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	<title>Archives des industrie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des industrie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : un bond de 34 % dans les importations d’hydrocarbures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 00:37:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali enregistre une hausse de 34 % de ses flux d’approvisionnement en hydrocarbures entre le 29 décembre et le 12 janvier. Un indicateur de stabilisation du marché et de la stratégie de souveraineté énergétique prônée par les autorités de la Transition.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que le Mali cherche à consolider sa souveraineté énergétique, les données de la Direction générale du commerce et de la concurrence révèlent une nette amélioration des flux d’approvisionnement en hydrocarbures. Entre le 29 décembre et le 12 janvier, le pays a enregistré une progression de 34 % des importations. Signe d’un retour à la stabilité logistique et d’une meilleure coordination entre acteurs publics et privés. Une performance qui illustre la volonté des autorités de la Transition de moderniser la filière et de garantir l’autonomie du pays face aux aléas régionaux.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien se félicite d’un retour progressif à la stabilité dans l’approvisionnement en hydrocarbures. Selon les chiffres présentés lors de la réunion hebdomadaire de concertation présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la période allant de la semaine du 29 décembre au 12 janvier a enregistré respectivement 123, 345 et 466 citernes de carburant livrées et distribuées sur le territoire national, soit une hausse de 34 % des flux d’approvisionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dispositif-de-suivi-plus-rigoureux"><strong>Un dispositif de suivi plus rigoureux</strong></h2>



<p>Ce rebond marque une amélioration tangible après plusieurs semaines de tension sur le marché intérieur, conséquence de perturbations logistiques régionales et de pressions sur les circuits d’importation. Pour Bamako, ces données traduisent les résultats d’une politique de coordination renforcée entre l’État, les opérateurs et les partenaires économiques.</p>



<p>Le Directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) a salué « <em>les efforts conjoints de toutes les parties prenantes</em> » pour sécuriser le marché et garantir la disponibilité du carburant sur l’ensemble du territoire. Selon lui, cette progression reflète une meilleure anticipation des besoins, mais aussi la modernisation progressive du dispositif de suivi et de contrôle.</p>



<p>Dans la deuxième partie de la réunion, les participants ont évoqué les avancées de la digitalisation du secteur des hydrocarbures, considérée comme un levier clé pour accroître la transparence, tracer les flux et rationaliser la distribution. Une plateforme numérique est en cours de déploiement pour permettre un suivi en temps réel des volumes transportés et livrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-energetique-et-securite-economique"><strong>Souveraineté énergétique et sécurité économique</strong></h2>



<p>Au-delà des aspects techniques, la question énergétique prend une dimension stratégique dans le contexte actuel du Mali. Confrontées à des défis d’approvisionnement récurrents, les autorités de la Transition ont fait de la sécurité énergétique un pilier de la souveraineté nationale. La maîtrise des circuits d’importation et la lutte contre les spéculations internes s’inscrivent dans la vision du « <em>Mali Kura </em>», celle d’un État autosuffisant, plus résilient et moins dépendant des aléas extérieurs.</p>



<p>Cette amélioration de l’approvisionnement, visible depuis la fin décembre, pourrait contribuer à stabiliser les prix sur le marché intérieur et à réduire les tensions économiques ressenties par les ménages et les entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-coordination-sahelienne-en-perspective"><strong>Une coordination sahélienne en perspective</strong></h2>



<p>Cette dynamique positive intervient alors que le Mali renforce sa coopération énergétique avec ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Niger, producteur de pétrole, et le Burkina Faso participent à la mise en place de corridors logistiques sécurisés pour faciliter le transport des hydrocarbures vers Bamako. Un projet qui vise à bâtir une autonomie énergétique régionale, à l’abri des pressions extérieures.</p>



<p>En misant sur une gouvernance concertée du secteur et une transparence accrue dans la gestion des importations, le Mali entend transformer une contrainte chronique en instrument de souveraineté économique. L’énergie n’est pas seulement une question de logistique, c’est une question d’indépendance nationale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Du coton au contrôle de la donnée : le Mali teste un modèle d’État stratège</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’heure où les nations redéfinissent leurs leviers de puissance, le Mali engage deux réformes majeures : un recensement agricole d’envergure et une refonte industrielle de sa filière textile. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’heure où les nations redéfinissent leurs leviers de puissance, le Mali engage deux réformes majeures : un recensement agricole d’envergure et une refonte industrielle de sa filière textile. Deux décisions techniques, mais fondamentalement politiques, évoquées par le gouvernement le vendredi 28 mars 2025 lors de son hebdomadaire Conseil des ministres.</em></strong></p>



