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	<title>Archives des George Floyd &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des George Floyd &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le racisme, une pathologie contre-nature</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 15:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
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		<category><![CDATA[racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le monde a enfin décelé le vrai visage des prétendus défenseurs des droits de l’homme. En ce 21èmesiècle, des gens s’adonnent à des violences au nom d’une prétendue « race » supériorité raciale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le monde a enfin décelé le vrai visage des prétendus défenseurs des droits de l’homme. En ce 21<sup>ème</sup>siècle, des gens s’adonnent à des violences au nom d’une prétendue « <em>race</em> » supériorité raciale. C’est une telle survalorisation de « <em>race</em> » qui pousse des gens d’esprits faibles à tuer leurs semblables. De ce phénomène, on peut déduire comme cause, la peur de voir sa « <em>race</em> », réputée la meilleure, rejetée par l’autre. D’ailleurs, quelle importance de croire que sa « <em>race</em> » serait meilleure à celle de l’autre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le racisme peut être compris comme une idéologie selon laquelle une race se croit supérieure à une autre. Mais, cette mentalité n’est qu’une ignorance pathologique, qui pousse les racistes à tuer. Elle est en principe, un signe d’infériorité manifeste. Infériorité du raciste par rapport à la prétendue bête sauvage qu’il tue juste pour faire valoir la couleur de sa peau. &nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Unicité des races</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tuer l’autre qui n’est pas de la même « <em>race</em> » que moi est une infériorité manifeste de la part du raciste. Infériorité au niveau de l’évolution de la connaissance humaine, infériorité en humanité, infériorité au niveau de la capacité de comprendre que tous les hommes sont frères par le seul fait qu’ils appartiennent tous au genre humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant cette question de l’unicité de l’humanité possédant les mêmes capacités intellectuelles, le professeur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheikh_Anta_Diop" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cheikh Anta Diop</a> nous explique&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Quelle que soit son apparence, il peut y avoir des situations de fortune, de changement dans l’évolution des conditions de vie. Mais les capacités de cette humanité sont les mêmes. Et l’anatomie du cerveau a prouvé ceci. On n’a jamais trouvé depuis qu’on le cherche, des différences anatomiques au niveau de la structure du cerveau et en particulier au niveau de lobe antérieur du cerveau qui permet surtout de distinguer l’homme de Neandertal de l’Homo sapiens sapiens. On a cherché des différences significatives qui soient susceptibles d’être interprétées en termes de hiérarchisation et on n’a jamais pu en trouver<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>.</em></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À ceci ce chercheur sénégalais ajoute&nbsp;: « <em>Toutes les races ont les mêmes capacités, et toutes les races ont la même origine. Ceci aussi doit amener l’humanité à se mettre dans des dispositions plus favorables pour la fraternisation. </em>»<a href="#_ftn2">[2]</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments ci-dessus énumérés sont quelques éléments qui nous permettent de comprendre l’infériorité d’esprit du raciste qui ne réussit point à comprendre que toutes les races se valent. &nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Réclamer justice par humanisme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde qui se dit civilisé, où les humains sont soumis à des règles (lois), il serait tout à fait normal que justice soit rendue aux victimes de ces pratiques sordides. Et pour rendre justice dans ces genres de situations, il serait tout à fait humain que cette justice soit réclamée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les gens de la même couleur de peau que le raciste, qui doivent, dans les normes, réagir en réclamant justice pour les victimes. À moins qu’ils ne soient en connivence avec le tueur ! Dans un monde où les humains sont humains entre eux, que des blancs se mobilisent pour qu’un autre blanc raciste soit puni, cela ne doit pas être vu comme une chose extraordinaire. Qu’ils réclament que justice soit rendue dans ces genres de situations, cela relève de la catégorie des impératifs. Il faut qu’ils le fassent !</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Complicité des autorités américaines blanches !</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais dans certaines situations où ce sont les gens de la même « <em>race</em> » que la victime qui se soulèvent pour dénoncer haut et fort le racisme, et souhaitent que justice soit rendue aux victimes du racisme, comme le cas actuel des noirs américains, et quelques blancs qui se soulèvent pour que justice soit rendue à <a href="http://saheltribune.com/analyses/societe/frere-george-floyd-conseil-droits-homme-onu-vie-noirs-importante/">George Floyd</a>, asphyxié le 25 mai 2020 par un policier vampire, est un fait qui ne sort nullement de l’ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, que les autorités américaines blanches s’abstiennent jusque-là de réagir malgré les soulèvements des Américains noirs en particulier et du monde entier en général, cela peut sous-entendre une complicité manifeste de leur part. Et la question qui vient en tête, suite à ces exactions et le silence effroyable des autorités américaines, est la suivante&nbsp;: leur silence n’implique-t-il pas une coopération implicite, voire même explicite ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout cas, prétendre dénoncer le racisme sans pourtant manifester des signes de mécontentement à la manière des Américains noirs pourrait être synonyme de complicité de la part des autorités américaines blanches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://saheltribune.com/tribune/lutte-contre-racisme-heure-venue-passer-parole-actes/">racisme</a> est une ignorance, une maladie, un cancer qui ronge les gens qui s’adonnent à cette pratique sordide et abominable. En ce qui concerne le cas des États-Unis d’Amérique qui prétendent être le pays défenseur des droits de l’homme, où un policier qui porte tous les jours les insignes de cette nation s’adonne à ces sortilèges au su et au vu de tout le monde, est un signe de décadence du degré d’humanité des autorités américaines, en particulier, et des blancs qui se plaisent dans cette situation en général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, nous pouvons dire que les Américains blancs sont ingrats envers les noirs américains. L’ingratitude, la non reconnaissance des blancs américains envers les noirs s’explique par le fait qu’ils semblent oublier que ce sont les noirs — et des Africains noirs de surcroît, qu’on transportait lors de la traite des noirs, dans les chantiers et champs américains — qui ont bâti les États-Unis d’Amérique. Les bras valides africains ont été arrachés de force à l’Afrique pour construire l’Amérique, c’est-à-dire pour faire des États-Unis d’Amérique ce qu’ils sont aujourd’hui. Une chose que les Américains blancs semblent jeter dans des oubliettes aujourd’hui. Hélas ! Ce qui nous amène à porter un jugement sur le degré d’humanité, de moralité des gens qui s’adonnent à ces pratiques inhumaines. Sont-ils vraiment humains ? Considèrent-ils les nègres comme leurs frères avec lesquels ils partagent l’humanité ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des questions à vraiment méditer en ce 21<sup>e</sup> siècle !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hommage à George Floyd et à toutes les victimes du racisme !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Oumar DJOURTHE, étudiant à L’École Normale supérieure (E.N.Sup) de Bamako</strong></a><strong></strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Cheikh Anta DIOP, propos rapportés dans l’émission « <em>Archives</em> <em>d’Afrique</em> » sur RFI dans la série consacrée à lui par le journaliste Alain FOKA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref2">[2]</a> <em>Op. cit.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le racisme : « L’heure est venue de passer de la parole aux actes »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[George Floyd]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[ségrégation raciale]]></category>
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<p>Après le meurtre de George Floyd, un groupe de hauts fonctionnaires des Nations Unies d’origine africaine expriment leur indignation face au racisme généralisé et systémique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le meurtre de George Floyd, un groupe de hauts fonctionnaires des Nations Unies d’origine africaine expriment leur indignation face au racisme généralisé et systémique. Dans une tribune collective qu’ils ont signé à titre personnel, 22 Secrétaires généraux adjoints de l’ONU appellent à aller au-delà des condamnations et à mettre en œuvre les changements structurels nécessaires pour éradiquer le fléau du racisme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gémissement désespéré, appelant une mère décédée depuis longtemps. Parvenant du tréfonds des entrailles de la fragile humanité. Haletant, à bout de souffle. Implorant la miséricorde. Le monde entier entendant le cri tragique. La famille des nations scrutant son visage plaqué contre l’asphalte. Douloureux, insupportable, en plein jour. Cou pliant sous le genou et le poids de