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	<title>Archives des guerre en Ukraine &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Groenland &#8211; Etats-Unis &#8211; l’UE : le bal de l’hypocrisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:14:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Groenland - Etats-Unis - l’UE : un aperçu des aspirations de Donald Trump et de leurs implications internationales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d&rsquo;acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l&rsquo;intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l&rsquo;enlèvement du président vénézuélien légitime le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l&rsquo;action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d&rsquo;Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-pretextes-fallacieux-nbsp"><strong>Les prétextes fallacieux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L&rsquo;époque où l&rsquo;on exhibait à l&rsquo;ONU une prétendue fiole d&rsquo;anthrax, comme le fit le secrétaire d&rsquo;État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d&rsquo;un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;anéantissement de l&rsquo;Irak, ne nous y trompons pas, n&rsquo;était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d&rsquo;une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l&rsquo;initiative de Saddam Hussein contre le «&nbsp;<em>pétrodollar</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa «&nbsp;<em>menace</em>&nbsp;» à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d&rsquo;euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l&rsquo;Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l&rsquo;anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forte de l&rsquo;impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l&rsquo;humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l&rsquo;annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu&rsquo;elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l&rsquo;océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s&rsquo;étend jusqu&rsquo;à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l&rsquo;extraction américaine de terres rares et d&rsquo;uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d&rsquo;une telle exploitation (affaire d&rsquo;Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d&rsquo;une pollution imminente. Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l&rsquo;opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d&rsquo;intérêt que l&rsquo;avis des Européens concernant l&rsquo;annexion de l&rsquo;île. Cette indifférence stratégique s&rsquo;inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l&rsquo;histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Un conflit ou une tentative d&rsquo;annexion du territoire d&rsquo;un pays membre de l&rsquo;OTAN par un autre pays également membre de l&rsquo;OTAN serait la fin du monde tel que nous le connaissons »</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d&rsquo;Outre-Atlantique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg" alt="DÉCLARATION DES TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX." class="wp-image-20910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1536x415.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-2048x553.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1920x519.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1170x316.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-585x158.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-600x162.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">DÉCLARATION DES<br>TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX. Capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-presence-americaine-au-groenland"><strong>La présence américaine au Groenland</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l&rsquo;océan Arctique ne nécessite nullement l&rsquo;annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington D.C. une latitude d&rsquo;action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que « <em>L’OTAN deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable </em>», n&rsquo;altèrent pas la nature juridique de l&rsquo;accord existant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l&rsquo;exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l&rsquo;île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-hypocrisies-de-l-union-europeenne-nbsp"><strong>Les hypocrisies de l’Union Européenne &nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l&rsquo;Union Européenne, abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l&rsquo;initiative des États-Unis d&rsquo;Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant d&rsquo;Allemagne, du Royaume-Uni, de France, d&rsquo;Italie, de Pologne et d&rsquo;Espagne).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration, confinée à l&rsquo;expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;instar des prédateurs opportunistes, l&rsquo;appareil politico-bureaucratique de l&rsquo;UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d&rsquo;une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La devise de l’Union&nbsp;Européenne est bien celle formulée jadis par les Romains : «&nbsp;<em>Ce qui est permis à Jupiter n&rsquo;est pas permis au bœuf&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection des démocraties, des droits de l&rsquo;homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Union Européenne redécouvre avec soudaineté l&rsquo;existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l&rsquo;UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, ces mêmes acteurs ont fait preuve d&rsquo;un empressement notable à participer au démembrement illégal de la Yougoslavie en 1999, en violation totale dudit droit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, les indignations européennes face aux bombardements russes de l’infrastructure énergétique ukrainienne (après avoir laissé la chance à la partie adverse d’entendre la raison durant plus de 3 années consécutives) remportent haut la main le concours de l’hypocrisie, sur le fond de la destruction de plus de 70% non seulement de l’infrastructure énergétique civile, mais également de l’accès à l’eau potable en Yougoslavie par l’organisation criminelle du Traité Atlantique Nord dès les premiers jours de son agression en 1999 et sur le fond de la déclaration officielle de l’OTAN concernant la privation des populations de l’accès à l’électricité et à l’eau potable&nbsp;: « <em>Si Milosevic veut vraiment que ses citoyens aient de l&rsquo;eau et de l&rsquo;électricité, tout ce qu&rsquo;il a à faire est d&rsquo;accepter les conditions de l&rsquo;OTAN et nous arrêterons cette campagne </em>[&#8230;]. <em>Si cela a des conséquences pour la population, ce sont ses problème</em>s <em>!</em> » (porte-parole de l&rsquo;OTAN, l’anglais Jamie Shea, le 25 mai 1999). En ce moment de l’histoire et dans tant d’autres crimes qui ont suivi depuis, le droit international semblait d’un intérêt bien plus limité pour ces acteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’Union Européenne et de leurs « <em>élites</em> » politiques face à ces deux revendications ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des « <em>élites</em> » européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, dont les « <em>défenseurs des droits de l’homme </em>» sont non seulement restés silencieux, mais souvent, sont directement responsables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolinguistique de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d&rsquo;échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des « <em>élites</em> » (à ne pas confondre avec les peuples) du « <em>jardin fleuri</em> » aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de « <em>jungles</em> » <em>(« L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle », Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent. Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de <em>La Ferme des animaux</em> : « T<em>ous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em> », ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France « <em>ne sous-estimait pas</em> » les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à « <em>faire preuve d’une solidarité totale</em> » avec le Danemark.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des « <em>élites</em> » européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Président du CCIE<em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le futur de l’armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 08:19:48 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le zugzwang&nbsp;est une situation dans le jeu d’échecs dans laquelle le joueur n&rsquo;a aucun mouvement favorable possible &#8211; toute action qu&rsquo;il fera entraînera une détérioration imminente de sa position sur le plateau de jeu.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des actuelles négociations officieuses de l’accord de paix entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ou, pour être plus précis, entre le bloc de l’OTAN et Moscou, la question du nombre du contingent de l’armée ukrainienne de la période post-guerre est présentée comme un des points clés du désaccord entre les Russes et les Ukrainiens, avec les «&nbsp;<em>va-t-en-guerre&nbsp;</em>» européens derrière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans présenter l’analyse de l’ensemble des clauses d&rsquo;un éventuel accord de paix, je m’arrêterai sur la question quantitative de la future armée ukrainienne, dont l&rsquo;importance, singulièrement sous-estimée, transcende les narrations propagandistes des grands médias occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit dominant oppose la volonté de Moscou de minimiser le nombre de militaires dans l&rsquo;armée ukrainienne à la position du camp ukraino-européen, réticent à toute réduction d&rsquo;effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de paix proposé par l&rsquo;administration Trump préconise une réduction de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 militaires actifs, tandis que les exigences de l&rsquo;Union Européenne oscillent autour de 800 000 individus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, il est à souligner que la focalisation sur l&rsquo;aspect sécuritaire de cette question s&rsquo;avère non seulement fallacieuse, mais aussi déconnectée des impératifs socio-économiques de la réalité que l’Ukraine connaîtra dans un avenir proche. L&rsquo;équation est considérablement plus complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-effectifs-de-l-armee-nbsp"><strong>Les effectifs de l’armée&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le nombre exact de soldats et d&rsquo;officiers servant dans l&rsquo;armée ukrainienne reste indéterminé. Les estimations, issues de sources officielles et non officielles, suggèrent une fourchette de 800 à 950 mille individus, incluant un nombre significatif de déserteurs, estimé entre 200 et 300 mille selon diverses sources ukrainiennes (le chiffre officiel de plus de 120 000 poursuites judiciaires intentées contre des militaires ayant déserté les rangs de l&rsquo;armée ukrainienne ne reflète guère l&rsquo;ampleur réelle de l&rsquo;exode).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l&rsquo;effectif réel de l&rsquo;armée ukrainienne se situerait entre 500 et 750 mille personnes, dont environ 200 mille sont directement engagées dans les combats sur la ligne de front.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelle-est-la-signification-de-ces-chiffres-presentes-nbsp"><strong>Quelle est la signification de ces chiffres présentés ?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que ces effectifs s&rsquo;inscrivent bien dans la « <em>zone de marchandage</em> » proposée par Washington, suggérant une absence de demande de sacrifices en termes d&rsquo;effectifs de la future armée ukrainienne, constitue un aspect non éclairé par les médias mainstream occidentaux, mais, néanmoins, secondaire de la problématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler qu&rsquo;avant l’entrée de la Russie en guerre, l&rsquo;ensemble des forces armées ukrainiennes comptait environ 200 mille soldats et officiers. Ce chiffre tenait déjà compte de la guerre menée par Kiev dans la région du Donbass depuis avril 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les armées les plus importantes des pays de l&rsquo;Union Européenne en termes d&rsquo;effectifs actifs, telles que celles de la France et de la Pologne, comptent également près de 200 mille militaires chacune. Cette taille relativement réduite s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;en temps de paix, des armées plus importantes pour des pays ayant le poids démographique et économique de la France constitueraient une charge économique excessive. Une augmentation hypothétique des effectifs militaires français de 200 à 300 mille serait fortement préjudiciable à une économie se situant déjà au bord de la récession.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ukraine, confrontée à un effondrement économique et démographique avéré, ne sera pas en mesure de financer une armée de 800 mille hommes, ni même de maintenir un effectif de 200 mille militaires actifs comme avant 2022. À l&rsquo;issue du conflit, le pays sera plongé dans une récession profonde et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;ils le veuillent ou non, même une fois le conflit actuel achevé, les contribuables européens devront inéluctablement continuer de financer Kiev par le biais de dotations massives, se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards d&rsquo;euros par an et&nbsp;crevant ainsi durablement les finances publiques des pays européens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-piege-ukrainien-nbsp-zugzwang"><strong>Le piège ukrainien&nbsp;: zugzwang</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les narratifs véhiculés par les canaux de propagande du bloc otanien quant au rôle futur et crucial de l’armée ukrainienne dans la défense de l’Union Européenne divergent considérablement de la réalité. Contrairement aux affirmations publiques, aucun gouvernement européen, aussi russophobe soit-il, ne consentira à des sacrifices substantiels au profit d&rsquo;une armée étrangère, dont la fonction se limite à constituer un rempart temporaire face à l&rsquo;armée russe, un « <em>consommable</em> » stratégique pendant les quelques années nécessaires au renforcement des forces armées nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;issue de ce processus, il est certainement prévu que l&rsquo;armée ukrainienne, déjà chroniquement sous-alimentée même en période de guerre, soit progressivement abandonnée à son propre sort, faute d&rsquo;une dotation annuelle de plusieurs dizaines de milliards d’euros, indispensable au maintien du niveau de capacité affiché dans les déclarations officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, le futur drame réputationnel des capitales européennes réside dans le fait que, sans reléguer l&rsquo;Ukraine au statut d&rsquo;État paria et sans fermer hermétiquement sa frontière avec l&rsquo;UE, l&rsquo;interruption des perfusions financières susmentionnées s&rsquo;avérera irréalisable, même en cas d&rsquo;accession massive au pouvoir, dans les pays de l&rsquo;Union, de gouvernements souverainistes, voire ouvertement anti-ukrainiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-nbsp-nbsp"><strong>Pourquoi&nbsp;?