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	<title>Archives des Ingérence &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Ingérence &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Burkina Faso : Ouagadougou dénonce une résolution du Parlement européen et fustige une « ingérence néocoloniale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso a rejeté une résolution du Parlement européen sur les libertés fondamentales. Les autorités de transition dénoncent une ingérence néocoloniale, accusent des réseaux liés à la France et réaffirment leur souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement burkinabè a vivement rejeté une résolution adoptée par le Parlement européen sur la situation des libertés fondamentales dans le pays. Les autorités de transition dénoncent un texte « partial », inspiré selon elles par des intérêts étrangers hostiles à la souveraineté du Burkina Faso.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions diplomatiques entre Ouagadougou et certaines institutions occidentales connaissent un nouvel épisode. Dans une note verbale adressée à l&rsquo;Union européenne, le gouvernement burkinabè a officiellement rejeté la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen intitulée&nbsp;<em>« Persistance de la répression de l&rsquo;espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré, ce texte reflète une lecture biaisée de la situation nationale et ignore les efforts engagés depuis plusieurs années dans la lutte contre l&rsquo;insécurité et la reconstruction économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résolution jugée « partiale »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, le ministère burkinabè des Affaires étrangères affirme rejeter «&nbsp;<em>avec la plus grande fermeté</em>&nbsp;» les conclusions du Parlement européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ouagadougou, les critiques formulées par les eurodéputés reposent sur des «&nbsp;<em>allégations infondées&nbsp;</em>» et des «&nbsp;<em>jugements péremptoires</em>&nbsp;» qui ne tiennent pas compte des réalités auxquelles le pays est confronté depuis plus d&rsquo;une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment notamment que les progrès réalisés dans la reconquête du territoire national, longtemps affecté par les violences terroristes, ainsi que les mesures prises pour renforcer la résilience économique du pays, sont largement ignorés par les auteurs de la résolution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Accusations contre la France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du document va au-delà de la simple contestation diplomatique. Le gouvernement burkinabè considère que cette résolution est «&nbsp;<em>manifestement adossée à des desseins néocoloniaux&nbsp;</em>» et inspirée par des «&nbsp;<em>réseaux obscurs à la solde de la France</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une accusation qui s&rsquo;inscrit dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Ouagadougou et Paris depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir des autorités militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2022, le Burkina Faso a engagé une profonde réorientation de sa politique extérieure, marquée par le départ des forces françaises stationnées dans le pays et un rapprochement avec ses partenaires de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), composée également du Mali et du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités burkinabè, la résolution européenne constitue une «&nbsp;<em>ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d&rsquo;un État souverain&nbsp;</em>» et contrevient aux principes de non-ingérence consacrés par la Charte des Nations unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une critique de l&rsquo;approche européenne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa réponse, le gouvernement affirme également constater avec inquiétude la persistance d&rsquo;une approche qu&rsquo;il qualifie de «&nbsp;<em>paternaliste</em>&nbsp;» chez certains responsables européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ouagadougou, cette vision des relations internationales serait davantage guidée par des préjugés idéologiques que par une compréhension objective des réalités sécuritaires et politiques auxquelles font face les pays du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique rejoint les discours régulièrement tenus par les dirigeants des pays membres de l&rsquo;AES, qui dénoncent depuis plusieurs années ce qu&rsquo;ils considèrent comme une tendance occidentale à juger les transitions sahéliennes à travers des critères déconnectés du contexte régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La question libyenne remise sur la table</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè a également profité de cette réponse pour rappeler son analyse des origines de la crise sécuritaire qui frappe aujourd&rsquo;hui le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités, l&rsquo;instabilité actuelle trouve son origine dans l&rsquo;intervention militaire menée en Libye en 2011 sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Organisation du traité de l&rsquo;Atlantique nord (OTAN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouagadougou estime que la chute du régime de Mouammar Kadhafi a favorisé la circulation massive d&rsquo;armes dans la région, l&rsquo;expansion de groupes armés et l&rsquo;émergence de réseaux criminels transnationaux qui continuent d&rsquo;alimenter l&rsquo;insécurité au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lecture est régulièrement défendue par les autorités sahéliennes, qui considèrent l&rsquo;intervention libyenne comme l&rsquo;un des principaux facteurs ayant accéléré la déstabilisation régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dialogue, mais sur un pied d&rsquo;égalité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la fermeté du ton employé, le ministère burkinabè des Affaires étrangères affirme que le Burkina Faso demeure attaché à un dialogue&nbsp;<em>« franc, respectueux et mutuellement bénéfique</em>&nbsp;» avec l&rsquo;Union européenne et ses partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités précisent toutefois que ce dialogue ne saurait prospérer dans un climat marqué par ce qu&rsquo;elles décrivent comme des «&nbsp;<em>injonctions</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>procès d&rsquo;intention</em>&nbsp;» ou des tentatives de remise en cause des choix souverains du peuple burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa conclusion, le gouvernement estime que la résolution du Parlement européen est «&nbsp;<em>nulle et de nul effet</em>&nbsp;», réaffirmant sa volonté de poursuivre sa stratégie politique et sécuritaire sans céder aux pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle passe d&rsquo;armes illustre les fractures persistantes entre plusieurs capitales européennes et les régimes militaires du Sahel central. Alors que les questions de gouvernance, de libertés publiques et de transition politique continuent d&rsquo;alimenter les critiques occidentales, les autorités burkinabè, maliennes et nigériennes mettent en avant la souveraineté nationale et la lutte contre le terrorisme comme priorités absolues de leur action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Résolution européenne sur Mohamed Bazoum : l’AES dénonce une « ingérence grave » </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 20:39:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Confédération des États du Sahel s'exprime sur la résolution européenne concernant Mohamed Bazoum et l'ingérence perçue.