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	<title>Archives des Insécurité &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Insécurité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Burkina Faso, les autorités de transition dissout l’ensemble des partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:40:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le décret de dissolution des partis politiques au Burkina Faso marque un tournant décisif dans la politique du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a franchi une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 29 janvier 2026, son gouvernement a adopté un décret portant dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays, ainsi qu’un projet de loi abrogeant les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement et le statut du chef de file de l’opposition.</em></strong></p>



<p>L’annonce a été faite par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. La décision, présentée comme majeure par les autorités, s’inscrit selon elles dans le cadre du processus de « <em>refondation de l’État </em>» engagé depuis le coup d’État de septembre 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-diagnostic-severe-du-systeme-partisan"><strong>Un « diagnostic » sévère du système partisan</strong></h2>



<p>Le ministre d’État, ministre de l’administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, a justifié cette mesure par les conclusions d’un audit du système partisan burkinabè. « <em>Cette grande et importante décision fait suite à un diagnostic profond du système des partis politiques, qui a relevé de nombreuses dérives dans l’application du régime juridique en vigueur</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p>Selon le gouvernement, la multiplication des partis a favorisé «<em> la division des citoyens</em> » et contribué à fragiliser le tissu social, dans un pays confronté depuis plusieurs années à une insécurité persistante liée aux groupes armés terroristes. La dissolution est ainsi présentée comme un moyen de restaurer l’unité nationale et de renforcer la cohérence de l’action publique.</p>



<p>Le décret prévoit également que le patrimoine des partis dissous soit transféré à l’État. Les projets de loi relatifs à l’abrogation des textes existants doivent être transmis dans les prochains jours à l’Assemblée législative de transition (ALT), organe mis en place par les autorités militaires pour remplacer le Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-redefinition-du-jeu-politique"><strong>Vers une redéfinition du jeu politique</strong></h2>



<p>Cette décision marque une rupture radicale avec le pluralisme politique instauré au Burkina Faso depuis la fin du régime de Blaise Compaoré en 2014. Elle s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays du Sahel.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a multiplié les discours appelant à une transformation profonde de l’État et des institutions, jugées inadaptées aux défis actuels. La suspension puis la dissolution des partis politiques traduisent une volonté de rompre avec ce que les autorités qualifient de « <em>démocratie formelle </em>» au profit d’un modèle présenté comme plus enraciné dans les réalités nationales.</p>



<p>En attendant l’examen des projets de loi par l’Assemblée législative de transition, le pays entre dans une phase inédite de son histoire politique : celle d’un État sans partis, placé sous l’autorité des autorités de la transition qui entendent refonder la gouvernance pour plus d’unité nationale et aussi la lutte contre l’insécurité.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel: Quand les tableaux noirs deviennent des champs de bataille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:55:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'éducation en péril au Sahel : une bataille pour l'avenir des enfants restés sans école au cœur du conflit.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Sous un soleil de plomb et la poussière rouge du Sahel, une autre guerre se joue loin des fronts : celle de l’éducation perdue. Dans de vastes zones du Mali, du Niger et du Burkina Faso, les écoles restent closes, les pupitres vides, les enfants livrés à la survie. Privés de savoir, ils deviennent la proie facile de la misère et de la violence. À l’heure où les armes dictent la loi, la véritable bataille du Sahel pourrait bien se jouer dans les classes désertées : celle pour l’avenir d’une génération condamnée à grandir sans école.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Dans l’espace AES, une crise discrète mais décisive se joue à bas bruit, loin des champs de bataille et des colonnes armées. Elle n’a ni le fracas des fronts ni la brutalité des attaques, mais ses conséquences risquent d’être plus profondes que celles des armes. Cette crise, c’est la fermeture prolongée des écoles — une tragédie silencieuse qui, dans certaines régions du Sahel, dure depuis des années. Là où l’école s’éteint, c’est toute la charpente sociale, culturelle et morale qui se fissure.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-enfants-premieres-victimes-du-chaos-sahelien"><strong>Les enfants, premières victimes du chaos sahélien</strong><strong></strong></h3>



<p>Le Sahel demeure aujourd’hui l’un des épicentres du terrorisme mondial, concentrant plus de la moitié des décès liés à la violence extrémiste à l’échelle internationale. Dans cette région sous tension, les enfants sont les premières victimes : déplacés, traumatisés, privés d’instruction et d’avenir. Dans de nombreux villages, les salles de classe sont désertées depuis longtemps. Les enseignants ont fui les menaces, les bâtiments sont abandonnés, les pupitres recouverts de poussière. Pour des milliers d’enfants, l’année scolaire n’existe plus que comme un souvenir lointain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-triple-silence-familles-etat-et-societe"><strong>Le triple silence : familles, État et société</strong><strong></strong></h3>



<p>Privés de classe, les enfants deviennent main-d’œuvre : ils gardent le bétail, puisent l’eau, travaillent aux champs, vendent au marché. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité imposée par la survie. On dit souvent qu’ils sont « occupés pour éviter l’oisiveté », mais cette occupation a un coût invisible : celui de leur enfance perdue. À la campagne, quand les adultes s’absentent, les enfants assument des tâches d’adultes, grandissant trop vite dans un monde sans repères éducatifs.</p>