l&rsquo;histoire. Doux géant, s’agrippant à la vie, désespérément. Besoin vital de respirer, sans entrave. Jusqu&rsquo;à son dernier souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les dernières semaines de protestations suite au meurtre de George Floyd alors qu’il était entre les mains de la police, nous avons tous été indignés, en tant que hauts dirigeants d&rsquo;origine africaine aux Nations Unies, par l&rsquo;injustice du racisme qui est toujours omniprésent dans le pays hôte de l’ONU et à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fondement des Nations Unies est la conviction que tous les êtres humains sont égaux et ont le droit de vivre sans crainte de persécution</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne dira jamais assez sur les traumatismes profonds et les souffrances intergénérationnelles qui ont résulté de l&rsquo;injustice raciale perpétrée au cours des siècles, en particulier contre les personnes d&rsquo;ascendance africaine. Mais la simple condamnation des expressions et des actes de racisme ne suffit pas.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Nous devons aller au-delà et faire plus</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Secrétaire général des Nations Unies,&nbsp;<a href="https://www.un.org/sg/fr/content/sg/biography" target="_blank" rel="noreferrer noopener">António Guterres</a>, a déclaré que « <em>nous devons élever la voix contre toutes les expressions de racisme et les cas de comportement raciste ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le meurtre de M. George Floyd, le cri « <em>Black Lives Matter »</em> qui retentit aux États-Unis et dans le monde est plus qu’un slogan. La vie des Noirs, en plus de compter, est essentielle à la réalisation de notre dignité humaine commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’heure est venue de passer de la parole aux actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous le devons à George Floyd ainsi qu’à toutes les victimes de discrimination raciale et de brutalités policières, de démanteler les institutions racistes. En tant que dirigeants dans un système multilatéral, nous pensons qu&rsquo;il nous incombe de parler au nom de ceux dont la voix a été réduite au silence et de plaider pour des réponses effectives de nature à lutter contre le racisme systémique, un fléau mondial qui s&rsquo;est perpétué au fil des siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le meurtre choquant de George Floyd est enraciné dans un ensemble plus large et inextricable de problèmes qui ne disparaîtront pas si nous les ignorons. Il est temps que les Nations Unies intensifient leurs efforts et agissent de manière décisive pour qu’il soit mis fin au racisme systémique contre les personnes d&rsquo;ascendance africaine et autres groupes minoritaires « <em>en développant et en encourageant le respect des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion</em> » comme stipulé à l&rsquo;article 1 de la Charte des Nations Unies. En effet, le fondement des Nations Unies est la conviction que tous les êtres humains sont égaux et ont le droit de vivre sans crainte de persécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est au plus fort du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis et durant la période de l&rsquo;émergence de nations africaines indépendantes post-coloniales qui ont rejoint les Nations Unies que la Convention internationale sur l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CIEDR) est entrée en vigueur en 1969.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fut une période charnière dans l&rsquo;histoire. L’effondrement de l’apartheid en Afrique du Sud, imputable en partie aux Nations Unies, est un des accomplissements dont l’Organisation est le plus fière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les droits de l&rsquo;homme et la dignité des Noirs en Afrique ainsi qu&rsquo;à travers la diaspora africaine ont résonné comme un signal puissant pour les générations futures, que les Nations Unies ne fermeraient pas les yeux sur la discrimination raciale et ne toléreraient pas l&rsquo;injustice et le sectarisme servis par des lois injustes. Prenant appui sur cette nouvelle ère, l&rsquo;Organisation des Nations Unies doit user de son influence pour nous rappeler une fois de plus la mission inachevée d&rsquo;éradiquer le racisme, et exhorter la communauté des nations à éliminer les taches du racisme sur l&rsquo;humanité.