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	<title>Archives des gaz à effet de serre &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des gaz à effet de serre &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Plastiques et pétrole : la crise géopolitique pourrait-elle accélérer la transition ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La hausse des prix du pétrole liée aux tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz pourrait renchérir le coût du plastique vierge et accélérer la transition vers des alternatives durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les tensions autour du détroit d&rsquo;Ormuz font grimper les prix du brut, une opportunité inattendue se dessine&nbsp;: renchérir le coût du plastique vierge pourrait contraindre entreprises et États à repenser en profondeur leur rapport aux matières fossiles et à leurs dérivés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est un facteur du changement climatique que l&rsquo;on tend à négliger dans les colonnes consacrées aux tensions géopolitiques&nbsp;: la production de plastiques. Pourtant, la grande majorité des matières plastiques conventionnelles est fabriquée à partir de pétrole et de gaz fossile. Et lorsque les prix du brut s&rsquo;envolent — comme c&rsquo;est le cas depuis les récentes turbulences autour du détroit d&rsquo;Ormuz —, c&rsquo;est toute l&rsquo;économie mondiale du plastique qui vacille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un renchérissement qui, paradoxalement, pourrait s&rsquo;avérer bénéfique pour la planète.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une chaîne de valeur entièrement fossile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme des Nations Unies pour l&rsquo;environnement (PNUE) est formel&nbsp;: les plastiques génèrent des émissions nocives de gaz à effet de serre à chaque étape de leur cycle de vie — de l&rsquo;extraction pétrolière au raffinage, de la fabrication au transport, jusqu&rsquo;à l&rsquo;élimination finale. Sans inflexion majeure, ces émissions continueront d&rsquo;augmenter au rythme de la production mondiale, qui n&rsquo;a cessé de croître depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous devons repenser la manière dont nous produisons, utilisons et éliminons les plastiques.</em>&nbsp;», explique le&nbsp;programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement&nbsp;(PNUE)&nbsp;Au-delà du problème des déchets — souvent au cœur du débat public —, c&rsquo;est donc une question climatique fondamentale qui se pose. L&rsquo;économie mondiale du plastique est une économie fossile&nbsp;; en l&rsquo;alimentant, on alimente le réchauffement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels plastiques peut-on réellement remplacer&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse à cette question exige de distinguer la commodité de la nécessité. Le PNUE propose une lecture en trois catégories, que l&rsquo;on peut résumer ainsi&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-1024x475.png" alt="" class="wp-image-22404" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-1024x475.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-300x139.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-768x356.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-1170x543.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-585x271.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-600x278.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Seringues, équipements de protection, composants électroniques&nbsp;: le plastique y reste souvent irremplaçable à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages alimentaires — bouteilles, films, contenants jetables — représentent la part la plus importante de la production mondiale et, bonne nouvelle, la plus facile à réformer. De nombreux pays ont déjà légiféré en ce sens, interdisant sacs plastiques et couverts à usage unique au profit d&rsquo;alternatives réutilisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient toutefois de nuancer le tableau&nbsp;: certains usages du plastique contribuent à réduire les émissions. Les matériaux isolants améliorent l&rsquo;efficacité énergétique des bâtiments&nbsp;; les composants légers dans l&rsquo;automobile diminuent la consommation de carburant. «&nbsp;<em>La solution n&rsquo;est pas d&rsquo;interdire tous les plastiques, mais d&rsquo;éliminer les plastiques inutiles, évitables et problématiques</em>&nbsp;», rappelle le PNUE.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La pression économique comme levier de transformation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que la géopolitique devient, malgré elle, alliée de l&rsquo;écologie. Lorsque le coût du plastique vierge augmente, les logiques économiques évoluent&nbsp;: les emballages excessifs perdent de leur attractivité, les produits jetables se retrouvent concurrencés par des solutions réutilisables, et les taxes environnementales trouvent un soutien public accru.&nbsp;<em>«&nbsp;La réutilisation représente l&rsquo;un des changements de marché les plus puissants disponibles.&nbsp;»,&nbsp;</em>selon le<em>&nbsp;</em>PNUE</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux experts, cette pression pourrait accélérer trois dynamiques simultanément&nbsp;: la réduction des usages superflus, le développement des systèmes de réemploi et l&rsquo;investissement dans des matériaux alternatifs moins émetteurs de gaz à effet de serre. En d&rsquo;autres termes, ce que les politiques publiques peinent à imposer, les prix du marché pourraient l&rsquo;obtenir par défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production mondiale de plastiques génère des émissions de gaz à effet de serre à chaque étape de son cycle de vie. Le PNUE avertit que ces émissions continueront probablement d&rsquo;augmenter si la croissance non régulée de la production se poursuit. Les plastiques nuisent également à la biodiversité, via la pollution des océans et des écosystèmes terrestres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
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<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nous ne négocions pas notre survie, mais qui écoute encore l’Afrique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 22:46:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le deuxième sommet africain sur le climat se tient à Addis-Abeba. Il met en lumière la vulnérabilité et le potentiel du continent face au changement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Addis-Abeba, plus de quarante chefs d’État africains ont ouvert, le 8 septembre, le deuxième Sommet africain sur le climat. Un rendez-vous placé sous le signe de l’urgence : le continent, responsable de seulement 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est déjà en première ligne des catastrophes climatiques. Entre indignation, hypocrisie et appels à l’unité, l’Afrique cherche à transformer sa vulnérabilité en levier de puissance face au reste du monde.