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	<title>Archives des Ghana &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Ghana &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Traite des esclaves : une résolution historique adoptée à l’ONU malgré des divisions</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 18:55:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La traite des esclaves est désormais qualifiée de crime le plus grave contre l'humanité. Informez-vous sur cette résolution importante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, ce mercredi 25 mars, une résolution qualifiant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage de « crime le plus grave contre l’humanité ». Porté par le Ghana, le texte, non contraignant, marque une étape politique et symbolique majeure dans le débat international sur les réparations liées à l’esclavage.</em></strong></p>



<p>Adoptée par 123 voix pour, trois contre — dont les États-Unis, Israël et l’Argentine — et 52 abstentions, parmi lesquelles le Royaume-Uni et plusieurs États membres de l’Union européenne, la résolution consacre une qualification forte : celle d’une «&nbsp;<em>injustice la plus inhumaine et persistante commise contre l’humanité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desaccords-sur-la-hierarchisation-des-crimes"><strong>Désaccords sur la hiérarchisation des crimes</strong></h2>



<p>À l’initiative de cette démarche, le président ghanéen John Mahama, également chef de file de l’Union africaine sur la question des réparations, a fait le déplacement à New York pour défendre ce texte qu’il qualifie d’«&nbsp;<em>historique</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, évoquant les quelque 13 millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la traite transatlantique sur plusieurs siècles.</p>



<p>Si la résolution a été largement adoptée, elle a également révélé des divergences profondes. Plusieurs États, notamment européens, ont exprimé des réserves sur l’idée d’établir une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, justifiant leur abstention. Ce point a constitué l’un des principaux obstacles aux négociations, certains diplomates estimant qu’aucun crime de cette nature ne devait être qualifié de plus grave qu’un autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-sensible-des-reparations"><strong>La question sensible des réparations</strong></h2>



<p>Au-delà de la reconnaissance historique, le texte appelle les États à s’engager dans un processus de justice visant à réparer les préjudices hérités de l’esclavage. Une perspective qui reste hautement sensible sur le plan diplomatique.</p>



<p>Les États-Unis ont notamment rejeté cette approche, estimant que les États contemporains ne pouvaient être tenus responsables de crimes commis dans le passé ni contraints à des réparations.</p>



<p>De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté les États à aller au-delà des déclarations symboliques. Il a appelé à honorer la mémoire des victimes non seulement par des «&nbsp;<em>paroles</em>&nbsp;», mais aussi par des «&nbsp;<em>actes</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-dans-un-debat-mondial"><strong>Une étape dans un débat mondial</strong></h2>



<p>Si elle ne crée pas d’obligations juridiques, la résolution constitue une avancée politique pour les pays africains et caribéens qui militent depuis plusieurs années pour une reconnaissance accrue des crimes liés à la traite transatlantique et pour l’ouverture de discussions sur les réparations.</p>



<p>Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réévaluation du passé colonial et esclavagiste, qui continue de diviser la communauté internationale, entre devoir de mémoire et enjeux de responsabilité contemporaine.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi la rupture entre Afreximbank et Fitch révèle un fossé plus profond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:00:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings met en lumière des enjeux complexes entre agences de notation et banques africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Expert en financement du développement fort d’une longue expérience en Afrique subsaharienne, le Dr Macharia Kihuro analyse la rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings comme le symptôme d’un désaccord structurel plus profond. Selon lui, ce différend dépasse un simple conflit technique et met en lumière les tensions persistantes entre institutions financières africaines et agences de notation internationales.</em></strong></p>



<p>Dans une récente déclaration publique, la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank) a annoncé qu&rsquo;elle mettrait fin à sa relation avec l&rsquo;agence de notation Fitch Ratings. La justification de cette décision était particulièrement frappante. La banque a attribué cette décision à sa « <em>ferme conviction que l&rsquo;exercice de notation de crédit ne reflète plus une bonne compréhension de l&rsquo;accord constitutif de la banque, de sa mission ou de son mandat </em>». Elle a en outre souligné que son profil commercial restait « <em>solide, soutenu par des relations solides avec ses actionnaires et les protections juridiques inscrites dans son accord constitutif</em> », qui est un traité signé et ratifié par ses États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-methodologie-de-fitch"><strong>La méthodologie de Fitch</strong></h2>



<p>Au cœur de ce désaccord se trouve un débat qui couve depuis longtemps : les agences de notation doivent-elles appliquer une méthodologie unique et rigide à toutes les banques, ou leur approche doit-elle être adaptée à la nature spécifique de l&rsquo;institution ? Plus précisément, une banque commerciale doit-elle être évaluée selon exactement le même cadre qu&rsquo;une banque multilatérale de développement (BMD) ? Afreximbank soutient que Fitch Ratings n&rsquo;a pas tenu compte de cette distinction essentielle, produisant une évaluation que la banque considère comme une représentation injuste de sa véritable solvabilité.</p>



<p>La méthodologie de Fitch, telle que décrite dans ses « <em>Critères de notation bancaire </em>», repose sur un cadre en deux parties pour les banques commerciales et les BMD. La première partie est un modèle quantitatif de base (CQM), une formule standardisée qui calcule une « <em>notation de viabilité </em>» à partir d&rsquo;indicateurs financiers tels que la qualité des actifs et l&rsquo;adéquation des fonds propres. Ce modèle sert de point d&rsquo;ancrage initial.</p>



<p>La deuxième partie est le cadre de « <em>notation de soutien</em> », qui évalue le soutien externe. Ici, en théorie, une distinction est faite : pour les BMD telles qu&rsquo;Afreximbank, le soutien est évalué comme l&rsquo;engagement collectif et contractuel de ses États membres en vertu de son accord constitutif, qui est considéré comme extrêmement solide et fiable. Pour les BMD de haute qualité, Fitch utilise souvent une approche de « <em>substitution de crédit</em> », en ancrant la notation de la BMD à la solvabilité de ses actionnaires les plus solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-normes-de-notation-mondiales-en-cause"><strong>Les normes de notation mondiales en cause ?</strong></h2>



<p>La rupture décisive s&rsquo;est produite le 28 janvier 2026, lorsque Fitch a abaissé la note d&rsquo;Afreximbank de « <em>BBB- </em>» à «<em> BB+ </em>», puis a retiré toutes ses notes. Cette décision a fait passer la note de défaut à long terme de l&rsquo;émetteur dans la catégorie « <em>non-investissement </em>» (« <em>junk</em> »). Afreximbank a réagi de manière décisive en mettant fin à la relation, déclarant qu&rsquo;elle considérait la méthodologie de l&rsquo;agence comme erronée, préjudiciable à sa mission et révélatrice d&rsquo;un préjugé plus général à l&rsquo;égard des institutions financières africaines.</p>