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Confédération des États du Sahel hausse le ton face à l’Union européenne. Dans un communiqué publié le 19 mars depuis Ouagadougou, l’organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger a vivement réagi à une résolution adoptée le 12 mars par le Parlement européen, portant sur la détention de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération des Etats du sahel, créée en juillet 2024, exprime sa « <em>vive indignation</em> » face à ce qu’elle qualifie d’« <em>ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain</em> ». La résolution européenne, intitulée « <em>Résolution du Parlement européen sur la détention arbitraire du Président Mohamed Bazoum par la junte au Niger </em>», est, selon la Confédération, une tentative d’influence extérieure sur une question relevant de la souveraineté nigérienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-paternalisme-nbsp-et-double-standard"><strong>«&nbsp;Paternalisme&nbsp;» et double standard</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation sahélienne critique également l’approche sélective des institutions européennes. Elle explique que le Parlement européen passe sous silence certaines violations du droit international, tout en se focalisant sur la situation au Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES dénonce un « <em>paternalisme rétrograde </em>» et évoque des « <em>intérêts économiques et géostratégiques inavoués</em> » qui sous-tendraient, selon elle, cette résolution. Elle estime que certains acteurs européens restent attachés à des logiques héritées du passé colonial, au détriment des aspirations des peuples sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette optique, la Confédération va plus loin en accusant certains relais internationaux de participer à la diffusion de « <em>fausses informations </em>», appelant implicitement à une relecture critique des narratifs dominants sur la situation politique dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resolution-jugee-nbsp-sans-effet-nbsp"><strong>Une résolution jugée «&nbsp;sans effet&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dénonciation, l’AES affirme clairement son refus de toute pression extérieure. « <em>La Confédération AES n’a ni d’injonctions, ni de leçons de gouvernance à recevoir </em>», insiste le communiqué, marquant une rupture assumée avec les partenaires occidentaux sur les questions de gouvernance politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition des relations internationales par les pays de l’Alliance, qui revendiquent une plus grande autonomie stratégique et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la portée symbolique de la résolution européenne, l’AES assure qu’elle restera sans impact sur sa trajectoire. Elle souligne que cette prise de position est « <em>totalement en déphasage avec la nouvelle dynamique politique, économique et sociale</em> » engagée dans l’espace confédéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-regional-sous-tension"><strong>Un contexte régional sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué se conclut sur une note de fermeté : les États membres entendent poursuivre leur marche, indépendamment des critiques extérieures, en s’appuyant sur la volonté souveraine de leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction intervient dans un climat régional déjà marqué par des tensions diplomatiques croissantes entre les pays du Sahel central et plusieurs partenaires occidentaux. Depuis les changements de régime intervenus au Niger, au Mali et au Burkina Faso, les relations avec l’Union européenne se sont progressivement dégradées, sur fond de divergences politiques et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dénonçant publiquement la résolution du Parlement européen, l’AES confirme son positionnement : celui d’un bloc régional déterminé à défendre sa souveraineté, quitte à accentuer la rupture avec ses partenaires traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sanctions contre le Mali : l’échec d’une diplomatie punitive téléguidée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 22:52:27 +0000</pubDate>
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<p>En annulant les sanctions de 2022 contre le Mali, la Cour de justice de l’Uemoa révèle les dérives d’une stratégie régionale de coercition politique et ses effets sur le Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En déclarant illégales les sanctions imposées en 2022 par l’Uemoa au Mali, la Cour de justice de l’Union ne se contente pas de trancher un litige juridique. Elle expose les limites — et les dérives — d’un système de sanctions régionales largement instrumentalisé, sous influence extérieure, au détriment des populations sahéliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision rendue le 28 janvier par la Cour de justice de l’Uemoa marque un tournant discret mais décisif dans le bras de fer qui oppose, depuis 2022, les autorités maliennes de transition à l’architecture politico-institutionnelle ouest-africaine. En annulant les sanctions économiques prises contre Bamako, la Cour donne raison aux autorités maliennes et désavoue frontalement une stratégie de coercition présentée, à l’époque, comme une nécessité morale et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mecanique-de-sanctions-sans-fondement-juridique"><strong>Une mécanique de sanctions sans fondement juridique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant six mois, entre janvier et juillet 2022, le Mali a été soumis à un régime de sanctions parmi les plus sévères jamais imposés à un État membre : fermeture des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges financiers et commerciaux. Une punition collective qui visait officiellement à accélérer le retour à l’ordre constitutionnel, mais qui a surtout frappé de plein fouet une population déjà éprouvée par l’insécurité et la crise économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de