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	<title>Archives des hygiène menstruelle &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des hygiène menstruelle &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Hygiène menstruelle : au Mali, une campagne de sensibilisation de 600 jeunes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2022 10:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[campagne de sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène menstruelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En marge de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, la Synergie des organisations des jeunes a lancé le samedi dernier sa campagne de formation et de sensibilisation sur l’hygiène menstruelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En marge de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, la Synergie des organisations des jeunes a lancé le samedi dernier sa campagne de formation et de sensibilisation sur l’hygiène menstruelle.</strong></p>



<p>Dans le cadre de la célébration de la <a href="https://www.unfpa.org/fr/events/journee-mondiale-de-lhygiene-menstruelle-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée internationale de l’hygiène menstruelle</a>, la Synergie des organisations des jeunes a lancé, samedi 04 juin, à <a href="https://www.tripmondo.com/mali/bamako-region/banconi/#:~:text=Banconi%20in%20Bamako%20Region%20is%20a%20town%20located,Bamako%20with%20an%20UTC%20offset%20of%20zero%20hours." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Banconi</a> en Commune I de Bamako, une campagne de sensibilisation sur <a href="https://saheltribune.com/la-precarite-menstruelle-en-afrique-subsaharienne-une-question-taboue/">l’hygiène menstruelle</a> et les techniques de communication entre parents et enfants. Cette campagne de sensibilisation de 600 jeunes couvrira sept localités à savoir&nbsp;: Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Koutiala.</p>



<p>« <em>[Cette] activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, ayant lieu le 28 mai de chaque année&nbsp;</em>», a fait savoir dans son allocution Porcho Marguerite Sogoba, présidente de l’Association <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-la-fille-a-bamako-une-session-de-vulgarisation-de-zero-vbg/">Musodev</a> et représentante de la Synergie.</p>



<p>Elle continue : <em>«&nbsp;Les <a href="https://saheltribune.com/comment-a-20-ans-sira-devient-mere-celibataire-a-deux-enfants-sans-pere/">menstrues</a> ou autres sujets relatifs à la sexualité sont sensibles et demeurent un tabou dans notre société. Certaines croyances culturelles concernant la menstruation renforcent les inégalités de genre et ont un impact négatif sur la dignité, la santé et l’éducation des filles </em>». &nbsp;Pour soutenir ses propos, elle cite une étude transversale de l’Unicef réalisée en 2018 sur l’hygiène menstruelle à l’école, <em>«&nbsp;chez les adolescentes</em>&nbsp;» dans le cercle de Kati (Mali). Cette étude révèle que «&nbsp;<em>43,06% des filles scolaires ont affirmé que le meilleur moment pour recevoir l’information était avant l’apparition des premières règles </em>».</p>



<p>Toujours dans la même étude&nbsp;: <em>«&nbsp;68% des filles dans l’étude n’ont pas reçu d’information concernant les menstruations avant de les voir pour la première fois. Et 45% des filles scolaires utilisent les morceaux de tissus comme protection pendant leurs périodes de règles. [Ce] qui est une pratique inappropriée et peut avoir des conséquences sur la vie géniale des filles&nbsp;</em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Objectifs</strong></h3>



<p>Cette campagne de formation et de sensibilisation sur l’hygiène de menstruation est une initiative financée par <a href="https://www.facebook.com/onufemmesMALI/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Onu-Femmes au Mali</a>, à travers le Play Nº6 du programme Spotlight. Ce projet est porté par la Synergie des organisations des jeunes, constituée de l’Association pour la promotion des femmes pour lexique, Mousodev (évoluant dans le domaine des nouvelles technologies pour l’autonomisation des femmes), la Plateforme des jeunes engagés pour la promotion de la santé reproductive et la lutte contre la violence basée sur le genre, et <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-sante-mentale-organisation-malienne-psychologie-respecte-tradition/">l’Organisation malienne de psychologie</a>.</p>