<p>Cette confrontation oblige à examiner de manière critique les tensions persistantes dans le domaine de la finance mondiale : les méthodologies des agences de notation internationales sont-elles intrinsèquement biaisées à l&rsquo;encontre des institutions africaines ? Ou bien Afreximbank a-t-elle mal compris le cadre et réagi de manière excessive ? En fin de compte, la question centrale concerne l&rsquo;impact réel : quelles seront les conséquences de ce différend pour la banque, l&rsquo;architecture financière du continent et la crédibilité des normes de notation mondiales ?</p>



<p>Afreximbank est-elle un cas isolé ? Absolument pas. Un sentiment ancien et largement répandu en Afrique veut que les méthodologies des « <em>trois grandes </em>» agences de notation (Fitch, Moody&rsquo;s et S&amp;P) soient systématiquement biaisées, ne tiennent pas compte des contextes régionaux uniques et produisent des notations injustement punitives. Les agences opposent des contre-arguments solides, créant un classique « <em>dialogue de sourds</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-fosse-entre-les-evaluations-et-les-realites"><strong>Le fossé entre les évaluations et les réalités</strong></h2>



<p>Le Ghana a régulièrement contesté les dégradations de sa note. En 2022, après une série de dégradations au statut de « <em>junk</em> », son gouvernement a suspendu toute collaboration officielle avec les trois grandes agences, les accusant d&rsquo;actions procycliques qui ont aggravé sa crise de la dette. Il convient de noter que la justification de Fitch pour la récente dégradation de la note d&rsquo;Afreximbank était fondée sur la restructuration de la dette du Ghana en 2023, appliquant un principe qui lie le risque d&rsquo;une banque multilatérale de développement à ses États membres.</p>



<p>Le Kenya, le Rwanda, le Nigeria et l&rsquo;Afrique du Sud ont tous officiellement fait appel des décisions de notation. Parmi les critiques les plus virulentes figure la Banque africaine de développement (BAD), dont l&rsquo;ancien président, Akinwumi Adesina, a mené une campagne très médiatisée.</p>



<p>Ce débat permet de tirer des enseignements essentiels. Un problème fondamental a été identifié : le fossé persistant entre les évaluations des agences et les réalités des clients, exacerbé par une rupture de la communication. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un incident isolé, mais d&rsquo;un défi à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-exemplaire-pour-plus-d-equite-et-de-credibilite"><strong>Une collaboration exemplaire pour plus d’équité et de crédibilité</strong></h2>



<p>La voie à suivre exige des mesures concrètes. Les parties prenantes doivent collaborer pour mettre en place un système garantissant à la fois l&rsquo;équité et la crédibilité de l&rsquo;évaluation des risques. Cette rupture met en évidence une architecture mondiale qui ne parvient pas à intégrer de manière adéquate les perspectives des marchés émergents. Cette friction doit désormais catalyser un véritable dialogue, conduisant à des méthodologies mutuellement acceptées.</p>



<p>En outre, une action collective est essentielle. Par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Union africaine ou d&rsquo;autres plateformes panafricaines, un bloc unifié devrait négocier des critères adaptés et rendus publics pour les banques multilatérales de développement africaines et les États souverains dotés d&rsquo;une gouvernance solide, en exigeant la clarté sur la manière dont les facteurs qualitatifs sont notés.</p>



<p><strong>Dr Macharia Kihuro (PhD).</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><strong>Mention éditoriale :</strong></p>



<p><em>Chapô et intertitres de la rédaction.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bénin : Talon sous escorte régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 23:56:10 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez le coup d'État au Bénin et la réaction de la CEDEAO pour maintenir la stabilité en Afrique de l'Ouest après la crise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>En ordonnant le déploiement immédiat d’une force régionale pour soutenir le président Patrice Talon après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, la CEDEAO veut éviter qu’un nouveau domino ne tombe dans la région. Mais derrière cette démonstration de fermeté se joue une autre bataille : celle de la survie du dernier régime civil encore debout dans une Afrique de l’Ouest gagnée par la tentation des ruptures militaires. À Cotonou, le vent du Sahel a soufflé — et même s’il a été contenu, il a révélé l’essoufflement d’un modèle démocratique à bout de souffle.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La riposte a été immédiate. Moins de vingt-quatre heures après la tentative de&nbsp;changement de pouvoir&nbsp;manquée contre le président Patrice Talon, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sorti la carte de la fermeté. Dans un communiqué publié ce dimanche soir à Abuja, l’organisation régionale a ordonné le&nbsp;déploiement «&nbsp;<em>immédiat&nbsp;</em>» d’éléments de la Force en attente&nbsp;sur le territoire béninois, afin de soutenir le gouvernement et de préserver «&nbsp;<em>l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale</em>&nbsp;» du pays.</p>



<p>Selon le texte signé par la Commission de la CEDEAO, la décision découle de l’article 25(e) du protocole de 1999, relatif au mécanisme de prévention et de maintien de la paix. Après consultations entre les chefs d’État et de gouvernement, Abuja a donc activé la clause de défense collective, transformant le Bénin en nouvelle ligne rouge du dispositif sécuritaire ouest-africain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-coalition-sous-banniere-nigeriane"><strong>Une coalition sous bannière nigériane</strong><strong></strong></h3>



<p>La force régionale sera composée de troupes venues du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Sierra Leone — les quatre piliers militaires du dispositif CEDEAO. Ce contingent, qui pourrait être déployé «&nbsp;<em>dans les prochaines heures</em>&nbsp;», aura pour mission de&nbsp;sécuriser Cotonou, les infrastructures stratégiques et les institutions républicaines, tandis que l’armée béninoise poursuit ses opérations contre les&nbsp;auteurs de la tentative de changement de régime&nbsp;retranchés dans la zone portuaire.</p>



<p>En clair, Abuja ne veut pas d’un nouveau «&nbsp;<em>cas malien&nbsp;</em>» au cœur du Golfe de Guinée. Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en janvier 2024, l’organisation voit dans le Bénin un&nbsp;dernier bastion du modèle civil et libéral&nbsp;qu’elle entend préserver à tout prix.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reaction-de-survie-regionale"><strong>Une réaction de survie régionale</strong><strong></strong></h3>



<p>Derrière la rhétorique juridique et protocolaire, cette décision traduit une peur : celle d’une&nbsp;contagion&nbsp;qui a déjà gagné la moitié du continent. Le spectre d’un basculement du Bénin dans le camp des&nbsp;pouvoirs militaires&nbsp;du Sahel hante les chancelleries d’Abuja, d’Accra,&nbsp;d’Abidjan, voire de la France. Le président nigérian Bola Tinubu, actuel président en exercice de la CEDEAO, l’a d’ailleurs martelé : «&nbsp;<em>Le Bénin ne tombera pas.</em>&nbsp;»</p>



