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	<title>Archives des guerre asymétrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Tribune] Comment les groupes armés recrutent et endoctrinent les enfants au Sahel</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À travers le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola, cette tribune analyse les mécanismes d’endoctrinement utilisés par les groupes armés au Sahel pour transformer des enfants en combattants et kamikazes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sahel, des milliers d&rsquo;enfants sont transformés en soldats non par vocation, mais par une mécanique de conditionnement méthodique. Entre lavage de cerveau religieux, isolement familial et privation sensorielle, les groupes armés ont perfectionné l&rsquo;art de détruire un sujet pour en forger une arme. Un roman récent, Enfant des ruines de Fousseni Togola, en restitue la logique de l&rsquo;intérieur — et interpelle notre philosophie politique.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou grandit dans un foyer aimant de Bamako. Son père lui lit des légendes du Mali, l&#8217;emmène à Tombouctou voir la mosquée Djingareyber, lui apprend la patience et le sens du monde. Sa mère lui enseigne les limites du savoir et la grâce de l&rsquo;attente. Il est, écrit Fousseni Togola dans <em><a href="https://amzn.to/44fL33o" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a> </em>(L&rsquo;Harmattan, 2025), « <em>le plus heureux des enfants de son village </em>». Cette félicité n&rsquo;est pas un détail romanesque : elle est la condition même de la tragédie à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seydou, ou l&rsquo;innocence comme matière première</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet enfant-là — curieux, instruit, attaché à ses parents, enraciné dans une transmission vivante — que la guerre va saisir, broyer, remodeler. La brutalité des groupes armés sahéliens ne cible pas l&rsquo;ignorant par hasard. Elle cible l&rsquo;enfant formé, celui dont la conscience est encore assez souple pour être réorientée, assez pleine pour être vidée et remplie d&rsquo;autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe est au cœur du roman : plus Seydou est intelligent, plus il devient vulnérable à l&rsquo;endoctrinement. Son aptitude à apprendre rapidement, sa capacité d&rsquo;observation, sa discrétion — autant de qualités que ses instructeurs terroristes repèrent et retournent contre lui. «&nbsp;<em>Ce garçon a un cœur de feu,&nbsp;</em>murmure l&rsquo;un des mentors<em>. Il est silencieux, mais il observe. Ce sont ceux-là qui deviennent les plus redoutables.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;endoctrinement ne fabrique pas des soldats à partir de rien. Il fabrique des soldats à partir du meilleur de l&rsquo;enfance — sa curiosité, sa loyauté, sa soif d&rsquo;appartenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La machine : déshumanisation méthodique et remplacement d&rsquo;identité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Togola constitue un document rare : une radiographie de l&rsquo;intérieur du conditionnement terroriste au Sahel. Ce que Seydou traverse n&rsquo;est pas la violence brute et désorganisée que l&rsquo;on imagine parfois. C&rsquo;est un protocole. Une ingénierie de la destruction du sujet suivie d&rsquo;une reconstruction planifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier étage : l&rsquo;isolement. Dès son intégration dans le groupe armé, Seydou est coupé de tout lien avec son passé. Plus de famille, plus de nom, plus de village. Cette destruction des attaches n&rsquo;est pas accessoire — elle est la condition sine qua non du lavage de cerveau. <a href="https://amzn.to/43Gd4Rz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Erving Goffman</a>, dans ses travaux sur les <a href="https://www.ethnographiques.org/2023/Amiotte-Suchet_Higelin-Cruz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">institutions totalisantes</a>, avait décrit ce mécanisme : priver un sujet de tous ses marqueurs identitaires pour le rendre entièrement dépendant de la nouvelle institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième étage : la privation sensorielle et physique. Lever avant l&rsquo;aube, entraînements épuisants, privation de nourriture pour les récalcitrants, privation de sommeil. Ces techniques ne sont pas propres au terrorisme sahélien — elles figurent dans tous les manuels de déconditionnement psychologique, des sectes aux régimes totalitaires. Leur effet est documenté : elles réduisent la capacité critique, augmentent la suggestibilité, créent une dépendance physiologique envers l&rsquo;institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième étage : la substitution identitaire. À Seydou, enfant, on substitue Scorpion 11, combattant. À la foi transmise par un père respectueux, on substitue une idéologie guerrière qui utilise les mêmes mots — Dieu, paradis, sacrifice — mais les vide de leur sens originel pour les remplir de violence. «&nbsp;<em>On lui enseigna des textes sacrés,&nbsp;</em>écrit Togola<em>, mais toujours interprétés selon une vision radicale.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Religion instrumentalisée vs foi authentique : la distinction que Fanon anticipait</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le roman de Togola rejoint une tradition philosophique africaine dont Frantz Fanon reste la figure centrale. Dans <em><a href="https://amzn.to/4ehZcD8" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">Les Damnés de la Terre</a></em> (1961), Fanon avait analysé la façon dont le colonialisme utilisait les catégories culturelles et religieuses autochtones pour mieux les retourner contre les colonisés. La religion, dans ce cadre, n&rsquo;est pas un horizon de sens : c&rsquo;est un instrument de domination réinvesti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés sahéliens opèrent selon la même logique, mais en sens inverse. Ils ne colonisent pas au nom de la modernité — ils prétendent résister à la modernité au nom de la religion. Mais le mécanisme est identique : ils s&#8217;emparent d&rsquo;une forme symbolique (l&rsquo;islam, la barbe, le jihad, le paradis) pour la vider de sa substance morale et la remplir d&rsquo;une idéologie de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou comprend confusément cette falsification. Il se souvient des paroles de son père — «&nbsp;<em>la foi est une source de paix, de respect et de compassion</em>&nbsp;» — et sent qu&rsquo;elles contredisent ce qu&rsquo;on lui enseigne. Mais il ne peut le dire. Exprimer un doute, c&rsquo;est trahir. Et trahir, c&rsquo;est mourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul Sartre, dans sa préface aux&nbsp;<em>Damnés de la Terre</em>, posait la question de la violence comme réponse à la violence coloniale. Mais il y a ici une différence fondamentale : la violence terroriste au Sahel n&rsquo;est pas une réponse à une domination extérieure — elle s&rsquo;exerce d&rsquo;abord contre les populations africaines elles-mêmes, contre des Seydou qui n&rsquo;ont rien demandé, dont les villages sont pillés, les familles massacrées, les esprits volés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les groupes armés du Sahel détruisent en premier, ce n&rsquo;est pas un État ou une armée. C&rsquo;est un enfant. C&rsquo;est sa mémoire, son nom, ses morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois voies d&rsquo;entrée dans les groupes armés : sociologie d&rsquo;un recrutement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Togola est aussi un document sociologique. Il identifie avec précision trois voies d&rsquo;entrée dans les groupes armés, que les rapports humanitaires confirment sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première est l&rsquo;enlèvement brutal — c&rsquo;est celle de Seydou. Orphelin, maltraité par ses oncles, il rejoint le groupe non par conviction mais par désespoir de survie. «&nbsp;<em>Il ne me reste plus rien,&nbsp;</em>murmure-t-il<em>. Mon village est détruit, ma famille est partie.