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	<title>Archives des industrialisation &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des industrialisation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le président du Faso dixit : « Tout ce que nous consommons doit pouvoir être produit ici »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:23:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La transformation économique du Burkina Faso passe par un nouveau modèle de gouvernance axé sur la moralisation et l'industrialisation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion du premier anniversaire de la Révolution progressiste populaire, le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré a défendu, face à la presse, une gouvernance axée sur la lutte contre la corruption et la souveraineté économique. Entre traque des « gros poissons » et ambition industrielle encore « embryonnaire », le chef de l’État esquisse une stratégie de transformation en profondeur.</em></strong></p>



<p>Et si la véritable révolution burkinabè se jouait à la croisée de la morale publique et de l’économie réelle ? En assumant une lutte frontale contre la corruption, des pratiques quotidiennes aux détournements d’ampleur, tout en esquissant les contours d’une industrialisation endogène, le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;tente d’imposer un nouveau logiciel de gouvernance : produire localement, moraliser l’État et restaurer la confiance populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-corruption-des-gros-poissons-sont-aussi-pris"><strong>Corruption : « des gros poissons sont aussi pris »</strong></h2>



<p>Interpellé sur l’efficacité de la lutte contre la corruption, souvent critiquée pour ne viser que des «&nbsp;<em>petits poissons</em>&nbsp;», le président du Faso a rejeté cette perception. Selon lui, des dossiers impliquant des montants importants sont bel et bien en cours de traitement, même si tous ne sont pas médiatisés.</p>



<p>Le président a évoqué des procédures variées, allant des procès judiciaires aux transactions financières, permettant à certains mis en cause de rembourser les fonds détournés avec pénalités. «&nbsp;<em>La justice est très chargée</em>&nbsp;», a-t-il insisté, tout en affirmant que la lutte est «&nbsp;<em>implacable</em>&nbsp;» et produit déjà des résultats tangibles.</p>



<p>Au-delà des grandes affaires, le chef de l’État a particulièrement mis l’accent sur les «&nbsp;<em>petites corruptions</em>&nbsp;» du quotidien, jugées tout aussi nuisibles. Il a illustré son propos par des situations concrètes dans les services publics, où des pratiques illégales peuvent avoir des conséquences graves pour les citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-dissuasion-par-l-exemple"><strong>Une stratégie de dissuasion par l’exemple</strong></h2>



<p>Pour enrayer ces pratiques, les autorités ont opté pour une stratégie de visibilité, consistant à exposer certains cas de corruption afin de dissuader les comportements déviants.</p>



<p>Des dispositifs ont été mis en place, notamment dans les services de sécurité et d’administration, afin de limiter les abus et garantir un traitement équitable des usagers. «&nbsp;<em>Il faut montrer pour que les autres ne tombent pas dans la même bêtise</em>&nbsp;», a expliqué le président.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-industrialisation-une-ambition-encore-embryonnaire"><strong>Industrialisation : une ambition encore « embryonnaire »</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, le capitaine Ibrahim Traoré a reconnu que la politique industrielle du pays n’en est qu’à ses débuts. «&nbsp;<em>On est au début</em>&nbsp;», a-t-il admis, appelant à une meilleure compréhension du&nbsp;concept&nbsp;même d’industrialisation.</p>



<p>Loin de se limiter aux grandes unités, le chef de l’État encourage la création de petites industries locales, capables de transformer des produits du quotidien. Il a cité des exemples concrets, comme la fabrication d’ustensiles ou de pièces mécaniques, pour illustrer le potentiel de substitution aux importations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-economique-produire-et-transformer-localement"><strong>Souveraineté économique : produire et transformer localement</strong></h2>



<p>Le président a mis en avant une stratégie visant à réduire la dépendance aux importations, en développant des chaînes de production locales. Plusieurs secteurs sont concernés, notamment l’agriculture et l’agro-industrie (culture du blé, transformation du riz et du maïs, production de pâtes alimentaires et de farines) ; l’industries alimentaires en vue du développement de la transformation locale (huile, jus, produits dérivés) ; le textile avec pour ambition de transformer le coton burkinabè en produits finis dès 2026.</p>



<p>«&nbsp;<em>Tout ce que nous consommons doit pouvoir être produit ici</em>&nbsp;», a-t-il martelé, soulignant les gains économiques et les emplois potentiels liés à cette politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-financieres-et-mobilisation-des-ressources"><strong>Réformes financières et mobilisation des ressources</strong></h2>



<p>Le chef de l’État a également salué le travail des agents du ministère des Finances, qu’il considère comme un levier essentiel de la réforme économique. Selon lui, l’amélioration des recettes publiques repose autant sur les réformes que sur l’engagement des ressources humaines.</p>



<p>Les efforts en matière de lutte contre la fraude et d’optimisation des recettes permettent, d’après lui, de financer les priorités nationales, notamment la sécurité et le développement des infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transformation-progressive-mais-assumee"><strong>Une transformation progressive mais assumée</strong></h2>



<p>Au final, le président du Faso assume une démarche progressive, fondée sur la transformation des mentalités, la valorisation des ressources locales et la reconquête de la souveraineté économique.</p>



<p>Si les résultats restent encore partiels, le président revendique une dynamique enclenchée, appelée à s’intensifier dans les années à venir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p>Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p>Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p>Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p>Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p>La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p>Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p>Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p>Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p>Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p>Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : un plan de 36 190 milliards FCFA pour relancer l’économie et la cohésion nationale à l’horizon 2030  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:20:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le PND 2026-2030 du Burkina Faso est une feuille de route stratégique pour un développement inclusif et durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Burkina Faso a dévoilé son Plan national de développement (PND) 2026-2030, véritable boussole stratégique pour l’action publique. Ce document marque une rupture avec les hésitations du passé et s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP). Il ambitionne de refonder le modèle de développement en plaçant l’État au centre de l’impulsion économique et sociale, garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale.</em></strong></p>



<p>Le PND 2026-2030 succède au PNDES 2021-2025 et capitalise les leçons tirées de son exécution. Il prend en compte les défis sécuritaires, humanitaires et économiques, mais aussi les opportunités offertes par le repositionnement stratégique du pays au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif global est d’impulser un développement endogène et inclusif, fondé sur la souveraineté nationale et l’engagement patriotique. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-strategique-pour-un-etat-stratege"><strong>Une rupture stratégique pour un État stratège</strong><strong></strong></h2>



