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	<title>Archives des Guinée-Bissau &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Guinée-Bissau &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Levée de fonds sur le marché UMOA-Titres : classé 5ᵉen 2025, le Mali démarre l’année 2026 en force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:04:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali sur le marché UMOA-Titres : performance récente et confiance des investisseurs expliquées en détail.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali vient de réussir, à deux reprises au cours de ce mois de janvier, à mobiliser des montants supérieurs à ceux recherchés. Cette performance s’inscrit dans la continuité d’une dynamique amorcée durant les derniers mois de l’année 2025, une année qui avait pourtant débuté par des difficultés à atteindre les objectifs de mobilisation fixés par l’État.</em></strong></p>



<p>En réussissant à lever des fonds au-delà de ses objectifs initiaux, le Mali retrouve la confiance des investisseurs. Il s’agit donc d’une véritable ruée des investisseurs vers le Mali. Cette mobilisation régionale confirme également que le pays reste attractif sur le marché financier régional, malgré un contexte macroéconomique et sécuritaire corsé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-levees-de-fonds-ayant-depasse-les-objectifs-initiaux"><strong>Deux levées de fonds ayant dépassé les objectifs initiaux</strong></h2>



<p>Pour sa première intervention de l’année 2026, réalisée le 7 janvier, le Mali a non seulement atteint, mais dépassé son objectif initial de 40 milliards FCFA en mobilisant 44 milliards FCFA. Cette opération s’est faite à l’issue d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) sur le marché de l’UMOA-Titres.</p>



<p>L’opération a suscité un engouement marqué, avec 78,83 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 197,09 %. Autrement dit, les investisseurs ont proposé près de deux fois le montant recherché par le Trésor malien. Ce niveau de demande traduit la capacité du Mali à capter l’épargne disponible au sein de l’UEMOA.</p>



<p>Pour la seconde intervention sur le marché, effectuée le 22 janvier, le Mali a également levé des fonds supérieurs à sa demande. En recherchant 50 milliards FCFA, il a obtenu 55 milliards FCFA. L’émission s’est déroulée sous forme d’adjudication de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).</p>



<p>La forte demande des investisseurs a permis au Mali de retenir 55 milliards FCFA, tout en restant sélectif sur les montants et les maturités acceptés. Les titres émis combinent des maturités courtes (182 et 364 jours) et moyennes (3 à 5 ans), ce qui permet d’étaler dans le temps le profil de remboursement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-2025-sur-11-878-milliards-mobilises-la-part-du-mali-etait-modeste"><strong>En 2025, sur 11 878 milliards mobilisés, la part du Mali était modeste</strong></h2>



<p>Selon les données de l’agence UEMOA-Titres, les interventions des huit États membres ont permis de mobiliser, au cours de l’année 2025, des ressources substantielles s’élevant à 11 878 milliards FCFA. Sur ce montant, le Mali a pu encaisser 992 milliards FCFA, le classant ainsi au 5ᵉ rang des États de l’UEMOA.</p>



<p>Dans ce classement, la Côte d’Ivoire occupe la première place avec 5 149 milliards FCFA. Elle est suivie respectivement par le Sénégal (2 225 milliards FCFA) et le Niger (1 313 milliards FCFA). Le Burkina Faso se classe 4ᵉ avec 1 077 milliards FCFA.</p>



<p>Il est suivi du Mali (992 milliards FCFA), du Togo (412 milliards FCFA) et du Bénin (411 milliards FCFA). La Guinée-Bissau ferme la marche avec 299 milliards FCFA.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi la CEDEAO frappe fort au Bénin mais hésite en Guinée-Bissau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 22:49:22 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les menaces politiques en Afrique de l'Ouest à travers la sanction de la CEDEAO contre la Guinée Bissau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réunie en sommet ordinaire les 14 et 15 décembre 2025 à Abuja, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a dû faire face à deux crises politiques majeures survenues en moins d’un mois. D’un côté, une tentative de coup d’État déjouée au Bénin ; de l’autre, un coup réussi en Guinée-Bissau. Deux situations distinctes, deux réponses différentes, qui interrogent la cohérence stratégique et la crédibilité politique de l’organisation régionale.</em></strong></p>



<p>Le 7 décembre 2025, à l’aube, un groupe de soldats dissidents, se revendiquant du « <em>Comité militaire pour la refondation</em> » (CMR), a tenté de renverser le président béninois Patrice Talon. Menée par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, l’opération a brièvement visé la télévision nationale et proclamé la suspension de la Constitution, avant d’être rapidement neutralisée par les Forces armées béninoises, restées loyales au pouvoir civil.</p>



