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	<title>Archives des hivernage &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des hivernage &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Inondations au Mali 2025 : 23 morts et plus de 11 000 sinistrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:09:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En savoir plus sur les inondations au Mali en 2025 : des morts, des sinistrés, et une situation alarmante à Bamako et ailleurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako comme à Kayes, de Tombouctou à Bandiagara, l’hivernage&nbsp;2025 ne se contente pas de faire reverdir les champs. Il tue, détruit, disperse. En août, le bilan provisoire est déjà lourd — 23&nbsp;morts, 33&nbsp;blessés, 11 122&nbsp;sinistrés — et confirme une tendance inquiétante&nbsp;: au Mali, la pluie n’est plus seulement bénédiction, elle est catastrophe.</em></strong></p>



<p>Samedi&nbsp;23&nbsp;août, une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale malienne. En quelques heures, les avenues se sont muées en torrents, révélant une vérité dérangeante&nbsp;: au Mali, les inondations doivent moins aux caprices du ciel qu’aux errements des hommes.</p>



<p>La scène s’est répétée comme un rituel funeste. En fin d’après-midi, Bamako a basculé sous des trombes d’eau. À Kabala, du terminus jusqu’à la cité universitaire, le goudron avait quasiment disparu sous un fleuve improvisé. À Bacodjicoroni, le pont reliant Torokorobougou à Djicoroni s’est transformé en déversoir, noyant la voie principale.</p>



<p>Un décor connu, presque banal, tant il s’impose désormais à chaque hivernage&nbsp;: quartiers engloutis, circulation paralysée, habitants piégés. Et pourtant, derrière le chaos apparent, il y a une cause simple&nbsp;: les eaux n’ont plus de chemin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2024-le-spectre-du-pire"><strong>2024, le spectre du pire</strong></h2>



<p>Le Comité interministériel de gestion des crises s’est réuni le 21&nbsp;août pour dresser un état des lieux qui sonne comme une alerte nationale. En une seule semaine — du 12 au 18&nbsp;août —, trois cas d’inondation et un cas de foudre ont endeuillé le pays. Depuis le début de la saison, ce sont 34&nbsp;inondations, 6&nbsp;cas de foudre et 4&nbsp;épisodes de vent violent qui ont frappé le Mali, provoquant un cortège de destructions&nbsp;: 845 maisons effondrées, plus de mille ménages affectés.</p>



<p>Dans un pays où l’eau reste paradoxalement rare la moitié de l’année, chaque saison des pluies ressemble de plus en plus à une roulette russe. Bamako, la capitale tentaculaire, est au premier rang&nbsp;: constructions anarchiques, caniveaux obstrués, quartiers entiers bâtis sur des lits de ruissellement. Résultat&nbsp;: trois morts dès les premières pluies, des centaines de maisons englouties. Kayes, Bandiagara, Ségou, Koulikoro et Sikasso n’ont pas été épargnées non plus.</p>



<p>Si 2025 paraît déjà dramatique, les esprits gardent encore en mémoire le bilan cauchemardesque de 2024&nbsp;: jusqu’à 95&nbsp;morts, 154&nbsp;blessés, près d’un demi-million de personnes affectées et plus de 47 000&nbsp;maisons effondrées. Le Mali avait alors connu ses pires inondations depuis des décennies, forçant le gouvernement à déclarer l’état de « <em>catastrophe nationale</em> ». Cette année, les chiffres sont pour l’instant moins lourds, mais la saison n’est pas finie et les services météo préviennent&nbsp;: les pluies seront encore plus fréquentes et plus intenses jusqu’en septembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-fatalisme-et-urgence-politique"><strong>Entre fatalisme et urgence politique</strong></h2>



<p>Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et promet un soutien « <em>pied à pied</em> » aux sinistrés. Des brigadiers citoyens ont été mobilisés, des messages de sensibilisation diffusés par radios, télévisions et application SOS Sécurité, tandis que la Protection civile renforce ses unités d’intervention rapide. Mais, au-delà des mots, les chiffres rappellent que le coût des inondations se chiffre désormais en milliards, humains comme financiers.</p>



