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	<title>Archives des insécurité alimentaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des insécurité alimentaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Crises oubliées : quand l’Afrique disparaît des radars médiatiques et humanitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 22:32:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les crises oubliées en Afrique. Le rapport de CARE souligne la disparité médiatique entre TikTok et les urgences humanitaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2025, la fermeture de TikTok aux États-Unis a suscité près de 300 fois plus d’attention médiatique que la situation humanitaire en Centrafrique. Un chiffre saisissant, mis en lumière par la 10ᵉ édition du rapport annuel de l’ONG CARE — publié ce mardi 28 janvier 2026&nbsp;— qui alerte sur l’effacement progressif des crises africaines dans l’espace médiatique mondial, au moment même où les financements de l’aide s’effondrent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison est brutale, presque indécente. Selon le rapport Crises oubliées 2025 de l’ONG CARE, rendu public le 28 janvier 2026, la fermeture temporaire de TikTok aux États-Unis a généré 290 fois plus de couverture médiatique que la crise humanitaire en République centrafricaine sur l’année écoulée. Un symbole, pour CARE, du déséquilibre croissant entre l’agenda médiatique mondial et les urgences humanitaires les plus graves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-aide-humanitaire-en-chute-libre"><strong>Une aide humanitaire en chute libre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa dixième édition, ce rapport devenu une référence dresse un constat sans appel : 80 % des crises humanitaires les moins médiatisées dans le monde se situent en Afrique. Des crises durables, complexes, souvent liées à des conflits armés, à l’insécurité alimentaire ou aux dérèglements climatiques, mais reléguées aux marges de l’information internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication de ce rapport intervient dans un contexte particulièrement défavorable pour l’action humanitaire. Un an plus tôt, jour pour jour, entrait en vigueur le gel massif de l’aide étrangère américaine, décidé par Washington. En 2025, les États-Unis ont supprimé près de 90 % de leurs financements dédiés à l’aide humanitaire, fragilisant l’ensemble du système international de réponse aux crises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision a fait tache d’huile. Selon CARE, une dizaine de pays européens ont, eux aussi, réduit leurs contributions, dont la France, avec une baisse estimée à 37 %. Résultat : près de la moitié des financements publics mondiaux de l’aide humanitaire ont disparu en dix ans, alors même que les besoins explosent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-premiere-victime-du-sous-financement"><strong>L’Afrique, première victime du sous-financement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les crises africaines paient le prix fort. Faiblement médiatisées, elles sont aussi structurellement sous-financées, rappelle CARE. La logique est implacable : moins une crise est visible, moins elle attire de financements, accentuant la vulnérabilité de populations déjà éprouvées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Centrafrique, régulièrement citée dans le rapport, incarne cette spirale de l’oubli. Conflit de basse intensité, instabilité chronique, déplacements massifs de populations : autant de réalités humanitaires durables, mais éclipsées par des crises jugées plus stratégiques ou plus spectaculaires sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, le rapport interroge le rôle des médias, des plateformes numériques et des États dans la hiérarchisation des urgences. Dans un monde saturé d’informations, l’économie de l’attention devient un facteur déterminant de la solidarité internationale. Les crises longues, complexes et politiquement sensibles peinent à exister face aux événements technologiques, géopolitiques ou sécuritaires du Nord global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour CARE, l’enjeu est désormais politique : réhabiliter les crises oubliées dans le débat public, alerter sur les conséquences humaines du désengagement des bailleurs, et rappeler que l’invisibilité médiatique n’est pas synonyme d’amélioration sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où l’aide humanitaire mondiale se contracte, le rapport sonne comme un avertissement : l’oubli médiatique tue aussi, à bas bruit, loin des projecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monde en surchauffe : polycrises et fractures d’un ordre international en décomposition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:57:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En 2025, les polycrises menacent la stabilité mondiale avec des guerres, des famines climatiques et des crises humanitaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale la planète n’avait affronté un tel enchevêtrement de crises simultanées. En 2025, guerres conventionnelles, terrorisme, déplacements massifs, famines climatiques, menaces cyber et nucléaires dessinent les contours d’un monde au bord de l’implosion.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En apparence, rien ne relie les chars russes embourbés dans le Donbass, les drones du JNIM dans le Sahel, les avions chinois frôlant le ciel taïwanais, ou les déplacés climatiques du Soudan et du Bangladesh. Pourtant, tout se tient&nbsp;: une mécanique de polycrises où chaque fracture en alimente une autre, dans un système global fragilisé par la fragmentation géopolitique et l’épuisement des mécanismes multilatéraux. L’indice d’incertitude des politiques économiques n’a jamais été aussi élevé, et 305&nbsp;millions d’êtres humains dépendent déjà d’une aide humanitaire d’urgence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nouveaux-epicentres-du-desordre"><strong>Les nouveaux épicentres du désordre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’Est, l’Ukraine demeure le champ de bataille d’un affrontement de civilisation&nbsp;: redéfinir les règles héritées de la guerre froide au prix d’un demi-million de morts. Au Moyen-Orient, l’onde de choc du 7&nbsp;octobre 2023 a embrasé Gaza, le Liban et fait basculer la Syrie post-Assad dans l’inconnu. Plus au Sud, le Soudan détient le triste record de « <em>plus grande crise humanitaire du monde </em>»&nbsp;: 