<p>La réaction de la CEDEAO a été immédiate et sans ambiguïté. Dès le jour même, la Commission a condamné une « <em>tentative de subversion de la volonté populaire </em>» et, fait rare, ordonné le déploiement d’éléments de sa force en attente sur le territoire béninois. Des contingents venus du Nigeria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone ont été mobilisés, dans une logique de stabilisation préventive.</p>



<p>Ce déploiement marque la première activation effective de la force régionale depuis la crise gambienne de 2017. Il a été salué par les chefs d’État réunis à Abuja comme un signal clair adressé aux auteurs de coups de force. La CEDEAO entend désormais intervenir en amont pour protéger les institutions lorsqu’elles tiennent encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guinee-bissau-entre-suspension-et-pressions-ciblees"><strong>La Guinée-Bissau, entre suspension et pressions ciblées</strong></h2>



<p>Le contraste est saisissant avec la situation en Guinée-Bissau. Le 26 novembre 2025, un coup d’État militaire a renversé le président Umaro Sissoco Embalo. Face à ce changement politique à la tête de l’Etat, la CEDEAO a appliqué les mécanismes classiques prévus par son Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance : suspension immédiate du pays de toutes les instances de décision et condamnation officielle du changement anticonstitutionnel.</p>



<p>Lors du sommet d’Abuja, l’organisation est allée plus loin en rejetant fermement le calendrier de transition proposé par les nouvelles autorités du pays, qui envisageaient de conserver le pouvoir jusqu’en 2028. Les chefs d’État ont exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel et la mise en place d’une transition civile courte et inclusive.</p>



<p>Toutefois, sur le plan coercitif, la CEDEAO a opté pour une approche graduée. Plutôt que d’imposer immédiatement des sanctions économiques générales, elle a brandi la menace de sanctions ciblées — gel des avoirs et restrictions de déplacement — à l’encontre des individus entravant le processus de transition. À ce stade, aucune mesure concrète n’a encore été appliquée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-a-deux-vitesses"><strong>Une « CEDEAO à deux vitesses » ?</strong></h2>



<p>Cette différence de traitement alimente les critiques. Plusieurs observateurs, dont le député sénégalais Guy Marius Sagna, dénoncent une organisation à géométrie variable : intervention militaire rapide lorsque le coup échoue, prudence diplomatique lorsque le coup réussit. Une lecture renforcée par le précédent du Niger en 2023, où la CEDEAO avait renoncé à une intervention militaire après de fortes résistances régionales.</p>



<p>Pour ses défenseurs, cette approche relève d’un pragmatisme assumé. La CEDEAO serait plus efficace dans la prévention que dans l’imposition forcée d’un retour à l’ordre constitutionnel, surtout dans des contextes où l’intervention armée risquerait d’aggraver l’instabilité ou de susciter un rejet populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mediation-etat-d-urgence-regional-et-defis-securitaires"><strong>Médiation, état d’urgence régional et défis sécuritaires</strong></h2>



<p>Consciente des limites de sa seule posture répressive, la CEDEAO a également annoncé le déploiement imminent d’une mission de haut niveau en Guinée-Bissau, chargée de relancer le dialogue politique. Parallèlement, l’organisation a décidé d’intensifier sa coopération avec l’Union africaine et les Nations unies, notamment en Guinée Conakry, où des missions d’observation électorale accompagneront le scrutin présidentiel de fin décembre.</p>



<p>Quelques jours avant le sommet, le président de la Commission, Omar Alieu Touray, avait d’ailleurs proclamé un « <em>état d’urgence régional </em>», soulignant la multiplication des changements anticonstitutionnels et la progression continue de la menace terroriste de la côte ivoirienne au nord du Nigeria.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-credibilite-sous-tension"><strong>Une crédibilité sous tension</strong></h2>



<p>À Abuja, la CEDEAO a réaffirmé sa politique de « <em>tolérance zéro </em>» envers les coups d’État. Mais entre démonstration de force au Bénin et prudence calculée en Guinée-Bissau, l’organisation avance sur une ligne étroite, contrainte par ses moyens militaires limités, ses divisions internes et une opinion publique de plus en plus critique.</p>



