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	<title>Archives des impunité &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des impunité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Contre la corruption, l’ère du diagnostic sans remède</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:35:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La lutte contre la corruption est essentielle. Découvrez pourquoi seuls cinq pays dépassent le seuil des 80 points selon Transparency International.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La corruption progresse là où elle était censée reculer. En une décennie, seuls cinq pays dépassent encore le seuil des 80 points, et même les démocraties montrent des signes inquiétants de décrochage. C’est ce que révèle L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International, publié le 10 février 2026. À quoi servent les rapports si leurs recommandations restent lettre morte ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, les classements internationaux rappellent que la corruption ne recule pas, elle change de forme et s’installe durablement au cœur des systèmes politiques, y compris dans des démocraties réputées solides. Transparency International en apporte une nouvelle confirmation : le nombre de pays obtenant un score supérieur à 80 est passé de douze il y a dix ans à seulement cinq aujourd’hui. Le recul est net, global et préoccupant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-elles-memes-reculent"><strong>Les démocraties elles-mêmes reculent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des chiffres, une question dérangeante s’impose : à quoi servent ces rapports si leurs recommandations restent largement inappliquées ? Depuis plus de vingt ans, la lutte contre la corruption s’est construite autour d’un arsenal d’indicateurs, de stratégies nationales, de plans d’action et de déclarations solennelles. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, la corruption demeure structurelle, parfois même intégrée aux modes ordinaires de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte anticorruption est devenue une industrie du diagnostic. Elle mesure, classe, compare, alerte. Elle produit des données indispensables pour comprendre les mécanismes de prédation des ressources publiques, l’opacité des marchés, la capture de l’État par des intérêts privés. Mais trop souvent, elle s’arrête à cette étape. Le passage du constat à la transformation politique reste fragile, inégal, voire inexistant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IPC 2025 souligne que les démocraties elles-mêmes reculent. Celles-ci étaient pourtant censées constituer des remparts naturels contre la corruption grâce à la séparation des pouvoirs, à la liberté de la presse et à la participation citoyenne. Or, ces contre-pouvoirs s’érodent. La concentration du pouvoir exécutif, la fragilisation des institutions judiciaires et la banalisation des conflits d’intérêts créent un terrain favorable à l’impunité. La corruption n’est plus seulement le problème des régimes autoritaires ; elle devient un symptôme du déclin démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-corruption-un-horizon-normalise"><strong>La corruption, un horizon normalisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul n’est pas dû à l’absence de lois. Dans la majorité des pays, les cadres juridiques existent : autorités de contrôle, cours des comptes, agences anticorruption, codes d’éthique. Ce qui manque, c’est la volonté politique de les faire fonctionner réellement. Une institution anticorruption sans indépendance n’est qu’un décor. Une loi sans sanctions effectives est une promesse creuse. La corruption prospère moins par ignorance que par tolérance organisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports annuels ont pourtant une fonction essentielle. Ils rendent visible ce que les pouvoirs cherchent souvent à invisibiliser. Ils permettent aux citoyens, aux journalistes, aux chercheurs de documenter les dérives, de comparer les trajectoires, d’interpeller les gouvernements. Ils sont des outils de mémoire collective contre l’amnésie politique. Mais leur efficacité dépend de l’appropriation sociale et politique de leurs conclusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un rapport sans suite est une archive morte. Quand les recommandations sont répétées année après année sans être mises en œuvre, elles finissent par perdre leur force morale. Le risque est celui d’une fatigue civique. Tout le monde sait, mais plus personne n’espère. La corruption devient un horizon normalisé, un bruit de fond de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la corruption n’est pas un simple dysfonctionnement administratif. Elle est un fait politique. Elle affecte la qualité des services publics, accroît les inégalités, nourrit la défiance envers les institutions et alimente parfois les discours autoritaires. Là où l’État est perçu comme prédateur, la démocratie devient fragile. La corruption est ainsi l’un des moteurs silencieux de la crise mondiale de la représentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-lutte-anticorruption-une-mise-en-scene-de-la-vertu"><strong>La lutte anticorruption, une mise en scène de la vertu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale n’est donc pas celle des méthodes de mesure, mais celle du courage politique. Lutter contre la corruption suppose d’accepter des pertes de pouvoir, des ruptures d’alliances, des conflits avec des élites économiques et administratives. Cela implique de protéger les lanceurs d’alerte, de garantir l’indépendance de la justice, de renforcer la transparence budgétaire et d’ouvrir réellement l’accès à l’information publique. Ce sont des choix coûteux, mais indispensables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de produire des indices sans produire de ruptures, la lutte anticorruption risque