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	<title>Archives des inondations &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des inondations &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Bamako face aux inondations : un plan de prévention de plus de 4 milliards FCFA pour l’hivernage 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien met en œuvre un plan de prévention des inondations à Bamako pour l'hivernage 2026. En savoir plus ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche de l’hivernage 2026, le gouvernement malien enclenche une nouvelle phase de préparation face aux risques d’inondations. Réuni en comité interministériel, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a présenté un plan de prévention ambitieux, couplé à des mesures concrètes d’assainissement urbain dans le district de Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni pour sa première session, le comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné deux documents stratégiques : le plan de prévention pour l’hivernage 2026 et une note relative à la libération des servitudes et des lits des marigots, ainsi qu’à la campagne de curage des collecteurs et caniveaux dans le district de Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-articulee-autour-de-quatre-axes"><strong>Une stratégie articulée autour de quatre axes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Élaboré par le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ce plan s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire la vulnérabilité des populations face aux catastrophes naturelles, explique la primature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les explications fournies par le directeur du CECOGEC, la stratégie repose sur quatre axes complémentaires. Le premier concerne la coordination et la gouvernance, afin de garantir une action collective efficace entre les différents acteurs. Le deuxième axe met l’accent sur les mesures anticipatoires, notamment à travers des actions de sensibilisation des communautés locales. Le troisième porte sur la gestion des crises et l’assistance humanitaire, avec le pré-positionnement de kits d’urgence et l’aménagement de sites d’accueil. Enfin, le quatrième axe introduit une innovation majeure en ciblant la protection des écoles et la résilience du système éducatif face aux catastrophes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget prévisionnel du plan est estimé à 4,071 milliards de francs CFA, avec une dizaine d’objectifs opérationnels à atteindre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-avancees-et-defis-dans-l-assainissement-urbain"><strong>Bamako : avancées et défis dans l’assainissement urbain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, une note présentée par le ministère en charge de l’Urbanisme fait le point sur les opérations de libération des servitudes et des lits des marigots. Sur les 11 marigots recensés dans le district de Bamako, cinq ont déjà été libérés, représentant un linéaire total de 40,6 kilomètres, soit un taux d’exécution de 55,54 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant de la campagne de curage prévue pour 2026, elle portera sur 241 kilomètres de caniveaux et 85 kilomètres de collecteurs, traduisant l’ampleur des travaux d’assainissement engagés pour limiter les risques d’inondation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pilotage-renforce-au-sommet-de-l-etat"><strong>Un pilotage renforcé au sommet de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a salué la qualité des documents soumis par les ministères concernés, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination rigoureuse. Il a annoncé que le comité de crise se réunira deux fois par mois en amont de l’hivernage, avant l’activation du CECOGEC en mode opérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce dispositif, les autorités maliennes entendent passer d’une logique de réaction à une approche proactive fondée sur l’anticipation et la résilience. Dans un contexte marqué par la récurrence des inondations, l’efficacité de ce plan sera déterminante pour la protection des populations et des infrastructures urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
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<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Choléra : la fin d’une pénurie qui a coûté des milliers de vies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:21:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après une pénurie, les vaccins anticholériques reviennent pour protéger les populations vulnérables du choléra.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après plus de trois années de pénurie critique, la vaccination préventive contre le choléra peut enfin reprendre. Gavi, l’Alliance du vaccin, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé, à Genève, ce 4 février 2026, que les stocks mondiaux de vaccins anticholériques oraux sont redevenus suffisants pour relancer des campagnes de prévention dans les pays les plus exposés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mozambique est le premier État à bénéficier de cette reprise, après l’interruption des campagnes en 2022, lorsque l’explosion mondiale des cas avait provoqué une ruée sur les stocks disponibles. Cette relance intervient dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant. Le pays fait face à une épidémie de choléra aggravée par de récentes inondations ayant touché plus de 700 000 personnes et provoqué d’importants déplacements de population. Les infrastructures de santé et les réseaux d’eau potable ont été endommagés. Ce qui augmente le risque de propagation des maladies hydriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-allocation-mondiale-de-20-millions-de-doses"><strong>Une allocation mondiale de 20 millions de doses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une première allocation de 20 millions de doses a été décidée pour soutenir les campagnes de prévention. Sur ce volume, 3,6 millions de doses ont déjà été livrées au Mozambique, 6,1 millions à la République démocratique du Congo, également confrontée à une forte recrudescence des cas, et 10,3 millions au Bangladesh.