</em>&nbsp;» Cette voie est la plus documentée, mais peut-être la moins représentative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième est la tromperie économique. Des proxénètes promettent du travail, de l&rsquo;argent, un avenir. Ils recrutent des jeunes ruraux dont l&rsquo;État a abandonné les villages, dont les familles meurent de faim, dont les écoles ont fermé sous les coups des groupes armés eux-mêmes. La spirale est diabolique : les terroristes détruisent les conditions de vie pour recruter dans la misère qu&rsquo;ils ont produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième est l&rsquo;engagement volontaire par colère politique. Des jeunes «&nbsp;<em>rongés par le ressentiment</em>&nbsp;», écrit Togola, «&nbsp;<em>blâmaient l&rsquo;État pour leur situation précaire, leur incapacité à trouver un emploi</em>&nbsp;». Cette voie est peut-être la plus inquiétante : elle révèle que l&rsquo;endoctrinement ne commence pas dans les camps militaires terroristes, mais du sentiment d&rsquo;abandon structurel des États envers leurs propres jeunesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que cela exige de nous — et des États</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lire&nbsp;<em>Enfant des ruines</em>&nbsp;n&rsquo;est pas un exercice littéraire. C&rsquo;est une interpellation politique. Le roman de Fousseni Togola pose une question que ni les gouvernements sahéliens, ni leurs partenaires occidentaux, ni les organisations humanitaires ne peuvent esquiver : que faisons-nous de ces enfants après ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) existent. Mais ils sont chroniquement sous-financés, conçus sur des modèles occidentaux inadaptés aux réalités sahéliennes, et souvent perçus par les communautés d&rsquo;accueil comme une récompense accordée à ceux qui ont commis les pires atrocités. Seydou, une fois libéré, ne pourra pas simplement «&nbsp;<em>rentrer chez lui</em>&nbsp;» — il n&rsquo;a plus de chez-lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus profondément, le roman pose la question de la transmission. Ce qui a failli sauver Seydou — cette «&nbsp;<em>petite voix</em>&nbsp;» intérieure qui murmurait que la haine n&rsquo;était pas sa vocation — c&rsquo;est précisément ce que ses parents lui avaient transmis. Les récits du soir, les visites à Tombouctou, les discussions sur la mort et la liberté, les leçons de politesse et de respect. La transmission familiale, culturelle, intellectuelle, est la première ligne de défense contre l&rsquo;endoctrinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être là la leçon la plus décisive de ce roman : l&rsquo;obscurantisme ne se combat pas seulement avec des armes. Il se combat avec des écoles ouvertes, des familles protégées, des États qui tiennent leurs promesses envers leurs enfants. Au Sahel comme ailleurs, un enfant qui sait qui il est résiste mieux à ceux qui veulent lui voler son identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/enfants-ruines-cri-despoir-face-a-lhorreur-conflits-armes/&amp;ved=2ahUKEwjF87XmiZOVAxXpMYYAHSCOA5wQFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw2RnOuxBAwsHkw58yK_TSmQ">résilience de Seydou</a>&nbsp;ne vient pas de lui seul. Elle vient de ce que ses parents ont planté en lui avant que la guerre n&rsquo;arrive. C&rsquo;est cela, la vraie souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé, auteur de <a href="https://amzn.to/4eG1Bqi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour une paix rationnelle</a>. </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : quand l&#8217;État reprend le terrain — mètre carré par mètre carré, cylindrée par cylindrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali renforce sa stratégie de lutte contre le terrorisme avec l’interdiction des motos de plus de 125 cm³ et le classement de 39 forêts en zones militaires. Analyse d’une doctrine de reconquête territoriale visant à priver les groupes armés de leurs sanctuaires et de leurs moyens de mobilité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En vingt-quatre heures, Bamako a interdit les motos de plus de 125 cm³ sur l&rsquo;ensemble du territoire et classé 39 forêts en zones militaires fermées. Deux décisions que les commentateurs pressés lisent comme des restrictions. Ce sont en réalité deux batailles dans une même guerre : celle de la reconquête de la souveraineté territoriale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre le terrorisme sahélien se gagne ou se perd dans les détails logistiques. Les groupes armés terroristes ne sont pas des armées conventionnelles dotées de chars et de pièces d&rsquo;artillerie. Ce sont des réseaux de mobilité légère, d&rsquo;infiltration forestière et de soutien civil contraint. C&rsquo;est exactement ce que les deux arrêtés du 3 juin 2026 s&#8217;emploient à neutraliser, l&rsquo;un en verrouillant les refuges naturels, l&rsquo;autre en coupant l&rsquo;accès aux vecteurs de déplacement rapide. Critiquer ces mesures sans comprendre leur logique opérationnelle, c&rsquo;est lire la guerre avec des lunettes de temps de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La moto : l&rsquo;arme tactique que personne ne voulait réguler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de parler de liberté commerciale ou de droits des importateurs, parlons stratégie. Dans tout le Sahel, la moto de forte cylindrée — 125 cm³ et plus — est devenue depuis dix ans l&rsquo;arme tactique de prédilection des groupes armés terroristes. Elle est rapide, silencieuse comparée à un véhicule à moteur, capable de traverser des terrains que les véhicules militaires ne peuvent pas emprunter, facile à dissimuler, simple à entretenir et d&rsquo;acquisition aisée sur les marchés locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques de villages, les assassinats ciblés d&rsquo;élus locaux, les enlèvements, les poses d&rsquo;engins explosifs improvisés sur les pistes : dans l&rsquo;immense majorité des cas documentés au Mali, au Burkina Faso et au Niger, ces actions ont été conduites par des hommes à moto. L&rsquo;armée française, pendant l&rsquo;opération Barkhane, avait <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/docs/RINFANR5L15B2696.raw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">identifié ce phénomène dès 2014</a> et tenté, avec des résultats limités, de cartographier les flux d&rsquo;approvisionnement en motocyclettes dans la bande sahélo-saharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Bamako d&rsquo;interdire l&rsquo;importation, le transit, la commercialisation et la distribution des motos de 125 cm³ et plus (arrêté interministériel n°2026-1313, signé par cinq ministères) n&rsquo;est pas une mesure économique déguisée. C&rsquo;est une décision de guerre. Elle vise à assécher l&rsquo;approvisionnement en engins de combat légers des groupes armés qui opèrent sur le territoire malien. Le fait qu&rsquo;elle pénalise également des usages civils légitimes — transport rural, artisanat, commerce — est un coût réel, assumé, dans le cadre d&rsquo;une logique de guerre totale contre un ennemi qui se nourrit de la porosité des marchés civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les forêts comme théâtres de guerre : la logique de l&rsquo;opération DOUGOUKOLOKO</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second arrêté — n°2026-1311, signé le même jour sous l&rsquo;égide de six ministères — est encore plus révélateur de l&rsquo;évolution doctrinale de l&rsquo;armée malienne. Trente-neuf forêts et parcs nationaux sont classés «&nbsp;<em>Zones d&rsquo;intérêt militaire d&rsquo;accès interdit à la population civile</em>&nbsp;». L&rsquo;accès y est strictement soumis à l&rsquo;autorisation d&rsquo;une autorité militaire locale, placée sous la responsabilité directe du chef d&rsquo;état-major général des Armées. Seuls les militaires, les forces de sécurité, les Douanes et les Eaux et Forêts peuvent y pénétrer sur ordre de la hiérarchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte abroge et remplace l&rsquo;arrêté de décembre 2023 qui gérait ces mêmes zones sous l&rsquo;égide de l&rsquo;opération «&nbsp;<em>Maliko</em>&nbsp;» avec un régime d&rsquo;accès simplement limité. Le passage d&rsquo;un accès limité à un accès strictement interdit marque un changement de doctrine fondamental : il ne s&rsquo;agit plus de surveiller ces espaces, mais de les vider de toute présence civile pour y conduire des opérations militaires sans risque de dommages collatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie des sites concernés dit tout de la stratégie. Les forêts visées couvrent l&rsquo;ensemble du territoire malien, du nord au sud, de l&rsquo;est à l&rsquo;ouest : la forêt de la Faya à Zantiguila, les monts Manding à Faraba, les forêts de Keniebaoulé et Bossofala près de Bamako, le Parc national de la Boucle du Baoulé, la forêt de Wagadou à Nara, les forêts de Faïra à Ségou, de Sossebougou à Macina, de Tangadrin à Goundam. Ce sont les refuges naturels que les groupes armés exploitent depuis des années pour préparer leurs attaques, stocker des armes et se déplacer à l&rsquo;abri des frappes aériennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre asymétrique impose des réponses asymétriques. La liberté de circuler dans une forêt pèse peu face à la liberté de ne pas être massacré dans son village.