<p>La vision affichée est celle d’un « <em>Burkina Faso souverain et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous</em> ». Pour y parvenir, le plan s’articule autour de quatre piliers : consolider la sécurité et la paix, refonder l’État et améliorer la gouvernance, développer le capital humain, et transformer durablement l’économie par les infrastructures et l’industrialisation.</p>



<p>Les impacts attendus à l’horizon 2030 sont ambitieux&nbsp;: reconquête totale du territoire, réduction de la pauvreté de 43,2 % en 2021 à 35 %, amélioration de l’indice de perception de la corruption, hausse de la part des industries manufacturières dans le PIB de 9,6 % à 17,7 %, et accroissement de la puissance électrique installée de 678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW. Ces objectifs traduisent une volonté de transformation profonde. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objectifs-chiffres-pour-transformer-l-economie"><strong>Des objectifs chiffrés pour transformer l’économie</strong><strong></strong></h2>



<p>Le plan prévoit également une amélioration de l’espérance de vie, passant de 61,9 ans en 2019 à 68 ans en 2030. L’éducation et la formation professionnelle sont mises en avant, avec une augmentation de la proportion des effectifs de l’EFTP de 5 % en 2024 à 12 % en 2030. La réduction de la dépendance alimentaire est aussi visée, en diminuant la part des produits alimentaires importés de 11,5 % à 8 %.</p>



<p>Le coût global de mise en œuvre du PND est estimé à 36&nbsp;190,7 milliards FCFA, soit une moyenne annuelle de 7&nbsp;238,1 milliards. Les dépenses d’investissement représentent 34,5 % du total, soit 12&nbsp;494,9 milliards FCFA. Le besoin de financement additionnel est évalué à 10&nbsp;955,3 milliards FCFA, correspondant à 30,3 % du coût total. Pour y répondre, l’État mise sur des instruments innovants de financement. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-financement-innovant-et-participatif"><strong>Un financement innovant et participatif</strong><strong></strong></h2>



<p>Parmi ces innovations figurent l’actionnariat populaire, les contributions volontaires et communautaires, ainsi que les revenus de portefeuilles de l’État. L’approche-programme est privilégiée, avec des initiatives présidentielles jouant le rôle d’accélérateurs. Cette méthode vise à renforcer la cohérence des interventions, accroître l’efficacité budgétaire et améliorer le suivi-évaluation. L’État se positionne ainsi comme stratège et catalyseur du développement.</p>



<p>Le PND identifie toutefois des risques majeurs&nbsp;: chocs extérieurs, incertitudes de financement, catastrophes naturelles, effritement de la cohésion sociale, faible mobilisation communautaire et persistance de l’insécurité. Pour chacun, des mesures d’atténuation sont prévues. En somme, ce plan de relance traduit une volonté politique forte de bâtir un Burkina Faso souverain, uni et prospère, en inscrivant l’action publique dans une dynamique de transformation structurelle assumée.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » : un projet de souveraineté et de renaissance nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 16:57:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma propose une vision audacieuse pour le développement agricole et culturel du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Lors de la cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation, le 12 janvier 2025 au palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a exposé les grandes lignes de « Mali Kura 2063 », une vision à quarante ans pour refonder le pays autour de onze projets structurants. Du développement agricole à l’indépendance énergétique, de la valorisation des ressources minières à la relance culturelle, ce plan ambitieux entend faire du Mali un modèle de souveraineté et de résilience en Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p>Sous les ors du palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a profité de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation pour dresser un bilan de la situation nationale et tracer la voie du Mali nouveau, à travers la vision « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma </em>» — littéralement <em>le Mali nouveau à l’horizon 2063</em>. Devant les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les représentants de la société civile, le chef de l’État a exposé les fondements d’un programme de développement de quarante ans, présenté comme la boussole du pays pour les décennies à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-structuree-pour-rompre-avec-nbsp-la-navigation-a-vue-nbsp"><strong>Une vision structurée pour rompre avec «&nbsp;la navigation à vue&nbsp;»</strong></h2>



<p>« <em>Nous ne voguons pas au gré des événements. Nous avons une orientation</em> », a déclaré Assimi Goïta, dans un ton à la fois solennel et pédagogique. Cette orientation, selon lui, se matérialise dans un plan national à long terme, pensé pour transformer en profondeur les structures économiques, sociales et culturelles du Mali.</p>



<p>Baptisée Vision Mali 2063, cette feuille de route réunit onze projets structurants visant à refonder la souveraineté nationale sur des bases économiques et culturelles. L’objectif affiché est de faire du Mali un pays autosuffisant, connecté, industrialisé et ancré dans ses valeurs traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-farafina-jigine-nbsp-nourrir-le-mali-et-l-afrique-pour-garantir-la-souverainete"><strong>«&nbsp;Farafina Jigine&nbsp;» : nourrir le Mali et l’Afrique pour garantir la souveraineté</strong></h2>



<p>Le premier pilier de cette stratégie, baptisé « <em>Farafina Jigine </em>» — <em>le grand grenier africain</em> —, vise à atteindre l’autosuffisance alimentaire, pour le Mali et pour toute l’Afrique. Assimi Goïta a rappelé que l’Office du Niger, principal pôle agricole du pays, compte plus de deux millions d’hectares, dont à peine un million exploitables : « <em>Nous n’exploitons aujourd’hui que 100 000 hectares. Nous n’avons même pas encore atteint 10 % </em>», a-t-il reconnu, soulignant la nécessité d’une mobilisation nationale pour valoriser le potentiel agricole du pays.</p>



<p>Le programme prévoit la modernisation de l’agriculture, la mécanisation, la formation d’ingénieurs ruraux et la création d’unités agro-industrielles pour transformer localement les productions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-yelen-kura-nbsp-eclairer-le-pays-et-batir-une-economie-moderne"><strong>«&nbsp;Yélen Kura&nbsp;» : éclairer le pays et bâtir une économie moderne</strong></h2>



<p>Le second grand chantier, « <em>Yélen Kura </em>» — <em>la lumière nouvelle</em> —, doit répondre au défi énergétique chronique du Mali. Ce programme repose sur le développement massif des centrales solaires, hydroélectriques et nucléaires civiles, pour garantir une couverture électrique nationale et alimenter les futures usines du pays, ainsi que les zones rurales.</p>



