<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des idéologie &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/ideologie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/ideologie/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 13 Jan 2026 23:08:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des idéologie &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/ideologie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Au Burkina Faso, la « révolution ibrahimienne » s’écrit dans les mots</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-burkina-faso-la-revolution-ibrahimienne-secrit-dans-les-mots/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-burkina-faso-la-revolution-ibrahimienne-secrit-dans-les-mots/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 23:04:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[construction de la patrie]]></category>
		<category><![CDATA[discours politique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[guerre et défense patriotique]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim traoré]]></category>
		<category><![CDATA[idéologie]]></category>
		<category><![CDATA[junte militaire]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[patriotisme]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’État]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement]]></category>
		<category><![CDATA[révolution ibrahimienne]]></category>
		<category><![CDATA[sankarisme]]></category>
		<category><![CDATA[serviteurs du peuple]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[symbolisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20862</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la « révolution ibrahimienne » au Burkina Faso et son impact sur la politique et le langage de l'État.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Burkina Faso entre dans une nouvelle phase de sa transition : celle de la révolution « ibrahimienne », le terme n’existe sûrement pas encore dans les dictionnaires mais traduit la stratégie que développe le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso. C’est une révolution où les mots deviennent des armes politiques. En rebaptisant ses ministères — « Guerre et Défense patriotique », « Construction de la Patrie », « Serviteurs du Peuple » — Ouagadougou ne se contente pas de remanier son gouvernement. Le chef de l’Etat cherche à refonder le langage de l’État, à transformer la sémantique bureaucratique en manifeste idéologique d’un pouvoir qui se veut souverainiste, moral et révolutionnaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 janvier, le capitaine Ibrahim Traoré a remanié son gouvernement. Peu de visages nouveaux, mais un glissement majeur : celui du vocabulaire. Sous le vernis des intitulés ministériels, c’est tout un projet de refondation idéologique qui s’affirme – celui d’un État en guerre, d’une nation en construction et d’un pouvoir révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-remaniement-aux-allures-de-manifeste-politique"><strong>Un remaniement aux allures de manifeste politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, le remaniement du 12 janvier 2026 ne bouleverse pas l’équilibre politique du régime burkinabé. Jean Emmanuel Ouédraogo conserve son poste de Premier ministre, tout comme la majorité des ministres clés du gouvernement. Mais derrière la stabilité apparente se cache une opération d’une autre nature : une refonte du langage politique, qui traduit la philosophie du capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis octobre 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En un geste symbolique mais lourd de sens, le chef de l’État a rebaptisé plusieurs portefeuilles ministériels. Ainsi, le ministère de la Défense et des anciens combattants devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce qui marque une rupture claire avec le lexique technocratique pour adopter celui de la mobilisation nationale. De même, le ministère des Infrastructures et de l’Urbanisme fusionne sous le nom de ministère de la Construction de la Patrie, tandis que la Fonction publique devient le ministère des Serviteurs du Peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-semantique-comme-instrument-de-pouvoir"><strong>La sémantique comme instrument de pouvoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces changements ne sont pas de simples effets de style. Ils s’inscrivent dans une stratégie de communication profondément politique : réinventer le langage de l’État pour incarner la révolution «&nbsp;<em>ibrahimienne</em>&nbsp;» — un projet de