l’arrêt est sans ambiguïté : l’Uemoa n’avait aucune base légale pour appliquer des sanctions décidées par la CEDEAO. Organisation à vocation strictement monétaire et économique, l’Union a outrepassé ses compétences en s’alignant sur une décision politique extérieure à son mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit a été sacrifié sur l’autel de l’alignement politique, dans un contexte où la CEDEAO apparaissait de plus en plus comme le relais régional d’agendas diplomatiques extérieurs, notamment occidentaux, obsédés par le calendrier électoral mais largement silencieux sur la dégradation sécuritaire du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-sous-influence-une-uemoa-instrumentalisee"><strong>Une CEDEAO sous influence, une Uemoa instrumentalisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de la Cour fragilise un peu plus une CEDEAO déjà contestée pour sa gestion des transitions militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Dans ces trois cas, la réponse a été la même : sanctions, menaces, isolement, sans véritable prise en compte des dynamiques internes ni du rejet populaire de cette diplomatie punitive. La Cour ne s’est pas réfugiée derrière des arguments procéduraux : elle a explicitement déclaré l’illégalité des sanctions, un camouflet politique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au sein de l’Uemoa, certains reconnaissent en privé le malaise. Le politique a perdu la main face au droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bamako avait anticipé cette issue en saisissant la bonne juridiction. « <em>Devant la Cour de la CEDEAO, ils n’auraient pas eu gain de cause </em>», reconnaît Me Konaté. Une stratégie juridique fine, qui contraste avec l’image caricaturale d’un pouvoir uniquement mû par la confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, cette victoire est avant tout symbolique : les sanctions avaient déjà été levées, et la Cour a fermé la porte à toute réparation financière. Mais sur le plan politique, la reconnaissance officielle du caractère illégal des sanctions change profondément la lecture de l’épisode 2022, contre lequel le peuple malien s’est hissé le 14 janvier 2022 donnant naissance depuis lors à la Journée nationale de la souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-un-modele-de-coercition-regionale"><strong>La fin d’un modèle de coercition régionale ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, le paysage régional a basculé. En janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder la confédération des États du Sahel (AES), rejetant un système perçu comme moralisateur, inefficace et soumis à des influences extérieures.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois pays sont restés membres de l’Uemoa, précisément parce que celle-ci repose sur des mécanismes techniques, économiques et non idéologiques, tout en travaillant parallèlement à des alternatives financières souveraines. Au sein de l’AES, Bamako, Ouagadougou et Niamey ont lancé des initiatives communes de financement du développement, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’AES (BCID-AES). Cette banque est pensée comme un outil de mobilisation de ressources endogènes et de financement d’infrastructures stratégiques. En toile de fond, des rumeurs persistantes — jamais officiellement confirmées mais régulièrement évoquées dans les cercles politiques et économiques — font état d’une réflexion avancée sur la création d’une monnaie propre à l’AES. C’est le signe d’une volonté de se doter, à terme, de leviers monétaires et financiers autonomes, sans rupture brutale mais avec l’objectif affiché de réduire la dépendance aux dispositifs perçus comme instrumentalisés à des fins politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ironie finale : les sanctions n’ont ni accéléré la transition, ni affaibli les autorités militaires, toujours en place plus de cinq ans après leur arrivée au pouvoir. En revanche, elles ont contribué à délégitimer durablement la CEDEAO et à renforcer le discours souverainiste sahélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cet arrêt, la Cour de justice de l’Uemoa acte une vérité que beaucoup refusaient de voir : la diplomatie punitive, lorsqu’elle est déconnectée du droit et des réalités locales, finit toujours par se retourner contre ses promoteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le coup de force américain au Venezuela ravive les peurs d’un monde sans règles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 14:59:33 +0000</pubDate>
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<p>L'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a bouleversé le paysage géopolitique mondial.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 3 janvier 2026, l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a fait l’effet d’un séisme diplomatique. L’opération américaine confirme le retour brutal des logiques impériales et l’affaiblissement d’un multilatéralisme déjà vacillant. Le monde, désormais livré à la loi du plus fort, semble glisser vers ce que le capitaine Ibrahim Traoré appelle « l’hiver noir » : un âge de fer où les puissances redessinent leurs zones d’influence, au mépris du droit international.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines ont lancé une opération d’envergure contre Caracas. Une opération qui se termine par la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores. L’annonce, faite triomphalement par Donald Trump sur <em>Truth Social,</em> a sonné comme un coup de tonnerre dans le paysage géopolitique mondial. Le dirigeant américain, revenu à la Maison Blanche un an plus tôt, a salué une « <em>victoire contre le terrorisme et le narcotrafic</em> ». Le chef d’Etat américain place cette intervention sous la bannière de la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-washington-redessine-sa-doctrine-d-intervention"><strong>Washington redessine sa doctrine d’intervention</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du spectaculaire, cette action unilatérale marque le retour d’une diplomatie américaine de coercition directe. Elle rappelle la capture de Manuel Noriega au Panama en 1990. Avec Maduro désormais détenu par la justice américaine, le Venezuela entre dans une phase d’incertitude politique totale, tandis que l’Amérique latine redoute une nouvelle ère d’instabilité et d’hégémonie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs mois, l’administration Trump avait préparé le terrain : déploiement militaire massif dans les Caraïbes, frappes ciblées contre des infrastructures vénézuéliennes et mise à prix de 50 millions de dollars (plus de 27 milliards 959 millions de FCFA) pour la capture du président. Accusé de « <em>terrorisme lié à la drogue</em> » et de collusion avec les FARC, Maduro était considéré