<p>« <em>La multiplication des usines au Mali pour la transformation des productions locales</em> » est l’une des conditions sine qua non du développement du pays. Le chef de l’Etat a souligné que la souveraineté économique passait par la maîtrise de l’énergie et la création de valeur ajoutée sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-kankou-moussa-seguinna-kana-nbsp-la-renaissance-miniere-et-industrielle"><strong>«&nbsp;Kankou Moussa Seguinna Kana&nbsp;» : la renaissance minière et industrielle</strong></h2>



<p>Troisième pilier, « <em>Kankou Moussa Seguinna Kana</em> » — <em>le retour de Kankou Moussa</em> —, s’inspire du légendaire empereur du Mali médiéval pour valoriser les richesses souterraines du pays. Le projet prévoit la création d’écoles spécialisées dans les métiers miniers, la mise en place d’usines de transformation des ressources naturelles et un cadre juridique garantissant que les bénéfices de l’exploitation minière profitent d’abord aux Maliens.</p>



<p>Cette orientation confirme la doctrine souverainiste du régime, qui a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la part de l’État dans les exploitations et orienté les contenus locaux vers le développement communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-sigida-sirakow-nbsp-et-nbsp-sankore-nbsp-relier-instruire-et-proteger"><strong>«&nbsp;Sigida Sirakow&nbsp;» et «&nbsp;Sankoré&nbsp;» : relier, instruire et protéger</strong></h2>



<p>Le développement des infrastructures et de la connaissance constitue les autres axes majeurs de la Vision 2063. Le programme « <em>Sigida Sirakow</em> » — les problèmes d’infrastructures routières — ambitionne de désenclaver le pays et de connecter ses régions par des routes, des voies ferrées et des corridors transsahéliens reliant le Mali à ses voisins, voire au reste du monde.</p>



<p>De son côté, le programme «&nbsp;<em>Sankoré</em>&nbsp;» — clin d’œil à l’université médiévale de Tombouctou — met l’accent sur l’éducation, la sécurité, la culture, la santé et la formation citoyenne. Enfin, le président a insisté sur la protection de l’environnement, la lutte contre la désinformation et la promotion d’une information vérifiée, considérant que la bataille pour la souveraineté se joue aussi sur le terrain du récit national et de la maîtrise du discours public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-horizon-de-40-ans-pour-une-refondation-civilisationnelle"><strong>Un horizon de 40 ans pour une refondation civilisationnelle</strong></h2>



<p>En articulant ces onze projets autour d’une vision de long terme, le général Assimi Goïta entend inscrire le Mali dans une trajectoire de refondation durable, où développement matériel et renaissance culturelle se renforcent mutuellement.</p>



<p>Cette planification sur quatre décennies rompt avec les cycles politiques courts et marque la volonté du régime de bâtir une doctrine de développement endogène, affranchie des conditionnalités extérieures.</p>



<p>Le projet « <em>Mali Kura 2063</em> » est un instrument de mobilisation nationale et d’émancipation collective. Pour le général Assimi Goïta, la voie est tracée : « <em>Toutes les actions à mener durant les quarante ans à venir sont consignées pour le bonheur du peuple malien et le développement de notre pays. </em>»</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré fait de 2026 l’année de la transformation économique et industrielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:03:15 +0000</pubDate>
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<p>Le capitaine Traoré met l'accent sur la transformation économique et industrielle du Burkina Faso. Lisez les détails ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans son discours de Nouvel An, le capitaine Ibrahim Traoré a placé la nouvelle année sous le signe de la transformation économique et industrielle. Après avoir consacré 2025 à la mise en place d’unités de production locales, le chef de l’État burkinabè a annoncé une accélération de l’industrialisation du pays en 2026, en s’appuyant sur une politique volontariste de soutien au secteur privé et à la transformation des matières premières.</em></strong></p>



<p>« <em>C’est en produisant et en transformant ce que nous produisons que nous pouvons devenir une nation puissante </em>», a affirmé le capitaine Traoré, avant de souligner l’importance stratégique de la transformation locale pour asseoir la souveraineté économique du Burkina Faso. En 2025, plusieurs unités industrielles ont vu le jour dans les secteurs de l’agroalimentaire, du textile et des produits miniers, soutenues par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et les banques publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reduction-de-la-dependance-du-pays-aux-exportations"><strong>La réduction de la dépendance du pays aux exportations</strong></h2>



<p>Le gouvernement a également fusionné les mécanismes de financement en quatre grands fonds nationaux, destinés à accompagner les initiatives privées dans les domaines de la transformation et de l’agriculture. Cette rationalisation vise à renforcer l’efficacité du financement public et à canaliser les ressources vers les projets à fort impact économique.</p>



<p>Parmi les projets phares, la première unité de transformation du coton burkinabè, longtemps exporté à l’état brut, sera opérationnelle en 2026. Le président du Faso a promis de poursuivre cette dynamique dans d’autres filières, afin de réduire la dépendance du pays aux exportations de matières premières non transformées.</p>



<p>L’année 2026 verra ainsi une hausse significative des investissements publics en faveur de l’industrialisation, avec un budget important dédié au financement des entreprises locales et des projets structurants. Cette orientation, fidèle au discours souverainiste du capitaine Traoré, traduit la volonté du Burkina Faso de rompre avec la dépendance économique et de bâtir un modèle productif centré sur les ressources nationales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appropriation-des-ressources-minieres-et-controle-strategique-de-l-or"><strong>Appropriation des ressources minières et contrôle stratégique de l’or</strong><br></h2>



<p>En 2025, le secteur minier du Burkina Faso a connu des transformations profondes, portées par la volonté du gouvernement de reprendre la main sur l’exploitation nationale des ressources naturelles. Le capitaine Ibrahim Traoré a souligné que l’année écoulée avait été celle de « <em>l’appropriation de nos ressources minières</em> », marquée par la création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB). Cette entreprise publique permet à l’État de détenir des parts dans plusieurs exploitations, tout en développant ses propres activités minières industrielles et semi-mécanisées.&nbsp;</p>



<p>En parallèle, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a été mise en place afin de mieux encadrer le commerce aurifère et de réduire drastiquement les sorties d’or incontrôlées. Cette double stratégie vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à garantir que la richesse minière profite directement au développement national plutôt qu’à des circuits informels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agriculture-elevage-et-energie-vers-une-autosuffisance-nationale"><strong>Agriculture, élevage et énergie : vers une autosuffisance nationale</strong><br></h2>



