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	<title>Archives des France | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des France | Sahel Tribune</title>
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		<title>Rupture des relations diplomatiques avec la France : Le Burkina Faso invoque la souveraineté nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 20:55:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ouagadougou rompt ses relations diplomatiques avec Paris. Le gouvernement burkinabè justifie cette décision par la défense de sa souveraineté et annonce une nouvelle orientation diplomatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé, vendredi 26 juin 2026, sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec la République française à compter de cette même date. Dans un communiqué officiel signé par le porte-parole du gouvernement, les autorités burkinabè indiquent que cette mesure a été prise après une évaluation approfondie de l&rsquo;état actuel des relations bilatérales entre les deux pays. Selon le document, les conditions nécessaires au maintien de ces relations ne sont désormais plus réunies.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités expliquent que les principes devant guider les relations entre les deux États, notamment le respect mutuel, la confiance réciproque, le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures ainsi que le respect de la souveraineté nationale, ne sont plus respectés. Le gouvernement estime que cette situation justifie la rupture des relations diplomatiques avec la France. Cette décision est présentée comme une conséquence directe de la dégradation du cadre institutionnel des rapports entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Relations bilatérales jugées désormais incompatibles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué affirme également que cette situation se traduit par un activisme permanent du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso. Les autorités burkinabè dénoncent ce qu&rsquo;elles qualifient d&rsquo;ambitions néocoloniales, soutenues selon elles par des réseaux subversifs ainsi que par des groupes terroristes opérant au Burkina Faso et dans l&rsquo;ensemble du Sahel. Elles dénoncent aussi des discours jugés partiaux visant à présenter leur pays de manière négative sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement considère que ces agissements participent à une volonté de domination et d&rsquo;asservissement du Burkina Faso. Face à cette situation, il affirme avoir choisi la responsabilité ainsi que la défense de sa souveraineté nationale. Les autorités précisent toutefois que cette rupture diplomatique ne remet pas en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux existant entre les peuples burkinabè et français. Elles soulignent que la décision concerne exclusivement les relations institutionnelles entre les deux États.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Protection des ressortissants malgré la décision</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué apporte également des assurances concernant la sécurité des ressortissants présents sur le territoire burkinabè. Le gouvernement affirme maintenir son engagement à garantir leur protection ainsi que la préservation de leurs intérêts. Il réaffirme aussi son hospitalité envers les ressortissants étrangers vivant au Burkina Faso. Les citoyens sont invités à faire preuve de responsabilité, de retenue ainsi que de civisme dans leurs rapports avec les ressortissants français et les autres expatriés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités rappellent que le respect des lois de la République demeure une obligation pour tous. Elles insistent sur la nécessité d&rsquo;éviter tout comportement pouvant porter atteinte aux personnes ou aux biens. Cet appel s&rsquo;adresse à l&rsquo;ensemble de la population afin que cette décision diplomatique ne provoque pas de tensions envers les communautés étrangères résidant dans le pays. Le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de préserver l&rsquo;ordre public malgré cette évolution des relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nouvelle orientation annoncée pour la politique étrangère</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso réaffirme par ailleurs sa détermination à poursuivre une politique étrangère indépendante. Le communiqué précise que cette orientation repose sur la diversification des partenariats internationaux ainsi que sur le renforcement de la coopération Sud-Sud. Les autorités indiquent également vouloir développer des relations équilibrées avec tous les États partageant les principes du respect mutuel, de l&rsquo;égalité souveraine ainsi que de la défense des intérêts légitimes de chaque nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement souligne également que cette politique vise la promotion de la paix, de la sécurité ainsi que du développement durable. Il affirme que cette stratégie constitue désormais le fondement de son action diplomatique. Les autorités indiquent vouloir renforcer leurs relations avec les partenaires respectant les choix souverains du Burkina Faso. Elles réaffirment leur volonté de conduire une politique extérieure conforme aux intérêts du peuple burkinabè et aux priorités nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dialogue international maintenu sur bases souveraines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le communiqué précise que le Burkina Faso demeure ouvert au dialogue avec l&rsquo;ensemble des États de la communauté internationale. Les autorités indiquent que ce dialogue devra reposer sur le respect mutuel, la réciprocité ainsi que l&rsquo;égalité souveraine entre les nations. Elles réaffirment leur disponibilité à coopérer avec tous les pays dans le respect des intérêts légitimes de chacun, sans remise en cause de leur souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement conclut en réaffirmant son engagement à bâtir, avec les nations attachées à la paix et à la justice, un monde plus libre, plus juste et plus solidaire. Ce communiqué marque ainsi une nouvelle étape dans l&rsquo;orientation diplomatique du Burkina Faso. Il confirme la volonté des autorités de poursuivre une politique extérieure fondée sur l&rsquo;indépendance, la diversification des partenariats ainsi que la défense de la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ouagadougou dénonce une résolution du Parlement européen et fustige une « ingérence néocoloniale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso a rejeté une résolution du Parlement européen sur les libertés fondamentales. Les autorités de transition dénoncent une ingérence néocoloniale, accusent des réseaux liés à la France et réaffirment leur souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement burkinabè a vivement rejeté une résolution adoptée par le Parlement européen sur la situation des libertés fondamentales dans le pays. Les autorités de transition dénoncent un texte « partial », inspiré selon elles par des intérêts étrangers hostiles à la souveraineté du Burkina Faso.