<p>Alors que les États africains sont sommés de répondre à la double urgence de la souveraineté alimentaire et de la stabilité économique, le Mali esquisse, à travers deux chantiers discrets mais décisifs, les contours d’un nouveau modèle d’action publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali devient un architecte de sa propre trajectoire économique</strong></h3>



<p>D’un côté, la seconde phase du Recensement général agricole, prévue pour le 7 avril 2025, vise à collecter des données géoréférencées sur les exploitations, cheptels, équipements et zones de production. Une entreprise titanesque, couvrant plus de 28 000 zones de dénombrement, dont près des trois quarts ont déjà été explorées. Ce n’est pas un simple audit logistique, c’est la prise de conscience que la maîtrise de la donnée est aujourd’hui la première condition d’un pilotage éclairé du développement.</p>



<p>De l’autre, l’État malien vient de finaliser une fusion-absorption sans précédent dans le secteur stratégique du coton. La CMDT – Compagnie malienne pour le Développement des Textiles – devient une entité unifiée, absorbant ses quatre filiales régionales et l’Office du Classement. Une rationalisation administrative ? Oui. Mais surtout, une réaffirmation d’un contrôle national sur une ressource identitaire et économique majeure, à un moment où les chaînes de valeur mondiales deviennent plus incertaines que jamais.</p>



<p>L’histoire retiendra peut-être que ces deux réformes marquent un basculement. Celui d’un Mali qui cesse d’être un acteur réactif, et qui ambitionne de devenir un producteur de normes, un architecte de sa propre trajectoire économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le XXIe siècle sera celui des États les plus lucides</strong></h3>



<p>La mondialisation, après l’illusion d’un monde plat, redessine les frontières de la puissance. Il ne suffit plus d’exporter ou d’importer, il faut comprendre, anticiper, mesurer. Ce que fait un recensement agricole massif. Il ne suffit plus de produire du coton, il faut intégrer, valoriser, industrialiser. Ce que permet une entreprise textile unifiée sous contrôle public.</p>



<p>Il est tentant de voir dans ces initiatives le simple rétablissement d’un État central. Mais ce serait en sous-estimer la portée. Il s’agit en réalité de refonder un contrat entre territoires, données, matières premières, et souveraineté économique. Un contrat que bien des pays développés, aujourd’hui, cherchent à réécrire dans l’urgence.</p>



<p>À ceux qui doutent encore de la pertinence d’un tel virage, il faudra rappeler que le XXIe siècle ne sera pas celui des pays les plus riches, mais celui des États les plus lucides.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Industrialiser l’Afrique : oui mais comment ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 11:26:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Afrique peut-elle encore développer son industrie ? Comment ? Celle-ci est aujourd’hui reléguée au plus bas niveau de la chaine des valeurs mondiale, quand l’économie des pays reste très dépendante des exportations de ressources naturelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’Afrique peut-elle encore <a href="https://theconversation.com/topics/industrialisation-72629" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développer son industrie</a> ? Comment ? Celle-ci est aujourd’hui reléguée au plus bas niveau de la chaine des valeurs mondiale, quand l’économie des pays reste très dépendante des exportations de <a href="https://theconversation.com/topics/ressources-naturelles-45642" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ressources naturelles</a>.</p>



<p>Les pays d’Afrique disposent d’un réel potentiel d’industrialisation, mais encore faut-il trouver le modèle approprié. Après l’indépendance de la plupart de ces pays dans les années 1960, certains d’entre eux ont tenté de s’<a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/industrialisation-par-substitution-aux-importations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">industrialiser par substitution aux importations</a>. L’objectif : produire au sein de ses frontières les biens qui étaient jusque-là importés. En raison de la faiblesse des marchés intérieurs et de la maturité des appareils productifs à l’étranger, le succès n’a pas été au rendez-vous.</p>



