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	<title>Archives des Gabon &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Gabon &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Afrique: les coups d’État ne sont plus des ruptures, mais les symptômes d’une fatigue institutionnelle</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 13:41:44 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les motivations derrière le coup d'Etat en Afrique et les réactions des citoyens face à ces changements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>De Bamako&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Porto-Novo</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, de Niamey à Bissau, la&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>demie-décennie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;2020–2025 aura vu se lever une génération de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>militaires</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;que d’aucuns disent « putschistes », mais que leurs partisans, dans les rues poussiéreuses des capitales africaines, appellent « refondateurs ».</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Aux premières heures de ce dimanche 7 décembre, un groupe de militaires béninois est apparu à la télévision publique pour annoncer avoir «&nbsp;<em>démis de ses fonctions</em>&nbsp;» le président Patrice Talon, censé quitter le pouvoir en avril 2025 après dix années à la tête de l’État. Quelques heures plus tard, l’entourage du chef de l’État a toutefois assuré que la situation était «&nbsp;<em>parfaitement sous contrôle</em>&nbsp;» et que le président était sain et sauf. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a appelé la population «&nbsp;<em>à vaquer sereinement à ses occupations&nbsp;</em>».</p>



<p>Depuis 2020, en Afrique, les militaires prennent généralement&nbsp;le pouvoir par les armes, souvent sans tirer un coup de feu, mais toujours au nom d’un même diagnostic :&nbsp;la faillite du modèle démocratique importé depuis les conférences nationales des années 1990.</p>



<p>Trente ans de multipartisme de façade, de scrutins verrouillés, d’alternances de clans sous les habits de la République. Trente ans de promesses trahies, d’élections «&nbsp;<em>à la carte</em>&nbsp;» et de présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» par la fraude, la fatigue ou la peur. Et quand l’État s’effrite, que l’école s’effondre et que les&nbsp;terroristes&nbsp;gagnent du terrain, le peuple se tourne vers ceux qui restent : les militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kati-conakry-ouagadougou-les-nouvelles-capitales-de-la-colere"><strong>Kati, Conakry, Ouagadougou : les nouvelles capitales de la colère</strong><strong></strong></h3>



<p>Tout commence à&nbsp;Kati, près de Bamako, ce 18 août 2020. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, submergé par la colère populaire, est arrêté. En une nuit, un nom surgit :&nbsp;Assimi Goïta, visage impassible, discours clair. Les Maliens acclament.</p>



<p>Quelques mois plus tard, à Conakry, un autre colonel,&nbsp;Mamadi Doumbouya, renverse un Alpha Condé cramponné à son troisième mandat comme un naufragé à sa planche de salut. Puis vient&nbsp;Ouagadougou, où le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;s’empare du pouvoir dans un pays au bord du gouffre.</p>



<p>À chaque fois, la scène se répète : liesse populaire, promesses de refondation, drapeaux brandis, hymnes nationaux repris en chœur. Loin du cliché du putsch de palais, ces ruptures se veulent des&nbsp;soulèvements correctifs, une manière de reprendre la main sur un destin que les urnes truquées avaient confisqué.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-d-apparat-ont-echoue"><strong>Les démocraties d’apparat ont échoué</strong><strong></strong></h3>



<p>Qu’on le veuille ou non, ces coups d’État sont d’abord&nbsp;les enfants légitimes des échecs démocratiques africains. Depuis les années 1990, le continent a multiplié les constitutions taillées sur mesure, les troisièmes mandats, les parlements d’obéissance et les oppositions de façade.</p>



<p>Les urnes sont devenues des rituels sans foi, les peuples des figurants. Dans des pays comme la Guinée, le Gabon ou le Niger, la démocratie n’a pas échoué parce qu’elle a été trahie par les militaires, mais parce qu’elle a été&nbsp;épuisée par les civils.</p>



<p>À force de manipulations constitutionnelles, d’inégalités criantes et de promesses non tenues, les présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» ont perdu le droit moral de gouverner. Les armées n’ont fait, dans bien des cas, que&nbsp;ramasser les morceaux d’un édifice déjà en ruine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-regimes-de-caserne"><strong>Le retour des régimes de caserne</strong><strong></strong></h3>



<p>Du&nbsp;Mali&nbsp;au Bénin, de&nbsp;Niger&nbsp;à&nbsp;Guinée-Bissau, ils sont aujourd’hui sept États africains à être dirigés, ou en phase de l’être,&nbsp;par des régimes militaires assumés. Ce n’est pas un hasard, ces pays sont aussi ceux où la&nbsp;colère sociale&nbsp;et la&nbsp;désillusion démocratique&nbsp;ont été les plus fortes.</p>



<p>Dans le Sahel, les&nbsp;militaires&nbsp;se posent en boucliers contre le terrorisme et en gardiens d’une souveraineté malmenée. À Niamey, à Bamako, à Ouagadougou, le rejet de la tutelle française et la recherche de nouveaux partenaires – souvent russes, chinois ou turc&nbsp;– traduisent une aspiration à&nbsp;reprendre le contrôle d’un destin confisqué par les injonctions extérieures.</p>



<p>Les&nbsp;dirigeants militaires au sahel&nbsp;n’ont pas inventé la rhétorique souverainiste. Elles la traduisent en actes, parfois maladroitement, souvent brutalement, mais toujours avec cette conviction que&nbsp;la dignité nationale vaut mieux que la dépendance assistée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-des-nbsp-militaires-miroir-des-peuples"><strong>L’Afrique des&nbsp;</strong><strong>militaires</strong><strong>, miroir des peuples</strong><strong></strong></h3>