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions diplomatiques entre Ouagadougou et certaines institutions occidentales connaissent un nouvel épisode. Dans une note verbale adressée à l&rsquo;Union européenne, le gouvernement burkinabè a officiellement rejeté la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen intitulée&nbsp;<em>« Persistance de la répression de l&rsquo;espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré, ce texte reflète une lecture biaisée de la situation nationale et ignore les efforts engagés depuis plusieurs années dans la lutte contre l&rsquo;insécurité et la reconstruction économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résolution jugée « partiale »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, le ministère burkinabè des Affaires étrangères affirme rejeter «&nbsp;<em>avec la plus grande fermeté</em>&nbsp;» les conclusions du Parlement européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ouagadougou, les critiques formulées par les eurodéputés reposent sur des «&nbsp;<em>allégations infondées&nbsp;</em>» et des «&nbsp;<em>jugements péremptoires</em>&nbsp;» qui ne tiennent pas compte des réalités auxquelles le pays est confronté depuis plus d&rsquo;une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment notamment que les progrès réalisés dans la reconquête du territoire national, longtemps affecté par les violences terroristes, ainsi que les mesures prises pour renforcer la résilience économique du pays, sont largement ignorés par les auteurs de la résolution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Accusations contre la France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du document va au-delà de la simple contestation diplomatique. Le gouvernement burkinabè considère que cette résolution est «&nbsp;<em>manifestement adossée à des desseins néocoloniaux&nbsp;</em>» et inspirée par des «&nbsp;<em>réseaux obscurs à la solde de la France</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une accusation qui s&rsquo;inscrit dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Ouagadougou et Paris depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir des autorités militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2022, le Burkina Faso a engagé une profonde réorientation de sa politique extérieure, marquée par le départ des forces françaises stationnées dans le pays et un rapprochement avec ses partenaires de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), composée également du Mali et du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités burkinabè, la résolution européenne constitue une «&nbsp;<em>ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d&rsquo;un État souverain&nbsp;</em>» et contrevient aux principes de non-ingérence consacrés par la Charte des Nations unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une critique de l&rsquo;approche européenne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa réponse, le gouvernement affirme également constater avec inquiétude la persistance d&rsquo;une approche qu&rsquo;il qualifie de «&nbsp;<em>paternaliste</em>&nbsp;» chez certains responsables européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ouagadougou, cette vision des relations internationales serait davantage guidée par des préjugés idéologiques que par une compréhension objective des réalités sécuritaires et politiques auxquelles font face les pays du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique rejoint les discours régulièrement tenus par les dirigeants des pays membres de l&rsquo;AES, qui dénoncent depuis plusieurs années ce qu&rsquo;ils considèrent comme une tendance occidentale à juger les transitions sahéliennes à travers des critères déconnectés du contexte régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La question libyenne remise sur la table</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè a également profité de cette réponse pour rappeler son analyse des origines de la crise sécuritaire qui frappe aujourd&rsquo;hui le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités, l&rsquo;instabilité actuelle trouve son origine dans l&rsquo;intervention militaire menée en Libye en 2011 sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Organisation du traité de l&rsquo;Atlantique nord (OTAN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouagadougou estime que la chute du régime de Mouammar Kadhafi a favorisé la circulation massive d&rsquo;armes dans la région, l&rsquo;expansion de groupes armés et l&rsquo;émergence de réseaux criminels transnationaux qui continuent d&rsquo;alimenter l&rsquo;insécurité au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lecture est régulièrement défendue par les autorités sahéliennes, qui considèrent l&rsquo;intervention libyenne comme l&rsquo;un des principaux facteurs ayant accéléré la déstabilisation régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dialogue, mais sur un pied d&rsquo;égalité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la fermeté du ton employé, le ministère burkinabè des Affaires étrangères affirme que le Burkina Faso demeure attaché à un dialogue&nbsp;<em>« franc, respectueux et mutuellement bénéfique</em>&nbsp;» avec l&rsquo;Union européenne et ses partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités précisent toutefois que ce dialogue ne saurait prospérer dans un climat marqué par ce qu&rsquo;elles décrivent comme des «&nbsp;<em>injonctions</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>procès d&rsquo;intention</em>&nbsp;» ou des tentatives de remise en cause des choix souverains du peuple burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa conclusion, le gouvernement estime que la résolution du Parlement européen est «&nbsp;<em>nulle et de nul effet</em>&nbsp;», réaffirmant sa volonté de poursuivre sa stratégie politique et sécuritaire sans céder aux pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle passe d&rsquo;armes illustre les fractures persistantes entre plusieurs capitales européennes et les régimes militaires du Sahel central. Alors que les questions de gouvernance, de libertés publiques et de transition politique continuent d&rsquo;alimenter les critiques occidentales, les autorités burkinabè, maliennes et nigériennes mettent en avant la souveraineté nationale et la lutte contre le terrorisme comme priorités absolues de leur action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gims en garde à vue </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 19:06:26 +0000</pubDate>
