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	<title>Archives des impacts &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des impacts &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>COP29 : le Mali, acteur engagé dans la lutte contre les dérèglements climatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 07:31:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali à la COP29 : Engagement face aux défis climatiques et appel à une solidarité internationale accrue. Découvrez les initiatives concrètes présentées par le Général Abdoulaye Maïga.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali, par la voix du Général Abdoulaye Maïga à la COP29, réaffirme son engagement face aux défis climatiques avec des initiatives concrètes et un appel à une solidarité internationale accrue.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de la 29&nbsp;ᵉ Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP29) qui se tient à Bakou, Azerbaïdjan, depuis le 11&nbsp;novembre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, ministre d’État et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation sortant du Mali, a livré un discours poignant, le 19&nbsp;novembre 2024, mettant en lumière les défis environnementaux, sociaux et économiques que traverse le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-marque-par-les-catastrophes-climatiques"><strong>Un contexte marqué par les catastrophes climatiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Abdoulaye Maïga a rappelé avec gravité les conséquences dévastatrices des changements climatiques sur le Mali. « <em>Les impacts désastreux des inondations récurrentes ont provoqué des pertes en vies humaines, des dégâts matériels et une dégradation des infrastructures de base </em>», a-t-il déclaré. Ces catastrophes ont conduit le gouvernement malien à décréter l’état de catastrophe nationale en août 2024, en vue de prendre des mesures urgentes pour venir en aide aux victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a également souligné que « <em>le Mali, comme tant d’autres nations, est confronté de manière aiguë aux effets néfastes des changements climatiques</em> », aggravant l’insécurité alimentaire et compromettant la stabilité socio-économique du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-engagements-et-initiatives-concretes"><strong>Engagements et initiatives concrètes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">S’inscrivant dans un processus de transition, le Mali aspire à une refondation de l’État intégrant la lutte contre les changements climatiques. Abdoulaye Maïga a réaffirmé l’engagement du gouvernement à travailler sur plusieurs fronts&nbsp;: « <em>La restauration de la sécurité, la préservation de la paix, et la souveraineté véritable de notre État sont des priorités.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, le Mali a dévoilé un plan ambitieux en faveur de l’environnement et de l’énergie renouvelable. Parmi les mesures annoncées&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Un reboisement massif de 100 000&nbsp;hectares par an ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La restauration des terres dégradées et l’aménagement de 150 000&nbsp;hectares de forêts ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La réalisation de quatre centrales photovoltaïques pour une capacité totale de 400&nbsp;mégawatts d’ici 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives visent à augmenter de 10&nbsp;% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030. « <em>Ces investissements permettront non seulement de renforcer notre résilience climatique, mais aussi de promouvoir un développement durable au bénéfice des populations vulnérables</em> », a précisé Abdoulaye Maïga.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-solidarite-regionale-et-internationale"><strong>Une solidarité régionale et internationale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En rappelant l’importance de la coopération régionale, le ministre a mentionné les efforts conjoints des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette entité, présidée pour la première fois par le Mali, a lancé des initiatives concrètes telles que le programme « <em>1 000 forages pour l’espace AES</em> » afin de garantir l’accès à l’eau potable aux populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également appelé les grandes puissances à honorer leurs engagements financiers. « <em>Le continent africain, responsable de seulement 4&nbsp;% des émissions mondiales, subit disproportionnellement les effets dévastateurs du réchauffement climatique. Il est impératif que les promesses faites lors des précédentes COP soient tenues</em> », a-t-il insisté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-du-financement-climatique"><strong>Une réforme du financement climatique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre aux besoins des pays en développement, Abdoulaye Maïga a plaidé pour une réforme de l’architecture financière mondiale. Il a demandé une meilleure implication des banques multilatérales et des institutions financières internationales pour soutenir des projets d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre malien a souhaité que la COP29 dépasse les simples engagements diplomatiques pour devenir un véritable tournant dans la lutte collective contre le réchauffement climatique. « <em>Le Mali formule le vœu que cette COP29 marque un tournant décisif dans notre combat collectif pour la survie de notre planète et le bien-être des générations futures </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ce discours, le Mali affirme son rôle actif sur la scène internationale en matière de lutte contre le changement climatique, tout en plaçant au cœur de ses priorités le bien-être de ses citoyens et la sauvegarde de son patrimoine environnemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Conclusion des discussions lors de la COP 29 seront connue demain vendredi 22 novembre 2024, lors de la clôture de cette 29ème édition. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Au-delà des statistiques : un regard profond sur la réalité de la violence conjugale et ses impacts dévastateurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 21:25:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la réalité poignante de la violence conjugale au Sahel. Des statistiques aux témoignages, plongez au cœur de l'impact dévastateur. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La violence conjugale, souvent camouflée par des chiffres abstraits, mérite un examen approfondi pour saisir la complexité de cette réalité. Sahel tribune plonge dans les ombres de cette tragédie humaine, avec un focus particulier sur le Sahel — Mali, Burkina Faso, et Niger. En dévoilant les visages derrière les statistiques, nous explorons la profondeur du problème et examinons les impacts dévastateurs, soutenus par des données provenant de recherches, d’analyses et de témoignages.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres qui parsèment les rapports, la<strong> <a href="https://saheltribune.com/violences-conjugales-battue-et-devenue-veuve-elle-tombe-enceinte-pendant-le-deuil/">violence conjugale</a> </strong>représente une réalité insidieuse nécessitant une attention urgente. Dans les coins reculés du Sahel, cette problématique prend une teinte encore plus sombre. Les femmes, souvent <a href="https://saheltribune.com/inceste-%E2%80%89comment-je-suis-devenue-la-mere-de-mon-frere%E2%80%89%E2%80%89/">cloîtrées dans le silence</a>, endurent des souffrances incommensurables. Pour saisir l’ampleur de ce fléau, il est impératif de se pencher au-delà des chiffres et de considérer les visages derrière les données. En démêlant les intrications de la <strong>violence conjugale</strong>, nous explorons les racines profondes du problème, appuyé par des études et des témoignages tangibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La face cachée des statistiques</strong> sur la violence conjugale </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plongeons d’abord dans l’épine dorsale de ce mal silencieux, étayé par des recherches approfondies. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les <a href="https://www.refworld.org/cgi-bin/texis/vtx/rwmain/opendocpdf.pdf?reldoc=y&amp;docid=54aa90024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">normes socioculturelles</a> renforcent souvent cette violence insidieuse, créant un environnement propice à son épanouissement. Comprendre ces dynamiques est crucial pour élaborer des solutions adaptées, comme l’indiquent les données de l’UNICEF sur <a href="https://www.unicef.org/media/129181/file/Framing%20the%20Future%20.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’efficacité des programmes de sensibilisation</a> dans d’autres régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière chaque victime se cache une série d’impacts profonds, confirmés par des enquêtes menées par des organisations locales. Des exemples concrets et des études de cas révèlent l’étendue des traumatismes infligés. Selon les rapports de l’ONU Femmes, les <a href="https://www.unwomen.org/fr/what-we-do/ending-violence-against-women/facts-and-figures" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coûts sociaux et économiques</a> sont également palpables, nécessitant une approche holistique pour rompre ce cercle vicieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’appel à l’action&nbsp;: briser le silence&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tribune se veut non seulement un regard sur la <strong>violence conjugale</strong>, mais un appel à l’action, basé sur des témoignages et des données provenant <a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/violence-against-women" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’organisations humanitaires</a> actives dans la région. Les défenseurs des droits au Sahel ont le pouvoir de changer le cours de cette histoire. En comprenant la réalité, en défiant les normes préjudiciables, et en fournissant un soutien adéquat, nous pouvons briser le silence. Les voix se lèvent, et il est temps que les défenseurs des droits fassent écho à ces appels à l’aide, créant un changement significatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/feminicide-a-lorigine-dun-mot-pour-mieux-prevenir-les-drames/"><strong>violence conjugale</strong></a> transcende les chiffres, touchant des vies au plus profond de leur être. Les défenseurs des droits au Sahel ont la responsabilité cruciale de mettre en lumière cette réalité, de plaider pour des changements socioculturels et de fournir un soutien essentiel aux victimes. L’impact dévastateur de la<strong> violence conjugale</strong> nécessite une réponse collective et concertée, renforcée par des données tangibles. En unissant nos forces, en brisant le silence, nous pouvons instaurer un changement significatif pour un Sahel où les femmes vivent sans crainte de violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alassane Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Facebook, WhatsApp, Tiktok : l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[culture de la lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Aujourd’hui, au Mali, tout comme dans la plupart des pays africains, l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture : Facebook, WhatsApp, Tiktok, etc. Du coup, les jeunes ont de moins en moins de temps à se consacrer à la lecture, à la bibliothèque.  