<p>Beaucoup sont confiés à l’enseignement coranique ambulant — une tradition respectée, certes, mais parfois dévoyée. Certains maîtres perpétuent la vocation spirituelle, d’autres exploitent les enfants comme source de revenu. Entre piété et précarité, l’enfance s’y dissout.</p>



<p>Livrés à eux-mêmes, exposés à la faim, aux abus, aux maladies, ces enfants survivent dans les rues des grandes villes. Ce drame prospère sur un triple silence : celui des familles, impuissantes ; celui d’un État débordé ; celui d’une société résignée. Peu à peu, l’anormal devient ordinaire. Et dans ce vide éducatif et affectif, les groupes armés s’engouffrent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-enfants-sans-ecole-aux-jeunes-combattants"><strong>Des enfants sans école aux jeunes combattants</strong><strong></strong></h3>



<p>Les enfants déscolarisés deviennent les recrues naturelles des milices et des groupes terroristes. Non par conviction, mais par absence d’alternative. Leurs rangs sont remplis d’adolescents sans repères, d’anciens talibés détournés de leur vocation religieuse, d’enfants des rues happés par la promesse d’un repas ou d’un semblant de fraternité. Ce cycle infernal nourrit une spirale de violence qui se perpétue de génération en génération.</p>



<p>Les attaques, les déplacements forcés, l’insécurité ont produit des milliers d’orphelins. Certains errent, d’autres vivent dans des familles d’accueil improvisées. Sans cadre ni affection stable, ils deviennent les proies d’abus, d’exploitation domestique, ou de recrutement par des groupes armés. C’est une génération qui grandit dans l’absence — absence de sécurité, d’éducation, d’amour.</p>



<p>La crise éducative sahélienne n’est pas seulement administrative : elle est morale, culturelle et civilisationnelle. Les familles, acculées par la pauvreté, font des choix de survie. L’État, garant du droit à l’éducation, doit maintenir l’école ouverte même dans l’adversité. La société doit rompre le silence et considérer chaque enfant vulnérable comme un signal d’alarme collectif. Les leaders communautaires et religieux, enfin, ont le devoir de protéger l’enfance et de préserver les valeurs éducatives originelles de l’islam et des traditions africaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-proteger-l-ecole-c-est-defendre-la-souverainete"><strong>Protéger l’école, c’est défendre la souveraineté</strong><strong></strong></h3>



<p>L’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage du lire, écrire et compter. C’est un espace de transmission du sens, de la conscience, du vivre-ensemble. Quand elle disparaît, c’est l’âme du pays qui s’étiole. Le Sahel se trouve aujourd’hui à un tournant historique : choisira-t-il de perdre une génération dans la violence et l’ignorance, ou de protéger ses enfants pour bâtir un avenir stable ?</p>



<p>Un peuple se juge à la façon dont il protège son enfance. Dans le Sahel, préserver l’école, c’est résister. Les armes peuvent repousser l’ennemi un temps ; seule l’éducation peut vaincre durablement l’obscurité. Protéger l’école, c’est protéger la souveraineté — et donc, sauver l’avenir du Sahel.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cameroun : Paul Biya, 92 ans, se porte candidat à un huitième mandat présidentiel </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 10:12:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Paul Biya candidat à l'élection présidentielle de 2025, annonce sa décision après de nombreux appels des régions du Cameroun.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le président camerounais Paul Biya a annoncé ce lundi 14 juillet 2025 sa candidature à l’élection présidentielle prévue pour le 12 octobre prochain. Âgé de 92 ans, il est actuellement le plus vieux chef d’État en exercice dans le monde. Il dirige le Cameroun depuis 1982 et souhaite briguer un huitième mandat de sept ans.</em></strong></p>



<p>Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Paul Biya a déclaré avoir pris cette décision après avoir entendu ce qu’il appelle «&nbsp;<em>les appels nombreux et insistants des dix régions de notre pays et de la diaspora</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre</em>&nbsp;», a-t-il affirmé, avant d’ajouter : «&nbsp;<em>Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la hauteur des défis importants auxquels nous sommes confrontés.</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette annonce était attendue par certains observateurs de la vie politique camerounaise, notamment après son discours de fin d’année 2024. À cette occasion, le président avait remercié ses compatriotes pour leur soutien et avait parlé de 2025 comme d’une année pleine de défis. Il avait aussi exprimé sa volonté de continuer à servir le Cameroun et de «&nbsp;<em>transformer les défis en opportunités&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pouvoir-de-plus-de-40-ans-conteste"><strong>Un pouvoir de plus de 40 ans contesté</strong></h2>



<p>Paul Biya est à la tête du Cameroun depuis plus de 43 ans. Pendant toutes ces années, il n’a jamais perdu une élection présidentielle. Si son huitième mandat est validé par les urnes, il atteindra presque l’âge de 100 ans à la fin de celui-ci. Mais son long règne n’est pas sans critiques.</p>



<p>Beaucoup de Camerounais dénoncent la corruption, les détournements de fonds publics, la mauvaise gouvernance et les difficultés à faire face aux problèmes de sécurité. Le pays fait face à une crise séparatiste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des groupes armés réclament l’indépendance. Dans l’Extrême-Nord, ce sont les attaques djihadistes qui perturbent la vie des habitants. Ces conflits ont poussé des milliers de personnes à fuir leur domicile.</p>