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<p>Gims a été arrêté pour blanchiment d'argent en bande organisée. Découvrez les détails de son arrestation en France.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chanteur et rappeur Gims a été placé en garde à vue, mercredi 25 mars, en France, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée, a indiqué le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), confirmant une information révélée par Africa Intelligence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Âgé de 39 ans, l’artiste — de son vrai nom Gandhi Djuna — est entendu dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par des juges d’instruction. Il a été interpellé à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par le service national des douanes judiciaires, avant d’être placé en garde à vue.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-sur-un-reseau-financier-complexe"><strong>Une enquête sur un réseau financier complexe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les premiers éléments, l’enquête porte sur un réseau de blanchiment international structuré, reposant sur un ensemble de sociétés réparties dans plusieurs pays. Ces entités auraient servi à contourner la TVA, émettre de fausses factures et dissimuler l’origine de fonds issus d’activités illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après&nbsp;<em>Africa Intelligence</em>, plusieurs anciens trafiquants de drogue reconvertis dans la criminalité financière auraient déjà été mis en cause dans ce dossier, qui s’annonce tentaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investigations s’intéresseraient notamment à un projet immobilier de luxe à Marrakech, au Maroc — baptisé «&nbsp;<em>Sunset Village Private Residences</em>&nbsp;» — auquel le nom de l’artiste est associé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des autorités congolaises, la situation est suivie de près. Selon plusieurs sources, des responsables ont saisi le ministère français des Affaires étrangères afin d’obtenir des éclaircissements sur les circonstances de cette interpellation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-figure-majeure-de-la-scene-francophone"><strong>Une figure majeure de la scène francophone</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Figure incontournable de la scène musicale francophone, Gims a été le plus gros vendeur de disques en France en 2025. L’artiste, qui entretient des liens étroits avec plusieurs pays africains, bénéficie d’une forte influence au-delà de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, il avait notamment rencontré le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en compagnie de son frère, le chanteur Dadju. Tous deux avaient alors été désignés ambassadeurs de la culture congolaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, ils avaient participé à l’organisation du concert caritatif «&nbsp;<em>Solidarité Congo</em>&nbsp;» à Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-affaire-aux-ramifications-internationales"><strong>Une affaire aux ramifications internationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, aucune mise en examen n’a été annoncée. Mais l’ampleur supposée du réseau financier visé par l’enquête, ainsi que les liens internationaux évoqués, laissent présager une procédure longue et sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un dossier où se croisent célébrité, flux financiers transnationaux et soupçons de criminalité organisée, l’audition de l’artiste pourrait constituer une étape clé pour les enquêteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le retour du Djidji Ayôkwé, un tambour sacré au cœur de la mémoire nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 22:42:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Revivez l'émotion du retour du tambour parleur, un symbole essentiel du patrimoine culturel ivoirien et de la restitution.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après plus d’un siècle d’absence, le Djidji Ayôkwé, tambour sacré du peuple Atchan, a fait son retour en Côte d’Ivoire. Restitué par la France et accueilli à Abidjan lors d’une cérémonie empreinte d’émotion, cet objet historique symbolise à la fois la reconquête du patrimoine culturel ivoirien et l’avancée du débat international sur la restitution des œuvres africaines spoliées durant la période coloniale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abidjan s’est réveillée, vendredi 13 mars, au rythme d’un symbole longtemps attendu. Le Djidji Ayôkwé, célèbre « <em>tambour parleur</em> » du peuple Atchan, est arrivé dans la capitale économique ivoirienne à bord d’un vol spécial affrété par le gouvernement depuis Paris. Accueilli à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny par des autorités ivoiriennes, des représentants français et des chefs traditionnels vêtus de pagnes et d’insignes royaux, l’objet sacré marque une étape historique dans le processus de restitution des biens culturels africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’esplanade du pavillon présidentiel de l’aéroport, des chefs traditionnels arborant couronnes et chaînes en or se sont réunis pour saluer le retour de ce symbole identitaire. L’arrivée du tambour a donné lieu à des chants traditionnels et à des danses de guerre, transformant l’accueil officiel en une véritable cérémonie culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-spoliation-vieille-de-plus-d-un-siecle"><strong>Une spoliation vieille de plus d’un siècle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Long de plus de trois mètres et pesant près de 400 kilogrammes, le Djidji Ayôkwé – qui signifie « <em>Panthère-Lion </em>» en langue atchan – était autrefois un instrument central de communication pour les populations du sud de la Côte d’Ivoire. Ce tambour monumental permettait de transmettre des messages sur de longues distances grâce à un système de sons codés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il servait notamment à alerter les communautés locales lors des opérations de travail forcé menées par l’administration coloniale et à mobiliser les combattants. Pour le peuple Atchan, originaire de la région d’Abidjan, cet objet dépasse largement sa fonction musicale. Il incarne un symbole de résistance, de cohésion sociale et d’identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confisqué par les autorités coloniales françaises en 1916, le Djidji Ayôkwé fut d’abord conservé au palais du gouverneur à Abidjan avant d’être transféré en France en 1930. Pendant des décennies, il a été exposé au Musée du Quai Branly à Paris, où il figurait parmi les collections d’arts premiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son retour intervient après une demande officielle formulée par la Côte d’Ivoire en 2019. Le gouvernement ivoirien réclame au total la restitution de 148 objets d’art conservés en France, dont le tambour parleur constitue le premier à être restitué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-jour-de-justice-et-de-memoire"><strong>« Un jour de justice et de mémoire »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est un jour historique, un moment de justice et de mémoire</em> », a déclaré la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, lors de la cérémonie d’accueil. La ministre a salué « <em>une coopération exemplaire entre la France et la Côte d’Ivoire</em> », soulignant que cette restitution constitue une étape importante dans la reconnaissance du patrimoine culturel ivoirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les chefs traditionnels présents, Gervais Djoman, chef d’un village atchan, a exprimé son émotion : « <em>Nous récupérons notre identité. Psychologiquement, quelque chose nous avait été enlevé. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Djidji Ayôkwé a été transporté dans une caisse monumentale longue de près de quatre mètres. Il ne sera toutefois dévoilé au public qu’au mois d’avril, après une période d’acclimatation destinée à préserver l’objet après son long séjour en Europe. Il sera ensuite exposé au Musée des civilisations d’Abidjan, récemment rénové pour l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les experts du patrimoine, ce retour dépasse la simple dimension culturelle. Depuis plusieurs années, la question de la restitution des œuvres africaines conservées dans les musées européens s’est imposée comme un enjeu diplomatique majeur. Les anciennes puissances coloniales, notamment la France et le Royaume-Uni, font face à une pression croissante pour restituer les artefacts prélevés en Afrique et en Asie durant la période coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-battement-retrouve-d-une-memoire-collective"><strong>Le battement retrouvé d’une mémoire collective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Côte d’Ivoire, le retour du Djidji Ayôkwé représente bien plus qu’un événement patrimonial. Il symbolise la reconquête d’une mémoire longtemps confisquée et la réappropriation d’un héritage culturel essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un siècle après sa confiscation, le «<em> tambour parleur </em>» retrouve ainsi la terre qui l’a vu naître. À Abidjan, nombreux sont ceux qui voient dans ce retour le signe d’une réparation historique – et le battement retrouvé d’une mémoire collective longtemps réduite au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Uranium : le Niger ferme la porte aux pressions extérieures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:39:15 +0000</pubDate>
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<p>Le général Tiani évoque la lutte du Niger pour protéger ses ressources, incluant l'uranium, contre des acteurs extérieurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le général Abdourahamane Tiani a livré un message à la nation d’une rare intensité, dressant un panorama complet de la situation sécuritaire, économique et diplomatique du Niger. Durant plus de trois heures d’entretien retransmis sur la RTN, il a dénoncé avec fermeté les ingérences </em></strong><strong><em>extérieures</em></strong><strong><em>, pointant particulièrement la responsabilité de la France dans plusieurs dossiers sensibles. Le dirigeant nigérien a réaffirmé la détermination du pays à défendre sa souveraineté, à protéger ses ressources et à consolider son indépendance stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur l’attaque contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par l’État islamique, le président Tiani a rejeté cette version, affirmant qu’il s’agissait d’un groupe de mercenaires financés par des acteurs étrangers hostiles au Niger. Selon lui, l’objectif était de détruire les capacités aériennes nationales. Il a assuré que les forces nigériennes avaient fait preuve d’un courage exemplaire, repoussant l’assaut malgré une faille identifiée dans le dispositif sécuritaire, désormais corrigée pour prévenir toute récidive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-planifiee-et-soutenue-par-des-acteurs-exterieurs"><strong>Une attaque planifiée et soutenue par des acteurs extérieurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a révélé que cette attaque avait été minutieusement planifiée plusieurs mois auparavant, lors d’une réunion tenue du 15 au 19 juillet 2025 sur le site aurifère de Yabley. Il a affirmé que cinq agents français y avaient participé, démontrant selon lui l’existence d’un agenda de déstabilisation visant le Niger. L’assaut, initialement prévu pour décembre 2025, a finalement été exécuté fin janvier 2026, mobilisant un important dispositif motorisé composé de groupes armés affiliés à plusieurs organisations terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Tiani a également dénoncé la collaboration financière de certains pays étrangers dans cette opération, citant explicitement la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il a rappelé que ces accusations ne relevaient pas de spéculations, mais d’informations vérifiées par les services nigériens. Malgré ces tentatives d’affaiblissement, il a salué la résilience des forces de défense et de sécurité, qui ont empêché la destruction des infrastructures stratégiques et évité une série d’attaques simultanées prévues dans la région de Tillabéri.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reprise-du-controle-economique-et-souverainete-sur-les-ressources"><strong>Reprise du contrôle économique et souveraineté sur les ressources</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le président nigérien a insisté sur la nécessité pour le pays de reprendre pleinement le contrôle de ses ressources naturelles. Il a rappelé que le pétrole, comme d’autres richesses, ne profitait pas encore suffisamment aux Nigériens. Selon lui, le pays n’était pas maître à 100 % de ses ressources, une situation qu’il juge inacceptable. Le Niger s’est donc engagé dans un processus de réappropriation, un chantier long mais indispensable pour garantir un développement souverain et équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’uranium occupe une place centrale dans cette dynamique. Depuis la nationalisation de la Somaïr en juin 2025, Niamey et le groupe français Orano s’opposent sur la propriété et la gestion des stocks. Le président Tiani a rappelé que l’uranium extrait à Arlit appartient désormais pleinement au Niger. Il s’est toutefois dit disposé à restituer à la France la part correspondant à la période antérieure à la reprise du site, soulignant la transparence et la bonne foi du Niger dans ce dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-bras-de-fer-juridique-et-strategique-autour-de-l-uranium"><strong>Un bras de fer juridique et stratégique autour de l’uranium</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette ouverture, le Niger conteste fermement les accusations françaises et dénonce les procédures judiciaires engagées à Paris et devant le Cirdi. Niamey reproche à Orano des préjudices environnementaux accumulés durant des années d’exploitation. Une cargaison d’environ 1 000 tonnes de yellow cake reste d’ailleurs bloquée à l’aéroport de