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	<title>Archives des identité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Penser l’Afrique de demain par la littérature : quand les écrivains deviennent stratèges du futur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:28:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La littérature africaine devient un instrument clé pour écrire l'Afrique de demain et redéfinir ses imaginaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Longtemps réduite au rôle de miroir social, la littérature africaine s’impose désormais en instrument de projection géopolitique et intellectuelle. De Lagos à Dakar, une génération d’écrivains transforme la fiction en laboratoire d’idées. Ils  redessinent ainsi les contours d’un continent qui entend écrire lui-même son avenir en déconstruisant les imaginaires sur cette partie du monde.</em></strong></p>



<p>Du 10 au 14 février 2026, Bamako devient la capitale de la littérature africaine, avec l’ouverture de la 18<sup>ème</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali. Le thème retenu cette année est « <em>L’Afrique dans le monde de demain </em>». Penser l’Afrique de demain n’est donc plus seulement une affaire d’économistes ou de diplomates. C’est aussi une question de récit.&nbsp;</p>



<p>Dans un monde structuré par la circulation des images, des symboles et des imaginaires, la capacité à se raconter devient un levier de puissance. Or, pendant des décennies, le continent africain a été décrit par les autres qu’il ne s’est décrit lui-même. Il a été assigné à des narrations extérieures, généralement défavorablement, car elles l’ont souvent réduit à une géographie de crises ou à un réservoir de ressources. Tantôt il a été décrit comme le «&nbsp;<em>continent de la sorcellerie</em>&nbsp;», de la «&nbsp;<em>magie noire</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>mythes</em>&nbsp;», tantôt comme totalement «&nbsp;<em>absent</em>&nbsp;» de l’histoire même de l’humanité, un continent de «&nbsp;<em>l’irrationalité</em>&nbsp;». L’Afrique et les Africains ont toujours été vu comme des êtres qui ne peuvent pas réfléchir d’eux-mêmes et qui ne sont bons qu’à «&nbsp;<em>l’exploitation de l’homme par l’homme&nbsp;</em>». « <em>Tant que les lions n&rsquo;auront pas leurs propres historiens, l&rsquo;histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur</em>», dit un célèbre proverbe africain.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui les lions historiens ont pris la plume et écrivent aussi leurs histoires de la chasse. Face à à des récits longtemps imposés, la littérature africaine s’érige désormais en contre-discours stratégique. Elle restitue à l’Afrique sa pluralité et sa profondeur, lui redonne le pouvoir de se penser comme sujet historique. Les écrivains ne se contentent plus d’observer le réel, ils le décrivent en le décortiquant. Ils élaborent des visions, esquissent des trajectoires, formulent des hypothèses. Autrement dit, ils font ce que font aussi les stratèges : ils imaginent l’avenir. L’Afrique n’est plus le continent de «&nbsp;<em>l’anhistoricité</em>&nbsp;», mais celui qui contient un foisonnement d’histoire et de pratiques à raconter, de façon sincère et précise. Un continent qui a une multitude d’histoires et de pratiques à enseigner aux «&nbsp;<em>maîtres du monde</em>&nbsp;». L’intérêt de cette littérature africaine est aussi lié au fait qu’elle déconstruit les narratifs longtemps véhiculés à tort sur l’Afrique, «&nbsp;le <em>berceau de l’humanité</em>&nbsp;». Comment d’ailleurs le berceau de l’humanité peut-il se classer comme un endroit vierge. Voilà l’un des paradoxes de l’occident.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fiction-comme-laboratoire-du-reel"><strong>La fiction comme laboratoire du réel</strong></h2>



<p>Dans ce basculement, la fiction occupe une place prépondérante. Loin d’être une simple échappatoire, elle devient un terrain d’expérimentation intellectuelle où s’élaborent des scénarios politiques, technologiques et sociaux. L’essor de l’afrofuturisme en offre une illustration parfaite. Des auteurs comme Nnedi Okorafor, Tochi Onyebuchi ou Wole Talabi projettent le continent dans des univers où l’innovation scientifique dialogue avec les cosmologies africaines. Le futur n’y est plus importé. Il est conçu localement, à partir d’une mémoire culturelle assumée.</p>



<p>Mais la prospective littéraire ne se limite pas à la science-fiction. Dans ses essais et romans, Léonora Miano ou Aminata Dramane Traoré explore les voies d’une décolonisation des imaginaires, plaidant pour une Afrique affranchie des modèles mimétiques occidentales qu’elle a hérité de la colonisation au profit de nos propres valeurs. Cette décolonisation est une condition sine qua non pour le bon économique, intellectuel voire technologique du continent. Donc ces auteures se battent pour un enracinement culturel tout en restant ouvert à la «&nbsp;<em>civilisation de l’universel&nbsp;</em>». Véronique Tadjo, elle, relie les crises contemporaines — sanitaires, écologiques, sociales — à des interrogations universelles sur la place de l’humain dans son environnement. À travers leurs œuvres, ces écrivaines rappellent que penser le futur africain revient aussi à penser le futur du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-ecrivains-eclaireurs-du-debat-public"><strong>Les écrivains, éclaireurs du débat public</strong></h2>



