité de ma nation. Chose que je ne voudrais nullement. Tout ce que je souhaite, c’est le meilleur pour mon peuple dans le respect de ma constitution.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Suite à l’appel de plusieurs regroupements politico-religieux pour un grand rassemblement le vendredi 5 juin 2020, avec pour objectif la démission du président de la République, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie, prend sa plume pour dénoncer cet appel</strong>. <strong>Il le juge antidémocratique dans sa forme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le triomphe de l’iman de Badalabougou, Mahmoud Dicko et ses acolytes de la CAMAS (Coordination des Mouvements et Sympathisants de l’iman Mahmoud Dicko), du FSD (Front pour la Sauvegarde de la Démocratie) et de l’Espoir Mali Koura, est révélateur de la détérioration progressive de ma démocratie malienne. Cette situation est assimilable au triomphe du mouvement de contestation social né à Benghazi, en Libye, <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20110216-benghazi-haut-lieu-contestation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en 2011</a>. Un mouvement qui a conduit à la chute du régime en place et à la mort de Mouammar Kadhafi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1384&amp;action=edit">La laïcité : une belle architecture à conserver</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme ces hommes, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iiPiUxCGiRQ">l’imam</a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iiPiUxCGiRQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iiPiUxCGiRQ">de Badalabougou</a> et ses suiveurs n’ont rien de concret et de substantiel à proposer aux Maliens une fois que leur projet aura réussi. Il ne résultera que du chaos. La situation actuelle de la Libye en est une illustration.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Aucun projet de société</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus craintif dans cette situation est que les hommes de Dicko n’ont aucun soutien à l’étranger pour les aider à mettre ce pays sur les rails. Tous ceux-ci semblent ne rien leur dire. Tout ce qui les intéresse, c’est mettre un coup d’arrêt à la forme actuelle de notre État et Dieu seul sait au profit de quelle forme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est sûre, à l’instar des hommes de Benghazi, l’imam de Badala et ses acolytes n’ont aucun souci pour le peuple malien. Comment pourraient-ils en avoir ? Leur seul problème, c’est le chef de l’État et non pas le développement du pays. Du coup, ils n’ont aucun projet de société, meilleur que celui en vigueur, à nous proposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=859&amp;action=edit">Redéfinir la laïcité au Mali</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces hommes nous conduisent droit vers le chaos. Certes, ils le font avec l’accompagnement des frustrés du régime. Ils seront rejoints par les hommes et les femmes qui n’aspirent qu’au changement. Mais cela ne doit nullement nous tromper. Car ils ont des desseins mal sains. Ils sont ingrats de propre sort.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>L’échec passera par là</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il convient de noter qu’à la différence des hommes de Benghazi, l’imam et ses béni-oui-oui vont échouer dans leur projet chaotique. Ils trouveront des hommes et des femmes sur leur chemin qui vont les empêcher d’y arriver. Outre cela, ils ne manqueront pas de rencontrer l’opposition de toute une masse à leur projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme les hommes de Benghazi, ils ne sont tributaires que de leur cupidité, de leur manque de culture démocratique. En plus, ils sont suivis par des hommes et des femmes qui ne savent nullement discerner le vrai du faux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2290&amp;action=edit">Mali : le HCI a réussi à se faire accueillir par le président de la République</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’imam et ses hommes oublient sûrement, c’est qu’à la différence des hommes de Libye, leur nation n’est pas hybride, leur peuple a des valeurs en commun. Le Mali n’est pas divisé en tribu.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Convergence de vue</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, comme admet un proverbe bambara&nbsp;<em>« même si tu as le lapin comme ennemi, il faut quand même reconnaitre qu’il court vite »</em>. En effet, comme l’imam de Badala et ses acolytes, je ne partage pas la manière dont mon pays est dirigé. Face aux injustices que subissent les pauvres du Mali, je partage leur activisme. Le changement reste mon souhait le plus ardent. Parce que je me rends compte aussi que l’État a failli sur divers plans. Si j’ai une ambition aujourd’hui, c’est de voir nos conditions de vie matérielle s’améliorer.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Plus démocrate que ces hommes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, à la différence de Dicko et ses hommes politiques, je suis démocrate au sens athénien du terme. À ce titre, je ne vais pas appeler mon peuple à se rebeller contre les institutions en place. Car agir de la sorte, c’est contribuer à nuire à la stabilité de ma nation. Chose que je ne voudrais nullement. Tout ce que je souhaite, c’est le meilleur pour mon peuple dans le respect de ma constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1513&amp;action=edit">Zéni Traoré, jeune auteure de « Prénoms bambara » : « Les prénoms bambara sont aussi des principes de laïcité qu’il importe de préserver »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’instar de ces hommes, beaucoup se disent ambitieux du pays, mais au finish ils acceptent une contrepartie pour se taire. Mais, moi, mon combat n’est pas personnel. Il est, comme je l’ai dit, pour le bien de toute la nation. C’est pourquoi je ne peux pas m’acharner contre la personne du chef de l’État. Mon bon sens ne peut pas accepter que je sorte dans la rue pour exiger le départ d’un chef de l’État démocratiquement élu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors de tous ces aspects, il convient de vous notifier un autre point de divergence de vues entre ces gens et moi. En effet, à la différence d’eux, je n’imposerai pas mon point de vue à personne. Car, tout compte fait, je reste convaincu qu’il y a encore des hommes et des femmes dignes dans les différents services de nos institutions. Enfin, je ne blâme pas ceux qui s’opposent à moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous laisse le soin de bien méditer mon point de vue qui n’est nullement une leçon de morale. Mais simplement le point de vue d’un simple citoyen et de surcroit d’un nihiliste en puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CISSÉ Mikaïlou, le nihiliste en puissance</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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