<p>Mais cette posture de fermeté a un revers. Dans les rues de Cotonou et sur les réseaux sociaux ouest-africains, certains dénoncent une «&nbsp;<em>militarisation de la diplomatie&nbsp;</em>» et un deux-poids-deux-mesures criant. Là où la CEDEAO s’est montrée impuissante face&nbsp;au cas de la Guinée Bisseau, elle déploie aujourd’hui des troupes pour sauver un président affaibli par la fin de son mandat et la fragmentation de son propre camp.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-talon-l-ultime-rempart-ou-le-symbole-d-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Talon, l’ultime rempart ou le symbole d’un système à bout de souffle ?</strong><strong></strong></h3>



<p>L’ironie est cruelle. Patrice Talon, chantre autoproclamé de la «&nbsp;<em>Rupture&nbsp;</em>», se retrouve désormais&nbsp;protégé par la vieille garde régionale&nbsp;qu’il avait pourtant défiée sur plusieurs dossiers économiques et institutionnels. À Abuja, à Accra comme à Abidjan, on défend un allié. À Cotonou, beaucoup y voient plutôt la consolidation d’un régime de plus en plus verrouillé, où la succession s’est transformée en bombe à retardement.</p>



<p>La CEDEAO veut croire qu’elle défend la démocratie. Mais en s’érigeant en gendarme d’un ordre vacillant, elle protège avant tout un modèle à bout de souffle — celui des démocraties verrouillées post-conférences nationales, où les urnes n’ont plus la force d’apaiser, et où les casernes finissent toujours par s’inviter au débat politique.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>1er salon international de l&#8217;entrepreneuriat AES: les orientations claires du président Assimi Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 08:10:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 1er salon international de l'entrepreneuriat de l'AES encourage l'autonomisation des jeunes et des femmes du Sahel à Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Le Président de la Transition, &nbsp;le Général d’Armée Assimi Goïta, et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu en audience ce jeudi</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, 20 novembre 2025</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;une délégation ministérielle conduite par Mme Oumou Sall Seck, ministre malienne de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>professionnelle.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du&nbsp;1er Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES, organisé à Bamako du 18 au 21 novembre 2025.&nbsp;Cet&nbsp;événement&nbsp;est&nbsp;destiné à renforcer la coopération économique et à promouvoir l’autonomisation des jeunes et des femmes dans&nbsp;cet&nbsp;espace confédéral.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-delegation-de-haut-niveau-pour-une-initiative-integratrice"><strong>Une délégation de haut niveau pour une initiative intégratrice</strong><strong></strong></h3>



<p>La délégation comprenait M. Aboubakar Savadogo, ministre burkinabè de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle;&nbsp;M. Abdoulaye Seydou, ministre nigérien de l’Industrie et du Commerce;&nbsp;ainsi que Sa Majesté Royale Drolor Bosso Adamtey I, membre du Conseil d’État du Ghana.</p>



<p>Dans une déclaration à la presse à sa sortie d’audience, Mme Oumou Sall Seck a souligné que cette rencontre visait à&nbsp;“<em>faire le point sur le déroulement du Salon, partager la dynamique en cours et recueillir les orientations du Président de la Confédération</em>”.</p>



<p>L’AES&nbsp;doit devenir un moteur d’intégration économique et d’innovation dans&nbsp;cette&nbsp;région. Selon&nbsp;Mme le ministre, l’entrepreneuriat constitue “<em>une opportunité immense pour valoriser nos ressources, nos compétences et offrir un avenir meilleur à notre jeunesse</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-un-levier-pour-un-developpement-endogene"><strong>L’AES, un levier pour un développement endogène</strong><strong></strong></h3>



<p>Le 1er Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES&nbsp;pose ainsi&nbsp;les bases d’un&nbsp;écosystème économique commun&nbsp;entre les trois pays membres — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — avec le soutien du Ghana. L’objectif est de favoriser la création d’un marché intégré et d’encourager la transformation locale des ressources naturelles.</p>



<p>Mme Oumou Sall Seck a insisté sur la nécessité de “<em>compter sur nos propres intelligences, nos compétences et nos ressources pour transformer nos économies</em>”. Elle a également salué le leadership des chefs d’État de l’AES — le Général Assimi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Abdourahamane Tiani — dont “<em>la vision et la volonté politique donnent un cap clair à l’intégration régionale</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-orientations-du-chef-de-l-etat"><strong>Les orientations du Chef de l’État</strong><strong></strong></h3>



<p>Au cours de l’audience, le Président Assimi Goïta a salué la qualité de l’initiative et félicité les délégations ministérielles pour leur engagement, a précisé la présidence du Mali dans un communiqué.&nbsp;Le président de la Confédération&nbsp;a encouragé les responsables à faire de ce Salon un cadre de réflexion et de synergie d’actions autour de l’entrepreneuriat, tout en insistant sur&nbsp;le rôle clé de la jeunesse.&nbsp;L’entrepreneuriat, c’est la transformation d’une idée en projet. Il demande de la patience, de la persévérance et&nbsp;de la confiance en soi, a-t-il&nbsp;expliqué.</p>



<p>Le Chef de l’État a également souligné l’importance de la&nbsp;“<em>décolonisation des esprits</em>”, invitant les jeunes à croire en leur potentiel et à s’inscrire dans une démarche de souveraineté économique.&nbsp;Enfin, le Président Goïta a évoqué la création&nbsp;de la&nbsp;Banque d’investissement confédérale, qui pourrait être une bouffée d’oxygène&nbsp;pour&nbsp;les entrepreneurs et les porteurs de projets dans l’espace AES.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-rendez-vous-annuel-de-l-entrepreneuriat-sahelien"><strong>Vers un rendez-vous annuel de l’entrepreneuriat sahélien</strong><strong></strong></h3>



<p>Le Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES se positionne comme un&nbsp;événement fédérateur&nbsp;destiné à devenir un rendez-vous annuel. Il réunit des ministres, des experts, des entrepreneurs et des jeunes innovateurs venus de l’ensemble des régions du Mali et des pays partenaires.</p>



<p>Selon Mme Oumou Sall Seck, cette rencontre “<em>pose les jalons d’une dynamique homogène et endogène</em>” capable de transformer durablement les économies du Sahel par la créativité et l’initiative privée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nucléaire civil : l’Afrique face au défi de l’indépendance énergétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 12:22:46 +0000</pubDate>
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<p>Le nucléaire civil en Afrique : une révolution énergétique qui transforme le continent et ouvre de nouvelles perspectives.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Des déserts sahéliens aux côtes atlantiques, un vent discret mais profond souffle sur l’avenir énergétique de l’Afrique. Le continent, où 600 millions d’habitants sont encore privés d’électricité, parie désormais sur l’atome civil pour sortir de l’obscurité. Une révolution silencieuse, portée par des alliances russo-africaines, la course aux petits réacteurs modulaires, et l’ambition d’un avenir enfin sous tension… électrique.</em></strong></p>