<p>En plus de ces crises, le Cameroun connaît un fort taux de chômage, une hausse du coût de la vie, et des tensions sociales grandissantes. De nombreux citoyens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, demandent à Paul Biya de passer la main à une nouvelle génération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-proches-quittent-le-navire"><strong>Des proches quittent le navire</strong></h2>



<p>À quatre mois de l’élection, certains anciens alliés du président ont décidé de se présenter eux aussi. C’est le cas d’Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et fidèle compagnon de Biya. Il a démissionné du gouvernement le 24 juin 2025. Dans une déclaration, il a affirmé que le régime avait «&nbsp;<em>trahi</em>&nbsp;» la confiance du peuple camerounais. Il a annoncé sa candidature et a rejoint un parti rival.</p>



<p>Quelques jours plus tard, le 28 juin, un autre fidèle, Bello Bouba Maigari, ministre du Tourisme et compagnon politique de longue date, a aussi déclaré sa candidature. Tous deux sont originaires des régions du Nord du pays, qui ont longtemps été des zones stratégiques pour les victoires électorales de Biya. Leur départ pourrait fragiliser la base électorale du président sortant dans cette partie du Cameroun.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-active"><strong>Une opposition active</strong></h2>



<p>Du côté de l’opposition, le principal rival de Biya en 2018, Maurice Kamto, devrait aussi être candidat. Cet ancien ministre délégué à la Justice avait terminé officiellement deuxième lors de la dernière élection présidentielle. Il avait contesté les résultats et passé neuf mois en prison, accusé d’insurrection après des manifestations organisées par ses partisans. Kamto avait dénoncé des fraudes et affirmé que la victoire avait été volée. Les autorités avaient nié ces accusations.</p>



<p>Lors d’un séjour à Paris en juin dernier, Maurice Kamto a surpris en déclarant qu’il protégerait Paul Biya et sa famille s’il remportait l’élection. Ce message visait sans doute à rassurer certains membres du régime et à apaiser les tensions politiques.</p>



<p>Malgré les appels au changement, Paul Biya reste convaincu qu’il est le mieux placé pour diriger le pays. «&nbsp;<em>Nous continuerons, ensemble, notre marche vers le progrès, dans la sécurité et la paix&nbsp;</em>», a-t-il déclaré dans son message à la nation.</p>



<p>L’élection présidentielle d’octobre 2025 s’annonce donc comme un moment clé pour l’avenir du Cameroun, dans un contexte politique fragile et incertain.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Tenir debout dans la poussière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 10:24:25 +0000</pubDate>
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<p>La crise sécuritaire au Mali comme une lutte pour l'humanité. Découvrez les témoignages poignants des villages touchés par la violence.</p>
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<p><strong><em>À Diallassagou, Bankass ou Guiré, les balles sifflent et les silences pèsent. Pourtant, au milieu de la peur et du chaos, l’État malien tente de rester debout. Dans cette analyse intime, Mikailou Cissé, professeur de philosophe au niveau de l&rsquo;enseignement secondaire général, explore, souvent une dose de fiction,  la guerre non pas comme affrontement militaire, mais comme lutte pour préserver l’humanité, la parole et l’espoir dans les villages oubliés.</em></strong></p>



<p>Il y a des villages où le silence ne repose pas&nbsp;: il pèse. Diallassagou, Toguéré-Coumbé, Guiré… Des noms qu’on entend dans les journaux, associés à des bilans, à des chiffres. Mais derrière chaque nom, il y a une place vidée, une mosquée à moitié détruite, un puits abandonné. Et toujours cette même question&nbsp;: comment continuer à vivre, quand tout semble s’effondrer autour ?</p>



<p>Je suis allé dans ces villages. Pas pour faire un reportage. Pour comprendre ce qui fait qu’on reste. Ce qui fait qu’on croit encore. Ce qui pousse des femmes à planter du mil malgré les fusils au loin, des hommes à garder les troupeaux même quand les sentiers ne sont plus sûrs. Ce que j’ai vu, ce n’est pas de l’héroïsme. C’est une forme de courage plus discret&nbsp;: celui de ceux qui restent quand tous les repères tombent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-etat-se-bat-pour-rester-present"><strong>Quand l’État se bat pour rester présent</strong></h3>



<p>L’État malien n’a pas disparu. Il ne fait pas de miracles. Mais il reste là. À travers ses soldats, qui parfois ne dorment pas trois nuits de suite. À travers ces convois qui ravitaillent les zones les plus reculées. À travers ces agents de santé, ces enseignants, ces préfets qui tiennent malgré tout. Parfois sous menace. Parfois seuls. Mais ils tiennent.</p>



<p>J’ai parlé à une infirmière à Bankass. Fatimata. Elle m’a dit&nbsp;: « <em>J’ai voulu partir. Trois fois. Et puis j’ai vu que les enfants n’avaient personne d’autre. Alors je suis restée. </em>» Son centre de santé a été ravitaillé la semaine dernière. Pas assez, mais c’est déjà ça. Grâce à l’armée. Grâce à l’organisation des autorités locales. Ce ne sont pas de grandes victoires, mais c’est la preuve qu’on avance.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-n-est-plus-une-guerre-c-est-un-oubli-organise"><strong>La guerre n’est plus une guerre. C’est un oubli organisé</strong></h3>