refondation souverainiste, patriotique et moraliste que le capitaine Traoré entend opposer à l’ordre postcolonial et à la bureaucratie héritée. En un mot, désoccidentaliser les portefeuilles ministériels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette logique, le mot «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» n’est plus tabou. Il devient le cœur de la légitimité du pouvoir. Face aux attaques djihadistes persistantes et à la désintégration territoriale, Traoré ne parle plus de défense mais de «&nbsp;<em>combat pour la patrie&nbsp;</em>». Quant aux «&nbsp;<em>serviteurs du peuple&nbsp;</em>», ils évoquent moins une administration publique qu’une avant-garde morale appelée à s’engager corps et âme pour la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce glissement sémantique s’apparente à une «&nbsp;<em>révolution par les mots</em>&nbsp;», qui vise à refonder la symbolique du pouvoir autour de valeurs telles que la discipline, le sacrifice et la loyauté nationale. Dans la rhétorique du jeune capitaine, la guerre n’est plus seulement militaire, elle est culturelle, économique et psychologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-sankariste-la-methode-ibrahimienne"><strong>L’héritage sankariste, la méthode ibrahimienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette «&nbsp;<em>révolution ibrahimienne&nbsp;</em>» — qui touche à tous les secteurs clés du développement et de la sécurité vise avant tout la souveraineté du pays — assume un héritage tout en se distinguant du modèle sankariste. Là où Thomas Sankara plaçait l’émancipation dans la production et la probité révolutionnaire, Ibrahim Traoré ancre sa révolution dans la souveraineté sécuritaire et l’affirmation identitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’Etat se présente comme le défenseur d’un Burkina Faso «&nbsp;<em>debout</em>&nbsp;», tourné vers l’autonomie politique et militaire, en rupture avec les tutelles extérieures. Son discours s’inscrit dans une lignée postcoloniale revendiquée, mais sa méthode, elle, se veut pragmatique, martiale et incarnée par la verticalité de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, à travers ces nouveaux intitulés, Traoré réaffirme son projet de militarisation de la gouvernance, de moralisation de l’administration et de nationalisation du récit collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les observateurs, cette mutation du vocabulaire gouvernemental traduit une tentative de consolidation du pouvoir par la mobilisation symbolique. Dans un pays encore meurtri par l’insécurité, la multiplication des attaques et les crises humanitaires, le recours à un lexique héroïque vise à reconstruire la fierté nationale et à réactiver une mythologie politique du sacrifice collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nbsp-republique-du-devoir-nbsp"><strong>Vers une «&nbsp;République du devoir&nbsp;» ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso du capitaine Traoré se rêve en «&nbsp;<em>République du devoir</em>&nbsp;», où chaque citoyen, chaque fonctionnaire, chaque soldat devient un rouage de la reconstruction nationale. La révision des noms ministériels n’est qu’un symptôme de cette transformation : une politique du symbole, au service d’un État en quête d’âme et d’autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, Ibrahim Traoré n’a pas seulement changé des ministères. Il a redéfini la grammaire du pouvoir burkinabé — un pouvoir qui parle désormais le langage de la guerre, du peuple et de la patrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une révolution, non pas dans les rues, mais dans les mots, et surtout, à terme, dans les esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-burkina-faso-la-revolution-ibrahimienne-secrit-dans-les-mots/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20862</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#Poème: Arion</title>
		<link>https://saheltribune.com/poeme-arion/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/poeme-arion/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 13:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[idéologie]]></category>
		<category><![CDATA[indifférence]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=3699</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Serions-nous en face du vide d&#8217;une toile que le peuple s&#8217;apprête à peindre à colorer! Longtemps assis dans votre loge, sous votre voile au risque de vous faire siffler, déloger&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Serions-nous en face du vide d&rsquo;une toile</p>