à Washington comme un ennemi prioritaire de la sécurité nationale américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération relance le débat sur l’unilatéralisme de la politique étrangère américaine, opérant sans mandat onusien ni aval du Congrès. Plusieurs parlementaires américains ont d’ailleurs dénoncé une « <em>violation de la Constitution</em> » et une « <em>militarisation de la justice </em>». Mais pour Donald Trump, ce coup de force constitue une victoire symbolique majeure à un an de la présidentielle américaine de 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-politiques-de-puissance-un-signal-fort-pour-l-afrique"><strong>Le retour des politiques de puissance : un signal fort pour l’Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’Amérique latine, cette démonstration de force résonne jusque sur le continent africain, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, et qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces États, engagés dans une quête affirmée de souveraineté politique, économique et militaire, pourraient y voir une preuve supplémentaire que le multilatéralisme vacille face au retour brutal des logiques impériales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le multilatéralisme est plus en plus malade. Le monde se trouve sur une pente glissante. D’un coté, la Russie et l’Ukraine s’affrontent, sans qu’il ait un espoir d’apaisement. Maintenant, c’est les Etats-unis qui s’en prennent au Zénézuela, au nez et à la barbe des Nations unis sans que personne ne lève le petit doigt. Qui seront les prochains ? La Chine aussi va-t-elle s&rsquo;en prendre à un pays ? Qu&rsquo;en est-il de la France ou de l&rsquo;Allemagne ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde rétrograde-t-il dans la logique ringarde de la « <em>loi du plus fort</em> » ? Un état de guerre permanente où « <em>l’homme est un loup l’homme </em>». Bref, assisterait-on à un retour à « <em>l’état de nature </em>» décrit par le philosophe anglais Thomas Hobbes ou plutôt au début d’un nouveau « <em>partage du monde</em> », tel chanté par l’artiste reggae man Tiken Jah Fakoly ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours d’ouverture à la 2ème session du collège des chefs d’Etat de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, avait pourtant lancé l’avertissement « <em>l&rsquo;hiver noir </em>» arrive en Afrique de l’Ouest. «&nbsp;<em>L&rsquo;hiver noir arrive. Il serait un hiver très froid, un hiver sanglant, un hiver meurtrier.</em> […] <em>L’hiver viendra parce que la guerre se transporte en Afrique de l&rsquo;Ouest. Les impérialistes font tout pour mettre l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest à feu et à sang.&nbsp;</em>» A travers cette métaphore dans le sillage du printemps arabe, le nouveau président de la confédération des Etats du sahel aurait vu et compris ce qui se trempe dans les salons de la géopolitique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler les frappes aériennes américaines le 25&nbsp;décembre 2025, menées contre l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-ouest du Nigeria. Le président Donald Trump a promis de nouvelles attaques si l’organisation continuait de tuer des chrétiens dans le pays. Faut-il donc parler d’ingérence politiques ou plutôt d’un retour de l’humanité à l’âge révolu de la bestialité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui vient de se passer au Venezuela confirme ce que redoutent déjà de nombreux Africains et de citoyens du monde entier : qu’aucun État du Sud n’est à l’abri d’une telle opération, dès lors qu’il remet en cause un ordre mondial dominé par les grandes puissances. Pour les pays de l’AES, qui prônent une diplomatie de non-alignement et une autonomie stratégique face aux anciennes puissances coloniales, le précédent vénézuélien constitue un avertissement. Ces pays doivent davantage travailler de concert pour parer à ce genre d’agression ou de violation de leur souveraineté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-entre-solidarite-et-vigilance-strategique"><strong>L’AES, entre solidarité et vigilance stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2023, les dirigeants de l’AES — Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani — insistent sur la nécessité d’une souveraineté complète, du contrôle des ressources naturelles à la maîtrise des orientations diplomatiques. L’arrestation de Maduro, figure de résistance face à l’hégémonie occidentale, pourrait renforcer leur conviction que seule une alliance régionale forte peut dissuader toute forme d’ingérence extérieure. C’est pourquoi, prônant son attachement «&nbsp;<em>à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international fondé sur des règles justes et équitables</em>&nbsp;», le Mali a plaidé, lors du sommet Russie-Afrique, en juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, en faveur dune «&nbsp;<em>nouvelle architecture de la sécurité internationale</em>&nbsp;» qui passera forcement par une réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, si Washington peut renverser un président élu en Amérique du Sud, que peuvent faire de petits États africains sans armée unie ni doctrine commune de défense ? Déjà, les États sahéliens renforcent leurs partenariats sécuritaires avec Moscou et cherchent à établir une architecture militaire commune, à travers notamment la création Force unifiée AES, fort de 5000 hommes et dotée d’équipements de pointe, le tout dans un contexte de tension croissante avec les États-Unis,  l’Union européenne et certains sponsors régionaux du terrorisme. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-des-alliances-sud-sud"><strong>Vers une recomposition des alliances Sud-Sud</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Maduro pourrait paradoxalement accélérer le rapprochement entre l’Afrique et certains pôles émergents, notamment la Russie, la Chine et l’Iran. Ces pays dénoncent une violation flagrante du droit international et appellent à un nouvel ordre mondial multipolaire. Le Venezuela, longtemps allié des nations africaines anti-impérialistes, pourrait devenir un symbole de solidarité entre les États du Sud face à la coercition occidentale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-délà de son aspect pratique, cette opération de Trump au Vénézuela se trouve en droite ligne avec sa politique de coup de communication. Il tient surtout à sa présence dans les médias. Pour ce faire, il ne manque aucune occasion. «&nbsp;<em>Toutes les guerres de l&rsquo;impérialisme commencent d&rsquo;abord par la communication.&nbsp;</em>», a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de l’AES, la souveraineté n’est jamais acquise, elle se défend. Et face à la démonstration américaine, qui démontre l&rsquo;orientation vers un nouvel ordre mondial, le Sahel, en pleine refondation politique, pourrait bien accélérer la construction de son propre modèle de gouvernance — enraciné, endogène et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Madagascar : Rajoelina, passager de classe affaires sur la Françafrique Airlines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:01:03 +0000</pubDate>