<p>Sur le plan énergétique, l’année 2026 s’annonce décisive avec le lancement d’une initiative intégrée autour de l’eau et de l’énergie, destinée à généraliser l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble du territoire. Déjà amorcés en 2025, plusieurs projets visent à réduire la dépendance énergétique du Burkina Faso et à atteindre l’autonomie dans ces domaines stratégiques. </p>



<p>Côté agriculture et élevage, le pays a franchi une étape majeure : l’autosuffisance alimentaire est désormais une réalité, selon le président du Faso. Des mesures de soutien — subventions d’intrants, labours gratuits, distribution de semences améliorées — ont permis d’accroître les rendements. La création de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) s’inscrit dans cette dynamique : chaque village devrait disposer à terme d’une retenue d’eau pour favoriser la culture irriguée et la production en continu. En parallèle, la pisciculture, l’élevage en stabulation et la production fourragère connaissent un essor rapide, soutenus par le programme « <em>Faso Guulgo </em>» et des campagnes massives de vaccination.&nbsp;</p>



<p>Ces efforts combinés traduisent la volonté du Burkina Faso de bâtir une économie agricole résiliente et souveraine, moteur d’une transformation structurelle du pays.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique–Europe : le sommet du réalisme et des rééquilibrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:06:50 +0000</pubDate>
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<p>Le Sommet Afrique-Europe à Luanda en 2025 a célébré 25 ans d'amitiés et de défis entre l'Afrique et l'Europe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À Luanda, entre promesses renouvelées et ambitions contenues, Africains et Européens ont tenté de redonner souffle à une relation vieille d’un quart de siècle. Plus qu’un sommet diplomatique, celui de 2025 s’est voulu un test grandeur nature pour un partenariat à la croisée des chemins.</em></strong></em></strong><strong></strong></p>



<p>Sous le soleil implacable de Luanda, les 24 et 25 novembre 2025,&nbsp;chefs d’État, diplomates et stratèges&nbsp;venus des deux rives de la Méditerranée ont célébré un anniversaire symbolique :&nbsp;25 ans de partenariat UA-UE.</p>



<p>Mais derrière les sourires et les poignées de main, un constat s’imposait :&nbsp;l’Afrique n’est plus la même, et&nbsp;l’Europe non plus. L’une revendique son autonomie stratégique, l’autre cherche à préserver son influence dans un continent désormais convoité par Pékin, Moscou et Ankara.</p>



<p>Le thème choisi –&nbsp;<em>« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif »</em>&nbsp;– sonnait presque comme un plaidoyer : celui d’un&nbsp;multilatéralisme de survie, à l’heure où les fractures mondiales se creusent et où les alliances se recomposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-en-quete-d-equilibre"><strong>Un partenariat en quête d’équilibre</strong><strong></strong></h3>



<p>João Lourenço, hôte du sommet et président angolais, a donné le ton d’entrée :&nbsp;<em>« Ce partenariat doit désormais se penser d’égal à égal. »</em><em>&nbsp;</em>Les représentants européens ont acquiescé, parfois à contre-cœur. Car si le discours du respect mutuel s’impose,&nbsp;la réalité des rapports économiques et sécuritaires reste profondément asymétrique.</p>



<p>L’Europe, fidèle à sa stratégie de «&nbsp;<em>Global Gateway</em>&nbsp;» — son contrepoids au rouleau compresseur chinois des Nouvelles Routes de la soie —, a promis&nbsp;150 milliards d’euros d’investissements&nbsp;sur le continent africain. Mais l’Afrique, de son côté,&nbsp;n’entend plus être une périphérie de la prospérité européenne&nbsp;: elle veut des transferts de technologie, une industrialisation réelle et une part plus équitable dans la création de valeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-et-la-tentation-de-la-souverainete"><strong>L’ombre du Sahel et la tentation de la souveraineté</strong><strong></strong></h3>



<p>Au cœur des échanges, les crises africaines ont plané comme des spectres familiers :&nbsp;Sahel, Soudan, RDC, Corne de l’Afrique.&nbsp;L’Europe plaide pour une stabilité régionale ; l’Afrique, elle, exige désormais la&nbsp;souveraineté dans la gestion de ses conflits.</p>



<p>L’échec des dispositifs de sécurité imposés par l’extérieur – du G5 Sahel à la MINUSMA – hante encore les esprits.&nbsp;L’UA réclame que les opérations de paix africaines soient&nbsp;financées directement par l’ONU, avec un soutien renforcé du&nbsp;Fonds européen pour la paix.</p>



<p>La guerre en Ukraine, omniprésente dans les discussions, a aussi révélé un clivage :&nbsp;l’Afrique refuse de s’aligner, préférant le pragmatisme des alliances multiples au suivisme diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-climat-a-la-connectivite-les-nouveaux-chantiers"><strong>Du climat à la connectivité : les nouveaux chantiers</strong><strong></strong></h3>



<p>Le sommet a aussi voulu parler d’avenir.&nbsp;L’Afrique&nbsp;et l’Europe se sont engagées à&nbsp;fournir une énergie propre à 100 millions d’Africains d’ici 2030, tout en&nbsp;accélérant la transformation numérique&nbsp;du continent.</p>



<p>Mais derrière ces promesses se cache une bataille d’intérêts : celle des&nbsp;minéraux critiques, du&nbsp;lithium congolais au cobalt zambien, qui alimente les industries vertes européennes.&nbsp;L’Afrique réclame que cette transition écologique ne soit pas&nbsp;un nouveau pacte de dépendance, mais un levier d’industrialisation.</p>



<p>Sur le commerce, la&nbsp;ZLECAf&nbsp;(Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) est apparue comme le grand pari africain, encore fragile mais porteur d’espoir. L’Europe, en retour, a promis d’adapter certaines de ses politiques commerciales, notamment sur la&nbsp;taxe carbone aux frontières, jugée injuste par les pays du Sud.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-afrique-jeune-une-europe-vieillissante"><strong>Une Afrique jeune, une Europe vieillissante</strong><strong></strong></h3>



<p>Entre les deux continents, le fossé générationnel saute aux yeux.&nbsp;L’Afrique,&nbsp;plus jeune que jamais, aspire à l’emploi, à la mobilité, à la reconnaissance.&nbsp;L’Europe,&nbsp;plus vieillissante, redoute l’immigration mais a besoin de talents et de main-d’œuvre.&nbsp;La question migratoire, abordée avec diplomatie, reste le grand non-dit de ce partenariat.</p>