Niamey, symbole d’un bras de fer qui illustre la volonté nigérienne de ne plus laisser ses ressources stratégiques être gérées au détriment de l’intérêt national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Tiani a réaffirmé que l’uranium nigérien est désormais la propriété exclusive du peuple. Depuis juillet 2023, cette ressource n’est plus considérée comme un actif contrôlé par des puissances extérieures. Le Niger reste ouvert à la coopération internationale, mais uniquement avec des partenaires sérieux, respectueux et non animés par une logique de domination. Cette nouvelle doctrine place la souveraineté au cœur de toute négociation, garantissant que les richesses du sous-sol serviront enfin le développement du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-ere-de-dignite-et-de-partenariats-equilibres"><strong>Une nouvelle ère de dignité et de partenariats équilibrés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dirigeant nigérien a dénoncé les attitudes condescendantes et prédatrices de certains acteurs étrangers, rappelant que le Niger n’acceptera plus aucune forme d’ingérence. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel. Cette vision marque une rupture profonde avec les pratiques antérieures et ouvre une nouvelle ère où le Niger entend définir lui-même les conditions d’exploitation de ses ressources, dans une logique de dignité, de justice et de prospérité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce discours, le Niger affirme clairement sa volonté de tracer sa propre voie, loin des pressions extérieures. Le pays se positionne comme un acteur souverain, déterminé à protéger ses intérêts stratégiques et à renforcer sa sécurité. En dénonçant les tentatives de déstabilisation et en réaffirmant le contrôle national sur l’uranium, le président Tiani rappelle que le Niger ne reculera devant aucune intimidation et poursuivra son chemin vers une indépendance totale et assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pédocriminalité : au Sénégal, un réseau international démantelé entre Dakar et la France</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:24:57 +0000</pubDate>
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<p>Quatorze personnes arrêtées à Dakar pour pédocriminalité. Découvrez les détails de l'enquête et du démantèlement du réseau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quatorze personnes ont été arrêtées et présentées à un juge à Dakar, accusées notamment de « pédophilie en bande organisée », à l’issue d’une vaste enquête menée par la police sénégalaise en coopération avec la justice française. Les autorités affirment avoir démantelé un réseau pédocriminel transnational opérant entre le Sénégal et la France, actif depuis plusieurs années.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié le 8 février, la police sénégalaise indique que la Division des investigations criminelles (DIC) a « <em>réalisé un coup de filet majeur </em>» contre un groupe structuré, dont les ramifications s’étendaient de Dakar et Kaolack jusqu’à la France. Les quatorze personnes interpellées, toutes de nationalité sénégalaise, ont été déférées devant le parquet de Dakar pour de lourdes charges, parmi lesquelles figurent la pédophilie en bande organisée, le proxénétisme, le viol de mineurs de moins de 15 ans, des actes contre nature ainsi que la transmission volontaire du VIH-sida.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les éléments communiqués par les enquêteurs, le réseau est soupçonné d’avoir exploité sexuellement de jeunes garçons, contraints à des rapports sexuels non protégés, souvent filmés, avec des hommes décrits comme étant « <em>pour la plupart séropositifs</em> ». Ces faits se seraient déroulés sur plusieurs années, depuis au moins 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-commanditaire-presume-arrete-en-france"><strong>Un commanditaire présumé arrêté en France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du dossier figure un ressortissant français, présenté comme le commanditaire présumé du réseau. Cet homme, originaire de Picardie, a été interpellé à Beauvais en avril 2025 dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte en France pour pédopornographie. L’arrestation a permis de mettre au jour l’existence d’un réseau aux ramifications sénégalaises, conduisant la justice française à délivrer une commission rogatoire internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investigations menées au Sénégal, en collaboration étroite avec une délégation française composée de magistrats instructeurs et d’officiers de police, ont révélé que quatre des suspects sénégalais agissaient « <em>sur instruction</em> » du Français interpellé. Leur rôle consistait à recruter de jeunes garçons, à les initier à des pratiques sexuelles, à filmer les actes et à transmettre les images à leur interlocuteur en France. En échange, ils recevaient des sommes d’argent envoyées notamment par des services de transfert internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-perquisitions-et-saisies-a-dakar-et-kaolack"><strong>Perquisitions et saisies à Dakar et Kaolack</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les arrestations ont été menées à l’issue de perquisitions dans plusieurs quartiers de Dakar ainsi que dans la ville de Kaolack, située à environ 200 kilomètres au sud-est de la capitale. Les enquêteurs ont saisi des téléphones, des ordinateurs, des documents médicaux, des médicaments antirétroviraux ainsi que divers objets utilisés lors des rapports sexuels. Ces éléments confirment, selon la police, que certains membres du réseau étaient porteurs du VIH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les personnes mises en cause figurent des profils variés : étudiants, fonctionnaires, tailleurs, tous résidant à Dakar ou à Kaolack. Les autorités sénégalaises précisent que l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels autres complices, tant au Sénégal qu’à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cooperation-judiciaire-et-suites-possibles"><strong>Coopération judiciaire et suites possibles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la coopération judiciaire internationale entre le Sénégal et la France, régulièrement mobilisée dans la lutte contre la criminalité transnationale. Les personnes concernées par la procédure judiciaire ouverte en France pourraient, le cas échéant, faire l’objet de demandes d’extradition, selon les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sénégal, ce dossier ravive les préoccupations liées à la protection des mineurs et à la lutte contre les violences sexuelles, dans un contexte où les autorités affirment vouloir renforcer les dispositifs de prévention, de répression et de coopération internationale face à des réseaux criminels de plus en plus structurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>X dans le viseur du parquet de Paris pour des soupçons de graves infractions numériques</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 14:29:26 +0000</pubDate>
