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	<title>Archives des initiative citoyenne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des initiative citoyenne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AETA90 : « Nous avons une dette morale envers nos écoles », affirme Makan Camara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À travers une cérémonie prévue le 20 juin, l’AETA90 entend récompenser les meilleurs élèves et enseignants des écoles de N’Tomikorobougou A et B. Son coordinateur général, Makan Camara, explique les ambitions de cette initiative en faveur de l’excellence scolaire et de l’école publique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A et B des années&nbsp;90 (AETA90) s’apprête à organiser, le samedi&nbsp;20&nbsp;juin à l’école fondamentale Madame Sow Aïssata Coulibaly de N’Tomikorobougou (ex-Amara Ka Cour), une cérémonie de récompense et de reconnaissance en faveur des meilleurs élèves et des enseignants des deux établissements. Cette initiative vise à promouvoir l’excellence scolaire, à valoriser le mérite et à renforcer les liens entre anciens élèves et écoles d’origine. Coordinateur général de l’amicale, Makan Camara, analyste financier et doctorant en économie, en explique les motivations et les objectifs.</em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous présenter l’Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A &amp; B des années&nbsp;90 (AETA90) ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A &amp; B des années&nbsp;90, communément appelée AETA90, est une association regroupant les anciens élèves ayant fréquenté les écoles fondamentales N’Tomikorobougou A et B durant les années&nbsp;1990. Elle a été créée dans le but de maintenir les liens de fraternité entre anciens élèves et de contribuer au développement de nos écoles ainsi qu’à l’épanouissement des générations actuelles.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la mission principale de votre amicale aujourd’hui ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Notre mission principale est de promouvoir l’excellence scolaire, de soutenir l’éducation des jeunes, de renforcer la solidarité entre anciens élèves et de contribuer au développement des écoles N’Tomikorobougou A et B à travers des actions concrètes, utiles et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen et long terme, notre ambition est également d’étendre nos initiatives à d’autres écoles publiques, afin de participer plus largement à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la promotion de l’excellence éducative. Nous sommes convaincus que le développement de notre pays passe par une école publique forte, inclusive et performante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, tout en restant profondément attachés à nos écoles d’origine, nous souhaitons progressivement mettre notre expérience, notre énergie et notre solidarité au service de l’ensemble de la communauté éducative, dans la mesure de nos moyens et de nos capacités.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui motive l’organisation de cette cérémonie de récompense et de reconnaissance ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cérémonie est motivée par notre volonté d’encourager l’excellence académique et de reconnaître les efforts remarquables des élèves et des enseignants. Nous voulons montrer aux jeunes que le travail, la discipline et la persévérance sont toujours récompensés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une de nos principales motivations est également de redonner à ces écoles une partie de ce qu’elles nous ont apporté. Nous estimons avoir une dette morale envers N’Tomikorobougou A et B, car ces établissements ont contribué à façonner les femmes et les hommes que nous sommes devenus aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette initiative, nous exprimons notre gratitude envers nos écoles, nos enseignants et toute la communauté éducative.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En quoi cette activité répond-elle aux objectifs de votre association ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette activité s’inscrit parfaitement dans notre mission de promotion de l’éducation et de valorisation du mérite. Elle permet également de renforcer le lien entre les anciens élèves et leurs écoles d’origine tout en apportant un soutien concret à la communauté éducative.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quels élèves seront récompensés et sur quels critères repose le choix ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Seront récompensés les trois premiers élèves de chaque classe, de la 1<sup>ère</sup>&nbsp;à la 6<sup>ème</sup>&nbsp;année, dans les deux écoles. La sélection est basée exclusivement sur les résultats scolaires officiels de l’année académique, en collaboration avec les directions des écoles.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi avoir décidé de récompenser les meilleurs élèves de la 1ère à la 6ème&nbsp;année ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous souhaitons encourager l’excellence à tous les niveaux de l’enseignement fondamental. Chaque élève, quel que soit son niveau, doit comprendre que ses efforts peuvent être reconnus. Cette approche permet également de créer une saine émulation entre les élèves.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact espérez-vous avoir sur la motivation et la performance scolaire des élèves ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous espérons renforcer la motivation des élèves, encourager la culture de l’effort et améliorer les performances scolaires. Nous voulons que les élèves comprennent que la réussite est le fruit du travail et de la persévérance.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelle importance accordez-vous à la reconnaissance des enseignants dans cette initiative ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants jouent un rôle essentiel dans la formation des générations futures. Leur engagement quotidien, leur dévouement et les sacrifices qu’ils consentent méritent d’être reconnus et valorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était donc naturel pour nous de les associer à cette cérémonie. C’est aussi notre manière de leur exprimer notre profonde gratitude.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel message souhaitez-vous transmettre aux enseignants à travers cette cérémonie ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous souhaitons les remercier sincèrement et les encourager à poursuivre cette noble mission qu’ils accomplissent avec professionnalisme et passion, souvent dans des conditions difficiles et avec des moyens limités.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact cette activité aura-t-elle sur les écoles N’Tomikorobougou A &amp; B ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative contribuera à renforcer l’image des écoles, à promouvoir une culture de l’excellence et à créer un climat de motivation aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. Elle favorisera également un rapprochement durable entre les anciens élèves et leurs établissements.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Cette cérémonie est-elle appelée à devenir un événement régulier ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, notre ambition est de faire de cette cérémonie une tradition annuelle afin de continuer à encourager les élèves et à valoriser les enseignants.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel message souhaitez-vous adresser au public et aux anciens élèves ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes les produits de l’école publique de N’Tomikorobougou A &amp; B. Ce que nous sommes devenus aujourd’hui, nous le devons en grande partie à l’éducation que nous y avons reçue ainsi qu’au dévouement de nos enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation demeure le plus précieux héritage que nous puissions transmettre aux générations futures. Se souvenir de son école, c’est honorer son passé ; soutenir son école, c’est construire l’avenir.&nbsp;AETA90 – Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A &amp; B des Années&nbsp;90&nbsp;: Unis par nos souvenirs, engagés pour l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réalisé par Checikna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : ces jeunes qui inventent le futur au cœur de Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 08:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez le rôle essentiel de l'entrepreneuriat jeune dans la revitalisation de Bamako et la construction d'un avenir meilleur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Recyclage, numérique, mode : la révolution silencieuse des jeunes de Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/recyclage-numerique-mode-la-revolution-silencieuse-des-jeunes-de-bamako/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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