<p>Ce que les observateurs occidentaux appellent «&nbsp;<em>régression autoritaire</em>&nbsp;»,&nbsp;vu d’Afrique,&nbsp;c’est plutôt&nbsp;une&nbsp;révolution silencieuse contre la fatigue démocratique.</p>



<p>Le peuple applaudit quand les militaires renversent un président jugé corrompu, incompétent ou illégitime, parce qu’il voit dans l’uniforme non pas la menace, mais&nbsp;le dernier rempart contre la faillite.</p>



<p>Dans les rues de Bamako, de Conakry ou de Libreville, les drapeaux brandis ne sont pas ceux de la nostalgie, mais ceux de la revanche. «&nbsp;<em>Enfin des hommes qui osent&nbsp;</em>», disent les foules. Et si l’histoire nous a appris que les régimes de caserne ne sont jamais des havres de liberté,&nbsp;elle nous enseigne aussi que les démocraties sans justice ni résultats sont les meilleures écoles du désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-generationnel-et-symbolique"><strong>Un tournant générationnel et symbolique</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette nouvelle génération d’officiers – Goïta, Traoré, Doumbouya, Tchiani, Nguema – n’a ni le verbe idéologique de Nkrumah ni la verve socialiste d’un Sankara.&nbsp;Mais elle partage une même conviction, celui d’avoir la ferme conviction que le&nbsp;salut du continent ne viendra pas des urnes corrompues, mais de la reconstruction morale et souveraine de l’État.</p>



<p>Ils se disent temporaires, mais rêvent d’inscrire leurs noms dans l’histoire. Leurs transitions s’allongent, leurs discours se durcissent, leurs alliances se diversifient. Et pendant ce temps, les peuples oscillent entre espoir et inquiétude, lucidité et loyauté.</p>



<p>Ces coups d’État ne sont pas le triomphe des armes sur la démocratie, mais&nbsp;la revanche de la souveraineté sur l’impuissance institutionnelle.&nbsp;Leur message, qu’on l’aime ou qu’on le craigne, est limpide : l’Afrique n’acceptera plus de se contenter d’urnes sans justice, de républiques de façade et d’élites déconnectées.</p>



<p>Les militaires ne sont pas les sauveurs d’un continent, mais le symptôme d’une maladie plus ancienne :&nbsp;celle de démocraties mal enracinées, trop vite célébrées, trop mal construites.</p>



<p>La démocratie telle qu’on la connaît n’a pas échoué par manque d’élections, mais par manque de résultats.&nbsp;Et quand les urnes mentent,&nbsp;le bruit des bottes devient le cri de ceux qu’on n’écoute plus.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Macron en Afrique : la tournée de la dernière chance </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 14:25:02 +0000</pubDate>
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<p>La tournée africaine de Macron vise à redéfinir la présence française en Afrique. Quelles implications cette stratégie aura-t-elle ?</p>
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<p><strong><em>En quatre escales soigneusement choisies — Maurice, Afrique du Sud, Gabon et Angola — Emmanuel Macron tente une opération de séduction à grande échelle sur un continent où la France n’a jamais été aussi contestée. Chassée du Sahel, marginalisée par Moscou, Pékin et Ankara, Paris cherche à se réinventer. Plus d’arrogance postcoloniale, place à une diplomatie du réalisme, économique et symbolique. Une tournée de la dernière chance pour sauver l’influence française dans une Afrique en pleine recomposition.</em></strong></p>



<p>Sous le soleil austral de novembre, Emmanuel Macron s’envole à nouveau vers l’Afrique. L’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Gabon et l’Angola : quatre escales, quatre scènes pour un président en quête de rédemption diplomatique. Entre le 20 et le 24 novembre 2025, l’Élysée déploie sa diplomatie du rattrapage — ou, pour les plus sceptiques, de la séduction — à un moment où la France est plus contestée que jamais sur le continent. Le temps n’est plus à la Françafrique, mais à la survie d’un lien stratégique malmené, érodé par les revers militaires, les ruptures politiques et le désamour populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-la-france-en-exil-de-son-ancien-empire"><strong>L’ombre du Sahel : la France en exil de son ancien empire</strong></h2>



<p>Le décor est planté : un Sahel désormais fermé à la France, un axe Bamako–Ouagadougou–Niamey fédéré dans une Confédération des États du Sahel (AES) qui a tourné la page de Barkhane et de ses promesses déçues. Le départ des troupes françaises du Mali, puis du Burkina Faso et du Niger, a signé la fin d’un cycle : celui d’une puissance européenne persuadée d’être indispensable. L’Afrique, elle, s’est réinventée — ou du moins, cherche à le faire — en s’appuyant sur d’autres partenaires, plus discrets mais souvent plus efficaces : la Russie, la Chine, la Turquie, les Émirats.</p>



<p>Dans ce vide laissé par Paris, Moscou a avancé ses pions, drapé dans le costume du libérateur anticolonial. Les drapeaux tricolores ont disparu des capitales sahéliennes, remplacés par des slogans appelant à la souveraineté totale. Les Français, eux, ont compris que leur «<em> pré carré </em>» n’en était plus un. Et Macron, lucide ou résigné, se tourne désormais vers d’autres horizons — l’Afrique anglophone, l’océan Indien, les économies émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-pour-reconquerir-l-influence-perdue"><strong>Une tournée pour reconquérir l’influence perdue</strong></h2>



<p>De Moka à Luanda, le président français entend redéfinir les termes du partenariat : fini la tutelle, place à la coopération économique. Le message est clair — la France ne viendra plus « <em>donner des leçons</em> », mais « <em>signer des contrats </em>».</p>



<p>À Maurice, il mise sur la croissance et la stabilité d’une île carrefour entre l’Afrique et l’Asie. En Afrique du Sud, il participera au G20 de Johannesburg, cherchant à se présenter comme le visage européen d’un partenariat équitable. Au Gabon, il tentera de renouer les fils avec Brice Oligui Nguema, le général devenu président après la chute de la dynastie Bongo, symbole d’une époque que Paris dit vouloir oublier. Quant à l’Angola, elle devient la pièce maîtresse du puzzle : riche en pétrole et en minerais critiques, elle attire les convoitises de l’Europe post-carbone — et Macron espère y arrimer le programme « <em>Global Gateway </em>», le contrepoids européen aux « <em>Nouvelles Routes de la Soie</em> » chinoises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-seduire-sans-dominer-la-nouvelle-grammaire-francaise"><strong>Séduire sans dominer : la nouvelle grammaire française</strong></h2>



<p>Le temps est aux « <em>partenariats horizontaux </em>», à la diplomatie économique et culturelle. Le discours est rodé : « <em>Nous voulons être un partenaire, pas un tuteur </em>». Mais dans les chancelleries africaines, on écoute avec un sourire prudent. Car au Sahel, l’ombre du passé est longue. Les mots de Macron à Ouagadougou en 2017, promettant une ère nouvelle entre la France et l’Afrique, résonnent aujourd’hui avec une ironie amère.</p>



<p>Cette tournée, que l’Élysée présente comme une « <em>redéfinition des relations</em> », ressemble surtout à une opération de reconquête symbolique. Il ne s’agit plus de sauver une influence perdue, mais d’éviter qu’elle ne disparaisse complètement. Le président français avance comme un funambule : entre l’arrogance du passé et la nécessité d’un nouveau ton, entre la nostalgie des drapeaux tricolores et l’obligation de composer avec les puissances émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-en-recomposition-une-france-en-repositionnement"><strong>Un continent en recomposition, une France en repositionnement</strong></h2>



<p>L’Afrique de 2025 n’est plus celle des bases militaires et des discours de coopération. Elle est celle des corridors commerciaux sino-africains, des accords de défense russo-sahéliens, et des ambitions énergétiques des pays du Golfe. Dans ce nouveau jeu, la France cherche désespérément sa place.</p>



<p>Macron, plus que ses prédécesseurs, a compris que l’avenir africain se joue désormais loin des vieilles capitales francophones. Mais le pari est risqué. Il faudra convaincre des partenaires qui n’ont ni la mémoire affective ni la dette historique envers Paris. L’île Maurice et l’Angola n’ont jamais été des colonies françaises — et c’est peut-être là, paradoxalement, que se trouve la chance du renouveau : un dialogue sans ressentiment, un commerce sans culpabilité.</p>



<p>La tournée africaine d’Emmanuel Macron n’est pas celle d’un conquérant, mais d’un survivant. L’ère de la Françafrique est révolue, celle de la France-afrique économique commence — avec humilité, contrainte et réalisme.</p>



<p>À travers ce voyage, Paris tente de montrer qu’elle reste un acteur crédible dans un continent où la géopolitique se redessine sans elle. Mais au fond, ce périple a la saveur d’un mea culpa : celui d’une puissance qui, après avoir trop longtemps cru parler au nom de l’Afrique, cherche aujourd’hui à simplement lui parler.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gabon : Brice Oligui Nguema élu président avec 90,35 % des voix, un scrutin à forte portée symbolique</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 17:56:49 +0000</pubDate>
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<p>Brice Oligui Nguema a été élu président du Gabon avec plus de 90 % des voix, selon les résultats provisoire officiels. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Brice Oligui Nguema a été élu président du Gabon avec plus de 90 % des voix, selon les résultats provisoire officiels. Ce scrutin, premier depuis la chute du régime Bongo, s’est déroulé dans le calme, avec une participation élevée. Au-delà du plébiscite, cette élection marque une étape décisive pour la transition politique du pays, et interroge plus largement sur la forme que prend la démocratie dans un contexte post-coup d’État.</em></strong></p>



<p>Sans surprise, Brice Oligui Nguema a été élu président du Gabon dimanche 13 avril, avec 90,35 % des suffrages exprimés. Cet ancien chef de la garde républicaine, à la tête de la transition depuis le renversement d’Ali Bongo en août 2023, entame ainsi un mandat de sept ans. Il devient le premier président gabonais, depuis 1967, à ne pas porter le nom de Bongo Ondimba.</p>



<p>Avec une participation annoncée à 70,4 %, le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans incidents majeurs. Contrairement aux élections précédentes marquées par des contestations violentes, le vote du 12 avril s’est tenu dans une atmosphère sereine, avec maintien des réseaux de communication et accès autorisé aux médias lors du dépouillement.</p>



<p>Annoncé comme son principal rival, Alain Claude Billie-By-Nze, ancien Premier ministre d’Ali Bongo, n’a recueilli que 3,02 % des voix. Les six autres candidats n’ont pas franchi la barre des 1 %. Ce résultat, sans équivoque, reflète autant l’ancrage populaire d’Oligui Nguema que le rejet massif de l’ancien régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une transition désormais incarnée</strong></h3>



<p>Porté au pouvoir par un coup d’État qui avait mis fin à 55 ans de règne familial, Brice Oligui Nguema bénéficie d’une forte popularité, notamment parmi les jeunes. Son élection formelle vient clore la séquence transitoire. Mais elle ouvre une autre interrogation, celle de la capacité d’un pouvoir issu d’un coup d’Etat à s’ancrer dans un cadre institutionnel démocratique.</p>



<p>L’ouverture du processus électoral à l’observation, la participation élevée et l’absence de violence ont été saluées, y compris par des observateurs internationaux. Des éléments qui contrastent avec la défiance persistante autour de certains scrutins dans la région. En cela, le Gabon projette une image stabilisatrice – encore fragile – dans un espace sahélien marqué par les transitions militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un signal pour l’Afrique et au-delà</strong></h3>