<p>Ce que nous vivons, ce n’est pas seulement une guerre. C’est un effacement. Les groupes djihadistes ne viennent pas conquérir. Ils viennent effacer&nbsp;: les écoles, les marchés, les souvenirs. Ils sèment la peur, ils interdisent les fêtes, ils dictent des règles absurdes. Et puis ils disparaissent. Jusqu’à la prochaine attaque.</p>



<p>Mais ce qui est plus dangereux que les armes, c’est ce qu’ils laissent&nbsp;: le doute. L’impression que rien ne changera. C’est là que l’État doit être fort. Pas seulement par la force, mais par la parole. Par l’écoute. Par la réparation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-soldats-jeunes-epuises-mais-debout"><strong>Des soldats jeunes, épuisés, mais debout</strong></h3>



<p>J’ai vu des soldats. Souvent très jeunes. Ils n’ont pas de grandes phrases. Mais ils m’ont parlé de leurs mères, de leurs villages. L’un m’a dit&nbsp;: « <em>Je suis ici pour que ma sœur puisse continuer à vendre au marché.</em> » Ce n’est pas de la politique. C’est de l’amour. C’est cela, la vraie raison de leur engagement.</p>



<p>Oui, certains sont tombés. Trop. Mais d’autres sont là. Et ils demandent juste à ce qu’on ne les oublie pas. À ce qu’on comprenne que derrière chaque opération, chaque patrouille, il y a un être humain qui veut rentrer vivant.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-redonner-du-sens"><strong>Redonner du sens</strong></h3>



<p>Les autorités maliennes, dans ce contexte, tentent de recoudre un tissu déchiré. Ce n’est pas parfait. C’est lent. Mais c’est réel. Et c’est visible. Chaque poste reconstruit, chaque école rouverte, chaque fonctionnaire qui retourne dans sa bourgade natale, est une victoire.</p>



<p>Je ne veux pas conclure avec des chiffres. Ce serait trahir ce que j’ai vu. Je veux conclure avec cette image&nbsp;: une vieille femme, à Diallassagou, qui arrose encore ses plants de gombo, malgré tout. « <em>Même s’ils reviennent demain, je ne vais pas les laisser mourir </em>», m’a-t-elle dit. Elle parlait de ses plantes. Mais aussi, je crois, de son pays.</p>



<p>Il n’y a pas de paix simple. Mais il y a une chose qui ne meurt pas&nbsp;: la volonté de rester debout. Et c’est là que se joue la véritable bataille du Mali.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>



<p></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigeria : 10 000 morts, des villages rayés de la carte, des soldats accusés — le chaos d’un État en déroute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 06:56:20 +0000</pubDate>
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<p>Un regard sur la crise sécuritaire au Nigeria : des villages détruits, des soldats corrompus, une nation en danger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dix mille morts en deux ans. Des soldats qui vendent leurs armes aux terroristes. Des villages entiers disparus sous les flammes. Au Nigeria, ce ne sont plus seulement les marges de l’État qui vacillent, mais son cœur même. Une descente aux enfers que les promesses de Bola Tinubu n’ont pu enrayer — pour l’instant.</em></strong></p>



<p>Bénin City, Abuja, Jos ou Maiduguri : les noms changent, l’hémorragie demeure. Dans le Nigeria de Bola Tinubu, la réalité n’a rien d’un conte fédéral, mais plutôt d’une chronique d’un effondrement annoncé — et ininterrompu.</p>



<p>Le 29 mai 2025, Amnesty International a rendu publique une enquête glaçante : plus de 10 000 Nigérians ont perdu la vie en deux ans, victimes des exactions de groupes terroristes, de bandes armées, et de milices sans foi ni loi. Un chiffre brut. Mais derrière les statistiques, des villages entiers effacés de la carte, des enfants enlevés, des puits dynamités, des écoles devenues ruines, des chefs traditionnels assassinés. Le Nigeria est à la peine, et l’État semble parfois aux abonnés absents.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-carte-du-desastre"><strong>Une carte du désastre</strong></h3>



<p>Benue, Plateau, Zamfara… Le centre du Nigeria, longtemps tampon entre les franges musulmanes du nord et les bastions chrétiens du sud, est devenu le théâtre d’une guerre sans front. Dans ces zones jadis prospères, Amnesty dénombre près de 6 900 morts dans le seul État de Benue, 2 600 dans celui du Plateau. Avril dernier, ce sont plus de 150 personnes qui ont été massacrées en quelques jours — dans une indifférence officielle qui confine au cynisme.</p>



<p>Les groupes armés ne se contentent plus de tuer. Ils imposent des taxes, organisent des enlèvements, détruisent tout symbole d’ordre ou de présence républicaine. Les routes sont devenues impraticables, les campagnes désertées, la peur généralisée. Et les armes ? Elles ne manquent pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-trahison-dans-les-rangs"><strong>La trahison dans les rangs</strong></h3>



<p>Le pire ? Il ne vient pas forcément d’en face. Il est dans les rangs mêmes de ceux censés défendre la République. Ce mercredi, l’armée nigériane a révélé l’arrestation de 18 soldats, 15 policiers mobiles et huit civils, accusés de collusion avec les groupes jihadistes. Certains, pour quelques poignées de billets, détournaient des munitions, vendaient des fusils, informaient les terroristes. L’un des officiers arrêtés aurait même conclu un pacte secret avec une cellule de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Trahison à l’uniforme, effondrement de la confiance, cancer de la corruption militaire<em>.</em></p>