25&nbsp;millions de personnes en insécurité alimentaire, 12&nbsp;millions de déplacés. Quant au Sahel, 4,5&nbsp;millions de déplacés, une insécurité endémique, et trois États (Mali, Burkina, Niger) qui, en claquant la porte de la CEDEAO, mettent en place une confédération militaire et politique, dénommée la Confédération des États du sahel (AES), créée en juillet 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces foyers s’ajoute un accélérateur&nbsp;: le climat. Températures multipliées par 1,5 au Sahel, nappes phréatiques qui s’effondrent, désertification qui gagne. Chaque année, 22&nbsp;millions de déplacés climatiques. Demain, 216&nbsp;millions d’êtres humains contraints de migrer à l’intérieur de leurs frontières. En Afrique subsaharienne, ils pourraient être 86&nbsp;millions d’ici 2050. L’insécurité alimentaire touche déjà 295&nbsp;millions de personnes, la moitié des terres arables de la planète est dégradée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouvelles-conflictualites-nouveaux-arsenaux"><strong>Nouvelles conflictualités, nouveaux arsenaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cyberguerre est devenue le cinquième front&nbsp;: intelligence artificielle, deepfakes, attaques ciblées, malwares polymorphes — l’invisible est désormais stratégique. En parallèle, l’arsenal nucléaire mondial (12 200 ogives, dont 2 000 en alerte) repart à la hausse. La Chine, avec 100&nbsp;nouvelles ogives par an, rejoindra bientôt le club fermé des parités avec Washington et Moscou. Et l’affrontement indo-pakistanais de mai 2025 a rappelé que l’arme nucléaire n’est pas un tabou, mais une tentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce puzzle chaotique, l’ordre multilatéral se délite. Les BRICS s’élargissent, l’AES s’alie derrière de nouveaux partenariats « gagnat-gagnat », la France se retire d’Afrique de l’Ouest, les États-Unis doutent de leur rôle global. Les règles se dissolvent, les arbitrages s’épuisent, la violence reprend ses droits comme outil de régulation des rapports de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le monde de 2025 ressemble à une poudrière aux mèches multiples. Les crises s’additionnent, se croisent, s’amplifient. À moins d’une diplomatie préventive vigoureuse et d’une coopération internationale refondée, l’alternative est claire&nbsp;: la table des négociations ou le champ de bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:30:43 +0000</pubDate>
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<p>Le réchauffement climatique en Afrique atteint des niveaux critiques, frappant le continent plus durement que le reste du monde.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science">+1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5°</a> début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, <a href="https://www.downtoearth.org.in/africa/2024-warmest-or-second-warmest-year-on-record-for-africa-state-of-climate-in-africa">record absolu ou deuxième année la plus chaude j</a>amais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le <a href="https://saheltribune.com/cop29-a-bakou-lafrique-entre-tempete-et-quete-dun-phare-financier/">continent</a> se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-epicentre-d-une-crise-climatique-planetaire"><strong>L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le <a href="https://wmo.int/sites/default/files/2025-05/Africa_2024final1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur l&rsquo;état du climat en Afrique 2024</a> de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. <a href="https://www.alliance-sahel.org/en/news/sahel-climate-change-challenges/">Le Sahel</a>, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, <a href="https://earth.org/urgent-and-escalating-climate-change-brought-unprecedented-challenges-to-africa-in-2024-report-finds/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsable de moins de 4%</a> des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-vicieux-des-sols-brules"><strong>Le cercle vicieux des sols brûlés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-51324-7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désertification et la déforestation</a> progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines <a href="https://hess.copernicus.org/articles/26/711/2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zones de montagne</a>, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : <a href="https://www.carbonbrief.org/global-soil-moisture-in-permanent-decline-due-to-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la perte d’humidité des sols</a>, mesurée partout sur le continent, réduit leur <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4665922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">capacité de refroidissement naturel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-oceans-se-liguent-contre-le-continent"><strong>Quand les océans se liguent contre le continent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la terre n’est pas seule en cause. <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-022-31676-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les océans</a> qui entourent l’Afrique, en particulier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’océan Indien</a>, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, <a href="https://www.nature.com/articles/s41599-025-04890-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élévation du niveau de la mer</a> menaçant les littoraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">continent</a> ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-urbanisation-deforestation-inegalites-les-accelerateurs-locaux"><strong>Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.greenpeace.org/africa/en/weathering-the-storm-extreme-weather-events-and-climate-change-in-africa/1-0-introduction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Afrique</a>, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les <a href="https://emme-care.cyi.ac.cy/urban-heat-island-trends-in-the-middle-east-and-north-africa-a-statistical-approach/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">villes croissent le plus vite</a>. Mais cette <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2023.2165651" target="_blank" rel="noreferrer noopener">urbanisation sauvage</a> engendre des <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-023-31678-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">îlots de chaleur