de devenir une mise en scène de la vertu. Un théâtre où l’on dénonce sans transformer, où l’on classe sans contraindre, où l’on alerte sans réformer. Un monde obsédé par la mesure du mal, mais hésitant à s’attaquer à ses causes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la corruption est en constante évolution, la réponse ne peut rester figée dans une technocratie du chiffre. Elle doit redevenir un combat politique, social et démocratique. Sans cela, les rapports continueront de s’empiler comme des pierres tombales d’une ambition trahie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc plus : <em>quel pays a gagné ou perdu quelques points cette année ? </em>Mais : <em>quand la lutte contre la corruption cessera-t-elle d’être un exercice de communication pour devenir une politique de transformation réelle ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que cette question restera sans réponse, les indices continueront de baisser — et la confiance avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CPI : Bamako, Niamey et Ouagadougou tirent la prise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 22:02:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retrait de l'AES de la CPI marque un tournant historique dans les relations internationales et la justice en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En se retirant du Statut de Rome, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent la Cour pénale internationale comme un instrument néocolonial et clament leur volonté de justice souveraine. Une rupture juridique autant que géopolitique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une page d’histoire judiciaire — et diplomatique — qui s’est tournée à Bamako ce 22 septembre 2025. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la confédération des Etats du sahel, a apposé sa signature au bas d’un document que les chancelleries occidentales auraient sans doute préféré ne jamais lire : le retrait immédiat du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce départ conjoint des trois membres de l’AES n’est pas qu’un simple geste diplomatique. C’est un acte fondateur. Une déclaration de rupture avec un ordre juridique international que ces régimes, tous militaires et souverainistes, considèrent désormais comme discrédité, partial et instrumentalisé par l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-proces-d-un-tribunal"><strong>Le procès d’un tribunal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le communiqué commun, le ton est sans détour. Il est reproché à la CPI d’avoir «&nbsp;<em>dérivé</em>&nbsp;», de s’être «&nbsp;<em>transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme&nbsp;</em>», d’incarner «&nbsp;<em>une justice sélective</em>&nbsp;», voire de faire preuve d’un «&nbsp;<em>mutisme complaisant</em>&nbsp;» face aux crimes des grandes puissances. Pire encore : elle serait incapable de juger les vrais fauteurs de guerre, enfermée dans une logique de deux poids deux mesures, prompt à juger les colonels africains, silencieuse sur les généraux de l’OTAN.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en accusation est sévère. Mais elle n’est pas inédite. D’Omar el-Béchir au Kenya de Uhuru Kenyatta, en passant par les réticences de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine (qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome), la CPI a toujours été prise entre deux feux : celui des espoirs déçus du Sud global, et celui des intérêts contrariés des grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dénonçant ce qu’ils qualifient de&nbsp;<em>« juridiction à géométrie variable</em>&nbsp;», les États de l’AES renversent la table d’un multilatéralisme à leur yeux trop vertical, et entendent affirmer une souveraineté sans concession, y compris dans le domaine de la justice internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-a-trois"><strong>Un divorce à trois</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait est d’autant plus symbolique qu’il intervient dans un moment de recomposition régionale intense. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous gouvernés par des autorités militaires, ont fondé en septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), devenue une confédération politico-sécuritaire en juillet 2024, alternative assumée à la CEDEAO. Leur point commun ? Une hostilité partagée à l’ingérence, une critique frontale de la France, et une volonté affirmée de bâtir un ordre nouveau fondé sur des mécanismes endogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est au nom de cette vision que les trois pays annoncent vouloir recourir à «&nbsp;<em>des mécanismes de justice internes</em>&nbsp;», censés être plus «&nbsp;<em>adaptés aux valeurs sociétales&nbsp;</em>» et plus efficaces pour «&nbsp;<em>lutter contre toute forme d’impunité</em>&nbsp;». Une souveraineté judiciaire en lieu et place de la juridiction internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critiques ne manqueront pas. Ce retrait pourrait être vu, dans certaines capitales, comme une tentative d’éviter d’éventuelles poursuites, dans un contexte de conflit armé permanent et de dénonciations régulières de violations des droits humains. Mais du côté des dirigeants de l’AES, c’est justement ce soupçon de deux poids deux mesures — le fait que certains crimes soient jugés et d&rsquo;autres pas — qui justifie leur sortie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ligne-de-fracture"><strong>Ligne de fracture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire dépasse la seule question judiciaire. Elle cristallise une fracture grandissante entre deux visions du monde : celle d’un ordre international piloté depuis La Haye, Bruxelles ou New York, et celle d’un espace sahélien réaffirmant son autonomie, quitte à s’isoler davantage. Dans le style martial et souverainiste désormais assumé par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le