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils étaient là, alignés comme à la parade : Ismaïl Omar Guelleh, le vieux lion de Djibouti, Abiy Ahmed, le jeune prix Nobel de la paix reconverti en chef de guerre, William Ruto, l’hyper-président kényan à l’énergie inépuisable. Plus de quarante dirigeants, tous rassemblés à Addis-Abeba pour parler climat, cette plaie béante dont l’Afrique n’est pas responsable mais dont elle paie la facture. Quatre petits pourcents d’émissions mondiales de gaz à effet de serre – mais chaque année 2 à 5 % du PIB qui s’évapore dans les sécheresses et les inondations. Le compte est vite fait : nous saignons pour les excès des autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-financements-exterieurs-pour-une-souverainete-energetique"><strong>Des financements extérieurs pour une souveraineté énergétique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, Abiy Ahmed claque la formule du jour : «&nbsp;<em>Nous ne sommes pas là pour négocier notre survie.&nbsp;</em>» Mais qui le croit encore ? Les besoins sont d’un trillion de dollars, les promesses plafonnent à 300 milliards. À l’aumône des grandes puissances, les chefs d’État africains opposent de belles indignations. Mais dans combien de capitales – Dakar, Kinshasa, Luanda – signe-t-on encore, avec le sourire, des contrats léonins bradant lithium, cobalt, manganèse, gisements critiques pour l’économie verte ? On dénonce les bulldozers occidentaux, mais on ferme les yeux sur les nôtres, qui éventrent forêts et tourbières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sommet, le deuxième du genre, deux mois avant la COP30 en Amazonie, est une énième tentative d’afficher une unité africaine qui n’existe que sur le papier. L’Afrique veut parler d’une seule voix, mais ses dirigeants passent plus de temps à rivaliser de courbettes devant Pékin, Dubaï ou Bruxelles qu’à investir eux-mêmes dans leurs barrages solaires ou dans l’éolien. Le paradoxe est là, brutal : nous exigeons des financements extérieurs pour une souveraineté énergétique que nous refusons d’assumer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-que-la-belle-indignation-ne-reste-pas-lettre-morte"><strong>Pour que la belle indignation ne reste pas lettre morte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique a pourtant des atouts colossaux : une jeunesse qui fourmille d’ingéniosité, 300 jours de soleil par an, des terres arables à perte de vue. Si nous ne transformons pas cela en économie climatique, alors Addis ne sera qu’un sommet de plus, une tribune où l’on crie sa colère avant de reprendre, docile, le chemin des impuissances. L’Afrique doit cesser de mendier et apprendre à imposer. Sinon, la belle indignation restera lettre morte, emportée par le vent chaud de la Corne de l’Afrique et oubliée sitôt les portes du Centre de conférences refermées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Océan à l’Humanité : Lettre ouverte d’un élève burkinabè pour sauver la planète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Lisez la lettre de l’Océan à l’humanité, un appel poignant pour lutter contre la pollution des eaux et protéger notre planète.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis Ouagadougou, Diaman Adil, élève en classe de 5ème, prête sa plume à l’Océan dans une lettre pleine d’émotion et de pédagogie. Sous la supervision de son enseignant, il interpelle l’humanité sur la pollution des eaux et le réchauffement climatique, rappelant que sauver l’Océan, c’est sauver toutes les vies sur Terre.</em></strong><em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cher-terrien"><strong>Cher Terrien,</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je suppose que vous allez bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me concernant, mon état d’âme n’est pas positif, car je suis triste de la manière dont vous me traitez avec négligence. Présentation oblige :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis Océan, cette vaste étendue d’eau qui couvre la majeure partie de la planète Terre.<br>Ainsi, j’ai besoin que l’on prenne soin de moi. Pour quelle raison ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La raison est simple : vous portez atteinte à ma survie. Cela se traduit par les multiples pollutions que vous m’infligez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ma souffrance, c’est à l’ensemble des êtres vivants peuplant cette planète que vous faites du tort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, vous menacez également la survie des espèces aquatiques et même terrestres… dont vous faites partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, comment devriez-vous prendre soin de moi ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-venue-des-profondeurs"><strong>Une réponse venue des profondeurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cher ami Terrien, si je peux me le permettre, j’ai eu l’idée, en concert avec mes frères et sœurs (lagunes, lacs, cours d’eau, fleuves, rivières), de vous guider.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-1-mettre-fin-aux-comportements-negligents"><strong>1. Mettre fin aux comportements négligents</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous prie de cesser :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>De jeter des déchets ménagers et industriels dans les eaux,</li>



<li>D’utiliser des produits chimiques pour pêcher,</li>



<li>De pratiquer des activités minières illégales en mer.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-2-reduire-les-gaz-a-effet-de-serre"><strong>2. Réduire les gaz à effet de serre</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement climatique, causé par vos émissions, provoque la montée des eaux. Cela n’a rien de naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont graves :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des familles, des territoires et leurs biens disparaissent sous les flots,</li>



<li>Des espèces vivantes sont englouties ou forcées de migrer,</li>



<li>L’eau, source de vie, devient rare ou dangereuse pour la santé humaine et celle des autres êtres vivants.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous quitte sur ce, car je deviens bavard…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;espérance que mon message parvienne à la multitude parmi vous,<br>Merci d’avance pour l’attention que vous porterez à cette lettre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ocean"><strong>Océan</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Par Messieurs Alliman Ezo Guy Renaud</strong></em><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>(Enseignant de philosophie et d’Éducation Civique et Morale)</strong></em><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>et Diaman Adil</strong></em><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>(Élève en classe de 5e au Lycée Notre Dame des Victoires – Ouagadougou)</strong></em><strong><em></em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Innovation dans l’énergie solaire : le photovoltaïque transparent à la place des panneaux </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Le photovoltaïque transparent : une innovation qui promet d'améliorer l'énergie solaire et de rendre nos villes plus vertes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’énergie solaire est une énergie renouvelable dont les réserves sont inépuisables et qui n’a aucun impact négatif sur l’environnement. C’est pourquoi de plus en plus, les chercheurs s’y intéressent afin de la rendre beaucoup plus exploitable. C’est dans ce cadre que des scientifiques européens ont mis au point une innovation qui pourrait révolutionner son exploitation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après une publication en date du 10&nbsp;mai 2025 de Yohan Demeure sur&nbsp;<em>« Sciencepost »,</em><strong>&nbsp;</strong>Magazine européen de vulgarisation scientifique, l’innovation se situe, actuellement, entre la phase de validation de concept et celle de prototype. Et que néanmoins, les responsables du projet pensent déjà à sa commercialisation puisque certains industriels semblent être intéressés. Selon toujours cette publication, c’est dans le cadre du projet européen « <em>CitySolar »&nbsp;</em>que des scientifiques ont travaillé sur la conception d’un nouveau type de panneau solaire ayant vocation à remplacer les vitres des façades des immeubles de grande taille.