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	<title>Archives des infections sexuelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des infections sexuelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>BI Dembélé : « J’avais 9 ans lorsque ma grand-mère a forcé ma mère à m’exciser »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 07:10:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le monde célèbre chaque année, le 6 février, la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine. Malgré la promotion des droits de l’homme, la liberté pour les femmes et les filles de disposer de leur corps reste encore un idéal. Les mutilations génitales féminines constituent une pratique à la peau dure dans de nombreux pays africains, notamment au Mali. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le monde célèbre chaque année, le 6 février, la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine. Malgré la promotion des droits de l’homme, la liberté pour les femmes et les filles de disposer de leur corps reste encore un idéal. Les mutilations génitales féminines constituent une pratique à la peau dure dans de nombreux pays africains, notamment au Mali, où des victimes se sont confiées au micro de l&rsquo;hebdomadaire Sahel Kunafoni. </strong></p>



<p>Chaque année, dans le monde, plus de quatre millions de filles sont exposées au risque de subir l’excision. Elle est plus répandue dans 31 pays, selon le <a href="https://www.unicef.org/fr/protection/mutilations-genitales-feminines" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fonds des Nations unies pour la population </a>(UNFPA). La moitié des victimes vivent en Égypte, en Éthiopie, et en Indonésie. Sur les 31 pays, 22 sont parmi les moins développés. Selon le fonds des Nations unies pour l’enfance, les mutilations génitales féminines ont été pratiquées sur plus de 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Diminuer les désirs sexuels de la fille</strong></h3>



<p>En vue de sensibiliser les décideurs ainsi que les citoyens des dangers de cette pratique dans le monde, qui constitue d’ailleurs une <a href="https://saheltribune.com/lexcision-une-%e2%80%89violation-manifeste-des-droits-humains%e2%80%89/">violation des droits de la femme</a> et de la jeune fille, le 6 février a été consacré Journée internationale de lutte contre la mutilation génitale féminine. Une pratique qui désigne toutes les interventions consistant à « <em>l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales</em> ».</p>



<p>Bien que de nombreux pays aient radicalement interdit cette pratique, elle persiste encore dans certains endroits où elle représente un rituel ancien lié à <a href="https://www.plan-international.fr/nos-combats/droit-des-filles/causes-et-consequences-de-lexcision-sur-la-vie-des-filles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des facteurs culturels, religieux et sociaux</a> en vigueur au sein des familles et des communautés. Aminata Téra, journaliste aux <em>Echos</em>, explique que « <em>la mutilation génitale féminine est toujours d’actualité, car les gens le font en cachette</em> ». Selon elle, « <em>cette pratique fait et continue de faire des milliers de victimes dans le monde et surtout au Mali, où la plupart des parents le font sous prétexte qu’elle diminue les désirs sexuels de la fille </em>».</p>



<p>La journaliste exhorte donc les parents à prendre « <em>en compte les conséquences de cette pratique afin d’assurer le futur de leurs enfants</em> », dans leur foyer conjugal.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Besoin d’une synergie d’actions</strong></h3>



<p>Cette année, l’UNFPA et l’UNICEF appellent la communauté internationale à associer les hommes et les garçons en vue de favoriser leur engagement en faveur de l’élimination rapide de cette pratique néfaste et faire entendre la voix des femmes et des filles. Des organisations du monde entier ont mis en place des initiatives variées pour s’engager et s’associer avec les hommes et les garçons, afin qu’ils jouent un rôle actif.</p>



<p>Le sociologue, Idrissa Traoré, est convaincu que « <em>seule, la gent féminine ne peut pas lutter contre ce fléau. Il faut impérativement que la gent masculine s’y implique</em> ». À l’avis du sociologue, cette pratique détruit la vie de plusieurs filles. Mais il déplore que malgré toutes ces conséquences, « <em>dont nous sommes témoins, certains continuent à la pratiquer clandestinement</em> ».</p>



<p>M.&nbsp;Traoré exhorte donc les parents à accepter la mue pour le bien-être de leur progéniture. <em>« Nous vivons dans une société traditionnelle ou la coutume est respectée. Mais les temps changent et nous devons changer aussi et penser au futur de cette génération</em> », a-t-il déclaré. &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les méfaits de la mutilation génitale féminine</strong></h3>



