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	<title>Archives des inégalités &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des inégalités &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p>Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p>Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p>Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p>L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p>Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p>Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p>Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p>Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p>Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi l’accès à l’eau reste le maillon faible de la santé maternelle </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 16:15:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport de WaterAid révèle la réalité de l'accouchement sans eau. Découvrez les enjeux critiques pour la santé des femmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Selon un rapport accablant de l’ONG WaterAid, publié le 18&nbsp;mars 2026, des millions de femmes à travers le monde continuent d’accoucher dans des établissements de santé dépourvus d’eau potable, de toilettes et de conditions d’hygiène minimales. Une crise silencieuse, mais mortelle, qui révèle les failles profondes des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.</em></strong></p>



<p>C’est une statistique qui glace. Toutes les deux secondes, une femme donne naissance dans un établissement sans accès à l’eau propre, à des sanitaires sûrs ou à des installations d’hygiène adéquates.</p>



<p>Loin des standards médicaux modernes, cette réalité expose mères et nouveau-nés à des risques majeurs d’infection. Chaque année, plus de 13,5&nbsp;millions de femmes accouchent dans ces conditions précaires, où les gestes les plus élémentaires — se laver les mains, nettoyer une salle ou hydrater une patiente — deviennent impossibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-sanitaire-evitable-mais-meurtriere"><strong>Une crise sanitaire évitable, mais meurtrière</strong></h2>



<p>Le manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) dans les maternités est directement lié à la persistance de la septicémie maternelle, une infection grave et souvent fatale. Dans les pays à faible revenu, cette pathologie figure parmi les principales causes de mortalité liée à la grossesse.</p>



<p>Dans les 16&nbsp;pays étudiés par le rapport, environ 112 000&nbsp;femmes meurent chaque année de causes liées à la maternité, dont une part significative est imputable à des infections contractées lors de l’accouchement.</p>



<p>En Afrique subsaharienne, les chiffres sont particulièrement alarmants. Les femmes atteintes de septicémie ont jusqu’à 144&nbsp;fois plus de risques de mourir que dans les pays occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-maternites-indignes-et-dangereuses"><strong>Des maternités indignes et dangereuses</strong></h2>



<p>Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant&nbsp;: toilettes insalubres ou inexistantes, absence d’eau courante, matériel non stérilisé, salles surpeuplées.</p>



<p>Certaines femmes racontent avoir accouché avec de l’eau de rivière, d’autres décrivent des conditions humiliantes, sans intimité ni hygiène.</p>



<p>Dans ces environnements, une naissance sur neuf en Afrique est associée à un risque de septicémie.</p>



<p>Faute de conditions dignes, certaines patientes préfèrent encore accoucher à domicile, au péril de leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solution-simple-et-peu-couteuse"><strong>Une solution simple… et peu coûteuse</strong></h2>



<p>Paradoxalement, les solutions existent et sont accessibles. Selon le rapport, garantir un accès universel à l’eau, à des toilettes et à des dispositifs de lavage des mains coûterait entre 0,52 et 1,04&nbsp;dollar par habitant et par an dans les pays concernés.</p>



<p>Un investissement minime, bien inférieur au coût du traitement des infections, qui pourrait réduire de moitié les cas de septicémie et sauver des milliers de vies.</p>



<p>À l’échelle mondiale, l’amélioration des conditions d’hygiène pourrait éviter jusqu’à 9,5&nbsp;millions de cas de septicémie maternelle et plus de 8 500&nbsp;décès chaque année.</p>



<p>Cette crise touche aussi le personnel de santé, majoritairement féminin. Privés d’équipements de base, les soignants travaillent dans des conditions dégradées, augmentant leur exposition aux infections et leur épuisement.</p>



<p>Les femmes, déjà en première ligne lors de l’accouchement, supportent également les conséquences indirectes&nbsp;: soins non rémunérés aux malades, charge domestique accrue et perte de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-de-dignite-et-de-volonte-politique"><strong>Une question de dignité et de volonté politique</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport pointe une défaillance structurelle&nbsp;: l’accès à l’eau et à l’hygiène reste une priorité secondaire dans les politiques de santé.</p>



<p>Pourtant, l’enjeu dépasse la seule santé. Il touche à la dignité, à l’égalité des genres et aux droits fondamentaux.</p>