<p>Les recettes libérales ont, elles, été appliquées à partir des années 1980. Les mesures des <a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/ajustement-structurel#:%7E:text=Les%20programmes%20d%E2%80%99ajustement%20structurel,crit%C3%A8res%20de%20l%E2%80%99orthodoxie%20lib%C3%A9rale%2C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programmes d’ajustement structurel</a>, imposés dans les années 1990 par le FMI comme préalable à l’octroi de nouveaux prêts, vont maintenir les économies africaines au plus bas. On parle même de « décennie perdue » pour le continent.</p>



<p>Depuis quelques années il faut aussi compter avec l’émergence des marchés asiatiques. Plusieurs <a href="https://doi.org/10.4236/jss.2019.77032" target="_blank" rel="noreferrer noopener">auteurs</a> au cours des années 2000 ont notamment analysé et tenté d’évaluer l’<a href="https://doi.org/10.4236/ti.2015.63015" target="_blank" rel="noreferrer noopener">impact de l’économie chinoise</a> sur les dynamiques industrielles et commerciales des pays africains. Leurs <a href="http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.1112857" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conclusions</a> convergeaient : l’Afrique s’exposait à un <a href="https://econpapers.repec.org/scripts/redir.pf?u=http%3A%2F%2Fwww.mitpressjournals.org%2Fdoi%2Fpdf%2F10.1162%2Frest.2009.11498;h=repec:tpr:restat:v:92:y:2010:i:1:p:166-173" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risque croissant de désindustrialisation</a>.</p>



<p>Il est crucial pour les pays africains d’adopter une stratégie d’industrialisation en phase avec les défis internes – besoin de nourrir une population grandissante – et externes – respect des normes et principes environnementaux. Pour des économies qui peinent à se financer, identifier les secteurs d’investissements les plus pertinents s’avère plus important encore. C’est ce à quoi nous avons consacrés nos <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar">recherches</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un avantage comparatif</strong></h3>



<p>Depuis les travaux fondateurs de <a href="https://www.economie.gouv.fr/facileco/david-ricardo#:%7E:text=%C3%89conomiste%20anglais%2C%20David%20Ricardo%20publie,pas%20d%C3%A9termin%C3%A9%20par%20son%20utilit%C3%A9." target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Ricardo</a> en 1817, beaucoup d’études ont poursuivi la réflexion sur la place de chaque pays dans le commerce international. Ce que montrait l’économiste anglais est que le monde sort gagnant du fait que les pays se spécialisent dans les secteurs dans lesquels ils sont relativement plus efficaces que les autres nations.</p>



<p>En prolongeant cette réflexion et en utilisant des modélisations qui en ont été tirées, nous montrons que, dans le <a href="https://theconversation.com/topics/textile-habillement-26481" target="_blank" rel="noreferrer noopener">secteur textile</a>, les pays à faible revenu possèdent un avantage relatif dans les produits d’entrée de gamme et un désavantage dans les segments de prix supérieurs. Les pays d’Afrique présentent également un avantage relatif dans le segment d’entrée de gamme du secteur des appareils électroménagers et électroniques.</p>



<p>Un atout des pays à faibles revenus d’Afrique est leur bas niveau de salaire. Contrairement aux autres industries, les stratégies de positionnement dans le secteur textile dépendent fortement des niveaux de salaires, en particulier pour les produits d’entrée de gamme. Nos résultats sont, sur ce point, cohérents avec ceux de <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00036849500000024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bruno Amable</a>, professeur à HEC Paris, et de son collègue Bart Verspagen qui montraient que la compétitivité n’est déterminée par des facteurs de prix que dans les secteurs à très faible technologie comme le textile.</p>



<p>Voilà pourquoi diriger les investissements en direction de pareilles industries paraît pertinent, la demande nationale et internationale nourrissant un effet de levier. Les produits à faible technicité sont en effet les plus accessibles pour des populations pauvres. C’est sur ce créneau que se situe la <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">demande africaine</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des opportunités à saisir ?</strong></h3>