<p>Les dirigeants africains ont insisté sur&nbsp;l’autonomisation des jeunes et des femmes, tandis que Bruxelles a mis l’accent sur&nbsp;la migration légale et maîtrisée&nbsp;— un euphémisme pour contenir sans fermer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-multilateralisme-a-reinventer"><strong>Un multilatéralisme à réinventer</strong><strong></strong></h3>



<p>Enfin, l’appel à une&nbsp;réforme du Conseil de sécurité de l’ONU&nbsp;et des&nbsp;institutions financières internationales&nbsp;a fait consensus.&nbsp;Les Africains veulent&nbsp;siéger à la table où se décident les règles du monde, et non plus dans la salle d’attente du développement.&nbsp;L’Europe, consciente de la perte de son monopole moral, s’y est montrée favorable… du moins sur le papier.</p>



<p>La&nbsp;déclaration finale, forte de 49 points, se veut ambitieuse.&nbsp;Mais à Luanda, chacun savait que la crédibilité du partenariat UA-UE ne se jouera plus sur les communiqués, mais sur les&nbsp;résultats tangibles.&nbsp;Le continent africain ne veut plus de promesses creuses : il veut&nbsp;des routes, des usines, des emplois, des satellites.</p>



<p>À l’heure où le monde entre dans une ère de compétition globale,&nbsp;le partenariat Afrique–Europe doit prouver qu’il peut encore être une alliance d’intérêt et non de dépendance.&nbsp;Ce sommet de 2025 aura au moins eu un mérite : rappeler que&nbsp;le temps des illusions postcoloniales est révolu, et que l’Afrique, désormais,&nbsp;parle d’égal à égal.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Industrie : le Burkina Faso inaugure une usine de transformation de tomates</title>
		<link>https://saheltribune.com/industrie-le-burkina-faso-inaugure-une-usine-de-transformation-de-tomates/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 13:43:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[industrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
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<p>L'inauguration de l'usine de transformation de tomates de Yako illustre l'engagement des pays sahéliens dans la valorisation de leurs ressources locales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’inauguration de l’usine de transformation de tomates de Yako, au Burkina Faso, ce 16&nbsp;décembre 2024, illustre une fois de plus l’engagement des pays sahéliens à renforcer leur autonomie économique à travers la valorisation de leurs ressources locales.</em></strong></p>



<p>Les pays de la Confédération des États du Sahel (CES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, continuent d’illustrer leur engagement sans faille à reprendre en main leur destin. Après avoir affirmé leur souveraineté sur le plan sécuritaire en mutualisant leurs efforts face aux défis régionaux, ces nations renforcent désormais leur position sur le plan économique. L’inauguration, ce 16&nbsp;décembre, de la deuxième usine de transformation de tomates du Burkina Faso par le Président Ibrahim Traoré s’inscrit dans cette dynamique stratégique&nbsp;: bâtir une économie endogène et résiliente, au service des populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-economique-en-action"><strong>La souveraineté économique en action</strong></h3>



<p>L’usine de transformation de tomates de Yako, portée par la Société Faso Tomates (SOFATO), représente bien plus qu’un investissement industriel. C’est une initiative qui symbolise la volonté du peuple burkinabè de prendre en main son destin économique. Avec un investissement de 5,6&nbsp;milliards de FCFA, cette unité bâtie sur un hectare et dotée d’une capacité de traitement de 100&nbsp;tonnes de tomates par jour va générer plus de 2 500&nbsp;emplois directs et indirects. Ces chiffres traduisent une ambition claire&nbsp;: relancer l’économie locale en misant sur des ressources disponibles et en valorisant les savoir-faire locaux.</p>



<p>Portée par l’actionnariat populaire, l’usine incarne également une approche participative, où les citoyens s’impliquent directement dans le développement économique de leur pays. Cette philosophie, soutenue et encouragée par le gouvernement de transition, démontre une synergie forte entre les aspirations populaires et la vision politique d’un développement autonome et inclusif.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-optimiser-les-chaines-de-valeur-locales"><strong>Optimiser les chaînes de valeur locales</strong></h3>



<p>L’objectif principal de SOFATO est d’optimiser la chaîne de valeur de la tomate, une culture stratégique pour le Burkina Faso. En transformant localement cette matière première, l’usine permet non seulement de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits dérivés, mais aussi de stimuler l’ensemble du secteur agricole. Les producteurs locaux, principaux fournisseurs de l’usine, bénéficient ainsi d’un débouché stable et rémunérateur, ce qui contribue à renforcer leur résilience économique.</p>



<p>Ce modèle est une réponse directe aux défis économiques souvent liés à l’exportation brute des matières premières, qui prive les pays africains de la valeur ajoutée liée à leur transformation. À travers cette initiative, le Burkina Faso montre la voie à d’autres nations du Sahel, en faisant de l’industrialisation un levier clé de son indépendance économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-autonomie-economique-comme-prolongement-de-la-souverainete-securitaire"><strong>L’autonomie économique comme prolongement de la souveraineté sécuritaire</strong></h3>



<p>L’accélération de ce projet sous l’impulsion du Président Ibrahim Traoré reflète également l’impact positif de la Confédération des États du Sahel. En mutualisant leurs efforts et en partageant une vision commune, les États membres démontrent leur capacité à promouvoir des initiatives qui répondent aux besoins locaux. Cette solidarité confédérale permet de sécuriser des projets ambitieux, tout en renforçant l’image d’un bloc sahélien soudé et autonome.</p>



<p>Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large des pays de l’AES, qui ont d’abord travaillé à consolider leur souveraineté sécuritaire avant de s’attaquer aux bases de leur autonomie économique. En mettant en œuvre des projets structurants tels que SOFATO ou encore l’Usine de lithium du Mali SA, inauguré le 15&nbsp;décembre 2024, la Confédération réaffirme sa détermination à rompre avec les modèles économiques extravertis imposés depuis des décennies.</p>



<p>Ce choix de miser sur les ressources locales et les initiatives endogènes est un acte de résistance face à des systèmes économiques mondiaux qui ont souvent marginalisé l’Afrique dans les chaînes de valeur globales. Les États de la CES montrent qu’ils sont non seulement capables de défendre leur territoire, mais également de transformer leurs ressources en richesse durable pour leurs populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-passer-d-une-vision-strategique-a-des-realisations-tangibles"><strong>Passer d’une vision stratégique à des réalisations tangibles</strong></h3>