urbains</a>, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « <em>climatiseurs naturels</em> ». Résultat : la <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2109285119" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température maximale de l’air</a> a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement accéléré</a> ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/10/23/global-warming-worsened-floods-across-africa-scientists" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des inondations</a> qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-du-climat-mondial"><strong>L’Afrique, laboratoire du climat mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une <a href="https://oceanographicmagazine.com/news/climate-change-triples-extreme-marine-heatwaves-in-last-80-years/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le <a href="https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20250401090724397" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire du réchauffement mondial</a>, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la <a href="https://ocean-climate.org/en/consequences-of-climate-change-marine-heatwaves-pose-enduring-threats-both-at-sea-and-on-land/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise climatique</a>. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur <a href="https://saheltribune.com/deforestation-420-millions-hectares-disparus-monde-depuis-1990/">vulnérabilité multipliée</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une <a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01650-x" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adaptation massive et urgente</a>, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une <a href="https://www.ceh.ac.uk/our-science/case-studies/mitigating-impacts-climate-change-west-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité accrue des grandes puissances</a> polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de <a href="https://theconversation.com/solar-panels-in-sahara-could-boost-renewable-energy-but-damage-the-global-climate-heres-why-153992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur modèle énergétique</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
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<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : le climat en embuscade, l’État debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
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<p>Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face au chaos climatique et à l’indifférence internationale, le Mali, le Burkina Faso et le Niger choisissent de tenir bon. Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« C’est un horrible et incroyable charnier à ciel ouvert. Des morts et des mourants y sont entassés les uns sur les autres. Certains corps sont enflés au point d’éclater, d’autres se vident de leur contenu, entourés de membres et de chairs éparpillés que se disputent des vautours. »</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase, terrible, glaçante, n’est pas tirée d’un roman d’apocalypse. Elle est signée d’Amadou Hampâté Bâ, mémoire vive de l’Afrique sahélienne, témoin de la famine de 1914. Une famine née d’un hivernage raté, d’un été sans pluie. Un siècle plus tard, l’histoire, comme un relent de sable chaud et de poussière amère, semble bégayer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-menace-permanente"><strong>Une menace permanente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette partie du monde que certains continuent d’appeler «&nbsp;<em>bande sahélienne</em>&nbsp;» comme on nomme un front oublié, le vent ne souffle plus comme avant. Il brûle. Il emporte les récoltes, fissure les terres, et s’infiltre jusque dans les fondations fragiles des États. Et pourtant, malgré le sable dans les yeux et l’indifférence dans les oreilles, certains gouvernements ont décidé de tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, le Burkina Faso, le Niger — trois pays souvent réduits à des acronymes de crise, à des titres d’alerte sur les chaînes d’info. Trois nations qui, ces dernières années, ont osé rompre avec l’ordre établi. On peut en discuter les méthodes, mais pas le diagnostic. Leurs peuples étouffaient sous un double joug — celui d’un terrorisme rampant, et celui, plus insidieux encore, d’un système économique et sécuritaire international aussi distant qu’inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car pendant qu’à Paris ou à Bruxelles on découvrait, avec un temps de retard et une pudeur hypocrite, que le climat pouvait tuer, les villageois de Mopti, de Dori ou de Tillabéri le savaient déjà depuis longtemps. Chez eux, la météo n’est pas une rubrique. C’est une menace permanente. Des pluies qui inondent, quand elles ne se font pas attendre. Des récoltes qui disparaissent, des troupeaux sans herbe, des puits sans fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cet enfer lent, les États sahéliens ont choisi de ne plus tendre la main, mais de retrousser leurs manches. D’assumer leur solitude stratégique. De réorienter leur souveraineté vers ce qui compte : la terre, l’eau, la survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-une-question-de-souverainete"><strong>Le climat, une question de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On leur reproche leurs ruptures diplomatiques, leur défiance vis-à-vis de certains partenaires. Mais a-t-on seulement respecté leurs alertes ? Depuis des années, ils crient famine climatique, chaos agricole, démographie en surchauffe. En réponse ? Des financements à la petite cuillère, des troupes étrangères à l’efficacité douteuse, et des sommets à huis clos où l’Afrique est invitée… à se taire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, ces pays ont fait des choix. Et ces choix ont un coût. Mais qui peut leur en vouloir d’avoir voulu redevenir maîtres d’un destin que le climat lui-même s’évertue à leur arracher ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra bien, un jour, lire l’histoire autrement. Voir dans ces ruptures non pas des caprices politiques, mais des tentatives — désespérées parfois, courageuses souvent — de tenir tête à une tragédie globale qui les frappe de plein fouet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel ne plie pas. Il résiste. À sa manière. Et les États qu’on croyait faillis sont debout, seuls peut-être, mais lucides. Car ils savent, mieux que quiconque, que le climat n’est pas qu’une question de degrés. C’est une question de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises climatiques : quand la météo tue aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 08:32:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Le climat affecte gravement l’insécurité alimentaire mondiale. Explorez les effets dévastateurs du changement climatique en 2024.