<p>L’élection gabonaise intervient dans un contexte continental où les modèles démocratiques peinent à se renouveler. Si le retour au vote est à souligner, le score obtenu interroge sur la pluralité réelle de l’offre politique. La faiblesse de l’opposition et l’absence d’alternance effective posent la question de la construction d’une démocratie durable.</p>



<p>À l’échelle régionale, cette élection pourrait néanmoins servir de repère : celui d’un passage, même imparfait, d’une transition militaire à un pouvoir civil. Pour nombre de pays africains confrontés aux turbulences institutionnelles, le cas gabonais sera observé de près – à la fois comme espoir, et comme mise en garde.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gabon : Oligui Nguema, candidat unique d’un scrutin pluraliste</title>
		<link>https://saheltribune.com/gabon-oligui-nguema-candidat-unique-dun-scrutin-pluraliste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 09:52:21 +0000</pubDate>
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<p>Dix-huit mois après avoir renversé Ali Bongo, le général Oligui dépose l’uniforme pour endosser le costume de candidat. Entre continuité assumée et rupture proclamée, le Gabon s’apprête à voter sous tension contenue.</p>
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<p><strong><em>Dix-huit mois après avoir renversé Ali Bongo, le général Oligui dépose l’uniforme pour endosser le costume de candidat. Entre continuité assumée et rupture proclamée, le Gabon s’apprête à voter sous tension contenue.</em></strong></p>



<p>Libreville – Ce samedi 29 mars, le Gabon s’engagera dans une campagne présidentielle qui n’en porte que le nom, tant les dés semblent pipés d’avance. Dix-huit mois après avoir mis fin à la dynastie Bongo, le général Brice Clotaire Oligui Nguema se présente, non pas en soldat, mais en bâtisseur. L’ancien chef de la garde prétorienne d’Ali Bongo a déposé la vareuse – officiellement – pour se hisser, par les urnes cette fois, à la tête d’un pays qu’il contrôle déjà.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sept candidats, un scrutin&nbsp;</strong></h3>



<p>Le scrutin du 12 avril prochain doit clore une transition militaire dont les contours ont évolué au gré des humeurs du palais du bord de mer. Initialement annoncée pour durer deux ans, la transition s’est brusquement accélérée, portée par une fièvre législative qui a permis au général-président de «&nbsp;<em>se mettre à disposition</em>&nbsp;» – jolie formule – pour briguer sept années de pouvoir civil.</p>



<p>Entretemps, l’homme s’est fait discret… puis omniprésent. Inaugurations, messes, chantiers, tournées de proximité – tout y est passé. Son épouse Zita n’est pas en reste, animant meetings et comités de soutien. Le décor est planté. Le message aussi : Oligui ne se présente pas, il s’impose. L’appareil d’État, comme les loges traditionnelles et les associations satellites, ont déjà choisi leur camp. Celui du Rassemblement des bâtisseurs.</p>



<p>Face à lui, sept candidats dont un seul fait figure d’adversaire sérieux : Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre d’Ali Bongo. Un comble : l’ex-protégé du régime honni prétend aujourd’hui incarner la rupture. Il dénonce le «&nbsp;<em>faux semblant</em>&nbsp;» d’une transition qui reconduit les méthodes, les visages et les fidélités du passé. Et promet une renaissance gabonaise articulée autour d’un virage libéral, d’une souveraineté industrielle retrouvée, et d’un «&nbsp;<em>minimum jeunesse&nbsp;</em>» à la scandinave.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le pouvoir s’écrit au fusil avant de se déclamer au suffrage</h3>



<p>Mais Bilie-By-Nze ne se contente pas d’un programme. Il dégaine aussi l’arme sensible : Sylvia Bongo et son fils Noureddin, embastillés depuis dix-huit mois sans procès. Il réclame justice, au nom de la République. Oligui, lui, temporise. La justice fait son travail, dit-il, preuves à l’appui. Pas de date de procès, mais une assurance : la procédure est équitable. L’affaire a quitté Libreville pour Paris, où une information judiciaire est ouverte. En coulisses, les avocats de la famille Bongo parlent de torture, d’humiliation, de violation des droits fondamentaux.</p>



<p>Un parfum de revanche plane sur cette séquence. Mais Oligui, en bon stratège, se garde de régler ses comptes frontalement. Il avance masqué, fort du soutien populaire que lui a valu la chute d’un régime à bout de souffle. Pour beaucoup, il est l’homme qui a tourné la page. Pour ses détracteurs, il est simplement la suite sans fin d’une mécanique de pouvoir qui se recycle au gré des costumes – kaki ou civil.</p>



<p>Reste à voir ce que les urnes diront le 12 avril. Le Gabon votera, oui. Mais de quel choix s’agit-il ? D’un plébiscite masqué ou d’un acte fondateur d’une nouvelle République ? Entre les promesses d’un futur civil et les réflexes d’un passé militaire, le général-candidat joue sa légitimité sur deux tableaux. Dans ce pays à la mémoire longue, le peuple, lui, n’a pas oublié que le pouvoir, souvent, s’écrit au fusil avant de se déclamer au suffrage.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Démocratie en sursis : les urnes ne trompent plus personne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 05:09:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d&#039;État]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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<p>Entre coups d’État, transitions prolongées et élections sous contrôle, l’Afrique de l’Ouest voit sa démocratie se transformer en mirage. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Entre coups d’État, transitions prolongées et élections sous contrôle, l’Afrique de l’Ouest voit sa démocratie se transformer en mirage. Tandis que les militaires s’installent au pouvoir et que les présidents réécrivent les règles du jeu, une question demeure&nbsp;: s’agit-il d’une mutation du pouvoir ou d’un retour aux vieux réflexes autoritaires ?</em></strong></p>