<p>Sur son compte Twitter, le Président Ibrahim Traoré insiste sur la richesse des ressources humaines et naturelles du Burkina Faso, qu’il considère comme les piliers d’une marche « <em>victorieuse vers un lendemain meilleur</em> ». Cette vision, partagée par les dirigeants de la CES, est un message d’espoir pour les populations sahéliennes&nbsp;: la souveraineté n’est pas seulement un idéal, elle est un projet concret qui se traduit par des actions mesurables.</p>



<p>L’usine de Yako, tout comme celle de Bobo-Dioulasso ou encore la mine de lithium de Goulamina, témoigne de la capacité des États du Sahel à passer d’une vision stratégique à des réalisations tangibles. Ces infrastructures, bien qu’industrielles, sont également des outils de transformation sociale, créant des emplois, stimulant les économies locales et redonnant confiance à des populations souvent marginalisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-pour-l-afrique"><strong>Un modèle pour l’Afrique</strong></h3>



<p>Les initiatives portées par la CES montrent qu’il est possible pour les pays africains de concilier souveraineté politique et économique. En réaffirmant leur autonomie sur le plan sécuritaire et en investissant dans des projets de développement local, les États du Sahel offrent un modèle de résilience et de leadership pour le reste du continent.</p>



<p>L’inauguration de l’usine de transformation de tomates de Yako n’est donc pas un simple événement industriel. C’est une preuve concrète que, face aux défis multiformes, les États sahéliens peuvent et doivent se mobiliser pour bâtir un avenir prospère, où leurs richesses naturelles et humaines profitent d’abord à leurs populations. Un avenir où le Sahel, autrefois symbole de crise, deviendra le creuset d’un renouveau africain.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lithium de Bougoula : vers une production de batteries et une industrialisation accélérée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 16:34:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
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		<category><![CDATA[lithium]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[production de batteries]]></category>
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<p>Le Mali modernise son secteur minier avec des réformes significatives. Découvrez comment le pays vise à diversifier et à exploiter de manière plus efficace les ressources naturelles, en mettant l'accent sur le lithium.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un communiqué de presse publié le 11&nbsp;juillet 2024, le ministère malien des Mines a annoncé l’adoption de plusieurs décrets significatifs dans le cadre de la mise en œuvre des réformes du secteur minier. Ces textes visent à renforcer la transparence, l’efficacité et la diversification de l’exploitation minière au Mali.</em></strong></p>



<p>Dans un effort pour moderniser et diversifier son secteur minier, le Mali adopte des réformes majeures et signe des accords stratégiques, ouvrant la voie à une exploitation plus efficiente et responsable des ressources naturelles, avec un accent particulier sur le lithium.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cadre-legislatif-et-reglementaire-renforce"><strong>Cadre législatif et règlementaire renforcé</strong></h3>



<p>Le gouvernement a adopté le décret n°&nbsp;2024 — 0396/PT-RM du 09&nbsp;juillet 2024, fixant les conditions et modalités d’application de la Loi n°&nbsp;2023-040 du 29&nbsp;août 2023 portant Code minier en République du Mali. En complément, le Décret n°&nbsp;2024 — 0397/PT-RM du 09&nbsp;juillet 2024 précise les modalités d’application de la Loi n°&nbsp;2023-041 du 29&nbsp;août 2023 relative au Contenu local dans le secteur minier. Deux autres décrets, n°&nbsp;2024 — 0398/PT-RM et n°&nbsp;2024 — 0399/PT-RM, approuvent les Conventions d’établissement-type pour les phases de recherche et d’exploitation.</p>



<p>Le ministre des Mines, Amadou Keïta, s’est félicité de l’adoption de ces textes, affirmant qu’ils constituent une étape importante dans la réalisation des réformes du secteur minier. « <em>Ces réformes visent à diversifier l’exploitation des ressources minières et à mettre en valeur des substances stratégiques telles que le lithium</em> », a-t-il déclaré.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-accords-strategiques-pour-l-exploitation-du-lithium"><strong>Accords stratégiques pour l’exploitation du Lithium</strong></h3>



<p>Le communiqué révèle que l’État du Mali a signé un protocole d’accord avec URANIUM ONE GROUP, filiale de ROSATOM, une entreprise russe spécialisée dans le secteur de l’énergie nucléaire. Cet accord prévoit l’accélération des travaux de recherche et de développement du permis de lithium de Bougoula, dans la région de Bougouni. Le ministre des Mines a expliqué que l’objectif est de transformer le concentré de lithium pour la production de batteries, contribuant ainsi à l’industrialisation du Mali.</p>



<p>Le gouvernement, lors de la session du Conseil des ministres du 10&nbsp;juillet 2024, a également renouvelé le permis de recherche de lithium de Bougoula, en le cédant à la société MOKETI MINING SARL et URANIUM ONE GROUP.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-engagement-pour-une-gouvernance-translucide"><strong>Engagement pour une gouvernance translucide</strong></h3>



<p>Amadou Keita a salué la contribution de tous les acteurs du secteur minier au processus d’adoption des textes d’application. « <em>Ces dispositions visent à accélérer la mise en œuvre des réformes et à lever la suspension relative à l’attribution des titres miniers</em> », a-t-il précisé.</p>



<p>Ces réformes et accords marquent un tournant décisif pour le secteur minier malien. Ils reflètent la volonté du gouvernement de moderniser l’industrie minière, d’attirer des investissements étrangers et de renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles. Le ministre des Mines a souligné que ces efforts contribueront significativement au développement économique du Mali et à l’amélioration des conditions de vie de sa population.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Industrialiser l’Afrique : oui mais comment ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 11:26:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
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		<category><![CDATA[industrialisation]]></category>
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		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
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<p>L’Afrique peut-elle encore développer son industrie ? Comment ? Celle-ci est aujourd’hui reléguée au plus bas niveau de la chaine des valeurs mondiale, quand l’économie des pays reste très dépendante des exportations de ressources naturelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’Afrique peut-elle encore <a href="https://theconversation.com/topics/industrialisation-72629" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développer son industrie</a> ? Comment ? Celle-ci est aujourd’hui reléguée au plus bas niveau de la chaine des valeurs mondiale, quand l’économie des pays reste très dépendante des exportations de <a href="https://theconversation.com/topics/ressources-naturelles-45642" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ressources naturelles</a>.</p>