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, la rémunération d&rsquo;un soldat de rang directement engagé dans les zones de combat excède fréquemment 100 000 hryvnias, soit près de 2 000 euros par mois. Depuis plusieurs années, plus de 200 000 individus, sur un effectif total estimé entre 500 000 et 750 000 militaires d&rsquo;active au sein de l&rsquo;armée ukrainienne, se sont non seulement familiarisés avec la confrontation directe à la mort et l&rsquo;acte de tuer, mais également habitués à percevoir une rétribution qui, pour la majorité d&rsquo;entre eux, représente un multiple de 5 par rapport à leurs revenus civils antérieurs au conflit. À titre indicatif, le revenu moyen de la population ukrainienne en 2021 s&rsquo;élevait à 14 018 hryvnias par mois, soit environ 434 euros bruts (ministère des Finances de l’Ukraine, 2021).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sortir du conflit armé, des centaines de milliers de combattants retrouveront une vie civile désenchantée, confrontés à une économie en ruines et à la quête ardue d&rsquo;un emploi précaire, rétribué au mieux quelques centaines d&rsquo;euros mensuels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sondages déjà réalisés en Ukraine sont sans équivoque et n’ont aucun effet de surprise&nbsp;: tout au moins, plusieurs dizaines de milliers de personnes habituées à tuer, et avec la psyché détruite par la guerre, prendront le chemin de l’Union Européenne afin d’y retrouver le niveau de rémunération auquel elles se sont habituées depuis des années de guerre, et ce par tous les moyens qui seront à leur disposition. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les capitales européennes seront alors confrontées à un choix très restreint&nbsp;: soit maintenir un financement substantiel et pérenne de l&rsquo;armée et de l&rsquo;économie ukrainiennes, soit accueillir sur leur sol des dizaines de milliers d&rsquo;individus déséquilibrés ayant l’expérience de tuer, en quête d&rsquo;un niveau de vie confortable, soit, comme mentionné plus haut, mettre l’Ukraine sous le statut d’état paria et fermer sa frontière à la libre circulation avec l’UE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des politiques menées ces dernières années par Bruxelles et la majorité des gouvernements européens, et considérant les risques inhérents pour les «&nbsp;<em>élites&nbsp;</em>» à la seconde option, le maintien d&rsquo;un financement conséquent de Kiev apparaît comme le moindre mal. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l&rsquo;indignation affichée par les décideurs européens face à la proposition de l&rsquo;administration Trump de ramener les effectifs de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 hommes à la fin du conflit relève d&rsquo;une grossière chimère dont l&rsquo;objectif véritable serait d’empêcher la signature d&rsquo;un accord de paix et de faire perdurer la guerre le temps nécessaire pour l’Union Européenne de restructurer ses armées au prix de sacrifices socio-économiques que ses contribuables feront de gré ou de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a>Oleg Nesterenko</a></strong>, <strong>Président du CCIE (</strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><u><strong>www.c-cie.eu</strong></u></strong></a><strong>)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(Ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] La flotte « fantôme » russe : mythes et réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 08:32:38 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les vérités cachées sur la flotte « fantôme » russe et la réponse stratégique de l'Europe face aux sanctions.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une analyse aussi percutante qu’iconoclaste,&nbsp;<strong>Oleg Nesterenko</strong>, président du CCIE et fin connaisseur de la géopolitique russe, démonte avec une précision chirurgicale le mythe de la « flotte fantôme » brandi par Bruxelles. Derrière les proclamations triomphales d’Ursula von der Leyen, c’est une autre histoire qui se joue : celle d’une Europe qui, à force de sanctionner Moscou, s’enferre dans sa propre impuissance stratégique. Entre guerre économique, propagande maritime et retour de la thalassocratie britannique, Nesterenko révèle une vérité dérangeante : la Russie navigue librement, pendant que l’Occident s’enlise dans ses certitudes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 19 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait au monde l&rsquo;adoption du 19<sup>ème</sup>&nbsp;paquet de sanctions à l&rsquo;encontre de la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les dispositions additionnelles, Madame von der Leyen annonce&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Pour renforcer l&rsquo;application des sanctions, nous les appliquons désormais à 118&nbsp;navires supplémentaires de la flotte fantôme. Au total, plus de 560&nbsp;navires sont maintenant inscrits sur la liste des navires visés par les sanctions de l&rsquo;UE !</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, elle omettait d&rsquo;évoquer l’efficacité des dix-huit précédents trains de sanctions. À titre indicatif, en janvier 2025, le nombre de sanctions décrétées par le bloc occidental à l&rsquo;encontre de la Fédération de Russie culminait à 21700, lesquelles, contrairement aux prévisions initiales fort enthousiastes, ont précipité les pays de l&rsquo;Union européenne, et non pas la Russie, vers la voie d’une récession économique avérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-manipulation-de-l-esprit-collectif"><strong>La manipulation de l’esprit collectif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, et plus particulièrement dans les dernières semaines, l&rsquo;opinion publique est assaillie de récits relatifs à une prétendue «&nbsp;<em>flotte fantôme</em>&nbsp;» russe. Ces narratifs, élaborés par les instances dirigeantes du bloc occidental otanien, amplifiés et propagés par les médias mainstream, véritables fers de lance idéologiques alimentés par des subsides gouvernementaux massifs, tendent à modeler une perception biaisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif est de forger une image préconçue dans l&rsquo;esprit collectif : celle de navires naviguant en toute illégalité, cherchant à se soustraire au contrôle bienveillant des autorités légales et représentant une menace environnementale considérable en raison de leur obsolescence et des pratiques opérationnelles très douteuses de leurs équipages et de leurs propriétaires. En somme, une obscure armada d’épaves clandestines hors-la-loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;en est-il réellement de ce récit ? En vérité, il s&rsquo;agit d&rsquo;une construction narrative dont chaque composante est intrinsèquement fallacieuse ; une stratégie d&rsquo;ingénierie sociale agressive orchestrée dans le but de servir les intérêts politico-financiers des «&nbsp;<em>élites</em>&nbsp;» occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;expression « flotte fantôme » et le marché de l’assurance maritime</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;où émerge cette expression de «&nbsp;<em>flotte fantôme</em>&nbsp;», désignant une portion de la flotte commerciale affiliée, directement ou indirectement, à la Fédération de Russie ou servant les intérêts d’entreprises de nationalité russe ? Sa genèse est simple : une création péjorative, forgée dans les ateliers de propagande du camp atlantico-otanien, avec le Royaume-Uni «&nbsp;<em>en tête de gondole</em>&nbsp;». Un terme chargé d&rsquo;ombres et de sous-entendus dénigrants, destiné à stigmatiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, sur le plan juridique, la seule distinction entre les navires qualifiés de «&nbsp;<em>fantômes</em>&nbsp;» par l&rsquo;appareil de désinformation occidental et tout autre navire opérant sur les mers et océans réside dans