droit international ne saurait être une camisole morale imposée de l’extérieur, mais un outil à façon, construit sur la base des réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce positionnement séduit, au-delà même du Sahel. Il rejoint une vague montante d’États désillusionnés par le fonctionnement asymétrique des institutions internationales, notamment sur le continent africain, où la CPI a jugé presque exclusivement des ressortissants africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-sahelienne"><strong>Vers une justice sahélienne ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir par quoi sera remplacée cette justice internationale décriée. Des tribunaux régionaux ? Une juridiction de l’AES ? Une cour militaire conjointe ? Pour l’heure, aucune alternative concrète n’a été annoncée. Mais les États membres de l’AES assurent vouloir poursuivre la coopération avec les Nations Unies et d’autres partenaires, dans des «&nbsp;<em>cadres appropriés</em>&nbsp;» — comprenez : dans le respect total de leur souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait, validé par le président Goïta et par ses homologues le général Abdourahamane Tiani au Niger et le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina, s’inscrit dans une stratégie cohérente de désarrimage des institutions héritées de l’ordre post-colonial, au profit d’un recentrage national ou régional. Après les bases militaires françaises, après la CEDEAO, c’est aujourd’hui à la CPI que l’AES tourne le dos.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-lourd-de-sens"><strong>Un geste lourd de sens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En se retirant du Statut de Rome, l’AES ne tourne pas seulement le dos à une cour de justice. Elle envoie un message politique fort. Elle trace une ligne rouge entre souveraineté réelle et tutelle symbolique, entre indépendance proclamée et dépendance juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque où le droit est devenu un champ de bataille diplomatique, le geste de l’AES n’est pas anodin. Il faudra désormais compter avec une justice sahélienne, par et pour les Sahéliens, affranchie des assignations morales venues d’ailleurs. Mais aussi avec ses propres limites, ses propres défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Choguel Maïga : du verbe haut aux barreaux froids</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 20:47:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Choguel Kokalla Maïga, ancien Premier ministre, a été placé sous mandat de dépôt pour atteinte aux biens publics.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ancien Premier ministre, chantre autoproclamé de la souveraineté et pourfendeur des élites corrompues, a été placé sous mandat de dépôt pour « atteinte aux biens publics ». Derrière les envolées patriotiques, un masque tombe&nbsp;: celui d’un tribun qui dénonçait chez les autres ce qu’il pratiquait lui-même.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rideau est tombé, et cette fois ce n’est pas Choguel Kokalla Maïga qui en tire les ficelles. Mardi 19 août 2025, la Cour Suprême a officialisé ce que Bamako murmurait depuis des jours : l’ancien Premier ministre de la Transition est désormais sous mandat de dépôt. Officiellement inculpé pour « <em>atteinte aux biens publics », « faux et usage de faux », « blanchiment d’argent » et « complicité</em>« , il rejoint la longue liste des politiciens maliens que la justice finit par rattraper.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-communique-qui-accable"><strong>Le communiqué qui accable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué n°001/PG-CSM, signé du procureur général Mamoudou Timbo, est d’une clarté glaçante. Les faits reprochés concernent « <em>plusieurs milliards de francs CFA</em> » et portent sur la gestion du budget de la Primature entre 2021 et 2024, ainsi que sur des contrats de marchés conclus dans le cadre d’une convention de partenariat avec l’AGTIER. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Choguel n’est pas seul dans la tourmente : des fonctionnaires et opérateurs économiques sont également visés. Mais dans cette affaire, c’est bien son nom, symbole d’une Transition qu’il a contribué à incarner, qui focalise l’attention. L’homme qui fustigeait l’Occident et se posait en garant de l’intégrité nationale est aujourd’hui accusé de dérives dignes de ceux qu’il dénonçait.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-paradoxe-d-un-discours-et-d-une-pratique"><strong>Le paradoxe d’un discours et d’une pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Choguel Maïga aimait se présenter comme l’homme des principes, le tribun inflexible qui dénonçait tour à tour les dérives des régimes passés, l’ingérence occidentale et les compromissions de ses adversaires. Mais voilà que son nom se retrouve associé aux mêmes maux qu’il prétendait combattre&nbsp;: gestion douteuse des deniers publics, favoritisme, manque de transparence. Ceux qui l’érigeaient en modèle découvrent aujourd’hui un paradoxe cruel&nbsp;: l’apôtre de la souveraineté nationale éclaboussé par des soupçons de prédation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ironie n’échappera à personne. Chef du M5-RFP, Choguel avait incarné la contestation acharnée contre Ibrahim Boubacar Keïta avant d’embrasser, avec un zèle soudain, la Transition militaire née des changements de pouvoir intervenus en 2020 et 2021. Premier ministre improvisé, il s’était mué en porte-parole d’un souverainisme enflammé, n’hésitant pas à vitupérer contre la France, la CEDEAO ou les « <em>ennemis de l’intérieur </em>». Ses discours martiaux faisaient vibrer les foules, mais sa pratique du pouvoir ressemblait trop souvent à celle qu’il dénonçait&nbsp;: exclusion des contradicteurs, gestion opaque et culte de la personnalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-verbe-haut-mais-des-actes-faibles"><strong>Le