<p><br>Loin des clichés d’une Afrique cantonnée aux énergies dites «&nbsp;<em>vertes</em>&nbsp;» mais intermittentes, une quinzaine de pays africains frappent désormais aux portes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avec un objectif clair : entrer dans l’ère nucléaire civile. Le paradoxe énergétique est tel que ce virage, hier encore tabou, s’impose aujourd’hui comme une évidence géostratégique.</p>



<p>L’Afrique, riche en soleil, vent, gaz et uranium, reste pourtant le continent de la chandelle. Un demi-milliard de ses habitants vivent dans l’obscurité énergétique. La faute à un sous-investissement chronique, à une gouvernance parfois défaillante, et à des réseaux électriques aussi fragmentés qu’obsolètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-l-afrique-se-tourne-vers-le-nucleaire"><strong>Pourquoi l’Afrique se tourne vers le nucléaire ?</strong></h2>



<p><br>Parce que l’atome, malgré ses détracteurs, reste aujourd’hui la source la plus fiable pour fournir une électricité continue, massive, et décarbonée. À l’heure où le développement industriel du continent exige une puissance stable, les petits réacteurs modulaires (SMR) s’invitent comme réponse taillée sur mesure : 10 à 350 MW de puissance, une emprise au sol réduite, une modularité idéale pour les infrastructures africaines.</p>



<p>Ajoutez à cela le potentiel géologique du continent – la Namibie, le Niger, l’Afrique du Sud et le Malawi figurant déjà parmi les principaux producteurs mondiaux d’uranium – et le tableau devient limpide : l’Afrique a ce qu’il faut pour alimenter son propre futur atomique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-russie-maitre-d-oeuvre-de-l-offensive-atomique-africaine"><strong>La Russie, maître d’œuvre de l’offensive atomique africaine</strong></h2>



<p><br>Rosatom, bras énergétique du Kremlin, multiplie les accords sur le continent. Mali, Burkina Faso, Égypte, Ghana, Soudan, Éthiopie… La Russie, forte d’une offre clé en main – financement, technologie, formation – avance ses pions avec une efficacité quasi militaire.</p>



<p>Au Mali, les autorités de transition ont ainsi signé avec Moscou un partenariat nucléaire à vocation énergétique. L’enjeu ? Doubler la production électrique nationale à horizon 2030, avec un appui sur les SMR russes. À Ouagadougou, même logique : compenser les carences du réseau classique, à l’abandon dans les zones rurales, par des unités nucléaires décentralisées.</p>



<p>En Égypte, le projet d’El-Dabaa – 4 800 MW à construire d’ici 2028 – fait figure de vitrine continentale. Un partenariat de 30 milliards d’euros, dont 85 % financés par la Russie, pour faire du pays de Sissi le deuxième État nucléaire d’Afrique après l’Afrique du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-ghana-candidat-au-leadership-ouest-africain"><strong>Le Ghana, candidat au leadership ouest-africain</strong></h2>



<p><br>Accra, pragmatique, veut transformer ses ambitions en hub nucléaire régional. Des discussions sont en cours avec EDF, NuScale, Kepco, et bien sûr Rosatom. L’idée est simple : faire émerger, à l’horizon 2034, une capacité de 1 000 MW. Et d’ériger le Ghana en centre de formation pour l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Mais la marche est haute. Car l’atome ne se décrète pas. Il se prépare. Il s’institutionnalise. Et il se sécurise. Ce pourquoi l’AIEA a lancé en 2025 à Nairobi sa première École des SMR destinée aux décideurs africains. Objectif : bâtir une culture nucléaire locale, avant même d’installer la moindre turbine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-de-l-ambition-nucleaire-africaine"><strong>Les limites de l’ambition nucléaire africaine</strong></h2>



<p><br>Malgré l’enthousiasme affiché, nombre d’experts appellent à la prudence. Le professeur Hartmut Winkler, de l’université de Johannesburg, prévient : «&nbsp;<em>La majorité des projets ne verront pas le jour avant plusieurs décennies.&nbsp;</em>» Le coût reste un verrou majeur. Même en format SMR, une centrale nucléaire, c’est au bas mot des centaines de millions de dollars. Peu de pays africains peuvent – seuls – s’offrir un tel luxe.</p>



<p>Autre obstacle : la gouvernance. La sûreté nucléaire ne souffre ni l’improvisation, ni la corruption. Les agences nationales doivent être indépendantes, robustes, et transparentes. À défaut, l’atome peut vite devenir un fardeau géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-dependance-et-souverainete-le-dilemme-atomique-africain"><strong>Entre dépendance et souveraineté : le dilemme atomique africain</strong></h2>



<p><br>Car derrière l’enjeu énergétique, c’est une autre partie qui se joue. La Russie avance ses pions, mais la Chine, les États-Unis et la France affûtent aussi leurs offres. L’Afrique devient ainsi un nouveau champ de bataille de la guerre des normes nucléaires.</p>



<p>Pour les capitales africaines, le défi est de diversifier les partenaires, éviter l’alignement stratégique, et négocier, pied à pied, les transferts de technologies. Un nucléaire africain sans souveraineté technologique serait une victoire à la Pyrrhus.<br>L’Afrique ne rêve plus de nucléaire. Elle le planifie. Elle le négocie. Elle le finance. Et surtout, elle l’intègre à son horizon de développement. Le nucléaire ne sera pas une solution miracle, mais il pourrait bien devenir une pièce maîtresse du puzzle énergétique continental.</p>



<p>Dans cette équation, le défi n’est pas uniquement technologique. Il est humain, politique et institutionnel. Bâtir un nucléaire africain, c’est aussi bâtir une gouvernance nouvelle, affranchie des tutelles, ancrée dans la compétence et la responsabilité. Et peut-être, enfin, entrer dans le XXIe siècle avec l’énergie… de l’avenir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>John Mahama en tournée dans l’AES : diplomatie du pragmatisme ou repositionnement stratégique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
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<p>En visitant successivement le Mali, le Niger et le Burkina Faso, le président ghanéen John Dramani Mahama marque un tournant diplomatique majeur, privilégiant le dialogue et la coopération avec l’AES sur les questions économiques et sécuritaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En visitant successivement le Mali, le Niger et le Burkina Faso, le président ghanéen John Dramani Mahama marque un tournant diplomatique majeur, privilégiant le dialogue et la coopération avec l’AES sur les questions économiques et sécuritaires.</em></strong></p>