<p>La gestion du dossier bissau-guinéen sera déterminante. Sa capacité à obtenir une transition civile crédible, sans recourir à une escalade militaire ou à des sanctions aveugles, conditionnera largement la crédibilité future de la CEDEAO comme garante de l’ordre constitutionnel en Afrique de l’Ouest.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique: les coups d’État ne sont plus des ruptures, mais les symptômes d’une fatigue institutionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 13:41:44 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les motivations derrière le coup d'Etat en Afrique et les réactions des citoyens face à ces changements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>De Bamako&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Porto-Novo</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, de Niamey à Bissau, la&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>demie-décennie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;2020–2025 aura vu se lever une génération de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>militaires</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;que d’aucuns disent « putschistes », mais que leurs partisans, dans les rues poussiéreuses des capitales africaines, appellent « refondateurs ».</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Aux premières heures de ce dimanche 7 décembre, un groupe de militaires béninois est apparu à la télévision publique pour annoncer avoir «&nbsp;<em>démis de ses fonctions</em>&nbsp;» le président Patrice Talon, censé quitter le pouvoir en avril 2025 après dix années à la tête de l’État. Quelques heures plus tard, l’entourage du chef de l’État a toutefois assuré que la situation était «&nbsp;<em>parfaitement sous contrôle</em>&nbsp;» et que le président était sain et sauf. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a appelé la population «&nbsp;<em>à vaquer sereinement à ses occupations&nbsp;</em>».</p>



<p>Depuis 2020, en Afrique, les militaires prennent généralement&nbsp;le pouvoir par les armes, souvent sans tirer un coup de feu, mais toujours au nom d’un même diagnostic :&nbsp;la faillite du modèle démocratique importé depuis les conférences nationales des années 1990.</p>



<p>Trente ans de multipartisme de façade, de scrutins verrouillés, d’alternances de clans sous les habits de la République. Trente ans de promesses trahies, d’élections «&nbsp;<em>à la carte</em>&nbsp;» et de présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» par la fraude, la fatigue ou la peur. Et quand l’État s’effrite, que l’école s’effondre et que les&nbsp;terroristes&nbsp;gagnent du terrain, le peuple se tourne vers ceux qui restent : les militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kati-conakry-ouagadougou-les-nouvelles-capitales-de-la-colere"><strong>Kati, Conakry, Ouagadougou : les nouvelles capitales de la colère</strong><strong></strong></h3>



<p>Tout commence à&nbsp;Kati, près de Bamako, ce 18 août 2020. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, submergé par la colère populaire, est arrêté. En une nuit, un nom surgit :&nbsp;Assimi Goïta, visage impassible, discours clair. Les Maliens acclament.</p>



<p>Quelques mois plus tard, à Conakry, un autre colonel,&nbsp;Mamadi Doumbouya, renverse un Alpha Condé cramponné à son troisième mandat comme un naufragé à sa planche de salut. Puis vient&nbsp;Ouagadougou, où le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;s’empare du pouvoir dans un pays au bord du gouffre.</p>



<p>À chaque fois, la scène se répète : liesse populaire, promesses de refondation, drapeaux brandis, hymnes nationaux repris en chœur. Loin du cliché du putsch de palais, ces ruptures se veulent des&nbsp;soulèvements correctifs, une manière de reprendre la main sur un destin que les urnes truquées avaient confisqué.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-d-apparat-ont-echoue"><strong>Les démocraties d’apparat ont échoué</strong><strong></strong></h3>



<p>Qu’on le veuille ou non, ces coups d’État sont d’abord&nbsp;les enfants légitimes des échecs démocratiques africains. Depuis les années 1990, le continent a multiplié les constitutions taillées sur mesure, les troisièmes mandats, les parlements d’obéissance et les oppositions de façade.</p>



<p>Les urnes sont devenues des rituels sans foi, les peuples des figurants. Dans des pays comme la Guinée, le Gabon ou le Niger, la démocratie n’a pas échoué parce qu’elle a été trahie par les militaires, mais parce qu’elle a été&nbsp;épuisée par les civils.</p>



<p>À force de manipulations constitutionnelles, d’inégalités criantes et de promesses non tenues, les présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» ont perdu le droit moral de gouverner. Les armées n’ont fait, dans bien des cas, que&nbsp;ramasser les morceaux d’un édifice déjà en ruine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-regimes-de-caserne"><strong>Le retour des régimes de caserne</strong><strong></strong></h3>