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La doctrine de la reconquête : une cohérence stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans la lecture conjointe de ces deux arrêtés, c&rsquo;est leur cohérence doctrinale. Les groupes armés terroristes opèrent selon un triptyque bien documenté par les spécialistes du contre-terrorisme : mobilité, sanctuarisation, soutien logistique civil contraint. L&rsquo;arrêté sur les motos s&rsquo;attaque à la mobilité. L&rsquo;opération DOUGOUKOLOKO s&rsquo;attaque à la sanctuarisation. Les deux ensembles commencent à construire ce que les armées appellent un «&nbsp;<em>environnement dégradé</em>&nbsp;» pour l&rsquo;ennemi — un espace dans lequel ses avantages comparatifs sont progressivement érodés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est cohérente avec l&rsquo;évolution générale de la doctrine contre-insurrectionnelle dans les conflits asymétriques. Des opérations similaires ont été menées en Colombie contre les FARC, en Malaisie lors de l&rsquo;urgence de 1948-1960, aux Philippines contre Abu Sayyaf. Dans chacun de ces cas, la reconquête territoriale est passée par la fermeture administrative des sanctuaires naturels et le contrôle des flux de mobilité des combattants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali fait ce que d&rsquo;autres ont refusé de faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut le dire clairement : ces décisions ont le mérite d&rsquo;exister. Pendant des années, les gouvernements successifs du Mali — et les partenaires internationaux qui les accompagnaient — ont reculé devant les mesures contraignantes, par peur des réactions de l&rsquo;opinion, des pressions économiques ou des critiques des organisations de défense des droits humains. Résultat : les groupes armés ont prospéré dans les forêts maliennes, se sont équipés sur les marchés maliens, se sont déplacés sur les pistes maliennes avec des motos achetées dans les villes maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de Transition a décidé de rompre avec cette paralysie. Les arrêtés du 3 juin 2026 sont des actes de gouvernement assumés, signés conjointement par plusieurs ministères, avec des dispositifs de mise en œuvre et de contrôle. Ce n&rsquo;est pas de la communication — c&rsquo;est de la politique. Et cette politique, aussi douloureuse soit-elle pour certains acteurs économiques et certaines communautés rurales, s&rsquo;inscrit dans une logique de reconquête de la souveraineté territoriale qui est la condition première de tout développement futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali fait la guerre. Pas métaphoriquement. Réellement. Et dans une guerre réelle, les mesures de temps de guerre s&rsquo;appliquent. Ceux qui les critiquent depuis des capitales en paix feraient bien de regarder d&rsquo;abord le prix que paient les populations maliennes pour l&rsquo;absence de ces mesures depuis trop longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Kati, symbole d’une guerre qui ne se joue plus seulement sur le terrain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’histoire récente du Sahel, certains lieux et certaines dates dépassent leur simple réalité géographique. Ils deviennent des points de&nbsp;convergence&nbsp;où les tensions se cristallisent et où les fragilités de l’État apparaissent au grand jour. Kati, cœur du dispositif militaire malien, en est une illustration.&nbsp;Le mois d’avril également<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De 2012 à 2026 : une crise qui change de nature</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avril 2012 avait révélé une crise interne de l’État, marquée par des fractures au sein de l’appareil militaire et politique. L’autorité avait vacillé, sans pour autant s’effondrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la menace est d’une autre nature. Elle émane d’une violence terroriste diffuse et asymétrique. Les attaques du 25 avril ne relèvent pas d’un simple coup tactique : elles traduisent une mutation stratégique. Le terrorisme ne se limite plus aux périphéries ; il cible désormais les centres névralgiques du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une attaque contre le symbole de l’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En frappant Kati, les assaillants ne visent pas seulement une base militaire. Ils s’attaquent à un symbole : la continuité de l’État malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, s’inscrit dans cette logique. Elle dépasse la perte militaire pour devenir un événement structurant dans la dynamique des conflits sahéliens, où la guerre se joue autant dans les esprits que sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner sens au choc : entre mémoire et résilience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’émotion, un discours s’est structuré autour du sacrifice, du devoir et de l’honneur. Dans un pays marqué par une forte tradition militaire, cette lecture n’est pas anodine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société ne subit pas le choc : elle lui donne un sens. Dans le contexte sahélien, la mort devient un point de bascule, transformant une perte individuelle en mémoire collective et en exigence partagée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre au-delà du militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelait Sadio Camara, l’adversaire n’est pas uniquement militaire. Autour des groupes armés gravitent des acteurs d’influence, des opportunistes et des relais qui alimentent les fractures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la réponse ne peut être exclusivement sécuritaire. Elle doit aussi être sociale et morale, ancrée dans les valeurs du malidenya, fondement de la cohésion nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille décisive : celle des perceptions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les guerres sahéliennes contemporaines, l’enjeu central est une bataille des perceptions. L’adversaire cherche à installer l’idée d’un effondrement inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, une autre réalité s’impose : l’État tient parce que certains tiennent. Dans ces moments critiques, l’armée agit comme une ligne de continuité, préservant l’État sans se substituer au politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une transition à l’épreuve de l’histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de Sadio Camara révèle à la fois la vulnérabilité et la résilience de l’État malien. Elle rappelle une vérité essentielle : les États ne disparaissent pas seulement sous les coups de l’ennemi, mais lorsque leurs sociétés renoncent à faire face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le président de la Transition, Assimi Goïta, a repris les rênes du ministère de la Défense après les funérailles du 30 avril 2026, dans un moment charnière pour l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Une guerre sans fin : le terrorisme dans l’ordre mondial contemporain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 09:08:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[communication politique]]></category>
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<p>Découvrez comment le terrorisme dans l'ordre mondial influence les rapports de pouvoir et structure la peur dans nos sociétés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Phénomène global et profondément politique, le terrorisme ne se limite pas à une violence désorganisée. Il s’impose comme un système structurant, façonnant les rapports de pouvoir, les imaginaires collectifs et les dynamiques sécuritaires contemporaines, du Sahel au Moyen-Orient.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Invisible mais omniprésent, le terrorisme s’impose comme une mécanique politique globale : un système qui fabrique la peur, restructure les États et redéfinit durablement les conditions de la liberté, du Sahel au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-laboratoire-d-une-instabilite-durable"><strong>Le Sahel, laboratoire d’une instabilité durable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène mondial peut être appréhendé comme un art politique aux dimensions multiples, fondé sur la production d’une illusion de peur permanente au cœur des sociétés modernes. Loin de relever d’une violence sporadique, il s’inscrit dans une logique stratégique visant à maintenir un état de tension durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la paix cesse d’apparaître comme un équilibre naturel. Elle devient une construction fragile, instable, dépourvue d’ancrage durable dans un ordre véritablement pacifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Sahel illustre avec acuité cette dynamique. Pendant et après la présence des forces étrangères occidentales, notamment sous l’influence des autorités politiques et militaires françaises au Mali, la région a connu une déstabilisation profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a contribué à fragiliser les institutions politiques et militaires, dans un espace déjà marqué par des mutations constantes. Il en résulte un cadre social désorganisé, dominé par le langage politique et médiatique du terrorisme, qui structure désormais les perceptions et les discours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-de-pouvoir-et-de-guerre-asymetrique"><strong>Un instrument de pouvoir et de guerre asymétrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrit dans le champ politique contemporain, le terrorisme agit comme un instrument de simulation de la conscience collective. Il installe un climat de peur durable et remplit, selon les acteurs qui s’en saisissent, des fonctions variées : conquête, contestation, gestion ou conservation du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, sans issue militaire décisive. En s’infiltrant dans les structures sociales et politiques, il tend à les fragiliser de l’intérieur. Ce phénomène s’auto-entretient, générant ses propres ressources économiques, matérielles et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des contextes comme l’Afghanistan, la Mauritanie ou