<p>Selon sa représentante, Porcho Marguerite Sogoba, cette synergie d’action vise les objectifs suivants&nbsp;: «&nbsp;<em> former 390 jeunes adolescents sur l’hygiène menstruelle et communication parents-enfants. Partager la bonne information avec les jeunes et adolescents sur la gestion des menstrues. Sensibiliser les jeunes et adolescents sur l’importance de la communication parents-enfants et la sexualité. Sensibiliser 5000 jeunes à travers les réseaux sociaux sur la problématique de la précarité menstruelle et hygiène intime. Sensibiliser 210 jeunes filles sur la gestion du cycle menstruel, l’hygiène intime, et les VBG </em>[Violences basées sur le genre]<em> en milieu scolaire. Vulgariser l’application Zéro VBG. Offrir des serviettes hygiéniques à 210 jeunes filles&nbsp;</em>».</p>



<p>Prenant la parole à son tour, la représentante résidente d’Onu-Femmes a expliqué le choix de son organisation à accompagner cette Synergie des organisations des jeunes. &nbsp;«&nbsp;<em>Nous avons décidé d’accompagner les jeunes pour tout ce qui est de briser le tabou autour de la menstruation</em>&nbsp;», a expliqué Marie Goreth Nizigama, représentante résidente de l’Onu-Femmes au Mali. Elle poursuit&nbsp;: «<em>&nbsp;la menstruation est un phénomène biologique normal, naturel. Elle ne devait pas être un objet de violence contre les jeunes filles. Elle ne devait pas être quelque chose qui les empêche de continuer leurs études, d’être stigmatisées au sein de leurs communautés&nbsp;</em>».</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La précarité menstruelle en Afrique subsaharienne : une question taboue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 10:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[antidouleurs]]></category>
		<category><![CDATA[consultations]]></category>
		<category><![CDATA[cycle menstruelle]]></category>
		<category><![CDATA[hygiène menstruelle]]></category>
		<category><![CDATA[précarité menstruelle]]></category>
		<category><![CDATA[règles]]></category>
		<category><![CDATA[taboue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La question de la précarité menstruelle, c’est-à-dire de la difficulté pour des filles et des femmes à avoir accès à des protections hygiéniques, émerge depuis quelques années, notamment grâce aux médias.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Chaque jour, dans le monde, environ <a href="https://www.wateraid.org/ng/media/periods-dont-stop-for-pandemics-wateraid-implores-stakeholders-to-take-urgent-action-on-water" target="_blank" rel="noreferrer noopener">800 millions</a> de femmes et de filles ont leurs règles. Un tiers d’entre elles n’ont pas accès à de l’eau propre, à des toilettes privées, décentes et qui leur sont adaptées, ni à des protections pour vivre cette période avec dignité.</p>



<p>La question de la précarité menstruelle, c’est-à-dire de la difficulté pour des filles et des femmes à avoir accès à des protections hygiéniques, émerge depuis quelques années, notamment grâce aux médias. En 2019, une <a href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/02/precarite-menstruelle-combien-coutent-ses-regles-dans-la-vie-d-une-femme_5484140_4355770.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude du journal <em>Le Monde</em></a> a révélé que, en France, une femme dépense en moyenne 3 800 euros dans sa vie pour son hygiène menstruelle (cette somme inclut les protections hygiéniques et autres frais directement liés aux menstruations, tels que les antidouleurs ou les consultations chez un gynécologue). Ces dépenses pénalisent particulièrement les femmes les plus vulnérables (les femmes pauvres, sans domicile fixe, réfugiées, etc.), creusant un peu plus les inégalités dont elles sont victimes.</p>