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Nous devons montrer l&rsquo;exemple</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous saluons les initiatives prises par le Secrétaire général pour renforcer le discours mondial contre le racisme qui s&rsquo;attaque au racisme systémique à tous les niveaux ainsi que ses conséquences partout où il existe, y compris au sein même de l&rsquo;Organisation des Nations Unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous voulons être de bons dirigeants, nous devons le faire par l&rsquo;exemple. L’initiation et la promotion d’un changement réel exigeront une évaluation honnête de la façon dont nous appliquons la Charte des Nations Unies au sein de notre institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre expression de solidarité reflète bien nos responsabilités et obligations en tant que fonctionnaires internationaux de nous élever contre l’oppression et la dénoncer. En tant que dirigeants, nous partageons les convictions fondamentales et les valeurs et principes inscrits dans la Charte des Nations Unies qui ne nous permettent pas de garder le silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous engageons à mettre à profit notre expertise, notre leadership et nos mandats respectifs pour lutter contre les causes profondes et promouvoir les changements structurels qui doivent être mis en œuvre si nous voulons mettre fin au racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 500 ans après le début de la révoltante traite transatlantique des Africains, nous avons atteint un point critique de l&rsquo;arc de l&rsquo;univers moral, à l’heure où nous approchons la fin de la Décennie internationale des personnes d&rsquo;ascendance africaine en 2024, dans quatre ans seulement. Utilisons notre voix collective pour répondre aux aspirations de nos communautés afin que l’ONU exerce son pouvoir moral en tant qu’institution pour opérer un changement mondial. Prêtons notre voix pour la réalisation de la vision transformatrice propre à l’Afrique telle que contenue dans son Agenda 2063, vision qui est conforme à l’Agenda 2030 mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique est le berceau de l&rsquo;humanité et le précurseur des civilisations humaines. En tant que continent, elle doit jouer un rôle prépondérant pour que le monde puisse parachever le développement durable et la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel était le rêve des fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine, c’était aussi la ferme conviction de dirigeants éminents tels que Kwame Nkrumah et d’éminents intellectuels tels que Cheikh Anta Diop. N&rsquo;oublions jamais les paroles du président Nelson Mandela: <em>« Nier aux gens leurs droits humains, c&rsquo;est remettre en cause leur humanité même ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gardons toujours à l’esprit l’exhortation du leader des droits civiques Fannie Lou Hamer: « <em>Personne n&rsquo;est libre tant que nous ne sommes pas tous libres</em> », qui a été reprise par le Dr Martin Luther King Jr., « <em>Une injustice, où qu&rsquo;elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des années plus tard, leurs paroles se sont retrouvées dans la diversité de la nation arc-en-ciel, l&rsquo;Afrique du Sud, et énoncées par l’homme de paix, l&rsquo;archevêque Desmond Tutu, dans sa déclaration <em>« la libération des Noirs est une condition indispensable à la libération des Blancs &#8211; personne ne sera libre tant que nous ne serons pas tous libres ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tous les signataires énumérés ci-dessous sont de hauts fonctionnaires de l’ONU qui occupent le rang de Secrétaire général adjoint des Nations Unies. Ils ont signé cette opinion à titre personnel :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tedros ADHANOM GHEBREYESUS (Ethiopie), Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.who.int/fr" target="_blank">OMS</a>) ; Mahamat Saleh ANNADIF (Tchad), Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ; Zainab BANGURA (Sierra Leone), Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN) ; Winnie BYANYIMA (Ouganda), Directrice exécutive du Programme commun des Nations Unies sur le VISH/sida (ONUSIDA) ; Mohamed Ibn CHAMBAS (Ghana), Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) ; Adama DIENG (Sénégal), Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide ; Bience GAWANAS (Namibie), Conseillère spéciale pour l’Afrique du Secrétaire général de l’ONU ; François Lounceny FALL (Guinée), Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) ; Gilbert HOUNGBO (Togo), Président du Fonds international de développement agricole (FIDA) ; Bishar A. HUSSEIN (Kenya), Directeur général de l’Union postale universelle (UPU) ; Natalia KANEM (Panama), Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) ; Mukhisa KITUYI (Kenya), Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ; Jeremiah Nyamane MAMABOLO (Afrique du Sud), Représentant spécial conjoint et Chef de l’Opération hybride de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour ; Phumzile MLAMBO-NGCUKA (Afrique du Sud), Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l&rsquo;égalité des sexes et l&rsquo;autonomisation des femmes (ONU Femmes) ; Mankeur NDIAYE (Sénégal), Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ; Parfait ONANGA-ANYANGA (Gabon), Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Corne