l’Algérie montrent comment la question sécuritaire devient un principe organisateur des systèmes politiques après des phases de conflictualité terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-langage-politique-et-mediatique"><strong>Un langage politique et médiatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension opérationnelle, le terrorisme constitue un système de représentations. Il agit comme un langage politique dans les sphères médiatiques, militaires et institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ses récits, ses symboles et ses mises en scène, il produit du sens et influence durablement les perceptions collectives de la peur, de la violence et de la paix. Il devient ainsi une expression radicale du conflit social à l’échelle transnationale, révélant les tensions d’un ordre politique en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dynamiques contemporaines autour du détroit au large de l’Iran illustrent cette recomposition permanente des rapports de force, où se mêlent enjeux géopolitiques et stratégies de puissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-peur-comme-mecanisme-de-domination"><strong>La peur comme mécanisme de domination</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le terrorisme prospère sur des ressorts psychologiques profonds : peur de l’incertitude, crainte de l’isolement, besoin de repères. Il alimente une quête de certitudes immédiates et renforce le besoin d’appartenance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les individus peuvent être amenés à privilégier une sécurité fondée sur la peur plutôt qu’une liberté assumée. Le terrorisme ne se contente pas de restreindre les libertés. Il en redéfinit les conditions d’exercice, altérant la capacité à construire une autonomie politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lutte-qui-entretient-le-phenomene"><strong>Une lutte qui entretient le phénomène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, les stratégies de lutte contre le terrorisme peuvent contribuer à sa reproduction. En générant un climat de peur permanent, elles participent parfois à l’ancrage du phénomène dans les représentations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiques menées notamment par les États-Unis et certains pays européens ont contribué à structurer le terrorisme comme catégorie centrale du discours politico-militaire contemporain. Mais dans des régions comme le Sahel ou le Moyen-Orient, ces interventions ont aussi favorisé sa persistance, voire son expansion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles alimentent également une économie politique de la sécurité, dans laquelle l’industrie militaire et les dispositifs sécuritaires gagnent en légitimité et en influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mode-de-conflictualite-contemporaine"><strong>Un mode de conflictualité contemporaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi compris, le terrorisme dépasse largement la simple violence politique. Il constitue un mode structurant de la conflictualité contemporaine, un langage du pouvoir et une mise en scène élaborée de la violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il transforme durablement les rapports de force, les imaginaires collectifs et les conditions d’exercice de la liberté politique. Plus qu’une anomalie, il apparaît comme un symptôme — et un instrument — des recompositions profondes de l’ordre mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Armées de l’AES : ce que révèle – et ce que masque – le classement Global Firepower 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 11:13:46 +0000</pubDate>
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<p>Le classement Global Firepower 2026 révèle des tendances intéressantes sur les armées africaines, y compris celles du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le classement 2026 des armées africaines les plus puissantes établi par Global Firepower place le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans des positions intermédiaires du continent. Fondé sur un indice composite reposant sur une soixantaine de critères, cet outil de comparaison met en lumière certaines tendances capacitaires, mais soulève aussi des interrogations quant à sa capacité à rendre compte de la transformation rapide des forces armées des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2006, Global Firepower publie un classement annuel des armées mondiales reposant sur un indice dit <em>PowerIndex</em>. Celui-ci agrège près de soixante critères, parmi lesquels figurent les effectifs militaires, les équipements terrestres, aériens et navals, les infrastructures, la logistique, ainsi que les budgets de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pondérations exactes de ces critères ne sont pas rendues publiques, ce qui limite la transparence méthodologique de l’outil. Le classement reste néanmoins l’un des rares instruments comparatifs disponibles à l’échelle internationale pour apprécier l’évolution des capacités militaires des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-position-des-pays-de-l-aes-dans-le-classement-2026"><strong>La position des pays de l’AES dans le classement 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’édition 2026, dans la partie consacrée aux armées africaines, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel occupent les rangs suivants : Mali : 17ᵉ rang africain, Niger : 26ᵉ rang africain (PowerIndex : 2,6867), Burkina Faso : 30ᵉ rang africain (PowerIndex : 2,9213)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils se situent ainsi derrière des armées disposant de structures plus anciennes et de budgets plus élevés, telles que l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria ou l’Afrique du Sud, mais devant certains pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire (pour le Mali) et le Sénégal ( pour le Niger et le Mali). Le Burkina Faso arrive aussi derrière ses voisins sénégalais et ivoiriens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces positions traduisent un différentiel important en matière de capacités conventionnelles lourdes (aviation de combat, blindés, marine, logistique stratégique).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-criteres-adaptes-aux-armees-conventionnelles"><strong>Des critères adaptés aux armées conventionnelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’architecture du Global Firepower Index privilégie des indicateurs quantifiables : nombre d’avions, de chars, de navires, effectifs formels, volume budgétaire. Ce choix méthodologique favorise mécaniquement les armées organisées selon des modèles conventionnels classiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont engagées depuis plusieurs années dans une guerre asymétrique contre des groupes armés non étatiques. Leurs priorités capacitaires concernent davantage : la mobilité terrestre, le renseignement, la surveillance par drones, les forces spéciales, la coordination avec les populations locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dimensions, difficiles à quantifier, sont peu visibles dans un indice centré sur les inventaires matériels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-acces-aux-donnees-un-facteur-determinant"><strong>L’accès aux données, un facteur déterminant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La fiabilité d’un classement repose en grande partie aussi sur l’accessibilité des données nationales. Or, depuis la reconfiguration diplomatique et sécuritaire des pays de l’AES, une part croissante des informations relatives aux équipements, aux partenariats militaires et aux capacités opérationnelles relève du secret défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opacité relative peut introduire un biais statistique : les données utilisées par Global Firepower reposent principalement sur des sources ouvertes (rapports publics, annonces officielles, bases de données internationales), qui ne reflètent pas nécessairement l’ensemble des capacités réelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les armées de l’AES apparaissent dans le classement à partir d’informations partielles, ce qui peut conduire à une sous-estimation de certaines évolutions récentes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-outil-comparatif-et-construction-de-perception"><strong>Entre outil comparatif et construction de perception</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, les trois pays ont augmenté leurs budgets de défense et engagé des réformes structurelles en faisant de la sécurité leur priorité numéro 1: recrutement accru, diversification des partenaires militaires, modernisation partielle des équipements, montée en compétence opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces transformations s’inscrivent dans une dynamique régionale de réorganisation sécuritaire, mais leur traduction statistique reste lente et inégale dans les classements internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Global Firepower Index offre ainsi une photographie statique, tandis que la situation des armées sahéliennes relève davantage d’un processus en cours de