<p>Dans beaucoup de sociétés africaines, les auteurs occupent une position singulière. Ce sont des intellectuels capables d’ouvrir des débats que les arènes politiques évitent généralement pour plusieurs raisons. Leur parole circule librement entre fiction, essai et tribune, brouillant les frontières entre création et analyse. Mohamed Mbougar Sarr incarne cette génération d’écrivains pour qui la littérature constitue un espace d’exploration philosophique autant qu’esthétique. Son œuvre interroge le rapport au savoir, à la langue et à l’identité — autant de questions décisives pour l’insertion du continent dans la mondialisation intellectuelle. C’est aussi le travail qu’effectue Achille MBembé aussi bien que Tierno Monénembo.&nbsp;</p>



<p>D’autres figures majeures, comme Boubacar Boris Diop ou Ken Bugul, s’attachent à revisiter les mémoires traumatiques, rappelant qu’aucun projet d’avenir ne peut se construire sur l’oubli. En sondant les fractures historiques, ils proposent une pédagogie du temps long, où passé, présent et futur dialoguent pour éclairer les choix collectifs.</p>



<p>Cette fonction critique et analytique se retrouve également chez certains auteurs qui interrogent les ressorts symboliques du pouvoir africains, notamment malien. Dans <em>Les familles fondatrices de Bamako : une histoire de l’État au Mali</em>, le chercheur et journaliste malien Boubacar Sangaré analyse le rôle politique des lignées Niaré, Touré et Dravé, réputées fondatrices de la capitale malienne. Il y voit une véritable « <em>invention de la tradition </em>», mobilisée par les pouvoirs publics depuis les indépendances pour consolider la légitimité de l’État et stabiliser le champ politique, notamment lors de périodes de crise. Par l’étude de ces rituels symboliques — comme les visites protocolaires des présidents à ces familles —, l’auteur, doctorat en science politique à l’université libre de Bruxelles, met en lumière les ressorts para-administratifs du pouvoir et montre comment l’écriture peut devenir un outil d’intelligibilité des mécanismes profonds de gouvernance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-narrative-et-puissance-culturelle"><strong>Souveraineté narrative et puissance culturelle</strong></h2>



<p>Ce rôle stratégique de la littérature tient aussi à la souveraineté narrative, qui constitue d’ailleurs le combat de beaucoup de beaucoup d’Etat africains contemporains. Celui qui écrit définit les cadres de compréhension du monde. En reprenant possession de leur récit, les écrivains africains redessinent la cartographie mentale du continent. La création littéraire devient alors un acte politique, au sens noble du terme. Ils déconstruisent les imaginaires en vue de redonner aux Africains plus de confiance en eux-mêmes pour s’imposer dans ce monde des récits où celui qui parle ou écrit en donnant sa version des faits est celui qui s’arrange la vérité de son côté. On se soucie moins de la véracité des faits que de la défense des récits qui nous valorise ou de nos intérêts. La guerre des récits est à son <em>summum </em>dans ce monde.&nbsp;</p>



<p>De Ngũgĩ wa Thiong’o, chantre de la décolonisation linguistique, à Werewere Liking, qui marie oralité et modernité, l’écriture s’affirme comme un instrument d’émancipation intellectuelle. Les langues africaines, les hybridations stylistiques, les formes narratives inspirées des traditions orales participent d’une même ambition. Celle d’affirmer que l’imaginaire du continent n’est pas périphérique mais central, non folklorique mais structurant.</p>



<p>Chimamanda Ngozi Adichie a résumé cet enjeu dans sa célèbre mise en garde contre « <em>le danger d’une seule histoire </em>». Multiplier les récits, c’est multiplier les possibles — et donc élargir l’horizon stratégique d’un continent en pleine recomposition. Celui qui se tait sera déclaré coupable et recevra le courroux des hauts-parleurs et des plumes affutés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-imaginaire-devient-methode"><strong>Quand l’imaginaire devient méthode</strong></h2>



<p>Là où les diagnostics technocratiques se heurtent aux limites des chiffres, les écrivains mobilisent l’imaginaire. Le rêve, la mémoire, le symbole deviennent des instruments d’analyse. L’auteur n’est pas un planificateur économique, mais un éclaireur. Il ouvre des pistes, suggère des directions, rend pensables des futurs encore invisibles.</p>



<p>Cette fonction est d’autant plus cruciale que toute transformation collective commence par une vision partagée. Avant l’action politique, il faut un récit capable de fédérer les volontés. En cela, la littérature agit comme un prélude aux mutations sociales. Elle prépare les esprits, façonne les sensibilités, légitime les ruptures. Loin de nous certes, mais l’on peut évoquer la révolution française de 1789 — qui n’est plus enseignée dans les écoles maliennes depuis la rentrée scolaire 2025-2026 — dont le déclenchement est dû en grande partie à des auteurs comme Jean Jacques Rousseau, Voltaire, Montesquieu ou encore Dénis Diderot. Des écrivains qui ont pris le soin de mieux préparer les esprits avant le renversement de la monarchie absolue de droit divin.&nbsp;</p>