<p>«&nbsp;<em>À ce jour, 18 soldats, 15 policiers mobiles et huit civils, dont un chef traditionnel, ont été arrêtés</em>&nbsp;», a déclaré Ademola Owolana, porte-parole de l’armée. L’aveu est brutal : 20 % des armes utilisées par les jihadistes du Sahel proviendraient de raids contre des bases militaire<em>s</em>, selon le Conflict Armament Research (CAR). Une partie vient aussi de ces ventes internes, de ces circuits souterrains qui alimentent le monstre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tinubu-au-pied-du-mur"><strong>Tinubu au pied du mur</strong></h3>



<p>Que fait le pouvoir ? Isa Sanusi, directeur d’Amnesty International au Nigeria, l’affirme :&nbsp;<em>« Les mesures de sécurité du président Tinubu ne fonctionnent tout simplement pas »</em>. Le chef de l’État, qui avait promis en 2023 de faire de la lutte contre l’insécurité une priorité, voit aujourd’hui son image écornée par cette vague de sang incontrôlable. Les déclarations ne suffisent plus. Les Nigérians attendent des actes, une stratégie, une ligne de front. Pas des condamnations générales ou des visites ministérielles expéditives.</p>



<p>Car ce qui se joue au Nigéria, ce n’est pas seulement la sécurité des villages reculés du centre ou du nord-est. C’est l’avenir de la première économie d’Afrique, de son État fédéral, de son unité territoriale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-poudriere-au-coeur-de-l-afrique-de-l-ouest"><strong>Une poudrière au cœur de l’Afrique de l’Ouest</strong></h3>



<p>Le Nigeria n’est pas un pays comme les autres. Il est la colonne vertébrale du Golfe de Guinée. S’il tombe, c’est toute la région qui s’en ressentira. Déjà, les ramifications des terroristes nigérians traversent les frontières, contaminent le Niger, le Bénin, parfois même le Cameroun et le Tchad. Le feu ne connaît pas les lignes sur les cartes.</p>



<p>Dans ce contexte, le silence — ou pire, l’inefficacité — est un luxe que la présidence Tinubu ne peut plus se permettre. À défaut de gouverner par la prospérité, il lui faut aujourd’hui gouverner par la sécurité. Ou céder le terrain.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tour cycliste du Mali : quand le sport défie l’insécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 21:44:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors que le Mali s’efforce de reprendre pied sur la scène sportive et internationale, un incident armé est venu troubler, sans le faire chavirer, la deuxième étape du Tour cycliste national. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le Mali s’efforce de reprendre pied sur la scène sportive et internationale, un incident armé est venu troubler, sans le faire chavirer, la deuxième étape du Tour cycliste national. À douze kilomètres de l’arrivée, des coups de feu rappellent qu’ici, le sport n’échappe jamais tout à fait au tumulte. Mais sur la route de Nièna, dans la région de Sikasso, c’est aussi une leçon de résilience que les coureurs ont donnée.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Ce devait être une simple étape de course, une célébration sportive traversant les terres rouges du sud du Mali. Ce lundi 14 avril, la deuxième étape du Tour cycliste national, entre Sikasso et Nièna, a pourtant failli virer au drame. À 12 kilomètres de l’arrivée, des tirs éclatent en bordure de route. Panique, stupeur, mais aucune victime. L’armée malienne, présente sur le parcours, intervient avec célérité. Un suspect est interpellé. L’incident, aussi bref que symbolique, souligne une fois de plus la coexistence troublée entre l’élan de la normalité et les soubresauts d’un pays en guerre larvée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un Mali qui tient debout, qui accueille, qui résiste par les symboles</strong></h3>



<p>La Fédération malienne de cyclisme, dans un communiqué au ton rassurant, a évoqué un «&nbsp;<em>incident sans victime</em>&nbsp;» et affirmé que «&nbsp;<em>toutes les mesures de sécurité nécessaires&nbsp;</em>» avaient été prises. L’étape s’est poursuivie, comme si rien ne s’était passé, fidèle à cette résilience que les Maliens pratiquent désormais quotidiennement : continuer malgré tout. Mais que faut-il lire entre les lignes ?</p>



<p>Il faut, d’abord, mesurer la portée du symbole. A l’instant où des cyclistes venus de plusieurs pays franchissent les villages du sud malien, un groupe armé tente de faire irruption dans l’espace public. Non pas pour tuer, cette fois – ou pas encore –, mais pour troubler, interrompre, perturber. Comme une manière d’affirmer que le bruit des balles ne cède jamais tout à fait sa place à celui des roues.</p>



<p>Ensuite, il faut s’interroger sur ce que cet acte dit de l’état du territoire. Sikasso, Nièna, ces noms renvoient à une zone réputée plus calme que le centre ou le nord du pays. Et pourtant, c’est là, sur une route supposément sécurisée, qu’un incident éclate. L’espace du sport devient, par la force des choses, un champ d’affirmation de l’autorité de l’État. En sécurisant l’étape, l’armée malienne n’a pas seulement protégé une course cycliste. Elle a protégé un récit, celui d’un Mali qui tient debout, qui accueille, qui résiste par les symboles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le peloton a résisté</strong></h3>