recomposition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa fonction descriptive, le classement participe à la construction de représentations internationales de la puissance militaire. En situant les armées de l’AES dans le milieu ou le bas du tableau africain, il tend à renforcer l’image d’États militairement dépendants ou fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, la puissance militaire ne se réduit pas aux volumes d’armement. Elle inclut également : la capacité d’adaptation doctrinale, la résilience institutionnelle, l’ancrage social de l’armée, la maîtrise du terrain. Ces éléments restent largement hors champ des indicateurs quantitatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-d-un-indicateur-global"><strong>Les limites d’un indicateur global</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le classement Global Firepower demeure un outil de comparaison utile pour observer les écarts capacitaires entre États. Toutefois, appliqué aux pays de l’AES, il montre ses limites : insuffisante prise en compte des conflits asymétriques, dépendance aux données ouvertes, faible intégration des dynamiques politiques et sociales de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne peut donc être interprété comme une mesure exhaustive de la puissance réelle des armées sahéliennes, mais comme un indicateur partiel, à croiser avec des analyses qualitatives du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi les doctrines militaires classiques ont échoué face au terrorisme sahélien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:16:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Analyse approfondie de la guerre cognitive au Sahel. Comprenez les enjeux sociaux et politiques de ce conflit contemporain.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée, analyse la dynamique contemporaine de la guerre terroriste au Sahel. Il montre que ce conflit ne se limite pas à un affrontement militaire, mais qu’il se joue aussi sur le terrain du lien social, de la légitimité de l’État et des consciences collectives. Selon lui, seule une stratégie intégrant pleinement les populations permettra de transformer la peur en souveraineté durable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre terroriste au Sahel ne se joue pas seulement sur les champs de bataille. Elle se déploie aussi dans les consciences, les récits et le lien social. Héritière de formes anciennes de violence et nourrie par les fragilités de l’État postcolonial, elle impose de repenser les stratégies de sécurité à partir du peuple, devenu l’enjeu central de cette confrontation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-ancienne-sous-des-habits-modernes"><strong>Une guerre ancienne sous des habits modernes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dynamique de la guerre terroriste contemporaine au Sahel s’inscrit dans une histoire longue des formes de violence. Elle combine des logiques anciennes d’harcèlement mobile avec des outils modernes : technologies de communication, réseaux transnationaux et exploitation méthodique des vulnérabilités sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les conflits pré-modernes, la guerre n’était pas un choc frontal permanent. Comme l’avait déjà formulé Sun Tzu, elle reposait sur l’usure morale de l’adversaire, la peur, la ruse et la circulation de récits terrifiants. La victoire s’obtient lorsque la résistance devient psychologiquement insoutenable avant même d’être matériellement impossible. Cette stratégie trouve aujourd’hui une résonance particulière dans l’espace sahélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sahel, la violence n’est pas seulement destruction : elle est langage. Chaque attaque produit un effet narratif durable. Chaque mouvement armé devient une démonstration de force symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cibles des groupes groupes armés terroristes ne sont pas choisies uniquement pour leur valeur militaire, mais pour leur impact psychologique et politique. Il s’agit pour ces groupes armées et leur «&nbsp;<em>sponsors étatique étrangers</em>&nbsp;» de frapper vite et fort pour tenter de prouver une capacité structurelle. Le territoire sahélien se transforme alors en champ de bataille cognitif, où la perception compte autant que la puissance réelle des armes. Les adversaires des armées sahéliennes sont aidés dans cette dynamiques de guerre cognitive par des médias propagandistes étrangers. Ce qui explique la suspension ou l’interdiction de beaucoup d’entre eux sur le territoire sahélienne, et de plus en plus, sur d’autres cieux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-mobilite-arme-strategique-decisive"><strong>La mobilité, arme stratégique décisive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilité constitue le cœur de cette guerre asymétrique. Dans un espace immense, traversé par des routes informelles parfaitement connues des groupes armés, le mouvement rapide impose un rythme auquel les armées conventionnelles s’adaptent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus de contrôler durablement le territoire, mais de l’occuper de manière imprévisible. Apparaître, frapper, disparaître : cette logique rend obsolètes les doctrines militaires héritées des modèles coloniaux fondés sur la fixation de l’ennemi et la défense statique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États sahéliens ont pourtant évolué. Leurs armées sont aujourd’hui mieux formées, mieux équipées et plus expérimentées. Une ligne politique souverainiste s’affirme, souvent en résonance avec les aspirations populaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-peuple-acteur-central-du-conflit"><strong>Le peuple, acteur central du conflit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le conflit sahélien oppose deux formes d’autorité : celle, légale, de l’État, et celle, de fait, produite par la peur et l’adaptation locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’a montré Max Weber, le monopole de la violence légitime n’existe que s’il est reconnu par les gouvernés. Lorsque cette reconnaissance se fissure, d’autres pouvoirs émergent, fondés sur la contrainte, la protection forcée et la terreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette guerre, le peuple est l’enjeu stratégique majeur. Les populations ne sont pas de simples victimes collatérales : elles sont des acteurs décisifs dans la circulation de l’information, la légitimation de l’autorité et la résistance aux récits terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute rupture de confiance entre l’État et les peuples sahéliens transforme l’espace en zone perméable à l’infiltration idéologique et à la manipulation des consciences. La guerre se gagne autant par la crédibilité politique que par les armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre terroriste au Sahel est une guerre du lien social autant que des armes. Elle révèle les limites d’une conception strictement militarisée de la sécurité. C’est ce qui explique la démarche engagée par les autorités maliennes de la transition : conjuguer action militaire, développement et renforcement du lien armée-nation, et impliquer les populations dans les concertations nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face aux défaites, le JNIM se réfugie dans la désinformation et la guerre psychologique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 14:35:59 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali dénonce la propagande du JNIM : après ses défaites militaires, le groupe terroriste se replie sur la manipulation psychologique et la peur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le porte-parole du JNIM tente, Bina Diarra, dans deux nouvelles vidéos, publiées le 17 octobre 2025, d’imposer ses diktats non seulement à la société Diarra Transport mais aussi à l’État malien sous couvert de « pardon » et de « charia », il est important de faire voir derrière ces sorties sur les réseaux sociaux, une opération de propagande et de manipulation psychologique. À court d’arguments militaires, le groupe terroriste cherche désormais à semer la peur, à diviser les communautés et à affaiblir la confiance entre l’État et les citoyens. Mais le Mali, uni et lucide, ne se laissera pas piéger. La souveraineté ne se négocie pas avec les marchands de chaos.