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	<title>Archives des gestion publique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>INPS : Bakary Idrissa Diarra à l’écoute du terrain pour relancer la machine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 11:48:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le directeur général de l'INPS écoute le terrain et fixe des objectifs de performance dans les communes V et VI de Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En tournée dans les communes V et VI de Bamako, le directeur général de l’INPS, Bakary Idrissa Diarra, imprime sa méthode : écoute du terrain, exigence de performance et rigueur budgétaire. Une visite qui révèle à la fois les ambitions de réforme et les défis structurels de l’institution.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Bakary Idrissa Diarra, a poursuivi le 14 avril 2026 sa tournée de prise de contact au sein des agences principales des communes V et VI du district de Bamako. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté affichée de mieux cerner les réalités du terrain, tout en amorçant une dynamique de redressement axée sur la performance et la discipline.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-placee-sous-le-signe-de-l-ecoute"><strong>Une tournée placée sous le signe de l’écoute</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Accueillie par les responsables locaux, la délégation conduite par le DG a multiplié les échanges avec les chefs de division avant de rencontrer les agents dans les salles de réunion des différentes agences, indique l’institution sur sa page Facebook. Comme lors des précédentes étapes, une minute de silence a été observée en hommage aux collègues disparus, ainsi qu’aux victimes civiles et militaires du contexte sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses interventions, Bakary Idrissa Diarra a tenu à rappeler la mission première de l’INPS : la satisfaction des assurés. «&nbsp;<em>Nous sommes venus, nous avons pris de bonnes notes et il y aura des résultats&nbsp;</em>», a-t-il assuré, tout en soulignant qu’aucune décision précipitée ne serait prise sans une compréhension fine des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-contraintes-structurelles-persistantes"><strong>Des contraintes structurelles persistantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les réalités exposées par les agents mettent en lumière des difficultés bien connues. En commune V, les problèmes d’infrastructures et les coupures d’électricité affectent le fonctionnement des services, poussant les responsables à plaider pour un recours accru à l’énergie solaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux communes, les besoins en ressources humaines, en équipements informatiques, en espaces de travail et en mobilier ont également été évoqués. Autant de contraintes qui pèsent sur la qualité du service rendu aux assurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, l’agence principale de la commune VI s’est distinguée par ses performances, présentée comme une structure pilote par ses responsables, une appréciation confirmée par la direction des structures déconcentrées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-discipline-et-productivite-au-coeur-du-discours"><strong>Discipline et productivité au cœur du discours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, le discours de la direction générale se veut clair : améliorer la productivité passe aussi par une meilleure discipline interne. Le conseiller technique, Bouna Ayad, a ainsi exhorté les agents à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs assignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le DG, pour sa part, a insisté sur le rôle de chaque agent dans la chaîne de performance de l’institution. Il a rappelé les exigences en matière de ponctualité, d’assiduité et de qualité d’accueil des usagers, tout en appelant à recentrer l’action sur les besoins des assurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, il a tenu à couper court aux rumeurs circulant au sein des services, précisant qu’aucun recrutement ni licenciement n’était à l’ordre du jour. La délégation s’est également rendue au Centre médical inter-entreprises (CMIE) de Faladié, où les échanges avec le personnel médical ont porté sur la nécessité de concilier mission sociale et viabilité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-la-rigueur-budgetaire"><strong>Cap sur la rigueur budgétaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage illustre une problématique plus large : comment maintenir un service public accessible tout en maîtrisant les coûts dans un contexte budgétaire contraint ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette visite, le message du directeur général se résume en une ligne directrice : la maîtrise des dépenses. Une orientation qui traduit une volonté de rationaliser le fonctionnement de l’INPS, sans pour autant renoncer à sa mission sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les institutions publiques sont appelées à plus d’efficacité, cette tournée pourrait marquer une première étape vers une réforme plus globale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’Office du Niger face à l’équation production–financement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 12:14:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Office du Niger se réunit pour évaluer ses performances 2026. Explorez les enjeux et priorités de la gouvernance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur des enjeux de souveraineté alimentaire, l’Office