<p>En Afrique subsaharienne, près de <a href="https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/34496/211602ovFR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">40 % de la population</a>, dont une majorité de femmes, vit sous le seuil de pauvreté. Cependant, la précarité menstruelle reste taboue, peu prise en compte par les politiques publiques et mal étudiée par les scientifiques. <a href="https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.1002803" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans toutes les cultures</a>, les règles ont été ou sont encore stigmatisées et considérées comme quelque chose de « sale » ou d’« impur ». Ainsi, les sujets relatifs aux menstruations doivent être tus et ne sont pas discutés ouvertement. Il a pourtant été démontré que le coût des protections est trop élevé dans cette région du monde et empêche les jeunes filles et les femmes de vivre leurs périodes menstruelles dans la dignité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="des-protections-bien-trop-cheres">Des protections bien trop chères</h3>



<p>À Kédougou, au Sénégal, plus de la moitié des femmes <a href="https://menstrualhygieneday.org/wp-content/uploads/2016/12/UN-Women-GHM-Comportements-et-Pratiques-K%C3%A9dougou-S%C3%A9n%C3%A9gal.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">utiliseraient du tissu comme protection hygiénique durant leurs règles</a>. La majorité d’entre elles précisent qu’elles y ont recours à cause du coût trop élevé des serviettes hygiéniques jetables. Or, ces tissus, s’ils ne sont pas adaptés et lavés correctement, peuvent provoquer des infections. C’est ainsi que près d’un quart des femmes interrogées dans cette région déclarent en avoir déjà eu au cours de leur période menstruelle.</p>



<p>Au <a href="https://www.pseau.org/outils/ouvrages/unicef_l_hygiene_menstruelle_dans_les_ecoles_de_deux_pays_francophones_d_afrique_de_l_ouest_2013.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Niger et au Burkina Faso</a>, faute de production locale, les protections hygiéniques, comme les tampons, doivent être importées à des coûts exorbitants. Elles restent inabordables pour beaucoup de femmes.</p>



<p>Une <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0144321" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude au Kenya</a> a même révélé que certaines jeunes filles scolarisées avaient des rapports sexuels tarifés dans le but de payer leurs protections hygiéniques, trop chères pour être prises en charge par leur famille.</p>



<p>Dans son livre <a href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-stop_la_precarite_menstruelle_le_combat_pour_l_avenir_des_filles_aissatou_ndahte_cisse-9782343232409-70977.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Stop La précarité menstruelle : Le combat pour l’avenir des filles</em></a> paru en septembre 2021, Aïssatou Ndahté montre les conséquences désastreuses que peut avoir la précarité menstruelle en Afrique de l’Ouest pour l’éducation des filles. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Togo : des serviettes lavables pour lutter contre la précarité menstruelle" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/fo2nffpohgU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Togo : des serviettes lavables pour lutter contre la précarité menstruelle (TV5 Monde, 11 avril 2021).</figcaption></figure>



<p>Pourtant les pouvoirs publics et les communautés peuvent agir. Le <a href="https://www.unfpa.org/fr/events/journee-mondiale-de-lhygiene-menstruelle-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Parlement autonome d’Écosse</a> est devenu en février 2020 le premier à voter une loi pour la gratuité des produits d’hygiène menstruelle. Récemment, plusieurs pays ont suivi ce mouvement, dont la Nouvelle-Zélande, la France et la Namibie, qui ont mis en place des réformes visant à rendre gratuites ou à détaxer les protections hygiéniques en vue de lutter contre la précarité menstruelle.</p>



<p>En Afrique de l’Ouest, de nombreuses initiatives émergent mais viennent principalement du milieu associatif. On peut citer par exemple <a href="https://information.tv5monde.com/video/sante-la-precarite-menstruelle-en-afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">celle de la militante togolaise Hamdiya Katchirika</a>, présidente et fondatrice de l’association Empower Ladies (donner du pouvoir aux femmes), qui vise à sensibiliser les jeunes filles togolaises à l’hygiène menstruelle et leur offre des serviettes réutilisables ou jetables.</p>