<p>Cependant, dans ce même secteur, les pays d’Afrique sont confrontés à la concurrence, qui demeure forte, de certains pays à revenu intermédiaire, en Asie et en Amérique latine. Pendant plusieurs décennies, la Chine a connu un <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">croissance fulgurante</a> dans son commerce de produit d’entrée gamme.</p>



<p>Elle est cependant aujourd’hui confrontée à une augmentation des salaires. Elle a été annuellement de <a href="https://doi.org/10.4000/regulation.15040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2,4 % en moyenne dans les années 2000</a> et la <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicator/NY.ADJ.NNTY.PC.CD?locations=CN" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse des revenus</a> s’est accentuée depuis. Compte tenu de l’<a href="https://econpapers.repec.org/RePEc:cii:cepidt:2010-23" target="_blank" rel="noreferrer noopener">épuisement de son modèle d’exportation</a> et de l’orientation prise vers le marché intérieur, la Chine semblait par ailleurs chercher à se positionner dans les produits haut de gamme. Entre 2012 et 2017, le pays s’est mis à peser moins lourd sur les produits à faible coût dans le commerce international.</p>



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<iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="Entre 2012 et 2017, la Chine semble avoir laissé les produits d&#039;entrée de gamme" src="https://datawrapper.dwcdn.net/bCYcf/1/#?secret=YR4JTZWZZA" data-secret="YR4JTZWZZA" scrolling="no" frameborder="0" height="400"></iframe>
</div></figure>



<p>La tendance s’est ensuite inversée, mais la dynamique a pu bénéficier à certains pays asiatiques comme le <a href="https://doi.org/10.4000/regulation.15040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vietnam et le Bangladesh</a>. Ce fut peu le cas pour l’Afrique. Les seuls qui semblent en tirer profit aujourd’hui sont l’Éthiopie, le Rwanda, le Kenya et le Lesotho.</p>



<p>Le développement de ces produits en Afrique appelle ainsi la mise en place de politiques industrielles inspirées de celles qui ont favorisé le développement économique de plusieurs pays d’Asie. Certaines nations africaines telles que l’île Maurice, Madagascar, le Nigeria, l’Éthiopie et le Kenya ont ainsi développé, par exemple, des zones de libre-échange attractives pour les IDE et mis en place des politiques de promotion afin de stimuler les exportations. Le plan de <a href="https://unctad.org/fr/news/lile-maurice-devoile-un-plan-dexpansion-de-sa-production-industrielle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement de l’industrie à Maurice</a>, qui a permis à l’île de réduire sa dépendance au commerce de la canne à sucre, en est une illustration.</p>



<p>En raison de la concurrence féroce des pays émergents et de ce qui semble être un retour de la Chine sur le créneau, l’émergence de l’industrie manufacturière africaine ne sera couronnée de succès que si les consommateurs locaux sont prêts à modifier leur comportement pour s’adapter à la nouvelle offre. Développer une industrie de transformation plutôt qu’une filière d’exportation de matières premières, c’est aussi tout un changement culturel à opérer pour le continent. Les gouvernements auraient intérêt à l’encourager en facilitant l’accès au financement, aux subventions et aux marchés publics.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/diadie-diaw-1456544" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diadié Diaw</a>, Maître de conférences en économie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-rennes-2-2412" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Rennes 2</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/albert-lessoua-1414286" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albert Lessoua</a>, Associate professor in economics, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/esce-international-business-school-3279">ESCE International Business School</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/louis-cesar-ndione-1458125" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louis César Ndione</a>, Maître de conférences en sciences de gestion, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/esce-international-business-school-3279" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/industrialiser-lafrique-oui-mais-comment-210211" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/210211/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Modibo Mao Makalou : « Le développement industriel au Mali est une condition indispensable pour la croissance soutenue et inclusive »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jun 2023 19:56:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[développement industriel]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités maliennes de la transition ont ouvert un vaste chantier de relance économique, à travers notamment l’industrialisation du pays. Pour analyser cette dynamique des autorités au pouvoir, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Modibo Mao Makalou. </p>
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<p><strong>Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités maliennes de la transition ont ouvert un vaste chantier de relance économique, à travers notamment l’industrialisation du pays. Pour analyser cette dynamique des autorités au pouvoir, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Modibo Mao Makalou.&nbsp;&nbsp;Il est économiste et gestionnaire financier, ancien Sherpa de la Commission de l&rsquo;Union africaine et du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD). M. Makalou est également ancien Conseiller pour les Affaires économiques et financières à la Présidence de la République du Mali. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien&nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: sous la transition, plusieurs industries s’installent. D’autres sont relancées par les autorités au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de cette industrialisation du Mali ?</strong></h5>