<p>« <em>Il ne s’agit pas d’un problème technique, mais d’un choix politique</em> », souligne le rapport, appelant les gouvernements et les bailleurs à placer l’EAH au cœur des systèmes de santé.</p>



<p>Alors que la communauté internationale s’est engagée à réduire la mortalité maternelle, cette crise révèle un paradoxe&nbsp;: encourager les femmes à accoucher à l’hôpital sans garantir des conditions sanitaires minimales revient à déplacer le danger plutôt qu’à le supprimer.</p>



<p>Fournir de l’eau propre dans chaque maternité apparaît dès lors comme l’un des investissements les plus simples, mais aussi les plus urgents, pour sauver des vies.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Contre la corruption, l’ère du diagnostic sans remède</title>
		<link>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:35:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La lutte contre la corruption est essentielle. Découvrez pourquoi seuls cinq pays dépassent le seuil des 80 points selon Transparency International.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La corruption progresse là où elle était censée reculer. En une décennie, seuls cinq pays dépassent encore le seuil des 80 points, et même les démocraties montrent des signes inquiétants de décrochage. C’est ce que révèle L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International, publié le 10 février 2026. À quoi servent les rapports si leurs recommandations restent lettre morte ?</em></strong></p>



<p>Chaque année, les classements internationaux rappellent que la corruption ne recule pas, elle change de forme et s’installe durablement au cœur des systèmes politiques, y compris dans des démocraties réputées solides. Transparency International en apporte une nouvelle confirmation : le nombre de pays obtenant un score supérieur à 80 est passé de douze il y a dix ans à seulement cinq aujourd’hui. Le recul est net, global et préoccupant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-elles-memes-reculent"><strong>Les démocraties elles-mêmes reculent</strong></h2>



<p>Mais au-delà des chiffres, une question dérangeante s’impose : à quoi servent ces rapports si leurs recommandations restent largement inappliquées ? Depuis plus de vingt ans, la lutte contre la corruption s’est construite autour d’un arsenal d’indicateurs, de stratégies nationales, de plans d’action et de déclarations solennelles. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, la corruption demeure structurelle, parfois même intégrée aux modes ordinaires de gouvernance.</p>



<p>La lutte anticorruption est devenue une industrie du diagnostic. Elle mesure, classe, compare, alerte. Elle produit des données indispensables pour comprendre les mécanismes de prédation des ressources publiques, l’opacité des marchés, la capture de l’État par des intérêts privés. Mais trop souvent, elle s’arrête à cette étape. Le passage du constat à la transformation politique reste fragile, inégal, voire inexistant.</p>



<p>L’IPC 2025 souligne que les démocraties elles-mêmes reculent. Celles-ci étaient pourtant censées constituer des remparts naturels contre la corruption grâce à la séparation des pouvoirs, à la liberté de la presse et à la participation citoyenne. Or, ces contre-pouvoirs s’érodent. La concentration du pouvoir exécutif, la fragilisation des institutions judiciaires et la banalisation des conflits d’intérêts créent un terrain favorable à l’impunité. La corruption n’est plus seulement le problème des régimes autoritaires ; elle devient un symptôme du déclin démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-corruption-un-horizon-normalise"><strong>La corruption, un horizon normalisé</strong></h2>



<p>Ce recul n’est pas dû à l’absence de lois. Dans la majorité des pays, les cadres juridiques existent : autorités de contrôle, cours des comptes, agences anticorruption, codes d’éthique. Ce qui manque, c’est la volonté politique de les faire fonctionner réellement. Une institution anticorruption sans indépendance n’est qu’un décor. Une loi sans sanctions effectives est une promesse creuse. La corruption prospère moins par ignorance que par tolérance organisée.</p>



<p>Les rapports annuels ont pourtant une fonction essentielle. Ils rendent visible ce que les pouvoirs cherchent souvent à invisibiliser. Ils permettent aux citoyens, aux journalistes, aux chercheurs de documenter les dérives, de comparer les trajectoires, d’interpeller les gouvernements. Ils sont des outils de mémoire collective contre l’amnésie politique. Mais leur efficacité dépend de l’appropriation sociale et politique de leurs conclusions.</p>