<p>Des métropoles africaines aux diasporas connectées, une nouvelle génération d’auteurs investit désormais les espaces numériques. Blogs, slam, romans graphiques, podcasts narratifs. Les formes se diversifient, les publics s’élargissent. Cette effervescence témoigne d’un déplacement majeur. La création littéraire n’est plus confinée aux cercles académiques, elle irrigue l’espace public et prépare les esprits. C’est conscient de cette force de la littérature que dans l’ouvrage <em>Fahreinheit 451</em>, Ray Bradbury montre que la littérature est bien plus qu’un simple loisir. Elle incarne la mémoire, l’esprit critique et la liberté de penser face aux régimes qui cherchent à uniformiser les consciences. En brûlant les livres, le pouvoir tente d’effacer la complexité humaine, rappelant que protéger la littérature revient à défendre la capacité d’une société à réfléchir par elle-même. Malheureusement, dans beaucoup d’Etats, les écrivains vivent ce problème. Malgré tout, ils se défendent bien grâce à la mondialisation du marché éditorial.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-batisseurs-d-avenir"><strong>Bâtisseurs d’avenir</strong></h2>



<p>Ces voix racontent une Afrique urbaine, mobile, inventive, confrontée aux défis climatiques et technologiques mais résolument tournée vers l’avenir. Elles imaginent des villes intelligentes enracinées dans les traditions, des sociétés réconciliées avec leur histoire, des modernités hybrides qui refusent l’alternative stérile entre imitation et repli.</p>



<p>Les écrivains africains du XXIᵉ siècle ne sont plus seulement les chroniqueurs d’un monde en mutation. Ils en deviennent les architectes symboliques. Dans leurs pages se dessinent des scénarios politiques, des visions économiques, des philosophies du progrès. Leur force tient à leur capacité de transformer l’imaginaire en outil d’action.</p>



<p>Penser l’Afrique de demain par la littérature, c’est reconnaître que le futur n’est pas une fatalité à attendre mais un récit à construire. Et sur ce terrain, les auteurs du continent occupent déjà les avant-postes. Non comme de simples conteurs, mais comme des stratèges de l’esprit — ceux qui, en redessinant les horizons du possible, préparent silencieusement les réalités de demain.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Année de la Culture 2025 : Les valeurs endogènes comme socle de la refondation nationale  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:02:32 +0000</pubDate>
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<p>L'Année de la Culture 2025 au Mali vise à promouvoir la culture comme pilier de la société et de la cohésion nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>L’Année de la Culture 2025 au Mali a été décrétée par le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition. Cette décision a marqué une étape&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>clé&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>dans la refondation nationale. Elle visait à replacer la culture au cœur du projet de société, en affirmant qu’elle n’était pas un simple divertissement, mais un pilier de souveraineté et de cohésion. Le décret présidentiel a donné une légitimité institutionnelle forte à cette initiative.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p>Cette proclamation s’inscrivait dans la vision du Mali Kura, où la culture devient un instrument de mémoire et de transmission. En décrétant cette année, le Chef de l’État a voulu rappeler que la culture est une force vivante, capable de guider la jeunesse et de consolider l’identité nationale. L’Année de la Culture s’est ainsi imposée comme un cadre structurant pour l’avenir, donnant aux institutions et aux citoyens un horizon commun. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-valeurs-endogenes-comme-socle"><strong>Les valeurs endogènes comme socle</strong><strong></strong></h2>



<p>Au cœur de cette initiative, les valeurs endogènes ont été mises en avant. Hospitalité, solidarité, respect des anciens et promotion des langues nationales ont été placés au centre des actions. Ces valeurs, profondément enracinées dans les communautés, ont été présentées comme des repères essentiels pour surmonter les crises sociales et politiques. L’Année de la Culture a permis de rappeler que le Mali possède ses propres références, capables de nourrir une souveraineté culturelle authentique. &nbsp;</p>



<p>La feuille de route présentée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a renforcé cette orientation. Baptisée Mali den Kura, elle visait à restaurer les traditions tout en ouvrant la voie aux industries culturelles modernes. Cette stratégie cherchait à conjuguer patrimoine et innovation, mémoire et créativité. En mettant en avant les valeurs endogènes, le projet a affirmé que la culture malienne n’est pas figée, mais qu’elle peut évoluer sans perdre son identité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-parrainage-du-mois-et-les-grands-programmes"><strong>Le parrainage du mois et les grands programmes</strong><strong></strong></h2>



<p>Durant toute l’année, le département en charge de la Culture, sous l’impulsion du ministre Mamou Daffé, a instauré le concept de parrainage ou marrainage du mois . Cette initiative mettait à l’honneur un homme ou une femme de culture, valorisant ainsi les figures emblématiques qui incarnent la mémoire et la créativité nationale. Ce dispositif a permis de donner une visibilité régulière aux acteurs culturels et de renforcer le lien entre institutions et citoyens. &nbsp;</p>