<p>Modibo Mao Makalou&nbsp;: après l’annonce des plans de relance de l’Usine maliennes des produits pharmaceutiques (UMPP), de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX), les autorités de la transition affichent leur volonté de poser les jalons de l&rsquo;industrialisation et de la relance de l&rsquo;économie malienne à travers les produits manufacturés «&nbsp;<em>Made in Mali</em>».&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les principaux défis à relever, pour garantir la pérennité de cette tendance ?</strong></h5>



<p>Les infrastructures de base comme les routes, les technologies de l’information et de la communication, l’assainissement, l’énergie électrique et l&rsquo;accès au crédit bancaire restent des défis importants pour la production nationale au Mali ainsi que dans de nombreux pays africains. Les contraintes existantes en matière d’infrastructures et de main-d&rsquo;œuvre qualifiée affectent la productivité des entreprises d’environ 40%.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En quoi l&rsquo;industrialisation peut-elle assurer la souveraineté économique du Mali ?</strong></h5>



<p>L’Agenda 2063 qui constitue le cadre stratégique de l’Union africaine pour la transformation socio-économique de l’Afrique, appelle à promouvoir des plans sectoriels et de productivité, ainsi qu’à développer des chaînes de valeur régionales et de produits de base pour appuyer la mise en œuvre de politiques industrielles à tous les niveaux. Il s’agit essentiellement de promouvoir l’industrialisation, la production et l’exportation des produits à valeur ajoutée et la création d’emplois durables.&nbsp;</p>



<p>Des études empiriques suggèrent qu’une croissance économique forte, soutenue, inclusive et bien partagée est un des meilleurs moyens pour réduire la pauvreté, car elle permet d’augmenter les revenus des populations vulnérables, améliorant ainsi leur pouvoir d’achat&nbsp;&nbsp;et leurs conditions de vie.</p>



<p>Il n&rsquo;échappe à personne que le développement industriel dans un pays comme le Mali est une condition indispensable pour la croissance soutenue et inclusive.</p>



<p>L’industrialisation est un levier important qui permettrait aux pays africains d’atteindre des taux de croissance plus élevés, de diversifier leurs économies et de réduire leurs vulnérabilités aux chocs extérieurs. Cela contribuerait substantiellement à la création d’une croissance économique, forte, durable et inclusive, créatrice d’emplois et de richesses. L’industrialisation a aussi un effet multiplicateur sur l’emploi, car chaque emploi dans le secteur manufacturier crée environ 2,2 emplois dans d’autres secteurs.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact la relance de la Comatex aura-t-elle sur la production du coton au Mali ? Avec le redémarrage de la COMATEX, le Mali pourra-t-il se passer des tissus industriels importés ?</strong></h5>



<p>Dans le domaine du textile, la filature est l’ensemble des opérations qui concourent à la fabrication d’un fil utile. C&rsquo;est plutôt la production de coton et la disponibilité du coton qui constitue la matière première pour la production des fils. Dans un monde interconnecté et la libéralisation des échanges commerciaux, il sera difficile de concurrencer dans l&rsquo;immédiat le textile provenant de l&rsquo;Asie, mais avec la valorisation culturelle et artistique malienne l&rsquo;industrie textile malienne pourrait s&rsquo;imposer à moyen et long terme.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Il est annoncé la création de deux usines de filature au Mali. Quelle interaction entre la comatex et ces unités de filature ?&nbsp;</strong></h5>



<p>Eximbank Chine et la toute nouvelle Société malienne de filature (SOMAFIL), créée par la Transition, ont trouvé un accord portant sur le financement de la construction de 2 usines de filature au Mali. Le capital de la nouvelle société est détenu à 85 % par l’État du Mali via la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et à 15 % par le partenaire chinois. Le volume de l’investissement est estimé à plus de 300 millions de dollars. Avec la relance de la COMATEX, la création des 2 usines de filature permettra de transformer le coton produit au Mali sur place tout en créant de la valeur ajoutée et des emplois.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment voyez-vous l’avenir économique du Mali ?</strong></h5>



