<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des hygiène &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/hygiene/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/hygiene/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Mar 2026 16:15:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des hygiène &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/hygiene/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Pourquoi l’accès à l’eau reste le maillon faible de la santé maternelle </title>
		<link>https://saheltribune.com/pourquoi-lacces-a-leau-reste-le-maillon-faible-de-la-sante-maternelle/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pourquoi-lacces-a-leau-reste-le-maillon-faible-de-la-sante-maternelle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 16:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Accouchement]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[maternité]]></category>
		<category><![CDATA[santé maternelle]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[septicémie]]></category>
		<category><![CDATA[WaterAid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21649</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport de WaterAid révèle la réalité de l'accouchement sans eau. Découvrez les enjeux critiques pour la santé des femmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon un rapport accablant de l’ONG WaterAid, publié le 18&nbsp;mars 2026, des millions de femmes à travers le monde continuent d’accoucher dans des établissements de santé dépourvus d’eau potable, de toilettes et de conditions d’hygiène minimales. Une crise silencieuse, mais mortelle, qui révèle les failles profondes des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une statistique qui glace. Toutes les deux secondes, une femme donne naissance dans un établissement sans accès à l’eau propre, à des sanitaires sûrs ou à des installations d’hygiène adéquates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des standards médicaux modernes, cette réalité expose mères et nouveau-nés à des risques majeurs d’infection. Chaque année, plus de 13,5&nbsp;millions de femmes accouchent dans ces conditions précaires, où les gestes les plus élémentaires — se laver les mains, nettoyer une salle ou hydrater une patiente — deviennent impossibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-sanitaire-evitable-mais-meurtriere"><strong>Une crise sanitaire évitable, mais meurtrière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) dans les maternités est directement lié à la persistance de la septicémie maternelle, une infection grave et souvent fatale. Dans les pays à faible revenu, cette pathologie figure parmi les principales causes de mortalité liée à la grossesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les 16&nbsp;pays étudiés par le rapport, environ 112 000&nbsp;femmes meurent chaque année de causes liées à la maternité, dont une part significative est imputable à des infections contractées lors de l’accouchement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique subsaharienne, les chiffres sont particulièrement alarmants. Les femmes atteintes de septicémie ont jusqu’à 144&nbsp;fois plus de risques de mourir que dans les pays occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-maternites-indignes-et-dangereuses"><strong>Des maternités indignes et dangereuses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant&nbsp;: toilettes insalubres ou inexistantes, absence d’eau courante, matériel non stérilisé, salles surpeuplées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines femmes racontent avoir accouché avec de l’eau de rivière, d’autres décrivent des conditions humiliantes, sans intimité ni hygiène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces environnements, une naissance sur neuf en Afrique est associée à un risque de septicémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de conditions dignes, certaines patientes préfèrent encore accoucher à domicile, au péril de leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solution-simple-et-peu-couteuse"><strong>Une solution simple… et peu coûteuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, les solutions existent et sont accessibles. Selon le rapport, garantir un accès universel à l’eau, à des toilettes et à des dispositifs de lavage des mains coûterait entre 0,52 et 1,04&nbsp;dollar par habitant et par an dans les pays concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un investissement minime, bien inférieur au coût du traitement des infections, qui pourrait réduire de moitié les cas de septicémie et sauver des milliers de vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle mondiale, l’amélioration des conditions d’hygiène pourrait éviter jusqu’à 9,5&nbsp;millions de cas de septicémie maternelle et plus de 8 500&nbsp;décès chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise touche aussi le personnel de santé, majoritairement féminin. Privés d’équipements de base, les soignants travaillent dans des conditions dégradées, augmentant leur exposition aux infections et leur épuisement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes, déjà en première ligne lors de l’accouchement, supportent également les conséquences indirectes&nbsp;: soins non rémunérés aux malades, charge domestique accrue et perte de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-de-dignite-et-de-volonte-politique"><strong>Une question de dignité et de volonté politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, le rapport pointe