<p>Il y a des tournées officielles qui relèvent du simple protocole. Il y en a d’autres, plus rares, qui traduisent une réorientation géopolitique majeure. La visite du président ghanéen John Dramani Mahama dans les trois pays de la Confédération des États du Sahel (AES) appartient incontestablement à la seconde catégorie. Mali, Burkina Faso, Niger, en l’espace de trois jours, Accra a multiplié les gestes de rapprochement avec ses voisins sahéliens, bousculant ainsi les équilibres traditionnels de la CEDEAO et redéfinissant sa propre stratégie d’influence.</p>



<p>Si cette tournée traduit une volonté de décrisper les tensions entre l’AES et la CEDEAO, elle est aussi une manœuvre soigneusement réfléchie. Pourquoi Mahama tend-il aujourd’hui la main à des régimes de transition qui ont claqué la porte de la CEDEAO ? Simple diplomatie ? Pas uniquement. Derrière ce rapprochement se cache une série d’intérêts économiques, stratégiques et énergétiques cruciaux pour le Ghana.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Accra-Koulouba, une relation à renforcer pour garantir l’accès aux corridors commerciaux</strong></h3>



<p>C’est à Bamako, le 8&nbsp;mars, que John Mahama a entamé son périple sahélien. Accueilli avec les honneurs militaires par le Général Assimi Goïta, le chef d’État ghanéen a immédiatement donné le ton. Le temps des postures rigides entre la CEDEAO et l’AES est révolu, place au dialogue et à la coopération concrète.</p>



<p>Au menu des discussions, sécurité et intégration économique. Le président ghanéen n’a pas caché son ambition de fluidifier les échanges entre Accra et Bamako, notamment via le corridor sud, axe vital pour l’approvisionnement du Mali enclavé. Pour le Ghana, un accès facilité aux marchés sahéliens représente un atout économique de taille, à l’heure où la sous-région se redessine autour de nouveaux équilibres commerciaux.</p>



<p>Mais le dossier brûlant, c’est bien celui de la fracture entre l’AES et la CEDEAO. Mahama le sait. Si la rupture est actée politiquement, elle n’est pas irréversible diplomatiquement. D’où son plaidoyer pour un dialogue apaisé entre les blocs, à rebours de l’intransigeance affichée par certains leaders ouest-africains.</p>



<p>« <em>Nous sommes frères et nous sommes appelés à vivre ensemble. Le manque de confiance doit être corrigé afin qu’un respect mutuel puisse exister</em> », a-t-il martelé, en s’engageant à jouer le rôle de médiateur entre l’AES et la CEDEAO.</p>



<p>Mais Accra ne cherche pas seulement à jouer les pacificateurs. Le Ghana veut surtout s’assurer que le Mali, malgré sa rupture avec la CEDEAO, continue à privilégier le port de Tema pour ses exportations et importations, plutôt que de se tourner vers d’autres options comme la Mauritanie ou l’Algérie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>À Niamey, une offensive diplomatique pour la stabilité régionale et l’or</strong></h3>



<p>Deuxième escale&nbsp;: Niamey, le 9&nbsp;mars 2025, où John Mahama a été reçu en grande pompe par le Général Abdourahamane Tiani. Un accueil qui en dit long sur la volonté du Niger d’affirmer sa place dans cette recomposition diplomatique.</p>



<p>Pour Accra, le Niger représente bien plus qu’un simple voisin en crise avec la CEDEAO. C’est un partenaire clé sur le plan minier, riche en ressources naturelles et dont la production d’uranium et d’or intéresse fortement les opérateurs ghanéens.</p>



<p>En renforçant les liens avec Niamey, Mahama cherche à positionner les entreprises ghanéennes sur le marché nigérien, notamment dans les secteurs minier et énergétique. De plus, une relation solide avec le Niger permettrait d’anticiper et de contenir toute expansion du terrorisme vers le sud du Ghana, un scénario que redoutent les autorités d’Accra.</p>



<p>Le message est clair. Le Ghana ne veut pas voir l’AES évoluer en autarcie, et l’AES, de son côté, n’a aucun intérêt à se couper des États ouest-africains pragmatiques. Niamey, qui a déjà tourné la page CEDEAO, sait que les alliances se jouent désormais sur un rapport de force économique et militaire. Et dans ce jeu, Accra reste un partenaire incontournable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ouagadougou-Accra, une connexion stratégique pour l’énergie et les infrastructures</strong></h3>



<p>Troisième et dernière étape&nbsp;: Ouagadougou, le 10&nbsp;mars 2025, où Mahama a été reçu par le Capitaine Ibrahim Traoré. Loin des discours feutrés de la diplomatie classique, cette rencontre a donné lieu à des annonces concrètes.</p>



<p>D’abord, un vol direct quotidien entre Ouaga et Accra. L’objectif ? Faciliter la mobilité des hommes d’affaires et des travailleurs, et ancrer un peu plus le Burkina Faso dans la dynamique d’un commerce extraverti vers l’océan Atlantique.</p>



<p>Ensuite, un projet de gazoduc entre le Ghana et le Burkina Faso, destinés à sécuriser l’approvisionnement énergétique d’un pays où l’électricité demeure un enjeu stratégique.</p>



<p>Pourquoi cet intérêt soudain d’Accra pour le Burkina Faso, en pleine rupture avec la CEDEAO ? Parce que Mahama sait que le pays est en quête de nouveaux partenaires énergétiques, après des mois de tensions avec la Côte d’Ivoire et le Ghana sur l’approvisionnement en électricité.</p>



<p>En devenant un fournisseur énergétique clé pour Ouagadougou, Accra s’assure une position dominante sur le marché de l’énergie dans la sous-région et évite que le Burkina ne se tourne vers l’Algérie ou d’autres partenaires pour ses besoins énergétiques.</p>



<p>Mais plus que tout, les questions sécuritaires ont occupé une place centrale. Mahama et Traoré partagent une même lecture du péril djihadiste. Une menace transnationale, qui ne peut être vaincue qu’avec une coordination militaire accrue. « <em>Le terrorisme est un cancer qui exige une réponse commune</em> », a insisté le président ghanéen, en appelant à une mutualisation des efforts entre Accra et Ouagadougou.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un réalignement en marche ?</strong></h3>



<p>En trois jours et trois capitales, John Mahama a redéfini la posture du Ghana face aux bouleversements ouest-africains. Là où Abuja campe sur une ligne dure vis-à-vis de l’AES, Accra privilégie la voie du pragmatisme. Commerce, énergie, sécurité&nbsp;: loin des querelles institutionnelles, le président ghanéen veut ancrer son pays comme un partenaire économique et stratégique incontournable pour les trois États sahéliens.</p>



<p>Une prise de position qui ne manquera pas de susciter des remous au sein de la CEDEAO, où le Ghana, traditionnellement proche du Nigeria, semble aujourd’hui jouer sa propre carte.</p>