de l’Afrique ; Moussa D. OUMAROU (Niger), Directeur général adjoint pour les opérations de terrain et les partenariats de l’Organisation internationale du travail (<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.ilo.org/global/lang--fr/index.htm" target="_blank">OIT</a>) ; Pramila PATTEN (Maurice), Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de la question des violences sexuelles en période de conflit ; Vera SONGWE (Cameroun), Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) ; Hanna TETTEH (Ghana), Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et Cheffe du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) ; Ibrahim THIAW (Mauritanie), Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD) ; Leila ZERROUGUI (Algérie), Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et Cheffe de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://news.un.org/fr/story/2020/06/1070992?utm_source=UN+News+-+French&amp;utm_campaign=917f71ad51-EMAIL_CAMPAIGN_2020_06_16_12_00&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_0264da9d8f-917f71ad51-106918197" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ONU Info</a></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté et morale en temps de crise : une leçon de Simone de Beauvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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<p>Les derniers mois ont été marqués par plusieurs phénomènes inédits : un confinement simultané de plus de la moitié de la population mondiale en raison de la pandémie de Covid-19, et une mobilisation mondiale contre toutes les formes de discrimination et de racisme,</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/melissa-fox-muraton-743107">Mélissa Fox-Muraton</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220">Groupe ESC Clermont</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les derniers mois ont été marqués par plusieurs phénomènes inédits&nbsp;: un confinement simultané de plus de la moitié de la population mondiale en raison de la pandémie de Covid-19, et une mobilisation mondiale contre toutes les formes de discrimination et de racisme, après le meurtre brutal de George Floyd aux États-Unis. Y aurait-il un lien entre ces événements&nbsp;? Les privations imposées à nos libertés pendant le confinement ont-elles permis une prise de conscience des inégalités et injustices inhérentes à nos sociétés&nbsp;? Une nouvelle conscience morale&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous proposons d’examiner cette question à la lumière de la morale existentialiste de Simone de Beauvoir, autrice de (<a href="https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782070426935-pour-une-morale-de-l-ambiguite-simone-de-beauvoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pour une morale de l’ambiguïté</em></a>), qui dans l’immédiat après-guerre proposa une éthique mettant en avant l’incertitude et l’ambiguïté de la condition humaine comme fondement d’une nouvelle éthique basée sur la lutte pour la liberté de tous. Son œuvre est une ressource pour puiser « la force de vivre et des raisons d’agir » dans la conscience de notre condition et des liens qui nous relient aux autres.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">De la vulnérabilité à l’engagement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les épidémies, comme les guerres et les situations d’extrême urgence sont des événements qui bouleversent radicalement la vie collective et individuelle, nous mettant face à notre vulnérabilité, notre impuissance et nos inévitables échecs moraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En temps de crise, des vies et des libertés sont perdues, nous ne pouvons pas sauver tout le monde, nous ne pouvons pas respecter l’ensemble de nos valeurs. Nous devons renoncer à certaines de nos libertés, voire à certains de nos principes moraux les plus fondamentaux. Nous nous trouvons confrontés à des dilemmes insolubles, et ainsi à une conscience aiguë de l’ambiguïté de notre condition&nbsp;: nous croyions pouvoir décider de notre vie, nous nous rendons subitement compte que des événements externes peuvent anéantir l’ensemble de nos projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a de quoi succomber au désespoir. Beauvoir nous rappelle cependant que cette conscience de l’ambiguïté de notre existence, et de sa vulnérabilité, peut et doit être le point de départ pour une nouvelle manière de penser la morale, qui met la valeur de la liberté humaine au centre de nos préoccupations. Lorsque les circonstances extérieures (économiques, sociales ou politiques) pèsent sur nous, il est facile de tomber dans la résignation et de fuir notre responsabilité. Une vie pleinement morale, cependant, doit être une existence authentiquement assumée – ou comme le disait <a href="https://theconversation.com/kierkegaard-un-penseur-pour-le-xxi-siecle-117387" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kierkegaard</a>, une existence dans laquelle nous nous voyons comme concernés par le sort des autres et le monde qui nous entoure. Ou encore comme le dit Beauvoir : « L’homme ne peut trouver que dans l’existence des autres hommes une justification de sa propre existence. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, la période de confinement a certes été l’occasion d’une privation de liberté, mais elle a également été l’opportunité de voir se développer de nouvelles solidarités et des mobilisations exceptionnelles. Celle qui se poursuit aujourd’hui contre le racisme et la discrimination est encore une preuve que nous ne pouvons et ne devons pas nous soucier uniquement de nous-mêmes, et que les vulnérabilités individuelles et les injustices sociales sont le problème de tous.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Penser la liberté pour se soucier d’autrui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nos portes et nos frontières commencent lentement à rouvrir ; plus de la moitié de la population mondiale s’est trouvée ou se trouve encore en confinement, coupée de l’espace public et des autres. Cette situation a révélé de nombreuses inégalités, et en a créé de nouvelles ; pour la première fois depuis sa création, <a href="https://feature.undp.org/coronavirus-vs-inequality/fr/">l’indice de </a><a href="https://feature.undp.org/coronavirus-vs-inequality/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement humain</a> est en baisse, avec 265 millions de personnes qui risquent de faire face à une crise alimentaire majeure, des pertes d’emplois et de revenus, et un recul de l’accès à l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains pays, le confinement aura été un prétexte pour réprimer les oppositions politiques, dans d’autres – comme en <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/04/06/arundhati-roy-en-inde-le-confinement-le-plus-gigantesque-et-le-plus-punitif-de-la-planete_6035741_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Inde</a> – il a provoqué des exodes de masse. Et dans d’autres encore, comme aux États-Unis, il a révélé au grand jour les <a href="https://theconversation.com/etats-unis-pourquoi-les-noirs-et-les-pauvres-sont-les-plus-touches-par-le-covid-19-136538" target="_blank" rel="noreferrer noopener">inégalités</a> sociales en matière de conditions de vie et d’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel contexte, la question de la valeur de la liberté individuelle devient d’autant plus importante. Comment préserver notre liberté, alors même que nous savons devoir faire des sacrifices pour le bien public&nbsp;? Comment lutter pour la liberté des autres, alors que la nôtre est déjà mise à mal&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, c’est précisément dans ces moments d’impuissance, Beauvoir nous le rappelle, que nous prenons conscience du fait que notre liberté ne peut jamais valablement s’accomplir dans l’isolement. Penser notre liberté, c’est aussi reconnaître que nos vies et nos possibilités sont inextricablement liées à celles de tous les autres. Si cette dépendance peut nous effrayer, parce qu’elle est synonyme de fragilité, c’est aussi l’occasion de développer une autre manière de penser la communauté comme une «&nbsp;pluralité des hommes concrets, singuliers&nbsp;» dans leur diversité.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">C’est aujourd’hui que nous agissons</h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Aujourd’hui […] nous avons bien du mal à vivre, parce que nous sommes trop appliqués à déjouer la mort,&nbsp;» écrivait Simone de Beauvoir en 1947. Cette affirmation vaut tout autant à l’heure actuelle, même si la situation n’a rien de comparable avec l’horreur de la Seconde Guerre mondiale et des camps de la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui comme alors, cependant, il est nécessaire de mobiliser nos ressources pour sauver des vies et conditions de vie, et de lutter pour la dignité de la vie humaine. Aujourd’hui comme alors, les iniquités de quelques-uns et l’indifférence ou l’inaction de la majorité créent les conditions qui permettent à la haine et la discrimination de proliférer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, l’éthique semble mise à mal. Dans un tel contexte, il peut nous sembler que nos choix sont limités ; nous devons faire des sacrifices, accepter des compromis. Nous constatons de plus en plus les <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/26/coronavirus-la-solidarite-a-l-echelle-internationale-sera-indispensable-aux-pays-pauvres_6034462_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">inégalités</a> entre les plus favorisés et les plus défavorisés au sein de notre société, entre les privilégiés et les laissés pour compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation nous renvoie à notre impuissance, et la tentation peut être grande de jeter l’éponge et de déclarer