du Niger affine sa gouvernance. Réuni le 14 avril à Bamako, son Comité de gestion a passé au crible les performances du premier trimestre 2026 et esquissé les priorités à venir, entre contraintes conjoncturelles et ambitions structurelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première réunion du Comité de gestion de l’exercice 2026 de l’Office du Niger s’est tenue ce mardi 14 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son Président Directeur Général, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les performances du premier trimestre, tout en jetant les bases des prochaines échéances agricoles dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires et énergétiques persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ordre du jour figuraient l’adoption du procès-verbal de la dernière réunion de 2025 et l’examen du niveau d’exécution des recommandations formulées à cette occasion. Les membres du Comité ont également pris connaissance des conclusions des sessions du Conseil d’administration tenues les 7 et 8 avril 2026, offrant ainsi une lecture actualisée des orientations stratégiques de l’institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contre-saison-agricole-des-avancees-sous-contraintes"><strong>Contre-saison agricole : des avancées sous contraintes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question du recouvrement de la redevance-eau a occupé une place centrale dans les débats. Les données arrêtées aux 31 mars et 10 avril 2026 ont mis en évidence l’importance de cette ressource pour assurer l’équilibre financier de l’Office du Niger. Dans un contexte de tensions budgétaires, l’amélioration de ce recouvrement apparaît comme un levier essentiel de résilience institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement de la contre-saison agricole 2025-2026. Les discussions ont porté sur les superficies exploitées, les niveaux de production attendus ainsi que les difficultés rencontrées, notamment en matière d’accès aux intrants et d’encadrement technique. Ces contraintes structurelles continuent de peser sur les performances globales du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preparer-la-prochaine-campagne-dans-un-contexte-incertain"><strong>Préparer la prochaine campagne dans un contexte incertain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une logique d’anticipation, les participants ont examiné les dispositions à prendre pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2026-2027. Les défis liés à la disponibilité du carburant, dans un contexte de crise énergétique, ainsi que les contraintes sécuritaires ont été largement évoqués. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’accès aux intrants et de poursuivre les travaux d’entretien prévus dans le Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a également permis d’aborder l’état d’exécution des travaux inscrits dans le PAE 2025, dont certains restent inachevés. Des propositions ont été formulées afin d’accélérer leur mise en œuvre et d’optimiser la gestion des projets en cours, dans une perspective d’amélioration continue des performances opérationnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-de-transformation-a-long-terme"><strong>Une ambition de transformation à long terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des enjeux immédiats, les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger (SDG-ON) ainsi que sur le Plan d’action pour le renouveau de l’institution. Ces outils traduisent une volonté affirmée de modernisation et de transformation structurelle, visant à renforcer le rôle central de l’Office dans le développement agricole du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette première réunion de l’année, l’Office du Niger confirme sa détermination à concilier gestion rigoureuse, adaptation aux contraintes conjoncturelles et projection stratégique à long terme. Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie, l’efficacité de cette institution reste un enjeu clé pour la sécurité alimentaire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Le Bureau du Vérificateur Général pointe de graves dysfonctionnements dans la gestion du Volontariat au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 10:33:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Audit du Centre national de promotion du Volontariat révèle des problèmes de gestion et des irrégularités financières.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-entre-irregularites-financieres-deficits-de-gouvernance-et-manque-d-efficacite-dans-la-mise-en-oeuvre-des-programmes-les-conclusions-nbsp-des-deux-rapports-du-bureau-du-verificateur-general-nbsp-pointent-une-serie-de-defaillances-qui-compromettent-la-mission-du-cnpv-promouvoir-l-engagement-citoyen-et-le-developpement-par-le-volontariat"><strong><em><strong><em>&nbsp;Entre irrégularités financières, déficits de gouvernance et manque d’efficacité dans la mise en œuvre des programmes, les conclusions</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;des deux rapports du Bureau du vérificateur général,</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;pointent une série de défaillances qui compromettent la mission du CNPV : promouvoir l’engagement citoyen et le développement par le volontariat.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a rendu publics, en novembre 2025, deux rapports — l’un financier et l’autre de performance — sur la gestion du Centre National de Promotion du Volontariat au Mali (CNPV). Ces rapports&nbsp;&nbsp;couvrent les exercices 2023 à 2025. Les conclusions mettent en évidence de nombreuses irrégularités administratives, financières et organisationnelles, compromettant l’efficacité du Centre dans la promotion du volontariat national.