verbe haut, mais des actes faibles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux juges, Choguel s’est voulu stoïque&nbsp;: « <em>Un homme politique doit s’attendre à tout, y compris à la prison et à la mort </em>», a-t-il lâché. Une posture de martyr qui en dit long sur son habileté à retourner les situations à son avantage. Mais derrière la rhétorique, une évidence&nbsp;: s’il est aujourd’hui sous les verrous, ce n’est pas pour ses idées souverainistes mais pour la manière dont il aurait géré les fonds publics. Ses partisans dénoncent une cabale. Ses détracteurs y voient la confirmation d’un secret de polichinelle&nbsp;: Choguel n’a jamais incarné l’intégrité qu’il revendiquait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son ancien directeur de cabinet, le professeur Issiaka Ahmadou Singaré, 80&nbsp;ans, poursuivi dans le même dossier, mais laissé en liberté, fait figure de fusible. Choguel, lui, paie au prix fort ses contradictions. Hier donneur de leçons, aujourd’hui détenu, il illustre à merveille cette génération de politiciens maliens prompts à invoquer la souveraineté, mais incapables d’appliquer à eux-mêmes les exigences de rigueur qu’ils imposent aux autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-politique"><strong>Un avertissement politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’homme, à travers ce mandat de dépôt, la Transition montre qu’aucun « <em>grand faucon</em> » n’est intouchable. Après avoir bâti sa légende sur des envolées verbales contre l’Occident et sur un « patriotisme de façade », Choguel Maïga se retrouve à nu, réduit à ce qu’il a toujours fui&nbsp;: un justiciable ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si ses mots résonnent encore dans certains cercles militants, sa mise en détention rappelle à tous qu’au Mali, l’heure des illusions est passée. L’homme des discours flamboyants s’est fait rattraper par la réalité la plus triviale&nbsp;: celle des comptes à rendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre la corruption : qui veut mettre des bâtons dans les roues des autorités transitoires ?</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 21:45:04 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, il est malheureusement habituel pour les citoyens consciencieux d’être confrontés à la cupidité des corrompus qui préfèrent tout simplement user de tous les moyens illégaux possibles pour maintenir leur standing aux dépens des efforts quotidiens du Malien lambda. Toutefois, ces « super citoyens » semblent oublier qu’il n’y a point de développement sans une véritable lutte contre la corruption et tous les phénomènes qui y sont liés. Qui mieux qu’une transition dirigée par des militaires pourrait réussir cette entreprise de toilettage ?Ces « super citoyens » semblent oublier qu’il n’y a point de développement sans une véritable lutte contre la corruption et tous les phénomènes qui y sont liés. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le colonel Assimi Goïta a pris son grand balai. Le nettoyage qui donne la chair de poule a commencé. Des échappatoires sont de plus en plus visitées. Le peuple est tenu à rester éveillé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Assainir les administrations publiques maliennes a toujours été un vœu pieux chanté sur tous les toits, <a href="http://mali-web.org/politique/lutte-contre-la-corruption-au-mali-loclei-ou-lechec-dun-objectif-precieux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">depuis des années</a>. Quel est ce Malien, épris de tant soit peu de patriotisme qui n’a pas décrié la publication sans suite des rapports du vérificateur général ? Pourtant, avait-il tort si l’on sait que la plupart de ces rapports font état de <a href="http://www.bvg-mali.org/images/Rapports/annuels/rapport_annuel_2014.pdf">grosses irrégularités financières</a>, mais que les auteurs continuent de courir dans la nature sans être inquiétés. Aux antipodes de ces supputations, il reste évident que les autorités doivent s’assumer afin d’éviter le règne magistral de l’impunité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Campagne de dénigrements &nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le souhait le plus exprimé par les Maliens n’était-il pas le renouveau ? Cette soif de voir un <a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">nouveau Mali</a>, un pays recouvrant toute sa dignité de nation glorieuse, fait partie des motifs du départ précipité de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), et l’instauration d’un régime de transition, dirigé par le colonel Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis <a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">son investiture</a>, la décision sur laquelle les Maliens attendent le colonel Goïta au tournant, c’est bien la lutte contre la corruption et l’impunité. Si la théorie avait été bien accueillie, la pratique risque de se buter à des problèmes. N’arrangeant pas la plupart des anciens dignitaires d’IBK, cette initiative fait l’objet d’une campagne de dénigrements sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inculpation et la <a href="https://saheltribune.com/mali-ecrouees-pour-irregularites-des-personnalites-politiques-au-coeur-de-lactualite/">mise sous mandat de dépôt</a>, la semaine dernière, de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants, également ex-Premier ministre ; et de Mme&nbsp;Fily Sissoko, ex-ministre de l’Économie et des Finances, semble enfin avoir mis le feu aux poudres.