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les faits, les scientifiques du projet « <em>CitySolar »</em><strong>&nbsp;</strong>ont conçu un module solaire transparent intégrant des cellules photovoltaïques spéciales. C’est une innovation qui pourrait contribuer à la décarbonation du secteur du bâtiment. Elle est moins onéreuse, et a une capacité de conversion supérieure aux panneaux classiques qui sont « <em>disgracieux et encombrants ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-capacite-de-conversion-largement-superieure-nbsp"><strong>Capacité de conversion largement supérieure&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’auteur de la publication, les scientifiques cherchent à remplacer les panneaux solaires disgracieux et encombrants par des façades vitrées solaires dans les immeubles. Autrement dit, il s’agit de remplacer les grandes façades vitrées des immeubles de bureaux modernes. Ainsi, ces surfaces seraient mises à contribution pour la production d’énergie, et ce, sans avoir recours à d’autres installations ou autres modifications structurelles coûteuses et contraignantes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus précisément, il est question d’une combinaison de nouvelles cellules solaires en pérovskite et de cellules solaires organiques exemptes de fullerènes (oligomères carbonés). Cette association astucieuse permet d’absorber différentes longueurs d’onde de la lumière solaire et d’atteindre ainsi un rendement de conversion de 12,3&nbsp;%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, les panneaux classiques affichent un taux généralement inférieur à 5&nbsp;%. Ainsi, il s’agit ici d’un résultat très prometteur dans le cadre d’une installation de ce type de panneaux sur des bâtiments. Par ailleurs, les chercheurs promettent un cout de fabrication peu onéreux, grâce à des matériaux bon marché.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reduction-considerable-d-emission-de-gaz-carbonique"><strong>Réduction considérable d’émission de gaz carbonique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">A en croire la publication de&nbsp;<em>« Sciencepost »,</em>&nbsp;le nouveau type de panneau solaire appelé « <em>Le photovoltaïque transparent</em> » possède un énorme potentiel, actuellement, inexploité dans la récupération de l’énergie solaire, où il pourrait facilement être intégré à l’échelle globale à des constructions. Le but est de réduire considérablement les émissions de gaz carbonique (CO2) et soutenir le développement de bâtiments à énergie quasi nulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’une énergie est dite renouvelable parce que sa vitesse de formation est supérieure à sa vitesse d’utilisation. Elle n’engendre pas ou peu d’émissions polluantes et de déchets. Elle contribue à lutter contre les rejets de gaz carbonique et l’effet de serre et favorise la bonne gestion des ressources locales sans compter que son exploitation génère des emplois.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources d’énergies renouvelables sont le soleil, la chaleur de la terre, le vent, les marées, les chutes d’eau et même la croissance des végétaux. Autrement dit, les types d’énergies renouvelables sont&nbsp;: l’énergie solaire (photovoltaïque et thermique), la biomasse, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, et l’énergie hydraulique. Les énergies renouvelables représenteraient de nos jours 18&nbsp;% de la production mondiale d’électricité dont les 90&nbsp;% proviennent essentiellement de l’énergie hydraulique. C’est pour dire que les énergies renouvelables sont peu exploitées dans le monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP29 à Bakou : quand l’Azerbaïdjan veut passer du pétrole au vert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 07:48:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>La COP29 à Bakou : un sommet climatique qui marque un tournant vers l'énergie verte dans un pays où le pétrole est roi.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bakou, capitale pétrolière, l’Azerbaïdjan s’apprête à accueillir la COP29 du 11 au 22&nbsp;novembre 2024 avec une promesse audacieuse&nbsp;: réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40&nbsp;% d’ici 2050. Dans un pays où le pétrole est roi, ce sommet climatique ambitionne de marquer un tournant vers l’énergie verte, tout en posant la question de la faisabilité de cette transition.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Azerbaïdjan, pays connu pour ses réserves pétrolières, s’apprête à accueillir la 29<sup>e</sup>&nbsp;conférence annuelle de l’ONU sur le climat. Du 11 au 22&nbsp;novembre 2024, Bakou va vibrer au rythme des débats sur le climat, avec en toile de fond une promesse&nbsp;: celle de réduire de 40&nbsp;% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. On pourrait y voir un beau symbole, une nation qui veut troquer le noir de l’or brut pour le vert de l’énergie renouvelable. Mais derrière les beaux discours, le chemin semble encore long.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bakou-carrefour-d-initiatives-climatiques"><strong>Bakou, carrefour d’initiatives climatiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’Azerbaïdjan promet d’atteindre 30&nbsp;% d’énergie renouvelable d’ici 2030 et se veut même pionnier de l’énergie verte. Ambitieux, certes, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un pays dont l’économie repose lourdement sur les énergies fossiles. Imaginez un marathonien qui décide de se lancer dans une course en montagne sans avoir quitté la plaine&nbsp;: le souffle risque de manquer ! Mais cette COP29, organisée dans un pays encore si lié au pétrole, sera peut-être l’occasion pour l’Azerbaïdjan de faire un vrai virage énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant près de deux semaines, Bakou va se transformer en carrefour d’initiatives climatiques avec des thèmes quotidiens qui balaient tous les grands enjeux du climat. Finance, technologie, éducation, et même paix et secours&nbsp;: chaque journée promet des annonces, des engagements et probablement quelques dissensions. Ce sera un festival de promesses vertes dans un pays où le pétrole coule encore à flots, et on espère qu’elles tiendront la distance au-delà des spotlights de la COP.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-espoir-vert"><strong>L’espoir vert</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Que dire de la « <em>journée de repos</em> » prévue le 17&nbsp;novembre ? Peut-être le signe d’un agenda surchargé, ou bien un moment de pause pour digérer les engagements et recharger les batteries avant d’enchaîner les thèmes de la santé, de la jeunesse et du tourisme durable. Les discussions sur la biodiversité, les peuples autochtones et les océans, quant à elles, clôtureront la conférence avant les négociations finales, où les grandes déclarations feront place aux compromis plus discrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à voir si Bakou, ville du pétrole, parviendra à incarner cette transition énergétique mondiale en gestation. L’Azerbaïdjan entend « <em>montrer l’exemple</em> » et devenir un modèle d’énergie verte, mais il va falloir bien plus qu’une COP et quelques annonces pour prouver que cette transformation est en marche. Alors, Bakou, COP29&nbsp;: promesse ou paradoxe ? Nous serons là pour voir si l’Azerbaïdjan parviendra à donner au monde une nouvelle couleur… et si ce sera bien celle de l’espoir vert.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi les températures pourraient battre des records au cours des prochains mois</title>