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<p>Perquisition à Paris dans les locaux de X dans le cadre d'une enquête sur la diffusion de contenus illicites. Détails ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une nouvelle étape judiciaire vient d’être franchie dans les relations déjà tendues entre les autorités françaises et la plateforme X (ex-Twitter). Ce mardi 3 février 2026, le parquet de Paris a annoncé qu’une perquisition était en cours dans les locaux français du réseau social, dans le cadre d’une enquête ouverte début 2025 pour des soupçons graves liés au fonctionnement de la plateforme et à la diffusion de contenus illicites.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, Elon Musk, propriétaire de X, et Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de l’entreprise, ont été convoqués pour une « <em>audition libre </em>» le 20 avril prochain, a précisé la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. Ils seront entendus « <em>en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-soupcons-portant-sur-les-algorithmes-et-les-contenus-illegaux"><strong>Des soupçons portant sur les algorithmes et les contenus illégaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête avait été initialement déclenchée à la suite de signalements de plusieurs députés français, qui dénonçaient des algorithmes biaisés susceptibles d’altérer le fonctionnement normal du réseau social et de favoriser la diffusion de contenus problématiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, le champ des investigations s’est considérablement élargi. Le parquet évoque désormais plusieurs infractions potentielles, parmi lesquelles la complicité de détention et de diffusion d’images pédopornographiques, l’utilisation de deepfakes à caractère sexuel, ainsi que des faits de négationnisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chefs d’accusation s’inscrivent dans un contexte de surveillance accrue des grandes plateformes numériques par les autorités européennes, soucieuses de faire respecter les législations nationales et les règlements communautaires, notamment en matière de protection des mineurs et de lutte contre la désinformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-salaries-de-x-egalement-entendus"><strong>Des salariés de X également entendus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Elon Musk et Linda Yaccarino, plusieurs salariés de X seront également convoqués entre le 20 et le 24 avril pour être entendus comme témoins. Selon la procureure de Paris, ces auditions doivent permettre aux responsables de la plateforme « <em>d’exposer leur position sur les faits et, le cas échéant, les mesures de mise en conformité envisagées</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’une procédure d’« <em>audition libre </em>» témoigne, à ce stade, d’une volonté de coopération plutôt que de confrontation immédiate. « <em>La conduite de cette enquête s’inscrit dans une démarche constructive, dans l’objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national </em>», a souligné Laure Beccuau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-perquisition-menee-avec-europol"><strong>Une perquisition menée avec Europol</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perquisition en cours est menée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, en collaboration avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie française et Europol. Elle vise notamment à recueillir des éléments techniques sur les mécanismes internes de modération et sur le fonctionnement des algorithmes de diffusion de contenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette procédure judiciaire intervient alors que la plateforme X est régulièrement critiquée pour son assouplissement des règles de modération depuis son rachat par Elon Musk en 2022. Plusieurs ONG et institutions européennes estiment que ces choix ont favorisé la prolifération de discours haineux, de contenus complotistes et de fausses informations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dossier-a-forte-portee-politique-et-internationale"><strong>Un dossier à forte portée politique et internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cadre français, cette affaire pourrait avoir des répercussions internationales. X compte des millions d’utilisateurs en Afrique et dans le monde francophone, où la plateforme est devenue un espace central de débat politique, mais aussi un vecteur de rumeurs et de campagnes de manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En convoquant directement le propriétaire du réseau social, la justice française envoie un signal fort : les géants du numérique ne sont pas au-dessus des lois nationales. Reste à savoir si cette enquête débouchera sur des poursuites judiciaires ou sur un engagement formel de la plateforme à renforcer ses mécanismes de contrôle et de protection des utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 avril prochain, les auditions d’Elon Musk et de Linda Yaccarino pourraient marquer un tournant dans ce bras de fer entre la justice française et l’un des réseaux sociaux les plus influents de la planète.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Boualem Sansal, du cachot à la Coupole : le prix d’un destin littéraire traversé par l’épreuve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:22:09 +0000</pubDate>
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<p>Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, élu à l'Académie française, témoigne d'un parcours remarquable entre épreuve et succès.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Gracié par les autorités algériennes après une détention qui avait ému les milieux intellectuels, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu à l’Académie française le 29 janvier 2026. Une consécration qui vient clore un parcours marqué par l’alternance entre épreuve politique et reconnaissance littéraire, où la prison aura paradoxalement précédé l’immortalité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu passer par la prison pour accéder à l’immortalité. À 81 ans, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu, le 29 janvier 2026, au fauteuil numéro 3 de l’Académie française, vacant depuis la mort de l’avocat et académicien Jean-Denis Bredin en 2021. Une consécration majeure, moins de trois mois après sa grâce présidentielle en Algérie, qui met en lumière un itinéraire fait d’ombres et de lumière, où le malheur semble avoir préparé le terrain du bonheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’ai le sentiment d’entrer dans l’histoire de la France</em> », a confié l’auteur après son élection. Une phrase qui résume à elle seule le paradoxe d’un homme longtemps marginalisé dans son propre pays, devenu aujourd’hui l’un des symboles de la littérature francophone contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-condamnation-a-la-reconnaissance"><strong>De la condamnation à la reconnaissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal est arrêté à Alger. Il est ensuite condamné à cinq ans de prison pour « <em>atteinte à l’unité nationale </em>», à la suite de déclarations controversées sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc. Son incarcération provoque une onde de choc dans les milieux intellectuels européens et africains. De nombreux écrivains, éditeurs et gouvernements plaident pour sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 2025, Abdelmadjid Tebboune lui accorde finalement une grâce présidentielle, sur intercession diplomatique, notamment de l’Allemagne. L’écrivain sort affaibli physiquement, mais renforcé symboliquement. Son sort est désormais indissociable de la question de la liberté d’expression dans le monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence dramatique agit comme un révélateur. Celui qui doutait encore de sa légitimité à briguer un siège à l’Académie française franchit le pas quelques semaines plus tard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-je-n-aurais-jamais-ose-viser-l-everest"><strong>« Je n’aurais jamais osé viser l’Everest »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant son arrestation, Boualem Sansal reconnaissait qu’il n’aurait jamais « <em>osé</em> » s’attaquer à ce qu’il appelait « <em>l’Everest</em> » de l’Académie française. Pourtant, l’institution du Quai de Conti n’avait cessé de lui envoyer des signes de reconnaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013, elle lui avait décerné le prix de la francophonie. En 2015, il recevait le Grand Prix du roman pour <em>2084</em>, partagé avec Hédi Kaddour. Autant d’étapes préparatoires à une consécration qui paraissait encore improbable pour cet ancien haut fonctionnaire algérien devenu écrivain dissident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son élection, intervenue après plusieurs candidatures – la sienne ayant été déposée à la dernière minute le 8 janvier 2026 – apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un long chemin de légitimation littéraire, mais aussi morale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-personnelle-et-symbolique"><strong>Une victoire personnelle et symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à huis clos sous la Coupole, les académiciens ont choisi Boualem Sansal parmi six candidats. Il rejoint désormais les rangs des « <em>immortels</em> », aux côtés de figures comme Amin Maalouf, Jean-Christophe Rufin, Sylviane Agacinski, Chantal Thomas ou Erik Orsenna. Sur les quarante sièges que compte l’Académie, cinq restent aujourd’hui vacants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son accession à cette institution prestigieuse revêt une dimension politique et symbolique. Elle consacre un écrivain dont l’œuvre n’a cessé d’interroger les dérives autoritaires, les enfermements idéologiques et la mémoire des sociétés maghrébines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle consacre aussi une trajectoire faite de ruptures, où l’épreuve devient moteur de reconnaissance. L’emprisonnement, loin de l’effacer, l’a projeté au centre de la scène intellectuelle internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-epreuve-devient-tremplin"><strong>Quand l’épreuve devient tremplin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Boualem Sansal illustre une dialectique ancienne : celle d’un destin façonné par l’alternance entre le malheur et le bonheur. La disgrâce politique a précédé la gloire littéraire ; la prison a précédé l’Académie ; la solitude a précédé l’immortalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les écrivains sont parfois réduits au silence, son parcours rappelle que la littérature peut survivre à la répression et que la reconnaissance peut naître de l’épreuve. À 81 ans, Boualem Sansal n’entre pas seulement à l’Académie française : il y entre avec un récit personnel qui épouse les fractures de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la cellule à la Coupole, son itinéraire dit une chose essentielle : certaines promotions ne s’obtiennent qu’après avoir traversé toutes les péripéties du destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises oubliées : quand l’Afrique disparaît des radars médiatiques et humanitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 22:32:07 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les crises oubliées en Afrique. Le rapport de CARE souligne la disparité médiatique entre TikTok et les urgences humanitaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2025, la fermeture de TikTok aux États-Unis a suscité près de 300 fois plus d’attention médiatique que la situation humanitaire en Centrafrique. Un chiffre saisissant, mis en lumière par la 10ᵉ édition du rapport annuel de l’ONG CARE — publié ce mardi 28 janvier 2026&nbsp;— qui alerte sur l’effacement progressif des crises africaines dans l’espace médiatique mondial, au moment même où les financements de l’aide s’effondrent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison est brutale, presque indécente. Selon le rapport Crises oubliées 2025 de l’ONG CARE, rendu public le 28 janvier 2026, la fermeture temporaire de TikTok aux États-Unis a généré 290 fois plus de couverture médiatique que la crise humanitaire en République centrafricaine sur l’année écoulée. Un symbole, pour CARE, du déséquilibre croissant entre l’agenda médiatique mondial et les urgences humanitaires les plus graves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-aide-humanitaire-en-chute-libre"><strong>Une aide humanitaire en chute libre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa dixième édition, ce rapport devenu une référence dresse un constat sans appel : 80 % des crises humanitaires les moins médiatisées dans le monde se situent en Afrique. Des crises durables, complexes, souvent liées à des conflits armés, à l’insécurité alimentaire ou aux dérèglements climatiques, mais reléguées aux marges de l’information internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication de ce rapport intervient dans un contexte particulièrement défavorable pour l’action humanitaire. Un an plus tôt, jour pour jour, entrait en vigueur le gel massif de l’aide étrangère américaine, décidé par Washington. En 2025, les États-Unis ont supprimé près de 90 % de leurs financements dédiés à l’aide humanitaire, fragilisant l’ensemble du système international de réponse aux crises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision a fait tache d’huile. Selon CARE, une dizaine de pays européens ont, eux aussi, réduit leurs contributions, dont la France, avec une baisse estimée à 37 %. Résultat : près de la moitié des financements publics mondiaux de l’aide humanitaire ont disparu en dix ans, alors même que les besoins explosent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-premiere-victime-du-sous-financement"><strong>L’Afrique, première