<p>Car un rapport sans suite est une archive morte. Quand les recommandations sont répétées année après année sans être mises en œuvre, elles finissent par perdre leur force morale. Le risque est celui d’une fatigue civique. Tout le monde sait, mais plus personne n’espère. La corruption devient un horizon normalisé, un bruit de fond de la vie publique.</p>



<p>Or la corruption n’est pas un simple dysfonctionnement administratif. Elle est un fait politique. Elle affecte la qualité des services publics, accroît les inégalités, nourrit la défiance envers les institutions et alimente parfois les discours autoritaires. Là où l’État est perçu comme prédateur, la démocratie devient fragile. La corruption est ainsi l’un des moteurs silencieux de la crise mondiale de la représentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-lutte-anticorruption-une-mise-en-scene-de-la-vertu"><strong>La lutte anticorruption, une mise en scène de la vertu</strong></h2>



<p>La question centrale n’est donc pas celle des méthodes de mesure, mais celle du courage politique. Lutter contre la corruption suppose d’accepter des pertes de pouvoir, des ruptures d’alliances, des conflits avec des élites économiques et administratives. Cela implique de protéger les lanceurs d’alerte, de garantir l’indépendance de la justice, de renforcer la transparence budgétaire et d’ouvrir réellement l’accès à l’information publique. Ce sont des choix coûteux, mais indispensables.</p>



<p>À force de produire des indices sans produire de ruptures, la lutte anticorruption risque de devenir une mise en scène de la vertu. Un théâtre où l’on dénonce sans transformer, où l’on classe sans contraindre, où l’on alerte sans réformer. Un monde obsédé par la mesure du mal, mais hésitant à s’attaquer à ses causes.</p>



<p>Si la corruption est en constante évolution, la réponse ne peut rester figée dans une technocratie du chiffre. Elle doit redevenir un combat politique, social et démocratique. Sans cela, les rapports continueront de s’empiler comme des pierres tombales d’une ambition trahie.</p>



<p>La vraie question n’est donc plus : <em>quel pays a gagné ou perdu quelques points cette année ? </em>Mais : <em>quand la lutte contre la corruption cessera-t-elle d’être un exercice de communication pour devenir une politique de transformation réelle ?</em></p>



<p>Tant que cette question restera sans réponse, les indices continueront de baisser — et la confiance avec eux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Planète Z : Ils ont vingt ans et ils n’attendront plus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:06:27 +0000</pubDate>
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<p>Les manifestations dans le monde reflètent une colère générationnelle. Découvrez comment la Gen Z s'engage pour la justice sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>De Katmandou à Casablanca, de Manille à Antananarivo, une même génération se lève. Connectée, lucide, en colère, la Gen Z descend dans la rue pour dénoncer un monde corrompu, injuste et à bout de souffle. Enquête sur une révolte planétaire.</em></strong></p>



<p>Ils n’ont pas les codes des partis, mais ceux de TikTok. Pas de chefs charismatiques, mais des hashtags viraux. Pas de livre rouge, mais un drapeau pirate tiré d’un manga japonais. Ils s’appellent Luffy, Fatima, Anasse, Aina. Ils ont 17, 22, parfois 28&nbsp;ans. Et ils sont partout. À Rabat, Katmandou, Dacca, Antananarivo, Paris ou Manille, une même génération se lève, à mains nues, contre un monde qu’elle ne reconnaît plus.</p>



<p>La Gen Z entre en scène. Et elle ne demande pas la permission.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-maroc-nbsp-deux-morts-mille-raisons-de-se-lever"><strong>Maroc&nbsp;: deux morts, mille raisons de se lever</strong></h2>



<p>Le signal est venu du sud, dans la ville de Leqliaa, le 1er&nbsp;octobre. Deux manifestants tués par balles devant une gendarmerie attaquée. Première effusion de sang d’un mouvement qui, en quelques jours, a enflammé le pays. À l’appel du collectif Gen Z&nbsp;212, né sur les réseaux, des milliers de jeunes défilent contre l’injustice sociale, la corruption, la misère.</p>



<p>À Bernoussi, quartier populaire de Casablanca, la marche est calme, mais les pancartes sont sans détour&nbsp;:&nbsp;<em>« Nous voulons une vie digne »</em>. À Rabat, la police arrête. À Casablanca, elle encadre. Le pouvoir oscille. Les manifestants, eux, avancent.</p>



