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	<title>Archives des innovation africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des innovation africaine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. Pourquoi exclure l’Afrique fausse toute projection mondiale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 08:08:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Afrique dans le monde de demain : une réflexion sur l'importance d'inclure le continent dans les discussions sur l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une réflexion de fond sur la place stratégique de l’Afrique dans la construction du futur mondial. Il y démontre que marginaliser le continent dans les projections globales revient à fausser toute lecture sérieuse des dynamiques économiques, intellectuelles et politiques contemporaines.</em></strong></p>



<p>Penser le futur du monde sans l’Afrique, c’est plus qu’une erreur d’analyse. C’est perpétuer un héritage intellectuel qui a trop longtemps relégué un continent à une périphérie extractive. Cette réduction s’exprime de multiples façons. D’abord, par l’extraction de ressources sans transformation locale et la mobilisation préférentielle des compétences humaines au profit d’autres économies. Ensuite, par l’invisibilisation des innovations conceptuelles africaines, qui rend incompréhensible toute construction d’un avenir mondial partagé. Refuser d’inscrire l’Afrique au cœur des trajectoires contemporaines condamne ainsi le projet du progrès à une croissance amputée de ses ressources matérielles et humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-potentiel-strategique-encore-mal-lu"><strong>Un potentiel stratégique encore mal lu</strong></h2>



<p>L’objection selon laquelle l’Afrique ne serait qu’un bénéficiaire passif d’assistance extérieure repose sur une lecture antiquée des rapports internationaux. Le continent concentre des ressources stratégiques, un renouvellement démographique dynamique et des formes de savoir structurantes pour les économies et technologies globales. Or, tant que l’exploitation de ces atouts reste confinée à des enclaves exportatrices, privant les sociétés locales de valeur ajoutée et de contrôle, les inégalités et la dépendance se perpétuent. Ce constat n’essentialise pas l’Afrique. Au contraire, il invite à reconnaître un réel empirique trop souvent réduit à un laboratoire d’expérimentations exogènes.</p>



<p>Les paradigmes dominants du développement doivent être interrogés à l’aune de cette réalité. Une approche purement normative ou universaliste, qui ignore les ontologies et histoires locales, reproduit une logique d’assimilation. Pire, elle impose des modèles de « <em>rattrapage</em> » supposant que la modernité ne peut prendre qu’une forme déjà pratiquée ailleurs. Inversement, des interventions techniques rigoureuses risquent de traiter les sociétés africaines comme des objets passifs plutôt que comme des actrices co-formatrices, si elles demeurent aveugles aux relations sociales, aux attentes populaires et aux dispositifs d’auto-gouvernance locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-conditions-d-une-emancipation-structurelle"><strong>Les conditions d’une émancipation structurelle</strong></h2>



<p>Reconnaître la pluralité des modernités exige de refonder les objectifs du développement non sur une conformité extérieure, mais sur le renforcement de trajectoires endogènes créatrices de valeur partagée.</p>



<p>Privilégier une stratégie d’émancipation implique d’abord de transformer les modalités d’exploitation des ressources : encourager la transformation locale, soutenir les chaînes de valeur régionales et imposer une gouvernance liant extraction à redistribution. Cela suppose aussi d’investir massivement dans le capital humain, non comme simple amortisseur de misère, mais comme moteur d’innovation industrielle, scientifique et culturelle. Il faut ainsi développer une formation technique de masse de haut niveau, une création ancrée dans les défis locaux et des politiques d’incitation publique à la création technologique et à l’ingénierie.&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, la souveraineté numérique et la maîtrise des infrastructures de communication doivent être traitées comme des biens publics stratégiques, conditionnant l’autonomie économique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouvel-ordre-de-cooperation-internationale"><strong>Un nouvel ordre de coopération internationale</strong></h2>