		<link>https://saheltribune.com/pourquoi-les-temperatures-pourraient-battre-des-records-au-cours-des-prochains-mois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 08:37:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[urgences écologiques]]></category>
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<p>Les phénomènes météorologiques locaux sont difficiles à prévoir car ils fluctuent rapidement sous l’influence de processus non linéaires et chaotiques, tandis que l’évolution du climat global sur le plus long terme repose sur des phénomènes physiques bien connus qui sont généralement prévisibles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Comme dit l’adage bien connu des climatologues «&nbsp;Climate is what you expect, weather is what you get&nbsp;» («&nbsp;Le climat c’est ce que l’on attend, le temps c’est ce que l’on obtient&nbsp;»).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les phénomènes météorologiques locaux sont difficiles à prévoir car ils fluctuent rapidement sous l’influence de processus non linéaires et chaotiques, tandis que l’évolution du climat global sur le plus long terme repose sur des phénomènes physiques bien connus qui sont généralement prévisibles. Les prochains 12-18&nbsp;mois devraient être assez exceptionnels en termes de températures, suite à un alignement de phénomènes locaux et globaux qui se combinent. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Trend and variation" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/e0vj-0imOLw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption">Visualisation simplifiée des variations météorologiques sur la tendance de fond climatique (Ole Christoffer Haga/NRK).</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec mon équipe dont la spécialité est l’étude par satellites de l’évolution de l’atmosphère, j’analyse chaque jour des <a href="https://youtu.be/daGzrgrpAYc">millions de données vues du ciel</a> pour surveiller les températures sur terre comme sur la mer, partout autour du globe terrestre, et pour mesurer les concentrations des gaz présents dans l’atmosphère. Ces dernières semaines à partir des cartes satellites, nous avons aussi pu observer les records de chaleur qui ont été battus dans de nombreux pays, <a href="https://www.noaa.gov/news/earth-just-had-its-hottest-june-on-record">comme rapportés par les agences météorologiques</a> et les médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un marqueur important a fait les gros titres&nbsp;: il s’agit de l’augmentation de la température moyenne globale de 1,5&nbsp;°C par rapport à l’époque préindustrielle. Une valeur repère dans l’accord de Paris sur le climat, qui a été <a href="https://climate.copernicus.eu/tracking-breaches-150c-global-warming-threshold">dépassée plusieurs jours cet été</a>. Serait-il possible que cette valeur soit également dépassée quand il s’agira de calculer la moyenne annuelle des températures globales pour l’année 2023&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Forçages naturels et anthropiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l’évolution des températures, il faut tenir compte du fait que notre climat est complexe&nbsp;: il dépend des interactions entre les activités humaines, l’atmosphère, la surface terrestre et la végétation, la neige et la glace, et les océans. Le système climatique évolue sous l’influence de sa propre dynamique interne, mais dépend également de facteurs externes, qu’on appelle les «&nbsp;forçages radiatifs&nbsp;», et qui sont exprimés en watts par mètres carrés (W/m<sup>2</sup>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme <em>forçage</em> est utilisé pour indiquer que l’équilibre radiatif de la Terre est déstabilisé, et le terme <em>radiatif</em> est lui convoqué car ces facteurs modifient l’équilibre entre le rayonnement solaire entrant et le rayonnement infrarouge sortant de l’atmosphère. Cet équilibre radiatif contrôle la température à différentes altitudes. Un forçage positif implique une augmentation de la température à la surface de la Terre, et à l’inverse un forçage négatif implique une diminution.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/540835/original/file-20230802-19-3uejph.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/540835/original/file-20230802-19-3uejph.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption class="wp-element-caption">Les quatre types de forçages radiatifs dont il faut tenir compte pour expliquer les variations du climat. Fourni par l&rsquo;auteur</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les forçages externes sont à la fois causés par des phénomènes naturels tels que les <a href="https://theconversation.com/changement-climatique-quel-est-le-role-des-eruptions-volcaniques-91681">éruptions volcaniques</a> et les variations du rayonnement solaire, mais également par des modifications de la composition atmosphérique imputables à l’homme (les gaz à effet de serre et les particules liés aux activités humaines). Comprendre les changements climatiques observés depuis une trentaine d’années implique de pouvoir distinguer les modifications liées aux activités humaines de celles associées aux variations naturelles du climat. Les principaux forçages qui vont intervenir et s’additionner sont&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le forçage lié aux <a href="https://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression">variations de l’activité solaire</a>, qui entraîne des changements du rayonnement solaire qui atteint la Terre. Lorsque le Soleil est plus actif (maximum solaire), il émet davantage de rayonnement. Ce forçage est faible (de + à -0,3 W/m<sup>2</sup>) mais dure assez longtemps. Son cycle principal est d’environ 11&nbsp;ans. Il trouve son origine dans les changements du champ magnétique solaire qui se caractérisent par des variations dans le nombre de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tache_solaire">taches solaires</a> et d’autres phénomènes solaires.</li>