<p>Fatima, 64&nbsp;ans, regarde passer les jeunes&nbsp;: « <em>Ce sont nos enfants. Ils crient ce que nous avons tu.</em> » Une génération brise le silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nepal-nbsp-48-nbsp-heures-pour-faire-tomber-un-gouvernement"><strong>Népal&nbsp;: 48&nbsp;heures pour faire tomber un gouvernement</strong></h2>



<p>À Katmandou, le pouvoir a vacillé comme un château de cartes. Un simple décret&nbsp;: blocage de 26&nbsp;réseaux sociaux. Une étincelle. En deux jours, le gouvernement népalais de Khadga Prasad Sharma Oli tombe, balayé par des jeunes massés devant les ministères, brandissant le drapeau de&nbsp;<em>One Piece</em>. Luffy en tête de cortège, icône d’une génération qui ne veut plus obéir, mais choisir.</p>



<p>Le mot-dièse #NepoKids — référence aux enfants des élites étalant leur luxe sur Instagram — a tout déclenché. Dans un pays où 20&nbsp;% des 15-25&nbsp;ans sont sans emploi, la colère a été foudroyante. Elle ne demande pas d’idéologie. Juste des comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-madagascar-nbsp-la-jeunesse-entraine-les-syndicats"><strong>Madagascar&nbsp;: la jeunesse entraîne les syndicats</strong></h2>



<p>À Antananarivo, le scénario s’écrit en temps réel. La Gen Z malgache, d’abord seule, a été rejointe le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre par la Solidarité syndicale, principale plateforme de travailleurs de l’île. Enseignants, douaniers, soignants&nbsp;: tous réclament la fin du règne d’Andry Rajoelina, « <em>président absent, autoritaire et inapte à répondre à la crise</em> ».</p>



<p>Le collectif jeune réclame eau, électricité, écoles ouvertes, et des hôpitaux qui fonctionnent. Les adultes parlent salaires gelés, droits syndicaux bafoués. Mais tous scandent la même chose&nbsp;: « <em>On ne vit plus. On survit.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-france-nbsp-le-malaise-social-sous-le-vernis-de-la-republique"><strong>France&nbsp;: le malaise social sous le vernis de la République</strong></h2>



<p>Pendant ce temps, en France, 300 000&nbsp;personnes battent le pavé pour réclamer plus de justice sociale. Ce n’est pas une explosion, c’est une lente dépression. Le Premier ministre Lecornu promet des baisses d’impôts mais rien sur les retraites, rien sur la précarité des jeunes, rien sur l’impôt sur la fortune. La jeunesse française, surdiplômée, sous-payée, ne manifeste plus en masse. Elle quitte, elle zappe, elle fuit.</p>



<p>Elle n’attaque pas les gendarmeries, mais elle déserte les urnes. Et vote extrême. Ou se replie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-generation-mondiale-unifiee-par-le-desespoir-numerique"><strong>Une génération mondiale, unifiée par le désespoir numérique</strong></h2>



<p>Le fil rouge ? Internet. L’effet miroir. La comparaison permanente. Les contradictions visibles à l’œil nu&nbsp;: discours de modernité, actes de répression. Grands projets d’infrastructure, écoles délabrées. Politiciens qui promettent la transparence et censurent les réseaux sociaux.</p>



<p>« <em>Cette génération ne supporte plus l’hypocrisie institutionnelle</em> », explique Élodie Gentina, professeure spécialiste de la Gen Z. « <em>Elle exige des résultats concrets, et ne se contente plus de promesses. </em>»</p>



<p>La Gen Z n’est pas naïve. Elle sait qu’elle hérite d’un monde à genoux&nbsp;: climat, économie, droits sociaux, paix. Elle ne veut plus réformer un système pourri. Elle veut le réinventer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-centrafrique-nbsp-un-simulacre-de-democratie-boycotte"><strong>Centrafrique&nbsp;: un simulacre de démocratie boycotté</strong></h2>



<p>Même au cœur de l’Afrique, le schéma se répète. En Centrafrique, la présidentielle de décembre est boycottée par le principal bloc d’opposition (BRDC), qui refuse de cautionner une élection qu’elle juge « <em>verrouillée d’avance</em> ». Aucun membre du bloc ne déposera de candidature. « <em>Le dialogue est mort-né</em> », déclare Crépin Mboli-Goumba. À quoi bon participer à une farce ?</p>