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Où sont les généraux milliardaires ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En vue de casser l’élan du président de la transition dans cette dynamique de lutte implacable contre la délinquance financière pour l’ennoblissement du Mali, l’on tente des coups bas. Quelle honte ! La question des <a href="https://lelynx.net/2020/09/mali-des-generaux-milliardaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">généraux milliardaires</a>, qui a défrayé la chronique en 2020, refait surface. Pourtant&nbsp;on doit se demander où sont aujourd’hui les généraux dont les noms sont mentionnés dans cette fameuse liste des « <em>magnats</em> » de l’armée malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, il est malheureusement habituel pour les citoyens consciencieux d’être confrontés à la cupidité des corrompus qui préfèrent tout simplement user de tous les moyens illégaux possibles pour maintenir leur standing aux dépens des efforts quotidiens du Malien lambda. Toutefois, ces <em>« super citoyens</em> » semblent oublier qu’il n’y a point de développement sans une véritable lutte contre la corruption et tous les phénomènes qui y sont liés. Qui mieux qu’une transition dirigée par des militaires pourrait réussir cette entreprise de toilettage ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’exemple des leaders religieux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la victoire contre la corruption et l’impunité, les Maliens doivent continuer d’accorder leur confiance aux autorités de la transition dans leur lutte contre ce fléau. Un mal qui alimente, depuis des années, les inégalités sociales et l’effritement de l’économie nationale dont les conséquences sont systématiquement ressenties par les moins nantis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au passage, il est important de souligner la preuve de sagesse dont ont fait montre les <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210831-mali-les-repr%C3%A9sentants-confessionnels-donnent-de-la-voix-pour-une-transition-apais%C3%A9e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leaders religieux</a>. Ils semblent avoir vite compris le message du président de la transition&nbsp;: l’union de tous autour de la patrie plus que jamais éprouvée. Même s’il ne faudrait pas oublier que <em>« l’imam dribleur »</em> est avec tout le monde sans être réellement avec personne. Il ne vise que ses intérêts sordides. Et qu’il se le tienne pour dit, car ces coreligionnaires sont loin d’être dupes au point de baisser la garde en lui déroulant le tapis rouge pour l’accomplissement de ses desseins inavoués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, formons une ceinture de sécurité autour de cette transition afin de l’aider à réussir et à honorer ses engagements pour le bien-être des Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évitons donc de <a href="https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/">tout ramener à des conflits politiques</a> avec en toile de fond, le dévoiement de la noble lutte engagée par le Colonel Assimi Goita et son équipe gouvernementale contre les fossoyeurs de la République. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C. T</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : pour la lutte contre la corruption et l’impunité, cette contribution de « Taa sira Nyuman »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 20:45:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[impunité]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre la corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Taa sira Nyuman]]></category>
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<p>Au Mali, la semaine dernière a été marquée par des arrestations de grandes personnalités politiques. La décision de la Cour suprême est diversement appréciée.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, la semaine dernière a été marquée par des arrestations de grandes personnalités politiques. La décision de la Cour suprême est diversement appréciée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inculpation et la mise sous mandat de dépôt du ministre de la Défense et des anciens Combattants, non moins Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, et sa collègue de l’Économie et des Finances, Mme&nbsp;Bouaré Fily Sissoko, a fait couler <a href="https://saheltribune.com/mali-ecrouees-pour-irregularites-des-personnalites-politiques-au-coeur-de-lactualite/">beaucoup d’encres</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrestations ont donné lieu à diverses interprétations de la part de différentes <a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1775834969294169&amp;id=294324847445196" target="_blank" rel="noreferrer noopener">associations</a> ou <a href="https://www.facebook.com/journaldumali/posts/1776889245848524" target="_blank" rel="noreferrer noopener">organisations judiciaires</a>. Les uns apprécient le retour de cette affaire d’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires. Des affaires remontant à 2012. Alors que d’autres la condamnent comme une « <em>instrumentalisation</em> » de l’institution suprême de justice au Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Identifier auteurs, complices militaires ou civils</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mouvement politique démocratique « <em><a href="https://www.facebook.com/taasira.nyuman.3/about" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Taa sira Nyuman</a></em> », traduit en français par la <em>« bonne voie</em> », n’a pas fait exception à ces appréciations. Dans un communiqué du 30 août dernier, signé par son président Dr Abdoul Sogodogo, ce mouvement politique situe ces arrestations dans le cadre de la « <em>lutte contre l’impunité </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Cette action de la juridiction la plus haute de l’ordre judiciaire au Mali, exprime non seulement, sa volonté manifeste de faire toute la lumière sur cette affaire, mais aussi et surtout, donne un signal fort en matière de lutte contre la corruption et l’impunité </em>», précise Taa sira Nyuman dans son <a href="https://www.facebook.com/taasira.nyuman.3/posts/255724029733704" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a>, dont une copie est parvenue à notre rédaction.