<p>Un détail en dit long, la compétition a continué. Les coureurs ont franchi la ligne d’arrivée, les journalistes ont relaté la performance, et la Fédération a diffusé ses messages d’apaisement. Comme si, dans cette persistance du rituel sportif, résidait une part de l’orgueil national. Oui, des hommes armés ont tiré. Non, ils n’ont pas arrêté le Tour. L’incident, maîtrisé, devient alors le revers – furtif, contenu – d’une médaille plus grande : celle d’un pays qui tente, envers et contre tout, de rester lui-même.</p>



<p>Dans un Mali qui cherche des repères entre transitions, tensions et aspirations collectives, le Tour cycliste n’est pas qu’un événement sportif. Il est, désormais, une ligne de front symbolique. Entre ce qui menace et ce qui rassemble. Entre ce qui effraie et ce qui fait tenir. Ce jour-là, entre Sikasso et Nièna, le peloton n’a pas seulement avancé. Il a résisté.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : quand la désinformation menace la cohésion sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 14:55:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Capitaine Ibrahim Traoré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p> Le gouvernement Burkinabé a récemment dénoncé une campagne massive de désinformation, orchestrée à travers les réseaux sociaux, visant à discréditer les forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Burkina Faso, la guerre contre le terrorisme se joue aussi sur le terrain de l’information. Le gouvernement a récemment dénoncé une campagne massive de désinformation, orchestrée à travers les réseaux sociaux, visant à discréditer les forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Tout est parti des événements survenus à Solenzo, dans la région de la Boucle du Mouhoun, où une attaque terroriste contre un poste avancé des VDP a été repoussée le 10 mars dernier. Dans la contre-offensive, les forces burkinabè ont démantelé une base ennemie dans la forêt voisine, y découvrant des familles utilisées comme boucliers humains par les terroristes. C’est précisément cet épisode qui a été détourné sur les réseaux sociaux, transformé en un récit accusateur contre les forces de l’ordre.</p>



<p>D’après le gouvernement, les images et informations circulant en ligne sont manipulées pour semer la discorde et attiser les tensions communautaires. Cette stratégie insidieuse, souvent orchestrée par des officines aux intérêts obscurs, cherche à freiner les efforts de reconquête du territoire national. L’objectif ? Opposer les populations aux autorités et saper la dynamique de restauration de la sécurité.</p>



<p>Face à cette menace invisible mais pernicieuse, les autorités appellent la population à la vigilance et à ne pas tomber dans le piège des «&nbsp;<em>média-mensonges</em>&nbsp;». Elles réaffirment leur engagement pour un Burkina de paix et de sécurité, où l’unité nationale reste le rempart ultime contre toutes les formes de subversion.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel, entre terrorisme et guerre d’influence entre grandes puissances </title>
		<link>https://saheltribune.com/le-sahel-entre-terrorisme-et-guerre-dinfluence-entre-grandes-puissances/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Sahel demeure l’épicentre du terrorisme mondial, où conflits, rivalités géopolitiques et exploitation des ressources alimentent une violence sans fin, mettant en péril la stabilité de toute la région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Sahel demeure l’épicentre du terrorisme mondial, où conflits, rivalités géopolitiques et exploitation des ressources alimentent une violence sans fin, mettant en péril la stabilité de toute la région.</em></strong></p>



<p><em>L’Indice mondial du terrorisme 2025</em> dresse un tableau alarmant. Le Sahel demeure la région la plus touchée par le terrorisme, concentrant plus de la moitié des décès liés aux attaques djihadistes dans le monde. Le Burkina Faso, bien qu’ayant enregistré une légère baisse du nombre d’attaques, reste le pays le plus meurtrier en matière de terrorisme, représentant un cinquième des décès globaux. Pendant ce temps, le Niger subit une explosion de la violence terroriste, avec une hausse de 94 % des morts en une seule année.</p>



<p>Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus complexe&nbsp;: un choc des influences où se croisent luttes de pouvoir, réorientations géopolitiques et exploitation des ressources naturelles. La France, longtemps puissance dominante dans la région, replie ses troupes, laissant un vide rapidement comblé par la Russie et la Chine, qui cherchent à redéfinir le rapport de force au Sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un terrain miné par la guerre et l’instabilité politique</strong></h3>



<p>Depuis plus d’une décennie, le Sahel est devenu le théâtre d’une guerre asymétrique, où s’opposent groupes djihadistes, forces armées nationales et des formateurs étrangers étrangers. L’État islamique au Sahel (EIS), autrefois affaibli, se réorganise et étend son emprise, tandis que le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, poursuit son offensive contre les États fragiles de la région.</p>



<p>Les militaires au pouvoir à Bamako, Ouagadougou et Niamey ont fait de la lutte antiterroriste une priorité, rompant avec les Anciennes Alliances et misant sur de nouveaux partenariats. L’arrivée des forces russes marque une rupture stratégique majeure, notamment avec le départ des troupes françaises, en 2022 et de la mission onusienne MINUSMA du Mali, en décembre 2023.</p>



<p>Cependant, les résultats de ces nouveaux choix restent mitigés. Si le nombre d’attaques au Burkina Faso a légèrement diminué, les groupes terroristes se déplacent et renforcent leur présence dans d’autres pays, notamment au Niger et au Togo, qui a connu sa pire année en matière de terrorisme depuis la création de l’indice mondial du terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’or et l’uranium, carburants du terrorisme au Sahel</strong></h3>



