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	<title>Archives des gaz butane &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pourquoi le Sahel ne pourra pas lutter contre le réchauffement sans réduire le charbon de bois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali et dans l’ensemble du Sahel, le charbon de bois demeure la principale source d’énergie domestique. Entre déforestation massive, désertification et difficultés de transition énergétique, enquête sur une menace majeure pour le climat et les populations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre alternatives prometteuses et résistances profondes, la filière bois-énergie impose sa loi sur les écosystèmes sahéliens. Une urgence trop longtemps ignorée.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, à Niamey, à Ouagadougou, chaque matin recommence le même rituel : des femmes allument le feu. Des braises rougeoyantes, une marmite posée sur trois pierres ou dans un fourneau, et ce nuage âcre qui monte vers un ciel déjà trop chaud. Le charbon de bois est partout. Il cuit le riz, réchauffe le thé, fait griller la viande des gargotes de rue. Invisible dans sa banalité, il est pourtant l&rsquo;un des principaux moteurs de la destruction forestière au Sahel — et, avec elle, de la spirale climatique qui menace d&rsquo;engloutir la région tout entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forêt qui recule, une demande qui explose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres donnent le vertige. Selon la FAO,&nbsp;<a href="https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/recit/six-ans-apres-une-campagne-intensive-de-reboisement-les-pays-africains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Afrique subsaharienne perd chaque année environ 3,9 millions d&rsquo;hectares de forêts</a>&nbsp;— soit la superficie d&rsquo;un pays comme la Suisse disparaissant des cartes toutes les douze mois. Au Mali, le&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/mali-le-vert-se-meurt/">taux de déforestation</a>&nbsp;annuel est estimé entre 100 000 et 200 000 hectares. Dans cette hémorragie silencieuse, la filière bois-énergie — charbon de bois et bois de chauffe confondus — est responsable de plus de 80 % de la consommation d&rsquo;énergie domestique. Non pas par goût du désastre, mais par nécessité absolue : en l&rsquo;absence d&rsquo;alternatives accessibles et abordables, des millions de familles sahéliennes n&rsquo;ont tout simplement pas d&rsquo;autre choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démographie amplifie la catastrophe. Le Sahel est l&rsquo;une des régions du monde où la population croît le plus vite. D&rsquo;ici 2050,&nbsp;<a href="https://mali.unfpa.org/fr/news/plus-de-50-millions-dhabitants-attendus-en-2050-selon-les-projections-demographiques-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Mali pourrait compter près de 45 millions</a>&nbsp;d&rsquo;habitants, contre 23 millions aujourd&rsquo;hui. Chaque naissance supplémentaire, chaque ménage qui se constitue en périphérie de Bamako, représente une demande de charbon de bois additionnelle. Les forêts, elles, ne poussent pas aussi vite que les hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est vertigineux : le <a href="https://amzn.to/4eo3Pdz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">charbon de bois</a> est à la fois symptôme et cause de la crise climatique sahélienne. La déforestation qu&rsquo;il provoque accélère la désertification, qui réduit les précipitations, qui fragilise l&rsquo;agriculture, qui appauvrit les populations, qui se tournent davantage vers le charbon de bois faute de ressources pour s&rsquo;en affranchir. Un cercle vicieux d&rsquo;une brutalité presque géométrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une filière hors de tout contrôle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de charbon de bois au Sahel est une économie de l&rsquo;informalité totale. Les charbonniers — souvent des paysans sans terre, des migrants internes, des jeunes sans emploi — s&rsquo;enfoncent dans les derniers massifs forestiers avec leurs meules traditionnelles, produisant un charbon dont le&nbsp;<a href="https://www.fao.org/4/y4450f/y4450f05.