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	<title>Archives des influence &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des influence &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique de l’Ouest : la guerre de l’information, nouveau front de la « géopolitique médiatique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 20:57:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux de la guerre de l'information en Afrique de l'Ouest et les réponses des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em><strong>La guerre de l’information s’impose désormais comme un champ d’affrontement à part entière dans la géopolitique ouest-africaine. Face aux récits imposés de l’extérieur, les États du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger — répliquent par une communication souverainiste, en vue de reprendre le contrôle de leur image, de leur parole et des contenus médiatiques déformés sur cette région.</strong></em></p>



<p>Dans leurs messages de fin d’année, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Assimi Goïta ont livré un diagnostic sans complaisance de la «&nbsp;<em>géopolitique médiatique</em>&nbsp;» orientée contre les pays de la confédération des Etats du sahel (AES) dont le seul crime est d’avoir décidé de proclamer haut et fort leur souveraineté comme boussole de toute coopération. Dans cette zone des trois frontières, la guerre ne se joue plus seulement sur le terrain militaire, mais aussi sur celui de l’information. Face aux campagnes de désinformation, les deux dirigeants sahéliens font de la communication un instrument de souveraineté et de résistance. Entre patriotisme, contrôle du récit national et stratégie d’influence, une nouvelle bataille s’ouvre au Sahel — celle de la guerre des récits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-communication-nouvelle-arme-revolutionnaire"><strong>La communication, nouvelle arme révolutionnaire</strong></h2>



<p>Pour ces deux dirigeants, figures emblématiques du nouvel ordre sahélien incarné par l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, dans les circonstances troubles du coup d’Etat contre Mohamed Bazoum au Niger, l’information n’est plus un simple outil de gouvernance. Elle est un terrain d’affrontement stratégique, un champ de bataille où se joue la légitimité politique, la cohésion nationale et même la survie de leurs régimes.</p>



<p>« <em>Toutes les guerres de l’impérialisme commencent d’abord par la communication</em> », martelait le capitaine Ibrahim Traoré dans son message à la Nation. À Ouagadougou comme à Bamako ou encore à Niamey, la communication n’est plus perçue comme un relais du pouvoir civil, mais comme un instrument de résistance. Dans l’esprit des régimes de transition, la désinformation venue de l’extérieur — notamment des médias occidentaux — participe d’une stratégie plus vaste, à savoir la délégitimation du projet souverainiste porté par les peuples sahéliens.</p>



<p>Ibrahim Traoré, dans un ton à la fois martial et pédagogique, a appelé les journalistes, les blogueurs et les communicateurs burkinabè à devenir les « <em>soldats de la vérité </em>». Son message s’adresse autant à la presse nationale qu’à la diaspora et aux influenceurs panafricanistes, qu’il érige en partisans d’une contre-narration face à ce qu’il qualifie de «<em> médias mensongers</em> ».</p>



<p>Pour lui, la communication n’est pas un art accessoire, mais une discipline stratégique, « <em>un maillon névralgique</em> » de la lutte révolutionnaire et de la défense nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-la-desinformation-comme-menace-hybride"><strong>Assimi Goïta : la désinformation comme menace hybride</strong></h2>



<p>À Bamako, le général Assimi Goïta adopte un ton plus mesuré, mais l’analyse rejoint celle de son homologue burkinabè. En évoquant la crise du carburant qui a secoué le Mali en 2025, il a pointé du doigt la « <em>campagne de désinformation</em> » ayant accompagné les attaques contre les convois d’approvisionnement. Pour lui, la guerre médiatique et psychologique menée contre le Mali vise moins à saper le moral que la confiance du peuple dans l’État.</p>



<p>Cette rhétorique de la résistance informationnelle s’inscrit dans une logique plus large : celle de la refondation morale et souveraine de l’État, où la vérité devient un outil de guerre et la rumeur, une arme de déstabilisation. En associant communication et sécurité, Goïta, à l’instar de Traoré, fait de la parole publique un outil de cohésion nationale.</p>



<p>Ces discours traduisent un tournant dans la gouvernance des transitions sahéliennes. La communication n’est plus déléguée, elle est militarisée. Les chefs d’État s’adressent directement au peuple, contournant les canaux médiatiques traditionnels. Les réseaux sociaux, les médias d’État et les relais communautaires deviennent des bastions d’un récit patriotique où le peuple, l’armée et la vérité forment un triptyque sacré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ere-des-communications-souveraines"><strong>L’ère des communications souveraines</strong></h2>