<p>Du&nbsp;Mali&nbsp;au Bénin, de&nbsp;Niger&nbsp;à&nbsp;Guinée-Bissau, ils sont aujourd’hui sept États africains à être dirigés, ou en phase de l’être,&nbsp;par des régimes militaires assumés. Ce n’est pas un hasard, ces pays sont aussi ceux où la&nbsp;colère sociale&nbsp;et la&nbsp;désillusion démocratique&nbsp;ont été les plus fortes.</p>



<p>Dans le Sahel, les&nbsp;militaires&nbsp;se posent en boucliers contre le terrorisme et en gardiens d’une souveraineté malmenée. À Niamey, à Bamako, à Ouagadougou, le rejet de la tutelle française et la recherche de nouveaux partenaires – souvent russes, chinois ou turc&nbsp;– traduisent une aspiration à&nbsp;reprendre le contrôle d’un destin confisqué par les injonctions extérieures.</p>



<p>Les&nbsp;dirigeants militaires au sahel&nbsp;n’ont pas inventé la rhétorique souverainiste. Elles la traduisent en actes, parfois maladroitement, souvent brutalement, mais toujours avec cette conviction que&nbsp;la dignité nationale vaut mieux que la dépendance assistée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-des-nbsp-militaires-miroir-des-peuples"><strong>L’Afrique des&nbsp;</strong><strong>militaires</strong><strong>, miroir des peuples</strong><strong></strong></h3>



<p>Ce que les observateurs occidentaux appellent «&nbsp;<em>régression autoritaire</em>&nbsp;»,&nbsp;vu d’Afrique,&nbsp;c’est plutôt&nbsp;une&nbsp;révolution silencieuse contre la fatigue démocratique.</p>



<p>Le peuple applaudit quand les militaires renversent un président jugé corrompu, incompétent ou illégitime, parce qu’il voit dans l’uniforme non pas la menace, mais&nbsp;le dernier rempart contre la faillite.</p>



<p>Dans les rues de Bamako, de Conakry ou de Libreville, les drapeaux brandis ne sont pas ceux de la nostalgie, mais ceux de la revanche. «&nbsp;<em>Enfin des hommes qui osent&nbsp;</em>», disent les foules. Et si l’histoire nous a appris que les régimes de caserne ne sont jamais des havres de liberté,&nbsp;elle nous enseigne aussi que les démocraties sans justice ni résultats sont les meilleures écoles du désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-generationnel-et-symbolique"><strong>Un tournant générationnel et symbolique</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette nouvelle génération d’officiers – Goïta, Traoré, Doumbouya, Tchiani, Nguema – n’a ni le verbe idéologique de Nkrumah ni la verve socialiste d’un Sankara.&nbsp;Mais elle partage une même conviction, celui d’avoir la ferme conviction que le&nbsp;salut du continent ne viendra pas des urnes corrompues, mais de la reconstruction morale et souveraine de l’État.</p>



<p>Ils se disent temporaires, mais rêvent d’inscrire leurs noms dans l’histoire. Leurs transitions s’allongent, leurs discours se durcissent, leurs alliances se diversifient. Et pendant ce temps, les peuples oscillent entre espoir et inquiétude, lucidité et loyauté.</p>



<p>Ces coups d’État ne sont pas le triomphe des armes sur la démocratie, mais&nbsp;la revanche de la souveraineté sur l’impuissance institutionnelle.&nbsp;Leur message, qu’on l’aime ou qu’on le craigne, est limpide : l’Afrique n’acceptera plus de se contenter d’urnes sans justice, de républiques de façade et d’élites déconnectées.</p>



<p>Les militaires ne sont pas les sauveurs d’un continent, mais le symptôme d’une maladie plus ancienne :&nbsp;celle de démocraties mal enracinées, trop vite célébrées, trop mal construites.</p>



<p>La démocratie telle qu’on la connaît n’a pas échoué par manque d’élections, mais par manque de résultats.&nbsp;Et quand les urnes mentent,&nbsp;le bruit des bottes devient le cri de ceux qu’on n’écoute plus.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Démocratie africaine : un principe modulable selon les intérêts des dirigeants ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La démocratie africaine se caractérise par  des tensions en Guinée-Bissau, le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, et la candidature du général Oligui Nguema au Gabon après un coup d’État.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les récentes évolutions politiques en Afrique de l’Ouest et centrale révèlent une gouvernance de plus en plus contestée, où les principes démocratiques sont appliqués de manière sélective. Entre tensions en Guinée-Bissau, retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, et la candidature du général Oligui Nguema au Gabon après un coup d’État, l’on peine à garantir la stabilité et la démocratie sur le continent. L’Union africaine, censée jouer un rôle central dans la gouvernance et la médiation, apparaît souvent passive, incapable d’imposer des solutions durables face aux dérives autoritaires et aux crises institutionnelles qui secouent le continent.</em></strong></p>