<p>L’analyse empirique démontre qu’une vision stratégique et une véritable politique industrielle sont indispensables pour la transformation et le développement durable. L’industrialisation permet de diversifier, d’améliorer la productivité, de même que la compétitivité des économies africaines et&nbsp;&nbsp;de préserver ces économies des chocs extérieurs tout en renforçant leurs résiliences en créant de nombreux&nbsp;&nbsp;emplois et de la valeur ajoutée. Surtout le secteur industriel, s’il est productif, peut avoir un effet de levier sur la productivité des autres secteurs de l’économie.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Industrie : le groupe Toguna agro-industrie, une société caritative au service du peuple malien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Toguna agro-industrie]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Le groupe Toguna agro-industrie est un vétéran du milieu économique malien, voire de la sous-région, depuis des décennies. En droite ligne à ses activités, cette société contribue à la stabilité et à l’apaisement du Mali à travers de nombreuses initiatives humanitaires. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le groupe Toguna agro-industrie est un vétéran du milieu économique malien, voire de la sous-région, depuis des décennies. En droite ligne à ses activités, cette société contribue à la stabilité et à l’apaisement du Mali à travers de nombreuses initiatives humanitaires.&nbsp;</strong></p>



<p>Actif au Mali depuis les années 2000, le groupe Toguna, une initiative de Seydou Nantoumé, est une société industrielle qui participe grandement au développement économique, mais aussi à la stabilité du Mali. À travers ses nombreuses initiatives humanitaires visant à aider l’État dans la gestion de ses crises, ce groupe est depuis longtemps devenu une société caritative. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Soutiens à la population et aux autorités de transition </strong></h3>



<p>Présent dans les domaines de l’agriculture, du transport, des mines, de l’industrie, le groupe Toguna est d’un grand apport pour les autorités maliennes de la transition ainsi que le peuple malien, qu’il appuie sur plusieurs volets.&nbsp;</p>



<p>Pour citer quelques-unes de ses initiatives parmi tant d’autres, rappelons sa réponse à la fermeture des frontières des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africains (UEMOA), en 2022. A cette occasion, le groupe Toguna a prêté main forte aux autorités maliennes et par ricochet au peuple malien grâce à ses initiatives au profit des opérateurs économiques maliens. La société avait mis&nbsp;500&nbsp;camions à la disposition de ces opérateurs pour leur permettre d’assurer l’approvisionnement correct du marché malien en intrants agricoles et en denrées de première nécessité.&nbsp;</p>



<p>Outre cela, pour le stockage des produits, la société avait également mis à la disposition des importateurs, confrontés à des problèmes de stockage, certains de ses nombreux magasins dans la capitale malienne. Des gestes qui relèvent de l’humanisme et participent à la reconstruction nationale, conformément au souhait du peuple malien de l’avènement d’un Mali nouveau (Mali Kura). </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Implanté sur une superficie de 50 hectares</strong></h3>



<p>Il convient également de souligner qu’en matière de lutte contre l’insécurité, la société n’est pas en marge. Dans le plus grand anonymat, elle appuie de temps à autre les autorités maliennes de la transition, selon les moyens à sa disposition. Ses responsables ont vite compris que pour une pleine croissance économique, il faut gagner d’abord la bataille contre l’insécurité, notamment le terrorisme. L’émergence des activités économiques reste grandement tributaire du retour de la stabilité et de la paix permettant ainsi la pleine mobilité sur toute l’étendue du territoire national. Au groupe Toguna, l’on a vite compris cela.&nbsp;</p>