une défaillance structurelle&nbsp;: l’accès à l’eau et à l’hygiène reste une priorité secondaire dans les politiques de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’enjeu dépasse la seule santé. Il touche à la dignité, à l’égalité des genres et aux droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Il ne s’agit pas d’un problème technique, mais d’un choix politique</em> », souligne le rapport, appelant les gouvernements et les bailleurs à placer l’EAH au cœur des systèmes de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la communauté internationale s’est engagée à réduire la mortalité maternelle, cette crise révèle un paradoxe&nbsp;: encourager les femmes à accoucher à l’hôpital sans garantir des conditions sanitaires minimales revient à déplacer le danger plutôt qu’à le supprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fournir de l’eau propre dans chaque maternité apparaît dès lors comme l’un des investissements les plus simples, mais aussi les plus urgents, pour sauver des vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pourquoi-lacces-a-leau-reste-le-maillon-faible-de-la-sante-maternelle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21649</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Santé mondiale : pourquoi des millions d’êtres humains défèquent encore dehors</title>
		<link>https://saheltribune.com/sante-mondiale-pourquoi-des-millions-detres-humains-defequent-encore-dehors/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/sante-mondiale-pourquoi-des-millions-detres-humains-defequent-encore-dehors/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[défécation à l’air libre]]></category>
		<category><![CDATA[dignité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[maladies hydriques]]></category>
		<category><![CDATA[objectif 2030]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[rapport ONU]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<category><![CDATA[WASH]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19664</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un tiers d'un milliard de personnes pratiquent la défécation à l'air libre. Apprenez pourquoi ce problème persiste sur notre planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un chiffre que l’on croyait relégué aux archives d’un autre âge&nbsp;: 354&nbsp;millions d’êtres humains défèquent encore chaque jour à l’air libre. Derrière ce constat brutal, l’aveu d’un échec planétaire&nbsp;: l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, promesse des Nations unies, s’éloigne inexorablement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les statistiques, lorsqu’elles se glacent, valent parfois mieux qu’un reportage. Une personne sur vingt-cinq, sur cette planète en 2025, n’a d’autre choix que de s’accroupir à ciel ouvert pour se soulager. Dans un monde saturé de discours sur la modernité numérique et la conquête spatiale, cette réalité nue dit tout. L’humanité avance, mais laisse derrière elle des centaines de millions de corps dans la poussière, l’eau souillée et l’humiliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF publié le 26&nbsp;août est sans appel. Malgré quelques progrès, la défécation à l’air libre concerne encore 354&nbsp;millions de personnes. En 2015, elles étaient 429&nbsp;millions. La baisse est réelle, mais lente, trop lente. Chaque latrine construite, chaque puits protégé, semble immédiatement rattrapé par l’explosion démographique, l’urbanisation sauvage, les guerres qui détruisent, et les États qui promettent plus qu’ils n’agissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-autant-que-de-sante"><strong>Un enjeu de dignité autant que de santé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les chiffres, il y a les conséquences telles que les diarrhées mortelles pour les enfants, la contamination des nappes phréatiques, les maladies hydriques qui continuent de tuer en silence. L’OMS rappelle que l’eau potable et l’assainissement ne sont pas des privilèges, mais des droits humains fondamentaux. Pourtant, le monde s’accommode d’un paradoxe. Alors que l’on parle d’intelligence artificielle et de voitures autonomes, des villages entiers vivent encore dans une promiscuité où les excréments sont à portée de main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défécation à ciel ouvert est aussi une question de dignité. Pour les femmes et les jeunes filles, la situation est doublement violente&nbsp;: contrainte de s’isoler à l’aube ou à la nuit tombée pour échapper aux regards, elles s’exposent aux agressions sexuelles. Et pendant leurs règles, l’absence de toilettes adaptées devient un facteur supplémentaire d’exclusion scolaire et sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-loin-des-promesses-de-2030"><strong>Loin des promesses de 2030</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2015, près d’un milliard et demi d’êtres humains ont gagné un accès à des installations sanitaires améliorées. Mais l’ONU l’admet aujourd’hui. Au rythme actuel, l’objectif d’un accès universel en 2030 est devenu « <em>de plus en plus hors de portée</em> ». La formule est diplomatique ; la réalité est plus crue. Il est en train de glisser entre les doigts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de pays ayant éliminé la défécation à l’air libre est passé de 142 à 154. Une avancée, certes, mais qui laisse encore des millions dans la boue. Pour Cecilia Scharp, directrice du programme WASH à l’Unicef, le verdict est sans appel&nbsp;: « <em>Lorsque les enfants n’ont pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, leur santé, leur éducation et leur avenir sont menacés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-miroir-de-nos-inegalites"><strong>Un miroir de nos inégalités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la défécation à ciel ouvert est plus qu’un problème sanitaire. C’est le symbole extrême des inégalités mondiales. D’un côté, une humanité connectée, qui s’inquiète de savoir si son smartphone est étanche. De l’autre, des millions de familles qui se demandent où soulager un enfant sans le condamner à une infection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défécation à l’air libre n’est pas seulement un scandale de santé publique. C’est un scandale politique, celui d’un monde qui, malgré ses milliards de dollars de croissance et ses sommets internationaux, tolère encore que des centaines de millions de ses citoyens vivent comme si la promesse de dignité n’avait jamais existé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/sante-mondiale-pourquoi-des-millions-detres-humains-defequent-encore-dehors/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19664</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : toilettes publiques, un luxe à ciel ouvert</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-toilettes-publiques-un-luxe-a-ciel-ouvert/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-toilettes-publiques-un-luxe-a-ciel-ouvert/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[ATPC]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[budget assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[CHU Gabriel Touré]]></category>
		<category><![CDATA[défécation à l’air libre]]></category>
		<category><![CDATA[déplacés internes]]></category>
		<category><![CDATA[dignité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Faladiè Garbal]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[ODD 2030]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes publiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19661</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les toilettes publiques au Mali : une rareté insalubre pour des millions de personnes. Apprenez-en plus sur cette crise d'assainissement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, où un million de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, les toilettes publiques sont rares, insalubres, parfois payantes. Derrière ce paradoxe se cache une réalité brutale : dans un pays où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, se soulager dignement relève souvent du privilège.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, devant les rares <a href="https://benbere.org/au-grin/toilettes-publiques-danger-sanitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes publiques</a> du CHU Gabriel Touré, les files s’allongent. En 2022, c’était seulement <a href="https://bamada.net/toilettes-publiques-du-chu-gabriel-toure-une-veritable-desolation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq cabines fonctionnelles</a> sur dix pour des centaines de patients et d’accompagnants : trois heures d’attente, parfois, pour accéder à une installation qui n’a plus rien de sanitaire. Ailleurs, à Faladiè Garbal, site de déplacés, <a href="https://www.studiotamani.org/150342-sur-des-sites-de-deplaces-le-manque-de-toilettes-favorise-la-defecation-a-lair-libre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">335 familles se partagent 35 latrines</a>. Résultat : cinq cents personnes par toilette. Ce n’est plus de l’hygiène, c’est une roulette russe sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce pays où seulement 45 % de la population dispose d’un service d’assainissement de base, plus d’un million de Maliens continuent à déféquer à l’air libre. <a href="https://bamada.net/etablissements-de-sante-17-sans-toilettes-et-latrines-ameliorees" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La statistique</a> dit tout : l’infrastructure n’existe pas, ou si peu, et quand elle existe, elle se dégrade, faute d’entretien, de financement, de volonté politique. Les toilettes publiques, censées être un bien commun, deviennent un luxe à ciel ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-honte-des-foutoirs-publics"><strong>La honte des « foutoirs publics »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, l’expression revient dans les témoignages : « <em>foutoirs</em> ». Pas de savon, pas d’eau courante, pas d’entretien. Les lieux censés protéger la dignité se transforment en foyers de contamination. Fuites, stagnations, déchets abandonnés, parfois même des vers grouillant au sol. Ici, les <a href="https://santeenafrique.com/toilettes-publiques-manque-hygiene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes ne préviennent pas la maladie</a>, elles l’installent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand il ne s’agit pas d’hygiène, c’est l’argent qui pose problème. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, on exige 50 à 100 francs CFA pour chaque passage. L’équation est absurde : choisir entre se soulager dignement ou économiser pour manger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-femmes-enfants-deplaces-les-oublies"><strong>Femmes, enfants, déplacés : les oubliés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières victimes sont connues : femmes, enfants, personnes déplacées. À Faladiè, encore, ce sont les mères qui s’inquiètent le plus pour leurs filles, contraintes d’attendre la nuit pour se soulager, au risque d’agressions. Les personnes handicapées, elles, se voient privées de tout accès, faute d’installations adaptées. La <a href="https://archive.ids.ac.uk/clts/sites/communityledtotalsanitation.org/files/ProtocoleEvaluationCertificationATPC_Mali2014.