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	<title>Archives des France-Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des France-Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>MansA : Macron inaugure son caveau africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:23:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Emmanuel Macron inaugure la Maison des mondes africains à Paris. Une vitrine culturelle ou un reflet du déclin français en Afrique ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Paris, Emmanuel Macron inaugure sa Maison des mondes africains comme on dresse un décor de théâtre sur des ruines. Neuf millions d’euros pour une vitrine culturelle dans le 10ᵉ arrondissement, alors même que Bamako, Ouagadougou et Niamey l’ont congédié. L’Afrique s’émancipe, la France meuble. Le roi est nu.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des inaugurations qui ressemblent à des enterrements. Le 4 octobre, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, Emmanuel Macron coupera le ruban de la Maison des mondes africains (MansA). On dira que c’est une vitrine culturelle. En réalité, c’est un caveau. Le caveau où la France enterre son influence africaine, remplacée par des papiers peints fluo et des expositions bien-pensantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom, déjà, trahit l’embarras : un peu de latin (<em>mansio</em>), un peu de folklore sahélien (Mansa Moussa), comme si invoquer le souvenir d’un souverain malien du XIVᵉ siècle pouvait masquer la vérité nue : la France n’a plus d’Afrique. Elle en a été chassée à Bamako, humiliée à Ouagadougou, priée de quitter Niamey. Et la voici réduite à bricoler une «&nbsp;<em>maison africaine</em>&nbsp;» à deux pas du canal Saint-Martin. Une géopolitique de bistrot, version hipster.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-influence-part-reste-la-deco"><strong>Quand l’influence part, reste la déco</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On nous présente MansA comme «&nbsp;<em>un lieu de débats sans filtre</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>un tremplin pour la jeunesse afro-descendante</em>&nbsp;». En clair : un décor pour masquer la défaite. Quand l’armée recule, on sort les pinceaux. Quand l’économie recule, on allume les projecteurs. Quand l’influence recule, on invente des maisons. La France, privée de partenaires sur le continent, s’offre une vitrine parisienne pour se convaincre qu’elle compte encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On inaugure donc avec Roxane Mbanga, 29 ans, artiste «&nbsp;<em>douce et apaisante</em>&nbsp;», comme dit la directrice. Douceur, apaisement : tout ce que Paris ne trouve plus ni au Sahel ni dans ses propres rues, où Macron est cerné par les manifestations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-est-ailleurs"><strong>L’Afrique est ailleurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que l’on joue aux mondes africains rue Goncourt, le vrai mouvement est à Lagos, Nairobi, Kinshasa. Nollywood écrase Hollywood en volume, les start-up kényanes font trembler la Silicon Valley, les musiciens congolais imposent leur tempo planétaire. Et Bamako, fière, proclame chaque jour : «&nbsp;<em>Le Mali n’a plus de tuteur.</em>&nbsp;<em>Il est souverain</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique de 2025 ne vient plus quémander un strapontin dans les salons parisiens. Elle n’a que faire d’un couloir tapissé de tresses béninoises et de paysages guadeloupéens. Elle se raconte elle-même, dans ses propres capitales, sur ses propres réseaux, avec ses propres symboles. À Paris, on croit encore que l’Afrique a besoin d’une maison. L’Afrique, elle, a déjà quitté l’appartement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-roi-est-nu"><strong>Le roi est nu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons honnêtes : MansA est une illusion. Un rideau de fumée. Une bouée de sauvetage pour un président qui ne contrôle plus ni ses places africaines ni ses boulevards parisiens. Emmanuel Macron s’accroche à ses «&nbsp;<em>maisons</em>&nbsp;» comme un naufragé à un morceau de bois flottant. Mais chacun le voit : le roi est nu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Maison des mondes africains ? Ce n’est pas une ouverture. C’est un mausolée. Celui d’une France qui croit encore séduire, alors qu’elle n’inspire plus que méfiance et indifférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Macron pense inaugurer une maison. Il inaugure sa sortie de l’histoire africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Influence en chute libre : la France peut-elle encore inverser la tendance ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/influence-en-chute-libre-la-france-peut-elle-encore-inverser-la-tendance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 15:06:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[France-Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[rapport d'information]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport d’information du Sénat, intitulé « Voir l’Afrique dans tous ses États »,  met en lumière les paradoxes de la stratégie française sur le continent africain. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’histoire de la relation entre la France et l’Afrique est celle d’un cycle perpétuel de refondations annoncées et d’occasions manquées. Depuis 2017, la volonté affichée par l’Élysée de redéfinir cette relation a pris plusieurs formes&nbsp;: diversification des partenariats, mise en avant des sociétés civiles africaines, restitution du patrimoine culturel, appui à l’entrepreneuriat, et promotion des droits humains. Pourtant, le bilan reste mitigé, et la France voit son influence décliner au profit de nouveaux acteurs, notamment la Russie, la Chine, la Turquie et les pays du Golfe.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits sont là. Les régimes du Sahel ont tourné la page française, chassant l’armée tricolore, dénonçant les accords de coopération et se tournant vers d’autres alliés, plus pragmatiques, moins donneurs de leçons. L’onde de choc dépasse le Sahel&nbsp;: Dakar prend ses distances, Abidjan temporise, et Alger verrouille ses positions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat est au cœur du rapport d’information n°&nbsp;288 du Sénat, intitulé « <em>Voir l’Afrique dans tous ses États</em> », présenté par&nbsp;trois sénateurs français, Ronan Le Gleut (LR), Marie-Arlette Carlotti (groupe socialiste, écologiste et républicain) et François Bonneau (Union Centriste). Ce document met en lumière les paradoxes de la stratégie française sur le continent&nbsp;: une diplomatie verticale, perçue comme arrogante, une présence militaire de plus en plus contestée, et une coopération économique freinée par une perte de confiance. Il s’agit donc de repenser le logiciel français en Afrique, en intégrant une réalité simple&nbsp;: « <em>le continent a changé plus vite que la politique africaine de la France </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un agenda transformationnel inabouti</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La France a cherché ces dernières années à rompre avec les pratiques héritées de la « <em>Françafrique</em> » en mettant l’accent sur des secteurs non militaires, tels que la culture, l’innovation et l’entrepreneuriat. Une approche qui aurait pu porter ses fruits, mais qui a été rattrapée par des maladresses diplomatiques, des initiatives mal perçues et une lenteur d’exécution qui ont sapé la crédibilité de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, malgré la volonté affichée de rapprocher les sociétés civiles, les actions menées ont souvent donné l’impression d’un paternalisme renouvelé. La restitution des œuvres d’art spoliées a avancé à pas comptés, laissant aux autres pays européens le soin de prendre les devants. L’approche dite&nbsp;« <em>3D</em> » (Diplomatie, Défense, Développement), censée intégrer une réponse globale aux crises sahéliennes, a échoué à stabiliser durablement la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan politique, les relations avec l’Algérie se sont envenimées, celles avec les États du Sahel ont viré à l’affrontement, tandis que les nouveaux partenaires anglophones (Nigéria, Kenya, Ghana) n’ont pas été la manne économique espérée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La grande désillusion sécuritaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des constats les plus cinglants des sénateurs est l’échec de la stratégie militaire française en Afrique. L’opération Barkhane, déployée pendant huit ans pour lutter contre le terrorisme au Sahel, s’est soldée par un retrait précipité des forces françaises sous la pression des nouveaux régimes de Bamako, Ouagadougou et Niamey. « <em>L’approche trop focalisée sur la menace terroriste a négligé les dynamiques locales&nbsp;: marginalisation des populations, conflits ethniques, fragilité des États</em> », note le rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus grave encore, le départ des troupes françaises n’a pas été compensé par une diplomatie efficace, laissant le champ libre à d’autres partenaires plus respecteuux, selon ses États, de leur souveraineté, et aux réseaux terroristes qui s’étendent désormais vers le Golfe de Guinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la réduction des bases militaires françaises en Afrique de l’Ouest s’est faite « <em>dans la confusion et sans réelle anticipation</em> ». À Dakar, à N’Djamena et à Abidjan, les autorités locales ont progressivement pris leurs distances avec Paris, poussant la France à une réduction forcée de son empreinte militaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La montée des compétiteurs stratégiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le recul français en Afrique ne signifie pas une prise d’indépendance totale des États africains, mais plutôt un changement d’alliances. Les nouveaux acteurs économiques et sécuritaires du continent ne sont plus ceux de l’après-guerre froide. « <em>La Russie&nbsp;</em>[…]<em>&nbsp;se positionne comme un allié militaire des régimes en rupture avec l’Occident </em>», analysent les sénateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, « <em>la Chine, premier créancier du continent, avance par le biais d’investissements massifs et de contrats d’infrastructure</em> ». À cela s’ajoutent les Émirats arabes unis et la Turquie, qui jouent la carte de la coopération militaire et économique, tandis que l’Inde et le Brésil s’invitent dans le jeu commercial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette recomposition, la France peine à trouver une posture adaptée&nbsp;: « <em>Faut-il rivaliser avec ces nouveaux acteurs ou bien s’engager dans une coopération plus équilibrée, moins marquée par l’héritage colonial ? </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel avenir pour la relation France-Afrique ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport sénatorial insiste sur plusieurs pistes pour redresser la situation&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;« <em>Passer d’une approche globale à une approche bilatérale</em> », en traitant chaque pays africain selon ses spécificités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;« <em>Développer une diplomatie plus horizontale</em> », moins centralisée autour de l’Élysée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;« <em>Renforcer la coopération économique et universitaire</em> », en mettant l’accent sur la jeunesse africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;« <em>Défendre une politique migratoire plus cohérente</em> », évitant les restrictions brutales sur les visas qui alimentent le ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;« <em>Ne pas se désintéresser du Sahel</em> », mais y revenir avec une approche plus humble et concertée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France a encore des atouts en Afrique&nbsp;: un réseau diplomatique dense, des entreprises dynamiques, une influence culturelle forte. Mais ces atouts ne suffiront pas si la perception négative de Paris ne change pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans un monde multipolaire, l’Afrique n’attend plus de “modèle” à suivre&nbsp;: elle choisit ses partenaires en fonction de ses intérêts. La France doit en prendre acte et apprendre à composer avec cette nouvelle donne.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>France-Afrique : la fin d’une ère de paternalisme néocolonial ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/france-afrique-la-fin-dune-ere-de-paternalisme-neocolonial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 15:18:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les propos d’Emmanuel Macron, tenus lors de la conférence des ambassadeurs le 6 janvier 2025, ont suscité une vague d’indignation en Afrique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les propos d’Emmanuel Macron, tenus lors de la conférence des ambassadeurs le 6&nbsp;janvier 2025, ont suscité une vague d’indignation en Afrique. En évoquant un prétendu oubli des dirigeants africains de remercier la France pour son intervention militaire au Sahel et en affirmant que les retraits militaires actuels auraient été orchestrés avec l’aval de Paris, le président français a ravivé un ressentiment profondément enraciné sur le continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a qualifié ces déclarations de « <em>totalement erronées</em> », affirmant qu’« <em>aucune discussion ou négociation</em> » n’a eu lieu entre Dakar et Paris. Selon lui, cette décision reflète uniquement la volonté souveraine du Sénégal. Dans la même veine, le gouvernement tchadien a exprimé sa vive préoccupation face à une « <em>attitude méprisante</em> » de la France à l’égard de l’Afrique et des Africains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Tchad revendique sa souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué officiel, le gouvernement de la République du Tchad a rappelé qu’il n’a aucun différend avec la France en tant que nation ni avec le peuple français, avec lequel il partage une histoire marquée par des relations humaines et culturelles. Cependant, il a dénoncé l’irrespect des dirigeants français envers les Africains et souligné l’importance de reconnaître les sacrifices consentis par l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tchad a rappelé le rôle crucial de l’Afrique dans la libération de la France lors des deux guerres mondiales, un fait historiquement sous-estimé et jamais véritablement reconnu par Paris. Concernant son armée, le Tchad a insisté sur le fait qu’elle est le fruit de la bravoure du peuple tchadien et des sacrifices consentis avec des moyens modestes, sans contribution significative de la France en matière de développement structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après 60&nbsp;ans de présence marquée par des conflits internes et une instabilité politique, la France a souvent privilégié ses intérêts stratégiques sans impact durable pour le développement du peuple tchadien. Le gouvernement tchadien a invité la France à revoir son approche et à respecter les aspirations légitimes de souveraineté et d’indépendance des Africains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant historique pour la souveraineté africaine</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ annoncé des troupes françaises de plusieurs pays africains, dont le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, le Tchad ainsi que la Cote d’Ivoire, traduit une volonté affirmée des nations africaines de reprendre le contrôle de leur destin. Cette dynamique marque une rupture avec un système néocolonial qui perpétuait les déséquilibres historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2013, les opérations militaires françaises, notamment « <em>Serval</em> » et « <em>Barkhane</em> », ont laissé un bilan controversé. Dix ans d’engagement militaire ont échoué à résoudre durablement les crises sécuritaires, exacerbant parfois les tensions au Mali. Les dirigeants africains rejettent désormais les discours paternalistes et exigent des relations équilibrées et respectueuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En décembre 2024, lors des commémorations du massacre des tirailleurs sénégalais par les forces coloniales françaises en 1944, Ousmane Sonko a rappelé le rôle crucial des soldats africains lors des guerres mondiales. