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	<title>Archives des histoire du Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Bamako : quand les élèves partent à la conquête de leur histoire</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 12:27:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les monuments et places emblématiques de Bamako à travers la sortie pédagogique organisée pour les élèves de la capitale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une trentaine d’élèves de Bamako ont parcouru, samedi 14 mars, plusieurs monuments et places emblématiques de la capitale dans le cadre d’une sortie pédagogique organisée par le Conseil national de transition et le ministère de la Culture. L’initiative, qui s’inscrit dans le programme des activités culturelles du mois de mars, vise à sensibiliser les jeunes à l’histoire nationale et à renforcer leur attachement au patrimoine malien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des activités culturelles du mois de mars, une trentaine d’élèves de Bamako ont participé, samedi 14 mars 2026, à une sortie pédagogique à travers plusieurs sites emblématiques de la capitale malienne. L’initiative, organisée par le Conseil national de transition en partenariat avec le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, vise à renforcer l’éducation citoyenne et la connaissance du patrimoine national chez les jeunes. Une activité pleinement en phase avec «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>» décrétée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour la période 2026-2027.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-immersion-dans-l-histoire-de-bamako"><strong>Une immersion dans l’histoire de Bamako</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les monuments et places historiques de Bamako ont servi de salle de classe à ciel ouvert pour une trentaine d’élèves issus de l’École de la Poudrière, de l’École du Quartier Mali et du lycée Aminata Bâ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encadrée par Magma Gabriel Konaté, désigné parrain des activités culturelles du mois de mars par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, la sortie avait pour objectif de familiariser les jeunes générations avec les symboles historiques de la capitale malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la journée, les élèves ont parcouru plusieurs lieux emblématiques, découvrant leur signification historique et leur rôle dans la construction de la mémoire collective du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation a entamé sa tournée par la Tour de l’Afrique, avant de se rendre successivement à la Place Sogolon, au Monument Kwame Nkrumah, à la Place Mamadou Konaté et à la Place Daniel Ouezzin Coulibaly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite s’est achevée au Musée national du Mali, véritable centre de conservation et de valorisation du patrimoine culturel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant toute la tournée, le guide Daouda Koné a assuré les explications historiques, en vue d’offrir aux élèves une plongée vivante dans l’histoire politique et culturelle du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-autorites-mobilisees-autour-de-l-education-culturelle"><strong>Les autorités mobilisées autour de l’éducation culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement a également enregistré la présence de représentants du ministère de la Culture. Le chef de cabinet du département, Salia Malé, représentait le ministre Mamou Daffé. Il était accompagné de la chargée de mission Fadimata Walet Aghatham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à rapprocher la jeunesse malienne de son patrimoine historique, afin de renforcer le sentiment d’appartenance nationale et le sens civique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la simple visite touristique, cette sortie pédagogique s’inscrit dans une démarche éducative plus large. Elle vise à sensibiliser les élèves à l’importance des figures historiques et des symboles nationaux dans la construction de l’identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les autorités maliennes affirment leur volonté de placer la culture et l’éducation au cœur des politiques publiques, ce type d’initiative contribue à renforcer le lien entre éducation, mémoire et citoyenneté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les responsables culturels, transmettre l’histoire nationale aux jeunes générations constitue un levier essentiel pour bâtir une société consciente de son héritage et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Héritage impérial et identité nationale : l’initiative culturelle qui mobilise les lignages historiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 05:43:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Association Mansarenan s'engage à préserver l'héritage culturel et à promouvoir des projets patrimoniaux au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Reçue en audience par le ministre de la Culture, une délégation de l’Association Mansarenan a réaffirmé son engagement à contribuer aux grands projets patrimoniaux du pays, alors que les autorités placent la culture au cœur de leur stratégie nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu le 20 février à Bamako une délégation de l’Association Mansarenan conduite par son vice-président, Gabiné Keïta. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme national de promotion culturelle porté par les autorités maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-organisation-tournee-vers-la-transmission-historique"><strong>Une organisation tournée vers la transmission historique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 2015, l’association rassemble les héritiers de la lignée impériale Keïta ainsi que plusieurs familles historiques, notamment les Konaté, Konaré et Dagnon. Elle se donne pour mission de préserver les valeurs ancestrales, de renforcer la cohésion sociale et de transmettre l’héritage culturel aux jeunes générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des échanges, les discussions ont porté sur la légitimité historique des Mansaré et sur leur contribution potentielle aux projets structurants liés à la mémoire nationale. Pour ses responsables, la participation active aux initiatives culturelles constitue un moyen d’ancrer les repères identitaires dans la société contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a présenté à ses interlocuteurs la maquette du futur monument historique de Kurukanfuga, qui doit être édifié à Kangaba. Ce site renvoie à l’un des épisodes fondateurs de l’histoire politique ouest-africaine, symbole d’unité et de gouvernance traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités, ce projet incarne la volonté de restaurer et magnifier les grands marqueurs historiques du pays, sous l’impulsion du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, qui a fait de la valorisation culturelle une priorité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culture-comme-levier-politique-et-social"><strong>La culture comme levier politique et social</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette audience intervient alors que la période 2026-2027 a été proclamée « <em>Année de l’Éducation et de la Culture</em> », prolongeant l’initiative de 2025 dédiée à la culture. Dans cette perspective, les autorités encouragent les organisations patrimoniales à jouer un rôle actif dans la consolidation de l’identité nationale et la promotion du patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a salué la démarche de l’association et l’a invitée à poursuivre ses actions. Il indiqué que les initiatives issues de la société civile constituent un complément essentiel à l’action publique dans le domaine culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà d’une simple rencontre protocolaire, cette audience est une illustration parfaite de la stratégie malienne consistant à associer institutions officielles et détenteurs de traditions historiques. En mobilisant ces acteurs, l’État cherche à construire une politique culturelle enracinée dans les héritages locaux tout en répondant aux enjeux contemporains de cohésion sociale et de transmission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Association Mansarenan, cette reconnaissance institutionnelle confirme son rôle de relais entre mémoire historique et projets nationaux. Pour les autorités, elle témoigne de la volonté de faire de la culture non seulement un marqueur identitaire, mais aussi un pilier du développement et de la reconstruction symbolique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commémoration du 20 janvier:  l’Armée malienne, socle de la République</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:27:21 +0000</pubDate>
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<p>Revisitez les origines de l'armée malienne à l'occasion de son 65ème anniversaire et son rôle clé dans la souveraineté nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La R</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>publique du Mali est n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e le 22 septembre 1960 dans un&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>lan de dignit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et de fiert</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>nationale. Ce jour marqua l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>exaltation d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>un peuple d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>cid</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>prendre en main son destin. Quelques mois plus tard, le 20 janvier 1961, le pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sident Modibo Ke</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta rappela le colonel Pinana Drabo afin de jeter les bases de la nouvelle arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e nationale, acte fondateur d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une institution appel</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>incarner la souverainet</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>du pays et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>fendre l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>int</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>grit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>territoriale.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;l’éclatement de la Fédération du Mali, Modibo Keïta fut investi Chef de l’État par l’Assemblée nationale.&nbsp;«&nbsp;<em>Je vous remercie de vous&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre distraites de vos augustes occupations et de vos nombreuses pr</em><em>é</em><em>occupations pour r</em><em>é</em><em>pondre&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>mon invitation&nbsp;</em>», a affirmé&nbsp;le président devant le corps diplomatique. Ce discours illustrait la volonté&nbsp;d’un dirigeant déterminé à&nbsp;bâtir une République indépendante et une armée nationale solide, capable de protéger le peuple et garantir la sécurité&nbsp;nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-structuration-et-premi-e-res-missions"><strong>Structuration et premi</strong><strong>è</strong><strong>res missions</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président fit appel au général Abdoulaye Soumaré, acteur de la crise fédérale d’août 1960, pour diriger la jeune armée nationale. Parallèlement, le capitaine Pinana Drabo fut envoyé à&nbsp;Ségou comme commandant en chef. Ces nominations traduisaient la volonté&nbsp;de Keïta de s’appuyer sur des officiers expérimentés afin de structurer une force militaire apte&nbsp;à&nbsp;défendre l’intégrité&nbsp;du territoire et&nbsp;à&nbsp;assurer la stabilité&nbsp;du nouvel&nbsp;État, dans un contexte de transition historique et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C</em><em>’</em><em>est&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>pr</em><em>é</em><em>sent que nous devons r</em><em>é</em><em>ussir ou&nbsp;</em><em>é</em><em>chouer</em><em>…&nbsp;</em><em>et je dis avec force et conviction que nous r</em><em>é</em><em>ussirons, Inch</em><em>’</em><em>Allah&nbsp;</em>», a souligné&nbsp;le président dans son message de nouvel an. Ces paroles galvanisèrent la population et donnèrent&nbsp;à&nbsp;l’armée naissante une mission claire : incarner la dignité&nbsp;retrouvée et porter haut les couleurs nationales dans un contexte de rupture avec la tutelle coloniale, en affirmant l’autonomie militaire et la souveraineté&nbsp;nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retrait-des-troupes-fran-c-aises"><strong>Le retrait des troupes fran</strong><strong>ç</strong><strong>aises</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’impulsion du commandement,&nbsp;épaulé&nbsp;par des officiers tels que Kélétigui Drabo, l’armée commença&nbsp;à&nbsp;se structurer. Le 20 janvier 1961, Modibo Keïta exigea l’évacuation des troupes françaises, décision interprétée comme un geste de solidarité&nbsp;avec le FLN algérien. Ce choix audacieux marqua un tournant décisif : le Mali affirmait sa volonté&nbsp;de rompre définitivement avec la présence coloniale et de prendre en main son destin militaire, en affirmant son indépendance stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La base 162 de Bamako sera&nbsp;</em><em>é</em><em>vacu</em><em>é</em><em>e le 5 septembre 1961&nbsp;</em>», a décidé&nbsp;le commandement français dans le cadre du retrait progressif.&nbsp;À&nbsp;partir de juin 1961, toutes les bases furent progressivement libérées. Le départ des dernières troupes consacra l’indépendance militaire du Mali et permit&nbsp;à&nbsp;l’armée nationale de s’affirmer pleinement comme garante de la sécurité&nbsp;et de l’intégrité&nbsp;du territoire, en consolidant la souveraineté&nbsp;et l’autorité&nbsp;de l’État indépendant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cadre-juridique-solide"><strong>Un cadre juridique solide</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 août 1961, l’Assemblée nationale adopta une loi historique.&nbsp;«&nbsp;<em>La loi N</em><em>°&nbsp;</em><em>81/AN-RM portant organisation g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>rale de la d</em><em>é</em><em>fense vise&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>assurer en tout temps la s</em><em>û</em><em>ret</em><em>é&nbsp;</em><em>et l</em><em>’</em><em>int</em><em>é</em><em>grit</em><em>é&nbsp;</em><em>du territoire&nbsp;</em>», a proclamé&nbsp;l’Assemblée nationale souveraine. Ce texte donna&nbsp;à&nbsp;l’armée un cadre juridique solide et renforça son rôle central dans la consolidation de l’État indépendant, en inscrivant la défense nationale au cœur du projet républicain et de la souveraineté&nbsp;retrouvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la naissance de l’armée nationale, le Mali choisit de ne plus confier sa sécurité à&nbsp;une puissance&nbsp;étrangère. Le pays développa une diplomatie militaire diversifiée, fondée sur l’intégration régionale et la recherche de la paix. Cette orientation permit au Mali de s’inscrire dans une dynamique internationale tout en affirmant son autonomie stratégique et son engagement pour la stabilité&nbsp;et la sécurité&nbsp;dans le monde, consolidant ainsi son rôle régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tradition-de-bravoure-et-de-solidarit-e"><strong>Une tradition de bravoure et de solidarit</strong><strong>é</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création, il y a près de six décennies, l’armée malienne a traversé&nbsp;des&nbsp;épreuves mais a toujours démontré&nbsp;sa bravoure. Des oueds algériens aux forêts centrafricaines, en passant par le Rwanda, le Libéria et la Sierra Leone, elle a participé à&nbsp;des missions de paix. Sur le territoire national, de Ouhigouya&nbsp;à&nbsp;Aguelhok, les soldats maliens ont montré&nbsp;leur disponibilité à&nbsp;défendre les frontières et&nbsp;à&nbsp;protéger les populations civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>L</em><em>’</em><em>arm</em><em>é</em><em>e du Mali sera toujours pr</em><em>ê</em><em>te&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>se battre et&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>mourir pour le drapeau&nbsp;</em>», a rappelé&nbsp;le commandement militaire. Bien avant l’appui de la France et de la communauté&nbsp;internationale, elle avait déjà&nbsp;contribué à&nbsp;libérer des peuples frères du colonialisme et de l’apartheid. Cette tradition de solidarité&nbsp;et de courage continue de nourrir l’identité&nbsp;de l’armée, pilier de la République et symbole de la dignité&nbsp;nationale, toujours fidèle&nbsp;à&nbsp;son engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, le Mali débaptise ses symboles coloniaux et érige un nouveau récit national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les nouvelles figures à Koulouba à la place des colonisateurs illustrent le renouveau mémoriel du Mali guidé par le Général Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En inaugurant, le 11 décembre 2025, les places « Mali Cɛbaw » et « Mali Kɛlɛmasaw » à Koulouba, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, inscrit la capitale dans un vaste chantier de reconquête mémorielle. Rebaptisée en lieu et place de la « Place des Explorateurs », la première célèbre les grandes figures politiques et spirituelles du passé malien, tandis que la seconde – anciennement « Place des Gouverneurs du Soudan français » – honore les chefs de guerre et résistants qui ont façonné l’indépendance et la souveraineté du pays. Un geste hautement symbolique dans une période où le Mali redéfinit les contours de son identité nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de transition malien a franchi un nouveau cap dans sa politique de rupture mémorielle avec la France en rebaptisant deux places publiques majeures de la capitale. Par un décret du 21 février 2025, les anciennes <em>Place des Explorateurs</em> et <em>Place des Gouverneurs du Soudan Français</em> ont officiellement cédé la place aux « <em>Mali Cɛbaw</em> » (les Grands Hommes du Mali) et « <em>Mali Kɛlɛmasaw</em> », monuments dédiés aux figures fondatrices, militaires et résistantes de l’histoire nationale. Une opération présentée comme un acte de souveraineté par les autorités, mais qui cristallise une recomposition profonde du paysage politique et des relations franco-maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-memoriel-devenu-outil-de-souverainete"><strong>Un geste mémoriel devenu outil de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministère de la Culture, ce changement n’est pas une simple décision symbolique. Il s’agit d’une réponse à ce que l’Exposé des motifs qualifie de « <em>manœuvres d’effacement de la mémoire des peuples colonisés </em>», imputées à l’Administration française durant la période coloniale. Le gouvernement affirme vouloir rompre avec une toponymie glorifiant des explorateurs et administrateurs « <em>sans résonance pour les Maliens </em>» au profit des héros de l’histoire précoloniale, impériale et contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux places rénovées traduisent cette volonté. À la <em>Place de Mali Cɛbaw</em> remplacent désormais les bustes de Soundiata Keïta, Sonni Ali Ber, Samory Touré, Babemba Traoré, Modibo Keïta ou encore Mama Dinga — figures fondatrices des grands empires d’Afrique de l’Ouest ou résistants à la conquête française. À la <em>Place Mali Kɛlɛmasaw</em>, dédiée aux figures militaires, ce sont désormais les portraits des généraux Moussa Traoré, Abdoulaye Soumaré, Amadou Toumani Touré ou du colonel Sékou Traoré qui occupent les murs autrefois réservés aux gouverneurs du Soudan Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-kura-colonne-vertebrale-ideologique"><strong>Le « Mali Kura », colonne vertébrale idéologique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réécriture des espaces publics s’inscrit dans la doctrine officielle du « <em>Mali Kura </em>», le programme de refondation culturelle et politique porté par le général Assimi Goïta. L’année 2025 a été déclarée « <em>année de la culture</em> », dans l’objectif de réhabiliter les valeurs du <em>Maaya</em> (dignité, humanité, civisme) et du <em>Danbe</em> (honneur, fierté, courage) présentées comme le socle du « <em>nouvel homme malien </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Assises nationales de la refondation de 2021 avaient déjà recommandé la revalorisation des héros nationaux, dans un contexte de quête de légitimité des autorités militaires. Le ministre Mamou Daffé justifie cette démarche comme un acte de « <em>mémoire, de justice et de souveraineté </em>» censé redonner « <em>fierté et dignité </em>» aux Maliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-manoeuvre-politique-a-usage-interne"><strong>Une manœuvre politique à usage interne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste mémoriel intervient dans un moment de recomposition politique interne, où les autorités maliennes de la transition cherchent à consolider leur assise face à une population éprouvée par l’insécurité et la dégradation économique. L’hommage rendu aux résistants à la colonisation et aux figures militaires modernes permet d’ancrer le régime actuel dans une continuité historique valorisée : celle de la bravoure, de la lutte et de la défense du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie vise aussi à renforcer l’adhésion des jeunes générations, présentées par les autorités comme les bénéficiaires directs de ces « <em>repères de courage dressés dans la pierre</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-peu-equivoque-adresse-a-la-france"><strong>Un message peu équivoque adressé à la France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement toponymique intervient dans un contexte de rupture diplomatique profonde avec Paris. Après le départ des forces françaises, l’expulsion de l’ambassadeur et la dénonciation des accords militaires, la transformation des espaces publics symbolise le démantèlement final de la mémoire coloniale française au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, ce geste achève le cycle de la rupture assumée sur les plans militaire, politique et désormais culturel. Pour Paris, il s’agit d’une évolution attendue, s’inscrivant dans une dynamique déjà jugée irréversible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En invoquant les grands empires précoloniaux et en valorisant les figures panafricaines, le Mali s’inscrit dans une matrice identitaire partagée avec ses voisins directs, Burkina Faso et Niger, réunis au sein de l’AES. Ce repositionnement mémoriel s’ajoute au réalignement stratégique vers de nouveaux partenaires, notamment la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-revendiquee-une-memoire-en-reconstruction"><strong>Une souveraineté revendiquée, une mémoire en reconstruction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’effacement des symboles coloniaux au profit des « <em>Mali Cɛbaw </em>» et « <em>Mali Kɛlɛmasaw</em> » marque une volonté de rompre avec le récit imposé durant la colonisation, et de reconstruire un imaginaire national cohérent avec la vision politique actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, les nouvelles effigies trônent désormais comme les pierres de fondation visibles d’un projet politique plus vaste. Pour les autorités, elles incarnent un Mali en renaissance. Pour les observateurs, elles symbolisent surtout un pays qui redéfinit, dans la pierre et dans le discours, les contours de son identité et de ses alliances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>65e anniversaire d’indépendance du Mali : Tombouctou, cité de l’histoire et du renouveau, célèbre l’unité nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 20:31:03 +0000</pubDate>
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<p>Le 65e anniversaire d’indépendance du Mali a rassemblé les autorités à Tombouctou pour une célébration historique et solennelle.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali a célébré ce lundi 22&nbsp;septembre 2025, le 65<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de son indépendance. À l’instar des autres villes du pays, Tombouctou, la Cité des 333&nbsp;Saints, n’est pas restée en marge de cet événement historique. Présidée par le gouverneur de la région, le Contrôleur principal de police Bakoum Kanté, la cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives, politiques, coutumières et militaires. Des représentants des treize cercles de Tombouctou, étaient également présents pour marquer ce moment solennel de célébration de l’indépendance et de la souveraineté nationale du Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie s’est tenue à la Place de l’Indépendance, où des centaines de citoyens, venus de la ville et de ses environs, se sont rassemblés pour commémorer l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. Cette année, la célébration a pris un tournant particulier, alors que le pays, plus que jamais, cherche à réaffirmer sa souveraineté nationale et internationale dans un contexte de crise multiforme qui dure depuis plus d’une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du Conseil National de Transition (CNT), originaires de la région, ont également pris part à cet événement, soulignant l’importance de cette commémoration dans le processus de reconstruction nationale. Les autorités des treize cercles de la région étaient également présentes. Toute chose qui symbolise l’unité et la résilience des populations maliennes face aux difficultés du moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-hommage-aux-morts-et-une-priere-pour-l-avenir"><strong>Un hommage aux morts et une prière pour l’avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a débuté par un dépôt de gerbe de fleurs au monument Alfarouk, un symbole de l’histoire et de la résistance de Tombouctou. Le Gouverneur de la région, Bakoum Kanté, accompagné des autorités locales, a rendu hommage aux victimes de la crise qui a secoué le pays depuis 2012. Une minute de silence a été observée en mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans ce conflit dévastateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Tombouctou, M.&nbsp;Yehia Tandina, a exprimé la fierté de la ville à l’occasion de cet anniversaire. Il a rappelé que Tombouctou, ville réputée pour son savoir ancestral et son patrimoine culturel, a traversé plusieurs périodes de mutations depuis l’indépendance. Pendant les premières années après 1960, des infrastructures majeures ont été établies notamment le premier aérodrome de la ville, le monument Alfarouk, un marché central, une centrale électrique et des routes, notamment celle de cinq kilomètres reliant la ville au reste du pays. Ces réalisations ont longtemps suscité de l’espoir parmi les habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ce soleil, dont le rayon brille à travers les idées révolutionnaires pour l’accession à la souveraineté nationale et internationale, est un héritage de notre histoire et une lumière qui continue de guider notre peuple</em> », a déclaré M.&nbsp;Tandina. Il a également salué la persévérance des forces de sécurité, mentionnant particulièrement le rôle des militaires dans la sécurisation de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tombouctou-en-plein-renouveau"><strong>Tombouctou en plein renouveau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les difficultés rencontrées au cours des années, Tombouctou renaît aujourd’hui de ses cendres. La ville connaît une véritable révolution dans le domaine du développement et de la gouvernance. La reconstruction des infrastructures, la réhabilitation des bâtiments historiques et la réactivation des services sociaux de base sont des signes tangibles du renouveau de cette ancienne capitale du savoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gouverneur Bakoum Kanté a également souligné les efforts déployés pour renforcer la sécurité dans la région. Il a mentionné la réouverture de certaines écoles qui avaient été fermées en raison de l’insécurité, la reprise des activités de cantines scolaires et la réhabilitation d’hôpitaux, dont l’hôpital régional de Tombouctou. En matière de gestion de l’eau potable, les travaux d’extension du réseau de la Somagep sont en cours, garantissant ainsi un meilleur accès à l’eau potable pour la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi mis en avant les progrès réalisés dans le domaine de l’électricité, avec une amélioration notable du temps de desserte dans les principales villes de la région. Le développement de la région se poursuit, avec des projets ambitieux comme la mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou et la création de nouveaux postes militaires à Tonka et Diré, renforçant ainsi la sécurité et la gouvernance locale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-une-transition-en-cours">&nbsp;<strong>Une transition en cours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 65e&nbsp;anniversaire de l’indépendance est également l’occasion de mettre en lumière les efforts de la transition pour redorer l’image du Mali et renforcer sa souveraineté. Le Gouvernement malien, soutenu par les partenaires internationaux, poursuit sa politique de développement et de consolidation de la paix, en dépit des obstacles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de Tombouctou, bien que marquée par l’histoire de l’empire du Mali et ses vestiges historiques, est aujourd’hui un symbole de résilience. Le projet de modernisation de la ville, incluant la réhabilitation du stade municipal, la construction et la réhabilitation de nouveaux infrastructures culturelles et sociales dont la salle de spectacle Ali Farka Touré, témoigne de la volonté des autorités de redonner à Tombouctou sa place d’antan en tant que centre d’influence culturelle et de savoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-porteur-d-espoir"><strong>Un avenir porteur d’espoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la cérémonie, les autorités et la population ont été invités à