<p>La démocratie vidée de son sens. Une autre constante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-braises-d-un-soulevement-global"><strong>Les braises d’un soulèvement global</strong></h2>



<p>Ce qui se joue n’est pas une série de crises locales. C’est un soulèvement global, générationnel, structurel. Une collision entre un monde trop lent et une génération trop rapide. Trop connectée pour être dupe, trop lucide pour espérer naïvement, trop fatiguée pour attendre.</p>



<p>Un tiers de la population mondiale est née entre 1997 et 2012. Et elle entre dans l’histoire avec une rage calme. Elle filme tout. Poste tout. Dénonce tout. Et commence à renverser les dominos.</p>



<p>Et la vague ne cesse des’étendre. Aux États-Unis, des rassemblements sont prévus dans une dizaine d’États le 18&nbsp;octobre, de New York à l’Alabama, pour dénoncer la dérive autoritaire, la militarisation intérieure ou défendre les droits des migrants. Au Pérou, les chauffeurs de bus, taxis et motos-taxis de Lima entreront en grève le 2&nbsp;octobre pour protester contre l’extorsion mafieuse qui gangrène leur quotidien. En Géorgie, cela fait plus de 90&nbsp;jours que les citoyens occupent les rues de Tbilissi pour une démocratie réelle et une Europe non fantasmée.&nbsp;</p>



<p>Même cartographie mouvante dans les pays du Sud&nbsp;: au Kenya, au Népal, en Indonésie ou aux Philippines, la Génération Z prend la rue, agite les réseaux et réclame des comptes. Et déjà, des appels anonymes circulent en Algérie pour une manifestation dite « GenZ 213 », dans la foulée du mouvement marocain. Les autorités, elles, crient à la manipulation étrangère. Mais le feu couve. Et partout, une jeunesse interconnectée refuse désormais de se contenter d’un monde cassé.</p>



<p>Un monde nouveau est peut-être en train de naître. Mais il ne viendra pas d’un sommet international. Il sortira de la rue. D’un smartphone. D’un manga. D’une pancarte griffonnée la veille au soir. De la rage douce d’une génération qui dit&nbsp;: assez.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : toilettes publiques, un luxe à ciel ouvert</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les toilettes publiques au Mali : une rareté insalubre pour des millions de personnes. Apprenez-en plus sur cette crise d'assainissement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, où un million de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, les toilettes publiques sont rares, insalubres, parfois payantes. Derrière ce paradoxe se cache une réalité brutale : dans un pays où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, se soulager dignement relève souvent du privilège.</em></strong></p>



<p>À Bamako, devant les rares <a href="https://benbere.org/au-grin/toilettes-publiques-danger-sanitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes publiques</a> du CHU Gabriel Touré, les files s’allongent. En 2022, c’était seulement <a href="https://bamada.net/toilettes-publiques-du-chu-gabriel-toure-une-veritable-desolation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq cabines fonctionnelles</a> sur dix pour des centaines de patients et d’accompagnants : trois heures d’attente, parfois, pour accéder à une installation qui n’a plus rien de sanitaire. Ailleurs, à Faladiè Garbal, site de déplacés, <a href="https://www.studiotamani.org/150342-sur-des-sites-de-deplaces-le-manque-de-toilettes-favorise-la-defecation-a-lair-libre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">335 familles se partagent 35 latrines</a>. Résultat : cinq cents personnes par toilette. Ce n’est plus de l’hygiène, c’est une roulette russe sanitaire.</p>



<p>Dans ce pays où seulement 45 % de la population dispose d’un service d’assainissement de base, plus d’un million de Maliens continuent à déféquer à l’air libre. <a href="https://bamada.net/etablissements-de-sante-17-sans-toilettes-et-latrines-ameliorees" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La statistique</a> dit tout : l’infrastructure n’existe pas, ou si peu, et quand elle existe, elle se dégrade, faute d’entretien, de financement, de volonté politique. Les toilettes publiques, censées être un bien commun, deviennent un luxe à ciel ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-honte-des-foutoirs-publics"><strong>La honte des « foutoirs publics »</strong></h2>