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette tribune, Abdramane Coulibaly, professeur de philosophie et écrivain, propose quelques astuces pour inculquer l’amour de la lecture, d’une part, et pour utiliser positivement les réseaux sociaux en faveur de la lecture.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde actuel est dominé par l’avancée de la technologie&nbsp;: l’ère de l’internet. Il s’agit d’un monde où l’amour effréné de l’écran, par le biais de l’internet, l’emporte sur celui des livres. Aujourd’hui, au Mali, tout comme dans la plupart des pays africains, l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture&nbsp;: Facebook, WhatsApp, Tiktok, etc. Du coup, les jeunes ont de moins en moins de temps à se consacrer à la lecture, à la bibliothèque. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces faits jouent négativement sur le niveau des jeunes, des élèves, y compris les étudiants. &nbsp;Pourtant, ces médias sociaux peuvent être une occasion pour faciliter la culture de la lecture. Comment inculquer le goût de la lecture à la jeunesse à l’ère d’internet&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pousser quelqu’un à aimer quelque chose, il faut lui montrer son importance dans sa vie. La lecture a un grand rôle dans la vie de l’être humain. Elle améliore l’activité cérébrale de l’homme, la capacité de penser et de compréhension du monde, des faits. Elle ouvre l’esprit humain et favorise une appréhension dialectique de l’univers. Un enfant qui lit est un être libre. Il est habité par la lumière. Selon Victor Hugo, «&nbsp;<em>Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas&nbsp;». </em>De son côté<em>, </em>Michel Saint-Denis soutient&nbsp;: «&nbsp;<em>Lire, c’est vivre en pleine lumière&nbsp;»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Être un modèle&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un particulier lettré qui veut susciter le goût de la lecture aux enfants ou à la jeunesse, il doit être un modèle. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de lire alors que vous-même n’aimez pas lire. Il &nbsp;est donc impossible d’être concomitamment un bibliophobe et un rat de bibliothèque. Vous devez être un modèle, une source de motivation pour lui. Et pour influencer, il faut transformer votre perturbation en une joie pour l’enfant ou pour l’entourage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un individu qui hait les livres, la lecture ne pourrait être qu’une perturbation, un dérangement. Dans ce cas, il faut lire sans complexe, à haute voix, dans la cour devant tout le monde, avec une voix inspiratrice qui crée un goût d’imitation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, si c’est dans la famille, il faut créer votre bureau de lecture soit une chambre, soit un bureau mobile. Mais il faut éviter d’être mécanique en diversifiant vos stratégies pour plus d’influence positive sur l’entourage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Connaître les centres d’intérêt de l’enfant ou du jeune&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quels sont les sujets qui l’intéressent&nbsp;? Quelles sont les préoccupations de votre enfant, votre frère ou ami&nbsp;? &nbsp;Bref quel est son centre d’intérêt&nbsp;? Connaître les centres d’intérêt de l’enfant vous facilitera de savoir quoi faire pour l’amener à vos côtés. Pour arriver à cette fin, il faut connaître les choix de l’enfant et les accepter. Éviter de juger négativement au premier contact ses choix. Faites de ses choix votre préoccupation pour le rapprocher plus de vous. Vous avez un seul objectif&nbsp;: l’amener dans votre monde pour qu’il puisse épouser la culture de la lecture.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chercher des livres simples correspondant à ses intérêts&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant vous connaissez les centres d’intérêt de votre enfant ou ami. Nous l’avons dit plus haut qu’il faut diversifier vos stratégies pour plus d’influence. Dans cette lancée, vous devez, dans un premier temps, chercher et lire certains livres de ses intérêts. Ensuite, dans un second temps, vous devez discuter avec lui de vos lectures, montrer l’importance de vos lectures non seulement dans la vie, mais et surtout dans sa vie. Vous devez aussi lui proposer deux ou trois exemplaires de bouquins correspondant à ses choix parmi lesquels il doit prendre un pour lecture tout en lui faisant comprendre qu’il vous ferra un résumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les enfants, il faut des livres simples où il y a des caricatures, des jeux. Il faut éviter les livres qui demandent plus de réflexion. Les bouquins choisis doivent être compatibles avec le niveau d’évolution de l’enfant. Il y a aussi des parents qui commettent cette erreur en voulant que leurs enfants apprennent à lire obligatoirement à partir des textes mécaniques qui se trouvent dans les programmes à l’école. Certains de ces textes dégoûtent l’enfant où ils peuvent ne pas correspondre à ses centres d’intérêt.