célébrer non seulement l’indépendance, mais également le courage et la détermination du peuple malien à faire face aux défis de l’heure. La transition en cours offre une lueur d’espoir pour un avenir plus serein, même si des efforts supplémentaires sont nécessaires pour restaurer la paix et la stabilité sur l’ensemble du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, après 65&nbsp;ans d’indépendance, semble prêt à réécrire une nouvelle page de son histoire, avec des projets ambitieux et un peuple plus déterminé que jamais à défendre sa souveraineté et ses valeurs. À Tombouctou, comme dans tout le pays, la flamme de l’indépendance continue de briller, illuminant l’horizon d’un avenir plein de promesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Commémoration du 22 septembre : Bamako aux couleurs nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 19:45:53 +0000</pubDate>
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<p>Le défilé du 22 septembre 2025 approche! Plongez dans l'ambiance festive qui transforme Bamako pour cet événement marquant.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quelques heures du défilé militaire prévu ce lundi&nbsp;22&nbsp;septembre, Bamako s’active. Les rues s’illuminent aux couleurs du Mali, les décorations apparaissent à chaque coin du boulevard et une atmosphère de fête flotte sur la ville. Cette journée s’annonce comme un moment fort, mêlant fierté, mémoire et unité pour tous les Maliens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Général d’armée Assimi Goïta, président de la transition, sera présent aux cérémonies officielles. Il souhaite un « <em>Mali Koura</em> », un Mali uni et tourné vers l’avenir avec tous les Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout dans la capitale, les préparatifs sont visibles. Le Boulevard de l’Indépendance est décoré aux couleurs nationales (vert-jaune-rouge), les trottoirs ont été nettoyés et repeints, et les tribunes officielles se montent petit à petit pour accueillir le défilé. Même les passants s’arrêtent, fascinés par l’animation et les décorations. Certains crient spontanément « <em>Vive l’Armée ! Vive Assimi ! </em>», tandis que des commerçants ambulants incitent les passants à acheter des teeshirts et accessoires portant les inscriptions « <em>65 ᵉ anniversaire du Mali</em> » ou « <em>Vive l’Armée</em> », en parfaite harmonie avec les drapeaux et décorations de la fête.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preparatifs-et-hommage-aux-militaires"><strong>Préparatifs et hommage aux militaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répétitions des militaires ont montré l’ampleur du défilé. On a pu voir des milliers de véhicules militaires, l’aviation militaire et tous les corps de la force de l’ordre, qui seront au rendez-vous demain pour le défilé officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuit dernière, pour la première fois à Bamako, des drones lumineux ont projeté des images dans le ciel, célébrant les FAMa et l’histoire militaire du pays. « <em>Même depuis chez moi, j’ai pu admirer les images projetées dans le ciel. C’était incroyable ! </em>», raconte Souleymane, étudiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de la fête, la population pense aussi aux soldats qui se battent jour et nuit au nord du pays. « <em>Nous savons que nos militaires veillent sur nous, même loin de Bamako. Leur courage et leur sacrifice méritent notre respect</em> », dit Moussa, commerçant. Ibrahim, taximan, renchérit&nbsp;: « <em>Ils donnent tout pour notre sécurité. On ne les oublie pas. Chacun de nous a un frère ou une sœur dans l’armée.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-et-anticipation"><strong>Sécurité et anticipation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour du boulevard, la sécurité est renforcée. Policiers et militaires patrouillent, barricades et cordons sont installés pour préparer l’arrivée des spectateurs. Quelques véhicules militaires stationnent le long de l’avenue, mais l’atmosphère reste calme. Les habitants observent, curieux et impatients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les quelques problèmes sécuritaires à l’approche de cette fête d’anniversaire, la confiance est là. « <em>Les terroristes veulent nous diviser et nous empêcher de célébrer nos victoires. Mais nous croyons en nos militaires et au Général Assimi Goïta pour nous protéger </em>», affirme Sidy Coulibaly, jeune engagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commerçants et riverains s’activent également pour accueillir les visiteurs. « <em>Je prépare mes boissons et mes steaks. Les gens vont venir admirer le défilé, et ça promet d’être animé </em>», explique Awa, vendeuse ambulante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Demain, lundi&nbsp;22&nbsp;septembre, Bamako vibrera aux couleurs de la nation. Cette journée sera un moment de fête et de mémoire pour tous les Maliens, un hommage à ceux qui ont bâti le pays et à ceux qui le protègent encore aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