<p>Un réajustement tactique ? Un virage stratégique ? Une chose est sûre. Accra regarde désormais autant vers Bamako, Ouagadougou et Niamey que vers Abuja. Et dans cette recomposition régionale, Mahama vient de poser ses premiers jalons.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES-CEDEAO : le Ghana prend ses distances avec la ligne dure d’Abuja </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 19:57:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans un contexte de tensions entre l’AES et la CEDEAO, la visite du président ghanéen John Dramani Mahama au Mali, ce samedi 8 mars 2025, constitue une tentative de rapprochement stratégique, entre dialogue diplomatique et pragmatisme économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte de tensions entre l’AES et la CEDEAO, la visite du président ghanéen John Dramani Mahama au Mali, ce samedi&nbsp;8&nbsp;mars 2025, constitue une tentative de rapprochement stratégique, entre dialogue diplomatique et pragmatisme économique.</em></strong></p>



<p>Il y a des visites officielles qui relèvent du protocole. D’autres, plus rares, s’inscrivent dans une dynamique politique dont les répercussions dépassent les convenances diplomatiques. La venue au Mali, ce 8&nbsp;mars 2025, du président ghanéen John Dramani Mahama appartient à la seconde catégorie. Plus qu’un simple déplacement d’amitié et de travail, cette visite scelle un tournant diplomatique majeur, un réajustement des équilibres sous-régionaux dans une CEDEAO en pleine crise existentielle, face à la montée en puissance de la confédération des États du Sahel (AES), née de l’union du Mali, du Burkina Faso et du Niger, en juillet 2024.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un accueil millimétré, un enjeu stratégique</strong></h3>



<p>À 11&nbsp;h&nbsp;15 précises, sous un épai brouillard, l’avion présidentiel ghanéen touche le sol malien. Sur le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou, John Dramani Mahama descend les marches, le regard serein, mais conscient de l’enjeu de sa visite. Face à lui, le général d’armée Assimi Goïta, impassible, l’accueille avec la fermeté habituelle d’un chef militaire qui n’a plus rien à prouver.</p>



<p>Hymnes nationaux, salut aux troupes, accolades officielles. Le cérémonial est bien rodé. Mais derrière les poignées de main et les sourires d’usage, c’est un jeu d’équilibre diplomatique qui se joue. Car si le Ghana et le Mali partagent des relations historiques, la réalité politique d’aujourd’hui impose un dialogue plus subtil.</p>



<p>Dans la salle feutrée du Palais de Koulouba, loin des caméras, les discussions prennent une tournure plus directe. Deux visions du futur s’opposent-elles ? Ou bien l’heure est-elle enfin venue de repenser les alliances dans un espace ouest-africain en recomposition ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Aes-cedeao&nbsp;: l’heure de vérité</strong></h3>



<p>Loin des discours lisses d’antan, John Mahama parle franc. Contrairement aux caciques d’Abuja, il refuse d’aborder la rupture entre la CEDEAO et l’AES comme une guerre froide intra-africaine.</p>



<p>« <em>Le manque de confiance doit être corrigé afin qu’un respect mutuel puisse exister entre les leaders de chacun de ces regroupements »,&nbsp;</em>plaide-t-il.&nbsp;<em>« Nous devons œuvrer à instaurer des relations dignes de ce nom entre l’AES, qui est une réalité irrévocable, et la CEDEAO.</em> »</p>



<p>Un aveu implicite que le rapport de force a changé ? Sans doute. Mais surtout, la reconnaissance que l’AES n’est plus un accident diplomatique, mais une alternative qui s’installe. Le Ghana, lui, ne veut pas être réduit au rôle de spectateur dans cette recomposition du jeu sous-régional.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une coopération reconstruite sur des bases nouvelles</strong></h3>



<p>Mais si la géopolitique domine les débats, le pragmatisme économique reprend vite ses droits. Bamako et Accra, malgré la complexité institutionnelle actuelle, restent liés par des intérêts stratégiques.</p>



<p>Sur la table, le corridor sud, axe névralgique du commerce malien, est au cœur des préoccupations. Goïta et Mahama tombent d’accord sur l’urgence de moderniser les infrastructures, d’assouplir les formalités douanières et de renforcer les échanges commerciaux.</p>



<p>Autre dossier prioritaire&nbsp;: la lutte contre le terrorisme. Le Ghana, encore relativement épargné, sait qu’il n’est qu’à un souffle d’être pris dans la tourmente sécuritaire qui frappe le Sahel. Mahama ne cache pas son intérêt pour une coopération renforcée avec Bamako, fort de son expérience militaire et de sa nouvelle autonomie stratégique.</p>



<p>Dans cette optique, les deux États s’engagent à réactiver la grande commission mixte de coopération, dont la dernière session remonte à 2011. Un signal fort, mais surtout un engagement de terrain, loin des discours purement symboliques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mahama, le chaînon manquant entre Abuja et Bamako ?</strong></h3>



<p>En quittant Koulouba, John Mahama laisse derrière lui une question ouverte&nbsp;: le Ghana peut-il être ce pont entre une CEDEAO à bout de souffle et une AES en pleine affirmation ?</p>



<p>Si Abuja prône la confrontation, Accra choisit la diplomatie de l’équilibre. Ni dans la rupture brutale, ni dans l’alignement aveugle, Mahama joue la carte de la réconciliation par le dialogue, sans occulter la nécessité d’un nouveau cadre de coopération adapté aux réalités actuelles.</p>



<p>Reste à savoir si Assimi Goïta saisira la main tendue. Car une chose est sûre&nbsp;: l’AES avance, et ceux qui refusent de le voir s’exposent à un réveil brutal.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Visite du président John Mahama au Mali : le Ghana en quête d&#8217;équilibre entre la CEDEAO et l&#8217;AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[coopération]]></category>
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<p> Entre pragmatisme et réalignement stratégique, la visite du président ghanéen John Dramani Mahama à Bamako, le  mars 2025,  marque un tournant dans les relations entre le Ghana et le Mali, dans un contexte de recomposition géopolitique ouest-africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em> Entre pragmatisme et réalignement stratégique, la visite du président ghanéen John Dramani Mahama à Bamako, le  mars 2025,  marque un tournant dans les relations entre le Ghana et le Mali, dans un contexte de recomposition géopolitique ouest-africaine.</em></strong></p>



<p>Le balancier diplomatique ouest-africain suit un mouvement lent mais inexorable, et les trajectoires parfois divergentes des capitales sahéliennes et côtières ne suffisent pas toujours à masquer les réalités d’intérêts convergents. Entre Bamako et Accra, le froid des dernières années semble désormais chassé par un vent de rapprochement. John Dramani Mahama, tout juste revenu au pouvoir à Accra, en janvier dernier, entend redessiner la carte de ses alliances, et dans cette nouvelle donne, le Mali d’Assimi Goïta figure en bonne place.</p>