<li>Le forçage lié aux <a href="https://theconversation.com/changement-climatique-quel-est-le-role-des-eruptions-volcaniques-91681">éruptions volcaniques</a>, qui peut être très intense et est en général négatif de -1 à -5 W/m<sup>2</sup>, mais de courte durée (un à deux ans). Les éruptions volcaniques peuvent avoir un impact significatif sur le climat en raison de l’injection de grandes quantités de cendres, de gaz et de particules dans l’atmosphère.<br>Tous les volcans n’ont pas un impact sur le climat global, cela dépend de la taille et de la puissance de l’éruption, de l’altitude/de la latitude auxquelles les gaz et les cendres sont éjectés, ainsi que des conditions météorologiques locales. L’étude des éruptions volcaniques passées nous a appris que l’impact le plus significatif est associé à des éruptions proches de l’équateur qui injectent du SO<sub>2</sub> haut dans l’atmosphère, par exemple le Mont Pinatubo (Philippines) en 1991. Ce gaz se transforme en gouttelettes d’acide sulfurique (H<sub>2</sub>SO<sub>4</sub>) qui constituent un écran pour la radiation solaire traversant l’atmosphère.</li>



<li>Le forçage lié à l’excès de gaz à effet de serre, en particulier le <a href="https://climate.nasa.gov/vital-signs/carbon-dioxide/">dioxyde de carbone</a> (CO<sub>2</sub>), le <a href="https://climate.nasa.gov/vital-signs/methane/">méthane</a> (CH<sub>4</sub>), le protoxyde d’azote (N<sub>2</sub>O) et les chlorofluorocarbures (CFC), qui sont transparents à la lumière solaire mais absorbent une partie du rayonnement thermique émis par la surface terrestre. Au fil du temps, les activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles, la déforestation et l’agriculture, ont entraîné une augmentation significative des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’accumulation de ces gaz à effet de serre, qui absorbent davantage de rayonnement thermique émis par la Terre et piègent plus de chaleur dans l’atmosphère, entraîne un forçage radiatif positif, estimé à +3 W/m<sup>2</sup>. Il s’agit donc du forçage le plus important car il n’est pas transitoire comme celui associé aux volcans.</li>



<li>Le forçage négatif lié aux <a href="https://www.climat-en-questions.fr/reponse/aerosols-et-climat-par-olivier-boucher/">aérosols d’origine anthropique et naturelle</a>. Les aérosols sont de petites particules en suspension dans l’atmosphère qui absorbent, diffusent ou réfléchissent la lumière solaire. Elles proviennent des écosystèmes (embruns marins, sables, poussières, cendres volcaniques, aérosols biogéniques) et d’activités humaines comme la combustion de fiouls fossiles, le brûlage de la biomasse et les feux de forêt, l’élevage des animaux et l’usage d’engrais. Toutes ces particules font écran à l’insolation mais cette fois dans les basses couches de l’atmosphère. Même si les incertitudes sur le total du forçage radiatif lié à la présence d’aérosols restent élevées, les estimations actuelles indiquent un forçage radiatif total négatif de -0,5 W/m<sup>2</sup>. Sans la pollution par les aérosols, la Terre serait donc encore plus chaude qu’elle ne l’est déjà&nbsp;!</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;influence d&rsquo;El Niño sur les températures</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus des forçages radiatifs, il faut aussi tenir compte de la variabilité naturelle du système couplé océan-atmosphère, et en particulier du phénomène ENSO (El Niño Southern Oscillation), avec sa <a href="https://theconversation.com/el-nino-quest-ce-que-cest-47645">composante chaude El Niño</a> et sa composante froide La Niña. Ces phénomènes sont les principaux facteurs de variation d’une année sur l’autre, dont il faut tenir compte quand on analyse la tendance à long terme au réchauffement de la surface de la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces événements climatiques périodiques sont des phénomènes naturels, qui se caractérisent par des fluctuations de température entre l’océan et l’atmosphère dans l’océan pacifique équatorial. En général, les vents alizés soufflent d’est en ouest le long de l’équateur, poussant les eaux chaudes de la surface de l’océan Pacifique vers l’ouest, où elles s’accumulent près de l’Indonésie et de l’Australie. L’eau froide remonte alors du fond de l’océan dans l’est du Pacifique, en remplaçant l’eau chaude, ce qui entraîne des eaux relativement fraîches à la surface des côtes sud-américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le phénomène <a href="https://theconversation.com/fr/topics/el-nino-20589">El Niño</a> survient, les alizés faiblissent ou s’inversent, ce qui réduit leur force ou les fait souffler d’ouest en est, ce qui permet à l’eau chaude accumulée dans l’ouest du Pacifique de se déplacer vers l’est en suivant l’équateur. Le réchauffement de la surface de la mer dans l’est du Pacifique provoque alors une augmentation de plusieurs degrés de la température de l’eau, avec de vastes répercussions sur les conditions météorologiques et climatiques à l’échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces phénomènes peuvent durer plusieurs mois ou plusieurs années, et leur intensité est variable. Ils perturbent la météo localement (plus de pluies à certains endroits, plus de sécheresses à d’autres) et influencent le climat global, en particulier lors d’évènements El Niño intenses.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/541896/original/file-20230809-13146-hzx8dz.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/541896/original/file-20230809-13146-hzx8dz.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Evolution des phénomènes El Niño (en rouge) et La Niña (en bleu), en mesurant les températures de surface de la mer sur une zone rectangle définie dans le Pacifique."/></a><figcaption class="wp-element-caption">Evolution des phénomènes El Niño (en rouge) et La Niña (en bleu), en mesurant les températures de surface de la mer sur une zone rectangle définie dans le Pacifique. Author provided</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelles températures pour les prochains mois&nbsp;?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reprenons un à un les différents éléments décrits ci-dessus, et regardons ce qu’il en est en ce moment&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’activité solaire approche de son maximum, du coup l’effet de réchauffement causé par une augmentation du rayonnement solaire est plus prononcé. Ceci conduit à une légère augmentation des températures moyennes, estimée à +0,1&nbsp;°C.</li>



<li>Au niveau de l’activité volcanique, il s’est passé un évènement complètement exceptionnel&nbsp;: le volcan sous-marin Hunga Tonga qui a <a href="https://youtu.be/NCyg9GLq61g">violemment érupté en janvier 2022</a> a envoyé environ 150&nbsp;millions de tonnes (soit l’équivalent de 60&nbsp;000 piscines olympiques…) de vapeur d’eau <a href="https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2022GL099381">directement dans la stratosphère</a>, qui s’est depuis répartie tout autour de la terre. Les simulations numériques montrent que ceci contribuera à réchauffer légèrement la surface terrestre (l’eau étant un puissant gaz à effet de serre), bien qu’il soit encore difficile de dire de <a href="https://www.carbonbrief.org/tonga-volcano-eruption-raises-imminent-risk-of-temporary-1-5c-breach/">combien et sur quelle durée</a>.</li>



<li>Les gaz à effet de serre ont continué à s’accumuler, c’est le forçage radiatif qui domine tous les autres et conduirait déjà à une augmentation moyenne de +1,5&nbsp;°C s’il n’y avait pas les aérosols pour tempérer un peu (-0,3&nbsp;°C).</li>



<li>Depuis quelques années le contenu total en aérosol a tendance à diminuer, principalement car les véhicules polluent moins (ce qui est une bonne nouvelle&nbsp;!), c’est particulièrement le cas en Chine, en Europe de l’Ouest et aux États-Unis. Cette année, on observe aussi un moindre transport du sable du Sahara sur l’océan, qui d’habitude fait écran à la radiation solaire, ce qui explique en partie les températures élevées mesurées dans l’atlantique nord au début de l’été.</li>