<p class="wp-block-paragraph">que le peuple s&rsquo;apprête à peindre à colorer!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps assis dans votre loge, sous votre voile</p>



<p class="wp-block-paragraph">au risque de vous faire siffler, déloger</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;ombre de votre miroir, de vos idéaux,</p>



<p class="wp-block-paragraph">au mépris de la résistance, des vieux nigauds</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mensonges et conspirations&nbsp;; par votre absence,</p>



<p class="wp-block-paragraph">vous attisez, par votre silence, votre indifférence</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand vous jouez dans la cour des grands,</p>



<p class="wp-block-paragraph">enlacez la lune dansez avec les étoiles</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laissez-vous emporter par vos rêves, votre élan</p>



<p class="wp-block-paragraph">du haut, d’Arion&nbsp; de la licorne, de l&rsquo;imaginal</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habiba Nasraoui Ben Mrad, enseignante universitaire à l’Ecole Supérieure de Commerce de Tunis</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/poeme-arion/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3699</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les intellectuels périphériques au Mali, des dangers</title>
		<link>https://saheltribune.com/les-intellectuels-peripheriques-au-mali-des-dangers/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/les-intellectuels-peripheriques-au-mali-des-dangers/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2020 09:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crises maliennes]]></category>
		<category><![CDATA[être un intellectuel]]></category>
		<category><![CDATA[idéologie]]></category>
		<category><![CDATA[irresponsabilité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=1299</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>quand un intellectuel manque à ses devoirs essentiels qui sont la mise au point, le recul et la compréhension des faits, il devient un idéologue. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par  Tidiani Bakary Guindo</strong> </p>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les intellectuels semblent avoir failli à leur devoir. Cette situation est fâcheuse selon Tidiani Bakary Guindo, étudiant en Master philosophie, qui la dénonce avec virulence. Il essaie de recadrer l’intellectuel malien. </strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">Être intellectuel, c&rsquo;est être un idéologue. Au Mali, l’intellectualisme a tendance à se résumer au titre faisant du coup table rase des compétences réelles de tout un chacun. Dans un tel contexte, il est difficile de penser à la paix et au développement. </p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Le singe dit&nbsp;: si ton visage est concave, commence tôt à pleurer</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, le mensonge est
devenu la chose du monde la mieux partagée.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1281&amp;action=edit">Mali : Non, les lois ne sont pas faites pour embellir la constitution</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">La population malienne
est en colère. Oui, en colère contre ses dirigeants qui sont à l’image du
caméléon. Des dirigeants qui font peau neuve chaque jour. Un pays dans lequel
le mensonge est devenu le maître mot, voire le père de toute chose, ne pourra jamais
progresser.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Dans la famille, le père
ment à sa femme. De la femme aux enfants. En dehors de la famille, il ment à
ses amis. Ainsi, le mensonge prend place dans sa vie. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Les hommes politiques
maliens ne font jamais exception à cette règle, car c’est devenu une tradition
pour eux.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1236&amp;action=edit">Au Mali, rien ne marche !</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Le chien dit&nbsp;: si tu vois qu’un bâton n’épargnera pas ton dos, vas-y aussitôt et qu’on te frappe !</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les intellectuels ont donné naissance aux idéologues. Car quand un intellectuel manque à ses devoirs essentiels qui sont la mise au point, le recul et la compréhension des faits, il devient un idéologue. Voilà pourquoi les intellectuels maliens sont plus des idéologues que des intellectuels.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2072879582/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2072879582&amp;linkId=6d5dc7c5cd963058316560f100df6311" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Jean Paul Sartre, Plaidoyer pour les intellectuels (opens in a new tab)">Jean Paul Sartre, Plaidoyer pour les intellectuels</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Le petit lièvre dit&nbsp;: Si ton camarade est un gaillard, dis qu’il est gaillard, cela n’enlève rien à ce que toi tu es.</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Dans des pays comme le
nôtre, on ne sait pas exactement qui est un intellectuel et qui ne l’est pas.
Pour que tu sois respecté au Mali, il faut typiquement être un docteur,
professeur et j’en passe. Le titre a pris dessus sur la personnalité. Or, le
titre n’est rien lorsque la compétence n’est pas au rendez-vous. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1218&amp;action=edit">Education: les vautours de chariasôsôbougou</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">On peut engendrer un
enfant et danser au son de sa kora.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Par là, je peux même dire
que ce sont ces docteurs qui ont volé, violé et mis notre cher pays dans le
chaos&#8230;</p>


<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, celui qui a
fait des études universitaires, peu importe d’ailleurs le sujet, concerné,
voire son niveau, est considéré <em>ipso facto</em> comme un intellectuel. Sous
la première République, nos dirigeants étaient à la hauteur et cela sur tous
les plans&#8230; Ils n’étaient ni des docteurs ni des assistants dans les
universités. Pourtant, ils connaissaient le sens de l’honnêteté et de l’honneur.
Ils savaient que le mensonge était une tare morale. Ils préféraient la mort à
la honte. Ils disaient la vérité malgré les circonstances. Bref, ils étaient
humbles.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=947&amp;action=edit">Education: la culture de l’excellence fait-elle bon ménage avec le recrutement de volontaires ?</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Naissance des intellectuels traducteurs</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">La plupart de ceux qu’on
appelle intellectuels aujourd’hui sont des traducteurs, parce qu’ils servent de
véhicules, de transmetteurs de la connaissance soit antique, médiévale, moderne
et j’en passe&#8230;</p>