l’origine de leur assurance maritime (des dommages aux navires, de la protection des biens matériels, de la responsabilité civile, des pertes d&rsquo;exploitation, …)&nbsp;: ces navires ont recours à des compagnies d&rsquo;assurance autres qu’occidentales. C&rsquo;est là que commence et s&rsquo;achève la différence entre la flotte «&nbsp;<em>fantôme</em>&nbsp;» et la flotte «&nbsp;<em>conventionnelle</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ensemble des sanctions imposées à la Fédération de Russie, jugées illégales au regard du droit international et incluant l&rsquo;interdiction d&rsquo;assurer les navires «&nbsp;<em>russes</em>&nbsp;», s&rsquo;est avéré préjudiciable aux instigateurs de ces mesures. La nature ayant horreur du vide, la tentative occidentale de paralyser le commerce maritime de la Fédération de Russie a incité Moscou à abandonner les instruments d&rsquo;assurance maritime traditionnels contrôlés par ses adversaires, au profit de compagnies d&rsquo;assurances alternatives situées en dehors du marché occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;instar des sanctions similaires imposées au Venezuela et à l&rsquo;Iran, de telles initiatives du camp atlantiste ne font que consolider les compagnies d&rsquo;assurance maritime alternatives au monopole occidental. Par ailleurs, en mai 2023, la Russie a créé sa propre compagnie internationale d&rsquo;assurance maritime, la Compagnie Eurasienne de Réassurance (EPK), avec la participation au capital de la Biélorussie, du Kazakhstan, de l&rsquo;Arménie et du Kirghizistan, rendant ainsi impossible l&rsquo;application contre cette nouvelle structure des sanctions occidentales illégales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la flotte «&nbsp;<em>fantôme</em>&nbsp;» devient le symbole d&rsquo;une riposte économique inattendue, une ombre portée sur les ambitions hégémoniques de l&rsquo;Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que les dix plus importantes sociétés d&rsquo;assurance maritime sont occidentales (hormis MSIG du Japon, qui reste néanmoins sous influence directe occidentale), dont trois américaines (AIG, BHSI et Gallagher) et deux britanniques (JLT et AON). Ces géants se partagent un marché de l&rsquo;assurance maritime très lucratif et en expansion, dont les bénéfices prévus devraient dépasser 41 milliards USD par an d&rsquo;ici 2028.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-sous-jacent-de-londres-nbsp"><strong>Le rôle sous-jacent de Londres&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de souligner que le Royaume-Uni se positionne en figure de proue dans la lutte contre la prétendue flotte «&nbsp;<em>fantôme</em>&nbsp;» russe. Cette prééminence découle du fait que, contrairement à d&rsquo;autres nations majeures de l&rsquo;assurance maritime occidentale pour lesquelles ce marché représente une composante parmi d&rsquo;autres, l&rsquo;assurance maritime constitue historiquement pour Londres, en tant qu&#8217;empire maritime, l’un des piliers fondamentaux de son influence géopolitique globale. Cette influence est conjuguée à son omniprésence dans le commerce maritime mondial, laquelle s&rsquo;exerce également par le biais d&rsquo;un contrôle officieux, voire militaire, de points de passage maritimes névralgiques à travers le globe, ce qui lui confère une emprise significative sur une part substantielle du commerce maritime mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, l&rsquo;assurance maritime a toujours entretenu des liens étroits avec les intérêts britanniques. En règle générale, l&rsquo;assurance maritime «&nbsp;<em>corps et machines</em>&nbsp;» (CASCO) est souscrite auprès de compagnies d&rsquo;assurance ou de courtiers affiliés au Lloyd&rsquo;s de Londres (JLT). L&rsquo;assurance de la responsabilité civile des armateurs est principalement gérée par des clubs de protection et d&rsquo;indemnisation mutuelle (P&amp;I), regroupés au sein de l&rsquo;International Group of P&amp;I Clubs (IGP&amp;I), dont l&rsquo;origine historique remonte à l&rsquo;Angleterre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu&rsquo;il existe un nombre considérable de clubs de ce type à travers le monde, un grand nombre d&rsquo;entre eux sont soit directement situés au Royaume-Uni (North Standard P&amp;I Club, West of England P&amp;I Club, etc.), soit intégrés à un groupe international où les clubs anglais conservent une influence déterminante. Aujourd&rsquo;hui, ce groupe international se compose de douze clubs membres principaux et de plusieurs clubs associés. Ensemble, ils exercent un contrôle sur environ 90 % du tonnage global assuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;omniprésence britannique dans le domaine maritime se manifeste sous diverses formes, allant au-delà du marché de l&rsquo;assurance, et se caractérise toujours par une attitude très agressive envers les puissances considérées comme rivales. Notamment, après avoir échoué à prendre le contrôle du port militaire de Sébastopol en Crimée, conjointement avec son allié américain &#8211; projet qui était intégré à la planification du coup d&rsquo;État de Kiev en 2014 mais contrecarré par l&rsquo;annexion de la péninsule par la Russie -, l&rsquo;une des raisons majeures de la participation britannique très active dans le conflit ukrainien à partir du mois de février 2022 réside dans la volonté de Londres de préserver son emprise sur le second port maritime stratégique de la mer Noire après Sébastopol : celui d&rsquo;Otchakov, situé au sud-est de l&rsquo;Ukraine. Cette participation se traduit par un rôle de fer de lance, incitant le régime de Kiev à poursuivre la guerre contre la Russie au lieu de rechercher une résolution pacifique dès les premiers mois du conflit armé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;importance stratégique du port d&rsquo;Otchakov découle de son statut particulier au regard de la Convention de Montreux (1936), qui limite considérablement la durée de présence des navires de guerre des pays non riverains en mer Noire. Étant situé au bord de la mer, le port d&rsquo;Otchakov est néanmoins classifié comme un port fluvial, ce qui lui permet de contourner les restrictions de ladite convention et d&rsquo;y implanter de manière permanente une infrastructure navale militaire étrangère au bassin de la mer Noire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien avant le début en février 2022 de la phase active du conflit en Ukraine, les autorités britanniques avaient entrepris la construction de leur base militaire navale à Otchakov. Jusqu&rsquo;à présent, le bellicisme de Londres dans la région est en grande partie motivé par sa détermination à conserver le contrôle de ce port, même au prix de centaines de milliers de vies ukrainiennes et de la destruction de l&rsquo;Ukraine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;entreprise en cours devait échouer, perspective qui se précise à l&rsquo;horizon, il ne faudrait pas s&rsquo;attendre à un abandon de la mer Noire par les Britanniques. Au contraire&nbsp;: un redéploiement stratégique sur la côte roumaine aura lieu comme alternative. Cette adaptation s&rsquo;inscrirait dans une logique de consolidation de la présence britannique dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nbsp-bateaux-poubelles-nbsp-nbsp"><strong>Les «&nbsp;bateaux-poubelles&nbsp;»&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant le discours atlantico-otanien sur le prétendu danger que représenteraient les navires «&nbsp;<em>russes</em>&nbsp;» pour l’environnement, notamment l&rsquo;allégation selon laquelle ils seraient, pour la plupart, non seulement des navires «&nbsp;<em>fantômes</em>&nbsp;» mais également des «&nbsp;<em>bateaux-poubelles</em>&nbsp;», il convient d’affirmer que cette dernière est profondément mensongère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des