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avoir un programme de lecture journalier ou hebdomadaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On ne nait pas avec le goût de la lecture. Il se cultive. C’est un apprentissage, une initiation, laquelle devient une habitude, un plaisir. On apprend à lire. De la même façon qu’un individu, qui apprend une discipline sportive à bas âge transformera la pratique de cet art en un plaisir insatiable, un enfant initié à la culture de la lecture à bas âge transformera la lecture en une habitude, en un plaisir inassouvissable. En ce sens, la lecture devient l’oxygène de son esprit. Ainsi, pour ce faire, il faut une initiation, un accompagnement des adultes, des parents. C’est pourquoi après avoir choisi les livres correspondant au centre d’intérêt de votre enfant, il faut, au départ, un programme ou un temps consacré à la lecture en famille. Par exemple chaque samedi matin tout le monde se retrouve dans le salon avec son bouquin pour lire cinq ou dix pages pendant une heure, avec des tasses de café à côté ou autres choses pour encourager les enfants. Si vous n’avez pas assez de temps, il faut inscrire votre enfant dans une médiathèque et s’assurer qu’il y aille régulièrement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Organiser des concours de lecture et d’écriture</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour encourager les enfants, il faut des stratégies de motivation. Dans ce cas, il serait très important d’organiser périodiquement des compétitions de lecture entre les enfants, soit en famille, soit ailleurs. N’oubliez pas que les trophées doivent correspondre aux besoins des enfants. Ce qui revient à dire que tout doit être en relation avec les centres d’intérêt des enfants. Cela les motive davantage et ils deviennent de plus en plus vos amis, vos complices. Par exemple si c’est dans la famille, l’enfant qui sera le meilleur de la compétition, vous devez ajouter un cadeau correspondant à son souhait (un ballon pour celui qui aime le football par exemple). En plus, au lieu d’aller acheter des fusils pour rendre agressif votre enfant, il faut plutôt acheter des jeux éducatifs pour stimuler son esprit.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pour d’autres cas&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un analphabète qui veut inculquer le goût de la lecture à son enfant, il peut payer un précepteur pour que ce dernier fasse des séances d’initiation à ses enfants à la culture de la lecture. Il peut aussi inscrire ses enfants dans une médiathèque tout en les encourageant avec des petits cadeaux. De surcroît, il peut aussi financer des compétitions de lecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains individus confondent un analphabète à un bibliophobe. Il est vrai qu’un analphabète a plus de chance d’être un bibliophobe pour le simple fait qu’il ne sait ni lire ni écrire, mais il n’est pas à confondre à ce dernier.&nbsp; Pour ma part, un analphabète peut susciter le goût de la lecture aux enfants à sa manière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut reconnaître que la lecture est la base de l’apprentissage à l’école. Un enfant qui ne sait pas lire aura naturellement des problèmes pour apprendre ses leçons. Il faut que l’enfant sache lire dans la langue d’enseignement. Dans cette logique, les parents, qu’ils soient lettrés ou pas, ont un rôle important à jouer. Donc chacun doit s’impliquer selon ses moyens pour aider les futurs responsables de la communauté, du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pour un particulier lettré qui veut lire, mais qui n’a pas le temps ou ne sait pas où commencer&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des gens pensent que la lecture est uniquement une affaire des élèves, des étudiants et des enseignants. C’est ce que nous observons au Mali actuel. C’est une erreur de la part de ceux qui pensent de la sorte. Tout le monde doit apprendre à lire, pas une simple lecture, mais de lire entre les lignes, c’est-à-dire être capable de s’approprier du contenu des textes sans être esclave de l’interprétation de qui que ce soit comme nous pouvons l’observer chez certains religieux qui préfèrent se contenter de l’explication du contenu des livres saints d’un guide au lieu de chercher à les lire et à les comprendre soi-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La constitution, les lois du pays sont écrites dans une langue. Donc sans une maîtrise de la lecture, vous ne serez pas bien informés sur les textes qui gouvernent votre pays. La culture de la lecture doit devenir monnaie courante pour tous&nbsp;: c’est un devoir de citoyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui qui n’a pas le goût de la lecture ou celui qui n’a pas le temps de lire aura des difficultés de lire les lois écrites de son pays. Ce dernier sera esclave des interprétations. Si vous n’avez pas le temps de lire, lisez tout le temps, a-t-on dit. Autrement dit, si vous avez du mal à choisir un temps de lecture, il faut adopter la méthode de la lecture