<p>Les filles qui subissent des mutilations génitales féminines font face à des complications à court terme, telles que des douleurs intenses, des saignements excessifs, des infections et des difficultés à uriner. Aussi, faut-il ajouter qu’elles subissent aussi des <a href="https://saheltribune.com/victime-de-lexcision-je-ne-pourrai-pas-donner-naissance/">conséquences à plus long terme</a> pour leur santé sexuelle et reproductive et leur santé mentale. « <em>La mutilation génitale des jeunes filles est une pratique qui est très dangereuse, surtout ceux qui la pratiquent clandestinement. Cela engendre beaucoup de problèmes comme ceux liés à la reproduction, aux maladies sexuelles, et aux déchirures profondes. Pire, la mort</em> », explique Kadidiatou Traoré, étudiante en licence 3, journalisme et communication.</p>



<p>Cette pratique, qui garantit pour certain, la chasteté des filles, peut amener une fille à ne plus désirer un homme sexuellement. C’est le cas de Bi Dembélé, qui n’oubliera jamais cette journée&nbsp;: « <em>J’avais 9&nbsp;ans lorsque ma grand-mère a forcé ma mère à m’exciser. Lorsqu’elle a refusé, ma grand-mère m’a amené pour me faire exciser</em> ». Et de poursuivre en expliquant&nbsp;: « <em>Je pensais que tout allait bien jusqu’au jour où j’ai remarqué que je ne ressentais pas de désir pour les hommes. Lorsque je suis allé à l’hôpital, j’ai appris que c’était dû à mon excision</em> ».</p>



<p>Selon ses précisions, il lui a été indiquant que durant le processus de l’excision, une grande partie de ses organes génitaux externes a subi l’ablation. Un problème qui peut à la longue conduire certaines filles à désirer les personnes ayant les mêmes sexes qu’elles. &nbsp;</p>



<p><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Victime de l’excision, « je ne pourrai pas donner naissance »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 15:12:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[conséquences de l&#039;excision]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans cet article, Fatoumata Z. Coulibaly prête sa plume à Kadidia [pseudonyme], une victime de mutilation génitale féminine, qui revient sur son passé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans cet article, Fatoumata Z. Coulibaly prête sa plume à Kadidia [pseudonyme], une victime de mutilation génitale féminine, qui revient sur son passé. Un passé qui ruine de jour en jour sa vie conjugale. Ce qui l’a d’ailleurs conduit à s’engager farouchement dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines.</strong></p>



<p>« Âgée d’une trentaine d’années, je fais partie d’une famille conservatrice. <a href="https://saheltribune.com/lexcision-une-%e2%80%89violation-manifeste-des-droits-humains%e2%80%89/">L’excision</a> est une tradition chez nous. Si une fille n’est pas excisée, elle devient la risée du village, a-t-on coutume de dire. Les gens vont jusqu’à la traiter de <em>“Bilakoro-muso</em>”, une manière de dire qu’elle n’est pas une femme accomplie ou pure. Ainsi, toutes les filles de notre tribu subissent l’excision, souvent, sous sa forme la plus grave&nbsp;: l’infibulation, c’est-à-dire la coupure totale des lèvres.</p>



<p>Plusieurs des femmes qui font cette pratique utilisent un seul couteau sur toutes les filles. La pratique est ainsi faite sans hygiène, ni anesthésie et autres soins intensifs. À l’époque, parler de ce sujet était vraiment tabou, surtout dans nos <a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89il-est-urgent-de-continuer-a-se-mobiliser-pour-garantir-les-droits-des-femmes-et-des-filles%e2%80%89-selon-mme-arancha-gonzalez-laya/">sociétés traditionnelles</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>J’avais 8 ans</strong></h3>



<p>Je me rappelle comme si c’était hier, le jour où ma grand-mère m’a amené chez l’exciseuse traditionnelle de notre village. J’avais 8 ans alors que les filles de chez nous sont excisées généralement à l’âge de 2 ou 3 ans. Le fait de vivre en ville avec ma tante m’a temporairement épargnée.</p>



<p>C&rsquo;est lors de ma venue au village pour passer les vacances que j&rsquo;ai subi cette pratique. Ce jour-là, ma grand-mère avec qui je dormais m’a réveillé très tôt le matin pour me demander de l’accompagner chez la vieille du village – une de ses amies. Une fois arrivée, j’ai pu constater que j’étais la plus âgée parmi les filles présentes sur le lieu. Derrière une case, les vieilles amenaient les petites filles les unes après les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Soit forte ! Soit forte !</strong></h3>