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le changement climatique multiplie les sécheresses et inondations extrêmes, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 alerte sur un facteur de famine encore sous-estimé : la météo. En 2024, plus de 96 millions de personnes dans 18 pays ont basculé dans l’insécurité alimentaire aiguë à cause de phénomènes climatiques extrêmes, notamment liés à El Niño. De l’Afrique australe à la Corne de l’Afrique, en passant par l’Asie du Sud, les petits agriculteurs paient le prix fort d’un réchauffement mondial auquel ils n’ont presque pas contribué. Le climat, désormais, tue aussi par la faim.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La terre craque, les pluies se déchaînent, les champs deviennent poussière ou marécages. Pendant que l’humanité débat de géopolitique et de croissance, le climat, lui, tranche sans négociation. En 2024, selon le dernier&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires (GRFC)</em>, les phénomènes météorologiques extrêmes – sécheresses, inondations, pluies diluviennes – ont plongé plus de 96 millions de personnes dans des situations de faim aiguë, dans 18 pays en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la face oubliée de la déstabilisation climatique : pas celle des COP et des grandes promesses, mais celle des villages assoiffés, des bergers ruinés, des femmes qui plantent sans récolter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-un-declencheur-aussi-cruel-que-silencieux"><strong>Le climat, un déclencheur aussi cruel que silencieux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Les conditions météorologiques extrêmes, en particulier les sécheresses et les inondations provoquées par El Niño, ont été un facteur majeur des crises alimentaires en 2024 </em>», alerte le GRFC. Cette année, l’Afrique australe, la Corne de l’Afrique, l’Asie du Sud ou encore l’Amérique centrale ont subi des chocs violents, bouleversant les cycles agricoles, détruisant les récoltes et perturbant l’élevage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La spécificité de ce facteur est double. D’une part, il est de plus en plus fréquent, avec des épisodes plus intenses et moins prévisibles. D’autre part, il affecte les plus pauvres, ceux qui vivent de la terre, de l’eau ou du bétail. Et surtout, il s’ajoute à d’autres crises – conflits, instabilité, pauvreté – sans laisser le moindre répit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique australe, la situation est critique. En Zambie, Zimbabwe, Malawi et dans certaines zones du Mozambique, la sécheresse provoquée par El Niño a décimé les cultures de maïs, denrée de base pour des millions de foyers. Selon le rapport, «<em> ces conditions météorologiques extrêmes ont gravement compromis la sécurité alimentaire de millions de personnes, déjà fragilisées par des années de précarité </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : des taux de malnutrition infantile en hausse, des prix alimentaires qui flambent sur les marchés, et des tensions accrues entre communautés rurales. Quand l’eau ne vient plus, c’est la solidarité qui s’évapore.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-face-immergee-des-inondations"><strong>La face immergée des inondations</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ailleurs, ce sont les inondations qui tuent en silence. En Somalie, au Pakistan, au Soudan du Sud ou au Bangladesh, les terres agricoles sont submergées, les stocks détruits, les routes coupées. Le GRFC souligne que ces phénomènes, souvent soudains, «<em> exposent les communautés à des pénuries alimentaires brutales, à la perte de moyens de subsistance et à des déplacements massifs </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est cruel : trop d’eau tue, tout comme l’absence d’eau. Dans les deux cas, le système alimentaire s’effondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les petits exploitants agricoles, qui produisent 80 % des denrées dans de nombreux pays en crise, qui subissent de plein fouet ces bouleversements climatiques. Sans irrigation, sans accès à la météo fiable, sans réserve de semences, chaque saison devient un pari sur la survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand l’agriculture tombe, c’est toute une économie rurale qui s’écroule : emploi saisonnier, marchés locaux, transport vivrier. La faim s’infiltre partout.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sous-financement-climatique-le-talon-d-achille"><strong>Sous-financement climatique : le talon d’Achille</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, les réponses manquent. Le rapport déplore que malgré l’ampleur des dégâts, les financements destinés à l’adaptation au changement climatique restent dérisoires. Les projets de résilience locale sont peu soutenus, les mécanismes d’alerte précoce insuffisamment financés, et les filets sociaux rarement anticipés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, est sans détour : «<em> Nous avons des solutions éprouvées pour lutter contre la faim, mais nous manquons du soutien nécessaire pour les mettre en œuvre. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette spirale, le rapport plaide pour une action plus ciblée : renforcer les capacités d’adaptation climatique des petits producteurs, investir dans l’irrigation locale, les semences résistantes, les infrastructures rurales, les systèmes d’alerte météo, et surtout dans l’éducation climatique communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelle Qu Dongyu, directeur général de la FAO : «<em> Investir dans l’agriculture d’urgence, c’est investir dans une solution à long terme.