<p>Le vent de la démocratie, qui soufflait sur l’Afrique de l’Ouest depuis les années&nbsp;1990, s’est essoufflé, remplacé par un retour méthodique des régimes militaires et des présidences à vie. Putshistes reconvertis en candidats, élections sous contrôle, révisions constitutionnelles taillées sur mesure… La région n’assiste pas à une rupture brutale avec le passé, mais à une mutation subtile du pouvoir, où l’armée et les élites politiques réinventent les règles du jeu à leur avantage. Derrière les discours de transition et de souveraineté, une question demeure&nbsp;: qui aura le dernier mot, les urnes ou la kalachnikov ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’armée, nouvelle colonne vertébrale du pouvoir</strong></h3>



<p>Mali, Burkina Faso, Niger, en l’espace de trois ans, ces trois États sahéliens ont basculé sous le contrôle des militaires, qui ont justifié leur prise de pouvoir par la nécessité de lutter contre le terrorisme et de restaurer l’autorité de l’État. Le peuple, fatigué des élites corrompues et des interventions étrangères, a applaudi. Mais à mesure que les promesses d’élections s’éloignent et que les discours souverainistes se durcissent, le pouvoir militaire s’installe, se structure et se pérennise.</p>



<p>Le modèle inspire. Au Gabon, Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir par la force en août 2023, s’est découvert une vocation démocratique et s’apprête à briguer un mandat présidentiel en avril 2025. Même logique au Tchad, où Mahamat Idriss Déby s’est offert un vernis électoral en 2024, perpétuant une dynastie familiale vieille de 30 ans. Quant à Faure Gnassingbé, au Togo, il préfère remodeler la Constitution pour sécuriser son pouvoir, rendant toute alternance improbable. Autrement dit, ici on ne renverse pas le système, on le réorganise à son avantage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Élections ou simulations démocratiques ?</strong></h3>



<p>Le vernis démocratique est intact, mais la structure est pourrie. À Conakry comme à Libreville, les transitions militaires finissent toujours par ressembler aux régimes qu’elles ont renversés. Les élections ne sont plus un moyen d’alternance, mais un instrument de consolidation du pouvoir en place. Les opposants sont écartés, les processus verrouillés et les urnes scellées avant même l’ouverture des bureaux de vote.</p>



<p>En Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló a prolongé son mandat en douce et compte bien rester aux commandes. Ailleurs, on ne s’embarrasse même plus de subtilités. Les militaires, jadis considérés comme des arbitres provisoires, deviennent les joueurs principaux, légitimant leur pouvoir à travers des réformes constitutionnelles taillées à la mesure de leur ambition.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La démocratie à l’africaine, mutation ou mirage ?</strong></h3>



<p>Face à ce réajustement silencieux du pouvoir, la CEDEAO assiste, impuissante, à l’effondrement du modèle démocratique qu’elle prétend défendre. Incapable de sanctionner efficacement les militaires, elle a perdu trois de ses membres stratégiques (Mali, Burkina, Niger), qui ont claqué la porte en janvier 2025, dénonçant son hypocrisie et son alignement sur les intérêts occidentaux. Le signal est sans appel&nbsp;: là où la CEDEAO voyait des « <em>coups d’État </em>», les peuples voyaient une forme de libération.</p>



<p>Sommes-nous face à une reconfiguration autoritaire ou à une réinvention du pouvoir adaptée aux réalités africaines ? La question est légitime. L’idéal démocratique importé des années&nbsp;1990 a montré ses limites, souvent incapable de répondre aux attentes des populations et vulnérable aux élites prédatrices. Mais si la démocratie devait être réinventée, ce serait avec plus de liberté, pas moins.</p>



<p>L’histoire l’a prouvé, on peut retarder l’alternance, jamais l’empêcher. Les urnes verrouillées finissent toujours par exploser. Et ceux qui croient qu’un uniforme est un bouclier contre l’histoire feraient bien de relire les chapitres précédents.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle au Gabon : élection de rupture ou continuité déguisée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Brice Oligui Nguema]]></category>
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<p>Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir par un coup d’État en août 2023, officialise sa candidature à la présidentielle du 12 avril 2025.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir par un coup d’État en août 2023, officialise sa candidature à la présidentielle du 12&nbsp;avril 2025. Entre promesse de stabilité et crainte d’une transition verrouillée, son entrée en lice pose une question cruciale&nbsp;: s’agit-il d’un retour à l’ordre constitutionnel ou d’une militarisation durable du pouvoir au Gabon ?</em></strong></p>



<p>Il y a des candidatures qui sonnent comme une évidence et d’autres qui rappellent à quel point la transition démocratique peut être un chemin sinueux. Brice Oligui Nguema, général devenu président par la force des armes, veut désormais l’être par la voie des urnes. À la tête du Gabon depuis le coup d’État d’août 2023 qui a renversé Ali Bongo, l’homme fort de Libreville a officialisé sa participation à l’élection présidentielle du 12&nbsp;avril 2025. Un passage de témoin… à lui-même ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un putschiste en quête de légitimité</strong></h3>



<p>Il n’aura fallu que dix-huit mois pour que celui qui se présentait comme le garant d’une transition pacifique décide de transformer son rôle de chef de l’État par intérim en une ambition présidentielle assumée. « <em>Rebâtir le pays</em> », c’est ainsi qu’il justifie sa candidature, s’appuyant sur la nouvelle Constitution adoptée par référendum en novembre 2024, qui consacre un mandat présidentiel de sept ans renouvelables une fois. Une réforme taillée sur mesure ? Ses adversaires ne s’en privent pas de le penser.</p>