<p>Ce virage normatif requiert une politique régionale et internationale repensée. Il nécessite des alliances africaines souveraines pour négocier l’accès aux marchés et investissements ; des régulations globales limitant les spoliations ; des partenariats technologiques fondés sur le co-investissement dans la conception et la production.</p>



<p>À l’échelle interne, un universalisme pluriel naîtra du dialogue entre systèmes de pensée locaux et traditions critiques contemporaines, transformant le développement en échange productif plutôt qu’en homogénéisation. Ignorer l’Afrique affaiblit enfin les réponses mondiales aux grands défis contemporains, qui impliquent tous les espaces en interaction. Penser un avenir commun exige de bannir l’idée de périphérie pour adopter une logique de coproduction des savoirs et des biens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-continent-comme-co-architecte-du-futur"><strong>Le continent comme co-architecte du futur</strong></h2>



<p>Reconnaître l’Afrique comme actrice centrale du futur mondial appelle des choix politiques clairs. Elle exige une transformation des ressources sur place, des investissements publics en recherche et en infrastructures industrielles et de nouvelles règles internationales garantissant redistribution et responsabilité.&nbsp;</p>



<p>En ancrant ces décisions dans une souveraineté partagée, une injustice structurelle se muera en opportunité de réinvention collective. Le progrès mondial ne sera complet que si l’Afrique y est reconnue non comme simple ressource, mais comme co-architecte.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Les outils numériques renforcent l’économie et facilitent l’accès aux services sociaux », selon Abdoulaye Guindo </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Abdoulaye Guindo discute des outils numériques et IA comme catalyseurs de croissance pour les économies africaines et la lutte contre la corruption.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Journaliste-blogueur et figure de la scène numérique malienne, Abdoulaye Guindo a progressivement bâti son parcours entre presse traditionnelle et nouveaux médias. Entré dans le journalisme avant l’essor du digital, il s’est tourné dès 2012 vers le blogging à travers Mondoblog, avant de contribuer à la création de Benbere, plateforme citoyenne qu’il coordonne aujourd’hui, lancée avec l’appui d’un partenaire néerlandais et de la communauté Doniblog qu’il présidait. Un itinéraire qui illustre son engagement pour l’information, l’innovation et l’expression citoyenne en ligne.&nbsp;</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sahel-tribune-nbsp-selon-vous-que-signifie-concretement-la-revolution-numerique-pour-les-economies-africaines-et-pour-le-mali-en-particulier"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: Selon vous, que signifie concrètement la « révolution numérique » pour les économies africaines et pour le Mali en particulier ?</strong></h5>



<p><strong>Abdoulaye Guindo</strong>&nbsp;: La révolution numérique ou transformation digitale représente une opportunité pour les économies africaines parce qu’en premier lieu c’est des catalyseurs de croissance, des opportunités de développement des paiements mobiles. Ce paiement va réduire les risques de corruption, permettra aux économies africaines d’être plus résilientes et fortes. Cette révolution permet aussi de créer beaucoup d’emplois. Qui dit création d’emploi, dit création de ressources. Des ressources qui viendront renforcer l’économie. Cela va faciliter également l’accès aux services sociaux, notamment la santé.&nbsp;</p>



<p>On a vu, dans beaucoup de pays, les poches de sang larguées par les drones. Cette révolution permet donc d’économiser du carburant. Sur le plan agricole, elle permet d’identifier les zones de pâturages, détecter les endroits les plus fertiles. Ce qui permet de dépenser moins d’argent. Il faut noter aussi que cette révolution permet d’améliorer l’administration et la gouvernance. La e-présence permet de gérer la gouvernance et l’efficacité du personnel. Aujourd’hui, la révolution numérique est une opportunité pour les économies africaines qui, si les États arrivent à les utiliser, pourront permettre de maximiser les profits et renforcer l’économie de nos États.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-percevez-vous-l-impact-d-internet-et-des-technologies-numeriques-sur-le-marche-de-l-emploi-aujourd-hui"><strong>Comment percevez-vous l’impact d’Internet et des technologies numériques sur le marché de l’emploi aujourd’hui ?</strong></h5>