<p>Le groupe Toguna, faut-il le rappeler, fait de la production et de la distribution d’engrais au Mali ainsi que dans des pays de la sous-région. Il dispose pour ce faire d’un large réseau de transport, de distribution d’équipements agricoles. Cette société évolue également dans la production du gravier, du calcaire aussi bien que du phosphate. Elle produit aussi des briques. Le groupe Toguna industriel est implanté sur une superficie de 50&nbsp;hectares.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : ouverture des travaux d’un atelier de formation sur la Gestion des Ressources humaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 12:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[microfinance]]></category>
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<p>Au Conseil national du Secteur privé de Bamako, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a présidé, ce lundi 22 novembre, l’ouverture des travaux d’un atelier de formation sur la Gestion des Ressources humaines (GRH)</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Conseil national du Secteur privé de Bamako, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a présidé, ce lundi 22 novembre, l’ouverture des travaux d’un atelier de formation sur la Gestion des Ressources humaines (GRH)… A l’attention des membres de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD Mali).</strong></p>



<p>Fruit d&rsquo;un partenariat du Centre de Promotion et d’appui des systèmes financiers décentralisés (<a href="http://www.investir.gouv.ml/cpasfd" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CPA/SFD</a>) avec l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD Mali), cet atelier va durer 5 jours. Du 22 au 26 novembre 2021, les participants bénéficieront d’une formation de renforcement de capacité en matière de <a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89ingenierie-de-la-formation-en-afrique%e2%80%89-un-ouvrage-dhommes-dexperiences-sur-le-marche/">Gestion des Ressources Humaines</a> (GRH).</p>



<p>Dans ses mots de bienvenue, le président de l’Association des professionnelles des systèmes financiers Décentralisés du Mali (APSFD-Mali), M. Adama Camara, a évoqué l’immense rôle de la microfinance dans le cadre du <a href="https://saheltribune.com/culture-festival-sur-le-niger-lexemple-dinstrument-de-developpement-durable-et-dintegration/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement socio-économique</a>, en faveur des populations à faible revenu. Selon lui, <em>«&nbsp;la professionnalisation du milieu demeure la solution&nbsp;»</em> pour un développement durable et cela passe par le renforcement des capacités des agents de ressources humaines. D’où le présent atelier de formation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="precieux-outil-pour-le-gouvernement"><strong>«&nbsp;Précieux outil pour le gouvernement&nbsp;»</strong></h3>



<p>Intervenant en dernier ressort, le ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Mahmoud Ould Mohamed, s’est réjoui de la participation massive des membres de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD-Mali) à cet atelier de renforcement de capacité. Avant de rappeler le bien-fondé de la microfinance dans le cadre de la réduction de la pauvreté dans le pays. <em>«Au Mali, la microfinance demeure encore de nos jours, un précieux outil pour le gouvernement, dans sa quête permanente de réduction de la pauvreté et d’amélioration de l’inclusion financière</em> », déclare-t-il. Il ajoute : <em>«&nbsp;C’est pourquoi les Autorités de la Transition l’on priorisé dans le Plan d’Action du Gouvernement de Transition (PAG) 2021-2022 au niveau de l’axe relatif à ‘’la promotion de la bonne gouvernance’’.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="plusieurs-difficultes"><strong>Plusieurs difficultés</strong></h3>



<p>Cependant, M. <a href="https://saheltribune.com/au-mali-les-autorites-adoptent-des-mesures-fortes-pour-attenuer-la-hausse-des-prix/">Mahmoud Ould Mohamed</a> a reconnu, au cours de son intervention, que malgré ces résultats positifs, <em>«&nbsp;le pari de l’inclusion financière n’est pas encore gagné&nbsp;»</em>. À l’entendre,&nbsp; le secteur de la microfinance est confronté actuellement à plusieurs difficultés qui sont entre autres&nbsp;: le problème de gouvernance ; l’inadéquation des systèmes d’Information et de Gestion (SIG) ; la faible capacité à fournir des services adaptés à la clientèle ; la faiblesse des ressources financières et le coût élevé du crédit ; la qualité des ressources humaines.</p>



<p>Comme solution durable, le ministre insiste sur la tenue d&rsquo;ateliers de formation de ce genre pour renforcer les acquis. <em>«&nbsp;L’activité vise à accompagner l’APSFD dans la mise en œuvre de son plan de formation conformément à l’orientation stratégique 1 de la politique nationale de développement de la microfinance qui vise à ‘’ construire un secteur de la microfinance professionnel qui contribue efficacement à l’amélioration des conditions de vie des ménages‘’</em> », fait-il savoir.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Hausse du prix du ciment : le Mali trouve un accord auprès du Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 16:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[ciment]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[ministre du commerce]]></category>
		<category><![CDATA[prix du ciment]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
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<p>La montée en flèche du prix du ciment sur le marché, depuis quelques mois, a commencé à faire des grincements de dents. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud&#8230;</p>
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<p><strong>La montée en flèche du prix du ciment sur le marché, depuis quelques mois, a commencé à faire des grincements de dents. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed s’est alors saisi de son bâton de pèlerin.</strong></p>