<p>Parallèlement, plusieurs grands programmes ont marqué l’année. Parmi eux, les États généraux de la culture, l’Assurance Volontaire pour la Culture (AVOC), l’Initiative Siguida-Nièta, ainsi que les espaces d’éducation à la citoyenneté et aux valeurs culturelles «&nbsp;<em>Faso Sifinso&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>Faso Baro Kènè</em>&nbsp;». L’élaboration de la politique culturelle de la culture, de l’artisanat et du tourisme, ainsi que le soutien aux événements culturels et à la création artistique, ont donné une dimension concrète et durable à l’Année de la Culture. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grands-rendez-vous-culturels-et-artisanaux"><strong>Les grands rendez-vous culturels et artisanaux</strong><strong></strong></h2>



<p>L’Année de la Culture a également été marquée par des rendez-vous majeurs qui ont rythmé la vie artistique et artisanale du pays. Le Festival international Triangle du Balafon a célébré l’un des instruments emblématiques de l’Afrique de l’Ouest, en réunissant des musiciens et des chercheurs autour de ce patrimoine vivant. Ce festival a montré que la culture malienne est aussi un vecteur de dialogue régional et de rayonnement international, en valorisant un symbole de l’identité musicale africaine. &nbsp;</p>



<p>Le Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA 2025) a constitué un autre temps fort. Il a mis en lumière la créativité des artisans maliens et leur rôle dans l’économie culturelle. Ce salon a permis de promouvoir les savoir-faire traditionnels tout en ouvrant des perspectives commerciales et touristiques. En donnant une visibilité internationale à l’artisanat, l’Année de la Culture a renforcé la souveraineté économique et culturelle du Mali, en affirmant que ses traditions peuvent être sources de développement durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-biennale-de-tombouctou-apotheose-de-l-annee"><strong>La Biennale de Tombouctou, apothéose de l’année</strong><strong></strong></h2>



<p>La clôture de l’Année de la Culture s’est déroulée en décembre 2025 à Tombouctou, lors de la Biennale artistique et culturelle. Une cérémonie solennelle au monument de la Flamme de la Paix a incarné la mémoire des conflits et l’espoir de réconciliation. Cet événement a synthétisé l’année : un dialogue entre patrimoine et modernité, entre mémoire et paix. Tombouctou, ville symbole, a rappelé que le Mali est dépositaire d’un patrimoine universel reconnu. &nbsp;</p>



<p>Cette Biennale a été le point culminant d’une dynamique populaire et inclusive. La participation active des communautés : artistes, familles et associations, a donné chair à l’Année de la Culture. Cette mobilisation a prouvé que la souveraineté culturelle ne peut être décrétée uniquement par l’État, mais qu’elle doit être vécue par les citoyens. L’inclusion des acteurs locaux a renforcé l’idée que la culture est un bien commun, partagé et transmis par tous. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-retrospective-porteuse-d-avenir"><strong>Une rétrospective porteuse d’avenir</strong><strong></strong></h2>



<p>Ainsi, l’Année de la Culture 2025, décrétée par&nbsp;le général&nbsp;Assimi Goïta, a été une réussite institutionnelle et populaire. Elle a permis de réaffirmer les valeurs endogènes, d’affirmer la souveraineté culturelle et de projeter le Mali sur la scène internationale. Cette année n’a pas été une parenthèse, mais un laboratoire d’initiatives. La pérennité de ses acquis dépendra de la capacité des institutions et des citoyens à prolonger cet élan. &nbsp;</p>



<p>Cette rétrospective révèle une année riche en événements, en symboles et en mobilisations. Elle montre un Mali qui cherche à se réconcilier avec son histoire, à valoriser ses talents et à projeter son image culturelle au-delà de ses frontières. L’Année de la Culture a été un moment fondateur, où la mémoire et la créativité se sont conjuguées pour bâtir un avenir souverain. Elle reste une référence pour l’avenir du Mali Kura et pour la consolidation de son identité culturelle. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale de la philosophie : le CRD rend hommage au Pr Mamadou Lamine Traoré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:11:34 +0000</pubDate>
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<p>Journée mondiale de la philosophie : un webinaire animé par le CRD met en avant des idées sur la citoyenneté et l'État au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie, célébrée le 20 novembre 2025, le Cercle de Réflexion à Distance (CRD) a réuni, autour d’un webinaire, des penseurs et intellectuels maliens pour interroger le vivre-ensemble dans un Mali en quête de refondation. Placée sous l’hommage au Pr Mamadou Lamine Traoré, cette rencontre a été un moment de réflexion profonde sur la citoyenneté, l’État et les dérives communautaires qui fragilisent la cohésion nationale.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Ce jeudi 20 novembre 2025, les philosophes maliens, à l’instar de leurs homologues du monde entier, ont célébré la Journée mondiale de la philosophie. Cette année, c’est le&nbsp;Cercle de Réflexion à Distance (CRD)&nbsp;qui a organisé cette célébration des idées à travers un webinaire. Le CRD est une association de jeunes écrivains africains engagés pour l’éveil de la conscience des peuples d’Afrique. Son objectif est de produire des textes qui contribuent, d’une manière ou d’une autre, à l’éradication des problèmes auxquels le monde en général, et l’Afrique en particulier, sont confrontés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mamadou-lamine-nbsp-un-modele-de-rigueur-intellectuelle"><strong>Mamadou Lamine,&nbsp;</strong><strong>un modèle de rigueur intellectuelle</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans un contexte de crise où le Mali traverse un moment crucial de son histoire, un thème particulièrement pertinent a été retenu :&nbsp;«&nbsp;<em>Le vivre-ensemble malien en crise : refonder la citoyenneté au-delà des identités ethniques et religieuses.&nbsp;</em>»&nbsp;Ce webinaire a été placé sous le signe de&nbsp;l’hommage au Pr Mamadou Lamine Traoré, en reconnaissance de ses contributions majeures à la pensée philosophique et au rayonnement intellectuel du Mali.</p>