<li>Après trois années en régime La Niña un évènement El Niño est en train de s’installer. À ce stade on ne sait pas encore s’il sera intense (comme en 2015-2017) ou modéré, et combien de temps il durera, mais on prévoit que les températures océaniques devraient être plus élevées pendant les 12-18 prochains mois par rapport aux trois années précédentes.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Tous les paramètres réunis pour des records de chaleur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, tous les paramètres sont réunis pour que nous battions des records de températures au cours des prochains 12-18&nbsp;mois. Du coup, les 1,5&nbsp;°C en moyenne globale, soit la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris sur le climat, pourrait être dépassés sans attendre 2030, avec les incidences sur les systèmes naturels et humains bien documentées dans le <a href="https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2019/09/SR15_Summary_Volume_french.pdf">rapport spécial du GIEC 2019</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une augmentation de 1,5&nbsp;°C ne semble pas énorme, mais il faut se souvenir que 70&nbsp;% de notre planète est couverte d’eau, qui a une inertie thermique supérieure à la terre et se réchauffe moins vite. De plus, le réchauffement est inégalement réparti et les hautes latitudes se réchauffent beaucoup plus vite que les tropiques, avec des pics de 4° attendus sur ces régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-on sûr que cela va se passer&nbsp;? Non, mais la probabilité qu’on dépasse dès maintenant un seuil qu’on pensait atteindre <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/figures/summary-for-policymakers/figure-spm-8">entre 2025 et 2040</a> est importante. Comme les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas, il faudrait que des phénomènes naturels soient à l’œuvre au cours des prochains mois pour contrecarrer la tendance prévue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple si le phénomène El Niño s’avère moins puissant qu’envisagé, ou si un autre volcan envoyait du SO<sub>2</sub> massivement dans toute l’atmosphère, alors seulement dans ce cas de figure les records de températures pourraient ne pas être battus dès maintenant. À plus long terme, l’avenir nous dira quand les fluctuations naturelles domineront les contributions anthropiques pour expliquer les variations de température, selon l’efficacité des mesures prises dans le cadre des accords internationaux pour réguler le climat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/cathy-clerbaux-412847">Cathy Clerbaux</a>, Directrice de recherche au CNRS (LATMOS/IPSL), professeure invitée Université libre de Bruxelles, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/sorbonne-universite-2467">Sorbonne Université</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/pourquoi-les-temperatures-pourraient-battre-des-records-au-cours-des-prochains-mois-210935">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/210935/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
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		<title>Rapport du GIEC : diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici à 2030, c’est possible</title>
		<link>https://saheltribune.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 08:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[atténuation]]></category>
		<category><![CDATA[émissions]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la « science du changement climatique » suivi en mars 2022 par celui sur les « impacts et adaptation » –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-i/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« science du changement climatique »</a> suivi en mars 2022 par celui sur les <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation »</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initiée en 2018, cette somme signée par 278 scientifiques du monde entier dresse l’état des connaissances scientifiques sur les options de réduction des émissions (« l’atténuation » du titre) de gaz à effet de serre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage s’ouvre sur le bilan des émissions passées et présentes et les perspectives d’émissions futures. Il balaie ensuite les options de réduction des émissions par grands secteurs ou systèmes, avec une attention particulière portée à la demande et à la capture du carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se conclut par une discussion des politiques de lutte contre le changement climatique, leur financement et les innovations qu’elles requièrent&nbsp;; le tout au prisme du développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous présentons ici les principaux messages du rapport, en incitant les lecteurs curieux à partir à la découverte de cette documentation très riche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des émissions à la hausse malgré une mobilisation mondiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ est que des politiques de lutte contre le changement climatique sont maintenant en vigueur dans de très nombreux pays, et dans de très nombreux secteurs. Très variées, ces politiques «&nbsp;couvrent&nbsp;» déjà plus de la moitié des émissions mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation se traduit aussi par des plans de décarbonation de plus en plus ambitieux&nbsp;: un nombre croissant de pays s’engageant maintenant vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les efforts ne sont pas l’apanage des gouvernements nationaux&nbsp;: ils existent aussi, de plus en plus nombreux, aux échelles régionales et locales et dans le secteur privé, à travers par exemple des réseaux de villes qui s’engagent vers la neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en reste pas moins que malgré cette mobilisation, les émissions de gaz à effet de serre mondiales <a href="https://www.citepa.org/fr/2021_11_b08/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">continuent d’augmenter</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si le rythme de leur croissance s’est ralenti, elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue. La chute brutale observée en 2020 du fait du Covid est déjà largement résorbée. Et les plans nationaux, pour ambitieux qu’ils soient, nous laisseraient en 2030 largement au-dessus des niveaux d’émissions compatibles avec les objectifs que la communauté internationale s’est fixés à Paris en 2015.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Ampleur de la baisse des émissions de CO₂ au niveau mondial et par secteur d’activité pendant le confinement. <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, pour éviter que les températures moyennes à la surface du globe ne dépassent 1,5&nbsp;°C par rapport à l’ère préindustrielle – objectif «&nbsp;aspirationnel&nbsp;» de l’accord de Paris – il faudrait une division par deux des émissions de gaz à effet de serre entre aujourd’hui et 2030, et l’atteinte de zéro émissions nettes de CO<sub>2</sub> à l’échelle mondiale à l’horizon 2050.