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-irregularites-administratives-et-financieres-preoccupantes"><strong>Des irrégularités administratives et financières préoccupantes</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport de vérification financière, la direction du CNPV a ouvert plusieurs comptes bancaires sans autorisation du ministre chargé des Finances, en violation du règlement général sur la comptabilité publique. Des marchés ont également été attribués à des prestataires ne remplissant pas les critères fiscaux requis, et des dépenses injustifiées ont été effectuées, notamment sur des fonds de projets soutenus par le PNUD.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG relève aussi que certaines dépenses ont été justifiées par de fausses factures et que des traitements de données personnelles de volontaires ont été effectués sans l’autorisation préalable de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP). Ce qui&nbsp;expose&nbsp;ainsi le CNPV à des sanctions légales.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-un-pilotage-strategique-deficient"><strong>Un pilotage stratégique déficient</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de performance met en lumière des défaillances majeures dans le fonctionnement du Conseil d’administration (CA) du CNPV. Les mandats des administrateurs étaient caducs depuis juillet 2024, et plusieurs sessions ordinaires n’ont pas été tenues. Le budget de 2025, par exemple, a été exécuté sans adoption par le CA ni approbation du ministère des Finances, en violation des textes en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dysfonctionnements, souligne le BVG, «&nbsp;<em>ne favorisent pas l’atteinte des objectifs assignés à la Direction générale&nbsp;</em>».</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-insuffisances-dans-la-gestion-du-volontariat"><strong>Des insuffisances dans la gestion du volontariat</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les efforts de promotion du volontariat et une intégration partielle du genre (42 % de femmes parmi les volontaires et 7 % de personnes vivant avec handicap), la vérification a montré un manque d’équité dans le processus de sélection. Le recrutement a été effectué exclusivement en ligne, excluant ainsi de nombreux candidats n’ayant pas accès aux outils numériques, une pratique jugée contraire à l’esprit d’inclusivité prôné par la politique nationale de volontariat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG pointe également l’absence de mécanismes efficaces de suivi-évaluation, un déficit de formation des volontaires et une communication institutionnelle insuffisante pour valoriser le volontariat comme levier de cohésion sociale et de développement.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-recommandations-fortes"><strong>Des recommandations fortes</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour corriger ces dérives, le Vérificateur général recommande notamment :&nbsp;le renouvellement immédiat du Conseil d’administration ;&nbsp;le respect strict des règles d’adoption et d’approbation budgétaires ;&nbsp;la régularisation de l’ouverture des comptes bancaires ;&nbsp;le renforcement de la transparence dans la gestion des fonds publics et des projets ;&nbsp;la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation performant et inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces rapports du BVG rappellent l’importance d’une gouvernance rigoureuse et d’une gestion responsable des ressources destinées à la jeunesse et au développement communautaire. Le CNPV, créé en 2011 pour promouvoir le volontariat comme instrument de participation citoyenne, se trouve aujourd’hui face à un défi majeur : restaurer la confiance et redonner tout son sens à l’engagement volontaire au service du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 90 millions FCFA de recettes non reversées au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 09:02:03 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport sur les irrégularités financières au palais de la culture expose des manquements graves à la réglementation et à la transparence.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a publié un rapport accablant sur la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ (PCAHB). L’audit, qui couvre les exercices 2022 à mars 2025, met en lumière de graves irrégularités administratives et financières au sein de cet établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport, plus de 90,1 millions de francs CFA de recettes n’ont pas été reversés sur le compte du Palais. Ces sommes proviennent de locations de salles, d’événements culturels et de partenariats, encaissées directement par le Directeur général et l’Agent comptable, en violation des règles de la comptabilité publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-dysfonctionnements-administratifs-multiples"><strong>Des dysfonctionnements administratifs multiples</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur général dénonce une série de manquements à la réglementation :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>absence de manuel de procédures validé depuis 2017, rendant la gestion interne opaque ;</li>



<li>non-tenue d’un système d’archivage opérationnel, exposant les documents officiels à la perte ou à la détérioration ;</li>