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		<title> Bamako, la démocratie enterre l’un de ses pères</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 18:52:38 +0000</pubDate>
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<p>Les obsèques de Tiébilé Dramé ont rassemblé des milliers de citoyens à Bamako pour honorer sa carrière et son engagement.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 15 août 2025, Bamako s’est figée. Jour de prière, mais aussi de recueillement national, pour accompagner jusqu’à sa dernière demeure l’un de ses plus solides piliers démocratiques : Tiébilé Dramé. Mort trois jours plus tôt à Paris, à 70 ans, l’ancien ministre des Affaires étrangères, exilé, prisonnier, médiateur infatigable, a eu droit à des obsèques où se sont mêlés drapeau, silence et ferveur populaire, à Magnambougou, en commune VI, du district de Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un baobab est tombé. Ce vendredi, la capitale a vu converger politiciens de toutes obédiences, diplomates en service ou à la retraite, militants de la première heure et simples citoyens. Au centre du cortège, Tiébilé Dramé, figure cardinale de la démocratie malienne, partait pour son dernier voyage, sous les drapeaux, les salves militaires… et le regard inattendu d’Alpha Oumar Konaré, rare apparition d’un ancien chef d’État venu saluer un gendre, un compagnon de route et un symbole.&nbsp;&nbsp;Djiguiba Keïta, compagnon de lutte des années de plomb, le surnomme «&nbsp;<em>le baobab de la résistance à la dictature</em>&nbsp;». Les années de geôle sous Moussa Traoré, l’exil européen, la décennie passée à Amnesty International à Londres : autant de racines dans la terre de ses convictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient Chahana Takiou, journaliste et ami, qui exhorte à «&nbsp;<em>poursuivre la bataille pour les libertés</em>&nbsp;», rappelant que Dramé n’a jamais cessé de croire que le dialogue, même avec l’adversaire, pouvait sauver une nation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-silhouette-inattendue"><strong>La silhouette inattendue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De l’ex-chef de la Minusma El-Ghassim Wane, qui salue «&nbsp;<em>un homme de courage et de conviction&nbsp;</em>», à Oumar Mariko, leader du Sadi, évoquant «&nbsp;<em>un grand républicain</em>&nbsp;» respecté malgré les divergences, la pluie des témoignages balaie les clivages partisans. Ce vendredi-là, à Bamako, il n’y a plus de camps : seulement la reconnaissance d’un engagement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore-.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1024x577.jpg" alt="Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré" class="wp-image-19610" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1024x577.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--300x169.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--768x432.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1536x865.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1920x1081.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--1170x659.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--585x329.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore--600x338.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/08/Alpha-Oumar-Konare-et-Dioncounda-Traore-.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les anciens présidents Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré, aux obsèques de Tiébilé Dramé, le 15 aout 2025, à Bamako. ©Internaute. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, au premier rang, une apparition rare : Alpha Oumar Konaré. L’ancien président (1992-2002), presque effacé de la scène publique depuis plus de vingt ans, est là. Père de Kadiatou Konaré, l’épouse du défunt, il offre, par sa seule présence, un hommage familial et politique. Ce geste sobre mais lourd de symboles souligne le lien intime et historique entre les deux hommes, et ajoute à l’émotion d’une foule déjà saisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-legs-politique-et-moral"><strong>Un legs politique et moral</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondateur du&nbsp;<em>Républicain</em>, créateur du Parena, ministre de la Transition en 1991-1992, négociateur dans les crises ivoirienne, nigérienne ou malienne, ministre des Affaires étrangères de 2019 à 2020 : le CV de Tiébilé Dramé est un fragment d’histoire contemporaine du Mali. Son audace, sa lucidité et sa conviction que la paix passe par la parole resteront comme un testament politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi-là, quand le cortège a gagné le cimetière de Hamdallaye pour une inhumation sobre, prières et minute de silence en tête, Bamako a su qu’elle perdait plus qu’un homme. Elle perdait un repère. Mais à travers les voix, les regards et les mains jointes, le «&nbsp;<em>baobab</em>&nbsp;» n’a pas quitté la forêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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