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette amélioration est le fruit d’un effort coordonné entre agences internationales, partenaires financiers et fabricants. La production annuelle de vaccins contre le choléra a ainsi presque doublé, passant de 35 millions de doses en 2022 à près de 70 millions en 2025. Ces doses sont financées par Gavi et distribuées par l’UNICEF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les pénuries mondiales de vaccins nous ont contraints à réagir aux épidémies plutôt qu’à les prévenir. Nous sommes désormais mieux placés pour rompre ce cercle vicieux </em>», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui salue le rôle du laboratoire sud-coréen EUBiologics, actuellement principal producteur à l’échelle industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alerte-sanitaire-mondiale-persistante"><strong>Une alerte sanitaire mondiale persistante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette amélioration, la situation mondiale reste alarmante. L’OMS a recensé plus de 600 000 cas de choléra et près de 7 600 décès dans 33 pays l’an dernier. Des chiffres probablement sous-estimés en raison d’une sous-déclaration chronique. Depuis 2021, le nombre de cas augmente chaque année, tandis que la mortalité continue de progresser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La recrudescence des cas de choléra nous rappelle brutalement que l’accès durable aux vaccins est un bien public mondial </em>», a souligné Sania Nishtar, directrice générale de Gavi, appelant à un engagement continu des donateurs et des fabricants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, cette reprise marque un tournant : « <em>La vaccination préventive protégera les enfants et contribuera à enrayer cette maladie hautement contagieuse. Mais elle doit impérativement s’accompagner d’investissements dans l’eau potable et l’assainissement. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-fragile"><strong>Une stratégie encore fragile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vaccin anticholérique oral est jugé sûr et efficace dès l’âge d’un an. Une dose offre une protection d’au moins six mois, tandis que deux doses peuvent protéger jusqu’à trois ans. Toutefois, en raison de la pression persistante sur les stocks, la stratégie à dose unique restera la norme dans les réponses aux épidémies, la double dose étant réservée à des situations particulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays bénéficiaires ont été sélectionnés selon des critères définis par le Groupe de travail mondial pour la lutte contre le choléra (GTFCC), un partenariat réunissant plus de cinquante organisations, afin d’assurer une répartition équitable et transparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les experts, la vaccination ne peut être qu’un levier parmi d’autres. « <em>Des progrès durables dépendront d’investissements à long terme dans les infrastructures et d’un engagement politique fort </em>», rappelle le Dr Ilesh Jani, président du comité de pilotage du GTFCC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les catastrophes climatiques, les conflits et la pauvreté continuent de fragiliser l’accès à l’eau potable dans de nombreuses régions, la reprise des campagnes préventives apparaît comme une avancée majeure, mais encore insuffisante pour endiguer une maladie qui reste l’un des marqueurs les plus criants des inégalités sanitaires mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Inondations au Mali : 28 morts, 38 blessés et plus de 20 000 sinistrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 07:59:32 +0000</pubDate>
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<p>Le comité de gestion des crises examine la situation des inondations au Mali en 2025. Un bilan accablant et des interventions urgentes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes s’est réuni le jeudi 9 octobre 2025 au Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC) pour faire le point sur la situation des inondations et planifier les interventions gouvernementales.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la période du 3 au 9 octobre 2025, trois nouveaux cas d’inondation ont été enregistrés. Depuis le début de la saison des pluies, le pays a connu 47 inondations, 10 incidents liés à la foudre et quatre épisodes de vent violent. Ces événements ont entraîné la mort de 28 personnes et fait 38 blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, 1 237 habitations se sont effondrées, touchant 2 751 ménages, soit environ 20 859 personnes sinistrées. Face à cette situation, le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bilan-et-assistance-aux-sinistres"><strong>Bilan et assistance aux sinistrés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des mesures d’assistance ont été mises en œuvre. Parmi elles, la distribution de vivres a concerné 2 355 personnes, tandis que 1 689 autres ont bénéficié d’une aide en biens non alimentaires. Ces interventions visent à répondre aux besoins urgents des populations touchées et à limiter la détresse sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prévenir de nouveaux sinistres, le gouvernement poursuit les travaux de dégagement des lits de marigots dans le District de Bamako, notamment au niveau du marigot de Kalaban-Coura et de ses embranchements. Cette opération facilite l’écoulement