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis vendredi 17 octobre 2025, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et dans certaines messageries privées tentent de relayer les propos de Bina Diarra, se présentant comme «&nbsp;<em>porte-parole du JNIM</em>&nbsp;», un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Sous des airs de prêche et de dialogue, cette communication n’est rien d’autre qu’une opération psychologique soigneusement calibrée, visant à tromper l’opinion, diviser la société et semer la peur dans un moment où le Mali consolide sa stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-strategie-du-jnim-seduire-pour-diviser"><strong>La stratégie du JNIM : séduire pour diviser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Bina Diarra n’ont rien d’une main tendue ni d’une déclaration de paix. Ils s’inscrivent dans une logique de manipulation narrative, typique des organisations terroristes acculées. Les groupes armés terroristes ont mordu la poussière dans la guerre malsaine qu’ils ont imposés au Mali avec le soutien de leurs sponsors étatiques étrangers. Le sahel, notamment le Mali, est victime d’une guerre par procuration basée sur le chaos contrôlé mené par les groupes armés terroristes pour le compte des sponsors occidentaux. Dans leurs derniers gestes désespérés, l’objectif n’est plus de combattre militairement, mais de tenter de gagner la guerre psychologique en essayant de paraître légitimes, moralement supérieurs, ou en quête de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déclarant avoir «&nbsp;<em>pardonné</em>&nbsp;» la société&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;ou en imposant des conditions aussi absurdes que «&nbsp;<em>le port obligatoire du voile pour toutes les femmes</em>&nbsp;», le&nbsp;JNIM&nbsp;tente une fois de plus d’imposer son idéologie à travers la peur et la culpabilité, sous couvert d’un discours religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question demeure :&nbsp;par quelle voie cette société de transport a-t-elle pu entrer en contact avec un groupe terroriste, sans passer par les autorités compétentes de l’État, qui étaient pourtant les seules habilitées à lui apporter assistance et protection ? Faut-il voir dans cette démarche une forme de&nbsp;complicité tacite&nbsp;ou une mise en scène maladroite, destinée à donner l’impression d’un soulagement retrouvé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit,&nbsp;l’État n’a pas dit son dernier mot.&nbsp;L’intensification récente des opérations de sécurisation et d’escorte en témoigne clairement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout semble indiquer que la société a bel et bien communiqué avec le JNIM. Au lieu de publier un démenti formel, la direction de&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;s’est contentée d’un bref message annonçant la reprise de ses activités dès le lundi suivant. Une vidéo de réjouissance a même été diffusée avant d’être précipitamment retirée,&nbsp;le mal était déjà fait.&nbsp;Ce geste a été perçu comme un véritable affront aux efforts de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que&nbsp;<em>Diarra Transport</em>&nbsp;doit comprendre, c’est que la déclaration du JNIM n’est nullement un signe de pardon, mais bien une tentative de&nbsp;récupération symbolique, visant à utiliser l’entreprise comme instrument de propagande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de prêter le flanc à de telles manipulations,&nbsp;la société aurait gagné à s’unir aux autres acteurs du secteur, notamment les chauffeurs de citernes, pour soutenir l’État&nbsp;et contribuer à la résistance collective contre le terrorisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-des-mots-pour-masquer-la-defaite-militaire"><strong>Une guerre des mots pour masquer la défaite militaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la Transition dirigée par le général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) infligent des revers majeurs aux groupes terroristes dans plusieurs zones du centre et du nord du pays. Les bases sont démantelées, les réseaux logistiques coupés, et les populations autrefois terrorisées commencent à reprendre confiance. Il faut souligner également le retour de l’administration dans toutes les zones jadis sous contrôle terroriste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Incapable de rivaliser sur le terrain, le JNIM tente aujourd’hui de se replier sur le champ symbolique et psychologique. Les vidéos de Bina Diarra ne sont pas des messages politiques. Ce sont des signaux de déroutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En utilisant des figures locales (donsos, commerçants, transporteurs), les terroristes cherchent à infiltrer la parole populaire pour créer la confusion. Ils veulent faire croire à une proximité avec le peuple, à une cause partagée. C’est une tactique classique de guerre asymétrique, où les civils sont transformés en boucliers ou en relais de discours pour briser le moral des populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-art-de-la-desinformation-la-propagande-travestie-en-dialogue"><strong>L’art de la désinformation : la propagande travestie en dialogue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations terroristes ont compris l’importance des médias et des réseaux sociaux. Leur stratégie est désormais celle de la propagande déguisée en dialogue :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils emploient des termes comme «&nbsp;<em>réconciliation</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>pardon</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>équité</em>&nbsp;» pour juste tromper la vigilance. Aussi il s’agit de stratégies pour eux pour déplacer le débat du terrain militaire vers le terrain idéologique, là où l’émotion prime sur la raison. A travers ces méthodes, ils essaient de se présenter comme les garants d’une prétendue authenticité religieuse face à un État accusé d’être «&nbsp;<em>laïc</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>occidental</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récit, profondément propagandiste, ne vise pas à convaincre par la vérité, mais à fatiguer moralement les populations : faire douter, désorienter, décourager la résistance. Mais il y a un fait que Bina Diarra omet : aucune communauté malienne ne reconnaît le JNIM comme interlocuteur légitime. Les Maliens, toutes confessions confondues, ont fait le choix du vivre-ensemble, de la dignité et de la paix sous l’autorité de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-complicite-des-plateformes-de-reseaux-sociaux-nbsp"><strong>La complicité des plateformes de réseaux sociaux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux, devenus les nouveaux champs de bataille de la guerre psychologique, portent une lourde responsabilité dans la diffusion des messages du JNIM. En laissant circuler, sans contrôle suffisant, des vidéos de propagande terroriste, ces plateformes deviennent les complices passifs d’une entreprise de manipulation et de déstabilisation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de liberté d’expression, elles offrent une tribune mondiale aux discours de haine. Ces plateformes amplifient ainsi la peur et brouillent la vérité. Chaque partage, chaque vue, chaque commentaire transforme ces réseaux en caisses de résonance du terrorisme numérique, où l’algorithme privilégie le choc et l’émotion au détriment de la sécurité et de la paix sociale. Laisser de telles vidéos proliférer, c’est trahir le principe même de responsabilité numérique et mettre en danger des sociétés déjà fragilisées par la désinformation et la violence symbolique. Les autorités maliennes de la transition devraient donc interpeler ces plateformes (Facebook, Tik Tok, YouTube, WhatsApp, etc), à travers une plainte ou tout au moins un dialogue afin qu’elles se désolidarisent de ces groupes terroristes à travers une régulation forte empêchant la diffusion de message de haine de ces groupes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le JNIM ne représente ni l’islam, ni le peuple, ni la justice. Il ne représente que la peur et la division. Derrière chaque mot de ses vidéos se cache une stratégie de désespoir, un effort ultime pour maintenir l’illusion d’un pouvoir perdu. Le Mali, lui, avance. Ses institutions se consolident, ses forces se renforcent, et sa jeunesse, consciente des enjeux, refuse désormais toute manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali ne pliera pas sous la peur. Il a déjà choisi sa voie, qui est celle de la souveraineté, de la vérité et de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali — Ukraine : les preuves d’un transfert de guerre asymétrique au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 09:48:11 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les preuves du soutien ukrainien aux terroristes maliens, comme déclaré par le Premier ministre malien lors des Nations unies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la tribune des Nations unies, le 26&nbsp;septembre 2025, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, portait à la face du monde l’implication de Kiev dans le conflit malien à travers la fourniture des drones et un appui technique à des groupes armés opérant dans le nord du Mali. Des révélations publiées par Jeune Afrique quelques jours plus tard accréditent ses déclarations.