<p>Les conférenciers,&nbsp;M. Seydou Cissé&nbsp;et&nbsp;Dr Souleymane Keita, ont abordé la thématique sous divers angles, à la lumière de l’esprit philosophique.</p>



<p>Un hommage appuyé fut d’abord rendu au Pr Mamadou Lamine Traoré, dont les deux intervenants furent les étudiants. M. Cissé a rappelé que le Pr Traoré était «&nbsp;<em>un patriote, un modèle de rigueur intellectuelle</em>&nbsp;», tandis que Dr Keita a souligné qu’il était «&nbsp;<em>un enseignant exemplaire, proche de ses étudiants, et profondément attaché à un enseignement de qualité de la philosophie au supérieur&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nbsp-nbsp-poisons-du-vivre-ensemble-nbsp"><strong>Les&nbsp;</strong><strong>«</strong><strong>&nbsp;poisons du vivre-ensemble</strong><strong>&nbsp;»</strong><strong></strong></h2>



<p>Abordant la question de la refondation de la citoyenneté, Dr Keita a affirmé que&nbsp;«&nbsp;<em>l’on ne naît pas citoyen, on le devient&nbsp;</em>», précisant que cela s’inscrit dans le cadre politique : «&nbsp;<em>Le citoyen n’existe pas en dehors de l’État&nbsp;</em>», a-t-il ajouté. Autrement dit, pour refonder la citoyenneté, il faut d’abord refonder l’État, lequel doit être bâti sur la justice sociale. La citoyenneté, selon lui, est l’expression d’une adhésion volontaire où l’État doit réguler et encadrer toutes les organisations.</p>



<p>Dans cette logique, M. Cissé a estimé qu’il existe aujourd’hui&nbsp;«&nbsp;<em>un besoin d’hommes d’État</em>&nbsp;»&nbsp;au Mali. Il a mis en garde contre le&nbsp;clanisme, le communautarisme et le tribalisme, qu’il a qualifiés de «&nbsp;<em>poisons du vivre-ensemble</em>&nbsp;». L’homme d’État, selon lui, doit se situer au-dessus des appartenances claniques.</p>



<p>Pour sa part, Dr Keita a déclaré que le Mali est devenu&nbsp;«&nbsp;<em>un laboratoire pour toutes les sectes religieuses&nbsp;</em>», soulignant que toute association à vocation exclusive devient dangereuse pour la survie de l’État. Il a conclu en rappelant qu’il revient à l’État, pour préserver le vivre-ensemble, de dissoudre toutes les organisations à caractère religieux ou communautaire ayant des visées politiques.</p>



<p><strong>Abdramane Coulibaly</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nouvelle Journée des coutumes et des traditions au Burkina Faso: une célébration de l&#8217;identité et de la souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 14:14:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[identité culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Journée des coutumes et des traditions]]></category>
		<category><![CDATA[racines culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>15 mai - Journée des coutumes et des traditions au Burkina Faso. Une période de réflexion et de célébration des racines culturelles du pays, instaurée par le Président de la Transition.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em> Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition et Chef de l&rsquo;État du Burkina Faso, a annoncé ce mercredi 15 mai 2024, via son compte sur la plateforme X, l&rsquo;instauration officielle du 15 mai comme la « Journée des coutumes et des traditions » au Burkina Faso. Cette annonce coïncide avec le mois du Patrimoine burkinabè, marquant ainsi une période de réflexion et de célébration des racines culturelles du pays.</em></strong></p>



<p>Durant sa visite au Musée national ce jour, le Président Traoré a souligné l&rsquo;importance de cette nouvelle journée qui se veut être un symbole puissant pour le peuple burkinabè en quête de son identité propre, de paix et de souveraineté totale. « <em>Cette journée nous offre l’occasion de mener une introspection profonde pour faire surgir de nos racines et de notre culture les valeurs de solidarité, de paix, de tolérance, de rigueur et de combativité</em>, » a-t-il déclaré.</p>



<p>En outre, le Président a invité tous les Burkinabè et amis du Burkina Faso à intégrer dans leurs habitudes la visite des sites du patrimoine commun du pays. Il estime que c’est à travers la connaissance approfondie des origines, de l&rsquo;histoire et de la richesse culturelle burkinabè que le pays pourra se fortifier face aux nombreux défis actuels.</p>