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Tout mettre en œuvre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en encourageant la transition sur cette voie qu’elle vient d’emprunter, Taa Sira Nyuman « <em>exhorte les autorités judiciaires à tout mettre en œuvre pour garantir d’une part, les droits de la défense qu’exige une telle procédure, d’autre part, d’identifier par tous les moyens les auteurs, complices militaires ou civils des autres graves malversations financières qui ont eu lieu dans la dernière décennie de notre Pays ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement reste néanmoins convaincu que les crimes économiques que ce pays a connus ont compromis les voies de développement et de construction d’un véritable état de droit. D’où la nécessité d’une lutte implacable contre la corruption et l’impunité. Une des promesses des autorités transitoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lettre à grand-père</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[impunité]]></category>
		<category><![CDATA[indifférence]]></category>
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		<category><![CDATA[injustice]]></category>
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<p>Cher grand-père… Voici 4 mots à nos maux. L’injustice, l’impunité, l’indifférence et le manque d’indignation. Tout est parti de là. Lors des recrutements quand les riches étaient favorisés. Pour l’éducation,&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Cher grand-père…</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Voici 4 mots à nos maux. L’injustice, l’impunité, l’indifférence et le manque d’indignation. Tout est parti de là. Lors des recrutements quand les riches étaient favorisés. Pour l’éducation, quand les écoles publiques ont été délaissées et les bourses données qu’aux riches. Dans la santé, quand nos ministres ne se soignent qu’à l’extérieur.&nbsp; Pour la justice, quand la magistrature a été un colis à hériter. Pour construire, l’Armée quand les officiers ont recruté à la place du pays. Quand les citoyens ont commencé à croire en des relations qu’à leur talent et qu’au lieu du Mali, chacun devrait sa réussite à un parent ou un proche. Tout a commencé par là et des apatrides ont commencé à occuper des hautes fonctions.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Oui&nbsp;! Cher grand-père, tout a commencé par là. Quand on lynchait les petits voleurs de motos djakarta sans que personne ne s’indigne, sans qu’aucune institution même judiciaire ne condamne. L’Etat en quelque sorte assumait ces crimes. Et cela s’est élargi petit à petit. Les crimes avec leur lot de frustrés et désespérés. Personne ne s’indigne. Au Nord, quand on commettait des bavures. Au&nbsp; centre des exactions. Personnes ne s’indigne. A Kati, les larmes des veuves. Des jeunes envoyés à la boucherie pendant 8 ans, personne ne s’indigne. 21 bérets rouges assassinés après un passage télé, assorti d’une loi d’entente. Personne ne s’indigne. Seuls les pauvres et les sans défense dorment dans les prisons. Aucun roi du jour n’est jugé. Tout dépendra de qui il est où de quel côté il est. Et non de ses actes. Personne ne s’indigne.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Cher grand-père, je m’arrête là. Car désormais au Mali, on ne sait plus la différence entre le protecteur et le bourreau. Quand celui qui est fait pour mettre fin à l’usage de la force et de la justice privée, devient celui-là qui cherche à en abuser. Quand chaque groupe s’érige en institution. Quand un syndicat foire sa mission de protéger ses membres contre leur employeur pour s’en prendre à des pauvres. Quand la liberté d’expression est réduite à une coquille vide. Je m’arrête là et te préviens de garder confidentielle cette lettre. On ne sait jamais. Aucun pauvre journaliste ne sortira d’un procès où le juge est aussi partie. Donc garde à Abu-Dhabi ma lettre et meilleure santé&nbsp;!</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Par contre, c’est triste de voir ce qui se dessine pour le futur malien. Je vois des syndicats défendre leurs membres contre des actes privés. Des&nbsp; enseignants partant en grève pour faire échapper un enseignant à un acte d’indiscipline ou autre. Des centraux syndicaux obligeant le pays à ne pas contrôler leurs membres. Des médecins à la défense d’un médecin. La police en grève pour un commissaire. Des troupes militaires affrontant la justice pour libérer leur chef militaire. Des milices imposant des quotas dans le gouvernement. Des ethnies ne se souciant que de leur communauté. Du tribalisme politique social, religieux et territorial. Un grand peuple réduit en des petites peuplades. Et ce jour, la Justice ne servira à rien et laissera place à&nbsp;<em>«&nbsp;sauve qui peut&nbsp;»</em>&nbsp;! D’où l’anarchie et le chaos&nbsp;! A mardi prochain&nbsp;! Ici prend fin ma 90è lettre&nbsp;!</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Lettre de Koureichy</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Source: Mali Tribune </strong></p>
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		<title>Mali : Faire de la lutte contre l’impunité une priorité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[AMDH]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty international]]></category>
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		<category><![CDATA[impunité]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