<p>Le paradoxe malien tient en une formule&nbsp;: trop peu d’eau en avril, trop d’eau en août. Le Comité technique appelle à la vigilance&nbsp;: libérer les voies d’écoulement, éviter les zones à risque, ne pas s’abriter sous un arbre pendant l’orage, fuir les câbles électriques traînant dans l’eau. Autant de consignes de survie qui sonnent comme un rituel, répété chaque année, rarement respecté.</p>



<p>La montée des eaux dans les fleuves Niger et Sénégal est déjà supérieure aux trois dernières années, et les barrages comme celui de Sélingué procèdent à des lâchers d’eau pour éviter l’engloutissement. À la suite des inondations de 2024, le président de la transition a instruit la démolition de toutes les constructions anarchiques afin d’éviter la reproduction de ce drame. Les victimes des inondations, l’année dernière, ont également bénéficié de l’appui de l’Etat malien.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Campagne agricole 2025 : plus de 20 000 tonnes d’engrais pour les zones arides et semi-arides</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 08:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La campagne agricole 2025 commence fort avec des décisions cruciales pour l'approvisionnement en engrais dans les zones arides.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Après avoir pris des mesures pour éviter au maximum des inondations au cours du très prochain hivernage, le gouvernement vient de prendre une autre importante décision relative à la mise à disposition, dans un délai de 45&nbsp;jours, d’engrais aux producteurs des zones arides et semi-arides. C’était à la faveur du conseil des ministres du mercredi&nbsp;16&nbsp;avril 2025.</em></strong></p>



<p>En effet, au cours de cette session du conseil des ministres, le gouvernement a adopté des projets de décrets qui boostent des secteurs importants du pays. Un de ces projets de décrets est celui relatif à l’achat et à la fourniture d’engrais aux producteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-l-engrais-pour-les-producteurs-dans-45-nbsp-jours-nbsp"><strong>De l’engrais pour les producteurs dans 45&nbsp;jours&nbsp;</strong></h3>



<p>D’après le communiqué du conseil des ministres, un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’achat de 21 543&nbsp;tonnes d’engrais et la livraison à Bamako au profit des bénéficiaires du Projet de Développement de la Productivité et de la Diversification agricole dans les Zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM). Le marché, poursuit le communiqué, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Office Chérifien des Phosphates (OCP-AFRICA) pour un montant de 9 838 580 000 de F CFA hors TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et un délai d’exécution de 45&nbsp;jours. Et d’ajouter que l’exécution dudit marché permettra d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones d’intervention du projet.&nbsp;</p>



<p>Le choix de l’OCP-AFRICA ne devrait pas être fortuit. Ce groupe marocain est présent dans 18&nbsp;pays africains à travers 12&nbsp;filiales et 17&nbsp;nationalités. Donc, c’est une entreprise à vocation panafricaine qui dispose d’une expertise en agriculture, y compris la production d’engrais. Elle développe des solutions d’engrais personnalisées, adaptées aux environnements locaux et aux besoins des cultures.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-zones-arides-et-semi-arides-ciblees-nbsp"><strong>&nbsp;Zones arides et semi-arides ciblées&nbsp;</strong></h3>



<p>Il s’agit des zones couvertes par le PDAZAM. Ces zones s’étendent sur les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti selon l’ancien découpage du territoire national. Dans ces quatre (4) Régions, douze cercles sont concernés à savoir&nbsp;: Kayes (cercles de Nioro du Sahel, Yélimané et Diéma), Koulikoro (cercles de Nara, Kolokani et Kati), Ségou (cercles de Niono et Ségou), et enfin, Mopti (cercles de Bandiagara, Douentza, Ténenkou et Youwarou). L’objectif de développement du Projet (ODP) vise à&nbsp;<em>« Améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des ménages ruraux dans les zones arides ciblées et améliorer la capacité des bénéficiaires à répondre efficacement à une crise ou à une urgence éligible. »</em>&nbsp;Le coût du PDAZAM est de 65&nbsp;millions de dollars sur financement de la banque mondiale et pour une durée de 5&nbsp;ans. Il a été, officiellement, lancé le 7&nbsp;mars 2019.</p>