<p>Le prix du ciment a pris de l’ascenseur au Mali depuis quelques mois. Sur le marché, la tonne variait entre 120 000 et 125 000 FCFA. Des commerçants ainsi que des consommateurs maliens exprimaient déjà leur ras-le-bol.</p>



<p>Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed a alors pris son bâton de pèlerin. Objectif&nbsp;: obtenir une <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=111978541130489&amp;id=110960064565670" target="_blank" rel="noreferrer noopener">stabilisation du prix du ciment</a>. Le 24&nbsp;juin dernier, il a rencontré les producteurs de ciment, les importateurs, les grossistes ainsi que les revendeurs du pays. À l’issue de laquelle, les industriels se sont engagés à fournir le ciment local à 87 500F, la tonne. Le prix à la consommation a été fixé à 95 000&nbsp;F CFA, la tonne. Quant au ciment importé, le gouvernement malien a fixé le prix à 100 000F CFA, la tonne.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="723" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere-723x1024.jpg" alt="Communiqué ministère du commerce et de l'industrie" class="wp-image-8229" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere-723x1024.jpg 723w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere-600x850.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere-212x300.jpg 212w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere-768x1087.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Communique-ministere.jpg 904w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></a><figcaption>Communiqué ministère malien du Commerce et de l&rsquo;Industrie. Crédit photo: MCI</figcaption></figure>



<p>M. Mahmoud Ould Mohamed, accompagné d’une délégation composée du conseiller technique chargé du Commerce extérieur, Boubacar Ballo&nbsp;; de son chef de cabinet, Sidi Ahmed Ould Sidi Salem&nbsp;; du président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily et d’une forte délégation d’hommes d’affaires, maliens <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=120994456895564&amp;id=110960064565670" target="_blank" rel="noreferrer noopener">foule le sol sénégalais</a>, au cours de cette semaine. Il a rencontré à l’occasion son homologue sénégalais autour de la problématique de l’approvisionnement du marché malien.</p>



<p>Selon une source contactée au ministère malien de l’Industrie et du Commerce&nbsp;: « <em>Les industriels du ciment du Sénégal se sont engagés à doubler l’approvisionnement du marché malien en ciment au taux de 7 000 T par jour, et cela de façon régulière et durable </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Le dynamisme du ministre malien » </strong></h3>



<p>Le directeur du commerce intérieur sénégalais a expliqué, de son côté, que <em>« tout ce qui touche le marché malien touche indirectement le marché sénégalais&nbsp;et vice versa »</em>. La ministre sénégalaise du Commerce, des Petites et Moyennes entreprises (PME), Mme&nbsp;Assome Aminata Diatta a souligné la nécessité pour les deux pays de toujours travailler en synergie afin de se « <em>renforcer mutuellement </em>» et d’avancer ensemble.</p>



<p>Selon Mme&nbsp;Assome Aminata Diatta, le Mali et le Sénégal sont « <em>liés par l’histoire, la géographie, et le sang</em> ». Elle a fini par saluer « <em>le dynamisme du ministre malien de l’Industrie et du Commerce qui a jugé utile de faire le déplacement avec les hommes d’affaires maliens</em> » afin de trouver une solution à la problématique de l’approvisionnement du Mali en ciment.</p>



<p>Mahmoud Ould Mohamed est sorti optimiste de cette rencontre avec son homologue sénégalais. Selon ses précisions, les prix du ciment sur le marché malien pourraient se stabiliser à partir de cette semaine.</p>



<p>Cette résolution de la crise du ciment au Mali par les autorités transitoires vient après celle de la <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=120599213601755&amp;id=110960064565670" target="_blank" rel="noreferrer noopener">viande</a>, dont les prix avaient également pris de l’ascenseur.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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