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-meteo-n-est-pas-coupable-l-inaction-l-est"><strong>La météo n’est pas coupable, l’inaction l’est</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu n’est pas simplement de constater les ravages du climat, mais d’y répondre avant qu’ils ne deviennent irréversibles. Le climat devient aujourd’hui l’un des premiers déclencheurs de la faim, au même titre que la guerre ou la misère. Il agit lentement, mais frappe sûrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si rien n’est fait, les saisons agricoles deviendront des saisons de deuil, les enfants des statistiques de mortalité, et les terres fertiles des cimetières d’espoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La planète est en surchauffe, les terres en souffrance, et les peuples en attente. L’équation est connue, les solutions existent. Ce qui manque ? Une volonté. Car face à la faim provoquée par le climat, chaque orage est un message. Et chaque sécheresse, un avertissement. À force de les ignorer, le monde pourrait finir par récolter ce qu’il sème : le vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises alimentaires : l’humanité dans le rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explorez les enjeux des crises alimentaires mondiales et de l'insécurité nutritionnelle aiguë qui touchent 295 millions de personnes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la faim aiguë progresse pour la sixième année consécutive, touchant plus de 295 millions de personnes dans 53 pays, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 sonne l’alarme d’une tragédie silencieuse devenue structurelle. Entre guerres, effondrements économiques, climat détraqué et financements humanitaires en chute libre, la faim n’est plus une urgence, mais un état permanent pour des millions de vies. En Afrique comme ailleurs, l’échec n’est plus seulement politique ou logistique : il est moral, et appelle une refondation audacieuse des réponses internationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois encore, la réalité dépasse l&rsquo;entendement. Et une fois encore, la faim se moque des promesses, des déclarations de principes et des discours sur la sécurité alimentaire mondiale. Le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024, publié conjointement par les Nations unies, la FAO, le PAM, l’UNICEF, le HCR et d’autres partenaires du Réseau mondial contre les crises alimentaires, fait état d’une détérioration alarmante, pour la sixième année consécutive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, 295,3 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont été confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, soit une hausse de 13,7 millions par rapport à 2023. C’est une aggravation massive, traduisant non seulement une série de chocs prolongés (conflits, effondrements économiques, déplacements massifs, climat), mais surtout, la faillite progressive du système international de réponse humanitaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-foyers-d-urgence-absolue"><strong>Des foyers d’urgence absolue</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Le nombre de personnes souffrant d’une faim catastrophique a plus que doublé </em>», souligne le rapport. En effet, 1,9 million de personnes se trouvent aujourd’hui dans la Phase 5 du Cadre intégré de classification (IPC/CH), la plus extrême, synonyme de famine imminente, de mortalité massive, d’effondrement des moyens de subsistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bande de Gaza, le Soudan, Haïti et le Sud-Soudan apparaissent parmi les épicentres de cette tragédie contemporaine. «<em> Dans ces zones, les niveaux de faim ont atteint des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire aiguë</em> », avertit le rapport. Au Soudan, plus de 25 millions de personnes sont affectées, dont 1,1 million en phase 5. À Gaza, 100 % de la population est aujourd’hui classée en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Une première dans l’histoire du GRFC.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conflits-effondrements-economiques-climat-un-triptyque-fatal"><strong>Conflits, effondrements économiques, climat : un triptyque fatal</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les conflits restent la première cause de la faim. Ils touchent 140 millions de personnes dans 20 pays, de la République démocratique du Congo au Myanmar. Les chocs économiques, eux, ont affamé 59,4 millions de personnes dans 15 pays, presque le double d’avant la pandémie. Et cela, malgré une légère accalmie inflationniste depuis 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le climat, enfin, El Niño en tête, a déclenché des sécheresses et inondations dévastatrices dans 18 pays, affectant 96,4 millions de personnes. Le tout dans un monde où, selon António Guterres, «<em> la réduction spectaculaire des fonds humanitaires vitaux </em>» vient accentuer le désespoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-financement-humanitaire-au-plus-bas"><strong>Le financement humanitaire au plus bas</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Ce rapport mondial est un nouveau témoignage sans complaisance d’un monde qui a dangereusement dévié de sa trajectoire </em>», déclare le Secrétaire général de l’ONU. Il parle d’une «<em> défaillance de l’humanité </em>», et avertit : «<em> Nous ne pouvons pas répondre à des estomacs vides avec des mains vides et des dos tournés. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est glaçant. La faim explose, les budgets fondent. Le GRFC 2024 signale «&nbsp;<em>la réduction la plus importante du financement humanitaire dans l’histoire du rapport</em>&nbsp;». Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, ne cache pas son inquiétude : «<em> Le PAM est confronté à de graves déficits budgétaires, qui l’ont contraint à opérer des coupes sombres dans ses programmes d’aide alimentaire. Des millions de personnes perdront la bouée de sauvetage essentielle que nous leur fournissons. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-generation-sacrifiee"><strong>Une génération sacrifiée ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les statistiques, des enfants. Le rapport recense 38 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë, répartis dans 26 crises nutritionnelles majeures. Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, va droit au cœur : «<em> Dans un monde d’abondance, rien ne justifie que des enfants souffrent de la faim ou meurent de malnutrition. La faim ronge non seulement l’estomac d’un enfant, mais aussi sa dignité, son sentiment de sécurité et son avenir. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette spirale, les auteurs du rapport appellent à une «<em> réinitialisation audacieuse </em>». Il faut dépasser l’aide d’urgence et investir dans les systèmes alimentaires locaux, l’agriculture rurale, la nutrition communautaire et la résilience à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, le résume ainsi : «<em> L’insécurité alimentaire aiguë n’est pas seulement une crise – c’est une réalité constante. Il est essentiel d’investir dans l’agriculture d’urgence, non seulement en tant que réponse, mais aussi en tant que solution la plus rentable.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alvaro Lario, président du FIDA, confirme que «<em> les réponses humanitaires doivent aller de pair avec des investissements dans le développement rural. Les petits exploitants sont au cœur de la sécurité alimentaire. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-faim-comme-facteur-de-chaos"><strong>La faim comme facteur de chaos</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas agir, c’est courir à la catastrophe géopolitique. «<em> La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés </em>», alerte Axel van Trotsenburg de la Banque mondiale. Sans réponse, la faim devient moteur de révoltes, d’exils, de radicalisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays où 70 % de la population dépend de l’agriculture, la moindre disette devient un séisme social. Le GRFC 2024 ne plaide pas pour la charité, il plaide pour la stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la faim ne sera plus une surprise. Elle est annoncée, mesurée, cartographiée. Si elle se poursuit, ce sera par choix, ou par abandon. Et comme le martèle le rapport : «<em> Briser le cycle de la faim exige que l’on place les besoins et les voix des communautés touchées au cœur de chaque réponse. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, quelle réponse le monde donnera-t-il cette fois ? Car au XXIe siècle, ce n’est plus de pain qu’il manque : c’est de volonté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La faim, ce fléau qui étreint l’Afrique de l’Ouest et Centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 May 2024 07:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l&#039;ouest]]></category>
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<p>Découvrez la réalité de la faim en Afrique de l'Ouest et du Centre. Plus de 50 millions de personnes font face à l'insécurité alimentaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chaque été, un spectre parcourt l’Afrique de l’Ouest et du Centre&nbsp;: celui de la faim. Selon les dernières données d’une enquête menée par l’ONU et diverses ONG, plus de 50&nbsp;millions de personnes dans dix-sept pays de ces régions sont confrontées à une insécurité alimentaire alarmante. Et alors que la période de soudure approche, cette situation ne fait qu’empirer.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand le terme « <em>soudure</em> » désigne une crise alimentaire qui revient avec la régularité d’un mauvais rêve, vous savez que le système est rompu. Ce n’est plus seulement une question de mauvaise récolte ou de conditions météorologiques défavorables ; c’est la manifestation d’une crise structurelle qui frappe de plein fouet les plus vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-conflits-detruisent-les-vies-et-les-moyens-de-subsistance"><strong>Les conflits détruisent les vies et les moyens de subsistance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, dans des pays comme le Nigeria, le Tchad et la Sierra Leone, jusqu’à 20&nbsp;% de la population pourrait souffrir de faim extrême. Des régions entières, comme Ménaka au Mali, sont au bord d’une « <em>faim catastrophique</em> ». Ce terme, écho sinistre dans le vocabulaire humanitaire, traduit une réalité où des familles entières n’ont rien à se mettre sous la dent, et où les enfants se couchent le ventre vide, nuit après nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas faute de savoir ce qui alimente cette crise. Les conflits incessants qui sévissent dans ces régions, combinés aux effets exacerbés du changement climatique, ont créé un cocktail dévastateur qui détruit les moyens de subsistance et chasse les gens de leurs terres. Sadou Soumana, conseiller technique en sécurité alimentaire, résume bien la situation à l’antenne d’un média occidental&nbsp;: « <em>Quand les conflits arrivent, ça détruit les vies, mais aussi, ça détruit les moyens de subsistance. »</em>&nbsp;Ce constat, loin d’être une révélation, devrait sonner comme un appel au changement urgent et radical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique, avec ses sècheresses prolongées et ses inondations capricieuses, ne fait qu’aggraver la situation. L’agriculture pluviale, pierre angulaire de la subsistance dans ces régions, ne peut tout simplement plus supporter le poids de ces bouleversements climatiques. Le déficit céréalier devient une réalité annuelle, et la pauvreté des sols un ennemi aussi redoutable que la sécheresse elle-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-financements-en-retard-et-souvent-trop-peu-ou-trop-tard"><strong>Financements en retard, et souvent trop peu ou trop tard</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, face à cette urgence, le financement de la réponse humanitaire est à la traîne. Seuls 10&nbsp;% du plan de réponse sont actuellement financés en Afrique centrale. C’est dérisoire, et cela témoigne d’un manque de volonté collective de s’attaquer à la racine du problème. Les financements tardent à arriver, et quand ils arrivent, c’est souvent trop peu, trop tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de réveiller les consciences, de secouer les puissances mondiales et locales, et d’exiger un changement. La faim n’est pas une fatalité ; c’est le résultat de décisions politiques, de négligences et d’un système global qui privilégie trop souvent le profit au détriment des personnes. Si nous ne pouvons pas nourrir les gens, alors nous faillons à l’un des droits humains les plus fondamentaux. Les dirigeants africains et internationaux doivent prendre acte de cette crise et agir en conséquence. La dignité humaine en dépend.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Émancipation économique : 200 femmes rurales formées aux techniques du maraîchage bio à Koula</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Aug 2023 12:43:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[Dioila]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[maraichage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’Association Réseau des Acteurs pour le Développement intégré de Dioïla (RADI) a initié du 1er au 3 aout 2023, un atelier de formation au détriment de 200 femmes rurales vulnérables sur les techniques de maraichage biologique à Koula, dans la région de Dioïla, commune rurale de Banco.