<p>Avec cette décision d’anticipation, le gouvernement aura à éviter les amères expériences des précédentes campagnes agricoles au cours desquelles la mise à disposition des engrais aux producteurs a accusé un sacré retard.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les inondations au sahel : plus qu&#8217;une question de changement climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 08:20:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux inondations au Sahel, ne réduisons pas la cause à un seul facteur : une approche historique et holistique est nécessaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face aux inondations récurrentes au Sahel, il est essentiel de dépasser le simple discours sur le changement climatique et de réapprendre à s&rsquo;adapter aux cycles naturels. L&rsquo;histoire nous rappelle que ces phénomènes ne sont pas nouveaux, mais que notre réponse doit évoluer pour mieux protéger nos communautés.</em></strong></p>



<p>En seulement quelques semaines, les inondations ont ravagé plusieurs pays du Sahel, laissant derrière elles un bilan humain et matériel dévastateur. Au Niger, 129 vies ont été fauchées, tandis que 219 755 personnes se retrouvent sans abri. Au Tchad, 54 personnes ont péri en moins d&rsquo;une semaine, et au Mali, 15 décès ont été enregistrés, avec des milliers de sinistrés. Les pertes agricoles et pastorales viennent aggraver une situation déjà critique.</p>



<p>Il est facile, face à la violence des inondations qui ravagent le Mali et d&rsquo;autres pays du Sahel, de pointer du doigt le changement climatique comme la cause unique de ces catastrophes. Les médias en parlent abondamment, les experts multiplient les mises en garde, et la communauté internationale s’accorde à dire que les événements météorologiques extrêmes deviennent plus fréquents en raison du réchauffement global. Pourtant, s’arrêter à cette seule explication serait un raccourci simpliste, qui risque de nous faire perdre de vue une réalité plus complexe et ancrée dans l’histoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-dialectique-des-saisons-pluvieuses-nbsp"><strong>La dialectique des saisons pluvieuses&nbsp;</strong></h3>



<p>Le Sahel, cette vaste bande semi-aride qui s’étend sous le Sahara, a toujours été une région marquée par des cycles climatiques. Des anciens, on raconte qu’il y a bien longtemps, ces terres connaissaient des saisons de pluies abondantes. Les rivières étaient pleines, les champs luxuriants, et les habitants adaptaient leur mode de vie à cette générosité de la nature. Les villages se construisaient sur des hauteurs, les habitations étaient pensées pour résister aux crues, et des canaux étaient creusés pour diriger les excès d’eau vers les champs, où ils étaient une bénédiction plus qu’une menace.</p>



<p>Puis, après cette période d’abondance, le climat changea. Les pluies se firent plus rares, les rivières se tarirent, et le Sahel entra dans une période de sécheresse prolongée. Cette petite pluviométrie dura des décennies, façonnant le paysage et les mentalités. Les hommes durent s’adapter à cette nouvelle réalité, en inventant de nouvelles techniques d’irrigation, en apprenant à cultiver des plantes plus résistantes, et en ajustant leurs modes de vie à cette nouvelle normalité. Cette période de sécheresse a imprégné la mémoire collective, à tel point qu’elle est souvent perçue comme la norme, reléguant les grandes pluies du passé au rang de légende.</p>



<p>Aujourd’hui, nous assistons à un retour des pluies intenses. Les inondations sont devenues fréquentes, emportant avec elles des vies humaines, détruisant des maisons, et causant des dégâts matériels considérables. Et naturellement, beaucoup cherchent à comprendre pourquoi. Le changement climatique, ce phénomène global dont les effets sont bien réels, est rapidement désigné comme le coupable principal. On oublie cependant que ces cycles de pluviométrie ont toujours existé, bien avant que l’on parle de réchauffement planétaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-oublier-la-responsabilite-humaine-nbsp"><strong>Ne pas oublier la responsabilité humaine&nbsp;</strong></h3>



<p>Les anciens n’avaient pas les outils modernes pour mesurer les changements climatiques, mais ils observaient la nature avec attention, adaptant leurs pratiques en fonction des variations de leur environnement. Ils savaient que les cycles de la nature sont imprévisibles, qu’après une période de sécheresse pouvait venir une période de pluies abondantes, et ils s’y préparaient. Cette sagesse empirique, forgée par des siècles de cohabitation avec un climat capricieux, a permis à leurs sociétés de survivre et de prospérer, malgré les défis imposés par la nature.</p>