<p>La mission politique dépêchée par la CEDEAO et l’UNOWAS en Guinée-Bissau avait pour objectif d’apaiser les tensions et de préparer le terrain pour des élections en 2025. Cependant, l’initiative a été brusquement interrompue par des menaces d’expulsion de la part du président Umaro Sissoco Embaló. Ce qui témoigne de l’existence d’une hostilité croissante du pouvoir envers les interventions extérieures.</p>



<p>Ce rejet de la médiation internationale met en lumière une tendance fréquente en Afrique où les dirigeants en place refusent d’être soumis à des mécanismes de contrôle, même lorsqu’ils sont censés garantir un processus démocratique équitable.</p>



<p>Le paradoxe est d’autant plus frappant que le président Embaló lui-même plaide pour une transition rapide et des élections au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, où des autorités militaires sont au pouvoir. Cette posture démontre une application sélective des principes démocratiques selon les intérêts des gouvernants.</p>



<p>L’expulsion de la mission marque une rupture entre la CEDEAO et le pouvoir bissau-guinéen, qui pourrait compliquer davantage l’organisation des élections de 2025. La réaction de la communauté internationale est attendue pour déterminer si la Guinée-Bissau pourra bénéficier d’un cadre électoral transparent ou si elle s’enfoncera dans une crise institutionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rumeurs et annonce officielle de candidature du président de la transition</strong></h3>



<p>Au Gabon, la période électorale est également marquée par des turbulences. Une rumeur persistante annonçant la démission de l’armée du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a circulé avant d’être officiellement démentie par la présidence. Cet épisode souligne les dangers de la désinformation dans un contexte politique sensible.</p>



<p>Toutefois, la véritable information majeure est l’annonce officielle de la candidature d’Oligui Nguema à l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Cette décision interroge sur la sincérité du processus de transition engagé après le coup d’État ayant renversé Ali Bongo en août 2023. En se portant candidat, le chef de la transition suit une tendance répandue en Afrique où les dirigeants militaires, censés organiser un retour à l’ordre constitutionnel, finissent par s’imposer comme candidats à la présidentielle.</p>



<p>Ce phénomène pose un problème de légitimité démocratique. Les coups d’État militaires sont largement critiqués par la communauté internationale, mais les «&nbsp;<em>coups d’État constitutionnels&nbsp;</em>», où les dirigeants prolongent leur pouvoir à travers des manœuvres électorales ou des modifications des règles du jeu politique, sont souvent tolérés. L’Afrique est ainsi confrontée à une contradiction majeure. Des pressions externes pour limiter les mandats présidentiels et des réalités internes où les chefs d’État cherchent à se maintenir indéfiniment au pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une gouvernance en crise et une démocratie à double vitesse</strong></h3>



<p>L’actualité récente en Guinée-Bissau et au Gabon met en évidence une gouvernance africaine marquée par la résistance des dirigeants face aux principes démocratiques. Alors que la CEDEAO peine à imposer ses normes en matière de transition politique, des chefs d’État utilisent à leur avantage les failles du système pour consolider leur pouvoir.</p>



<p>L’Union africaine, de son côté, peine à assumer son rôle de garant de la gouvernance sur le continent. Souvent critiquée pour son immobilisme, elle apparaît inefficace face aux crises politiques récurrentes. Son manque de fermeté à l’égard des dirigeants qui modifient les constitutions ou retardent les élections renforce le sentiment d’une démocratie à double vitesse, où certaines pratiques sont tolérées tandis que d’autres sont sévèrement réprimées.</p>



<p>L’enjeu majeur pour l’Afrique reste donc la crédibilité des processus électoraux et la capacité des institutions régionales et internationales à garantir une véritable alternance politique. Tant que les dirigeants refuseront d’être jugés par les mêmes critères qu’ils imposent aux autres, la stabilité démocratique du continent restera fragile.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La CEDEAO, une organisation en crise et en perte de légitimité</strong></h3>