<p>Cette initiative est perçue comme une démarche pour renforcer la cohésion nationale et la fierté patriotique à un moment où le Burkina Faso navigue à travers des périodes de transitions politiques et de défis sécuritaires. Le choix de cette date et des activités liées à la Journée des coutumes et des traditions est stratégique pour renforcer les liens entre les citoyens et leur patrimoine culturel, souvent éclipsé par les urgences quotidiennes et les crises.</p>



<p>Cette nouvelle célébration est un rappel que, malgré la modernisation et les crises, les traditions et les coutumes ont un rôle crucial à jouer dans la fondation de l&rsquo;avenir du pays. Le Burkina Faso, riche de ses diversités ethniques et culturelles, trouve ainsi un moment de réflexion annuelle pour se rappeler et valoriser ce qui forge son identité unique sur la scène internationale.</p>



<p><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Livre : « Et si tu ne me trouves pas au paradis » ou la recherche du tableau manquant d’une vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Hadèye Fofana]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[quête de soi]]></category>
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<p>Publié dans les éditions La Sahélienne, « Et si tu ne me trouves pas au paradis » de Hadèye Fofana est un roman plein de signification dans un monde en quête de&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Publié dans les éditions La Sahélienne, « Et si tu ne me trouves pas au paradis » de Hadèye Fofana est un roman plein de signification dans un monde en quête de repères.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">« <em>Si tu donnes aux autres le pouvoir de définir ton identité, tu passeras ta vie à l’effleurer, sans jamais l’embrasser</em> », lit-on dans cet ouvrage de Hadèye Fofana. Un passage qui résume bien cet ouvrage dont le thème central est la quête d’identité.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Tiala, le personnage principal du roman, après des années d’absence de sa ville, y retourne et désire désormais découvrir son histoire à travers la vie de son grand-père, Pierre. Sauf que la vie de celui-ci manque un tableau que ce dernier a tenu en secret jusqu’à sa mort.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La quête de ce tableau manquant, qui devra permettre à la jeune fille de découvrir son identité, la conduira de Paris à Gao en passant par Dakar et Bamako. Une quête de soi nécessaire pour trouver des réponses à ses interrogations incessantes ainsi qu’aux critiques acerbes des autres.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ce roman aborde plusieurs thématiques transversales&nbsp;: l’insécurité au Mali, la problématique de l’emploi des jeunes, la perte de l’identité, la tradition, etc.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le style de l’auteur rend la lecture et la compréhension assez facile.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">« <em>Et si tu ne me trouves pas au paradis</em> », qui est une phrase de fin de vie, est l’un des meilleurs romans que j’ai pu lire ces dernières années. Du début jusqu’à la fin, l’auteure maintient son lecteur en haleine. Tiala réussira-t-elle à retrouver le tableau manquant? A vous de le découvrir. </p>



<p class="has-black-color has-text-color">S’il y a un ouvrage à recommander aux jeunes d’aujourd’hui, c’est bien ce roman. Car la voie empruntée par Tiala, la quête de soi, est le chemin qui conduit « <em>à la connaissance de soi</em> » et par ricochet au vivre-ensemble.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le message qui m’a paru le plus essentiel dans cet ouvrage est la multiplicité de nos identités et le courage de les découvrir. Sur ce point, ce roman est non seulement sociologique, mais également anthropologique.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#MardiPhilo : l’acceptation de l’opposition du vrai au vrai, un enrichissement de soi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[acceptation de soi]]></category>
		<category><![CDATA[acceptation des autres]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[multiplicité des identités]]></category>
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<p>La vérité,&#160;s’il en existe une, est l’horizon envié par tous les hommes. Des premières heures de l’humanité à nos jours, beaucoup de vérités ont vu le jour, ont été déconstruites,&#160;reconstruites&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>La vérité,&nbsp;s’il en existe une, est l’horizon envié par tous les hommes. Des premières heures de l’humanité à nos jours, beaucoup de vérités ont vu le jour, ont été déconstruites,&nbsp;reconstruites et ensuite&nbsp;reniées, <em>in infinitum</em>, sans pour autant que nous renonçons au vrai. Sans pour autant que ses vérités déconstruites soient définitivement enterrées.</p>



<p>Le vrai est finalement devenu la norme de tous les combats. Chacun veut l’avoir de son côté, mais finalement elle échappe à tous.&nbsp;</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4810&amp;action=edit">Pour mieux saisir la post-vérité, relire Hannah Arendt</a></p>



<p>Cette guerre des vérités individuelles a fini par tellement éblouir l’humain&nbsp;que nul ne veut accepter d’autres vérités dans sa demeure. Chacun souhaite ériger sa vérité en norme absolue à laquelle tous les hommes doivent adhérer en abandonnant leur vérité à eux.</p>