<p>Par ailleurs, l’initiative <a href="https://www.wateraid.org/ca/herwash-menstrual-health-and-sexual-and-reproductive-health-and-rights" target="_blank" rel="noreferrer noopener">HerWASH</a> de l’organisation <a href="https://www.wateraid.org/us/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WaterAid</a> a pour objectif d’améliorer l’accès à l’hygiène menstruelle des femmes et des adolescentes au Burkina Faso, au Liberia, en Sierra Leone et au Pakistan, et effectue également des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="un-probleme-qui-persiste-durant-le-post-partum">Un problème qui persiste durant le post-partum</h3>



<p>Les problématiques liées à l’hygiène menstruelle rejoignent celles des mères après leur accouchement. Les lochies, ou saignements post-partum, peuvent être abondantes et durent, en moyenne, de trois à six semaines. Malgré le nombre important de femmes concernées par ces saignements, peu d’informations sont disponibles sur ce sujet en Afrique subsaharienne et nombre de mères ne savent pas comment se protéger durant cette période. Or une hygiène inadaptée après l’accouchement peut avoir de lourdes conséquences pour la santé des femmes, comme la survenue d’une infection dite puerpérale.</p>



<p>Le projet <a href="http://www.qualidec.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quali-Dec</a> a pour objectif d’améliorer la prise de décision concernant le mode d’accouchement en Argentine, au Burkina Faso, en Thaïlande et au Vietnam. Pour démarrer ce projet au Burkina Faso, près de 700 femmes ont été interrogées sur les conditions de leur accouchement. Une partie du questionnaire s’intéressait aux dépenses effectuées par les femmes ou leur famille au cours de l’accouchement.</p>



<p>Depuis 2016, l’hospitalisation, les traitements, ou encore le transport du domicile jusqu’à l’hôpital sont <a href="https://reliefweb.int/report/burkina-faso/sant-au-burkina-faso-les-mesures-de-gratuit-des-enfants-de-moins-cinq-ans-et-des" target="_blank" rel="noreferrer noopener">théoriquement pris en charge par l’État burkinabé</a>. Lorsqu’il leur a été demandé si elles avaient rencontré des frais supplémentaires qui n’avaient pas été pris en compte, plus d’un quart des femmes interrogées ont fait référence aux protections hygiéniques, pour des dépenses allant de 1 000 francs CFA (1,5 euro) à 20 000 francs CFA (30 euros). Le programme de gratuité de l’accouchement au Burkina Faso n’a pas inclus les protections hygiéniques lors du séjour à l’hôpital.</p>



<p>Cette question des coûts associés à la gestion des lochies n’a jamais été abordée dans la littérature scientifique, et aucune autre politique publique sur les questions du financement de la santé maternelle dans les pays d’Afrique subsaharienne ne prend en compte ces dépenses, pourtant inéluctables.</p>



<p>Alors, combien les femmes dépensent-elles réellement pour ces protections&nbsp;? Quelles difficultés rencontrent-elles pour assurer une bonne hygiène et un confort après l’accouchement&nbsp;? Comment prendre en compte ces dépenses dans les politiques publiques et les interventions mises en œuvre&nbsp;?</p>



<p>Pour améliorer la capacité des femmes et des mères à avoir accès à une hygiène menstruelle décente, que ce soit pendant leurs règles ou durant le post-partum, davantage de recherche est nécessaire. La question de la précarité menstruelle en Afrique subsaharienne, et dans le monde en général, doit être mise en avant pour sensibiliser la société et les pouvoirs publics. L’hygiène menstruelle reste en effet une question taboue et un sujet difficile à aborder, alors même que les inégalités dont sont victimes les femmes sont encore creusées par la précarité menstruelle.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/marion-ravit-1281005" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marion Ravit</a>, Docteure en Santé Publique, Postdoctoral research fellow, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut de recherche pour le développement (IRD)</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/la-precarite-menstruelle-en-afrique-subsaharienne-une-question-taboue-173444" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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