des eaux et réduit le risque d’inondation dans certaines zones urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la mobilisation de brigadiers citoyens et de volontaires dans le cadre du projet «&nbsp;<em>Les mois citoyens</em>&nbsp;» se poursuit. Ces acteurs participent à la sensibilisation des populations et à la mise en œuvre des mesures de prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sensibilisation-et-prevention"><strong>Sensibilisation et prévention</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des messages d’information sont diffusés sur les radios, la télévision, dans la presse écrite et via l’application digitale SOS Sécurité pour rappeler les comportements à adopter en période de fortes pluies. Les autorités insistent sur l’importance de libérer les voies d’écoulement des eaux et de respecter les zones à risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saison des pluies 2025 suit une évolution normale et tend vers sa fin sur l’ensemble du territoire, mais des pluies orageuses restent possibles, notamment dans les régions du Nord : Tombouctou, Taoudéni et Kidal. La vigilance reste donc de mise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation hydrologique nationale est caractérisée par une montée des niveaux d’eau dans tous les cours d’eau. Ces fluctuations sont liées aux pluies dans les hauts bassins du Niger, du Sénégal et du Bani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cours-d-eau-et-vigilance"><strong>Cours d’eau et vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le remplissage de la retenue de Manantali est effectif, tandis que celui de Sélingué se poursuit normalement. Des lâchers d’eau sont actuellement en cours, ce qui pourrait entraîner des montées d’eau importantes en aval, explique le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités appellent donc les populations à la prudence et au respect des consignes de sécurité pour limiter les risques d’inondation et d’accidents. Elles rappellent que la situation reste évolutive et que le suivi hydrologique reste une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les recommandations : ne jamais s’engager sur une route ou une ruelle inondée, ne pas s’approcher des berges d’un cours d’eau ou des canaux d’évacuation, et ne pas s’arrêter sur un pont, que ce soit à pied ou en voiture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également déconseillé d’utiliser un téléphone ou un pare-soleil sous un orage et de toucher aux câbles électriques. En cas de forte pluie, il est recommandé de s’abriter dans un bâtiment ou un espace couvert, mais jamais sous un arbre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>Inondations au Mali 2025 : 23 morts et plus de 11 000 sinistrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:09:59 +0000</pubDate>
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<p>En savoir plus sur les inondations au Mali en 2025 : des morts, des sinistrés, et une situation alarmante à Bamako et ailleurs.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako comme à Kayes, de Tombouctou à Bandiagara, l’hivernage&nbsp;2025 ne se contente pas de faire reverdir les champs. Il tue, détruit, disperse. En août, le bilan provisoire est déjà lourd — 23&nbsp;morts, 33&nbsp;blessés, 11 122&nbsp;sinistrés — et confirme une tendance inquiétante&nbsp;: au Mali, la pluie n’est plus seulement bénédiction, elle est catastrophe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi&nbsp;23&nbsp;août, une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale malienne. En quelques heures, les avenues se sont muées en torrents, révélant une vérité dérangeante&nbsp;: au Mali, les inondations doivent moins aux caprices du ciel qu’aux errements des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène s’est répétée comme un rituel funeste. En fin d’après-midi, Bamako a basculé sous des trombes d’eau. À Kabala, du terminus jusqu’à la cité universitaire, le goudron avait quasiment disparu sous un fleuve improvisé. À Bacodjicoroni, le pont reliant Torokorobougou à Djicoroni s’est transformé en déversoir, noyant la voie principale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décor connu, presque banal, tant il s’impose désormais à chaque hivernage&nbsp;: quartiers engloutis, circulation paralysée, habitants piégés. Et pourtant, derrière le chaos apparent, il y a une cause simple&nbsp;: les eaux n’ont plus de chemin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2024-le-spectre-du-pire"><strong>2024, le spectre du pire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité interministériel de gestion des crises s’est réuni le 21&nbsp;août pour dresser un état des lieux qui sonne comme une alerte nationale. En une seule semaine — du 12 au 18&nbsp;août —, trois cas d’inondation et un cas de foudre ont endeuillé le pays. Depuis le début de la saison, ce sont 34&nbsp;inondations, 6&nbsp;cas de foudre et 4&nbsp;épisodes de vent violent qui ont frappé le Mali, provoquant un cortège de destructions&nbsp;: 845 maisons effondrées, plus de mille ménages affectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’eau reste paradoxalement rare la moitié de l’année, chaque saison des pluies ressemble de plus en plus à une roulette russe. Bamako, la capitale tentaculaire, est au premier rang&nbsp;: constructions anarchiques, caniveaux obstrués, quartiers entiers bâtis sur des lits de ruissellement. Résultat&nbsp;: trois morts dès les premières pluies, des centaines de maisons englouties. Kayes, Bandiagara, Ségou, Koulikoro et Sikasso n’ont pas été épargnées non plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si 2025 paraît déjà dramatique, les esprits gardent encore en mémoire le bilan cauchemardesque de 2024&nbsp;: jusqu’à 95&nbsp;morts, 154&nbsp;blessés, près d’un