<li>non-élaboration des comptes de gestion, empêchant toute lecture fiable de la situation financière du Palais ;</li>



<li>confusion des rôles entre le Directeur général et l’Agent comptable, avec des signatures conjointes sur plusieurs chèques, en violation du principe de séparation entre ordonnateur et comptable ;</li>



<li>absence de régisseur d’avances depuis 2020, alors même que la réglementation impose sa nomination pour sécuriser la manipulation des fonds publics.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces lacunes, selon le BVG, traduisent «&nbsp;<em>un affaiblissement du contrôle interne »</em>&nbsp;et « une&nbsp;<em>gestion contraire aux principes de transparence et de redevabilité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-salaires-impayes-et-du-personnel-demotive"><strong>Des salaires impayés et du personnel démotivé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport révèle également que le Palais de la Culture cumule 12 mois d’arriérés de salaires et 36 mois d’impayés de primes pour un montant total de plus de 51 millions FCFA.<br>Cette situation, qualifiée de «&nbsp;<em>grave</em>&nbsp;» par le BVG, expose l’institution à une démotivation généralisée du personnel et à un risque d’interruption de ses activités culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que les recettes non reversées, si elles avaient été correctement encaissées, auraient suffi à combler l’intégralité des dettes salariales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auditeurs ont établi que 90 199 000 FCFA, soit 57 % des recettes totales générées par le Palais durant la période contrôlée, n’ont jamais été reversés au Trésor. Ces fonds auraient été encaissés en espèces ou par chèques au nom du Directeur général et de l’Agent comptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vérificateur général a donc transmis le dossier au Pôle national économique et financier ainsi qu’au Président de la Section des comptes de la Cour suprême, pour d’éventuelles poursuites judiciaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-recommandations-pour-une-gouvernance-restauree"><strong>Recommandations pour une gouvernance restaurée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG recommande au Directeur général du PCAHB de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>faire valider et appliquer le manuel de procédures ;</li>



<li>instaurer un système d’archivage et une comptabilité régulière ;</li>



<li>solliciter la nomination d’un nouveau régisseur d’avances ;</li>



<li>respecter la séparation des fonctions comptables ;</li>



<li>apurer les salaires et primes du personnel dans les meilleurs délais.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’Agent comptable, il est sommé de produire les comptes de gestion manquants et de régulariser la comptabilité-matières du patrimoine du Palais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inauguré en 1983, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ est un joyau de la coopération Mali–Corée du Nord. Il abrite des institutions artistiques nationales, dont le Ballet malien, le Kotéba, le Badéma national et l’Ensemble instrumental du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable cœur de la vie culturelle malienne, le Palais est censé incarner la mémoire, la créativité et la vitalité du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais selon le BVG, sa gestion actuelle «&nbsp;<em>menace sa mission historique et affaiblit la politique culturelle nationale</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 840 millions FCFA d’irrégularités financières à l’APEJ, selon le Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 16:14:44 +0000</pubDate>
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<p>Le BVG révèle des irrégularités financières à l'APEJ-Mali totalisant plus de 840 millions FCFA. Découvrez les pratiques contestées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bureau du Vérificateur général (BVG) du Mali a rendu public un rapport accablant sur la gestion de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ). Couvrant la période 2020 à mars 2025, cette vérification financière et de conformité met en évidence des irrégularités administratives et financières estimées à plus de 840 millions FCFA, dont 821 millions restent non régularisés à la date de clôture des travaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BVG pointe du doigt plusieurs pratiques contraires aux règles de bonne gestion publique. Les Directeurs généraux successifs et l’Agent comptable de l’APEJ auraient accordé des avantages indus à hauteur de 663 millions FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces montants comprennent des gratifications non prévues par les textes internes, des dons à des personnes extérieures à l’agence et même l’achat de téléphones portables offerts à des responsables ministériels, selon le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vérificateurs dénoncent également le paiement de marchés non conformes aux clauses contractuelles. Des sommes ont été versées pour des prestations incomplètes, notamment le développement d’une application numérique censée gérer les stages des jeunes, mais qui n’était pas opérationnelle au moment du contrôle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-social-detourne-de-son-objet"><strong>Un fonds social détourné de son objet</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre manquement majeur : la gestion du fonds social du comité syndical de l’APEJ, doté de plus de 140 millions FCFA. Ce fonds, destiné à soutenir les agents lors d’événements familiaux, a servi