<p>La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), créée pour promouvoir l’intégration régionale et la stabilité politique, traverse aujourd’hui une crise profonde. Son incapacité à gérer efficacement les transitions politiques et son application sélective des principes démocratiques ont terni son image. L’expulsion de la mission de médiation en Guinée-Bissau par le président Umaro Sissoco Embaló, pourtant ancien président en exercice de l’organisation, illustre ces contradictions. Tandis que la CEDEAO impose des sanctions sévères aux régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, elle reste silencieuse face aux chefs d’État qui modifient les constitutions pour s’éterniser au pouvoir, renforçant ainsi le sentiment d’injustice parmi les populations.</p>



<p>Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2025 marque un tournant majeur pour l’organisation. Ce qui remet en cause son rôle et son influence. Ces États dénoncent une CEDEAO jugée partiale, inefficace face aux crises sécuritaires et trop alignée sur des intérêts étrangers. En parallèle, l’organisation peine à maintenir son autorité dans les pays où elle est encore présente, comme en Guinée-Bissau, où son incapacité à s’imposer face au pouvoir en place expose ses faiblesses. Pour éviter une implosion, la CEDEAO devra impérativement se réformer, en appliquant des règles cohérentes et en intégrant davantage les aspirations des peuples qu’elle est censée représenter.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une Union africaine spectatrice des crises</strong></h3>



<p>Face à ces défis, l’Union africaine apparaît tout aussi impuissante. Présentée comme l’organe suprême de gouvernance continentale, elle peine à imposer une ligne directrice claire en matière de respect des principes démocratiques. Son rôle dans la gestion des crises en Afrique de l’Ouest et centrale reste largement symbolique, souvent limité à des déclarations sans impact réel sur le terrain.</p>



<p>L’absence de sanctions uniformes, l’inaction face aux modifications constitutionnelles abusives et son incapacité à anticiper les crises font de l’Union africaine un spectateur plutôt qu’un acteur du changement. Tant qu’elle ne se dotera pas de mécanismes plus contraignants et d’une volonté politique forte pour garantir la démocratie sur le continent, elle continuera d’être perçue comme un organe inefficace, incapable d’empêcher l’instabilité chronique qui frappe l’Afrique.</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Embalo, chantre de la démocratie… sauf quand ça le concerne !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[démocraties]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée-Bissau]]></category>
		<category><![CDATA[Umaro Sissoco Embalo]]></category>
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<p>Entre crises internes, départs fracassants et dirigeants en roue libre, la CEDEAO vacille, prise au piège de ses propres contradictions et de son impuissance croissante.</p>
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<p><strong><em>Entre crises internes, départs fracassants et dirigeants en roue libre, la CEDEAO vacille, prise au piège de ses propres contradictions et de son impuissance croissante.</em></strong></p>



<p>C’est une gifle diplomatique qui en dit long sur l’état de décomposition avancée de la CEDEAO. Envoyée à Bissau pour désamorcer une crise électorale, une mission de haut niveau de l’organisation et de l’ONU a dû plier bagage en catastrophe, chassée par Umaro Sissoco Embalo lui-même. Un désaveu cinglant pour une organisation qui, depuis le départ fracassant du Mali, du Burkina Faso et du Niger le 29&nbsp;janvier 2025, n’est plus que l’ombre d’elle-même.</p>



<p>Autrefois, la CEDEAO dictait la norme, imposait sanctions, embargos et missions de médiation, parfois même des interventions militaires. Mais ça, c’était avant. Avant que trois États-clés du Sahel ne claquent la porte. Avant que ses menaces ne deviennent risibles. Avant que ses propres membres ne se moquent ouvertement de son autorité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Umaro Sissoco Embalo, l’auteur de coup d’État qui dénonçait les coups d’État</strong></h3>



<p>L’ironie est presque trop grosse pour être vraie. Embalo, l’homme qui, en 2020, clamait haut et fort que les troisièmes mandats étaient des « <em>coups d’État</em> », s’accroche aujourd’hui à son fauteuil avec un zèle suspect. En août de cette même année, lors d’un sommet de la CEDEAO, il dénonçait les pratiques d’Alpha Condé en Guinée-Conakry et d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, qui avaient tordu leurs constitutions pour se maintenir au pouvoir.</p>



<p>Cinq ans plus tard, c’est lui qui sème la confusion sur la durée de son propre mandat. C’est lui qui dissout son Parlement à répétition. C’est lui qui expulse les missions de la CEDEAO comme s’il ne leur devait rien.</p>