<p>Les dirigeants des Etats du sahel ont vite compris les enjeux de la communication à l’ère du numérique. Car qui maîtrise le récit maîtrise le monde. Depuis des décennies, l’occident dans sa stratégie d’expansionnisme en Afrique a fait de la communication une arme de destruction massive mais silencieuse grâce à laquelle de nombreux coups d’Etats ont été provoqués sur le continent. Sur base de mensonge fomenté contre des présidents «&nbsp;<em>démocratiques élus</em>&nbsp;», ils ont réussi à faire révolter les peuples contre des régimes en place et pire à donner la mort à des chefs d’Etat africains. Le cas le plus emblématique en la matière est celui de la Libye en 2011, contre Mouammar Kadhafi.&nbsp;</p>



<p>On se rappelle aussi de la fin du régime de Amadou Toumani Touré au Mali, en 2012, et toutes les campagnes de désinformations qui l’ont visé et ont finalement conduit au coup d’Etat. Au plein centre de la crise, il a reçu des femmes maliennes qui n’ont pas eu dans les yeux et l’ont vite qualifié, sur la base des rumeurs qui circulaient à l’époque, d’être «&nbsp;<em>le terroriste en chef&nbsp;</em>». Il ne réussira point à convaincre sur le non-fondé de ces affirmations fallacieuses parce que le mal était déjà fait. La désinformation avait eu le temps de mieux s’enraciner.&nbsp;</p>



<p>L’instabilité politique qui règne dans plusieurs pays francophones d’Afrique et qui explique en grande partie leur sous-développement a été provoquée par l’occident dans le seul souci de satisfaire des intérêts personnels. Comment comprendre que depuis l’indépendance du Mali en 1960 jusqu’en 2020, sur huit (8) présidents, il n’y a qu’Alpha Oumar Konaré qui ait pu terminé son règne sans coup d’Etat ? La réponse réside dans le manque de maîtrise de la communication à l’ère numérique où les campagnes de désinformation se propagent aussi rapidement comme une trainée de poudre, à la vitesse de la lumière.&nbsp;</p>



<p>La désinformation, si elle a le même âge que l’humanité, force est de comprendre que les outils numériques ont apporté un changement notable dans sa diffusion. Avec les réseaux sociaux et la multiplication des smartphones ainsi que la démocratisation de la connexion internet, vers les années 2000 en Afrique, leur impact devient plus considérable. Ayant vite maîtrisé la portée, l’occident a vite orienté ses campagnes de désinformation contre l’Afrique pour défendre ses intérêts aux détriments de ceux des Africains. De la même manière qu’il a falsifié l’histoire du continent en s’attribuant les grands succès, il a fait porter le chapeau de ses échecs aux chefs d’Etat qui agissait sous ses ordres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-regional-et-ideologique"><strong>Un enjeu régional et idéologique</strong></h2>



<p>La nouvelle génération de dirigeants africains, notamment sahéliens, ont vite compris les enjeux de la communication pour la stabilité de leur pays. C’est pourquoi ils utilisent la même arme pour produire des contre-narratifs afin d’atténuer les effets pervers de ces campagnes contre leur régime. Car la désinformation «&nbsp;<em>d’en-haut&nbsp;</em>», pour reprendre l’économiste Myret Zaki, celle qui falsifie les chiffres et les statiques des rapports officiels, celle qui vient des institutions publiques, notamment des États, des grandes entreprises, des services de renseignement, des lobbies, des agences de relations publiques, est la plus dangereuse mais dont on parle rarement,&nbsp;</p>