à financer des dons, des achats de carburant et des activités diverses sans justification légale. Le Vérificateur général y voit un usage «&nbsp;<em>irrégulier</em>&nbsp;» contraire à l’accord collectif d’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au plan administratif, le rapport relève de graves lacunes dans le fonctionnement interne de l’agence. Le Conseil d’administration a adopté des budgets irréguliers, incluant des subventions au cabinet du ministère de tutelle et à des associations extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, aucun commissaire aux comptes n’a été désigné depuis plusieurs années, en violation de la réglementation. L’Agent comptable n’a pas produit de comptes de gestion ni tenu correctement la comptabilité-matières, rendant impossible un suivi transparent du patrimoine de l’agence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saisine-de-la-justice"><strong>Saisine de la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la gravité des faits, le Vérificateur général a transmis le dossier au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et au Procureur du Pôle national économique et financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits transmis concernent notamment l’octroi d’avantages indus (663 millions FCFA), les indemnités de session irrégulières (5,7 millions FCFA), le paiement de marchés non exécutés (10,6 millions FCFA), les dons illégaux sur le fonds social (140,7 millions FCFA) et de faux enregistrements fiscaux (1 million FCFA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa conclusion, le Vérificateur général insiste sur la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance de l’APEJ. Il recommande notamment la production régulière de comptes de gestion, la désignation d’un commissaire aux comptes et le respect strict des missions légales de l’agence. Le rapport souligne aussi le manque de transparence et la difficulté rencontrée par les auditeurs pour accéder à certains documents administratifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-structure-essentielle-mais-fragilisee"><strong>Une structure essentielle mais fragilisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2003, l’APEJ est l’un des principaux instruments de la politique nationale de l’emploi des jeunes. Entre 2020 et 2025, elle a bénéficié de plus de 39 milliards FCFA de budget, dont 24 milliards ont été effectivement dépensés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses missions — appui à la formation, stages, chantiers-écoles et accompagnement à l’entrepreneuriat — en font un acteur stratégique dans un pays où les jeunes représentent plus de la moitié de la population. Mais la gestion décrite par le BVG jette une ombre sur son efficacité et la crédibilité de ses interventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, la transparence prend ses quartiers : l’Afrique de l’Ouest en conclave sur l’audit interne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:24:57 +0000</pubDate>
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<p>L'Audit interne en Afrique prend de l'ampleur avec les efforts du Mali pour une gouvernance rigoureuse et transparente.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous le sceau de la rigueur et de la transparence, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a reçu au palais de Koulouba, le vendredi 17 octobre 2025, une délégation de l’Union des Instituts d’Audit interne de l’Afrique de l’Ouest. À travers cette rencontre, en marge des 3ᵉ Journées ouest-africaines de l’audit interne, Bamako s’impose comme l’un des nouveaux pôles africains du contrôle public et de la gouvernance responsable. Loin d’un simple exercice protocolaire, cette audience traduit la volonté du Mali de faire de la bonne gouvernance non plus un slogan, mais une pratique souveraine et stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte continental où la transparence est devenue un mot d’ordre politique autant qu’un instrument de souveraineté, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu le vendredi 17 octobre 2025, une délégation de l’Union des Instituts d’Audit Interne de l’Afrique de l’Ouest (<em>UAI-AO</em>). Une rencontre tenue au palais de Koulouba, en marge de la 3ᵉ édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne, accueillie cette année à Bamako, du 16 au 17 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-l-audit-n-est-pas-un-instrument-de-suspicion-nbsp"><strong>«&nbsp;L’audit n’est pas un instrument de suspicion&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’apparente technicité du sujet, l’enjeu est politique. Car en acceptant d’être parrain de cette édition régionale, le chef de l’État malien inscrit sa démarche dans la logique de la refondation morale et institutionnelle du Mali Kura, fondée sur la rigueur, la redevabilité et la gestion vertueuse des affaires publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conduite par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, la délégation comprenait les principales figures du contrôle et de la gouvernance financière de la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de l’audience, Mme Traoré Hawaly Koné, présidente de l’Association des Contrôleurs, Inspecteurs et Auditeurs du Mali (ACIAM), a salué «&nbsp;<em>l’attention personnelle du Président à la question de la transparence et de la bonne gouvernance.</em>&nbsp;» Elle a saisi l’occasion pour rappeler que «&nbsp;<em>l’audit n’est pas un instrument de suspicion, mais de performance, un levier essentiel pour des institutions fortes et responsables.