demi-million de personnes affectées et plus de 47 000&nbsp;maisons effondrées. Le Mali avait alors connu ses pires inondations depuis des décennies, forçant le gouvernement à déclarer l’état de « <em>catastrophe nationale</em> ». Cette année, les chiffres sont pour l’instant moins lourds, mais la saison n’est pas finie et les services météo préviennent&nbsp;: les pluies seront encore plus fréquentes et plus intenses jusqu’en septembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-fatalisme-et-urgence-politique"><strong>Entre fatalisme et urgence politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et promet un soutien « <em>pied à pied</em> » aux sinistrés. Des brigadiers citoyens ont été mobilisés, des messages de sensibilisation diffusés par radios, télévisions et application SOS Sécurité, tandis que la Protection civile renforce ses unités d’intervention rapide. Mais, au-delà des mots, les chiffres rappellent que le coût des inondations se chiffre désormais en milliards, humains comme financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe malien tient en une formule&nbsp;: trop peu d’eau en avril, trop d’eau en août. Le Comité technique appelle à la vigilance&nbsp;: libérer les voies d’écoulement, éviter les zones à risque, ne pas s’abriter sous un arbre pendant l’orage, fuir les câbles électriques traînant dans l’eau. Autant de consignes de survie qui sonnent comme un rituel, répété chaque année, rarement respecté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée des eaux dans les fleuves Niger et Sénégal est déjà supérieure aux trois dernières années, et les barrages comme celui de Sélingué procèdent à des lâchers d’eau pour éviter l’engloutissement. À la suite des inondations de 2024, le président de la transition a instruit la démolition de toutes les constructions anarchiques afin d’éviter la reproduction de ce drame. Les victimes des inondations, l’année dernière, ont également bénéficié de l’appui de l’Etat malien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:30:43 +0000</pubDate>
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<p>Le réchauffement climatique en Afrique atteint des niveaux critiques, frappant le continent plus durement que le reste du monde.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science">+1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5°</a> début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, <a href="https://www.downtoearth.org.in/africa/2024-warmest-or-second-warmest-year-on-record-for-africa-state-of-climate-in-africa">record absolu ou deuxième année la plus chaude j</a>amais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le <a href="https://saheltribune.com/cop29-a-bakou-lafrique-entre-tempete-et-quete-dun-phare-financier/">continent</a> se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-epicentre-d-une-crise-climatique-planetaire"><strong>L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le <a href="https://wmo.int/sites/default/files/2025-05/Africa_2024final1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur l&rsquo;état du climat en Afrique 2024</a> de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. <a href="https://www.alliance-sahel.org/en/news/sahel-climate-change-challenges/">Le Sahel</a>, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, <a href="https://earth.org/urgent-and-escalating-climate-change-brought-unprecedented-challenges-to-africa-in-2024-report-finds/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsable de moins de 4%</a> des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-vicieux-des-sols-brules"><strong>Le cercle vicieux des sols brûlés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-51324-7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désertification et la déforestation</a> progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines <a href="https://hess.copernicus.org/articles/26/711/2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zones de montagne</a>, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : <a href="https://www.carbonbrief.org/global-soil-moisture-in-permanent-decline-due-to-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la perte d’humidité des sols</a>, mesurée partout sur le continent, réduit leur <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4665922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">capacité de refroidissement naturel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-oceans-se-liguent-contre-le-continent"><strong>Quand les océans se liguent contre le continent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la terre n’est pas seule en cause. <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-022-31676-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les océans</a> qui entourent l’Afrique, en particulier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’océan Indien</a>, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, <a href="https://www.nature.com/articles/s41599-025-04890-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élévation du niveau de la mer</a> menaçant les littoraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">continent</a> ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-urbanisation-deforestation-inegalites-les-accelerateurs-locaux"><strong>Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.greenpeace.org/africa/en/weathering-the-storm-extreme-weather-events-and-climate-change-in-africa/1-0-introduction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Afrique</a>, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les <a href="https://emme-care.cyi.ac.cy/urban-heat-island-trends-in-the-middle-east-and-north-africa-a-statistical-approach/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">villes croissent le plus vite</a>. Mais