<p>La convergence entre Ouagadougou et Bamako illustre une recomposition politique et idéologique du Sahel. Ces régimes militaires s’appuient sur un discours de rupture avec l’Occident, tout en réhabilitant la culture, la communication populaire et les valeurs endogènes comme instruments de souveraineté. La désinformation, dénoncée comme arme impérialiste, devient ainsi le miroir d’une bataille pour le contrôle du sens.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Afrique de l’Ouest entre dans une ère nouvelle où les transitions ne se gagnent plus seulement sur les champs de bataille ou dans les urnes, mais dans l’arène numérique — celle de la perception, du récit et de l’opinion. Les dirigeants sahéliens l’ont bien compris : dans les révolutions contemporaines, la victoire n’est pas seulement militaire ou politique — elle est narrative. Myret Zaki, dans Désinformation économique,&nbsp; préconise que «&nbsp;<em>la désinformation qui provient des institutions, et face à laquelle la plus grande vigilance est de mise, soit sous contrôle&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Les Etats du Sahel ont certes mis en place des outils avant-gardistes, à travers la création de radio <em>Daandé Liptako</em> au Burkina Faso, de la Télévision AES à Bamako et bientôt de l’agence de presse AES au Niger, pour «&nbsp;<em>contre-attaquer&nbsp;</em>» les «&nbsp;<em>narratifs déformés</em>&nbsp;» sur leur région, mais il sera important d’aller au-delà. Les citoyens doivent être également mieux outillés pour cette guerre d’usure, même s’il faut financer des organisations ou associations de jeunesse déjà engagées dans cette dynamique pour des campagnes de sensibilisation. Car la guerre contre la désinformation demande aussi les mêmes moyens déployés pour sa diffusion. «&nbsp;<em>Les&nbsp;milliardaires sont, en quelque sorte, les rédacteurs en chef du monde. Si le monde était un journal, ils en définiraient la ligne éditoriale. Ceci pour des raisons structurelles évidentes&nbsp;: les idées ont besoin d’argent pour se diffuser.&nbsp;</em>», écrit Myret Zaki.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro DIARRA</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le sommet Russie-Afrique permet à Moscou d&#8217;accroître son influence sur la scène mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 11:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les 43 chefs d’État africains qui s’étaient rendus au premier sommet Russie-Afrique en 2019 avaient grand espoir que la Russie deviendrait une nouvelle source d’investissements et d’échanges pour le continent. Le président russe Vladimir Poutine avait en effet promis de doubler les échanges commerciaux avec la Russie pour atteindre 40 milliards de dollars en cinq ans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Les 43 chefs d’État africains qui s’étaient rendus au premier sommet Russie-Afrique en 2019 avaient grand espoir que la Russie deviendrait une nouvelle source d’investissements et d’échanges pour le continent. Le président russe Vladimir Poutine avait en effet promis de doubler les échanges commerciaux avec la Russie pour atteindre 40 milliards de dollars en cinq ans.</p>



<p>Au lieu de cela, les échanges du continent avec la Russie ont baissé pour atteindre 14 milliards de dollars. Ils demeurent aussi très inégaux puisque la Russie exporte sept fois plus qu’elle importe d’Afrique et 70 % de ces échanges concernent quatre pays, c’est-à-dire l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud.</p>



<p>Par ailleurs, la Russie <a href="https://unctad.org/system/files/non-official-document/WIR2022-Regional_trends_Africa_en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">n’investit que très peu</a> en Afrique. Les investissements de Moscou ne représentent qu&rsquo;1% de l’investissement direct étranger (IDE) dans le continent. L’Ile Maurice est une <a href="http://country.eiu.com/article.aspx?articleid=1561950939&amp;Country=Egypt&amp;topic=Economy&amp;subtopic=Ope_2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">source plus importante d’IDE </a>pour l’Afrique. De plus, le produit intérieur brut de la Russie a diminué de 2,3 trillions de dollars en 2013 à 1,8 trillions de dollars en 2021, c’est à dire à peu près l&rsquo;équivalent de celui du Mexique.</p>



<p>Malgré ces liens économiques affaiblis, l’influence russe en Afrique s’est rapidement accrue depuis le premier sommet Russie-Afrique en 2019.</p>



<p>La Russie a déployé des troupes sur le continent et est devenue le partenaire extérieur dominant dans quelques pays. Des campagnes de désinformation russes ont été menées au moins dans 16 pays africains, influençant ainsi l&rsquo;environnement informationnel sur le continent.</p>



<p>Cela s’est largement produit par <a href="https://blogs.lse.ac.uk/africaatlse/2021/09/17/russia-asymmetric-strategy-expanding-influence-in-africa-security-moscow/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’usage de moyens irréguliers</a>, notamment le soutien aux régimes isolés et autocratiques en combinant le déploiement de forces paramilitaires du groupe Wagner, <a href="https://africacenter.org/fr/spotlight/traquer-ingerence-russe-saper-democratie-afrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ingérence électorale</a>, <a href="https://africacenter.org/fr/spotlight/cartographie-de-la-desinformation-en-afrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la désinformation</a> et des échanges d’armes contre des ressources.</p>



<p>Chacune de ces tactiques déstabilise le pays où elle est déployée. Comme on pouvait s&rsquo;y attendre, la moitié de la demi-douzaine de pays où la Russie exerce son influence <a href="https://africacenter.org/fr/spotlight/traquer-ingerence-russe-saper-democratie-afrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sont en conflit</a>. La Russie a aussi sapé les opérations de l’ONU dans les pays d&rsquo;Afrique où Moscou cherche à exercer son influence aggravant ainsi l&rsquo;instabilité.</p>