<p>Aujourd’hui, face au retour des grandes pluies, nous semblons avoir perdu cette capacité d’adaptation. Les infrastructures modernes, construites durant la période de faible pluviométrie, ne sont souvent pas conçues pour résister à des inondations majeures. Les habitations se sont multipliées dans des zones inondables, les canaux de drainage sont insuffisants ou mal entretenus, et les constructions anarchiques se sont installées là où elles n’auraient jamais dû voir le jour. Les inondations, autrefois gérées par des pratiques communautaires éprouvées, deviennent désormais des catastrophes nationales, avec des bilans humains et matériels de plus en plus lourds.</p>



<p>Blâmer uniquement le changement climatique pour ces désastres serait non seulement injuste, mais aussi contre-productif. Cela reviendrait à ignorer les responsabilités locales, à négliger les erreurs de planification urbaine, et à oublier les leçons du passé. Ce qu’il nous faut, ce n’est pas seulement de la vigilance face aux aléas climatiques globaux, mais aussi un retour à une gestion plus prudente et respectueuse de notre environnement local.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-eviter-que-l-histoire-ne-se-repete-sous-une-forme-plus-destructrice"><strong>Eviter que l’histoire ne se répète sous une forme plus destructrice</strong></h3>



<p>Nous devons réapprendre à vivre avec l’eau, à anticiper les crues, à bâtir en harmonie avec les cycles naturels, plutôt que contre eux. Ce n’est pas en niant le changement climatique, mais en refusant de tout lui attribuer, que nous pourrons trouver des solutions durables. Les anciens savaient que la nature ne se dompte pas, mais qu’on peut s’y adapter intelligemment. En renouant avec cette sagesse, en combinant les connaissances modernes avec les pratiques traditionnelles, nous pourrions mieux nous préparer aux défis à venir.</p>



<p>L’histoire climatique du Sahel nous enseigne une chose : les cycles de la nature sont inévitables, mais leurs conséquences dépendent largement de notre capacité à nous adapter. Plutôt que de céder à un fatalisme attribué au changement climatique, il est temps de repenser notre rapport à l’eau, de reconstruire avec plus de résilience, et de tirer les véritables leçons de l’histoire. Car si les pluies reviennent inlassablement, notre réponse, elle, doit évoluer pour éviter que l’histoire ne se répète sous une forme toujours plus destructrice.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assainissement au Mali : quand les moustiques fêtent l’arrivée de l’hivernage</title>
		<link>https://saheltribune.com/assainissement-mali-quand-moustiques-fetent-arrivee-hivernage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
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<p>Du mois de juin jusqu’au mois d’octobre, c’est l’hivernage au Mali. Cette saison trouble le sommeil de la population malienne, avec la propagation des moustiques. « Après la pluie vient le&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Du mois de juin jusqu’au mois d’octobre, c’est l’hivernage au Mali. Cette saison trouble le sommeil de la population malienne, avec la propagation des moustiques.</strong></p>



<p>« <em>Après la pluie vient le beau temps</em> ». Cet adage n’est pas toujours le cas au Mali. Pendant l’hivernage la population souffre extrêmement, le nombre de patients atteint du paludisme s’accroit de jour en jour. Le paludisme est une maladie contagieuse qui est causée par le parasite (plasmodium) dû à la piqure du moustique appelée l’anophèle.&nbsp;</p>



<p>Au CSREF de Kalaban&nbsp;-coro, le nombre de patients qui font la queue devant les différentes salles de consultation se multiplie durant ces périodes. Nous ne pouvons pas dire avec certitude qu’ils (patients) souffrent tous de cette maladie.</p>