cette <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2023.2165651" target="_blank" rel="noreferrer noopener">urbanisation sauvage</a> engendre des <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-023-31678-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">îlots de chaleur urbains</a>, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « <em>climatiseurs naturels</em> ». Résultat : la <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2109285119" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température maximale de l’air</a> a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement accéléré</a> ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/10/23/global-warming-worsened-floods-across-africa-scientists" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des inondations</a> qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-du-climat-mondial"><strong>L’Afrique, laboratoire du climat mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une <a href="https://oceanographicmagazine.com/news/climate-change-triples-extreme-marine-heatwaves-in-last-80-years/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le <a href="https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20250401090724397" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire du réchauffement mondial</a>, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la <a href="https://ocean-climate.org/en/consequences-of-climate-change-marine-heatwaves-pose-enduring-threats-both-at-sea-and-on-land/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise climatique</a>. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur <a href="https://saheltribune.com/deforestation-420-millions-hectares-disparus-monde-depuis-1990/">vulnérabilité multipliée</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une <a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01650-x" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adaptation massive et urgente</a>, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une <a href="https://www.ceh.ac.uk/our-science/case-studies/mitigating-impacts-climate-change-west-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité accrue des grandes puissances</a> polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de <a href="https://theconversation.com/solar-panels-in-sahara-could-boost-renewable-energy-but-damage-the-global-climate-heres-why-153992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur modèle énergétique</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée : la terre s’effondre, l’État vacille</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 20:18:32 +0000</pubDate>
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<p>Sous la menace des éboulements et les inondations en Guinée, des vies sont perdues. Une analyse des conséquences dévastatrices.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous la boue de Manéah, ce ne sont pas seulement quinze vies qui se sont éteintes, mais aussi le reflet d’un État incapable de dompter l’anarchie urbaine qu’il tolère depuis des décennies. Chaque saison des pluies, la Guinée enterre ses morts sous les éboulements et les inondations ; chaque saison, le même désordre, la même fatalité. Jusqu’à quand la montagne accusera-t-elle le silence et l’impuissance des autorités ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 21 août, au pied du mont Kakoulima, la montagne a englouti ses enfants. Quinze morts, dix blessés graves, des familles anéanties en quelques minutes : tel est le bilan provisoire du glissement de terrain qui a frappé la commune de Manéah, en périphérie de Conakry. La pluie, diluvienne, a fait le reste, transformant les flancs malmenés par l’urbanisation sauvage en piège mortel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tragedie-annoncee"><strong>Une tragédie annoncée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que la Guinée enterre ses habitants sous la boue et les roches. Chaque saison des pluies, de juin à septembre, apporte son lot de catastrophes. Mais ce drame, survenu dans une banlieue déjà saturée et anarchiquement construite, dit plus que les chiffres froids. Il montre les failles d’un État à faire respecter ses propres règles d’urbanisme. Il rappelle aussi l’extrême vulnérabilité d’une capitale qui grossit de 100 000 âmes chaque année sans infrastructures ni planification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les heures qui ont suivi le drame, l’armée et la protection civile ont remué la terre meuble avec l’aide des habitants, eux-mêmes guides improvisés vers les zones où l’on pouvait encore espérer retrouver des survivants. Des engins lourds ont été mobilisés, sous l’œil du ministre de l’Urbanisme, Mory Condé, qui déclarait sobrement :&nbsp;<em>« d’importants moyens logistiques ont été déployés »</em>. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur place, geste attendu mais nécessaire, preuve que le pouvoir ne pouvait se permettre de rester silencieux devant la colère et la douleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-montagne-qui-accuse"><strong>Une montagne qui accuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mont Kakoulima, jusque-là protecteur et pourvoyeur d’eau, devient accusateur. C’est son flanc qui a cédé, mais c’est la main de l’homme qui a sapé ses assises. À force de bâtir sans permis, d’occuper les zones inondables, de déboiser les pentes, les habitants ont rendu la catastrophe inévitable. Or ces pratiques, tolérées par la corruption ou l’indifférence, sont le miroir de ce que la Guinée moderne n’a jamais su régler : la collision brutale entre explosion démographique et absence de gouvernance urbaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis juin, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires a recensé une cinquantaine de morts dus aux intempéries. Cinquante ! Comme si l’on s’habituait à compter les cadavres à chaque saison des pluies. La Guinée, pays riche en bauxite, en or et en espoirs, n’a pourtant pas les moyens d’imposer à ses habitants le simple droit de vivre à l’abri des éboulements et des inondations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De Conakry à Freetown, de Monrovia à Bissau, les mêmes causes produisent les mêmes effets : urbanisation anarchique, absence de politiques de prévention, populations pauvres contraintes de s’installer là où elles ne devraient jamais vivre. L’Afrique de l’Ouest paie cher ses désordres urbains. La terre, elle, ne pardonne pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Bamako propre : plus de 31 milliards F CFA pour assainir davantage la capitale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 08:01:11 +0000</pubDate>
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<p>L'inondation et assainissement à Bamako deviennent une priorité avec un prêt de 31 milliards FCFA pour la ville.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La problématique de l’assainissement à Bamako, la capitale du Mali, préoccupe de plus en plus les autorités nationales, surtout en ce début d’hivernage. Après avoir pris plusieurs décisions dans ce sens, elles viennent d’adopter des textes de ratification d’un prêt de plus de 31&nbsp;milliards&nbsp;FCFA. Ce qui améliorera significativement l’assainissement de la ville.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’information a été rendue publique à l’issue de la session du conseil des ministres du vendredi&nbsp;04&nbsp;juillet 2025. En effet, au chapitre des mesures législatives et réglementaires et sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du Projet de Résilience urbaine de Bamako (PRUBA), signé à Bamako, le 21&nbsp;mai 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement.<em>&nbsp;« Par cet Accord, l’Association Internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 31&nbsp;milliards 551&nbsp;millions 531 mille 700&nbsp;francs CFA »</em>, peut-on lire dans le communiqué publié.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra d’améliorer l’accès aux services de traitement des déchets urbains, d’assainissement et d’approvisionnement en eau, d’accroître la résilience aux inondations, de renforcer les capacités de gestion urbaine et d’apporter des réponses immédiates et efficaces à une situation d’urgence. Il faut rappeler que le PRUBA est déjà actif en témoigne les deux réalisations d’ouvrages en cours dans les communes&nbsp;IV et VI du district de Bamako pour un montant de 2,66&nbsp;milliards&nbsp;FCFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-commune-nbsp-iv"><strong>En commune&nbsp;IV</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du pont de « <em>Woyowoyanko</em> », séparant les quartiers de Djicoroni-Para et Sebenicoro, les travaux consistent en la construction d’un nouvel ouvrage et au redimensionnement de l’existant afin de maintenir en service l’une des artères principales du Mali. La mise en œuvre du projet contribuera à la modernisation du réseau routier, à l’augmentation du niveau de service, à la fluidité du trafic vers Sébénicoro, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations, grâce aux facilités d’accès aux centres socio-sanitaires, aux écoles, aux administrations, aux commerces, ainsi qu’à la réduction du temps de parcours. En plus, il y aura un aménagement d’une voie alternative de 6&nbsp;km au tronçon urbain de la RN5 en commune&nbsp;IV du district de Bamako.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-commune-nbsp-vi"><strong>En commune&nbsp;VI</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est au niveau de Sabalibougou Courani qu’il y aura des travaux portant sur le curage des deux siphons et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons du côté amont des deux siphons secondaires sur la voie d’accès à Sabalibougou Courani. Ces travaux, une fois finis, permettront de drainer les eaux du collecteur principal de Missabougou vers lesdits siphons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que ces deux ouvrages ( Woyowoyanko et Sabalibougou Courani) font partie d’un plan d’investissement&nbsp;2025 qui vise à nettoyer 131 073&nbsp;mètres linéaires de collecteurs et 235 365&nbsp;mètres linéaires de caniveaux dans les six communes du district.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
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		<title>Journée mondiale de l&#8217;envrionnement  : le Sahel à l’épreuve d’un poison invisible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 13:34:27 +0000</pubDate>
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<p>Pollution plastique au Sahel : un drame quotidien sans action politique. Apprenez comment cette crise affecte les villes et la nature.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, Ouagadougou et Niamey, pays de l’AES, le plastique sature les rues, colonise les fleuves et s’infiltre jusque dans les ventres du bétail. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement 2025, célébrée chaque 5 juin, retour sur une crise silencieuse aux racines politiques, économiques et existentielles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une guerre sans kalachnikovs ni drones FPV. Une guerre lente, insidieuse, contre un ennemi translucide et omniprésent : <a href="https://saheltribune.com/assemblee-de-lonu-pour-lenvironnement-une-resolution-historique-contre-la-pollution-plastique/">le plastique</a>. Dans le triangle sahélien formé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette matière dérivée du pétrole et du laissez-faire politique colonise le quotidien. Sacs noirs qui volent au vent, caniveaux bouchés à Bamako, troupeaux décharnés à Zinder, maraîchers désespérés à Bobo-Dioulasso : autant de scènes d’un désastre écologique devenu chronique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-poison-a-la-paralysie"><strong>Du poison à la paralysie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, les pays d’Afrique de l’Ouest — y compris ceux qui n’ont jamais vu la mer — ont consommé <a href="https://agroclimatique.tg/2024/08/19/environnement-79-millions-de-tonnes-de-plastique-consommes-dans-les-17-pays-cotiers-dafrique-de-louest-en-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,9 millions de tonnes de plastique</a>. D’ici à 2026, ils en avaleront 12 millions. Dans cette courbe exponentielle, le Sahel intérieur tient une place singulière : <a href="https://www.fondation.veolia.com/fr/une-nouvelle-activite-economique-pres-de-ouagadougou-le-recyclage-des-dechets-en-plastique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">faible capacité de recyclage</a>, contrôle douanier défaillant, et dépendance quasi-totale à l’importation. Trois conditions d’une vulnérabilité économique qui rime avec pollution massive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, 320 000 tonnes de déchets plastiques s’entassent chaque année. À Bamako, les ordures obstruent les canalisations, aggravant les inondations saisonnières. Sur les <a href="https://www.openscience.fr/IMG/pdf/iste_std24v4n1_9.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">berges du Niger</a>, les sacs tissés d’Asie étranglent la photosynthèse, réduisent les rendements agricoles, bloquent les systèmes d’irrigation. Le même fleuve Niger, cette artère mythique célébrée par Hampâté Bâ, devient cloaque dans sa traversée sahélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et que dire de la <a href="https://www.studiokalangou.org/14396-dechets-plastiques-et-environnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi</a> ? À Bamako, elle existe — sur le papier. <a href="https://saheltribune.com/mali-bientot-une-nouvelle-loi-sur-les-sachets-plastiques/">Interdiction des sachets plastiques depuis 2014</a>, jamais ratifiée, jamais appliquée. Cette loi indiquait en son <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2014/mali-jo-2014-32.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 1<sup>er</sup></a> : « <em>La présente loi interdit, à compter du 1er janvier 2014, la production, l’importation et la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. </em>» Le président IBK l’avait rangée dans un tiroir poussiéreux. Les militaires au pouvoir depuis 2021 n’ont pas encore rouvert ce tiroir, occupés qu’ils sont par d’autres priorités jugées vitales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-radical-mais-fragile"><strong>Le Burkina Faso, radical mais fragile</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Ouagadougou, l’approche est plus frontale. <a href="https://africa24tv.com/burkina-faso-interdiction-des-emballages-et-sachets-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Interdiction totale depuis octobre 2024</a>, même pour les sachets biodégradables. Motif ? Le cheptel national a perdu 30 % de ses effectifs, les estomacs de zébus ne digérant pas les sacs d’importation. Roger Baro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso, fait le dos rond : « <em>Une transformation en profondeur des circuits économiques est inévitable </em>», concède-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe saute aux yeux. Le pays, pionnier de la prohibition plastique, ne compte que deux centres de tri fonctionnels. Le recyclage ? Une idée noble, mais sous-financée. Le projet lancé en 2009 avec la Fondation Veolia s’essouffle. Les jeunes de l’association Espoir Jeune Burkinabé dénoncent l’absence de coordination. Résultat : 1 850 tonnes collectées&#8230; pour des centaines de milliers rejetées chaque mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-niger-les-plastiques-du-silence"><strong>Niger : les plastiques du silence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Niamey, la loi existe aussi. Depuis 2014. Elle dort dans les mêmes limbes administratifs qu’à Bamako. Pendant ce temps, le fleuve Niger se transforme en delta empoisonné. Le débit a chuté de 18 % en cinq ans à Tillabéri. Les semences ne germent plus. Les phtalates — ces plastiques invisibles mais mortels — gangrènent les sols. Dans les dispensaires, les cas de choléra liés à l’obstruction des égouts explosent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Colonel Boukar Koura Yagana, en charge de la salubrité urbaine, parle d’un cycle infernal : «&nbsp;<em>Les sachets non biodégradables persistent 400 ans. Mais les importations illégales les rendent omniprésents.</em>&nbsp;» Résultat : 55 % du plastique utilisé au Niger échappe à tout contrôle officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des mines et des paradoxes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la <a href="https://fr.mongabay.com/2025/05/mohamed-keita-dans-la-mine-de-loulo-nous-avons-decide-de-respecter-la-loi-interdisant-lusage-du-plastique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mine d’or de Loulo</a>, dans l’ouest malien, un modèle à contre-courant. L’entreprise — un géant sud-africain — a mis en place un système interne de gestion des plastiques. Elle expérimente des bioplastiques à base de déchets agricoles. 40 % de réduction de l’usage classique. Mohamed Keïta, directeur adjoint du pôle environnemental, ne mâche pas ses mots : « <em>On ne peut pas attendre que l’État légifère. Il faut agir.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la politique écologique devient stratégie économique. Et moyen de communication.