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’Association Réseau des Acteurs pour le Développement intégré de Dioïla (RADI) a initié du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 3&nbsp;aout 2023, un atelier de formation au détriment de 200&nbsp;femmes rurales vulnérables sur les techniques de maraichage biologique à Koula, dans la région de Dioïla, commune rurale de Banco.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir l’autonomisation économique des femmes dans le milieu rural, l’Association RADI a organisé du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 3&nbsp;aout dernier, sa première formation destinée aux productrices des produits maraichers à Koula, dans la 13<sup>e</sup>&nbsp;région administrative du Mali. Il s’agit d’un projet financé par le gouvernement du Mali, à travers son programme spécial d’Aides aux associations et fondations (PSAAF), sur l’initiative du Colonel Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’État.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="675" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates.jpeg" alt="Des tomates" class="wp-image-12706" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates-600x396.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates-300x198.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates-768x506.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates-150x99.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-tomates-696x459.jpeg 696w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des tomates issues de l&rsquo;activité des femmes rurales. Bakary Fomba/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs responsables locaux ont pris part au lancement de cette activité d’envergure nationale, notamment le maire de la commune rurale de Banco ; le représentant du service local de l’agriculture ; le représentant du service local de la femme, de l’enfant et de la famille ; le chef du village bénéficiaire ; les présidents des groupements féminins ; le président des jeunes filles ; le président du conseil de la jeunesse et le service de vulgarisation de maraichage biologique au Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Augmenter les revenus des productrices</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formation s’inscrit dans l’atteinte des axes prioritaires&nbsp;N-2 du PDSEC de la commune rurale de Banco. Il s’agit notamment du renforcement des capacités techniques, productives et commerciales des groupements féminins, pour contribuer significativement à leur propre autonomisation économique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-salades.jpeg"><img decoding="async" width="563" height="316" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-salades.jpeg" alt="Des salades" class="wp-image-12705" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-salades.jpeg 563w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-salades-300x168.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-salades-150x84.jpeg 150w" sizes="(max-width: 563px) 100vw, 563px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des légumes provenant de l&rsquo;activité de ces femmes rurales. Bakary Fomba/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Tout en augmentant les revenus des productrices grâce à un prix plus rémunérateur, ce projet contribue à produire des légumes au Mali, de manière plus durable et sans danger pour la santé. Il s’agit également de produire une quantité significative et de bonne qualité de légumes et autres produits maraichers biologiques et certifiés au Mali. Toute chose qui permettra d’organiser une filière spécifique aux produits maraichers biologiques et promouvoir la création d’un marché pour les produits maraichers biologiques. Ce n’est pas tout. Le but final de la filière maraichage biologique consiste à contribuer à la satisfaction des besoins immenses de produits maraichers certifiés biologiques sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux, rémunérateurs en offrant une méthode de production maraichère alternative, sans danger pour l’environnement et pour la santé des productrices au Mali, et ainsi améliorer les conditions de vie en milieu rural.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter également que le Mali est traditionnellement un pays où l’agriculture et l’élevage ont très longtemps été biologiques et respectueux de l’environnement. L’arrivée de ce joyau a été largement applaudie par les femmes bénéficiaires. Ce projet qui permettra de réduire considérablement leur vulnérabilité et devenir autonomes économiquement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons.jpeg"><img decoding="async" width="720" height="478" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons.jpeg" alt="Des oignons" class="wp-image-12704" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons.jpeg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons-600x398.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons-300x199.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons-150x100.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-oignons-696x462.jpeg 696w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des Oignons cultivés par des les femmes grâce au projet. Bakary Fomba/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dépasser la production précédente</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de ces 3&nbsp;jours de formation, les bénéficiaires se sont engagées devant les responsables locaux à faire bon usage des acquis. Elles ont notamment promis de dépasser la production précédente à 30&nbsp;%, soit (8,5&nbsp;tonnes de tomates en 2022, 15&nbsp;tonnes en 2023-2024). Selon ces femmes rurales, ce projet leur permettra de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali, à travers la réduction du taux de malnutrition, la réduction du taux de chômage. Il s’agit également de contribuer à la prise en charge familiale, notamment les frais de scolarité des enfants, les frais d’achat de médicaments pour les enfants, y compris le paiement de patentes et impôts.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits.jpeg" alt="Des femmes au puits" class="wp-image-12702" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits.jpeg 960w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits-600x338.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits-300x169.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits-768x432.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits-150x84.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/08/Des-femmes-au-puits-696x392.jpeg 696w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Des femmes de la commune de Banco autour du puits mis à leur disposition. Bakary Fomba/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative du Colonel Assimi Goïta prouve à suffisance que les autorités de la transition n’oublient aucun secteur garantissant le bien-être du peuple malien, si nous savons les exploits réalisés dans plusieurs autres secteurs (sécuritaire, économique, social, éducatif, culturel et sanitaire) à travers le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Référendum du 18 juin : l’avenir du Mali entre les mains des Maliens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[COMATEX-SA]]></category>