<p>Le paradoxe n’échappe à personne. C’est en dénonçant un pouvoir dynastique accaparé par la famille Bongo qu’Oligui Nguema s’est emparé du pouvoir. Aujourd’hui, sa candidature légitime l’idée que les transitions militaires finissent toujours par ressembler aux régimes qu’elles ont renversés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Stabilisateur ou nouveau verrou à l’alternance ?</strong></h3>



<p>Reste que le général-président bénéficie encore d’un certain capital politique. Le Gabon de 2025 n’est plus tout à fait celui de 2023, lorsque l’élection contestée d’Ali Bongo et l’intervention des militaires avaient mis fin à 56&nbsp;ans de règne familial. En dix-huit mois, Oligui Nguema a consolidé son pouvoir en jouant la carte de l’apaisement, en multipliant les consultations et en instaurant un dialogue avec une société civile longtemps mise à l’écart.</p>



<p>Mais derrière cette façade consensuelle, sa candidature divise. Pour ses partisans, il est le seul à même de garantir la stabilité du pays et d’éviter un retour aux tensions politiques. « <em>Le Gabon ne peut pas se permettre une nouvelle crise »,</em>&nbsp;clament-ils. Pour ses détracteurs, cette candidature est le signe d’une militarisation durable du pouvoir, l’aveu que la transition ne fut qu’un prétexte pour s’installer durablement.</p>



<p>D’autant que la nouvelle loi électorale autorise les militaires à se présenter, un aménagement réglementaire qui, là encore, semble tomber à point nommé. Un militaire-candidat, une Constitution remodelée, une opposition affaiblie. Le terrain semble balisé pour Oligui Nguema.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une élection décisive pour l’avenir du Gabon</strong></h3>



<p>L’élection du 12&nbsp;avril 2025 ne sera pas seulement un scrutin, mais un test grandeur nature pour la démocratie gabonaise. Si Brice Oligui Nguema l’emporte, il aura sept ans pour prouver qu’il n’est pas qu’un putschiste reconverti en chef d’État. Mais son élection marquerait aussi la victoire d’un schéma politique bien connu en Afrique&nbsp;: celui du militaire venu au pouvoir par la force et décidé à y rester par les urnes.</p>



<p>Pour le Gabon, l’alternative est claire&nbsp;: soit cette élection ouvre réellement la voie à une gouvernance plus transparente, soit elle ancre un peu plus le pouvoir dans la continuité du passé. L’avenir nous dira si le général-président est un homme de transition… ou un homme de transition permanente.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gabon : les ministres sommés de passer leurs vacances auprès du peuple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 12:23:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<category><![CDATA[vacances des ministres]]></category>
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<p>Les ministres gabonais passent leurs vacances sur le territoire national pour se rapprocher des réalités du pays. Découvrez cette directive du président de la Transition.</p>
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<p><strong><em>Les ministres gabonais se voient contraints de passer leurs vacances sur le territoire national, dans leurs localités d&rsquo;origine, pour se rapprocher des réalités quotidiennes de leurs concitoyens. Cette directive, émise par le président de la Transition, Brice Oligui Nguema, vise à les impliquer davantage dans la vie du pays, loin des conforts habituels.</em></strong></p>



<p>Il y a quelque chose d&rsquo;intrinsèquement ironique, dans cette nouvelle consigne adressée aux ministres gabonais par le président de la Transition, Brice Oligui Nguema. Alors que la plupart des gens voient les vacances comme une occasion de s&rsquo;échapper, de mettre de la distance entre eux et leurs responsabilités, d&rsquo;aller explorer de nouveaux horizons ou simplement de se détendre loin du quotidien, les ministres du Gabon, eux, se voient assignés à résidence. Non seulement ils doivent rester dans le pays, mais ils sont expressément invités à passer leurs congés dans leurs localités d&rsquo;origine, au plus près de la population.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-certaine-dose-de-cynisme">Une certaine dose de cynisme</h3>



<p>Le message est clair : pas de plages exotiques, de montagnes fraîches ou de capitales culturelles pour ces dirigeants. Pas de farniente sous les palmiers ni de découvertes gastronomiques dans des pays lointains. Au lieu de cela, ils devront se plonger dans la réalité brute de leur propre pays, écouter les doléances de leurs concitoyens, et s&rsquo;imprégner des conditions de vie locales. En théorie, cela semble être une initiative louable, un effort pour rapprocher les dirigeants de ceux qu&rsquo;ils gouvernent. Après tout, quoi de mieux pour un ministre que de passer ses vacances à « <em>écouter les doléances</em> » des habitants, à ressentir directement le pouls de la nation, loin des bureaux climatisés et des réunions feutrées de la capitale ?</p>



<p>Mais à bien y réfléchir, cette directive cache une certaine dose de cynisme. Car, soyons honnêtes, les vacances sont habituellement un temps de repos, un moment pour se ressourcer, pour se déconnecter du stress et des responsabilités. Imaginer un ministre, habitué aux conforts de la vie officielle, se retrouver à passer ses journées à écouter les plaintes des citoyens, à constater de visu les routes en mauvais état, les écoles en ruine, ou les dispensaires sous-équipés, a quelque chose de paradoxal. C’est un peu comme si, pour une semaine, ces dirigeants étaient sommés de quitter leurs habits de décideurs pour endosser ceux de citoyens ordinaires, immergés dans la réalité parfois crue du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-a-la-realite-doree-du-pouvoir-est-imminent"><strong>Le retour à la réalité dorée du pouvoir est imminent</strong></h3>