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ancrer-la-gouvernance-publique-dans-la-reddition-des-comptes"><strong>Ancrer la gouvernance publique dans la reddition des comptes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union, qui regroupe dix pays membres — les huit de l’UEMOA, plus la Guinée et la Mauritanie —, vise à renforcer la culture du contrôle et la compétence professionnelle dans les administrations et entreprises publiques ou privées. Ces Journées ouest-africaines de l’audit interne, expliquait Mme Koné, ont vocation à être «&nbsp;<em>un espace de dialogue et de perfectionnement professionnel, mais aussi un outil d’intégration régionale par la transparence&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la Transition, le Mali a fait de la rigueur budgétaire et de la lutte contre la corruption un pilier de sa refondation. Dans le sillage des réformes économiques et institutionnelles initiées depuis 2022, Bamako affiche désormais la volonté d’ancrer la gouvernance publique dans la reddition des comptes. Et c’est ce message que le président Goïta a tenu à adresser, en recevant personnellement les représentants de l’audit ouest-africain : celui d’un Mali exemplaire, souverain, mais transparent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-audit-interne-une-arme-strategique-de-souverainete-et-d-efficacite"><strong>L’audit interne, une arme stratégique de souveraineté et d’efficacité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Promouvoir la pratique professionnelle de l’audit interne, c’est garantir la performance des organisations et la bonne gestion des ressources publiques</em>&nbsp;», a expliqué Mme Koné, avant d’annoncer la tenue de la prochaine édition au Togo, en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bamako se positionne donc comme un pôle régional de réflexion sur la gouvernance, à l’heure où de nombreux États africains redécouvrent les vertus d’un contrôle autonome de leurs finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet engagement, le chef de l’État indique donc que dans le Mali Kura, l’audit n’est plus un simple outil administratif, mais une arme stratégique de souveraineté et d’efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’OPAM, colosse aux pieds d’argile d’une sécurité alimentaire toujours en sursis</title>
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		<pubDate>Sat, 31 May 2025 07:17:06 +0000</pubDate>
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<p>La performance de l'OPAM mise en question par un rapport alertant sur les dérives de la structure au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quoi sert un géant s’il ne marche plus ? L’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), censé être le pilier de la politique de sécurité alimentaire nationale, se révèle, selon un rapport du Vérificateur général, comme une structure en panne de stratégie, minée par l’improvisation et la dépendance budgétaire. Dans un pays où plus d’un million de personnes sont menacées de famine, cette contre-performance pose question.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on devait résumer l’état de santé de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) en une image, ce serait celle d’un dinosaure essoufflé, aux membres atrophiés par des décennies d’inertie bureaucratique, avançant à reculons vers une mission qu’il ne maîtrise plus. Le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la société, couvrant la période 2020-2024, est implacable : entre déficience chronique de gouvernance, carence dans la gestion des stocks de céréales, et une activité commerciale quasi inexistante, l’OPAM ressemble plus à un lest qu’à un levier dans le dispositif national de sécurité alimentaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-dependance-structurellement-problematique"><strong>Une dépendance structurellement problématique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour veiller à ce que nul ne meure de faim dans les villages oubliés du Gourma ou les faubourgs de Kati, l’institution s’est figée dans une logique de survie institutionnelle. Pourtant, elle a englouti plus de 115 milliards de FCFA en quatre ans – soit 24 milliards de plus que les fonds réellement alloués – sans réussir à garantir un système de stockage efficace ni à rendre ses activités rentables. Loin de générer des recettes propres, l’Office vit sous perfusion étatique, dans une dépendance qui n’est plus simplement inconfortable, mais structurellement problématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut lire entre les lignes du rapport pour percevoir l’ironie tragique : un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) dont les activités commerciales sont à peine embryonnaires, pendant qu’il consacre l’essentiel de ses ressources à des missions de service public – reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’État (SIE) – menées avec une efficacité discutable. Le constat est sans appel : non seulement l’OPAM n’a pas respecté les engagements de son contrat-plan, mais ses propres entrepôts, mal réhabilités ou laissés à l’abandon, compromettent la qualité des céréales stockées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-pays-cherche-ses-reperes-alimentaires"><strong>Le pays cherche ses repères alimentaires</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les recommandations fusent, en rafales, comme les ultimes coups d’épée dans une structure qui tangue : doter l’OPAM d’un logiciel de gestion intégrée, actualiser les fiches de poste, certifier les comptes, tenir des réunions de conseil&#8230; Autant de mesures qui relèvent davantage de la médecine d’urgence que d’un plan de transformation stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il dès lors maintenir ce mastodonte en vie ? La question, pourtant taboue, affleure en filigrane du rapport. En attendant, dans les marchés de Mopti ou les greniers du Macina, les sacs de mil se vident plus vite que les mots. Et pendant que le pays cherche ses repères alimentaires dans la poussière des promesses non tenues, l’OPAM continue son chemin. Sans cap. Sans boussole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Mali : Abdoul Aziz Aguissa, le gardien des deniers publics nommé Vérificateur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 09:22:11 +0000</pubDate>