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<p>Ce projet est mis en œuvre avec le soutien financier de l’Union européenne. (Bamako, Dakar, Montréal, Paris) 4 février 2021&#160;– Avocats sans frontières Canada (ASFC), la Fédération internationale pour les&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce projet est mis en œuvre avec le soutien financier de l’Union européenne.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(Bamako, Dakar, Montréal, Paris) 4 février 2021</strong>&nbsp;– Avocats sans frontières Canada (ASFC), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH) et Amnesty International annoncent aujourd’hui le lancement d’un projet qui vise à renforcer la lutte contre l’impunité au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos organisations reconnaissent le rôle essentiel de la lutte contre l’impunité en vue de répondre aux droits des victimes et à la protection des populations. Elles&nbsp;souhaitent&nbsp;contribuer à la sécurité en mettant leur expertise au bénéfice de la protection des droits humains dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves doit être intensifiée pour que les victimes accèdent à la vérité et obtiennent justice et réparations,</em>&nbsp;<em>pour que les plus hauts responsables de ces abus soient dûment sanctionnés&nbsp;et pour que les Maliennes et les Maliens puissent poursuivre le processus de paix et réconciliation</em>&nbsp;»,&nbsp;a déclaré M<sup>e</sup>&nbsp;Pascal Paradis, directeur général d’ASFC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Financé par l’Union européenne et doté d’un budget de 2 millions d’euros (plus de 1.3 milliards FCFA), ce nouveau projet s’articule autour de quatre volets principaux, mis en œuvre avec la coopération des acteurs de la société civile et de la communauté internationale&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>La documentation des crimes internationaux et des cas les plus graves des violations des droits humains&nbsp;;</li><li>L’accompagnement judiciaire des victimes&nbsp;;</li><li>Le plaidoyer auprès de l’État et des instances nationales, régionales et internationales&nbsp;;</li><li>L’éducation aux droits humains pour la lutte contre l’impunité.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet offre l’opportunité de s’adresser à divers publics au Mali et de plaider pour que la lutte contre l’impunité pour les crimes de droit international ne reste pas en marge des priorités politiques et judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Accompagnant des victimes, y compris celles de crimes sexuels, devant la justice malienne, nous constatons que ces procédures n’ont pour l’instant donné lieu qu’à peu de procès. Nous appelons les autorités maliennes à renforcer leurs efforts pour que les auteurs d’exactions, depuis la période d’occupation de 2012-2013 jusqu’aujourd’hui, soient poursuivis et jugés pour leurs crimes</em>», a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, de graves violations et abus des droits humains, dont certains peuvent être qualifiés de crimes relevant du droit international, sont commis au Mali. Des civils, y compris des enfants, sont victimes de tueries et de violences sexuelles. De nombreuses procédures judiciaires ont été ouvertes contre des membres de groupes armés mais aussi contre des éléments des forces armées maliennes. Des enquêtes sont ouvertes mais rares sont les procédures qui aboutissent à des procès. L’impunité demeure trop souvent la règle. Pourtant, le processus judiciaire doit être encouragé et facilité afin que les auteurs des crimes les plus graves soient traduits en justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Dans le cadre de ce projet, Amnesty International intervient exclusivement pour contribuer à la sensibilisation des populations, et en particulier de la jeunesse, sur la thématique de la lutte contre l’impunité. Cette approche doit permettre une mobilisation renforcée pour obtenir des autorités des avancées plus grandes en la matière et à terme, l’enracinement d’une culture pleinement respectueuse des droits humains,</em>&nbsp;» a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional adjoint d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Associée au rétablissement des services sociaux de base tels que l’éducation et la santé, la lutte contre l’impunité est un pilier fondamental du respect des droits humains et de la sécurité au Mali. Nos organisations affirment leur mobilisation pour la consolidation au Mali d’une justice efficace et respectueuse des droits humains en collaboration avec la société civile et les institutions maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En consacrant le lancement officiel de ce projet lors de la cérémonie du 4 février 2021, L’Ambassadeur de l’Union européenne au Mali, M. Bart OUVRY, a notamment déclaré&nbsp;: «&nbsp;<em>Le combat pour la stabilité et le retour à une paix durable au Mali ne se gagne pas uniquement sur le terrain de la sécurité. Et il ne saurait être gagné sans le soutien de la population malienne, dans le plein respect de ses droits.&nbsp;C’est une exigence de la population malienne, pour retrouver la confiance dans ses institutions, et dans les forces qui assurent sa sécurité. C’est pourquoi la lutte contre l’impunité doit figurer au cœur des engagements des autorités maliennes, et pas seulement des partenaires qui les accompagnent.</em>&nbsp;»</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>A propos de nos organisations</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ASFC</strong>&nbsp;est une organisation non gouvernementale de coopération internationale dont la mission est de contribuer à la mise en œuvre des droits humains des personnes en situation de vulnérabilité, par le renforcement de l’accès à la justice et à la représentation juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;<strong>FIDH</strong>&nbsp;est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle regroupe 192 organisations nationales de défense des droits humains dans 117 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. L’<strong>AMDH&nbsp;</strong>est l’organisation membre au Mali travaillant avec des points focaux dans neuf régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amnesty International</strong>&nbsp;est un mouvement mondial réunissant plus de sept millions de personnes qui agissent pour que les droits fondamentaux de chaque individu soient respectés. La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres textes internationaux relatifs aux droits humains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tombouctou : l’impunité, terreau des assassinats à répétition</title>