<p>En dépit des politiques de plus en plus agressives de la Russie sur le continent et à l&rsquo;échelle internationale, environ le même nombre de chefs d&rsquo;Etat africains sont attendus au <a href="https://summitafrica.ru/en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommet de Saint-Pétersbourg</a> de cette année. Les avantages politiques et financiers que les élites russes et africaines espèrent en retirer sont plus importants que les accords commerciaux annoncés. Ayant suivi de près <a href="https://africacenter.org/in-focus/russia-in-africa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les interventions destabilisatrices de la Russie en Afrique</a> pendant de nombreuses années, les principaux perdants seront les citoyens ordinaires qui paieront pour ces partenariats exclusifs &#8211; à travers des impôts plus élevés, une plus grande instabilité et moins de liberté.</p>



<p>Le sommet Russie-Afrique présente des avantages évidents pour Moscou. Il donne une impression de normalité après <a href="https://www.bbc.com/news/world-europe-60506682">l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie</a>, un <a href="https://apnews.com/article/russia-ukraine-wagner-prigozhin-9acbdf1eda849692ca0423a4116058d1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mandat d&rsquo;arrêt de la Cour pénale internationale contre Poutine pour crimes de guerre</a> et l&rsquo;échec de <a href="https://apnews.com/article/russia-ukraine-wagner-prigozhin-9acbdf1eda849692ca0423a4116058d1">l&rsquo;insurrection menée par le leader de Wagner, Evgueni Prigojine</a>.</p>



<p>Si les liens économiques entre la Russie et l&rsquo;Afrique sont modestes, le continent offre à la Russie une scène mondiale à partir de laquelle Moscou peut renforcer sa position géostratégique. L&rsquo;Afrique compte plus pour la Russie que la Russie ne compte pour l&rsquo;Afrique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une victoire symbolique pour Moscou</strong></h3>



<p>Compte tenu des antécédents de la Russie en matière de déstabilisation du continent depuis 2019, on peut se demander pourquoi les dirigeants africains envisageraient de participer au <a href="https://summitafrica.ru/en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommet de Saint-Pétersbourg</a>.</p>



<p>La sécurité <a href="https://africacenter.org/spotlight/mali-catastrophe-accelerating-under-junta-rule/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s&rsquo;est détériorée</a> dans tous les pays africains où Wagner a été déployé, tandis que les violations des droits de l&rsquo;homme <a href="https://acleddata.com/2022/08/30/wagner-group-operations-in-africa-civilian-targeting-trends-in-the-central-african-republic-and-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ont augmenté</a>. Les communautés locales ont été intimidées et contraintes de quitter leurs foyers là où Wagner a obtenu l&rsquo;accès à l&rsquo;exploitation minière, annexant de fait ces territoires.</p>



<p>Moscou s&rsquo;attire les faveurs de certains de ces régimes en leur offrant une <a href="https://www.hurstpublishers.com/book/russia-in-africa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">protection contre les sanctions internationales</a> en cas de violation des droits de l&rsquo;homme ou de pratiques anti- -démocratiques. Sans surprise, les pays africains où la Russie est la plus impliquée ont une moyenne démocratique de 19 points <a href="https://africacenter.org/spotlight/russia-interference-undermine-democracy-africa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des scores médians de démocratie de 19</a>. La moyenne démocratique est de 51 sur <a href="https://freedomhouse.org/countries/freedom-world/scores" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une échelle de 100 points de Freedom House</a> sur une échelle de 100 points, selon le classement de Freedom House.</p>



<p>Le sommet est l&rsquo;occasion de montrer que tout se déroule normalement pour la Russie et qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas un paria, mais qu&rsquo;elle bénéficie de l&rsquo;approbation implicite de ses violations du droit international par les chefs d&rsquo;État africains.</p>



<p>La Russie utilisera probablement le sommet de cette année pour prétendre à tort que les sanctions occidentales limitent les exportations de denrées alimentaires et d&rsquo;engrais russes (et ukrainiens) vers l&rsquo;Afrique, détournant ainsi l&rsquo;attention de la responsabilité de la Russie dans <a href="https://theconversation.com/here-are-the-terrible-costs-of-vladimir-putins-enduring-war-in-ukraine-184367" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le déclenchement de la perturbation de l&rsquo;approvisionnement mondial en céréales</a>.</p>