victime du sous-financement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les crises africaines paient le prix fort. Faiblement médiatisées, elles sont aussi structurellement sous-financées, rappelle CARE. La logique est implacable : moins une crise est visible, moins elle attire de financements, accentuant la vulnérabilité de populations déjà éprouvées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Centrafrique, régulièrement citée dans le rapport, incarne cette spirale de l’oubli. Conflit de basse intensité, instabilité chronique, déplacements massifs de populations : autant de réalités humanitaires durables, mais éclipsées par des crises jugées plus stratégiques ou plus spectaculaires sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, le rapport interroge le rôle des médias, des plateformes numériques et des États dans la hiérarchisation des urgences. Dans un monde saturé d’informations, l’économie de l’attention devient un facteur déterminant de la solidarité internationale. Les crises longues, complexes et politiquement sensibles peinent à exister face aux événements technologiques, géopolitiques ou sécuritaires du Nord global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour CARE, l’enjeu est désormais politique : réhabiliter les crises oubliées dans le débat public, alerter sur les conséquences humaines du désengagement des bailleurs, et rappeler que l’invisibilité médiatique n’est pas synonyme d’amélioration sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où l’aide humanitaire mondiale se contracte, le rapport sonne comme un avertissement : l’oubli médiatique tue aussi, à bas bruit, loin des projecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La France tente de renouer avec le Tchad après son recul stratégique en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 22:07:57 +0000</pubDate>
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<p>Le président tchadien est attendu à l'Élysée pour une rencontre historique. Explorez les raisons de la visite du président tchadien en France.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un peu plus d’un an après la rupture brutale de l’accord de défense entre Paris et N’Djamena, la France et le Tchad esquissent un rapprochement. Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, est attendu à l’Élysée le 29 janvier, à l’invitation de son homologue français, Emmanuel Macron. Une rencontre hautement symbolique dans un contexte où Paris multiplie les gestes diplomatiques pour restaurer son influence sur le continent africain, après avoir été contraint de retirer ses forces de plusieurs pays du Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 26 janvier, le chef de l’État tchadien a reçu à N’Djamena l’ambassadeur de France, Éric Gerard. Selon un communiqué de la présidence tchadienne, les échanges ont porté sur « <em>l’avenir de la coopération bilatérale appelée à se renouveler et à se redynamiser, en s’adaptant aux enjeux actuels </em>». L’entretien est décrit comme « <em>dense</em> », placé sous le signe du dialogue et de la concertation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate français a transmis un message verbal d’Emmanuel Macron invitant Mahamat Idriss Déby à effectuer une visite officielle à Paris. Une invitation acceptée par le président tchadien, interprétée par les autorités comme « <em>un signal fort de la volonté partagée de consolider et de moderniser les relations </em>» entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-rompue-sur-fond-de-rejet-de-la-presence-francaise"><strong>Une relation rompue sur fond de rejet de la présence française</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapprochement intervient quelques mois après une rupture retentissante. Fin novembre 2024, le Tchad avait mis un terme de manière unilatérale à son accord de défense avec la France, entraînant le départ précipité des forces françaises stationnées dans le pays. Cette décision s’inscrivait dans une dynamique régionale plus large de remise en cause de la présence militaire française en Afrique, après les retraits successifs du Mali, du Burkina Faso et du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps considéré comme l’un des piliers du dispositif militaire français en Afrique centrale et sahélienne, le Tchad avait rompu avec une tradition de coopération sécuritaire vieille de plusieurs décennies. À N’Djamena comme ailleurs, la souveraineté nationale et la diversification des partenariats militaires avaient été mises en avant pour justifier cette décision.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-paris-en-quete-d-un-nouveau-recit-africain"><strong>Paris en quête d’un nouveau récit africain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite annoncée de Mahamat Idriss Déby s’inscrit dans une stratégie plus large de réajustement diplomatique de la France sur le continent. Après l’échec de son dispositif antiterroriste au Sahel et la montée des discours hostiles à son influence, Paris tente désormais de privilégier une approche politique et économique, fondée sur le dialogue et la refondation des partenariats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton employé par les deux capitales illustre cette inflexion. La coopération est désormais présentée comme devant être « <em>modernisée</em> » et « <em>adaptée aux enjeux actuels</em> », une formulation qui marque la volonté de rompre avec les schémas sécuritaires hérités de l’ère postcoloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-la-nouvelle-diplomatie-francaise"><strong>Un test pour la nouvelle diplomatie française</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir si ce réchauffement se traduira par des accords concrets. Les contours d’une éventuelle reprise de la coopération militaire demeurent flous, tout comme les secteurs prioritaires de ce rapprochement : sécurité, économie, formation ou diplomatie régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Paris, la rencontre du 29 janvier constitue un test majeur de sa capacité à rétablir un dialogue politique avec des partenaires africains qui, ces dernières années, ont pris leurs distances. Pour N’Djamena, elle offre l’occasion de redéfinir les termes d’une relation longtemps asymétrique, dans un contexte régional profondément transformé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tête-à-tête entre Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby —celui là même à cause duquel la France a été accusée d’appliquer une politique de deux poids deux mesures dans ses relations avec ses partenaires africains — pourrait ainsi marquer l’un des premiers jalons d’une nouvelle phase des relations franco-africaines, fondée moins sur la présence militaire que sur une tentative de reconquête politique et symbolique d’un espace diplomatique largement perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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