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<p>L’exfiltration d’Andry Rajoelina par la France, un acte qui soulève des questions sur l'ingérence française en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous prétexte de « préserver la stabilité », Paris s’est de nouveau immiscée dans une crise africaine. L’exfiltration d’Andry Rajoelina par un avion militaire français, au cœur de la tourmente malgache, ravive un débat ancien : la France sait-elle vraiment rompre avec ses réflexes d’ingérence sur le continent ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une scène que Paris aurait préféré garder dans l’ombre : celle d’un président africain, exfiltré par un avion militaire français, en pleine tempête politique.<br>Le 12 octobre 2025, Andry Rajoelina, chef de l’État malgache, quittait discrètement son pays, à bord d’un appareil de l’armée française. Officiellement, «&nbsp;<em>pour éviter un bain de sang&nbsp;</em>». Officieusement, pour sauver ce qui pouvait encore l’être d’un régime à bout de souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un accord de «&nbsp;<em>président à président</em>&nbsp;» — entre Emmanuel Macron et Rajoelina — aurait permis cette fuite organisée. Les relais de l’armée française de&nbsp;<em>La Réunion</em>&nbsp;ont agi avec une efficacité sans faille. L’opération fut propre, sans éclat, mais lourde de symboles. Paris affirme ne pas s’ingérer, mais c’est encore Paris qui ferme la porte derrière un président africain déchu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vieille-habitude-sauver-les-siens-preserver-les-apparences"><strong>Une vieille habitude : sauver les siens, préserver les apparences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, l’Élysée s’en tient à une ligne simple : aucune intervention, aucune prise de position. En coulisses, c’est tout autre chose. Depuis le 25 septembre, Antananarivo s’enfonce dans le désordre : pénuries d’eau, coupures d’électricité, manifestations, puis mutineries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la débâcle, l’appareil d’État s’est disloqué. Dimanche, la gendarmerie nationale a basculé du côté des protestataires, sous la houlette du général Nonos Mbina Mamelison, désormais autoproclamé nouveau commandant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, à Paris, les téléphones chauffaient. Les diplomates et les conseillers de l’Élysée n’ont jamais cessé de suivre la situation heure par heure. Comme souvent dans ces crises africaines, la tentation de «&nbsp;<em>gérer</em>&nbsp;» discrètement le chaos s’est imposée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se souvient d’autres épisodes — Bokassa évacué par un DC-8 français en 1979, Blaise Compaoré exfiltré vers la Côte d’Ivoire en 2014 — autant de pages jaunies du manuel officieux de la politique africaine de la France : ne jamais abandonner totalement un ami, même déchu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ingerence-douce-mais-constante"><strong>Une ingérence douce, mais constante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables français se défendent de toute intervention. Pourtant, la France reste omniprésente dans la mécanique du pouvoir malgache. Les Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), basées à&nbsp;<em>La Réunion</em>, encadrent les échanges militaires ; l’Agence française de développement (AFD) irrigue les finances publiques malgaches ; et les grands groupes français, du bâtiment à l’énergie, pèsent lourd dans l’économie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Rajoelina, les contrats se sont multipliés : téléphérique de 150 millions d’euros, projets d’infrastructures, financements électoraux. La France est restée le premier investisseur et bailleur bilatéral. Un lien que l’on appelle pudiquement «&nbsp;<em>coopération</em>&nbsp;», mais qui ressemble souvent à une tutelle sous perfusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, quand Paris affirme qu’il ne&nbsp;«&nbsp;<em>fait que faciliter un départ</em>&nbsp;», on entend surtout la voix d’une puissance qui, sous couvert d’humanitarisme et de prudence diplomatique, continue de s’autoriser un droit de regard sur la scène politique africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-paradoxes-d-un-partenaire-encombrant"><strong>Les paradoxes d’un partenaire encombrant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Andry Rajoelina, l’ancien DJ devenu président, était un allié à géométrie variable. Soutenu par la France en 2009 après un coup d’État, il avait su parler le langage des affaires et des diplomates. Son pouvoir, contesté mais utile, convenait bien à Paris : stabilité apparente, ouverture économique, coopération sécuritaire dans l’océan Indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la lune de miel s’est ternie. En 2023, la révélation de sa double nationalité française, acquise dans le plus grand secret, a créé un malaise durable. Comment défendre un président qui, tout en brandissant le drapeau de la souveraineté, possédait un passeport tricolore ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question embarrassait l’Élysée autant qu’elle fragilisait Rajoelina. Son exfiltration en 2025, orchestrée par les mêmes réseaux qui l’avaient jadis installé, apparaît aujourd’hui comme l’épilogue d’une dépendance mutuelle. Paris protège, Rajoelina s’efface.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-madagascar-miroir-d-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Madagascar, miroir d’un système à bout de souffle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce départ en catimini relance un débat qui dépasse largement les frontières de la Grande Île : la France sait-elle encore se tenir à distance des crises africaines ? Chaque fois qu’un régime vacille — qu’il s’agisse du Mali, du Niger, autrefois, ou désormais de Madagascar — Paris est tentée d’arbitrer, de conseiller, parfois d’évacuer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de «&nbsp;<em>préserver la stabilité</em>&nbsp;», l’ingérence française se pare d’habits moraux. Mais sur le terrain, elle nourrit la méfiance et alimente le ressentiment anti-français qui monte partout sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique change, ses capitales bougent, ses alliances se déplacent. La France, elle, semble encore croire qu’elle peut écrire la fin des histoires africaines — à condition d’en maîtriser le scénario.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-exfiltration-ou-la-diplomatie-du-dernier-refuge"><strong>L’exfiltration, ou la diplomatie du dernier refuge</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Emmanuel Macron, l’affaire Rajoelina n’est pas seulement un épisode tropical : c’est un révélateur. Malgré les discours sur la «&nbsp;<em>nouvelle relation</em>&nbsp;» entre la France et l’Afrique, les vieux réflexes coloniaux demeurent, ceux du parapluie protecteur et du coup de main fraternel à un président ami. Une ingérence qui ne dit pas son nom, mais qui s’inscrit dans la continuité : sauver l’ordre avant la justice, la stabilité avant la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Antananarivo, la population célèbre peut-être la chute d’un président. À Paris, on se félicite d’avoir évité un bain de sang. Entre ces deux vérités, se glisse toute l’ambiguïté de la politique africaine de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Un tir sur un drone, mais c’est l’Algérie qui se crashe moralement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 06:49:26 +0000</pubDate>