<p>Demain samedi, l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako verra atterrir un avion aux couleurs du Ghana, marquant la première visite officielle de Mahama en terre malienne depuis son retour au pouvoir. Ce déplacement, scruté avec attention dans les capitales ouest-africaines, scelle un tournant dans les relations entre les deux pays, longtemps affectées par les turbulences politiques maliennes et les divergences sur la gestion de la crise sécuritaire sahélienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le signal fort d’Accra</strong></h3>



<p>Tout avait commencé par une invitation symbolique, mais ô combien significative. Celle adressée par Mahama au général  Assimi Goïta pour son investiture le 7 janvier 2025. Si le chef de l’État malien, pris par les urgences nationales, n’a pu s’y rendre, il a cependant envoyé une délégation de haut niveau, menée par son Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, qui, quelques jours plus tard, effectuait une visite officielle de 48 heures à Accra. Le message était clair. Un dialogue stratégique entre les deux pays était en cours de réactivation.</p>



<p>En prélude à cette dynamique, Alfred Mahama, frère du président ghanéen et émissaire spécial, s’était déjà rendu à Bamako, peu avant l’investiture. Mission ? Remettre l&rsquo;invitation officielle à l&rsquo;investiture mais aussi préparer le terrain,  amorcer des discussions sur la coopération bilatérale et les défis sécuritaires.</p>



<p>Le retour de Mahama au pouvoir a marqué une inflexion dans la posture d’Accra, qui se pose désormais en acteur pragmatique face à la recomposition politique sahélienne. Fini le temps des condamnations unanimes des transitions militaires, place à une approche plus nuancée, dictée par les réalités du terrain et la nécessité d’une stabilisation régionale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’or, la sécurité et l’AES, les nouveaux équilibres</strong></h3>



<p>Le rapprochement entre le Ghana et le Mali ne se limite pas à de la courtoisie diplomatique. L’or, pivot stratégique pour les deux économies, s’est imposé comme un levier clé dans les discussions. Accra et Bamako sont aujourd’hui deux acteurs majeurs de la filière aurifère ouest-africaine, et les enjeux liés à l’exploitation minière, aux circuits de commercialisation et à la lutte contre la contrebande constituent un point d’intersection fondamental.</p>



<p>Mais au-delà des ressources naturelles, le spectre de la sécurité pèse sur les négociations. Avec une situation sahélienne toujours volatile, le Ghana ne peut se permettre d’ignorer les réalités de ses voisins enclavés. Accra s’est ainsi montré ouvert à une coopération renforcée avec le Mali et l’Alliance des États du Sahel (AES), nouvelle entité née du divorce entre Bamako, Ouagadougou, Niamey et la CEDEAO.</p>



<p>Pour Mahama, ce rapprochement ne signifie pas un renoncement à la CEDEAO, bien au contraire. Accra veut jouer les médiateurs entre les deux blocs et prône une solution négociée plutôt qu’un affrontement frontal. « <em>Il vaut mieux être un groupe de 15 qu’un groupe de trois</em> », a-t-il récemment déclaré en Côte d’Ivoire, dans une allusion à peine voilée au départ du Mali, du Burkina et du Niger de l’organisation régionale.</p>



<p>Mais Bamako, lui, ne voit pas les choses sous le même angle. Pour le gouvernement malien, le retrait de la CEDEAO est irréversible et toute coopération se fera sous ses propres conditions. Mahama est donc venu en terrain délicat, cherchant à trouver un équilibre entre rapprochement et prudence diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une recomposition régionale en marche</strong></h3>



<p>L’image de Mahama et Goïta côte à côte au palais de Koulouba sera lourde de symboles. Si elle marquera le retour d’un dialogue politique dense entre Bamako et Accra, elle sera aussi le reflet des recompositions géopolitiques profondes en cours en Afrique de l’Ouest.</p>



<p>D’un côté, les pays côtiers, alignés sur une CEDEAO cherchant à maintenir son emprise sur l’espace sous-régional. De l’autre, les États sahéliens, en rupture avec cette organisation et engagés dans une quête d’autonomie stratégique et économique.</p>



<p>Mahama a voulu tendre la main sans froisser. Goïta, lui, a réaffirmé les nouvelles lignes rouges maliennes. Entre pragmatisme et réajustements diplomatiques, une chose est certaine: Accra et Bamako se parlent à nouveau, et dans la tempête sahélienne, ce simple fait suffit déjà à redéfinir les équilibres.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>John Mahama et la CEDEAO : mission diplomatique ou baroud d&#8217;honneur ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 19:49:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Au cours de sa visite d’amitié et de travail à Abidjan, le président ghanéen John Dramani Mahama a été mandaté par son homologue ivoirien Alassane Ouattara pour tenter de renouer le dialogue entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au cours de sa visite d’amitié et de travail à Abidjan, le président ghanéen John Dramani Mahama a été mandaté par son homologue ivoirien Alassane Ouattara pour tenter de renouer le dialogue entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette mission intervient dans un contexte régional tendu, marqué par la rupture déclarée du Mali, du Burkina Faso et du Niger avec l’organisation ouest-africaine.</em></strong></p>



<p>Le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2024 a ouvert une crise profonde. Ces États ont pris des mesures symboliques et structurelles pour marquer leur rupture définitive avec l’organisation sous-régionale. En effet, la création du passeport AES, le départ des fonctionnaires de la CEDEAO et le renforcement de leur coopération militaire et économique marquent un point de non-retour. Leur volonté d’émancipation repose sur une critique radicale du fonctionnement de l’organisation sous-régionale, qu’ils accusent d’être sous l’influence des puissances occidentales et de ne pas répondre efficacement aux enjeux sécuritaires du Sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une mission impossible pour John Dramani Mahama&nbsp;?</strong></h3>



<p>Alassane Ouattara a mandaté le nouveau président ghanéen John Dramani Mahama pour renouer le dialogue entre la CEDEAO et l’AES. Toutefois, cette tentative de médiation semble vouée à l’échec. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont clairement indiqué qu’ils ne reviendraient pas sur leur décision, affirmant leur volonté de souveraineté totale.</p>



<p>Ce retrait définitif s’inscrit dans une reconfiguration géopolitique plus large. L’AES se rapproche progressivement de nouveaux partenaires, comme la Russie, la Turquie et la Chine, et cherche à se libérer de l’influence occidentale. Cette dynamique remet en cause le leadership de la CEDEAO et oblige l’organisation à revoir en profondeur son rôle et ses mécanismes de gouvernance.</p>



<p>La CEDEAO se trouve à un tournant crucial. Si elle persiste dans son modèle actuel, elle risque de perdre en influence face à l’émergence de nouvelles alliances régionales. Une réforme structurelle, intégrant davantage les aspirations souverainistes des États membres, pourrait être la seule voie pour préserver son unité et éviter un affaiblissement progressif.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la principale crainte des dirigeants de la CEDEAO&nbsp;?</strong></h3>