<p>Cette directive pourrait prêter à sourire si elle n&rsquo;était pas également empreinte d&rsquo;une certaine gravité. Car la question sérieuse qui se pose est la suivante : est-ce vraiment de cette manière que l&rsquo;on peut rapprocher les dirigeants de leurs administrés ? Les quelques jours que ces ministres passeront sur le terrain suffiront-ils à leur donner une idée réelle des défis quotidiens auxquels sont confrontés les Gabonais ? Ou bien cette directive ne sera-t-elle qu’un exercice de communication, une simple mise en scène destinée à montrer que le gouvernement se soucie du peuple, tout en sachant pertinemment que le retour à la réalité dorée du pouvoir est imminent ?</p>



<p>Il y a un risque non négligeable que ces quelques jours de «&nbsp;<em>vacances&nbsp;»</em> soient perçus par les ministres comme une simple formalité, une corvée imposée par la nouvelle ligne de conduite du président de la Transition. Après tout, combien d&rsquo;entre eux vont vraiment s&rsquo;immerger dans la réalité quotidienne de leurs concitoyens, se confronter aux difficultés qu&rsquo;ils rencontrent chaque jour, et revenir avec des solutions concrètes et applicables ? Et combien, au contraire, vont se contenter de faire acte de présence, avant de retourner rapidement à leurs bureaux où l&rsquo;air est plus frais et les préoccupations plus distantes ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-goutte-d-eau-dans-l-ocean-des-defis"><strong>Une goutte d&rsquo;eau dans l&rsquo;océan des défis</strong></h3>



<p>La distance entre les élites politiques et les réalités vécues par la majorité de la population est souvent abyssale. C’est une distance que l’on tente, pour une semaine au moins, de combler, sans vraiment y croire. Car même si ces vacances forcées sur le territoire national peuvent sembler être une bonne idée sur le papier, elles ne régleront pas les problèmes structurels qui minent la gouvernance et l&rsquo;administration publique.</p>



<p>Il ne suffit pas de passer quelques jours dans une localité pour comprendre et résoudre les problèmes qui s&rsquo;y posent. Les vraies solutions demandent un engagement de long terme, une présence continue sur le terrain, et surtout une volonté politique de transformer les réalités locales. Or, cette volonté ne peut pas naître d&rsquo;une semaine de vacances, aussi bien intentionnée soit-elle.</p>



<p>Au final, cette initiative risque de n&rsquo;être qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau dans l&rsquo;océan des défis auxquels fait face le Gabon. Les ministres, après avoir respecté la lettre de la consigne, repartiront-ils avec une nouvelle empathie pour les difficultés de leurs concitoyens ? C’est peu probable. Une fois les caméras éteintes, l&rsquo;avion pour des destinations plus confortables reprendra son cours, et les véritables vacances commenceront pour certains. En attendant, le peuple, lui, continuera de vivre dans les mêmes conditions, avec ou sans la visite temporaire de ses dirigeants.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dialogue national : un « nouveau départ » ou une chape de plomb sur le Gabon ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 14:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue national]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[remise des résolutions]]></category>
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<p>Le Dialogue national au Gabon a pris fin avec la remise de résolutions cruciales pour le pays. Découvrez les réformes proposées et leurs implications.</p>
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<p><strong><em>Le Gabon conclut son Dialogue national le 28&nbsp;avril 2024. Les résolutions ont été remises au président de la transition, ce mardi&nbsp;30&nbsp;avril 2024, dans le palais présidentiel à Libreville. Ce document crucial propose des réformes radicales, incluant des restrictions sévères sur l’éligibilité politique et des politiques de préférence nationale strictes.</em></strong></p>



<p>Ah, le Gabon ! Sous les lustres éclatants et les hauts plafonds blancs du palais présidentiel à Libreville, le théâtre politique gabonais a encore joué une de ses pièces les plus éblouissantes ce mardi&nbsp;30&nbsp;avril 2024. La conclusion du Dialogue national, un spectacle raffiné où des artistes et des prières ont précédé la remise d’un document de mille résolutions au président de la transition. Un scénario impeccablement orchestré, diraient certains. Mais qu’en est-il vraiment ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-theatre-comique"><strong>Du théâtre comique</strong></h2>



<p>Déjà, l’odeur du papier fraîchement imprimé du rapport semble masquer une fragrance moins agréable, celle des manœuvres politiques et des décisions qui pourraient bien réduire le champ des libertés plutôt que de le libérer. Par exemple, la recommandation de suspendre tous les partis politiques frappe d’une force particulière le PDG, l’ancien parti au pouvoir. Ah, le PDG ! Ce bouc émissaire parfait, dont les leaders sont non seulement suspendus, mais aussi menacés de poursuites judiciaires et d’inéligibilité. Quel formidable moyen de couper l’herbe sous le pied de l’opposition, n’est-ce pas ?</p>



<p>Puis, il y a cette délicieuse ironie des « <em>résolutions</em> » prônant une politique de préférence nationale à peine déguisée. Candidats à la présidence ? Assurez-vous d’être nés de père et mère gabonais. Vous voulez faire partie du gouvernement ? Mieux vaut être Gabonais « <em>d’origine</em> ». Et pour couronner le tout, un mariage avec un citoyen gabonais est nécessaire pour accéder à certains ministères. Ce n’est plus du nationalisme, c’est presque du théâtre comique, si ce n’était pas aussi tragiquement exclusif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-coeur-du-gabon-balance"><strong>Le cœur du Gabon balance</strong></h2>



<p>Le&nbsp;<em>summum</em>&nbsp;de cette farce nationaliste est peut-être cette nouvelle charte des valeurs gabonaises que tout nouvel arrivant devra signer. Une mesure qui semble moins une ouverture sur le monde qu’une porte claquée au nez de la diversité et de l’inclusion.</p>



<p>Alors, que reste-t-il de ce « <em>nouveau départ</em> » pour le Gabon ? Un départ, peut-être, mais vers quoi ? Vers une démocratie renouvelée ou vers un régime où le contrôle et l’exclusion prévalent sous couvert de réformes ?&nbsp;</p>