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Quelle que soit la distance qu’aura parcourue le mensonge, la vérité finira par le rattraper</em> », dit-on. Qu’il en soit ainsi pour les complots dont le Mali est victime, si ce n’est déjà le cas ! Le 26&nbsp;septembre dernier, lors de la 80&nbsp;ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga a directement mis en cause l’Ukraine, expliquant son soutient aux groupes terroristes actifs au Mali et dans la zone de l’Alliance des États du Sahel (AES). « <em>Aussi éloignée qu’il n’y paraît, la guerre en Ukraine et le terrorisme dans le Sahel ont des connexions</em> », a affirmé le chef du gouvernement malien à la tribune des Nations Unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelant une attaque contre une patrouille malienne à Tinzawaten (région de Kidal) survenue en juillet 2024, Maïga a évoqué la revendication publique d’officiels Ukrainiens qui ont reconnu leur participation à cette opération menée aux côtés de groupes armés. « <em>Ce comportement atypique montre que certains responsables ukrainiens ont confondu la scène internationale avec une scène de théâtre</em> », a-t-il ironisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Bamako, l’Ukraine est devenue en un an l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes à des groupes terroristes opérant dans plusieurs régions du monde, y compris au Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-appel-du-mali-a-la-communaute-internationale"><strong>L’appel du Mali à la communauté internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours, Abdoulaye Maïga a exhorté les pays occidentaux à « <em>cesser de fournir des armes à l’Ukraine </em>», indiquant que ce soutien pourrait « <em>contribuer à la promotion du terrorisme international </em>». Il a également dénoncé le rôle de la France, accusée de « <em>manœuvrer pour détourner l’attention de la communauté internationale</em> » en soutenant simultanément Kiev et des groupes rebelles sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a rappelé que Bamako avait saisi le Conseil de sécurité de l’ONU dès 2022, pour présenter des preuves du soutien de Paris à des acteurs terroristes — une requête restée sans suite. « <em>Il est temps d’agir pour que les responsables soient identifiés et confondus </em>», a-t-il lancé, appelant les institutions internationales à « <em>répondre véritablement aux cris de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-elements-nouveaux-publies-par-nbsp-jeune-afrique"><strong>Des éléments nouveaux publiés par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7&nbsp;octobre 2025,&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a publié un&nbsp;article, « <em>Mali&nbsp;: comment les tactiques militaires ukrainiennes s’importent au Sahel</em><em> </em>»,&nbsp;confirmant l’existence d’un appui technique ukrainien à certains groupes armés touaregs du nord du Mali, notamment au Front de libération de l’Azawad (FLA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources citées, le FLA — créé en novembre 2024 — aurait bénéficié d’une formation spécialisée en Ukraine sur l’usage des drones armés FPV (pilotés en immersion) et des drones à fibre optique, quasiment impossibles à brouiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Certains éléments du FLA ont reçu une formation en Ukraine. De retour sur le terrain, ils ont renforcé leurs compétences et formé d’autres combattants</em> », a reconnu Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles, rapporté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces drones, capables de transporter des charges explosives, sont désormais utilisés pour mener des attaques ciblées contre des positions de l’armée malienne ou de ses alliés russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-asymetrique-en-pleine-mutation"><strong>Une guerre asymétrique en pleine mutation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tactiques de guerre apprises en Ukraine auraient permis aux&nbsp;terroristes&nbsp;touaregs d’adapter leurs méthodes face à la supériorité technologique des forces maliennes et russes.&nbsp;Des leurres gonflables, imitant des véhicules militaires, seraient également employés pour tromper les frappes de drones.&nbsp;En août 2025,&nbsp;l’armée malienne a annoncé avoir saisi 20&nbsp;véhicules gonflables destinés à des groupes armés opérant dans le pays. Selon Rida Lyammouri, expert du Sahel au sein du groupe de réflexion marocain Policy Center for the New South, ces leurres gonflables «&nbsp;&nbsp;<em>coûtent environ 1 300&nbsp;dollars et, comparés au coût d’un vrai véhicule, voire aux pertes humaines ou aux dégâts que les drones pourraient causer, ils sont relativement peu coûteux pour eux</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Adopter cette tactique permet au FLA d’éviter la confrontation directe avec l’armée malienne et ses alliés mieux équipés </em>», explique Rida Lyammouri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts notent toutefois que les drones utilisés par les rebelles restent inférieurs aux modèles turcs employés par l’armée malienne. Le groupe terroriste JNIM, affilié à Al-Qaïda, aurait lui aussi adopté des drones explosifs, accentuant la complexité du conflit dans le nord du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-nbsp-souverainete-et-realignement-geopolitique"><strong>Entre&nbsp;</strong><strong>souveraineté et réalignement géopolitique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), revendiquent une politique étrangère indépendante, recentrée sur la sécurité et la souveraineté. Les trois pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec Kiev, qui soutient indirectement le FLA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, l’Ukraine dément toute aide militaire aux terroristes maliens, affirmant que « <em>leur lutte et leur ingénierie sont internes</em> ». Mais sur le terrain, les nouvelles tactiques observées dans le nord du Mali — usage de drones, communication en immersion, guerre d’usure — laissent peu de doute sur l’existence de transferts de compétences entre les deux fronts&nbsp;: celui du Donbass et celui du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Saisie stratégique de matériel terroriste : un coup d’arrêt aux réseaux logistiques ennemis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 10:53:59 +0000</pubDate>
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<p>L'État-major Général des Armées annonce la saisie stratégique de matériel terroriste, une réussite grâce à une coopération internationale efficace.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué publié ce mardi&nbsp;22&nbsp;juillet 2025, l’État-major Général des Armées a annoncé la saisie d’une importante cargaison de matériel logistique destinée à une organisation terroriste opérant sur le territoire national. Cette opération, qualifiée de réussite majeure, a été rendue possible grâce à une coordination étroite entre les services de renseignement des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), avec l’appui d’un pays frère dont l’identité n’a pas été précisée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des capacités sécuritaires régionales et témoigne de l’efficacité grandissante de la coopération entre les États membres de l’AES. Elle marque également un nouveau tournant dans la lutte contre les réseaux de soutien logistique aux groupes armés terroristes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-important-arsenal-logistique-intercepte"><strong>Un important arsenal logistique intercepté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le matériel saisi, en grande quantité, était principalement constitué d’équipements vestimentaires militaires, d’éléments d’identification comme des insignes et écussons portant les marques d’un groupe terroriste bien connu dans la région, ainsi que de matériel de transport léger tel que des canots pneumatiques. Ce type d’équipement aurait permis aux groupes terroristes d’améliorer considérablement leur mobilité, leur camouflage et leur logistique sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confectionnés dans un pays asiatique, ces matériels ont ensuite été expédiés vers un État voisin de la sous-région, servant vraisemblablement de point de transit avant leur acheminement vers les cellules terroristes actives au Mali. Ce schéma logistique complexe témoigne de la structuration internationale des réseaux de soutien aux groupes extrémistes opérant au Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-implications-etrangeres-preoccupantes"><strong>Des implications étrangères préoccupantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué de l’État-major est sans équivoque, cette opération démontre clairement l’implication d’entités étrangères dans le soutien matériel et logistique aux groupes terroristes qui déstabilisent les États sahéliens. Il ne s’agirait donc pas d’actes isolés, mais bien d’un système organisé, avec des complicités à différents niveaux, y compris en dehors du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la gravité de ces révélations, les autorités maliennes ont annoncé l’ouverture immédiate d’enquêtes judiciaires afin d’identifier les commanditaires, les relais locaux, et les ramifications internationales de cette tentative de déstabilisation. Ces investigations visent à faire toute la lumière sur les circuits utilisés et à mettre hors d’état de nuire tous les acteurs impliqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-pour-les-services-de-renseignement-de-l-aes"><strong>Une victoire pour les services de renseignement de l’AES</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’État-major a profité de cette annonce pour saluer l’efficacité et le professionnalisme des services de renseignement et des Forces de Défense et de Sécurité de la Confédération des États du