<p>La CEDEAO tient à voir le Mali, le Burkina Faso et le Niger réintégrer l’organisation, car leur départ pourra fragiliser considérablement la région sur les plans sécuritaire, économique et géopolitique. Ces trois pays jouent un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, et leur absence risque de compliquer la coordination régionale face aux groupes armés. De plus, avec plus de 72 millions d’habitants, ils représentent une part significative du marché commun, dont la réduction pourrait affaiblir les ambitions économiques de la CEDEAO, notamment le projet de monnaie unique. Leur retrait menace aussi les échanges commerciaux entre le Sahel et les pays côtiers, mettant en péril les économies du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et du Ghana.</p>



<p>Au-delà des enjeux économiques et sécuritaires, la CEDEAO craint un effet domino qui pourrait encourager d’autres États à suivre la même voie, accélérant ainsi sa fragmentation. Cette crise constitue aussi un revers diplomatique pour les grandes puissances régionales, notamment le Nigeria et la Côte d’Ivoire, dont l’influence pourrait être affaiblie face à la montée d’acteurs comme la Russie et la Chine, qui se rapprochent de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ainsi, la CEDEAO lutte pour préserver son unité et son poids géopolitique, consciente que son incapacité à ramener ces pays en son sein pourrait entraîner un déclin progressif de son rôle en Afrique de l’Ouest.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une CEDEAO affaiblie et contestée</strong></h3>



<p>Cette crise révèle des failles profondes dans la gouvernance de la CEDEAO. Perçue comme un instrument des grandes puissances régionales et étrangères, l’organisation est critiquée pour son manque de neutralité dans la gestion des crises politiques. Les sanctions imposées aux régimes sahéliens ont renforcé leur défiance et précipité leur départ.</p>



<p>De plus, l’incapacité de la CEDEAO à contrer efficacement l’expansion des groupes armés dans le Sahel a alimenté le sentiment d’abandon des populations locales. Face à ces limites, d’autres États pourraient être tentés de suivre le même chemin, notamment le Togo, dont le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a évoqué, lors d’une interview diffusée le 16 janvier 2025 sur Voxafrica, la possibilité d’une adhésion à l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES). Une telle évolution fragiliserait encore davantage l’organisation et accélérerait la fragmentation de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant historique pour l’Afrique de l’Ouest</strong></h3>



<p>Le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger n’est pas qu’une crise passagère : c’est une rupture définitive qui redéfinit les équilibres en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO, affaiblie et contestée, doit désormais choisir entre une profonde transformation ou une perte progressive de sa pertinence.</p>



<p>John Dramani Mahama pourra-t-il inverser la tendance malgré l&rsquo;intransigeance de l’AES ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est certain, c’est que l’Afrique de l’Ouest entre dans une nouvelle ère où les anciennes certitudes volent en éclats.</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali-Ghana : vers un renforcement des relations bilatérales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 18:38:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Général Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
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		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Accueilli chaleureusement par les autorités ghanéennes et la communauté malienne, le chef du Gouvernement malien doit rencontrer ce jeudi le Président Mahama ainsi que la diaspora malienne au Ghana.</p>
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<p><strong><em>Le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, effectue une visite officielle de 48&nbsp;heures à Accra. Portant un message du Président de la Transition, Assimi Goïta, à son homologue ghanéen John Dramani Mahama, cette mission s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre les deux pays. Accueilli chaleureusement par les autorités ghanéennes et la communauté malienne, le chef du Gouvernement malien doit rencontrer ce jeudi le Président Mahama ainsi que la diaspora malienne au Ghana.</em></strong></p>



<p>Le chef du gouvernement malien est porteur d’un message du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, récemment investi à la tête du pays. Cette visite intervient dans un contexte marqué par des défis diplomatiques et sécuritaires auxquels les deux nations font face, notamment la lutte contre le terrorisme et la coopération économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un accueil chaleureux à l’aéroport international Kotoka</strong></h3>



<p>Dès son arrivée à l’aéroport international Kotoka d’Accra, le Général de division Abdoulaye Maïga a été accueilli par l’Honorable Marietta Brew Appiah-Opong, une personnalité influente au sein de la Présidence ghanéenne et ancienne ministre de la Justice. L’ambassadeur du Mali au Ghana, Oumar Konaté, ainsi qu’une forte délégation de la communauté malienne établie au Ghana, étaient également présents pour lui réserver un accueil des plus chaleureux.</p>



<p>Fait marquant, cette mobilisation a aussi vu la participation de ressortissants burkinabés et nigériens vivant au Ghana, illustrant la solidarité entre les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cet élan témoigne de l’importance de cette visite dans le cadre des relations sous-régionales.</p>



<p>Le Premier ministre est accompagné dans cette mission par une délégation de haut niveau, comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que la conseillère diplomatique du président de la Transition, Mme&nbsp;Fatou Binta Diop.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rencontre avec le Président Mahama et la diaspora malienne</strong></h3>



<p>Le programme de ce jeudi s’annonce chargé pour le Premier ministre malien. Il est attendu au Palais présidentiel où il sera reçu en audience par le Président ghanéen John Dramani Mahama. Cette rencontre devrait être l’occasion d’aborder plusieurs sujets cruciaux, notamment la coopération sécuritaire, la question des échanges commerciaux et les perspectives de collaboration entre le Mali et le Ghana dans les domaines stratégiques.</p>



<p>En parallèle, une rencontre avec la communauté malienne vivant au Ghana est également prévue. Ce sera une opportunité pour le chef du Gouvernement de rassurer ses compatriotes quant aux efforts déployés par les autorités de la Transition pour renforcer les liens avec les pays de la sous-région et défendre les intérêts des Maliens de l’extérieur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un rapprochement diplomatique stratégique</strong></h3>



<p>La visite du général de division Abdoulaye Maïga à Accra s’inscrit dans une dynamique de redéfinition des partenariats du Mali avec ses voisins ouest-africains. Après une période de tensions entre le Mali et la CEDEAO, ce déplacement apparaît comme un signal fort de la volonté des autorités maliennes de renforcer leurs relations avec des États clés de la région, à l’image du Ghana.</p>



<p>De son côté, le président John Dramani Mahama, qui entame un nouveau mandat, semble vouloir réaffirmer la place du Ghana comme un acteur influent dans la diplomatie sous-régionale. En recevant une délégation malienne de haut niveau, Accra manifeste ainsi son ouverture à un dialogue constructif avec Bamako.</p>



<p>Cette visite de 48&nbsp;heures pourrait donc marquer le début d’une nouvelle ère dans les relations entre le Mali et le Ghana, axée sur la coopération mutuellement bénéfique et la consolidation des liens historiques entre les deux nations.</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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