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<p>le président de la transition a invité les Maliens à faire un vote utile le dimanche prochain lors du scrutin référendaire. Cette visite du chef de l’État a été mise à profit pour expliquer la corrélation entre la sécurité et le développement social et économique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Ségou, le 13&nbsp;juin dernier, le président de la transition a invité les Maliens à faire un vote utile le dimanche prochain lors du scrutin référendaire. Cette visite du chef de l’État a été mise à profit pour expliquer la corrélation entre la sécurité et le développement social et économique.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir du Mali se trouve désormais entre les mains des Maliens. Il ne reste plus que quelques jours pour qu’ils jouent les cartes à leur disposition en vue de remettre leur pays sur la bonne voie devant conduire à l’émergence.  La préservation de la souveraineté retrouvée du Mali, le 14 janvier 2022, à la suite de la mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer les sanctions « <em>injustes, illégales et illégitimes </em>» de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali est un devoir pour tous les dignes fils du pays. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sauver le Mali </strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours du scrutin référendaire, annoncé pour le dimanche&nbsp;18&nbsp;juin 2023, le président de la transition s’est rendu à Ségou, le 13&nbsp;juin dernier, pour le lancement des travaux de bitumage de la route Banankoro-Dioro, du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et de la relance des activités de la COMATEX et de l’UMPP. À cette occasion, il a rencontré les autorités administratives et coutumières de Ségou. Ce fut l’occasion de dévoiler le plan des autorités maliennes en ce qui concerne l’émergence du Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trente années de mauvaise gouvernance ont mis le pays dans un gouffre de laquelle les autorités maliennes se proposent de le sauver. D’où le vaste chantier de la refondation de l’État au terme des Assises nationales de la refondation, tenues en décembre 2021. Si la sécurité figure parmi les priorités des Maliens, c’est parce qu’ils sont conscients que sans stabilité pas de développement social et économique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au service des Maliens, les autorités maliennes, depuis leur arrivée au pouvoir, ont travaillé à redonner à l’armée malienne sa gloire et sa dignité d’antan. Plusieurs équipements militaires de dernière génération ont été mis à la disposition de cette armée en vue de dénicher les groupes armés terroristes où qu’ils se trouvent. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Corrélation entre la sécurité et le développement  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour de la sécurité oui. Mais il ne faudrait pas perdre de vue le développement économique. Un volet qui permet de lutter contre le chômage et d’assécher pour ainsi dire des sources d’alimentation du terrorisme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions du président de la transition, en vue de mieux pérenniser les efforts de sécurisation du pays, il est important de travailler au développement économique du pays à travers notamment l’industrialisation, facteur de créateur d’emploi. Une manière de lutter contre le chômage en asséchant une des principales sources d’alimentation des terroristes&nbsp;: les jeunes désœuvrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette corrélation entre les différents secteurs pour la relance économique et sociale du pays est ce qui explique l’intérêt tout particulier que les autorités maliennes accordent au développement social et économique du pays. De l’investiture du président de la transition à nos jours, plusieurs unités industrielles nationales ont vu le jour. Des usines de cimenterie à la relance de la COMATEX et de l’UMPP en passant par le projet d’installation des deux usines de filature voire de la relance du trafic ferroviaire, le Mali est en voie de devenir un pays industrialisé dans la sous-région. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Appel à la mobilisation pour le oui</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif des autorités de la transition est d’assurer la souveraineté du Mali dans tous les domaines. Depuis Ségou, le président de la transition a rappelé les trois principes qui guident l’action publique en République du Mali&nbsp;: le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérées par le Mali et la prise en compte des intérêts du peuple malien dans les décisions prises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour maintenir ce cap et permettre que la résilience du peuple malien porte fruit, le colonel Goita estime qu’aucun Malien n’a encore droit à l’erreur après trente années de tâtonnement politique. Il n’y a plus de marche arrière possible. Car tous les regards sont désormais tournés vers le Mali, devenu un modèle dans la sous-région.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Maliens doivent donc parachever leur lutte en sortant massivement le 18&nbsp;juin prochain pour voter en faveur du oui, lors du scrutin référendaire. Selon le président de la transition, dans la construction d’un État, c’est tous les efforts réunis qui contribuent à la réussite du processus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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