Sahel. Cette coopération sécuritaire régionale, renforcée depuis la création de l’AES, commence à porter ses fruits de manière concrète sur le terrain, comme en témoigne cette saisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération envoie un message clair aux groupes terroristes et à leurs soutiens. Les États sahéliens prennent désormais leurs responsabilités en main et disposent de moyens de plus en plus robustes pour détecter, neutraliser et démanteler les réseaux ennemis. Cette dynamique repose sur une volonté politique commune, mais aussi sur des dispositifs opérationnels plus performants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-engagement-reaffirme-pour-la-paix"><strong>Un engagement réaffirmé pour la paix</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’État-major Général des Armées a réaffirmé son engagement total pour le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national. Il a assuré les populations que tous les efforts seront maintenus et intensifiés pour empêcher toute tentative de déstabilisation, quelle qu’en soit l’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération réussie est un symbole fort de la résilience et de la détermination des pays de l’AES face aux multiples défis sécuritaires. Elle illustre également le rôle crucial que joue la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme et dans la sauvegarde de la souveraineté des États. Dans une région en proie à l’instabilité depuis plusieurs années, chaque victoire comme celle-ci constitue une étape précieuse vers la reconquête de la paix et de la stabilité durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tabaski sous assaut, souveraineté en lumière : la riposte salvatrice des peuples et des autorités de l’AES </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 10:59:25 +0000</pubDate>
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<p>Face aux attaques durant la Tabaski 2025, le Mali et l’AES ont opposé résistance et dignité. Une réponse ferme à la stratégie de déstabilisation régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la fête de la Tabaski&nbsp;2025 a été endeuillée par une vague d’attaques coordonnées au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les autorités de l’AES et leurs peuples ont opposé une réponse digne, ferme et résolue. Au cœur des manœuvres d’isolement diplomatique et de terreur, une leçon s’impose&nbsp;: la souveraineté sahélienne ne plie pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Sahel, lorsque la nuit paraît la plus épaisse, nos doutes s’amoncèlent. Mais c’est précisément dans cette obscurité que l’étoile — cette lueur obstinée — persiste, pour nous rappeler que la lumière ne se laisse jamais totalement vaincre. Cette vérité se tisse dans la pensée de René Char&nbsp;: « Dans l’obscurité la plus profonde, la lumière demeure une promesse. ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tabaski&nbsp;2025 a été assiégée avant même son avènement et pendant sa célébration, et les raids ont frappé presque tous les théâtres d’opérations au Mali, jusque sur les confins du Burkina Faso et du Niger. Ces attaques, doublées de la fermeture du ciel par l’Algérie, n’étaient pas le fruit du hasard&nbsp;: elles traduisaient un dessein cynique. Pourtant, au milieu de l’ombre, la bravoure de l’armée malienne et l’espérance des peuples de l’AES sont restées nos étoiles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-dessein-cynique-nbsp-la-nuit-planifiee-sur-l-aes"><strong>Le dessein cynique&nbsp;: la nuit planifiée sur l’AES</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les raids ont commencé avant même que le croissant lunaire ne marque le mois sacré. Des colonnes d’hommes armés ont semé la terreur à Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, Mopti et dans les confins des frontières avec le Burkina Faso et le Niger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de la Tabaski, ces attaques ont ciblé les convois de ravitaillement, les check-points et les villages encore animés par les préparatifs. Pendant la fête, la violence s’est intensifiée, profanant ce moment de paix et de recueillement. Le point de bascule décisif a été la destruction d’un appareil malien par l’Algérie, suivie de la restriction des couloirs de manœuvre aériens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, loin d’être un simple acte diplomatique, visait à paralyser l’architecture défensive du Mali et de ses alliés de l’AES.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-trahison-de-l-esprit-de-la-tabaski-et-de-la-foi-musulmane"><strong>Trahison de l’esprit de la Tabaski et de la foi musulmane</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette période où l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) a recommandé la miséricorde et le respect de la vie humaine, ces attaques résonnent comme un affront. La Tabaski est le symbole du sacrifice consenti, du pardon et de la fraternité. Les assaillants ont piétiné ces valeurs, trahissant la parole du Prophète qui disait&nbsp;: « <em>Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés, comme est sacré ce jour, en ce mois, en ce lieu.</em> » En s’attaquant à la vie humaine pendant la Tabaski, les ennemis de la paix ont renié l’essence même de la foi qu’ils prétendent connaître. Ils ont remplacé le sacrifice spirituel par un sacrifice sanglant, faisant de la violence un rituel profane, là où l’Envoyé de Dieu avait voulu la compassion. Leur démarche est absurde&nbsp;: ils ont cru que la terreur pouvait effacer la lumière de la fraternité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-bravoure-des-soldats-nbsp-l-etoile-qui-persiste"><strong>La bravoure des soldats&nbsp;: l’étoile qui persiste</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans toutes les emprises militaires du pays, les soldats ont hissé le drapeau national, signe de continuité et de dignité. Dans le silence des camps, ils ont également observé leurs devoirs religieux, priant comme tout bon musulman, en hommage à Dieu et pour honorer la mémoire de leurs camarades tombés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette image — le drapeau flottant et les prières murmurées dans l’aube sahélienne — est la réponse la plus claire à la trahison des assaillants. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’a rappelé lors de la prière de la Tabaski à Koulouba&nbsp;: « <em>Nous nous inclinons pieusement devant la mémoire de tous nos martyrs tombés pour la patrie, ici et dans les pays frères de l’AES. Leur sacrifice ne sera jamais vain.</em> » Et il a ajouté, dans un engagement ferme&nbsp;: « <em>Cette lutte est nationale et internationale. Elle sera menée avec détermination, en tout lieu, en toute circonstance, sans relâche ni compromis.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-resilience-des-peuples-de-l-aes-nbsp-memoire-vivante-et-flamme-inextinguible"><strong>La résilience des peuples de l’AES&nbsp;: mémoire vivante et flamme inextinguible</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples de l’AES connaissent la valeur de la résistance. De l’empire du Wagadu au Songhaï, du geste de Samory Touré aux épopées de la lutte pour l’indépendance, l’histoire est un testament de bravoure. Les griots chantent encore ces récits, les imams rappellent la sacralité de Dhu al-Hijjah, et les mères, dans les hameaux, murmurent que la miséricorde n’est jamais éteinte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goïta, dans son message, a prié pour le retour digne des déplacés et le rétablissement des malades. Ces mots sont une flamme&nbsp;: la certitude que la résilience se forge dans le partage et le pardon, non dans la soumission à la peur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-dessein-cynique-dejoue-nbsp-l-etoile-comme-promesse"><strong>Le dessein cynique déjoué&nbsp;: l’étoile comme promesse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie a voulu sceller le ciel pour isoler le Mali et l’AES, et les assaillants ont cru que la violence pouvait tuer l’espérance. Mais Albert Camus écrivait&nbsp;: « <em>L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. </em>» Au Mali et dans l’AES, cet appel n’est pas mort. Il se manifeste dans la solidarité des veilleurs, dans la force tranquille des soldats et dans la mémoire des martyrs. Ainsi, l’étoile devient promesse&nbsp;: promesse de reconstruire les liens brisés, promesse de redonner à la Tabaski son sens de pardon et de fraternité, promesse d’un avenir où l’AES se tient plus unie que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant et pendant Dhu al-Hijjah, les raids ont jailli dans presque tous les théâtres d’opérations du Mali et le long des frontières de l’AES. Ils ont tenté de transformer la Tabaski en un tombeau de l’espérance, en trahissant l’esprit même de l’Envoyé de Dieu. Mais la nuit la plus sombre révèle la lumière la plus pure&nbsp;: celle de l’armée malienne, des peuples de l’AES et de la foi qui, au milieu des larmes, refuse de mourir. Car l’histoire nous enseigne que la lumière ne s’éteint jamais&nbsp;: elle veille, et elle renaît toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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