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<p>Le 16 mai 2025, Abdoul Aziz Aguissa est nommé Vérificateur général, un choix pour une gestion plus responsable des ressources publiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de la Transition du Mali, le général Assimi Goïta, a nommé ce 16 mai 2025 Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général. Reconnu pour sa rigueur administrative et son engagement pour la bonne gouvernance, l’ancien Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général hérite d’une mission clé : contrôler de manière impartiale et efficace la gestion des ressources publiques à tous les niveaux de l’État. Une nomination perçue comme un signal fort en faveur d’une gouvernance plus responsable et d’une lutte accrue contre la corruption.</em></strong><br>Dans un Mali où l’opinion publique, lasse des promesses sans lendemain, scrute le moindre signe d’un changement réel dans la gestion des affaires publiques, la nomination du nouveau Vérificateur général n’a rien d’un détail administratif. C’est pourtant sans tambour ni trompette que le général Assimi Goïta, fidèle à sa méthode du coup de plume discret, a signé ce 16 mai 2025 le décret n°2025-0344/PT-RM. Le texte fait d’Abdoul Aziz Aguissa, administrateur civil et membre du Corps préfectoral, le nouvel arbitre des finances publiques maliennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-technicien-au-profil-cisele-pour-l-exercice"><strong>Un technicien au profil ciselé pour l’exercice</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme n’est pas une figure politique, ni une star médiatique. Et pourtant, dans les arcanes de l’administration, il est réputé pour ce que Bamako, en quête d’hommes neufs, présente comme les qualités cardinales du moment : rigueur, indépendance d’esprit et fidélité aux principes de bonne gouvernance. Abdoul Aziz Aguissa a fait ses armes en coulisses, à un poste stratégique : celui de Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général. Un poste où il a appris les codes, maîtrisé les dossiers, et, surtout, observé les limites d’une institution souvent accusée de produire plus de rapports que de résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Décoré au grade d’Officier de l’Ordre national du Mali, Aguissa n’a pourtant rien d’un bureaucrate coupé du terrain. Son engagement à faire du contrôle des finances publiques un levier de la moralisation de la vie publique est connu des initiés, même si, jusqu’ici, il opérait dans l’ombre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-mission-a-haut-risque-sous-le-regard-d-un-pays-desabuse"><strong>Une mission à haut risque, sous le regard d’un pays désabusé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais, le voici propulsé en première ligne. Le décret est clair : il devra veiller, sans concession ni favoritisme, à contrôler la gestion des ressources de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, et plus généralement de toute entité bénéficiant de fonds publics. Autant dire que le champ d’action est vaste, les tentations nombreuses, et les résistances prévisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il succède à Samba Alhamdou Baby, dont le mandat a marqué les esprits. En annulant à la fois la nomination de 2018 et l’intérim décrété en avril 2025, Assimi Goïta tourne une page et en ouvre une autre, plus attendue, celle de la refondation en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En confiant cette mission à un profil technique, loin des écuries politiques ou des réseaux d’influence, le chef de la Transition tente de rassurer une population exaspérée par l’impunité des puissants. La corruption, fléau endémique du Mali post-démocratique, a survécu à toutes les alternances et à tous les régimes. Faire de la lutte contre ce cancer une priorité est devenu un refrain que les Maliens connaissent par cœur. Ce qu’ils attendent aujourd’hui, c’est du concret.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-attend-le-signal-du-passage-a-l-acte"><strong>Le Mali attend le signal du passage à l’acte</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, Bamako bruisse de commentaires. Certains saluent une décision courageuse et symbolique, d’autres y voient une manœuvre cosmétique de plus. Une certitude cependant : en choisissant un homme discret mais déterminé, Assimi Goïta place le Bureau du Vérificateur général sous les projecteurs d’un peuple qui, plus que jamais, exige des actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rigueur, intégrité, indépendance : trois mots que le nouveau Vérificateur général devra désormais incarner. Pour que, peut-être, le Mali prenne enfin rendez-vous avec une gouvernance à la hauteur de ses ambitions. Le compte à rebours est lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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