<p>Les nouvelles technologies ont certes détruit beaucoup d’emplois, mais aussi occasionné la création de nouveaux emplois. De nouveaux métiers vont apparaître, notamment des analystes de données, des développeurs, des experts en IA, des&nbsp;<em>community manager</em>, aussi l’automatisation du travail dans les industries. Il y a un double aspect&nbsp;: un aspect négatif avec la perte de certains emplois, notamment des personnes qui étaient employées pour faire une seule tâche, mais aujourd’hui les nouvelles technologies permettent à une seule d’être employée. Pour noter les présences au bureau, six personnes étaient employées, mais avec le pointage électronique personne n’est quasiment employé. Mais comme je l’ai dit, la révolution numérique a créé beaucoup d’emplois.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quelles-nouvelles-opportunites-d-emploi-internet-a-t-il-creees-pour-les-jeunes-maliens-et-africains"><strong>Quelles nouvelles opportunités d’emploi Internet a-t-il créées pour les jeunes Maliens et Africains ?</strong></h5>



<p>Le Mali n’est pas différent des autres pays africains. Les nouvelles technologies ont créé beaucoup d’emplois. On a des jeunes développeurs aujourd’hui qui développent des applications, des solutions numériques. On a des spécialistes de l’IA, des community manager qui sont dans beaucoup d’entreprises. On a des data analysts qui arrivent à analyser les données et les traiter à travers l’outil technologique, des jeunes qui travaillent sur les robots et des drones qui pourront demain révolutionner les domaines de l’agriculture et de la santé. Plusieurs emplois ont également été créés.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-rencontrent-les-travailleurs-pour-s-adapter-a-cette-transformation-numerique"><strong>Quels défis rencontrent les travailleurs pour s’adapter à cette transformation numérique ?</strong></h5>



<p>Les défis sont énormes. Il y a la fracture numérique qui fait que le coût d’Internet et le taux de pénétration sont très bas dans nos pays. Il y a des défis d’infrastructures aussi. Le pays n’est pas couvert d’infrastructures. La qualité du coût d’Internet rend difficile l’adaptation au numérique. Aussi, les compétences de certains à maîtriser ces outils&nbsp;: il faut les former pour les inclure. Par exemple, quand on essaie de faire le télétravail pour réduire la consommation d’électricité et de carburant, beaucoup de travailleurs au Mali et en Afrique ne maîtrisent pas les outils de travail en ligne. Donc il y a ce manque de formation qui est un défi. Il y a des obstacles économiques et culturels. Aujourd’hui, les gens sont plutôt habitués au travail manuel, l’adaptation et le changement sont difficiles. On n’a pas la culture des nouvelles technologies. C’est le défi à relever&nbsp;: développer la culture du numérique dans l’esprit des gens.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-l-ia-est-souvent-percue-comme-une-menace-pour-l-emploi-partagez-vous-ce-point-de-vue"><strong>L’IA est souvent perçue comme une menace pour l’emploi. Partagez-vous ce point de vue ?</strong></h5>



<p>L’IA est à la fois une menace et une opportunité. En tant que menace, ça va permettre d’automatiser les tâches, donc les personnes qui faisaient le travail à la chaîne vont se retrouver au chômage. Aussi, ça va créer des inégalités dans le domaine du travail. L’homme va fournir plus d’efforts avec moins de salaire. Plus d’entretien sera accordé à la machine.&nbsp;</p>



<p>Il y a des risques de perte d’emplois, mais aussi des opportunités. L’IA va augmenter en même temps la production. Si les humains qui font le travail à la chaîne doivent travailler huit heures par jour, l’IA peut travailler 24/24. Ça va accroître la production et rendre plus efficace le travail avec plus de précision. Donc c’est à double sens.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-emplois-sont-les-plus-exposes-a-l-automatisation-et-a-l-ia-et-lesquels-peuvent-en-beneficier"><strong>Quels emplois sont les plus exposés à l’automatisation et à l’IA, et lesquels peuvent en bénéficier ?</strong></h5>