informations dont je dispose, émanant de sources fiables et très bien informées, l’âge moyen de la flotte marchande servant les intérêts de la Fédération de Russie, classée en tant que «&nbsp;<em>fantôme</em>&nbsp;» et assurée auprès de compagnies autres qu’occidentales, est même inférieur à celui des navires assurés par des compagnies d’assurance du Royaume-Uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, des études maritimes internationales démontrent que l&rsquo;âge moyen d&rsquo;une flotte n&rsquo;est pas nécessairement corrélé à des risques environnementaux accrus, pourvu que les navires soient entretenus conformément aux normes internationales et aux réglementations de l&rsquo;Organisation Maritime Internationale (OMI). L&rsquo;accusation de «&nbsp;<em>bateaux-poubelles</em>&nbsp;» relève donc d&rsquo;une stratégie de désinformation et non pas d&rsquo;une réalité environnementale avérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-navire-nbsp-russe-nbsp-aborde-par-la-france-nbsp"><strong>Navire «&nbsp;russe&nbsp;» abordé par la France&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les médias occidentaux, tout un déluge de mensonges s’est déversé au sujet de l’arraisonnement, le 27 septembre dernier, du pétrolier «&nbsp;<em>Boracay</em>&nbsp;» battant pavillon béninois et prétendument lié à la flotte fantôme&nbsp;«&nbsp;<em>russe</em>&nbsp;». Cette opération médiatique s&rsquo;inscrit directement dans une stratégie de manipulation et de formatage de l’opinion du grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre d&rsquo;illustration, sur TF1, un professeur français de droit maritime a affirmé : «&nbsp;<em>Au-delà de la mer territoriale se trouve la zone économique exclusive […] Or, dans cette zone, un navire d&rsquo;État français&nbsp;peut parfaitement aborder un navire étranger, s’il a des soupçons&nbsp;sur le fait que ce dernier&nbsp;n&rsquo;ait pas de nationalité, c&rsquo;est-à-dire pas de pavillon</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette communication, l’expert&nbsp;de TF1 «&nbsp;<em>oublie</em>&nbsp;» de préciser&nbsp;: le fait qu&rsquo;un navire se situe spécifiquement dans la ZEE française n’a aucun rapport avec le droit de l’arraisonner. Les ZEE, s&rsquo;étendant jusqu&rsquo;à 200 milles marins des côtes (370,42 km), ne sont pas des zones de souveraineté absolue. L&rsquo;État côtier n&rsquo;y exerce des droits souverains qu&rsquo;en matière de ressources économiques (extraction des matières premières, pêche, etc.) et de protection de l&rsquo;environnement marin. En matière de navigation, le statut juridique des ZEE est identique à celui des eaux internationales (la haute mer), où la France ne dispose d&rsquo;aucun droit particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 110 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée à Montego Bay le 10 décembre 1982, encadre strictement le «&nbsp;<em>droit de visite</em>&nbsp;», soit l&rsquo;arraisonnement d&rsquo;un navire en haute mer. Un navire de guerre ou un navire d&rsquo;État (police, douane…) ne peut arraisonner un navire étranger que s&rsquo;il existe des motifs sérieux de soupçonner que ce dernier se livre à la piraterie, au transport d&rsquo;esclaves, à des émissions (de radio ou de télévision) non autorisées, est sans nationalité, ou arbore un pavillon étranger tout en ayant la même nationalité que le navire arraisonneur. En l&rsquo;absence d’une de ces conditions, l&rsquo;arraisonnement est assimilé à un acte de piraterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de l&rsquo;arraisonnement du pétrolier «&nbsp;<em>Boracay</em>&nbsp;» révèle une imposture : l&rsquo;argument officiel du soupçon de sa navigation soi-disant sans aucun pavillon, soit sans nationalité, n’est qu’un prétexte fabriqué et téléguidé depuis Paris, mû par des motivations exclusivement politiques. L&rsquo;objectif est de justifier une séquestration illégale, même temporaire, exhibant ainsi une démonstration de force. La véritable cause de cette provocation dirigée contre le navire réside dans son transport de pétrole d&rsquo;un port russe vers un port indien – une opération légale en parfaite conformité avec le droit international – ce qui déplaît aux autorités atlantico-otaniennes qui se positionnent en suzeraines des nations non occidentales et considèrent être en droit de leur imposer des «&nbsp;<em>règles</em>&nbsp;» au mépris des lois établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 2 octobre, Emmanuel Macron lui-même a déclaré : «&nbsp;<em>Nous avons décidé de passer un pas en allant vers des politiques d&rsquo;entrave quand dans nos eaux on a des bateaux suspects qui participent de ces trafics et donc pour réduire la capacité de la Russie à se financer par ce biais</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration officielle est explicite et dévoile que les raisons invoquées lors des arraisonnements ne sont que des faux-semblants, une piraterie à peine voilée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux éléments fondamentaux émergent de cette affaire :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, l&rsquo;immobilisation du navire «&nbsp;<em>Boracay</em>&nbsp;» a été cautionnée par la justice française. Or, à l&rsquo;examen des faits, nous sommes clairement en face d’une décision judiciaire qui a été prise non sur la base d&rsquo;éléments probants, mais en vertu d&rsquo;une injonction politique émanant du pouvoir exécutif. Il convient de rappeler à ce dernier l&rsquo;existence de la Constitution du 4 octobre 1958 qui, entre autres, consacre la séparation des pouvoirs, garantissant l&rsquo;indépendance fonctionnelle des juridictions par rapport au pouvoir exécutif. La violation de ce principe constitutionnel constitue un crime grave.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, il est impératif de rappeler aux membres du gouvernement Macron, instigateurs incontestables de cette mise en scène, qu&rsquo;un tel comportement flirte dangereusement avec la piraterie selon l’article 101 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. La piraterie, en plus d&rsquo;être punissable par la loi (article 224-6 du Code pénal), est également un&nbsp;<em>casus belli</em>, un motif suffisant pour l&rsquo;État propriétaire du navire d&rsquo;entrer en guerre contre l&rsquo;État auteur de la piraterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également à souligner que les propriétaires des navires abusivement arraisonnés engageront des poursuites judiciaires contre la France afin de réclamer les dommages financiers subis, à commencer par les pertes liées aux retards de livraison, qui peuvent se chiffrer en millions d&rsquo;euros. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, signée par la France le 10 décembre 1982, est explicite : si les soupçons ayant justifié l&rsquo;immobilisation d&rsquo;un navire s&rsquo;avèrent infondés, les propriétaires du navire sont indemnisés pour toute perte ou tout dommage (Article 110, §3). Ainsi, chaque immobilisation d&rsquo;un navire orchestrée dans le but de satisfaire les intérêts du groupement politique de Macron, à l&rsquo;instar de celle du 27 septembre, se traduit par une facture payée par les contribuables français.