<p>J’entendais des cris. Soudain, je me vois entre leurs mains avec l’aide de ma grand-mère. Elles ont maintenu mes deux bras et mes jambes au sol avec l’aide d’une autre personne qui tenait ma tête pour que je ne bouge pas trop. J’ai senti qu’on m’enlevait une partie en moi. J’ai crié sans relâche. Par fini, je me suis vu baigner dans mon sang qui coulait. À peine, j’avais du mal à me relever pour marcher.</p>



<p>Le travail une fois exécuté sur mon appareil génital, la vieille a donné une poudre noire à appliquer sur la partie blessée chaque matin et au coucher. Après quelques heures de forte douleur et de pleurs, nous sommes rentrées à la maison. J’ai passé des jours avec ma grand-mère, je saignais. Et tout ce qu’elle trouvait à me dire&nbsp;: “<em>soit forte ! Soit forte ! Tu es devenue maintenant une femme pure</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Infection grave</strong></h3>



<p>Je me rappelle encore, des années après cette <a href="https://www.plan-international.fr/info/actualites/news/2016-02-03-causes-et-consequences-de-la-pratique-de-lexcision" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pratique néfaste</a> et dangereuse, j’ai commencé à souffrir pendant mes menstruations. En plus de cela, j’ai contracté une infection grave.</p>



<p>J’ai donc fait des consultations gynécologiques. Une situation qui m’écœurait. Je voulais coûte que coûte suivre mes études. Car, j’étais la seule enfant de mes parents à avoir la chance d’aller en grande ville pour étudier. Hélas ! La situation dans laquelle je vivais ne m’a pas permis de réaliser mon rêve. Les séquelles de l’excision sur moi ont été la cause de l’abandon total de mes études.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chambre de noce&nbsp;</strong></h3>



<p>C’est le jour de mon mariage que j’ai su que j’étais confrontée à une situation délicate que j’ignorais. Ce jour-là, dans la chambre de noce, je n’ai pas pu faire le premier rapport sexuel avec mon mari. Les vieilles ont supposé que cela s’explique par le fait que je sois vierge.</p>



<p>Difficile pour une autre personne de comprendre ma douleur – la souffrance que je vis actuellement dans mon foyer. J’ai du mal dans l’intimité avec mon mari que je n’arrive même pas à satisfaire au lit. Pis encore, après huit ans de mariage, je n’arrive toujours pas à lui faire un enfant.</p>



<p>A cause de l’excision, je n’arrive pas à bien consommer mon mariage jusque-là où je vous fais cette confidence. Malgré tant de traitements gynécologique et même thérapeutique. De mon dernier résultat de consultation, il en ressort que je ne pourrai pas donner naissance parce que je souffre d’endométriose, une infection de l’utérus ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cri de cœur</strong></h3>



<p>Il est temps de mettre fin à cette pratique qui ne fait que nuire la vie de la jeune fille et de la femme. Jusqu’à ce jour, aucun bénéfice n’a été déclaré sur <a href="https://www.unicef.org/mali/recits/maintenant-je-nexcise-plus-mes-enfants" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le côté sanitaire</a>. La première des conséquences est l’hémorragie. L’excision est pratiquée par des personnes qui ne sont pas identifiées comme étant Agents de santé.</p>



<p>Je pense qu’il faut, sans plus tarder, une loi interdisant cette pratique dangereuse. Ainsi, l’appel que je lance aux autorités et aux exciseuses est&nbsp;: le vote et la mise en application stricte, pour le respect des droits humains, d’une politique nationale de lutte contre toutes pratiques traditionnelles néfastes sont nécessaires. Que le gouvernement multiplie les initiatives d’informations et de sensibilisation. Car les chiffres sont alarmants. 91&nbsp;% des femmes de 15 à 49&nbsp;ans ont été victimes de mutilations génitales féminines, selon <a href="https://dhsprogram.com/pubs/pdf/fr286/fr286.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’enquête démographique et de santé au Mali</a> réalisée en 2013.</p>



<p>À toutes celles qui la pratiquent, qu’elles sachent qu’elles portent atteinte à la vie humaine, que l’excision peut causer l’infertilité chez la femme.</p>