<p>Le sommet met en évidence l&rsquo;importance croissante de l&rsquo;Afrique dans la politique étrangère russe. L&rsquo;Afrique reste le continent <a href="https://theconversation.com/ukraine-war-fresh-warning-that-africa-needs-to-be-vigilant-against-russias-destabilising-influence-178785" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le plus favorable à l&rsquo;engagement russe</a>. C&rsquo;est également le continent le moins enclin à critiquer Moscou pour son <a href="https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2022/9/29/russia-ukraine-live-news-annexed-regions-could-join-by-tuesday-2#:%7E:text=Latest%20Ukraine%20updates%3A%20US%20calls%20Russian%20annexation%20a%20'land%20grab',-By%20Edna%20Mohamed&amp;text=US%20Secretary%20of%20State%20Antony,is%20illegal%20under%20international%20law." target="_blank" rel="noreferrer noopener">annexion des territoires ukrainiens</a>. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergey Lavrov, a effectué <a href="https://theconversation.com/why-russia-is-on-a-charm-offensive-in-africa-the-reasons-arent-pretty-187711" target="_blank" rel="noreferrer noopener">au moins huit visites en Afrique</a> depuis que la Russie a lancé son attaque en mars 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avantages douteux pour l&rsquo;Afrique</strong></h3>



<p>Faire des investissements anémiques, normaliser l&rsquo;autocratie, entretenir l&rsquo;instabilité, et intervenir dans les politiques intérieures africaines ne semblent pas une stratégie gagnante pour établir un partenariat à long terme.</p>



<p>C&rsquo;est une chose d&rsquo;adopter une <a href="https://www.bbc.com/news/world-africa-64759845" target="_blank" rel="noreferrer noopener">position de non-alignement</a> sur l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie, qui peut sembler être un conflit lointain. Mais pourquoi les dirigeants africains continueraient-ils à s&rsquo;engager auprès d&rsquo;un acteur étranger qui s&#8217;emploie activement à saper la stabilité du continent ?</p>



<p>L&rsquo;instabilité provoquée par les tactiques irrégulières de la Russie menace de déborder les frontières et crée des crises de souveraineté sur le continent.</p>



<p>La remise en cause de l&rsquo;État de droit nuit à la réputation naissante du continent en tant que destination fiable pour les investissements et les partenariats internationaux.</p>



<p>Les opérations d&rsquo;influence de la Russie visent presque toujours à aider les régimes en place (généralement autocratiques) à conserver le pouvoir. Des transactions opaques dans le domaine de l&rsquo;exploitation minière et de l&rsquo;armement font souvent partie du package. Les dirigeants africains qui bénéficient de ces tactiques accueillent favorablement les avances de Moscou.</p>



<p>D&rsquo;autres dirigeants africains considèrent l&rsquo;engagement avec la Russie comme une tactique visant à obtenir davantage de soutien de la part de l&rsquo;Occident.</p>



<p>Une minorité peut naïvement considérer leur participation comme une véritable opportunité pour obtenir davantage d&rsquo;investissements russes ou d&rsquo;encourager un engagement plus constructif de la part de la Russie. Les annonces attendues concernant des accords sur les mines, l&rsquo;énergie, les céréales, les transports, le numérique lors du sommet serviront de justification à tous les participants. Même si ces projets ne se concrétisent jamais.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réalité des faits</strong></h3>



<p>La réalité est que <a href="http://democracyinafrica.org/russia-in-africa-undermining-democracy-through-elite-capture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la stratégie russe de cooptation des élites</a> creuse le fossé entre les intérêts des dirigeants africains et ceux des citoyens. Les citoyens disent régulièrement <a href="https://www.journalofdemocracy.org/articles/africans-durable-demand-for-democracy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qu&rsquo;ils veulent plus de démocratie</a>, la création d&#8217;emplois et le respect de l&rsquo;État de droit. Les engagements de la Russie sur le continent compromettent ces trois aspects.</p>



<p>Le “fossé des intérêts” entre les dirigeants africains et les citoyens met en évidence une autre conclusion du sommet : la plupart des dirigeants politiques africains ne plaideront en faveur des réformes sur les priorités des citoyens en termes d&rsquo;amélioration de la gouvernance, du développement et de la sécurité. Ce sont plutôt la société civile africaine, les médias et les systèmes judiciaires indépendants qui devront jouer un rôle moteur dans ce domaine.</p>



<p>Moscou ne manquera pas d&rsquo;utiliser le rassemblement de cette année à Saint-Petersbourg pour évoquer les intérêts communs de la Russie et de l&rsquo;Afrique. La question clé que les citoyens africains doivent se poser est la suivante : à qui profitent-ils réellement?</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/joseph-siegle-1271895" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Joseph Siegle</a>, Director of Research, Africa Center for Strategic Studies, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/university-of-maryland-1347" target="_blank" rel="noreferrer noopener">University of Maryland</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/le-sommet-russie-afrique-permet-a-moscou-daccroitre-son-influence-sur-la-scene-mondiale-210408" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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