nomade. Dans ce cas, votre livre de choix doit vous accompagner partout – dans les bus de voyage, les grins, les promenades, dans les restaurants, etc. D’ailleurs, avec les versions électroniques, nous pouvons lire dans les téléphones mobiles à chaque fois qu’on a une occasion. Par exemple, quand vous partez dans une banque pour un décaissement et que le rang est long, vous profitez pour lire quelques pages avant que votre tour arrive. Malheureusement pendant ce temps certains vagabondent entre les différents médias sociaux sans même savoir ce qu’ils veulent&nbsp;: une utilisation négative du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous n’avez pas besoin de lire un livre entier en un jour, en une semaine. Il faut des stratégies pour finir avec un livre sans perturbation de votre temps ordinaire de travail. Comme cela, vous pouvez décider, soit chaque soir avant de vous coucher, soit chaque matin avant de partir au boulot, de lire deux ou quatre pages par jour. Si par exemple vous avez décidé de lire quatre pages par jour, en trente jours vous lirez cent vingt pages. Si le nombre de pages du bouquin ne vaut pas les cent vingt pages, vous venez de lire dans ce cas un livre entier dans un mois sans être perturbé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut avoir le courage de commencer, surtout de commencer par un livre que vous aimez plus. En lisant ce billet, sans transition, il faut commencer aujourd’hui. Il faut essayer l’expérience, vous me direz la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdramane Coulibaly, écrivain</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rapport du GIEC : diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici à 2030, c’est possible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 08:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[atténuation]]></category>
		<category><![CDATA[émissions]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la « science du changement climatique » suivi en mars 2022 par celui sur les « impacts et adaptation » –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-i/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« science du changement climatique »</a> suivi en mars 2022 par celui sur les <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation »</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initiée en 2018, cette somme signée par 278 scientifiques du monde entier dresse l’état des connaissances scientifiques sur les options de réduction des émissions (« l’atténuation » du titre) de gaz à effet de serre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage s’ouvre sur le bilan des émissions passées et présentes et les perspectives d’émissions futures. Il balaie ensuite les options de réduction des émissions par grands secteurs ou systèmes, avec une attention particulière portée à la demande et à la capture du carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se conclut par une discussion des politiques de lutte contre le changement climatique, leur financement et les innovations qu’elles requièrent&nbsp;; le tout au prisme du développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous présentons ici les principaux messages du rapport, en incitant les lecteurs curieux à partir à la découverte de cette documentation très riche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des émissions à la hausse malgré une mobilisation mondiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ est que des politiques de lutte contre le changement climatique sont maintenant en vigueur dans de très nombreux pays, et dans de très nombreux secteurs. Très variées, ces politiques «&nbsp;couvrent&nbsp;» déjà plus de la moitié des émissions mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation se traduit aussi par des plans de décarbonation de plus en plus ambitieux&nbsp;: un nombre croissant de pays s’engageant maintenant vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les efforts ne sont pas l’apanage des gouvernements nationaux&nbsp;: ils existent aussi, de plus en plus nombreux, aux échelles régionales et locales et dans le secteur privé, à travers par exemple des réseaux de villes qui s’engagent vers la neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en reste pas moins que malgré cette mobilisation, les émissions de gaz à effet de serre mondiales <a href="https://www.citepa.org/fr/2021_11_b08/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">continuent d’augmenter</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si le rythme de leur croissance s’est ralenti, elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue. La chute brutale observée en 2020 du fait du Covid est déjà largement résorbée. Et les plans nationaux, pour ambitieux qu’ils soient, nous laisseraient en 2030 largement au-dessus des niveaux d’émissions compatibles avec les objectifs que la communauté internationale s’est fixés à Paris en 2015.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Ampleur de la baisse des émissions de CO₂ au niveau mondial et par secteur d’activité pendant le confinement. <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, pour éviter que les températures moyennes à la surface du globe ne dépassent 1,5&nbsp;°C par rapport à l’ère préindustrielle – objectif «&nbsp;aspirationnel&nbsp;» de l’accord de Paris – il faudrait une division par deux des émissions de gaz à effet de serre entre aujourd’hui et 2030, et l’atteinte de zéro émissions nettes de CO<sub>2</sub> à l’échelle mondiale à l’horizon 2050.