<p>Les lustres du palais présidentiel brillent certainement, mais ils éclairent aussi les ombres de ce qui pourrait être un recul déguisé en progrès. Le Gabon mérite un dialogue qui embrasse véritablement toutes les voix, pas seulement celles qui résonnent dans les échos d’une grande salle sous surveillance. Reste à voir si ces résolutions seront appliquées ou resteront de belles paroles sur du papier luxueux. Entre espoir et scepticisme, le cœur du Gabon balance.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Coups d’État sélectifs : les photos de Macron et de chefs d&#8217;Etat africains mettent en lumière l’incohérence politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 17:39:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les réseaux sociaux ont récemment été secoués par des clichés intrigants de la COP 28 en Arabie Saoudite, montrant les présidents français Emmanuel Macron et Sénégalais Macky Sall aux côtés du « chef de la junte gabonaise » Brice Clotaire Oligui Nguema.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Les réseaux sociaux ont récemment été secoués par des clichés intrigants de la <a href="https://www.jeuneafrique.com/1508636/economie-entreprises/cop28-a-dubai-quels-chefs-detat-africains-seront-presents/">COP 28 </a>à Dubaï, montrant les <a href="https://www.afrique-sur7.ci/le-putschiste-brice-clotaire-oligui-nguema-recu-par-emmanuel-macron" target="_blank" rel="noreferrer noopener">présidents français Emmanuel Macron</a>, Sénégalais Macky Sall, et aussi de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie aux côtés du « <a href="https://saheltribune.com/gabon-chute-de-lempire-bongo/"><em>chef de la junte gabonaise</em> »</a> Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette image souligne une réalité politique complexe, mettant en lumière la politique de deux poids deux mesures adoptées par ces chefs d’État.</p>



<p>Alors que la France soutient activement une intervention militaire de la Cédéao au Niger, les dirigeants français et sénégalais semblent négliger les implications morales en posant aux côtés du chef de junte du Gabon. Cette apparente contradiction soulève des questions sur la cohérence de leur positionnement face aux coups d’État, soutenant certains tout en condamnant d’autres.</p>



<p>Les tensions politiques ne se limitent pas à ces clichés. Lors du <a href="https://www.financialafrik.com/2023/07/28/a-saint-petersbourg-macky-sall-fait-la-lecon-au-capitaine-ib-traore/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg</a> en juillet 2023, le président sénégalais a ostensiblement refusé de figurer sur la même photo de famille que son homologue burkinabè. Ces actes en apparence anodins révèlent les relations diplomatiques complexes et parfois ambivalentes entre les pays.</p>



<p>Le Sénégal, en tant qu’ancienne colonie française, semble emprunter la voie de son ancien colonisateur en soutenant des dirigeants arrivés au pouvoir par la force, pourvu qu’ils servent ses intérêts. Cependant, cette loyauté semble s’effriter lorsqu’il s’agit de coups d’État contraires à ses propres intérêts, comme observés au Niger et au Mali. Une dichotomie apparente entre « <em>bons</em> » et « <em>mauvais</em> » coups d’État se dessine, jetant une lumière crue sur les jeux politiques internationaux.</p>



<p>Ces images, bien au-delà de simples poses photographiques, dévoilent les intrications complexes des alliances politiques, mettant en exergue la nécessité de décoder les intentions derrière les sourires officiels.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gabon : chute de l&#8217;empire Bongo ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 08:51:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À peine déclaré vainqueur à l’issue des élections générales du 26 aout dernier, Ali Bongo Odimba perd le pouvoir. Des militaires ont déclaré, ce mercredi 30 aout 2023, l’annulation des élections générales, la dissolution des institutions de l’État et la fermeture des frontières du pays jusqu’à nouvel ordre. Cela signe la fin de la dynastie Bongo.</p>
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<p><strong>À peine déclaré vainqueur à l’issue des élections générales du 26 aout dernier, Ali Bongo Odimba perd le pouvoir. Des militaires ont déclaré, ce mercredi 30 aout 2023, l’annulation des élections générales, la dissolution des institutions de l’État et la fermeture des frontières du pays jusqu’à nouvel ordre. Cela signe la fin de la dynastie Bongo. </strong></p>



<p>Jusque-là présent dans la partie occidentale de l’Afrique, le phénomène des coups d&rsquo;Etat militaire vient de connaitre son premier développement dans la partie centrale de l’Afrique avec le renversement du dictateur Ali Bongo Odimba, au pouvoir depuis 2009.  </p>



<p>Un groupe d’officiers supérieurs de l’armée gabonaise a annoncé, tôt ce mercredi matin, sur les ondes de la Télévision publique du pays, avoir pris le pouvoir. Cela fait suite à la confirmation de la victoire du président sortant, Ali Bongo, qui a recueilli 64,27 % des suffrages et a ainsi officiellement été réélu pour un troisième mandat que le Centre gabonais des élections (CGE).</p>



<p>« <em>Aujourd’hui, 30 aout 2023, nous, forces de défense et de sécurité réunies au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI), au nom du peuple gabonais et en tant que garants de la protection des institutions, avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place</em> », a déclaré un porte-parole militaire. Il a poursuivi en annonçant également l’annulation des élections générales du 26 aout, la fermeture de toutes les frontières jusqu’à nouvel ordre et la dissolution de toutes les institutions de la république. Les auteurs de ce coup d’État estiment que les résultats des élections « <em>sont tronqués</em> ». Ils les déclarent nuls et non avenus. </p>



<p>Selon plusieurs enquêtes, Ali Bongo était arrivé au pouvoir par le trucage des résultats des élections d’aout 2009.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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