<p><strong>Fatoumata Z. Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’éducation par les pairs peut aussi sauver l’honneur de nos familles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2020 13:54:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans les valeurs maliennes, l’éducation à la sexualité reçoit facilement la connotation d’incitation des enfants à la débauche.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Malgré la recrudescence des problèmes sanitaires liés à l’hygiène intime, les questions sexuelles continuent d’être un tabou dans les sociétés maliennes. Pour l’épanouissement des jeunes couples, il est temps de révolutionner les mentalités.</strong></p>



<p>Entre amis, on se dit toutes les vérités, dit-on le plus souvent. Cette affirmation sied bien au contexte actuel des sociétés maliennes. Car, elle fait état de la place qu’occupe l’éducation par les pairs dans la formation sociale de l’individu.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le sexe, un tabou</strong></h2>



<p>Dans la rue, les enfants apprennent plus effacement certains aspects de la vie les uns auprès des autres. Ils ne connaissent aucun tabou quand il s’agit d’aborder certaines questions comme celles liées à la sexualité. Une pratique qui pourrait bien récompenser le désengagement des parents en la matière.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2266&amp;action=edit">Mali:le gouvernement lève le couvre-feu, mais maintient les écoles fermées</a></p>



<p>Dans les valeurs maliennes, l’éducation à la sexualité reçoit facilement la connotation d’incitation des enfants à la débauche. Cette connotation est fondée sur le respect aveugle des traditions. Dans les sociétés anciennes du Mali, le sexe ne devrait être découvert qu’après l’excision ou la circoncision qui conduisait <em>ipso facto</em> au mariage.</p>



<p>Aujourd’hui, bien vrai que cette mentalité continue de dominer plusieurs parents, les résultats peuvent difficilement être les mêmes avec l’explosion des nouvelles technologies. Ces nouveaux compagnons qui forment assez négativement les enfants sur ces questions.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Malheur des couples</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, le système a changé. Il importe alors d’accepter cette mutation brusque en s’y conformant. Apprendre aux enfants les bonnes pratiques en matière de sexualité ne peut que préserver leur santé et par ricochet leur avenir. Le pire que nous constatons encore dans certaines de nos familles est le fait de refuser d’informer les enfants sur les bonnes pratiques de la sexualité, mais aussi de leur refuser le droit à l’éducation par les pairs. En effet, certains parents gardent leurs enfants, garçons comme filles jusqu’à leur mariage, enfermer à la maison.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2243&amp;action=edit">Lutte contre le covid-19 : les ministres de la Santé de l’espace UEMOA se rencontrent</a></p>



<p>&nbsp;Cette situation est en grande partie responsable du malheur de maints couples qui souffrent de stérilité due, le plus souvent, à des problèmes d’hygiène sexuels. Amédou Mallé, infirmier à Bamako, indique que l’infection à chlamydiae, l’infection salpingite, l’infection bactérienne à mycoplasme, l’infection parasitaire à trichomonas, les condylomes vénériens, les infections bactériennes à gardnerella vaginalis, syphilis, gonococcie, herpès génital, etc., sont généralement liées au problème d’hygiène intime. Les grossesses non désirées constituent aussi en grande partie des conséquences de ce manque d’information sur la sexualité.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le temps de la révolution des mentalités &nbsp;</strong></h4>



<p>Il est temps qu’on change de mentalité. Car la non-application de l’hygiène intime est généralement liée à un problème d’éducation sexuelle. Selon, M.&nbsp;Mallé, ces infections sont assez fréquentes aujourd’hui au Mali.</p>



<p>Si nous ne sommes pas en mesure d’informer nos enfants sur les bonnes pratiques, qu’on leur donne la possibilité d’entrer en contact avec leurs pairs. Car mieux vaut prévenir que guérir. Mieux ils sont renseignés, mieux ils sauront se protéger contre certaines pratiques susceptibles de déshonorer toute la famille. &nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2027&amp;action=edit">Avortement : faut-il sacrifier des vies pour en sauver ?</a></p>



<p>Toutefois, l’éducation par les pairs n’est pas sans conséquence néfaste sur les enfants. Il faudrait que les parents veillent toujours sur les enfants pour éviter des dérapages.</p>



<p><strong>Oumarou</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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