<p>Sa logique est simple, les principes démocratiques valent tant qu’ils ne s’appliquent pas à lui-même.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La CEDEAO, une organisation sans poids, ni vision</strong></h3>



<p>Pendant ce temps, le reste de la CEDEAO continue de donner le spectacle d’un radeau à la dérive. Elle prétend défendre la démocratie, mais ferme les yeux sur les dérives en Côte d’Ivoire, au Togo ou au Sénégal. Elle s’inquiète de l’influence croissante de Moscou au Sahel, tout en laissant Embalo négocier ouvertement avec le Kremlin. Elle condamne le coup d’État au Niger, mais reste silencieuse quand l’un de ses membres piétine ses propres institutions.</p>



<p>Autrefois, l’organisation parlait d’une seule voix. Aujourd’hui, elle n’a même plus d’interlocuteurs crédibles.</p>



<p>À Bissau, le naufrage de la CEDEAO se joue peut-être plus qu’à Bamako ou à Niamey. Car le problème n’est plus seulement que des États quittent l’organisation. C’est que ceux qui restent ne la respectent même plus.</p>



<p>Le Mali, le Burkina et le Niger ont pris le large. D’autres suivront-ils ? À ce rythme, la CEDEAO n’aura même pas besoin d’être dissoute. Elle se sera elle-même évaporée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée-Bissau : une mission de la CEDEAO expulsée après des consultations électorales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 18:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée-Bissau]]></category>
		<category><![CDATA[Umaro Sissoco Embaló]]></category>
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<p>Une mission politique de haut niveau dépêchée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) a quitté précipitamment la Guinée-Bissau après des menaces d’expulsion formulées par le président Umaro Sissoco Embaló. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Une mission politique de haut niveau dépêchée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) a quitté précipitamment la Guinée-Bissau après des menaces d’expulsion formulées par le président Umaro Sissoco Embaló. Cette mission, qui s’est déroulée du 21 au 28 février, visait à faciliter un dialogue entre les acteurs politiques pour l’organisation d’élections inclusives et pacifiques en 2025.</em></strong></p>



<p>Conformément aux instructions de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le Président de la Commission de l’organisation, Dr Omar Alieu Touray, avait initié cette mission dans le but d’accompagner les efforts des parties prenantes nationales vers un consensus politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des tensions grandissantes</strong></h3>



<p>Durant son séjour à Bissau, la mission a rencontré le Président Embaló, les autorités nationales, des représentants de la société civile, les entités en charge de l’organisation des élections ainsi que des partenaires bilatéraux et internationaux. Ces discussions avaient pour objectif de dégager une feuille de route commune pour l’organisation des prochaines élections législatives et présidentielles.</p>



<p>Si la mission a salué l’engagement des différentes parties en faveur d’un dialogue politique, elle a également pris note des préoccupations exprimées par plusieurs acteurs. Parmi celles-ci figurent des désaccords sur les réformes électorales et les conditions de participation aux scrutins prévus pour 2025.</p>



<p>Afin de formaliser ce consensus, la mission a rédigé un projet d’accord sur la tenue des élections et a commencé à le soumettre aux différentes parties prenantes. Cependant, cette initiative a été brusquement interrompue par des tensions avec le pouvoir en place.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un départ forcé après des menaces du président Embaló</strong></h3>



<p>Alors que les discussions étaient en cours, la mission a été confrontée à des menaces d’expulsion de la part du Président Umaro Sissoco Embaló, conduisant à son départ précipité dans la nuit du 1er&nbsp;mars. Les raisons exactes de cette rupture brutale restent floues, mais elle illustre les tensions croissantes entre le pouvoir exécutif et les initiatives de médiation internationale. Avant son départ, la mission a appelé toutes les parties prenantes et la population bissau-guinéenne à maintenir le calme et à préserver la paix.</p>



<p>À son retour, la mission présentera son rapport au Président de la Commission de la CEDEAO, en y intégrant des recommandations sur les prochaines étapes pour garantir des élections transparentes et inclusives en 2025.</p>



<p>Cette expulsion marque un nouvel épisode dans l’instabilité politique qui secoue régulièrement la Guinée-Bissau. La réaction de la CEDEAO et de la communauté internationale sera déterminante pour la suite du processus électoral.</p>



<p><strong>Ibrahim K Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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