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-navires-sous-un-pavillon-etranger-nbsp"><strong>Les navires sous un pavillon étranger&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;assertion de certains «&nbsp;<em>experts</em>&nbsp;» des plateaux télé occidentaux, selon laquelle une part significative de la prétendue flotte «&nbsp;<em>fantôme</em>&nbsp;» russe naviguerait sous des pavillons étrangers, présentée comme une manœuvre dilatoire visant à «&nbsp;<em>brouiller les pistes</em>&nbsp;» face à des actions de «&nbsp;<em>contrôle bienveillant</em>&nbsp;» des pays occidentaux, relève d&rsquo;une simplification excessive et d&rsquo;une méconnaissance totale des pratiques maritimes courantes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enregistrement d&rsquo;un navire sous un pavillon différent de la nationalité de son propriétaire est une pratique largement répandue dans l&rsquo;industrie maritime internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les registres de navires indiquant sa nationalité&nbsp;ont vu le jour dès 1660, la navigation sous un pavillon étranger est devenue courante surtout dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et formalisée en 1974 par la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) en tant que l’acquisition d’un «&nbsp;<em>pavillon de libre immatriculation</em>&nbsp;» ou encore d’un «&nbsp;<em>pavillon de complaisance</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principales raisons de la pratique de l’immatriculation des navires dans un pays autre que celui de son véritable propriétaire sont financières et administratives. De nombreux États offrent des régimes fiscaux avantageux, voire une exonération totale d&rsquo;impôts, attirant ainsi les armateurs désireux de réduire leurs charges. Les procédures d&rsquo;immatriculation sont généralement rapides et simplifiées, et les exigences relatives à la nationalité de l&rsquo;équipage sont minimales. La possibilité de recruter une main-d&rsquo;œuvre à bas coût et l&rsquo;absence de législation du travail contraignante permettent également aux armateurs de réaliser des économies substantielles. Enfin, une certaine flexibilité en matière de normes de sécurité et environnementales peut, dans certains cas, réduire davantage les coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces facteurs combinés rendent les pavillons de certains pays plus attractifs que d&rsquo;autres pour les armateurs, qui considèrent le choix du pavillon comme un instrument stratégique d&rsquo;optimisation des processus commerciaux. Actuellement, environ quatre cinquièmes de la flotte marchande mondiale sont immatriculés sous des pavillons autres que celui du pays d&rsquo;origine de l&rsquo;armateur. Les principaux pays d&rsquo;immatriculation sont l’Indonésie, la Chine, le Panama, le Liberia, le Japon et les Îles Marshall.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, l&rsquo;immatriculation de navires d&rsquo;origine russe sous des pavillons étrangers s&rsquo;inscrit dans une pratique standard et largement répandue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un total mondial d&rsquo;environ 112 500 navires marchands immatriculés, la part des bâtiments enregistrés auprès des pays occidentaux (hors Russie) représente une portion minoritaire, inférieure à 20% du total global. Cette répartition souligne une prédominance croissante des pavillons de complaisance et des registres d&rsquo;immatriculation non occidentaux, phénomène analysé en détail dans les rapports annuels de la CNUCED.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-post-scriptum-nbsp"><strong>Post scriptum&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mensonge érigé en doctrine, la manipulation institutionnalisée et les sanctions brandis en violation flagrante du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies, dont le Conseil de sécurité est le seul organe habilité à prescrire des mesures coercitives (Charte de l’ONU, chapitre VII) – constituent désormais l&rsquo;arsenal privilégié de la politique étrangère occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La classe politique occidentale, autrefois pourvue de stratèges d&rsquo;envergure, se trouve désormais dominée majoritairement par des vulgaires activistes dogmatiques, manifestant une profonde déconnection des réalités géopolitiques et économiques contemporaines. Le paradigme mondial actuel s&rsquo;écarte significativement de l&rsquo;époque où leur puissance florissait, époque caractérisée par une impunité absolue dans leur suzeraineté sur une planète vassalisée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouveau contexte, l&rsquo;application des modes opératoires occidentaux traditionnels entraînera des conséquences inéluctables pour leurs instigateurs : au mieux, une récession structurelle et durable ; au pire, un processus d&rsquo;autodestruction.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oleg Nesterenko, Président du CCIE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne)</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Soutien à l’Ukraine : un levier pour la présence française en Afrique de l’Ouest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 09:22:07 +0000</pubDate>
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<p>France et Afrique : les enjeux stratégiques d'un soutien inattendu à l'Ukraine. Quelles sont les motivations de la France dans ce conflit malien ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La France continue de jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Le soutien qu’elle apporte à l’Ukraine vise des ambitions stratégiques et démesurées pour l’Afrique qu’elle ne veut point perdre.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indéniable que la France semble savoir ce qu’elle veut et qu’elle se donne les moyens de l’obtenir. En apportant son soutien à l’Ukraine, qui vient d’être accusée de soutenir les groupes armés terroristes ayant attaqué l’armée malienne à Tinzaouatène, au nord du Mali, la France pourrait être en train de préparer son retour sur le sol sahélien. Il faut voir derrière cette implication de l’Ukraine dans le conflit malien une main invisible du partenaire déchu du Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce transfert du conflit russo-ukrainien sur le sol africain, la France espère ainsi laver l’affront qu’elle a subi dans ces pays de la confédération des États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger). Ce mercredi&nbsp;7&nbsp;août 2024, la Russie a accusé l’Ukraine d’ouvrir « <em>un deuxième front</em> » en Afrique en soutenant « <em>des groupes terroristes</em> ». Cette accusation intervient quelques jours après l’attaque terroriste contre l’armée malienne et les formateurs russes à Tinzaouatène, à la frontière algérienne, qui a occasionné de lourdes pertes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition ont condamné l’implication ukrainienne auprès des terroristes et ont rompu leurs liens diplomatiques avec le pays de Zelensky. Le Niger aussi a emprunté la voie du Mali en rompant avec l’Ukraine. Plusieurs autres pays ont condamné cette ingérence. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, citée par l’agence Ria Novosti, a expliqué que « <em>incapable de vaincre la Russie sur le champ de bataille, le régime criminel de Zelensky a décidé d’ouvrir un “deuxième front</em>”&nbsp;<em>en</em>&nbsp;<em>Afrique et soutient des groupes terroristes dans des États du continent favorables à Moscou</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-france-contrainte-de-retirer-ses-forces-militaires-du-sahel-nbsp"><strong>La France contrainte de retirer ses forces militaires du sahel&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 24&nbsp;février 2022, la France et ses partenaires européens soutiennent activement l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Livraisons d’armes et de matériels, formation des militaires ukrainiens, mise en place de mécanismes financiers spéciaux — tout est mis en œuvre pour renforcer la résistance ukrainienne. Sébastien Lecornu, ministre français des Armées, affirmait en novembre 2023 que « <em>la guerre en Ukraine est un conflit dont nous ne devons pas nous détourner. Nous avons une grande industrie de défense, qui peut aider les Ukrainiens à être endurants pour assurer des livraisons dans la durée. </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Macron, Président de la République française, dans son allocution de clôture du Sommet de Versailles le 11&nbsp;mars 2022, déclarait&nbsp;: « <em>Nous avons décidé un soutien inédit à l’Ukraine en livrant ensemble des équipements, du matériel humanitaire, mais aussi des armes.