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendement énergétique ne dépasse pas 20 à 25 %</a>. Autrement dit, pour produire un sac de charbon, on brûle l&rsquo;équivalent de cinq sacs de bois. L&rsquo;inefficacité est structurelle, systémique, inscrite dans les gestes mêmes de la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États sahéliens ont tenté d&rsquo;encadrer cette filière. Au Mali, des schémas directeurs d&rsquo;approvisionnement en bois (SDAB) ont été élaborés, des marchés ruraux de bois ont été créés pour donner aux communautés villageoises le contrôle de leurs ressources forestières. Sur le papier, la démarche est rationnelle. Sur le terrain, le bilan est mitigé : les marchés ruraux qui fonctionnent restent insuffisants pour endiguer la pression globale, et la chaîne de contrôle se rompt trop souvent faute de moyens humains et financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également nommer ce que l&rsquo;on tait trop souvent : le charbon de bois est une filière économique qui fait vivre des centaines de milliers de personnes — producteurs, transporteurs, grossistes, revendeuses. Toute politique de transition énergétique qui ne tient pas compte de cette réalité socioéconomique est condamnée à l&rsquo;échec, ou pire, à produire des injustices supplémentaires contre les plus pauvres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les alternatives existent. Pourquoi peinent-elles à s&rsquo;imposer ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gaz butane, d&rsquo;abord. Au Sénégal, des politiques volontaristes de subvention et de diffusion massive des réchauds à gaz ont permis de réduire significativement la dépendance au charbon de bois dans les zones urbaines. La Côte d&rsquo;Ivoire a suivi une trajectoire comparable. Mais au Mali, en raison de l&rsquo;enclavement, de la fragilité des circuits d&rsquo;approvisionnement et des perturbations sécuritaires qui compliquent la logistique, la pénétration du gaz domestique reste insuffisante. Le coût de la bonbonne reste prohibitif pour les ménages les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les foyers améliorés, ensuite. Ces foyers à combustion optimisée — qui permettent de réduire de 40 à 60 % la consommation de charbon par rapport aux foyers traditionnels — ont fait l&rsquo;objet de nombreux programmes de promotion. Les résultats sont réels, mais limités : les usagères adoptent le foyer amélioré&#8230; puis reviennent parfois au foyer traditionnel, jugé plus polyvalent pour certains types de cuisson. La transition comportementale ne suit pas automatiquement la transition technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi les combustibles de substitution issus de la biomasse résiduelle : briquettes fabriquées à partir de tiges de coton, de balles de riz, de résidus agricoles. Des initiatives prometteuses ont vu le jour à Ségou, à Mopti, à Sikasso. Des jeunes entrepreneurs sahéliens se lancent dans cette filière verte avec une énergie remarquable. Mais les volumes restent confidentiels face à l&rsquo;immensité de la demande. Le marché du charbon de bois, lui, n&rsquo;attend pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l&rsquo;énergie solaire. Le photovoltaïque se déploie à grande vitesse au Mali — panneaux sur les toits, kits solaires dans les villages, centrales hybrides financées par des partenaires internationaux. Mais l&rsquo;électricité solaire ne résout pas encore le problème de la cuisson. Les plaques électriques à induction demeurent trop énergivores pour les installations solaires domestiques de base. Des solutions de cuisson solaire existent, mais leur adoption à grande échelle reste un défi que la recherche et l&rsquo;ingénierie n&rsquo;ont pas encore pleinement résolu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les résistances : économiques, culturelles, politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de «&nbsp;<em>résistances</em>&nbsp;» au sujet du charbon de bois, c&rsquo;est d&rsquo;abord reconnaître que les populations ne sont pas irrationnelles. Elles calculent, comparent, anticipent. Le charbon de bois est disponible partout, à tout moment, en toute quantité. Il peut s&rsquo;acheter à la tasse, à la boîte de conserve, au demi-sac. Cette modularité extraordinaire en fait un carburant parfaitement adapté aux économies de survie, aux budgets journaliers, aux incertitudes des ménages précaires. Aucune alternative n&rsquo;offre, pour l&rsquo;instant, cette flexibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résistances sont aussi culturelles. Au Sahel, le charbon de bois n&rsquo;est pas un simple combustible : il est lié à des pratiques culinaires transmises de mère en fille, à des saveurs, à des textures, à des rituels sociaux. La cuisine au feu de bois ou au charbon a une odeur, une dimension sensorielle et mémorielle que le gaz ou l&rsquo;électricité ne reproduisent pas. Cette dimension est souvent négligée par les ingénieurs et les décideurs — mais elle pèse lourd dans les choix réels des ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a enfin les résistances politiques. La filière charbon de bois est une économie de rente pour de nombreux intermédiaires — commerçants influents, élus locaux, forces de contrôle aux barrages routiers. Toute réforme sérieuse de cette filière implique de bousculer des intérêts constitués qui disposent de relais politiques. Les États sahéliens, déjà fragilisés par les crises sécuritaires et les transitions institutionnelles, n&rsquo;ont pas toujours les marges de manœuvre pour affronter ces réalités de front.