		<link>https://saheltribune.com/tombouctou-limpunite-terreau-des-assassinats-a-repetition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 18:33:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[assassinats]]></category>
		<category><![CDATA[Hamba]]></category>
		<category><![CDATA[impunité]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ibrahim]]></category>
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		<category><![CDATA[Tombouctou]]></category>
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<p>L’opérateur économique Mohamed Ibrahim dit Hamba a été tué par Balle à Tombouctou le 6 mai 2020 devant son domicile</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les assassinats vont crescendo dans la ville aux 333 saints du Mali. Un grand opérateur économique a été tué à Tombouctou le mercredi 6 mai 2020, dans la soirée. La multiplication des assassinats du genre fait renaitre le vieux démon du racisme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de Tombouctou fait de plus en plus parler d’elle en raison de la recrudescence des <a href="https://www.bbc.com/afrique/region-37481664" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assassinats </a>ciblant de grands opérateurs économiques. Cette situation, dans une ville qui se remet de la crise de 2012, n’est pas assez prometteuse en termes de développement.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Hamba reçoit une balle et succombe de ses blessures</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opérateur économique Mohamed Ibrahim dit Hamba aurait été tué par Balle à Tombouctou le 6 mai 2020 devant son domicile, a-t-on appris de sources concordantes. Selon les mêmes sources, après avoir reçu la balle, ce grand commerçant a été amené à l’hôpital où il va succomber de ses blessures quelques minutes plus tard. Après l’avoir assassiné, les auteurs du crime se seraient enfuis avec son véhicule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/2202">Sécurité: les protecteurs se muent-ils </a><a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/2202" target="_blank" rel="noreferrer noopener">finalement </a><a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/2202">en ennemis?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon nos informations, ce ne serait  pas la première fois que des bandits s’attaquent à Hamba. La première fois, ils se seraient emparés de certains de ses camions remplis de barils de carburant. Mais suite à des ultimatums qui avaient été donnés, lesdits camions ont été ramenés, nous rapportent nos sources. Les mêmes correspondants postulent que cet assassinat pourrait bien être une conséquence de cet enlèvement avorté de véhicules. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que ce même mercredi 6 mai, le véhicule (une Hilux) du Centre de santé de référence de la même ville a été enlevé dans la matinée avant d’être retrouvé et ramené par l’armée quasiment à la minute que l’incident de Hamba.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des crimes qui sèment la discorde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces assassinats visant notamment de grands opérateurs économiques donnent à réfléchir. Selon des habitants de cette ville mystérieuse du Mali, ce qui encourage ces phénomènes c’est surtout « <em><a href="https://benbere.org/au-grin/tombouctou-assassins-check-points-disparaissent-deux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’impunité</a>, car assez de responsables sont mouillés ». </em>Cette impunitéest ce que défend Fatouma Harber, blogueuse à Tombouctou, comme étant la principale cause de ce phénomène. Si certains attribuent les assassinats dans la ville aux 333 saints comme du racisme, cette blogueuse les interprète comme des tentatives de déstabilisation par des bandits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/2136">Élections législatives: 14 abus commis lors de la première </a><a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/2136" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tournée </a><a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/2136">dans cinq régions</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui semble être une réussite, puisque beaucoup de commerçants ont déjà abandonné Tombouctou pour s’installer ailleurs de peur d’être les prochaines cibles. Outre cela, la mentalité raciste ancrée dans l’esprit des habitants conduit à des manifestations de colères qui créent la panique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’à la suite de ces événements, un militaire en tenue civil aurait été agressé par des enfants le mercredi soir après l’assassinat de cet opérateur économique, selon une de nos sources. Ce jeudi 7 mai 2020, une grande manifestation a eu lieu à Tombouctou pour réclamer justice pour Hamba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/1693">Le Mali, la</a><a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/1693" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a><a href="https://wordpress.com/block-editor/post/phileingora.org/1693">terre accueillante</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que ces genres d’assassinat et d’enlèvement de véhicules deviennent de plus en plus fréquents à Tombouctou depuis quelques années. En mars 2020, <a href="https://www.voaafrique.com/a/deux-gardes-ont-%C3%A9t%C3%A9-assassin%C3%A9s-devant-une-banque-%C3%A0-tombouctou/5320864.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">deux gardes</a> ont été également assassinés devant une banque dans la même ville. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
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