<p>Les travaux les plus exposés sont entre autres les tâches au niveau administratif notamment la comptabilité, la saisie d’information et de données, l’analyse et le traitement des données. Ce sont des outils qui pourront faciliter ce travail et faire disparaître ces emplois. Même au niveau des banques, l’automatisation va permettre de faire des dépôts et des retraits sans la présence d’une personne physique dans un guichet.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-selon-vous-comment-les-jeunes-maliens-peuvent-ils-saisir-les-opportunites-offertes-par-internet-et-l-ia"><strong>Selon vous, comment les jeunes Maliens peuvent-ils saisir les opportunités offertes par Internet et l’IA ?</strong></h5>



<p>Les jeunes peuvent saisir ces opportunités en se formant, en cherchant à maîtriser les fonctionnements de ces outils et leur utilisation, être capables de produire de la connaissance et des compétences avec et les mettre au service de leur pays. L’État doit donner des moyens pour que les jeunes puissent apprendre ces outils, leur fonctionnement, leur utilisation pour se créer des emplois et saisir les opportunités des nouvelles technologies.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-craindre-ou-accueillir-cette-revolution-numerique-pourquoi"><strong>Faut-il craindre ou accueillir cette révolution numérique ? Pourquoi ?</strong></h5>



<p>On n’a pas à craindre. Qu’on le veuille ou pas, les nouvelles technologies s’imposent à nous. Personne ne peut s’opposer au développement des nouvelles technologies. Tout ce qu’on doit faire, c’est de s’y adapter et d’utiliser le bon côté en se départissant du négatif. On a inventé la voiture qui fait des accidents, qui tue, mais nous l’utilisons. L’avion nous facilite le voyage, mais les avions se crashent souvent. On utilise les médicaments pour se soigner, mais quand on dépasse la dose on meurt. Les nouvelles technologies, on ne peut pas s’opposer à leur essor. On va devoir s’adapter pour minimiser le côté négatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-voyez-vous-le-marche-de-l-emploi-au-mali-dans-10-nbsp-ans-avec-l-evolution-rapide-d-internet-et-de-l-ia"><strong>Comment voyez-vous le marché de l’emploi au Mali dans 10&nbsp;ans avec l’évolution rapide d’Internet et de l’IA ?</strong></h5>



<p>Le marché de l’emploi au Mali ne sera pas différent du marché dans beaucoup de pays. Il y aura un bouleversement. Des métiers vont disparaître, d’autres vont se voir créer, notamment les développeurs qui sont aujourd’hui nombreux au Mali, les data analysts, la floraison des community managers employés dans la communication de beaucoup d’entreprises, l’automatisation du travail dans beaucoup d’usines. Les spécialistes dans ces domaines se verront employer, mais d’autres vont devoir s’adapter parce que leur métier sera appelé à disparaître.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quel-conseil-donneriez-vous-aux-jeunes-professionnels-et-aux-parents-pour-se-preparer-a-ce-futur-numerique"><strong>Quel conseil donneriez-vous aux jeunes professionnels et aux parents pour se préparer à ce futur numérique ?</strong></h5>



<p>Le conseil que j’ai à leur donner, c’est d’apprendre à dompter ces outils. Tantôt, ces outils vont s’imposer à nous, on n’aura pas le choix. On se rappelle au Mali, certains parents pensaient que faire la photo était interdit par l’Islam. Avoir un téléphone portable était vu comme un problème. Mais aujourd’hui, cet outil permet de régler des problèmes qui nécessitaient de parcourir 400-500&nbsp;kilomètres. Donc ça s’est imposé à nous, on s’adapte. Il faut qu’on soit prêts à les recevoir, à les accueillir en cherchant à connaître leur utilisation, leur enjeu et comment se protéger de leur côté négatif.</p>



<p><strong>Interview réalisée et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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