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire les émissions de 20&nbsp;% à l’horizon 2030 et atteindre la neutralité CO<sub>2</sub> vers 2070 s’avère nécessaire pour avoir une chance raisonnable de tenir l’objectif de limiter la hausse des températures en deçà de 2&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réductions à un coût raisonnable</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De telles réductions d’émissions nécessitent des transformations majeures dans tous les secteurs. De ce point de vue, le rapport est prudemment optimiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, de nombreuses options de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont vu leur coût diminuer très rapidement en quelques années. La production d’électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, par exemple, est devenue en dix ans compétitive avec la production d’électricité à partir des combustibles fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les options de réduction des émissions disponibles permettent d’envisager, à coût raisonnable, de diviser les émissions par deux d’ici à 2030. Les coûts varient évidemment d’une région à l’autre, et ils doivent être pris avec précaution du fait des importants effets de système (construire de nouvelles lignes de courant pour acheminer la production d’électricité éolienne, construire les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce constat est valide pour les systèmes énergiques, l’agriculture et la forêt, le bâtiment, les transports, l’industrie ou encore dans les systèmes urbains.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/196298/original/file-20171124-21853-1msq4qn.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Sélectionner les pratiques agricoles qui permettront d’accroître le stock de carbone des sols. <a href="https://www.flickr.com/photos/prefeituradaserra/37497673241/in/photolist-Z8xnRB-nJRetv-Da1sVG-YFSAdS-21LiRad-21pttL6-GBs5fv-CHy3Sy-XVV3D7-CC1797-YPsqL7-ZtsrRk-Yemjfz-YRn7kn-fQAja5-Zg7gVj-X6vPEe-Zqv63y-Y93Qvw-YMF2XX-YgZL8N-21Fp6dN-CuAunW-YzxxQW-YWCqD5-YFvmsJ-qCjE53-ZX7hC2-Ys2DDL-ZDJ1NY-YQPEzw-YePBKv-XF1s4U-ZKwhFT-Zb8ptL-Z2hXLY-Yuy3FL-YWvBXB-CAnneN-FXv9Ck-Y93bv3-YnupEZ-YDryCh-Zcqo79-h18ydP-YTcTPN-ZgXwUf-BPvxAy-XX2p7c-pdyhSh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jansen Lube/Flickr</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions multiples</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Point important, les options d’atténuation disponibles sont de natures multiples&nbsp;: elles consistent en l’adoption de technologies «&nbsp;propres&nbsp;», mais aussi en des transformations des modes de production et de consommation, des infrastructures ou des organisations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les transports, par exemple, on peut réduire la demande via l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, le télétravail, ou la dématérialisation&nbsp;; construire des infrastructures qui permettent aux ménages d’utiliser des modes de transport peu ou pas émetteurs, comme les transports en commun ou les mobilités dites «&nbsp;actives&nbsp;» (vélo, marche, etc.), en plus d’améliorer les véhicules individuels en les rendant plus légers, moins consommateurs d’énergie, et en les électrifiant.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/279432/original/file-20190613-32331-4hopoy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=741%2C0%2C5218%2C2680&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Promouvoir les déplacements actifs. <a href="https://unsplash.com/photos/PUKGAsRSPuk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Javier Garcia/Unsplash</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la difficulté est de surmonter les nombreuses barrières à la mise en œuvre de ces solutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières sont financières, et le rapport explore en détail les différentes solutions par lesquelles l’épargne, privée en particulier, pourrait être mieux dirigée vers les actions de réduction des émissions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les secondes sont technologiques, et le rapport offre de nombreuses pistes pour mieux catalyser les efforts de recherche et développement publics et privés, afin de développer des solutions de décarbonation dans les secteurs où les émissions sont les plus difficiles à réduire, comme la production de ciment ou l’aviation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troisièmes sont institutionnelles. Par nature dépendantes des configurations politiques propres à chaque pays ou à chaque région, elles s’avèrent néanmoins omniprésentes et requièrent tout autant d’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatrièmes sont d’ordre physique&nbsp;: les bâtiments, les routes, les usines, en résumé toutes les installations à durée de vie ayant une influence déterminante sur nos émissions et sur notre capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport souligne à quel point nos choix en la matière, aujourd’hui, sont déterminants. Continuer à investir dans des infrastructures émettrices bloquerait ainsi nos économies sur un sentier à hautes émissions ou créerait des «&nbsp;actifs échoués&nbsp;» par la suite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des