<p>Le terrorisme au Sahel n’est pas uniquement motivé par une idéologie religieuse radicale. Les ressources naturelles de la région sont devenues un enjeu stratégique majeur, alimentant le chaos et attirant toutes sortes d’acteurs, des États aux groupes armés en passant par les multinationales.</p>



<p>L’or du Mali et du Burkina Faso, l’uranium du Niger sont au cœur des convoitises. Les groupes djihadistes contrôlent plusieurs sites miniers artisanaux, générant des millions de dollars de revenus grâce aux taxes illégales imposées aux travailleurs. Cette manne financière leur permet d’acheter des armes, de recruter et de financer leur expansion.</p>



<p>À cela s’ajoute le réalignement des puissances étrangères&nbsp;: la Russie consolide sa présence militaire, tandis que la Chine investit dans l’exploitation minière et les infrastructures, posant ainsi les bases d’une influence durable dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel avenir pour le Sahel ?</strong></h3>



<p>L’échec des stratégies militaires conventionnelles dans la région prouve que la guerre contre le terrorisme ne peut être uniquement une affaire de bombes et de fusils. L’instabilité politique, la pauvreté, l’absence d’accès aux services de base et l’exploitation des ressources naturelles par des acteurs extérieurs continuent de nourrir le cycle de la violence.</p>



<p>Tant que les États sahéliens resteront structurellement fragiles, incapables de répondre aux besoins de leurs populations, les groupes djihadistes auront toujours un terrain fertile pour recruter et se renforcer. Le départ de la France et l’arrivée d’autres acteurs ne changent pas la donne si les causes profondes du terrorisme ne sont pas adressées.</p>



<p>Le Sahel brûle, et le monde regarde. Mais combien de temps encore avant que les flammes ne se propagent bien au-delà de la région ?</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’écran, nouvelle arme des groupes terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande, transformant la radicalisation en un phénomène numérique insaisissable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande, transformant la radicalisation en un phénomène numérique insaisissable.</em></strong></p>



<p>Si le terrorisme au Sahel repose sur des causes profondes — pauvreté, conflits ethniques, effondrement des États —, il s’adapte aussi aux évolutions technologiques. Les djihadistes d’aujourd’hui n’ont plus besoin de recruter dans les mosquées ou les camps d’entrainement. Un smartphone et une connexion internet suffisent. Le dernier&nbsp;<em>Indice mondial du terrorisme&nbsp;2025</em>&nbsp;met en lumière une mutation profonde du processus de radicalisation, alimentée par l’intelligence artificielle, les cryptomonnaies et les plateformes numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’algorithme, nouvelle arme du terrorisme</strong></h3>



<p>La radicalisation n’a jamais été aussi rapide. Selon le rapport, « <em>la majorité des attentats en Occident sont désormais perpétrés par des individus sans affiliation formelle à un groupe, qui se radicalisent via les réseaux sociaux, les plateformes de jeux et les applications de messagerie cryptées. </em>» Le passage à une radicalisation en ligne permet aux terroristes potentiels d’accéder à des contenus extrémistes et de s’organiser avec un minimum de contacts physiques.</p>



<p>Ce phénomène s’observe aussi bien en Europe qu’en Afrique de l’Ouest, où des jeunes sont ciblés par des contenus extrémistes adaptés à leur réalité locale. « <em>L’ISK a considérablement développé son arsenal numérique, produisant des contenus vidéos améliorés par l’IA et des magazines en ligne sophistiqués en plusieurs langues.</em> »</p>



<p>Les groupes djihadistes exploitent les recommandations automatiques des réseaux sociaux, où chaque clic sur une vidéo radicale en entraîne une autre, toujours plus extrême. L’objectif ? Créer un effet d’enfermement idéologique, où l’utilisateur est progressivement exposé à une vision du monde où la violence devient légitime.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cryptomonnaies et financement occulte du djihadisme</strong></h3>



<p>Autre outil technologique au service des terroristes&nbsp;: les cryptomonnaies. Les canaux traditionnels de financement devenant de plus en plus surveillés, les groupes djihadistes se tournent vers des transactions anonymes en Bitcoin et autres monnaies virtuelles.</p>



<p>Le rapport souligne ainsi que « <em>les organisations terroristes utilisent les cryptomonnaies pour collecter des fonds, tout en exploitant l’IA pour créer une propagande localisée visant des cibles étrangères. </em>»</p>



<p>Au Sahel, où les systèmes bancaires sont peu développés, ces nouvelles méthodes permettent aux groupes terroristes de contourner les sanctions et d’échapper à la surveillance financière internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Messageries cryptées, la guerre de l’ombre</strong></h3>



<p>L’une des batailles les plus difficiles à mener contre la radicalisation se joue sur les applications de messagerie sécurisées, comme Telegram ou Signal. Ces outils, conçus à l’origine pour protéger la vie privée des utilisateurs, sont devenus des refuges pour les groupes extrémistes.</p>



<p>Selon&nbsp;<em>l’Indice mondial du terrorisme&nbsp;2025</em>, « <em>les extrémistes exploitent de plus en plus les applications cryptées et les forums du dark web pour se radicaliser et planifier leurs opérations. </em>»</p>