<p>On oublie généralement que l’objectivité est une norme incontournable pour l’institutionnalisation de la vérité. Cette objectivité est celle qui se construit avec les autres et pour les autres. Elle exige l’autocritique, la critique, mais aussi l’acceptation de la critique. Elle naît donc d’une confrontation argumentée de thèses adverses.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4741&amp;action=edit">Pourquoi la croyance ne peut jamais justifier la violence</a></p>



<p>Vue sous cet angle, la construction du vrai comme norme sociale est un vecteur de cohésion sociale et de développement. Mais cette vérité communautaire peut-elle être érigée en norme absolue, c’est-à-dire recevoir la même compréhension chez tous les êtres raisonnables ? Absolument,&nbsp;non. Une vérité communautaire n’est valable que pour la communauté qui la donne naissance. Elle lui colle la peau. C’est son identité.&nbsp;</p>



<p>Le vrai dans la communauté peule peut être le faux dans la communauté dogon, et vice versa. Le vrai dans la communauté bambara peut être le faux dans la communauté Tamasheq, et vice versa.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=4601&amp;action=edit">#MardiPhilo : pour des identités solides !</a></p>



<p>La vérité est donc à la fois, le vrai et le faux. Comprendre cette évidence, c’est travailler à une cohabitation pacifique d’une multiplicité de vérités. Il n’y a ni de vrai ni de faux. Il n’y a que les deux, pris ensemble. N’est-ce pas ce que Héraclite appelle la lutte et l’harmonie des contraires ? Nos divergences sont en même temps des convergences. Nous devons accepter de nous rassembler parce que justement nous sommes différents. Cette différence est la preuve de notre interdépendance pour l’harmonie du monde.</p>



<p>L’acceptation de cette évidence est ce qui manque à notre monde. Nos identités peuvent diverger. Mais chacun doit trouver dans cette divergence la clé de conciliation avec l’autre pour un véritable vivre ensemble. Car nous sommes à la fois différents les uns des autres, mais à la fois les mêmes. Notre humanité demeure en dehors de toute autre vérité périssable ou relative.&nbsp;</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#MardiPhilo : pour des identités solides !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 11:24:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[diversité culturelle du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
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<p>Le monde est en ébullition. On dirait que le dogmatisme prend de plus en plus de l’ascendance sur les valeurs du vivre ensemble. L’acceptation de l’unité dans la diversité est&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le monde est en ébullition. On dirait que le dogmatisme prend de plus en plus de l’ascendance sur les valeurs du vivre ensemble. L’acceptation de l’unité dans la diversité est une école d’apprentissage pour chaque identité. Cette école ne saurait véritablement régner sans une pratique d’ouverture de chaque identité aux autres. Notre monde souffre du favoritisme ou de l’autosuffisance, qui n’est qu’une forme d’enfermement sur soi. &nbsp;</strong></p>



<p>Si les choses ne sont pas ce qu’elles sont ou ce qu’elles devraient être, c’est parce que des valeurs comme le civisme, le patriotisme sont laissées en plan. Nul n’a l’amour de son pays. Chacun vise la satisfaction de ses intérêts au détriment de l’intérêt général. Une situation qui conduit le pays dans le chaos. La corruption, le vol, le mensonge, l’indifférence face aux affaires de la nation sont des attitudes qui caractérisent l’irrationalisme des régimes actuels. Le terreau, souvent inentendu, de la quasi-totalité des crises sociales que traversent nos nations, c’est surtout le favoritisme, notamment la valorisation de soi, de sa classe ou de son groupe ethnique.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La multiplicité des identités</strong></h3>



<p>Pourtant, lorsque nous parlons de république, il s’agit d’une communauté d’individus dont chacun se trouve armé d’une identité, entendue par l’identité culturelle. Cette diversité des identités dans la république devrait pourtant être un avantage et non un obstacle. <em>« […] Le multiculturalisme est un enrichissement culturel <a href="#_ftn1"><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></a>», </em>faisait savoir le philosophe français Edgar Morin<em>.</em></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2616&amp;action=edit">Extrait de « L’os de la parole : cosmologie du pouvoir » de Adame Ba Konaré : ce que vaut la multiplicité des identités</a></p>



<p>Nous comprenons alors que la république est à la fois une et multiple. Une, en tant qu’une seule instance composée d’êtres humains, et multiple parce qu’englobant des personnes de cultures différentes. À cet effet, Edgar Morin écrit&nbsp;: <em>« Tous les humains sont semblables du point de vue génétique, anatomique, physiologique, cérébral, affectif, et tous sont, en même temps différents <sup>12 </sup>».</em> Cette unicité dans la multiplicité est ce qui fait l’harmonie d’une république, puisque chaque culture constitue en soi une expérience permettant à toutes les autres de <a href="#_ftn2"><sup>[2]</sup></a>s’enrichir et d’évoluer.</p>



<p>Cette multiplicité n’est pourtant efficace que lorsqu’elle est bien gérée. D’où l’avertissement de Tariq Ramadan, philosophe et islamologue suisse, indiquant que nos identités ne doivent pas empêcher notre ouverture vers l’universel. L’identité étant ce qui permet de nous définir, de nous distinguer des autres individus est multiple. Ainsi, Tariq Ramadan indique&nbsp;: <em>« Nos identités sont multiples et en mouvement. »<a href="#_ftn3"><sup><strong><sup>[3]</sup></strong></sup></a></em></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Toutes les identités se valent</strong></h3>