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<p>L'attaque de drone au Mali soulève des questions sur le régime algérien et la nature des relations entre voisins en Afrique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous les sables de Kidal, un drone détruit, une hypocrisie éventrée.</em></strong><strong><em>&nbsp;Le geste d’Alger n’est pas seulement une violation de l’espace aérien, c’est l’aveu d’un régime qui confond voisinage et tutelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fallait oser. Alger l’a fait. Dans la nuit du 31&nbsp;mars au 1ᵉʳ&nbsp;avril — date propice aux mauvaises blagues — le régime algérien a abattu un drone malien de reconnaissance dans le ciel de Kidal, ont informé les autorités maliennes de la transition. Un tir prémédité, revendiqué à demi-mot, qui ressemble à s’y méprendre à un « <em>poisson d’avril </em>» géopolitique… sauf que, cette fois-ci, la plaisanterie a couté cher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car ce n’est pas seulement un aéronef qui est tombé en flammes à Tinzaouatène, mais aussi l’illusion d’un voisinage apaisé. En détruisant l’appareil, Alger a également pulvérisé le principe sacro-saint de non-agression inscrit dans la charte onusienne. La frontière, censée séparer deux peuples frères, s’est muée en ligne de fracture où la mauvaise foi se conjugue avec la condescendance. Au pays de l’« <em>hirak</em> » muselé et des généraux omniprésents, on préfère tirer sur un drone malien que de viser, enfin, les véritables ennemis&nbsp;: les trafiquants et djihadistes qui, ironie cruelle, circulent dans le même espace aérien… mais eux, en toute impunité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-algerie-on-filme-la-lucidite-strategique"><strong>En Algérie, on filme la lucidité stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Bamako, la riposte est juridique. Une plainte en bonne et due forme déposée devant la Cour internationale de justice, a informé le gouvernement malien en début de week-end dans iun communiqué. Un geste symbolique ? Peut-être. Mais surtout un signal&nbsp;: le Mali, lassé des sermons paternalistes, rappelle qu’il n’est plus ce cadet docile que l’on tance du haut de l’Atlas. Face aux drones détruits, Bamako oppose le droit brandi. Face aux accusations algériennes de « <em>violation d’espace</em> », la transition malienne répond par une violation manifeste du bon sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus triste dans cette affaire ? Que le régime algérien, engoncé dans ses réflexes de puissance régionale frustrée, préfère la pyromanie diplomatique au réalisme coopératif. À Kidal, le drone malien filmait le désert. À Alger, on filme un autre désert&nbsp;: celui de la lucidité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Relations Mali-Algérie : Choguel Kokalla Maïga dénonce le double jeu d’Alger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 07:04:53 +0000</pubDate>
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<p>Dans une intervention publiée le 9 avril 2025 sur sa chaîne YouTube, l’ancien Premier ministre malien, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a livré une analyse sans concessions de la position de l'Algérie vis-à-vis du Mali, soulignant l'importance de la souveraineté malienne face aux interventions extérieures. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une intervention publiée le 9 avril 2025 sur sa chaîne YouTube, l’ancien Premier ministre malien, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a livré une analyse sans concessions de la position de l&rsquo;Algérie vis-à-vis du Mali, soulignant l&rsquo;importance de la souveraineté malienne face aux interventions extérieures. À travers un discours dense mêlant histoire, géopolitique et stratégie, il a mis en lumière ce qu’il considère être une posture ambiguë et problématique de l&rsquo;Algérie dans la gestion de la crise sécuritaire au Nord du Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le début, le Dr. Maïga a précisé que sa prise de parole visait à clarifier la nature des relations bilatérales entre Bamako et Alger, dans un contexte de confusion provoqué par diverses déclarations politiques récentes. Il a souligné que l’objectif était de rappeler à Alger que le Mali, sous la direction de ses autorités actuelles, ne permettrait aucune ingérence dans sa gestion souveraine des affaires intérieures, notamment la situation au Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur l’histoire coloniale, Choguel Maïga a rappelé l&rsquo;accord signé en 1907 entre les autorités françaises et les Ifoghas de Kidal, leur accordant une autonomie en échange de leur neutralité. Selon lui, cette exception historique a contribué à fragiliser le Mali, une situation dont certains pays voisins, comme l&rsquo;Algérie, ont tiré profit en exacerbant les divisions internes. Il a également précisé que les tentatives d&rsquo;exploitation de cette situation par des puissances étrangères ne feraient que nuire à la stabilité et à l&rsquo;unité du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un soutien ambigu de l&rsquo;Algérie aux rébellions touarègues&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien Premier ministre a évoqué le soutien initial de l’Algérie aux premières rébellions touarègues dans les années 60. À cette époque, Alger avait soutenu le Mali en livrant des chefs rebelles, mais avec le temps, ce soutien a disparu, donnant place à une stratégie d’influence régionale plus marquée. Il a affirmé que l’Algérie avait progressivement tenté de contrôler indirectement certaines zones du Nord malien, exacerbant ainsi la situation sécuritaire dans ces régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 90, le Mali a accordé des blocs pétroliers à l’Algérie comme gage de bonne volonté, mais ces ressources