<p>Dans ce Centre de santé de référence, nous avons rencontré le point focal paludisme, Docteur Mohamed Kaba, dans son bureau. Il nous a accueillis et nous a donné plus d’explications sur l’évolution du paludisme pendant l’hivernage. Très content, M. Kaba explique que la propagation du paludisme pendant cette période est <strong>due au manque d’hygiène, d’assainissement</strong>, etc. À ses dires, le moustique porteur du parasite (plasmodium) du paludisme est un moustique femelle, qui vit dans les eaux sales. Pendant l’hivernage, il vit <strong>dans les flaques d’eau et les eaux usées</strong>. Ce problème d’assainissement donne un abri à ce parasite pour mieux pondre ses œufs, a-t-il expliqué. Ce qui entraîne la prolifération des moustiques, ajoute-t-il. « <em>Pendant cette période, les couches les plus vulnérables sont surtout les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes </em>», ajoute Dr Kaba.</p>



<p>Après ces explications, M. Kaba nous rappelle des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur cette maladie. À l’en croire, en 2019, cette organisation a fait comprendre que<strong> 228 000 000 de cas de paludisme ont été enregistrés</strong> dans le monde. En 2018, ajoute-t-il, dans les statistiques sanitaires du <strong>Mali, 2 614 104 cas ont été enregistrés.</strong></p>



<p>Le point focal paludisme du CSREF de Kalaban -coro a également touché aux mesures de prévention. Selon lui, durant cette période, les <strong>mesures de prévention à mettre en œuvre sont : « l’assainissement de l’environnement, se protéger contre les piqures des moustiques en dormant sous des moustiquaires imprégnées et la pulvérisation intra-domiciliaire »</strong>.</p>



<p>Cette situation handicape beaucoup les chefs de famille qui font face à des dépenses financières au quotidien. Pourtant, en y regardant de près, nombreuses sont ces familles qui respectent les mesures préventives que Dr Kaba vient de souligner.</p>



<p>Dans une<strong> cour propre, des poubelles contenant des ordures ménagères ouvertes à l’entrée de la porte, des flaques d’eau à quelques de la famille</strong>. Voilà l’environnement de M. Samba Cissé, un chef de famille que nous avons rencontré à Torokorobougou. Selon celui-ci, <em>« le paludisme est une maladie cyclique qu’on a l’habitude de rencontrer en début et en fin d’hivernage ».</em></p>



<p>Ce non-respect des mesures préventives contre cette maladie a eu des impacts réels sur la santé de la famille Cissé cette année. <em>« Nous souffrons beaucoup pendant cette période. C<strong>ette année, ma femme, ma fille ainsi que moi-même sommes tombés malades en même temps </strong>», </em>a expliqué M. Cissé qui a laissé entendre que cette situation lui a énormément coûté en termes de dépenses.Pourtant, ce chef de famille estime que les mesures préventives sont bien respectées chez lui. Mais il précise que<em> « si on se protège et que le voisinage est toujours mal saint, cela revient à la même chose, car les moustiques peuvent se déplacer</em> ». Tel est le cas pour M. Cissé et sa famille.</p>



<p>Le paludisme reste alors une maladie dangereuse dont il faut tenir compte. De ce fait, il faudra respecter les mesures de prévention. Comme le dit un proverbe,&nbsp;« <em>Mieux vaut prévenir que guérir</em> ».</p>



<p><strong>Sira Niakaté et Seydou Sanogo, stagiaires, pour Le Pays</strong></p>
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		<title>Hivernage au Mali : plus de 110 000 personnes exposées à des inondations (Ocha Mali)</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 20:21:08 +0000</pubDate>
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<p>« L’hivernage rime avec des inondations dans plusieurs régions », indique le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) au Mali dans un communiqué ce lundi 20 juillet&#8230;</p>
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<p><em>« L’hivernage rime avec des inondations dans plusieurs régions</em> », indique le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) au Mali dans un communiqué ce lundi 20 juillet 2020. L’organisation onusienne poursuit en précisant qu’« <em>à Douentza, Mopti, plus de 2200 personnes sont déjà sinistrées dans un contexte d’insécurité, aggravant les besoins humanitaires</em> ». Selon cette organisation humanitaire, <em>« cette année, plus de 110 000 personnes sont à risque d’inondations dans le pays ».</em> Selon une source proche de cette organisation humanitaire, ces personnes en risque d&rsquo;inondation sont généralement celles qui habitent le long du fleuve dans les différentes localités du Mali. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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