<p>Là où les anciens réseaux terroristes nécessitaient des contacts physiques, des déplacements et une logistique lourde, aujourd’hui, il suffit d’un groupe de discussion secret et d’une connexion internet pour organiser des attentats coordonnés à des milliers de kilomètres.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un combat technologique à mener</strong></h3>



<p>Face à cette montée en puissance du terrorisme numérique, les États peinent à réagir. Les services de renseignement doivent désormais traquer non seulement les cellules terroristes physiques, mais aussi des milliers de profils anonymes disséminés sur la toile.</p>



<p>Le rapport précise que « <em>l’IA permet également aux services de renseignement d’analyser de grandes quantités d’informations et de détecter la radicalisation plus tôt.</em> » Mais encore faut-il que les gouvernements disposent des outils et des moyens pour mener cette lutte efficacement.</p>



<p>Les défis sont immenses&nbsp;: réguler les contenus extrémistes sans basculer dans une surveillance généralisée, encadrer l’usage des cryptomonnaies sans freiner l’innovation financière, infiltrer les messageries cryptées sans violer la vie privée des citoyens.</p>



<p>Une chose est certaine. Le terrorisme a changé d’ère. Il ne se limite plus aux champs de bataille du Sahel ou du Moyen-Orient. Il se joue aussi sur les écrans, dans l’anonymat du cyberespace, où un clic peut suffire à transformer un individu en bombe humaine.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Quand la rupture du jeûne rime avec rationnement et débrouille</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:29:00 +0000</pubDate>
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<p>Dans un Sahel ravagé par l’insécurité et la faim, le Ramadan devient à la fois une épreuve de survie et un révélateur des fractures d’une région en quête d’avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un Sahel ravagé par l’insécurité et la faim, le Ramadan devient à la fois une épreuve de survie et un révélateur des fractures d’une région en quête d’avenir.</em></strong></p>



<p>Le Sahel traverse l’un des moments les plus critiques de son histoire, depuis des décennies. Guerres, insécurité alimentaire, déplacements massifs, autant de fléaux qui transforment ce mois de jeûne en une épreuve d’une rare intensité. Pourtant, là où l’État se délite, là où l’économie vacille, la religion demeure. Elle structure le temps, elle donne un sens aux privations, elle permet d’organiser la survie.</p>



<p>Le Ramadan, dans cette région du monde, n’est pas qu’un rituel religieux, il est une boussole sociale, un test de résilience, un révélateur des failles et des espoirs d’une civilisation en mutation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un Sahel en rupture</strong></h3>



<p>Depuis plus d’une décennie, le Sahel est devenu le laboratoire des crises du XXIᵉ siècle. Crise climatique, crise sécuritaire, crise politique, crise alimentaire. Tout s’y cumule, tout s’y entrechoque. En 2023, les violences djihadistes ont causé plus de 12 000 morts, les États se sont effondrés les uns après les autres, et des millions de personnes ont été déplacées.</p>



<p>Dans ce chaos, les structures traditionnelles se recomposent. L’État se fait rare ? Les chefs de village reprennent du pouvoir. L’économie est asphyxiée ? Le troc et les solidarités informelles refont surface.</p>



<p>Et le Ramadan, lui, continue. Parce qu’il est une discipline avant d’être une célébration. Parce qu’il impose un ordre dans un monde qui se délite.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Entre pénurie et contrôle des ressources</strong></h3>



<p>Mais comment jeûner quand la faim n’est plus une option spirituelle, mais une réalité quotidienne ?</p>



<p>Les marchés sont fermés ou contrôlés par des groupes armés, les routes sont devenues des corridors de l’insécurité, les champs sont impraticables faute de sécurité. Dans certaines zones, «&nbsp;<em>l’OPAM n’est plus en mesure d’assurer un approvisionnement régulier des stocks stratégiques</em>&nbsp;», et des millions de personnes souffrent de malnutrition sévère.</p>



<p>Là où la rareté s’installe, de nouveaux pouvoirs émergent. Les groupes djihadistes qui contrôlent certaines régions permettent la pratique religieuse, mais imposent leur lecture rigoriste de la charia. La prière est obligatoire, mais surveillée. L’aumône est exigée, mais réquisitionnée. Les lois de la guerre redessinent les lois de la foi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un futur à inventer</strong></h3>



<p>Que restera-t-il de cette période ? Une région encore plus fracturée ? Une société en quête de nouveaux repères ?</p>



<p>Le Sahel est aujourd’hui un avant-poste du monde à venir. Le dérèglement climatique y préfigure celui de la planète entière. Les guerres hybrides, entre États et groupes armés, annoncent les conflits du futur. L’effondrement des économies locales anticipe ce qui attend d’autres territoires.</p>



<p>Si les États veulent éviter un siècle de chaos, ils devront repenser entièrement leur mode de gouvernance, redonner du pouvoir aux communautés locales, investir dans l’éducation et l’agriculture, créer un système économique adapté à ces nouvelles réalités.</p>



<p>Le Ramadan, chaque année, rappelle aux populations du Sahel leur capacité à surmonter l’épreuve. Mais il ne peut être un refuge éternel.</p>



<p>Si rien ne change, ce n’est plus un mois de privation qui attend le Sahel, mais une génération entière de survie sous contrainte.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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