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transition à réinventer — depuis le bas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand échec des politiques de transition énergétique en Afrique sahélienne est d&rsquo;avoir voulu résoudre un problème social par des solutions uniquement techniques. On a distribué des foyers améliorés sans former les femmes à les utiliser. On a promu le gaz sans sécuriser les filières d&rsquo;approvisionnement. On a financé des études sans investir dans les acteurs locaux capables de porter le changement à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une véritable transition devra partir des femmes — elles qui cuisinent, gèrent les budgets ménagers, et subissent en premier lieu les effets de la fumée sur leur santé. Elle devra intégrer les charbonniers dans la solution, en les reconvertissant en producteurs de biomasse durable ou en gestionnaires de forêts communautaires. Elle devra être subventionnée avec la même générosité que celle qui a permis à d&rsquo;autres pays de réussir leur transition : on ne demande pas aux plus pauvres de payer le prix de la protection climatique que les riches ont omis d&rsquo;assurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel brûle — au sens propre comme au figuré. Ses forêts se consument à petit feu dans des milliers de meules obscures, pendant que ses habitants transpirent sous des chaleurs de plus en plus écrasantes. L&rsquo;urgence n&rsquo;est plus de produire des rapports supplémentaires sur la déforestation : elle est de financer, d&rsquo;accompagner, de réguler et de respecter les communautés sahéliennes dans leur difficile et nécessaire marche vers un autre rapport à l&rsquo;énergie. Avant qu&rsquo;il ne reste plus rien à brûler.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Énergie : comment le Mali veut stabiliser les prix et éviter les pénuries</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 21:47:50 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez comment le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux change la gestion énergétique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en Conseil des ministres le 1er avril 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a adopté une série de textes visant à renforcer la sécurité énergétique du pays. Au cœur de cette réforme : la création d’un stock national de sécurité de produits pétroliers, destiné à prémunir l’économie contre les chocs extérieurs et les ruptures d’approvisionnement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si la souveraineté énergétique du&nbsp;Mali&nbsp;passait d’abord par la maîtrise des stocks ? En décidant de constituer des réserves stratégiques couvrant 45 jours de consommation, les autorités passent d’une gestion de crise coûteuse à une anticipation structurelle des chocs pétroliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dependance-structurelle-aux-importations"><strong>Une dépendance structurelle aux importations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme de nombreux pays de la sous-région, le Mali reste fortement dépendant des importations pour couvrir ses besoins en produits pétroliers. Ces ressources sont essentielles au fonctionnement de secteurs stratégiques tels que la production d’électricité, les transports, les télécommunications, les mines ou encore la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données officielles, les importations de produits pétroliers ont atteint 2,66 millions de mètres cubes en 2024, contre 2,62 millions en 2023, soit une progression de 1,66 %. Le gaz butane a connu une hausse encore plus marquée, avec 15 838 tonnes importées en 2024, en augmentation de 14,38 % par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance expose le pays aux fluctuations des marchés internationaux et aux perturbations logistiques, notamment dans un contexte régional et mondial marqué par des crises récurrentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mecanisme-pour-amortir-les-chocs"><strong>Un mécanisme pour amortir les chocs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces vulnérabilités, les autorités maliennes ont été contraintes, ces dernières années, d’intervenir à plusieurs reprises pour éviter des pénuries et contenir la hausse des prix à la pompe. Ces mesures ont souvent pris la forme de subventions, entraînant un manque à gagner important pour les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place d’un stock national de sécurité vise précisément à limiter ce recours aux mécanismes d’urgence. Le dispositif adopté prévoit la constitution de réserves couvrant 45 jours de consommation pour les principaux produits : super carburant, gasoil, kérosène (Jet A1) et gaz butane.