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire les émissions de 20&nbsp;% à l’horizon 2030 et atteindre la neutralité CO<sub>2</sub> vers 2070 s’avère nécessaire pour avoir une chance raisonnable de tenir l’objectif de limiter la hausse des températures en deçà de 2&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réductions à un coût raisonnable</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De telles réductions d’émissions nécessitent des transformations majeures dans tous les secteurs. De ce point de vue, le rapport est prudemment optimiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, de nombreuses options de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont vu leur coût diminuer très rapidement en quelques années. La production d’électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, par exemple, est devenue en dix ans compétitive avec la production d’électricité à partir des combustibles fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les options de réduction des émissions disponibles permettent d’envisager, à coût raisonnable, de diviser les émissions par deux d’ici à 2030. Les coûts varient évidemment d’une région à l’autre, et ils doivent être pris avec précaution du fait des importants effets de système (construire de nouvelles lignes de courant pour acheminer la production d’électricité éolienne, construire les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce constat est valide pour les systèmes énergiques, l’agriculture et la forêt, le bâtiment, les transports, l’industrie ou encore dans les systèmes urbains.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/196298/original/file-20171124-21853-1msq4qn.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Sélectionner les pratiques agricoles qui permettront d’accroître le stock de carbone des sols. <a href="https://www.flickr.com/photos/prefeituradaserra/37497673241/in/photolist-Z8xnRB-nJRetv-Da1sVG-YFSAdS-21LiRad-21pttL6-GBs5fv-CHy3Sy-XVV3D7-CC1797-YPsqL7-ZtsrRk-Yemjfz-YRn7kn-fQAja5-Zg7gVj-X6vPEe-Zqv63y-Y93Qvw-YMF2XX-YgZL8N-21Fp6dN-CuAunW-YzxxQW-YWCqD5-YFvmsJ-qCjE53-ZX7hC2-Ys2DDL-ZDJ1NY-YQPEzw-YePBKv-XF1s4U-ZKwhFT-Zb8ptL-Z2hXLY-Yuy3FL-YWvBXB-CAnneN-FXv9Ck-Y93bv3-YnupEZ-YDryCh-Zcqo79-h18ydP-YTcTPN-ZgXwUf-BPvxAy-XX2p7c-pdyhSh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jansen Lube/Flickr</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions multiples</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Point important, les options d’atténuation disponibles sont de natures multiples&nbsp;: elles consistent en l’adoption de technologies «&nbsp;propres&nbsp;», mais aussi en des transformations des modes de production et de consommation, des infrastructures ou des organisations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les transports, par exemple, on peut réduire la demande via l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, le télétravail, ou la dématérialisation&nbsp;; construire des infrastructures qui permettent aux ménages d’utiliser des modes de transport peu ou pas émetteurs, comme les transports en commun ou les mobilités dites «&nbsp;actives&nbsp;» (vélo, marche, etc.), en plus d’améliorer les véhicules individuels en les rendant plus légers, moins consommateurs d’énergie, et en les électrifiant.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/279432/original/file-20190613-32331-4hopoy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=741%2C0%2C5218%2C2680&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Promouvoir les déplacements actifs. <a href="https://unsplash.com/photos/PUKGAsRSPuk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Javier Garcia/Unsplash</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la difficulté est de surmonter les nombreuses barrières à la mise en œuvre de ces solutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières sont financières, et le rapport explore en détail les différentes solutions par lesquelles l’épargne, privée en particulier, pourrait être mieux dirigée vers les actions de réduction des émissions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les secondes sont technologiques, et le rapport offre de nombreuses pistes pour mieux catalyser les efforts de recherche et développement publics et privés, afin de développer des solutions de décarbonation dans les secteurs où les émissions sont les plus difficiles à réduire, comme la production de ciment ou l’aviation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troisièmes sont institutionnelles. Par nature dépendantes des configurations politiques propres à chaque pays ou à chaque région, elles s’avèrent néanmoins omniprésentes et requièrent tout autant d’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatrièmes sont d’ordre physique&nbsp;: les bâtiments, les routes, les usines, en résumé toutes les installations à durée de vie ayant une influence déterminante sur nos émissions et sur notre capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport souligne à quel point nos choix en la matière, aujourd’hui, sont déterminants. Continuer à investir dans des infrastructures émettrices bloquerait ainsi nos économies sur un sentier à hautes émissions ou créerait des «&nbsp;actifs échoués&nbsp;» par la suite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des bénéfices «&nbsp;non climatiques&nbsp;» à la réduction des émissions</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, accélérer la réduction des émissions n’ira pas sans friction avec les autres grands objectifs que se donnent les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport montre en effet qu’à court terme, les transformations induites par la réduction des émissions ont un coût économique et social, inégalement distribué selon les pays, les régions ou encore les secteurs économiques, mais bien réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, le rapport explore les options de transition «&nbsp;juste&nbsp;», qui permettent à tous de trouver leur place dans un futur monde bas carbone. Il souligne aussi que de nombreuses options de réduction des émissions ont des bénéfices additionnels «&nbsp;non climatiques&nbsp;». Par exemple, limiter la combustion d’énergies fossiles, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminue les polluants locaux néfastes pour la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il montre que lever les obstacles à la réduction des émissions revient souvent aussi à lever les obstacles à la réalisation d’autres objectifs sociétaux, dans le domaine de l’accès au logement par exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle enfin que les efforts associés à la réduction des émissions sont à mettre en regard des risques associés à une moindre action. Comme le souligne le rapport <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> de mars 2022 : « Le changement climatique menace de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations du monde entier, et entraîne des impacts sévères potentiellement irréversibles sur la nature. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En évitant les impacts du changement climatique les plus sévères, l’atténuation est donc incontournable pour réduire la pauvreté et la faim, améliorer la santé et le bien-être ou encore fournir de l’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plongez-vous dans le «&nbsp;résumé pour décideurs&nbsp;»</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En termes d’action, le rapport dessine des ensembles de politiques publiques à tous les échelons, pour inciter à la réduction des émissions, lever les obstacles et modifier les trajectoires de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il insiste aussi sur la nécessaire implication de l’ensemble des acteurs sociaux – entreprises, secteur financier, société civile, citoyens… – pour prendre des mesures immédiates et ambitieuses afin de réduire rapidement les émissions de GES et de nous éviter – et d’éviter à nos enfants – d’avoir à affronter, plus tard, des défis autrement insurmontables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport « atténuation »</a> est disponible en intégralité en ligne, tout comme son résumé technique et son résumé pour décideurs. Ce dernier document, d’une quarantaine de pages, constitue le meilleur point d’entrée pour partir à la découverte de ce nouveau document du GIEC.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/celine-guivarch-422382" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Guivarch</a>, Économiste au Cired, directrice de recherche, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-des-ponts-paristech-enpc-3143" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École des Ponts ParisTech (ENPC)</a></em> and <a href="https://theconversation.com/profiles/franck-lecocq-1334041">Franck Lecocq</a>, Chercheur senior en économie, directeur du Cired, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/agroparistech-universite-paris-saclay-2488" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AgroParisTech – Université Paris-Saclay</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible-180513" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/180513/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" />
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		<title>Lutte contre le changement climatique : mettre à profit l&#8217;expérience de la Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2020 17:05:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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<p>Plusieurs études scientifiques montrent que la pandémie de coronavirus a contribué à la réduction du taux d’émission de gaz carbonique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plusieurs études scientifiques montrent que la pandémie de coronavirus a contribué à la réduction du taux d’émission de gaz carbonique. Si le rythme actuel est maintenu, 2020 pourrait être une année exceptionnelle dans la lutte contre le changement climatique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« On ne saurait voir dans la COVID-19 une “lueur d’espoir” pour l’environnement ; elle offre néanmoins l’occasion de repenser la relation que nous entretenons avec la nature et de construire un monde meilleur.</em> » Ce constat est celui du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans sa <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/32218/UNEPCOVID_FR.pdf?sequence=16" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réponse </a>à la Covid-19.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Baisse des émissions de CO2</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, beaucoup de chercheurs sur le climat arrivent à la même conclusion&nbsp;: la pandémie de coronavirus a favorisé la diminution du taux d’émission de gaz à effet de serre notamment du gaz carbonique (CO2). <em>« [ndlr]&nbsp;les émissions de carbone ont diminué de plus d’un milliard de tonnes au cours des quatre premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2019 </em>», lit-on dans une <a href="https://www.nature.com/articles/d41586-020-01497-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publication</a> du 19 mai 2020 du site internet Science et nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2444&amp;action=edit">L’environnement sain, gage de vies saines</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette diminution se poursuivait, l’année&nbsp;2020 aurait vu une baisse exponentielle du taux d’émission de gaz à effet de serre jusqu’à 7&nbsp;%. Ce qui allait être un progrès considérable dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris pour le climat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le site web <a href="https://www.bienpublic.com/environnement/2020/05/20/pandemie-des-emissions-carbone-en-baisse-mais-au-final-quel-effet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Environnement </a>laisse lire&nbsp;que « <em>la lutte contre la pandémie de coronavirus pourrait faire chuter les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, jusqu’à 7&nbsp;% en 2020 [ndlr]. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des doutes subsistent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette réduction jusqu’à 7&nbsp;% va-t-elle être obtenue ? Difficile d’y répondre. Car la réduction actuelle n’est que l’effet du confinement qui a entraîné un changement dans plusieurs secteurs. Les industries et les transports publics étaient à l’arrêt. Or, d’ores et déjà, les campagnes de déconfinement battent le plein dans plusieurs pays du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2297&amp;action=edit">Lutte contre le réchauffement climatique : après le coronavirus, réformer les économies</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la reprise des <a href="https://togola.mondoblog.org/lutte-contre-covid-19-impacte-environnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">activités économiques</a>, ce ne sera-t-il pas le retour à la case de départ ? Tout porte à croire que c’est ce qui arrivera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le site <a href="https://www.bienpublic.com/environnement/2020/05/20/pandemie-des-emissions-carbone-en-baisse-mais-au-final-quel-effet">Environnement</a>, <em>« pour atteindre l’objectif idéal de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à + 1,5&nbsp;°C par rapport à l’ère pré-industrielle, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6&nbsp;% par an, chaque année dès cette année et jusqu’à 2030. Alors que pour l’instant elles ne cessent d’augmenter. »</em></p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>La covid-19 doit interpeler</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le déclenchement de cette pandémie avec à la clé la réduction du taux d’émission doit interpeler l’humanité. Nous avons tout intérêt à marcher vers une réduction considération du taux de pollution de la planète. Les études montrent que la plupart des maladies infectieuses chez l’homme constituent des effets du changement climatique. « <em>La crise de COVID-19 montre que la santé des individus et l’état de la planète ne font qu’un</em> », fait savoir le PNUE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1999&amp;action=edit">Conflits au sahel : non, le réchauffement climatique n’est pas la cause principale</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme de l’ONU pour l’Environnement incite alors les gouvernements à la mise en œuvre des principaux outils de protection de l’humanité&nbsp;: <em>« Le Programme&nbsp;2030, les objectifs de développement durable et l’Accord de Paris sur le climat continuent de représenter les outils les plus prometteurs pour garantir un futur sous de meilleurs auspices. Si la réalisation de ces objectifs avait progressé plus rapidement, le monde aurait été plus apte à lutter contre la COVID-19</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togola</strong></p>
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