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défécation à l’air libre</a> devient alors la seule alternative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inégalités ne sont pas seulement sociales, elles sont aussi géographiques. À Koulikoro, <a href="https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/dialogues-economiques-leco-a-portee-de-main/au-mali-la-population-se-saisit-des-problemes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">seulement 14 % des zones rurales</a> disposent d’un service d’assainissement. Dans ces villages, la latrine n’est pas une évidence, mais un luxe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique"><strong>Un choix politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est connu : l’État dépense deux fois plus pour l’eau que pour l’assainissement. Les chiffres du budget 2018 en témoignent : 4,2 milliards pour l’assainissement, <a href="https://open.enabel.be/en/MLI/2334/2146/u/au-mali-plus-de-60-000-personnes-ont-acces-aux-infrastructures-d-eau-et-d-assainissement-dans-la-region-de-koulikoro.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,6 pour l’eau</a>. Résultat : des projets en retard, des communes sans moyens, et une Direction nationale de contrôle des pollutions incapable d’imposer ses directives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, tout est une question de priorité. Construire un bloc de trois latrines publiques coûte un peu plus d’un million de francs CFA. Une somme importante pour une mairie, certes, mais ridicule au regard du coût social et sanitaire des diarrhées, de la malnutrition et des infections que provoque l’absence de toilettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-nationale"><strong>Un enjeu de dignité nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe bien des solutions. L’Assainissement total piloté par la communauté (ATPC) a permis de certifier 750 villages comme <a href="https://joinforwater.ngo/wp-content/uploads/2022/08/ra_2016-Mali-fdal-atpc_mopti.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>fin de la défécation à l’air libre</em> »</a>. Des partenariats public-privé émergent ici et là, entre communes, ONG et micro-entreprises. Mais ces efforts restent marginaux. Sans <a href="https://www.washinhcf.org/wp-content/uploads/2021/07/E-National-strategic-plan-WASH-in-HCFs.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">volonté nationale</a> forte, ils sont des gouttes d’eau dans un océan de boue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, aller aux toilettes ne devrait pas être une affaire de chance ou de portefeuille. C’est une question de dignité humaine et de santé publique. Tant que <a href="https://www.maliweb.net/toilettes-seulement-un-taux-dacces-de-45-au-mali-besoin-d-accelerer-le-changement-dici-2030" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’assainissement</a> restera le parent pauvre des politiques, la promesse des Objectifs de développement durable de 2030 – l’accès universel à l’eau et à l’hygiène – restera une chimère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est que dans un pays où l’on parle de modernisation, il suffit d’entrer dans un hôpital ou un camp de déplacés pour comprendre la vérité. Le Mali ne gagnera pas sa bataille contre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable_et_assainissement_au_Mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté et les maladies</a> tant qu’il n’aura pas gagné celle, plus discrète mais tout aussi cruciale, de ses toilettes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-toilettes-publiques-un-luxe-a-ciel-ouvert/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19661</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pollution au Mali : un fléau que nous avons normalisé</title>
		<link>https://saheltribune.com/pollution-au-mali-un-fleau-que-nous-avons-normalise/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/pollution-au-mali-un-fleau-que-nous-avons-normalise/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 08:19:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[actions locales]]></category>
		<category><![CDATA[Caniveaux]]></category>
		<category><![CDATA[comportement collectif]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[écologie urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[indifférence]]></category>
		<category><![CDATA[initiatives environnementales]]></category>
		<category><![CDATA[insalubrité]]></category>
		<category><![CDATA[maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[ordures]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[saison des pluies]]></category>