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-energetique-renforcee"><strong>Vers une souveraineté énergétique renforcée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la gestion des crises, cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la souveraineté énergétique du Mali. En augmentant ses capacités de stockage et en réorganisant son système d’approvisionnement, le gouvernement entend garantir la continuité des services essentiels et stabiliser l’environnement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les textes adoptés précisent les modalités de mise en œuvre de ce stock stratégique, qui devra jouer un rôle central dans la résilience du pays face aux chocs exogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les tensions géopolitiques et les fluctuations des marchés énergétiques demeurent élevées, le Mali fait ainsi le pari d’une approche préventive, visant à sécuriser durablement l’accès aux ressources énergétiques et à protéger son économie des turbulences internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pétrole : le Mali ajuste les prix à la pompe pour stabiliser son mécanisme de taxation</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 14:17:38 +0000</pubDate>
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<p>Les prix du carburant au Mali augmentent. Découvrez pourquoi cela se produit dans un contexte de tensions internationales.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, les prix des carburants ont connu une légère hausse depuis ce samedi 28 mars 2026, dans un contexte de crise énergétique et de tensions sur les approvisionnements, au niveau mondial. Les autorités ont annoncé un réajustement des tarifs à la pompe, invoquant l’augmentation des prix mondiaux du pétrole et les difficultés logistiques qui affectent l’acheminement du carburant vers le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte international marqué par la hausse des prix du pétrole et les tensions au Moyen-Orient, le Mali ajuste les tarifs des carburants afin de préserver l’équilibre de son dispositif fiscal et énergétique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers publié par le ministère malien de l’Économie et des Finances, le prix du supercarburant sans plomb est désormais fixé à 875 francs CFA le litre, contre 775 francs CFA au début de l’année 2026, soit une hausse de 100 francs CFA, équivalant à environ 13 %. Le gasoil, quant à lui, atteint désormais 940 francs CFA le litre, contre 725 francs CFA auparavant, ce qui représente une augmentation de 215 francs CFA, soit près de 29 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tensions-geopolitiques-au-moyen-orient"><strong>Tensions géopolitiques au Moyen-Orient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué précise également que le fuel-oil 180 est fixé à 675 francs CFA le litre, tandis que les prix du pétrole lampant et du Jet A1 restent libres et ne font pas l’objet d’un plafonnement. Ces montants constituent des prix indicatifs plafonds à la pompe, applicables sur l’ensemble du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix du gaz butane a lui aussi été révisé. Sur la base d’un tarif non subventionné de 1 179 francs CFA par kilogramme, la bouteille de 2,75 kg est désormais vendue à 3 245 francs CFA, tandis que celle de 6 kg est fixée à 7 075 francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse intervient alors que le pays fait face depuis plusieurs mois à des tensions d’approvisionnement en produits pétroliers. Si la situation s’est améliorée ces dernières semaines, une pénurie persistante règne toujours dans certaines régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau international, la flambée des prix est largement attribuée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment entre Iran, Israël et les États-Unis. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial — ont contribué à la hausse du prix du baril sur les marchés internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-necessite-de-maintenir-l-equilibre-du-mecanisme-de-taxation-des-produits-petroliers"><strong>Nécessité de maintenir l’équilibre du mécanisme de taxation des produits pétroliers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ces facteurs mondiaux s’ajoutent des contraintes internes. Au Mali, plusieurs axes logistiques sont régulièrement perturbés par l’insécurité, ce qui complique l’acheminement des convois de carburant et renchérit les coûts de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes justifient donc cette révision par la nécessité d’aligner progressivement les prix domestiques sur les coûts réels d’importation, tout en réduisant le poids des subventions publiques. Dans le communiqué officiel signé à Bamako le 27 mars par le président-directeur général de l’OMAP, Diakaridia Dembélé, il est précisé que cette décision vise à maintenir l’équilibre du mécanisme de taxation des produits pétroliers dans un contexte international particulièrement volatil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les consommateurs maliens, cette hausse devrait toutefois accentuer les pressions sur le coût de la vie, alors que le carburant reste un facteur clé des prix du transport et des biens de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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