<p>Les pays d’Afrique disposent d’un réel potentiel d’industrialisation, mais encore faut-il trouver le modèle approprié. Après l’indépendance de la plupart de ces pays dans les années 1960, certains d’entre eux ont tenté de s’<a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/industrialisation-par-substitution-aux-importations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">industrialiser par substitution aux importations</a>. L’objectif : produire au sein de ses frontières les biens qui étaient jusque-là importés. En raison de la faiblesse des marchés intérieurs et de la maturité des appareils productifs à l’étranger, le succès n’a pas été au rendez-vous.</p>



<p>Les recettes libérales ont, elles, été appliquées à partir des années 1980. Les mesures des <a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/ajustement-structurel#:%7E:text=Les%20programmes%20d%E2%80%99ajustement%20structurel,crit%C3%A8res%20de%20l%E2%80%99orthodoxie%20lib%C3%A9rale%2C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programmes d’ajustement structurel</a>, imposés dans les années 1990 par le FMI comme préalable à l’octroi de nouveaux prêts, vont maintenir les économies africaines au plus bas. On parle même de « décennie perdue » pour le continent.</p>



<p>Depuis quelques années il faut aussi compter avec l’émergence des marchés asiatiques. Plusieurs <a href="https://doi.org/10.4236/jss.2019.77032" target="_blank" rel="noreferrer noopener">auteurs</a> au cours des années 2000 ont notamment analysé et tenté d’évaluer l’<a href="https://doi.org/10.4236/ti.2015.63015" target="_blank" rel="noreferrer noopener">impact de l’économie chinoise</a> sur les dynamiques industrielles et commerciales des pays africains. Leurs <a href="http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.1112857" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conclusions</a> convergeaient : l’Afrique s’exposait à un <a href="https://econpapers.repec.org/scripts/redir.pf?u=http%3A%2F%2Fwww.mitpressjournals.org%2Fdoi%2Fpdf%2F10.1162%2Frest.2009.11498;h=repec:tpr:restat:v:92:y:2010:i:1:p:166-173" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risque croissant de désindustrialisation</a>.</p>



<p>Il est crucial pour les pays africains d’adopter une stratégie d’industrialisation en phase avec les défis internes – besoin de nourrir une population grandissante – et externes – respect des normes et principes environnementaux. Pour des économies qui peinent à se financer, identifier les secteurs d’investissements les plus pertinents s’avère plus important encore. C’est ce à quoi nous avons consacrés nos <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar">recherches</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un avantage comparatif</strong></h3>



<p>Depuis les travaux fondateurs de <a href="https://www.economie.gouv.fr/facileco/david-ricardo#:%7E:text=%C3%89conomiste%20anglais%2C%20David%20Ricardo%20publie,pas%20d%C3%A9termin%C3%A9%20par%20son%20utilit%C3%A9." target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Ricardo</a> en 1817, beaucoup d’études ont poursuivi la réflexion sur la place de chaque pays dans le commerce international. Ce que montrait l’économiste anglais est que le monde sort gagnant du fait que les pays se spécialisent dans les secteurs dans lesquels ils sont relativement plus efficaces que les autres nations.</p>



<p>En prolongeant cette réflexion et en utilisant des modélisations qui en ont été tirées, nous montrons que, dans le <a href="https://theconversation.com/topics/textile-habillement-26481" target="_blank" rel="noreferrer noopener">secteur textile</a>, les pays à faible revenu possèdent un avantage relatif dans les produits d’entrée de gamme et un désavantage dans les segments de prix supérieurs. Les pays d’Afrique présentent également un avantage relatif dans le segment d’entrée de gamme du secteur des appareils électroménagers et électroniques.</p>



<p>Un atout des pays à faibles revenus d’Afrique est leur bas niveau de salaire. Contrairement aux autres industries, les stratégies de positionnement dans le secteur textile dépendent fortement des niveaux de salaires, en particulier pour les produits d’entrée de gamme. Nos résultats sont, sur ce point, cohérents avec ceux de <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00036849500000024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bruno Amable</a>, professeur à HEC Paris, et de son collègue Bart Verspagen qui montraient que la compétitivité n’est déterminée par des facteurs de prix que dans les secteurs à très faible technologie comme le textile.</p>



<p>Voilà pourquoi diriger les investissements en direction de pareilles industries paraît pertinent, la demande nationale et internationale nourrissant un effet de levier. Les produits à faible technicité sont en effet les plus accessibles pour des populations pauvres. C’est sur ce créneau que se situe la <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">demande africaine</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des opportunités à saisir ?</strong></h3>



<p>Cependant, dans ce même secteur, les pays d’Afrique sont confrontés à la concurrence, qui demeure forte, de certains pays à revenu intermédiaire, en Asie et en Amérique latine. Pendant plusieurs décennies, la Chine a connu un <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">croissance fulgurante</a> dans son commerce de produit d’entrée gamme.</p>



<p>Elle est cependant aujourd’hui confrontée à une augmentation des salaires. Elle a été annuellement de <a href="https://doi.org/10.4000/regulation.15040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2,4 % en moyenne dans les années 2000</a> et la <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicator/NY.ADJ.NNTY.PC.CD?locations=CN" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse des revenus</a> s’est accentuée depuis. Compte tenu de l’<a href="https://econpapers.repec.org/RePEc:cii:cepidt:2010-23" target="_blank" rel="noreferrer noopener">épuisement de son modèle d’exportation</a> et de l’orientation prise vers le marché intérieur, la Chine semblait par ailleurs chercher à se positionner dans les produits haut de gamme. Entre 2012 et 2017, le pays s’est mis à peser moins lourd sur les produits à faible coût dans le commerce international.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-wp-embed is-provider-datawrapper wp-block-embed-datawrapper"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="Entre 2012 et 2017, la Chine semble avoir laissé les produits d&#039;entrée de gamme" src="https://datawrapper.dwcdn.net/bCYcf/1/#?secret=YR4JTZWZZA" data-secret="YR4JTZWZZA" scrolling="no" frameborder="0" height="400"></iframe>
</div></figure>