forfait. Le message de Beauvoir est cependant tout autre&nbsp;: quel que soit le contexte, aussi impossible, semble-t-il, c’est aujourd’hui que nous vivons et agissons, ce sont nos décisions et nos actions actuelles qui détermineront le monde de demain. Il ne faut pas attendre des jours meilleurs, la paix ou l’accalmie, pour lutter pour le monde que nous voulons voir advenir. Ce sont nos choix et actions à chaque moment qui déterminent le cours de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En insistant sur le fait que notre liberté dépend de celle de tous les autres, elle souligne également que notre tâche doit être de lutter pour réduire les inégalités et mettre fin à des situations qui empêchent les autres de faire des choix libres. L’éthique, selon Beauvoir, ne peut jamais avoir de sens dans un contexte de repli sur soi.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Vulnérabilité et espoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment agir et choisir alors que notre champ d’action est si limité&nbsp;? Ce fut aussi la question pour Beauvoir, en temps de guerre, où même respirer pouvait devenir une forme de collaboration coupable (lorsque ne pas résister contre l’oppression équivaut à perpétuer des systèmes inacceptables). Bien de choses ne dépendent pas de nous, c’est cette conscience profonde qui est au cœur de la morale existentialiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui dépend toujours de notre pouvoir, c’est la manière dont nous nous engageons concrètement dans nos rapports aux autres. Comme Beauvoir nous le rappelle, «&nbsp;il est facile de s’endormir au malheur d’autrui et de le compter pour peu&nbsp;», surtout lorsque nos propres vies ou intérêts sont en jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la revendication de liberté résonne dans toutes les bouches, mais encore faut-il bien déterminer pour quelle liberté nous voulons lutter. Certains y font appel pour décrier le port du masque ou manifestent contre les mesures de prophylaxie – illustrant une dangereuse tendance à objectifier la valeur de la vie humaine, et à privilégier des considérations individuelles au bien collectif. Mais en même temps, la très forte mobilisation contre la discrimination, portée largement par des personnes qui n’ont <a href="https://www.lepoint.fr/monde/les-americains-blancs-en-force-dans-les-manifestations-contre-le-racisme-08-06-2020-2378844_24.php">jamais </a><a href="https://www.lepoint.fr/monde/les-americains-blancs-en-force-dans-les-manifestations-contre-le-racisme-08-06-2020-2378844_24.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manifesté </a>et ne s’étaient jamais considérées comme concernées jusqu’alors, par « les privilégiés » comme le disent certains (suivant la formule de Beauvoir), montre une autre tendance moderne : celle de la revendication d’une vraie liberté pour tous, celle qui vise à garantir des conditions de vie dignes et équitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la guerre, la maladie et la mort nous rappellent que nous sommes bien peu de choses dans ce vaste monde, que nos existences sont vulnérables et nos choix limités, Beauvoir nous invite à comprendre que cette reconnaissance même est la source d’une nouvelle prise de conscience de la valeur de notre existence et de celle des autres. Tirant les leçons des horreurs de la guerre, Beauvoir nous lance un message d’espoir pour notre époque&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;[C’]est parce qu’il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de victoire, de sagesse ou de joie ont un sens. Rien n’est décidé d’avance et c’est parce que l’homme a quelque chose à perdre et qu’il peut perdre qu’il peut aussi gagner.&nbsp;»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous avons tous hâte de sortir de la crise, de retrouver notre «&nbsp;liberté&nbsp;» et la «&nbsp;vie normale&nbsp;». N’oublions cependant pas dans cette précipitation les leçons de Simone de Beauvoir et celles de nos expériences collectives des derniers mois&nbsp;: notre liberté ne peut jamais être garantie que si nous travaillons également pour la liberté de tous, et ce travail passe par les choix et les actions concrètes de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/melissa-fox-muraton-743107" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mélissa Fox-Muraton</a>, Professeur de Philosophie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220">Groupe ESC </a><a href="https://theconversation.com/institutions/groupe-esc-clermont-3220" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clermont</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/liberte-et-morale-en-temps-de-crise-une-lecon-de-simone-de-beauvoir-140363">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/liberte-et-morale-en-temps-de-crise-une-lecon-de-simone-de-beauvoir-140363" target="_blank">original</a>.</p>



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