<p class="wp-block-paragraph">Tant que le crapaud n’est
pas encore tombé dans de l’eau chaude, il ignore qu’il existe autre chose que l’eau
froide qu’il connaît.</p>


<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intellectuel malien souffre d’une double claustrophobie. Ils sont pris en tenaille entre une culture locale par rapport à laquelle ils sont en avance, et un monde plus large dont les feux de la rampe les éblouies sans qu’ils aient accès. Donc, ils ne sont ni d’ici (du Mali) ni d’ailleurs. Ils sont en quelque sorte aliénés par rapport aux deux&#8230;</p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Comment le Mali d’aujourd’hui peut-il trouver le salut ?</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">L’homme malien peut
trouver le salut en ayant la capacité de dire clairement la vérité, peu importe
les conséquences surtout que la vie est faite de conséquences.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=859&amp;action=edit">Redéfinir la laïcité au Mali</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Si ton pantalon dit que
tu as pété, la contestation est-elle encore possible ?</p>


<p class="wp-block-paragraph">Tant que les traducteurs
maliens pensent qu’ils sont des intellectuels au sens strict du terme, le Mali
ne sortira jamais de ce gouffre d’injustice, de mensonge, de favoritisme, de
népotisme, de clientélisme, de la gabegie, des incessantes guerres et du vol du
dénier public.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Le savoir est dangereux
lorsqu’il est offert à la multitude, parce qu’il sape les fondements de la
société civile en prédisposant ses membres à la sédition.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=786&amp;action=edit">La vérité malgré l’amitié !</a></p>


<p class="wp-block-paragraph">Voilà pourquoi les hommes
politiques maliens dupent l’immense majorité de la population pour les
maintenir dans la servitude et dans l’ignorance.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Si tu vois un chacal en train
d’avaler des graines de dattier du désert, c’est qu’il a déjà bien expérimenté
le diamètre de son anus.</p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Nécessaire changement de comportement</strong> </h5>


<p class="wp-block-paragraph">Si nous voulons que les
choses changent, nous devrons commencer par corriger nos comportements. Le
règne de la paix entre tous les Maliens passe par le courage de se dire la
vérité en face. Car connaître l’éléphant n’est pas une question d’âge.</p>


<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Aucun pays ne peut progresser dans l’abîme du
mensonge. Aujourd’hui au Mali, l’homme de culture discourt sans appliquer les
canons de son discours. Sa parole fumeuse se transforme en pure rhétorique.
Elle emplit l’espace social d’un vacarme qui n’a de pareil que le pharisaïsme
éhonté. </p>


<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=725&amp;action=edit">Et si les crises constituaient des mises à l’épreuve ?</a></p>


<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Nietzsche  (opens in a new tab)">Nietzsche </a>avait raison de dire que personne n’ose réaliser par lui-même la loi de la philosophie, personne ne vit en philosophie, avec cette simple fidélité virile qui forçait un homme de l’antiquité, où qu’il fût, quoi qu’il fît, à se comporter en stoïcien, dès qu’il avait une fois juré fidélité à la Stoa. Toute la philosophie moderne est politique ou policière, elle est réduite à une apparence savante&#8230;</p>


<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons seulement
avancer dans L’Union et dans l’Unité.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Soyons unis et déterminés
si nous voulons une paix rapide et durable, car, on ne peut pas aimer un
lépreux et refuser ses mouches. </p>


<p class="wp-block-paragraph">En nos Ancêtres méritants, nous avons confiance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/les-intellectuels-peripheriques-au-mali-des-dangers/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1299</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