<p>À Bamako, l’expression revient dans les témoignages : « <em>foutoirs</em> ». Pas de savon, pas d’eau courante, pas d’entretien. Les lieux censés protéger la dignité se transforment en foyers de contamination. Fuites, stagnations, déchets abandonnés, parfois même des vers grouillant au sol. Ici, les <a href="https://santeenafrique.com/toilettes-publiques-manque-hygiene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes ne préviennent pas la maladie</a>, elles l’installent.</p>



<p>Et quand il ne s’agit pas d’hygiène, c’est l’argent qui pose problème. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, on exige 50 à 100 francs CFA pour chaque passage. L’équation est absurde : choisir entre se soulager dignement ou économiser pour manger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-femmes-enfants-deplaces-les-oublies"><strong>Femmes, enfants, déplacés : les oubliés</strong></h2>



<p>Les premières victimes sont connues : femmes, enfants, personnes déplacées. À Faladiè, encore, ce sont les mères qui s’inquiètent le plus pour leurs filles, contraintes d’attendre la nuit pour se soulager, au risque d’agressions. Les personnes handicapées, elles, se voient privées de tout accès, faute d’installations adaptées. La <a href="https://archive.ids.ac.uk/clts/sites/communityledtotalsanitation.org/files/ProtocoleEvaluationCertificationATPC_Mali2014.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défécation à l’air libre</a> devient alors la seule alternative.</p>



<p>Les inégalités ne sont pas seulement sociales, elles sont aussi géographiques. À Koulikoro, <a href="https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/dialogues-economiques-leco-a-portee-de-main/au-mali-la-population-se-saisit-des-problemes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">seulement 14 % des zones rurales</a> disposent d’un service d’assainissement. Dans ces villages, la latrine n’est pas une évidence, mais un luxe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique"><strong>Un choix politique</strong></h2>



<p>Le paradoxe est connu : l’État dépense deux fois plus pour l’eau que pour l’assainissement. Les chiffres du budget 2018 en témoignent : 4,2 milliards pour l’assainissement, <a href="https://open.enabel.be/en/MLI/2334/2146/u/au-mali-plus-de-60-000-personnes-ont-acces-aux-infrastructures-d-eau-et-d-assainissement-dans-la-region-de-koulikoro.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,6 pour l’eau</a>. Résultat : des projets en retard, des communes sans moyens, et une Direction nationale de contrôle des pollutions incapable d’imposer ses directives.</p>



<p>Pourtant, tout est une question de priorité. Construire un bloc de trois latrines publiques coûte un peu plus d’un million de francs CFA. Une somme importante pour une mairie, certes, mais ridicule au regard du coût social et sanitaire des diarrhées, de la malnutrition et des infections que provoque l’absence de toilettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-nationale"><strong>Un enjeu de dignité nationale</strong></h2>



<p>Il existe bien des solutions. L’Assainissement total piloté par la communauté (ATPC) a permis de certifier 750 villages comme <a href="https://joinforwater.ngo/wp-content/uploads/2022/08/ra_2016-Mali-fdal-atpc_mopti.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>fin de la défécation à l’air libre</em> »</a>. Des partenariats public-privé émergent ici et là, entre communes, ONG et micro-entreprises. Mais ces efforts restent marginaux. Sans <a href="https://www.washinhcf.org/wp-content/uploads/2021/07/E-National-strategic-plan-WASH-in-HCFs.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">volonté nationale</a> forte, ils sont des gouttes d’eau dans un océan de boue.</p>



<p>Au Mali, aller aux toilettes ne devrait pas être une affaire de chance ou de portefeuille. C’est une question de dignité humaine et de santé publique. Tant que <a href="https://www.maliweb.net/toilettes-seulement-un-taux-dacces-de-45-au-mali-besoin-d-accelerer-le-changement-dici-2030" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’assainissement</a> restera le parent pauvre des politiques, la promesse des Objectifs de développement durable de 2030 – l’accès universel à l’eau et à l’hygiène – restera une chimère.</p>



<p>Le paradoxe est que dans un pays où l’on parle de modernisation, il suffit d’entrer dans un hôpital ou un camp de déplacés pour comprendre la vérité. Le Mali ne gagnera pas sa bataille contre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable_et_assainissement_au_Mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté et les maladies</a> tant qu’il n’aura pas gagné celle, plus discrète mais tout aussi cruciale, de ses toilettes publiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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