<p>La tendance s’est ensuite inversée, mais la dynamique a pu bénéficier à certains pays asiatiques comme le <a href="https://doi.org/10.4000/regulation.15040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vietnam et le Bangladesh</a>. Ce fut peu le cas pour l’Afrique. Les seuls qui semblent en tirer profit aujourd’hui sont l’Éthiopie, le Rwanda, le Kenya et le Lesotho.</p>



<p>Le développement de ces produits en Afrique appelle ainsi la mise en place de politiques industrielles inspirées de celles qui ont favorisé le développement économique de plusieurs pays d’Asie. Certaines nations africaines telles que l’île Maurice, Madagascar, le Nigeria, l’Éthiopie et le Kenya ont ainsi développé, par exemple, des zones de libre-échange attractives pour les IDE et mis en place des politiques de promotion afin de stimuler les exportations. Le plan de <a href="https://unctad.org/fr/news/lile-maurice-devoile-un-plan-dexpansion-de-sa-production-industrielle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement de l’industrie à Maurice</a>, qui a permis à l’île de réduire sa dépendance au commerce de la canne à sucre, en est une illustration.</p>



<p>En raison de la concurrence féroce des pays émergents et de ce qui semble être un retour de la Chine sur le créneau, l’émergence de l’industrie manufacturière africaine ne sera couronnée de succès que si les consommateurs locaux sont prêts à modifier leur comportement pour s’adapter à la nouvelle offre. Développer une industrie de transformation plutôt qu’une filière d’exportation de matières premières, c’est aussi tout un changement culturel à opérer pour le continent. Les gouvernements auraient intérêt à l’encourager en facilitant l’accès au financement, aux subventions et aux marchés publics.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/diadie-diaw-1456544" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diadié Diaw</a>, Maître de conférences en économie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-rennes-2-2412" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Rennes 2</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/albert-lessoua-1414286" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albert Lessoua</a>, Associate professor in economics, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/esce-international-business-school-3279">ESCE International Business School</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/louis-cesar-ndione-1458125" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louis César Ndione</a>, Maître de conférences en sciences de gestion, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/esce-international-business-school-3279" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/industrialiser-lafrique-oui-mais-comment-210211" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/210211/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
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		<title>Edito : au Mali, plus de rétropédalage ! </title>
		<link>https://saheltribune.com/edito-mali-plus-retropedalage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 14:28:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[visite à Ségou]]></category>
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<p>Le président de la transition s’est rendu dans la ville historique de Ségou, la cité des 4444 balazans, le 14 juin dernier. Une ville connue pour son hospitalité légendaire et son soutien inébranlable à la transition Assimi Goita, dont elle sollicite la candidature à la prochaine élection présidentielle. </p>
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<p>A quelques jours de la tenue du référendum constitutionnel, prévu pour le dimanche 18 juin 2023, le président de la transition s’est rendu dans la ville historique de Ségou, la cité des 4444 balazans, le 14 juin dernier. Une ville connue pour son hospitalité légendaire et son soutien inébranlable à la transition Assimi Goita, dont elle sollicite la candidature à la prochaine élection présidentielle.&nbsp;</p>



<p>Trois activités économiques majeures ont marqué cette visite éclair du président de la transition dans la 4<sup>ème</sup>&nbsp;région administrative du pays&nbsp;: le lancement des travaux de bitumage de la route Banankoro-Dioro (long de 45 km), la relance de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX) et de l’Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP) et enfin le lancement de la 3<sup>ème</sup>&nbsp;édition du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.&nbsp;</p>



<p>Toutes ces activités participent au renforcement de la souveraineté retrouvée du Mali, surtout que la vente de la COMATEX était à deux doigts d’être consommée, quand arrivaient au pouvoir les autorités maliennes de la transition. Cette unité industrielle ainsi que celle de l’UMPP assureront désormais la souveraineté industrielle du Mali et par ricochet la lutte contre le chômage.&nbsp;</p>



<p>Les autorités maliennes travaillent à ce que le Mali soit souverain dans tous les domaines. Elles ont compris que c’est le seul gage fiable pour le développement durable de leur pays, victime d’un complot national et international depuis une trentaine d’années. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le colonel Assimi Goita a invité les Maliens, depuis Ségou, à ne plus hésiter, à faire du référendum de dimanche prochain, une occasion historique de tourner une nouvelle page de&nbsp;l’histoire du Mali.&nbsp;</p>



<p>Il s’agit donc pour le peuple malien à trancher une bonne fois les polémiques autour du projet de Constitution, qui est l’initiative des Maliens. Car la nouvelle constitution posera les jalons du&nbsp;<em>Mali Kura</em>&nbsp;tant souhaité et tant demandé par le peuple malien. Il n’y a donc plus de marche-arrière possible.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La relance de ces deux unités industrielles font partie des 14&nbsp;mesures présidentielles de relance économique et sociale. Des mesures qui visent surtout la lutte contre le chômage et la délinquance juvénile et par ricochet le développement économique et social du Mali. La Comatex à elle seule emploiera plus de 1200&nbsp;travailleurs.&nbsp;</p>



<p>S’agissant de la route Banankoro-Dioro, elle fait partie des promesses non tenues par des régimes précédents. Elle relie au moins huit villages de la zone&nbsp;: Banankoro, Diarabougou, Hamdalaye, Togou, Soké, Dougounikoro, Komine et Dioro. Longue de 45&nbsp;km, cette infrastructure routière contribuera au développement social et économique des localités traversées voire de toute la région et par ricochet de tout le pays. Elle facilitera le déplacement des populations et l’acheminement de leurs biens vers des capitales régionales, en toute saison. Cette route renforcera également la sécurité routière.</p>



<p>Cette infrastructure routière est entièrement financée sur le budget national, pour une durée d’exécution de 24 mois. Les travaux sont également réalisés par une entreprise nationale. Tous ceux-ci prouvent l’engagement des autorités maliennes à redonner au Mali sa souveraineté sur tous les plans. Au lieu d’octroyer des marchés à des étrangers, ce sont désormais les entreprises nationales qui les bénéficieront en vue de faire du Mali un eldorado.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir, toutes les actions du président de la transition concourent au bien-être du peuple malien. Il s’est engagé à mettre en œuvre les recommandations issues des Assises nationales de la refondation, tenues en décembre 2021. Une occasion ayant permis au peuple malien de s’exprimer sur la gestion du pays. Le colonel Assimi Goita est le président des Maliens. En témoigne son initiative des œuvres sociales.&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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