n’ont jamais été exploitées à des fins de développement. Selon Choguel Maïga, l’Algérie aurait plutôt utilisé ces actifs comme leviers géostratégiques. Il a également dénoncé le fait que de nombreux habitants de Kidal possédaient des passeports algériens, ce qui, au lieu de renforcer les liens entre les peuples, a plutôt exacerbé les divisions ethniques et politiques, notamment en période de rébellions, où ces Maliens sont traités comme étrangers en Algérie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Algérie, un rôle ambigu dans la déstabilisation du Mali</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Choguel Maïga a dénoncé le rôle de l’Algérie dans la déstabilisation du Mali en soutenant certains mouvements rebelles, citant l’exemple du Mujao en 2012, un groupe majoritairement composé de Sahraouis venus de zones sous influence algérienne. Selon lui, l’Algérie mène une politique contradictoire : un discours public amical, mais des actions secrètes qui alimentent le chaos et la violence dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi critiqué l’accord entre l’Algérie et la France sur la sécurité au Sahel, qu’il qualifie d’«&nbsp;<em>impie</em>&nbsp;», et qui, selon lui, va à l’encontre des intérêts des pays de l’AES (Alliance des États du sahel). Pour Choguel Maïga, cet accord vise à affaiblir la dynamique souverainiste en cours à Bamako, Niamey et Ouagadougou, des initiatives qui cherchent à affirmer l&rsquo;indépendance des États sahéliens face aux puissances extérieures.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Retour sur la diplomatie algérienne et la position de Bamako</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Choguel Maïga a relaté un moment clé de sa carrière. En 2021, après son discours à New York où il dénonçait le double jeu français, le ministre algérien des Affaires étrangères était venu le féliciter. Cependant, cette accalmie n’a été que temporaire. Peu après, Alger s&rsquo;est alignée sur Paris et la CEDEAO pour imposer un agenda de transition au Mali, une ingérence que Bamako a fermement rejetée. Selon lui, cette attitude démontre un manque de respect pour la souveraineté malienne et pour les décisions prises par les autorités légitimes du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les critiques sévères formulées contre l’Algérie, Choguel Maïga a reconnu l’existence de liens historiques et culturels profonds entre le Mali et l’Algérie. Toutefois, il a insisté sur le fait que ces liens ne peuvent prospérer que si Alger respecte l’indépendance du Mali et cesse de soutenir indirectement ou directement les groupes armés responsables de la déstabilisation du Nord du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Choguel Maïga a mis en garde l’Algérie contre toute tentative de maintenir le terrorisme et l’instabilité au Mali pour garantir sa propre paix. Une telle stratégie, selon lui, est moralement inacceptable et vouée à l’échec, car la détermination des pays de l’AES à reconquérir leur sécurité est inébranlable. Il a appelé Alger à revenir à une logique de coopération respectueuse et à s&rsquo;engager dans un dialogue direct avec Bamako, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tensions diplomatiques : Les Maliens disent non à l’ingérence algérienne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 16:00:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face à la montée des tensions diplomatiques entre Bamako et Alger, des citoyens maliens se sont mobilisés, le jeudi 9 janvier 2025, pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’ingérence algérienne dans les affaires intérieures du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la montée des tensions diplomatiques entre Bamako et Alger, des citoyens maliens se sont mobilisés, le jeudi&nbsp;9&nbsp;janvier 2025, pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’ingérence algérienne dans les affaires intérieures du Mali. Une situation qui met en lumière des relations bilatérales fragilisées et une volonté populaire de défendre la souveraineté nationale. Cette mobilisation a eu lieu devant l’Ambassade d’Algérie au Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous un soleil ardent, des milliers de manifestants, munis de pancartes et scandant des slogans hostiles, ont accusé l’Algérie de soutenir des groupes armés perturbant ainsi la stabilité de leur pays. Une camionnette équipée de haut-parleurs diffusait des chants patriotiques pour galvaniser les participants, tandis que l’ambiance oscillait entre détermination et indignation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte sous haute surveillance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces de l’ordre maliennes, en alerte, avaient anticipé ce rassemblement. Un dispositif de sécurité renforcé encadrait les manifestants, empêchant tout débordement potentiel. La manifestation, bien que marquée par une tension palpable, s’est déroulée sans heurts, témoignant d’une volonté d’exprimer une colère légitime dans le respect de l’ordre public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation citoyenne intervient dans un climat diplomatique déjà fragile entre Bamako et Alger. Depuis plusieurs mois, les autorités maliennes accusent leur voisin du nord de jouer un rôle ambigu dans la crise sécuritaire qui secoue le Mali. Les soupçons portent notamment sur un soutien présumé de l’Algérie à certains groupes armés opérant dans la région. Ces allégations, bien que démenties par Alger, ravivent des tensions historiques et compliquent davantage les relations bilatérales.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des défis régionaux exacerbés</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cet épisode, ce mouvement illustre un malaise profond qui dépasse les frontières maliennes. Les enjeux sécuritaires et diplomatiques dans la sous-région exigent des efforts concertés et une volonté politique claire. La manifestation de jeudi, bien que limitée en taille est la preuve que pour les Maliens, le rétablissement de la souveraineté nationale passe par une remise en question des influences extérieures perçues comme nuisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Mali continue de chercher des solutions durables à la crise qui le secoue, un dialogue sincère avec ses voisins, y compris l’Algérie, semble incontournable. La stabilité du Sahel repose en grande partie sur la capacité des États à surmonter leurs différends pour bâtir une coopération régionale solide. L’initiative d’un tel rapprochement reste cependant incertaine, dans un contexte où la méfiance domine les relations entre Bamako et Alger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, cet événement n’est pas simplement une manifestation isolée. Il reflète un malaise diplomatique plus large qui, s’il n’est pas résolu, risque de fragiliser davantage la région sahélienne déjà en proie à des défis complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté malienne : une ligne rouge face à l’ingérence algérienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 08:53:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali affirme sa souveraineté face aux ingérences de l’Algérie, dénonçant des tentatives de manipulation dans la lutte contre le terrorisme. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien à travers le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a réagi avec fermeté et clarté face aux propos récents de M.&nbsp;Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire. Ces déclarations, commentant la stratégie malienne de lutte contre le terrorisme, ne sont que la dernière illustration d’une série d’actes « d’ingérence » et de « mépris » à l’égard du Mali. À travers ce communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;décembre 2025, le Mali réaffirme sa souveraineté nationale et son droit à définir ses priorités stratégiques en toute indépendance, sans ingérence extérieure.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre le Mali et l’Algérie se sont détériorées au cours des derniers mois, marquées par des échanges diplomatiques tendus et des accusations mutuelles. En décembre 2023, le Mali a pris la décision de rappeler son ambassadeur à Alger, une démarche symbolique mais forte qui faisait suite à des accusations d’ingérence. Le Mali reprochait à l’Algérie de rencontrer des leaders « <em>terroristes</em> » maliens, des groupes considérés par Bamako comme des acteurs déstabilisateurs. Cette situation a exacerbé la méfiance du gouvernement malien, qui se sent de plus en plus vulnérable face à ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation et de contrôle de la part d’Alger. L’Algérie, en tant qu’acteur historique de la médiation dans le Sahel, est perçue par Bamako comme un partenaire qui, au lieu d’aider à la stabilité, semble nourrir des intérêts stratégiques contraires à ceux du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La question de la lutte contre le terrorisme et de la souveraineté malienne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué du ministère malien des Affaires étrangères est une réaffirmation de la souveraineté malienne en matière de sécurité et de gestion des crises. Le Mali dénonce une tentative d’ingérence dans la conduite de sa lutte contre le terrorisme. En rappelant la position officielle du gouvernement, qui souligne que les choix stratégiques en matière de sécurité relèvent uniquement de la souveraineté du Mali et des autres pays de la Confédération AES (Burkina Faso et Niger), le Mali refuse catégoriquement toute forme d’ingérence de la part de l’Algérie ou de toute autre nation. Cette déclaration vise également à disqualifier toute forme de paternalisme, un comportement que Bamako associe à l’Algérie, qui semble vouloir dicter la politique intérieure du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à l’Algérie qui a, dans un passé récent, été critiquée pour son propre échec dans la gestion du terrorisme sur son territoire, le Mali a fait preuve d’une résilience remarquable face aux groupes armés terroristes. Les succès des Forces armées maliennes (FAMa) sont indéniables, comme en témoignent les récentes victoires sur le terrain. Cependant, ces succès n’ont pas été sans difficulté, et « <em>l’ingérence</em> » de pays voisins comme l’Algérie, perçue comme une entrave à la stabilité, ne fait qu’aggraver les défis du Mali dans sa lutte pour éradiquer le terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une relation qui cristallise des divergences stratégiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences entre les deux pays ne se limitent pas à la lutte contre le terrorisme. Elles s’étendent à la question de la gestion des conflits internes et régionaux, notamment ceux liés aux insurrections séparatistes et islamistes dans le nord du Mali. L’Algérie, malgré son rôle de médiateur, semble privilégier une approche de dialogue qui, selon le Mali, n’a pas permis d’aboutir à une solution durable. En revanche, le Mali, soutenu par ses alliés du Burkina Faso et du Niger, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), plaide pour une approche plus directe et plus autonome, loin des tutelles extérieures. Ce rejet de toute forme d’ingérence se manifeste également dans la contestation du rôle de l’Algérie dans l’accord de paix d’Alger de 2015, perçu par Bamako comme une tentative de maintenir une influence dans la région, sans que les résultats escomptés n’aient été obtenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué malien s’adresse directement à l’Algérie en lui demandant de se recentrer sur ses propres défis internes, notamment la question kabyle, au lieu de tenter de manipuler les affaires du Mali pour des gains géopolitiques. Cette remarque est un rappel ferme de la position malienne sur la question de l’indépendance nationale. Le Mali, loin de chercher à se mettre à l’écart des dynamiques régionales, souhaite simplement avoir le droit de mener ses affaires sans être sous la tutelle ou l’influence d’acteurs extérieurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle régional de coopération</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à cette situation, le Mali continue de promouvoir une approche de coopération régionale avec ses voisins du Burkina Faso et du Niger au sein de la Confédération AES, une union stratégique fondée sur des intérêts communs et un objectif partagé&nbsp;: éradiquer le terrorisme. Cette approche souligne la volonté du Mali de s’affirmer comme un acteur central dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en s’appuyant sur ses propres capacités et ses alliances locales, plutôt que de compter sur des puissances extérieures dont les intérêts sont souvent perçus comme contraires aux besoins immédiats de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que le Mali se positionne fermement comme un acteur souverain et indépendant, déterminé à tracer sa propre voie en matière de sécurité et de politique régionale. Face aux pressions extérieures, le Mali reste résolu à maintenir son autorité et sa liberté de choix, tout en appelant à une coopération régionale plus équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale. La relation avec l’Algérie, marquée par des malentendus et des divergences stratégiques, devra, pour l’avenir, se baser sur un respect mutuel et une compréhension des enjeux réels auxquels le Mali est confronté. Le pays, fort de ses alliances régionales et de sa détermination à éradiquer le terrorisme, est prêt à continuer sa lutte sans l’intervention d’acteurs extérieurs qui ne partagent pas ses priorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
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