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-entre-paves-et-diplomatie-verte"><strong>Un avenir ? Entre pavés et diplomatie verte</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les signaux d’espoir ? À Bamako, des <a href="https://saheltribune.com/exposition-alimentaire-au-plastique-mefions-nous-des-fausses-solutions-de-remplacement/">start-up transforment les plastiques en pavés écologiques</a>. À raison de cinq tonnes recyclées par mois, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais elle existe. À Abuja, le programme WACA promet 200 millions de dollars pour des alternatives régionales. Et à Ouagadougou, une timide réflexion transfrontalière commence à émerger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique est un révélateur. Elle dit tout d’un État absent, d’institutions démunies, mais aussi d’une jeunesse créative et d’un tissu associatif résilient. Elle montre les limites de la souveraineté proclamée lorsqu’elle ne se traduit pas en capacité d’agir, de collecter, de recycler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce 5 juin 2025, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel, célèbrent une souveraineté retrouvée. Mais le vrai combat, celui contre ce pétrole solidifié qui tue sans bruit, commence à peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Pour éviter d’éventuelles inondations : le gouvernement entreprend des travaux d’hercule à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:10:00 +0000</pubDate>
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<p>La prévention des inondations à Bamako est en cours avec des travaux d’urgence. Découvrez leur impact sur la sécurité de la ville.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors d’un forum régional africain sur les prévisions saisonnières en Afrique de l’Ouest et au Sahel tenu à Bamako du 21 au 25&nbsp;avril 2025, les experts de dix-sept pays ont annoncé la précocité de l’hivernage&nbsp;2025 accompagnée d’un risque élevé d’inondations. Une alerte qui n’est pas passée inaperçue au niveau du gouvernement, même si celui-ci était déjà en préparation à cause des inondations meurtrières que le Mali a vécu l’année dernière. C’est dans ce cadre que des travaux d’hercule ont été lancés dans le district de Bamako.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement officiel de ces travaux a eu lieu, jeudi&nbsp;15&nbsp;mai, à Banankabougou dans la commune&nbsp;VI du district de Bamako. C’était sous la présidence du Premier ministre. Le lancement a été suivi d’une visite sur les sites des travaux. Il s’agit de Woyowoyanko et Sabalibougou Courani&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-au-niveau-de-woyowoyanko"><strong>Au niveau de « Woyowoyanko »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le « Woyowoyanko » est le paysage d’un cours d’eau qui sépare les quartiers de Djicoroni-Para et Sebenicoro dans la commune IV du district de Bamako. Il est situé sur la route nationale RN5 qui va en Guinée Conakry. Sur ce bras de cours d’eau se trouve un pont qui subit chaque année des dommages pendant l’hivernage. L’année dernière a été la goutte d’eau qui a débordé le vase, car une partie de ses installations a été emportée par le ruissellement des eaux. Ce qui a créé un blocage des usagers en partance vers Sebenicoro et les localités situées derrière ce quartier. Il en a été de même pour les usagers qui faisaient le trajet inverse. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cet ouvrage, qui est très important dans le trafic routier de la partie ouest de Bamako, qui va subir des travaux afin de le rendre plus opérationnel. Les travaux vont consister en la construction d’un nouvel ouvrage et au redimensionnement de l’existant afin de maintenir en service l’une des artères principales du Mali. La mise en œuvre du projet contribuera à la modernisation du réseau routier, à l’augmentation du niveau de service, à la fluidité du trafic vers Sébénicoro, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations, grâce aux facilités d’accès aux centres socio-sanitaires, aux écoles, aux administrations, aux commerces, ainsi qu’à la réduction du temps de parcours. En plus, il y aura un aménagement d’une voie alternative de 6&nbsp;km au tronçon urbain de la RN5 en commune&nbsp;IV du district de Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-sabalibougou-courani"><strong>A Sabalibougou Courani</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un quartier situé dans la commune&nbsp;VI du district de Bamako au sud-est du 3e&nbsp;pont de la capitale. A ce niveau, les travaux portent sur le curage des deux siphons et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons du côté amont des deux siphons secondaires sur la voie d’accès à Sabalibougou Courani. Ces travaux, une fois finis, permettront de drainer les eaux du collecteur principal de Missabougou vers lesdits siphons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces travaux (Woyowoyanko et Sabalibougou Courani) sont exécutés par la Cellule des Travaux routiers d’Urgence (CETRU) pour un montant de 150 000 000&nbsp;francs CFA, et un délai d’exécution de 45&nbsp;jours, sous la supervision de la Direction générale des Routes. Le financement des travaux est entièrement assuré par le budget national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux ouvrages font partie d’un plan d’investissement&nbsp;2025 qui vise à nettoyer 131 073&nbsp;mètres linéaires de collecteurs et 235 365&nbsp;mètres linéaires de caniveaux dans les six communes du district. C’est un plan financé à hauteur de 2,66&nbsp;milliards de francs CFA à travers le Budget spécial d’investissement et le Projet de Résilience urbaine (PRUBA). L’objectif est de garantir une protection efficace à 87,71&nbsp;% contre les inondations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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