bénéfices «&nbsp;non climatiques&nbsp;» à la réduction des émissions</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, accélérer la réduction des émissions n’ira pas sans friction avec les autres grands objectifs que se donnent les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport montre en effet qu’à court terme, les transformations induites par la réduction des émissions ont un coût économique et social, inégalement distribué selon les pays, les régions ou encore les secteurs économiques, mais bien réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, le rapport explore les options de transition «&nbsp;juste&nbsp;», qui permettent à tous de trouver leur place dans un futur monde bas carbone. Il souligne aussi que de nombreuses options de réduction des émissions ont des bénéfices additionnels «&nbsp;non climatiques&nbsp;». Par exemple, limiter la combustion d’énergies fossiles, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminue les polluants locaux néfastes pour la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il montre que lever les obstacles à la réduction des émissions revient souvent aussi à lever les obstacles à la réalisation d’autres objectifs sociétaux, dans le domaine de l’accès au logement par exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle enfin que les efforts associés à la réduction des émissions sont à mettre en regard des risques associés à une moindre action. Comme le souligne le rapport <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> de mars 2022 : « Le changement climatique menace de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations du monde entier, et entraîne des impacts sévères potentiellement irréversibles sur la nature. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En évitant les impacts du changement climatique les plus sévères, l’atténuation est donc incontournable pour réduire la pauvreté et la faim, améliorer la santé et le bien-être ou encore fournir de l’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plongez-vous dans le «&nbsp;résumé pour décideurs&nbsp;»</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En termes d’action, le rapport dessine des ensembles de politiques publiques à tous les échelons, pour inciter à la réduction des émissions, lever les obstacles et modifier les trajectoires de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il insiste aussi sur la nécessaire implication de l’ensemble des acteurs sociaux – entreprises, secteur financier, société civile, citoyens… – pour prendre des mesures immédiates et ambitieuses afin de réduire rapidement les émissions de GES et de nous éviter – et d’éviter à nos enfants – d’avoir à affronter, plus tard, des défis autrement insurmontables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport « atténuation »</a> est disponible en intégralité en ligne, tout comme son résumé technique et son résumé pour décideurs. Ce dernier document, d’une quarantaine de pages, constitue le meilleur point d’entrée pour partir à la découverte de ce nouveau document du GIEC.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/celine-guivarch-422382" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Guivarch</a>, Économiste au Cired, directrice de recherche, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-des-ponts-paristech-enpc-3143" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École des Ponts ParisTech (ENPC)</a></em> and <a href="https://theconversation.com/profiles/franck-lecocq-1334041">Franck Lecocq</a>, Chercheur senior en économie, directeur du Cired, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/agroparistech-universite-paris-saclay-2488" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AgroParisTech – Université Paris-Saclay</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible-180513" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/180513/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" />
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		<title>Afrique de l’ouest : un rapport conjoint met en lumière les impacts socio-économiques de la Covid-19</title>
		<link>https://saheltribune.com/afrique-de-louest-un-rapport-conjoint-met-en-lumiere-les-impacts-socio-economiques-de-la-covid-19/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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		<category><![CDATA[pandémie]]></category>
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		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
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<p>la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont présenté un rapport conjoint intitulé « Suivi sur les impacts de la Covid-19 en Afrique de l’ouest ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce 1</strong><sup><strong>er</strong></sup><strong> février 2022, la </strong><strong>Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont présenté </strong><strong>un rapport conjoint </strong><strong>intitulé </strong><em><strong>« Suivi sur les impacts de la Covid-19 en Afrique de l’ouest ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Près d’un an après l’apparition des premiers cas de Covid-19 marquant le début d’une pandémie sans précédent, la situation reste préoccupante en Afrique de l’ouest, avec l’augmentation du nombre de cas actifs de 131 680 au 3 août 2020 à 513 946 au 31 juillet 2021&nbsp;</em>», lit-on dans le rapport conjoint de la Cédéao, de la CEA ainsi que du PAM. Durant la même période, le nombre de décès dans cette sous-région était estimé à 6 710.