</em> ». Cette intervention auprès de l’Ukraine ne relève pas seulement d’une solidarité de façade ; elle est le reflet d’une stratégie bien pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En intervenant massivement en Ukraine, la France vise des objectifs à long terme, au-delà du simple soutien militaire et humanitaire. Il s’agit aussi de trouver des voies et moyens pour revenir en force en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, par des moyens détournés, comme le transfert du conflit russo-ukrainien sur le sol africain à travers le soutien à des groupes armés, comme le cas récent au Mali avec le soutien de l’Ukraine à des terroristes à Tinzaouatène. Une bataille qui a bénéficié d’une indignation internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-de-redeploiement-strategique"><strong>Un contexte de redéploiement stratégique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler que la France a été contrainte de retirer ses forces militaires des pays du Sahel, où elles étaient présentes depuis des années pour lutter contre le terrorisme. Le départ des forces françaises a marqué la fin d’une présence militaire considérée par beaucoup comme néocoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le redéploiement des forces françaises et l’installation de bases militaires étrangères en Afrique de l’Ouest ne sont pas des phénomènes isolés. Ils s’inscrivent dans un contexte plus large de reconfiguration géopolitique. Avec la montée en puissance de nouvelles menaces et la reconfiguration des alliances internationales, la présence militaire devient un enjeu crucial. La France, bien consciente de cela, utilise son soutien à l’Ukraine comme un levier pour maintenir et étendre son influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bases militaires françaises au Mali, au Niger et au Burkina Faso ont longtemps été des symboles de l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme en Afrique. Toutefois, ces bases ont également été perçues comme des vestiges de la domination coloniale, suscitant des sentiments mitigés parmi les populations locales. Le retrait de ces forces a été salué par certains comme une victoire contre le néocolonialisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-strategie-d-influence"><strong>Une nouvelle stratégie d’influence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En soutenant l’Ukraine, la France ne se contente pas de répondre à une crise immédiate. Elle se positionne pour renforcer ses alliances et ses capacités de projection de puissance. Le soutien militaire à l’Ukraine permet à la France de montrer sa capacité à intervenir et à influencer des conflits loin de ses frontières. Cela renforce sa position au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, tout en lui permettant de maintenir une présence active sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette stratégie comporte des risques. En cherchant à réaffirmer son influence en Afrique de l’Ouest, la France pourrait se heurter à une résistance accrue de la part des populations locales et des gouvernements. La perception de l’ingérence étrangère est un facteur puissant de mobilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour maintenir son influence, la France devra non seulement s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques, mais aussi répondre aux aspirations des populations locales. Le soutien à l’Ukraine est un élément d’une stratégie plus large visant à réaffirmer son rôle sur la scène internationale. Cependant, ce soutien doit être accompagné d’un engagement à respecter la souveraineté et les aspirations des nations africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France sait ce qu’elle veut et comment l’atteindre, mais elle doit également tenir compte des nouvelles dynamiques de pouvoir et des attentes croissantes en matière de souveraineté et d’indépendance réelle des pays africains. Le défi sera de trouver un équilibre entre influence stratégique et respect des droits et aspirations des peuples, pour éviter de répéter les erreurs du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : les aléas de la géopolitique  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Aug 2024 19:11:09 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali intensifie ses efforts diplomatiques après les affrontements à Tinzaouatène contre les terroristes du CSP. Des conversations téléphoniques avec la Turquie et la Russie soulignent la nécessité d’un soutien accru pour renforcer la sécurité nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali se trouve une fois de plus au cœur des tensions, balançant entre le marteau et l’enclume, cherchant des alliés « <em>fiables et sincères</em> » pour surmonter les défis sécuritaires. Cette semaine, après les récents <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/31/dans-le-nord-du-mali-l-armee-lance-une-campagne-aerienne-avec-l-appui-des-forces-burkinabees_6262632_3212.html&amp;ved=2ahUKEwic-IGTgNeHAxUISKQEHWAQGt4QvOMEKAB6BAgMEAE&amp;usg=AOvVaw0A_T-Sl7Xj1-yF2_DQWHW3">affrontements à Tinzaouatène</a>, à la frontière algérienne, contre les terroristes du Cadre stratégique permanent (CSP), Bamako a redoublé d’efforts pour réactiver sa diplomatie. Ce ballet téléphonique, en moins de 24 heures, nous rappelle à quel point la situation est précaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-appels-telephoniques-non-anodins-nbsp"><strong>Des appels téléphoniques non anodins&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier acte de ce mouvement diplomatique s’est déroulé le 31 juillet 2024 avec un appel entre le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan. La conversation a été décrite comme cordiale, Erdoğan réaffirmant son <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.aa.com.tr/fr/turkiye/la-turkiye-soutiendra-le-mali-dans-sa-lutte-contre-le-terrorisme-/3291447&amp;ved=2ahUKEwjMmKO0gNeHAxXqVKQEHV11B_oQFnoECAoQAQ&amp;usg=AOvVaw3QkEnxpLwb-akNUCdZh67t">soutien indéfectible au Mali </a>dans sa lutte contre le terrorisme. Un réconfort certain dans cette période de tourmente, bien que cela soulève des questions sur l’étendue de ce soutien et ses implications pour la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, le 1<sup>er</sup> août, c’était au tour du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, d’échanger avec Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. Lavrov a exprimé la ferme <a href="https://mid.ru/en/foreign_policy/news/1964536/">volonté de Moscou de continuer à fournir le soutien</a> nécessaire à Bamako pour accroître la capacité de combat des forces armées nationales. Une déclaration qui résonne comme une promesse d’armes et de formation, des outils indispensables face à une menace terroriste de plus en plus sophistiquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces appels ne sont pas anodins. Ils sont le reflet d’une coopération gagnant-gagnant entre le Mali, la Turquie et la Russie, ses principaux fournisseurs d’armes depuis le début de la Transition. Drones, avions de combat, et transports de troupes… Ces <a href="https://saheltribune.com/armee-malienne-nouvelle-reception-des-equipements-militaires-russes/">équipements</a> sont essentiels pour une armée qui doit faire face à des adversaires insaisissables et bien informés. Car, comme le rapportent certains médias, les terroristes de Tinzaouatène auraient bénéficié de renseignements précis sur les mouvements des troupes maliennes. Des informations qui, paraît-il, proviendraient <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/08/01/au-mali-l-ombre-de-l-ukraine-derriere-les-rebelles-en-guerre-contre-les-mercenaires-russes-de-wagner_6264164_3212.html">d’unités d’élite déployées par l&rsquo;Ukraine</a>. Une nouvelle facette inquiétante de la guerre asymétrique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-renforcement-des-equipements-de-l-armee-malienne-en-perspective-nbsp"><strong>Renforcement des équipements de l’armée malienne en perspective&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est clair que Bamako se bat non seulement contre des ennemis internes, mais aussi contre des influences extérieures malveillantes. La mention d’un complot international ajoute une couche de complexité à une situation déjà fragile. Les récents succès sur le terrain sont encourageants, mais le chemin vers la stabilité est encore long et semé d’embûches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réactivation de la diplomatie malienne témoigne de la reconnaissance envers ses alliés, mais aussi de la nécessité de renforcer encore davantage la coopération. La création de liens plus solides avec la Turquie et la Russie, notamment dans les secteurs de la santé, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie, de la technologie, de l’éducation et du commerce, pourrait offrir des bénéfices multiples. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que le volet sécuritaire reste la priorité absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perspectives d’un renforcement des équipements de l’armée malienne, grâce à l’appui de ces partenaires, sont prometteuses. Des équipements plus sophistiqués sont indispensables pour éviter les pièges tendus par des adversaires bien préparés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine nous rappelle à quel point la diplomatie et la sécurité sont étroitement liées. Le Mali, dans sa quête de stabilité, doit naviguer avec prudence entre les soutiens étrangers et les menaces internes. Les appels téléphoniques de ces derniers jours ne sont qu’un épisode d’une longue série d’efforts diplomatiques et militaires nécessaires pour assurer un avenir paisible et prospère au pays. Le défi est immense, mais la détermination de Bamako à surmonter ces obstacles l’est tout autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba&nbsp;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Accusations de Narychkine : la France prépare-t-elle vraiment un contingent pour l&#8217;Ukraine ? »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2024 21:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[envoie de troupes françaises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Tensions franco-russes: les accusations de l'envoi de troupes françaises en Ukraine par le directeur du SVR.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les accusations du directeur du SVR, Sergueï Narychkine, sur l&rsquo;envoi présumé d&rsquo;un contingent français en Ukraine marquent une nouvelle escalade dans les tensions franco-russes. Entre démentis officiels et inquiétudes de déclenchement d&rsquo;un conflit majeur, la situation soulève des questions cruciales sur l&rsquo;avenir des relations entre Paris et Moscou.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte géopolitique déjà tendu, les révélations du directeur du Service de renseignement extérieur russe (SVR), Sergueï Narychkine, viennent jeter un pavé dans la mare des relations internationales. Dans une note provocatrice intitulée «<em>Macron pousse les Français « au massacre »</em>», Narychkine accuse la France de préparer l&rsquo;envoi d&rsquo;un contingent de 2 000 personnes en Ukraine, une décision qui, selon lui, ne tient pas compte de la sécurité des citoyens français et place les futurs déployés en première ligne des cibles russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-alimenter-une-narrative-de-confrontation-inevitable">Alimenter une narrative de confrontation inévitable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce survient à un moment où l&rsquo;implication française en Ukraine, notamment à travers la livraison d&rsquo;armements à Kiev, est de plus en plus scrutée. Malgré le déni du Quai d’Orsay concernant la présence de combattants français en Ukraine, les affirmations de Narychkine, couplées aux revendications de l&rsquo;armée russe d&rsquo;avoir éliminé des mercenaires français à Kharkov, attisent le feu d&rsquo;une potentielle escalade militaire entre la France et la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les implications d&rsquo;un tel envoi de troupes vont bien au-delà de la simple question militaire. D&rsquo;un côté, cela traduit un soutien indéfectible de Paris à Kiev dans le conflit qui l&rsquo;oppose à Moscou. De l&rsquo;autre, cela risque d&rsquo;aggraver les tensions entre la France et la Russie, déjà mises à mal par les divergences sur plusieurs dossiers internationaux. La menace de Narychkine de considérer ce contingent comme une «<em>cible légitime prioritaire</em>» ne fait qu&rsquo;exacerber les craintes d&rsquo;une confrontation directe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des mots de Narychkine, évoquant le sort tragique des Français ayant traversé les frontières russes « <em>avec l&rsquo;épée</em>« , ne manque pas de rappeler les périodes sombres de l&rsquo;histoire où les conflits entre les nations européennes se soldaient par d&rsquo;importantes pertes humaines. Cette rhétorique belliqueuse semble destinée à alimenter une narrative de confrontation inévitable, tout en plaçant la responsabilité de l&rsquo;escalade sur les épaules des dirigeants français.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-monstrueuse">Une décision monstrueuse </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension militaire, cette situation met en lumière la complexité des relations internationales dans le contexte ukrainien. Les déclarations de Florian Philippot, président du parti Les Patriotes, qualifiant l&rsquo;éventualité de l&rsquo;envoi de troupes comme «<em>monstrueuse</em>», illustrent les divisions au sein de la société française sur la question de l&rsquo;intervention militaire. La crainte exprimée par Philippot d&rsquo;une troisième guerre mondiale n&rsquo;est pas à prendre à la légère, tant elle révèle les tensions sous-jacentes que pourrait engendrer une telle décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, le ministère français des armées a dénoncé ces allégations comme faisant partie d&rsquo;une «<em>désinformation de masse</em>», stratégie souvent attribuée à la Russie. Cette défense soulève des questions sur la manière dont les informations et les narratifs sont utilisés dans le jeu complexe de la diplomatie et de la guerre de l&rsquo;information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-troisieme-guerre-mondiale">Vers une troisième guerre mondiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vladimir Poutine, de son côté, laisse entendre que malgré les tensions, il reste une possibilité pour la France de jouer un rôle dans l&rsquo;établissement de la paix. Ses commentaires sur la capacité de la France à contribuer positivement à la résolution du conflit en Ukraine, tout en évoquant les risques d&rsquo;une escalade vers une troisième guerre mondiale, reflètent la nature ambiguë et changeante des relations internationales dans cette période de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation laisse entrevoir les intrications et les enjeux complexes d&rsquo;une situation qui dépasse largement les frontières de l&rsquo;Ukraine pour toucher au cœur des relations entre grandes puissances. Alors que les déclarations et les positions se durcissent, le monde observe avec anxiété les développements futurs, espérant que la diplomatie prévaudra sur les discours de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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