		<category><![CDATA[salubrité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19484</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La pollution au Mali s'aggrave, laissant nos rues et quartiers envahis par les déchets. Quelles solutions envisager ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Dans nos quartiers, dans nos rues, les ordures sont partout. Elles s’amoncellent au pied des maisons, longent les routes, bouchent les caniveaux. Et pourtant… personne ne semble s’en alarmer. Ce qui devrait choquer est devenu banal. On vit au milieu des déchets comme si cela était normal. Cette situation est d’autant plus alarmante qu’elle ne cesse de s’aggraver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque saison des pluies, les mêmes scènes se répètent&nbsp;: les eaux stagnent, les ordures remontent, les rues deviennent des marécages de boue et d’infections. Les caniveaux débordent, les moustiques prolifèrent, les maladies suivent. Pourtant, face à ce désastre, la réaction collective reste la même&nbsp;: l’indifférence.<br><br>Certes, des associations et initiatives existent pour lutter contre la pollution. Mais soyons honnêtes&nbsp;: où sont les résultats ? Où est la rigueur ? Où est l’implication réelle de la population ? À force de vivre dans l’insalubrité, beaucoup ont baissé les bras. Pire encore, ils accusent l’État ou les ONG, sans jamais remettre en question leur propre comportement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun préfère balayer l’intérieur de sa maison et jeter les déchets juste devant sa porte. Chacun pense que c’est «&nbsp;<em>le rôle des autres</em>&nbsp;». Mais si nous ne commençons pas par nous-mêmes, par notre propre trottoir, notre rue, qui le fera à notre place ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de se réveiller. L’air que nous respirons, le sol que nous piétinons, l’eau que nous utilisons sont en danger. Nous devons cesser de banaliser le sale, l’insalubre, le dangereux. Nos enfants méritent un environnement sain, propre, digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus de dénoncer, mais d’agir. De prendre ses responsabilités. D’être le changement que l’on veut voir. Parce qu’à force de pointer du doigt, nous oublions que nous avons tous les doigts sales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/pollution-au-mali-un-fleau-que-nous-avons-normalise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19484</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le festival des expectorations !</title>
		<link>https://saheltribune.com/festival-expectorations/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/festival-expectorations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 11:35:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[crachats]]></category>
		<category><![CDATA[expectorations]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène]]></category>
		<category><![CDATA[jeûne]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=2357</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le mois de ramadan, moment d’épreuve pour les musulmans, apporte pourtant un paradoxe. De mois béni, le mois de ramadan se transforme en un festival de l’expectoration</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">La purification rapproche le musulman de Dieu. Convaincu que l’être suprême ne l’entendra que s’il est propre, le fidèle musulman se purifie à chaque fois qu’il doit se hisser devant Dieu. L’hygiène est au cœur de la pratique de l’islam. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois de ramadan, moment d’épreuve pour les musulmans, apporte pourtant un paradoxe. De mois béni, le mois de ramadan se transforme en un festival de l’expectoration. Partout, des jets anarchiques de crachats. On oublie toute précaution d’hygiène. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2258&amp;action=edit">Mois de carême : la messe des paradoxes</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur bureau comme à la maison, dans la circulation comme dans les hôpitaux, dans les transports en commun, etc., c’est le même festival sous nos yeux. Nulle part où mettre les pieds sans ramasser des crachats. Dans la circulation, sans des mesures de précaution, on en reçoit plein dans la figure. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pluie de crachotements fait de ce mois celui des salivations. Cracher est devenu une condition <em>sine qua non </em>pour l’exécution de leurs vœux. Pendant cette période, le Mali se transforme en une République des crachats.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading">Un danger sanitaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette saleté peut s’avérer dangereuse pour la vie des autres membres de la société, voire ennuyante, pour eux. Elle peut contenir des bactéries susceptibles de compromettre la vie d’autres personnes puisqu’il est exposé à l’air libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2140&amp;action=edit">La saison de la fraîcheur</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expectoration est tellement incorporée dans le sang de certains musulmans qu’ils crachent même étant sur la natte de prière, dans leur chambre ou dans la mosquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un changement de mentalité s’impose aux musulmans puisque jeûner ne revient pas à se livrer à des pratiques non hygiéniques. L’hygiène doit être le cheval de bataille d’un musulman. Pour reprendre cette phrase du <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cfcm-officiel.fr/2020/05/12/indignation-apres-les-propos-du-professeur-pascal-astagneau/" target="_blank">Conseil </a><a href="https://www.cfcm-officiel.fr/2020/05/12/indignation-apres-les-propos-du-professeur-pascal-astagneau/">français</a> du culte musulman, «[…]&nbsp;<em>l’islam prône la pureté par l’ablution, le respect de la nature et l’exigence de se doter d’un noble caractère, si bien qu’en islam, il est adjuré que le Saint Coran ne soit touché que par les purifiés et affirmé avec force que la propreté mène vers la foi.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong> </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/festival-expectorations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2357</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