<p>Dans une république, chaque membre se définit par sa culture. La république doit trouver un arrangement avec cette multiplicité sans privilégier une identité au détriment de l’autre. Tomber dans le favoritisme revient à créer des mécontents et par ricochet à poser les jalons d’une insurrection populaire ou encore à élargir le rang des groupes terroristes.</p>



<p>Il va alors de soi que les enfants acquièrent cette mentalité universaliste, qu’ils soient conscients de leur unité dans la diversité. Ces valeurs sont celles qui sont indispensables pour vivre dans des sociétés véritablement républicaines, apaisées et prospères.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Éduquer à l’acceptation de la diversité des identités</strong></h3>



<p>Remarquant l’installation d’une crise identitaire sur la plupart des territoires, Tariq Ramadan estime que l’éducation peut être une arme fatale contre ces crises.<em> « La crise identitaire est profonde et il est impératif de développer, à travers l’éducation, une meilleure connaissance de soi et de son histoire, de forger une conscience et une intelligence qui soient confiantes et sereines. Être sûr de soi tout en étant humble vis-à-vis d’autrui parce qu’il s’agit, à terme, de conjuguer la confiance en soi avec la confiance en l’autre<a href="#_ftn4"><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></a> », </em>a indiqué l’islamologue suisse. À quoi consistera cette éducation ? À enseigner les valeurs de la discussion, du partage d’expérience, du compromis, de l’acceptation de soi et de l’autre, en un mot, du vivre ensemble, afin de mettre un terme aux positionnements dogmatiques, source de scissions.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2850&amp;action=edit">Gestion de la crise malienne : quelle collaboration entre le pouvoir politique et la philosophie ?</a></p>



<p>Grâce à cette éducation, nous pouvons d’un seul coup unir nos identités et arriver à quelque chose de concret et de solide. C’est dans ce contexte que M.&nbsp;Ramadan avance&nbsp;: <em>« Le défi de la diversité exige des solutions pratiques et impose aux citoyens, aux intellectuels comme aux représentants religieux, de développer un esprit critique et nuancé, toujours ouvert à l’évolution, à l’analyse et, bien sûr, à l’autocritique ». </em>Et de poursuivre&nbsp;: <em>« Faire entendre ses propres exigences tout en sachant écouter l’autre, concevoir le compromis tout en refusant la compromisation, affronter les certitudes ancrées et les esprits rigides ou dogmatiques dans tous les camps, et surtout parmi sa famille culturelle et religieuse. <a href="#_ftn5"><sup><strong><sup>[5]</sup></strong></sup></a>»</em></p>



<p>À travers ce passage, nous comprenons également que l’autocritique est nécessaire. &nbsp;En général, lorsqu’une crise éclate, ce sont les dirigeants qui reçoivent toutes les accusations. Or, les citoyens doivent au préalable s’accuser eux-mêmes pour ne pas avoir fait valoir leurs contributions aux autorités.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><a href="#_ftnref1">[1]</a><em>I</em> Edgar Morin, Tariq Ramadan, <em>Au Péril des Idées&nbsp;: Les Grandes questions de notre temps, </em>p.17.</p>



<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Edgar Morin, Tariq Ramadan, <em>Au Péril des Idées&nbsp;: Les Grandes questions de notre temps, </em>p.23.</p>



<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Tariq Ramadan, <em>Mon intime conviction, </em>Archipoche, Paris, 2011, p. 71.</p>



<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Tariq ramadan, <em>Op.Cit</em>., p.144.</p>



<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Tariq Ramadan, <em>Mon intime conviction, </em>op.cit., p. 35.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#Poésie: destinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[destiné]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
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<p>Et c&#8217;est justement ma devise, mon tracé, établir les vraies priorités, telle est ma destinée, et y croire fortement à la nécessaire diversité, des parcours même dans un même corps&#8230;</p>
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<p>Et c&rsquo;est justement ma devise, mon tracé,</p>



<p>établir les vraies priorités, telle est ma destinée,</p>



<p>et y croire fortement à la nécessaire diversité,</p>



<p>des parcours même dans un même corps de métiers,</p>



<p>ne pas ressembler aux autres, ni céder,</p>



<p>pour plaire ou pour se conformer,</p>



<p>et pour rien au monde, s&rsquo;incliner, ou se faire passer,</p>



<p>pour être dans le paraître, et se faire oublier,</p>



<p>pour ce qu&rsquo;elles auraient décidé,</p>



<p>mais si chères à nos cœurs ou à nos carrières,</p>



<p>l&rsquo;auraient-elles réellement mérité&nbsp;?</p>



<p>et je vous dirais, pour boucler,</p>



<p>soyez vous-mêmes, et ne cherchez guère,</p>



<p>à quiconque ressembler,</p>



<p>ni votre libre arbitre décliner.</p>



<p><strong>Habiba Nasraoui Ben Mrad</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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