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4e3.png" alt="📣" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />La CEDEAO présente le rapport sur le suivi des impacts de la COVID-19 sur la vie des ménages en Afrique de l’Ouest en 2021, élaboré en collaboration avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique CEA &amp; le <a href="https://twitter.com/WFP_FR?ref_src=twsrc%5Etfw">@WFP_FR</a><br><br>Télécharger le rapport<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://t.co/6TLYol3KD6">https://t.co/6TLYol3KD6</a> <a href="https://t.co/KZVh7NWUzT">https://t.co/KZVh7NWUzT</a></p>&mdash; ECOWAS Agriculture (@ecowas_agric) <a href="https://twitter.com/ecowas_agric/status/1488484462920966149?ref_src=twsrc%5Etfw">February 1, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base d’une enquête auprès des ménages et d’une analyse de données secondaires, cette <a href="https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/WFP-0000136107.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude de 36 pages</a>, présentée le 1<sup>er</sup> février 2022, soulignent l’évolution de la pandémie en Afrique de l’ouest, son impact socio-économique sur les populations urbaines et rurales. Aussi évalue-t-il les perceptions et les attitudes des populations vivant dans différentes zones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;[…] <em>La pandémie a négativement impacté les avancées durement acquises en matière de réduction de la pauvreté et de croissance inclusive&nbsp;</em>», déplore-t-on. De 34,5&nbsp;% en 2020, le taux d’extrême pauvreté est passé à 34,4&nbsp;% en 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="mise-en-oeuvre-efficace-de-programmes-de-vaccination"><strong>Mise en œuvre efficace de programmes de vaccination</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions de ce rapport, les ménages dépendant de <em>«&nbsp;sources de revenu instables et précaires&nbsp;»</em>, notamment les petits commerçants, les vendeurs de rue et les travailleurs occasionnels, ont été les plus affectés par les effets de cette pandémie. Ils sont suivis par les ménages qui dépendent des <a href="https://saheltribune.com/mali-pourquoi-les-transactions-monetaires-des-migrants-connaissent-une-baisse/">transferts d’argent</a>. Cette situation a eu comme conséquence, l’installation d’une insécurité alimentaire&nbsp;: «<em>&nbsp;Près de 25 millions de personnes, soit près d’un ouest africain sur 16 est affecté par l’insécurité alimentaire, soit une hausse de 34&nbsp;% par rapport à 2020&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il ressort des analyses de ce rapport que depuis le premier trimestre 2020, des améliorations sont constatées sur divers plans. «<em> Il est observé une amélioration du taux de guérison, un ralentissement du rythme de progression des cas confirmés ainsi qu’une augmentation des doses de vaccins administrés »</em>, précise-t-on. Avec la levée progressive des <a href="https://www.food-security.net/document/pandemie-covid-19-impact-des-mesures-de-restriction-en-afrique-de-louest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mesures restrictives,</a> une reprise de l’activité économique, bien que présentant des signes de fragilité, est observée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les auteurs du rapport, la reprise de l’ensemble de l’économie de la sous-région passe par <em>«&nbsp;une levée totale des mesures restrictives&nbsp;»</em>, qui passerait elle aussi par une mise en œuvre efficace de programmes de vaccination de masse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="transformation-economique"><strong>Transformation économique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect déplorable est que la région oust-africaine présente un faible taux de vaccination. «<em>&nbsp;En fin juillet 2021, la proportion de la population ayant été vaccinée en Afrique était 3,2&nbsp;% contre 48,12&nbsp;% en Europe&nbsp;». </em>Dans la plupart des pays de la Cédéao, le taux de vaccination est de moins de 4&nbsp;%. Ce faible taux de vaccination s’explique entre autres par des doutes au niveau des populations sur la fiabilité des vaccins proposés, un manque d’information relatif à ces vaccins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations à l’origine de ce rapport formulent plusieurs recommandations. Selon S.E Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la Cédéao, les plans de relance économique à moyen et long terme proposés «<em>&nbsp;privilégient la transformation des économies des États membres en vue de mettre un terme à leur forte dépendance vis-à-vis du marché international des matières premières et consolider les systèmes socio-économiques à travers une plus grande diversification en modernisation des économies&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.food-security.net/wp-content/uploads/2020/12/Impact-de-la-pand%C3%A9mie-de-la-Covid-19-en-Afrique-de-lOuest_D%C3%A9cembre-2020.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Téléchargez</a> le premier rapport</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/WFP-0000136107.pdf">Téléchargez</a> le second rapport</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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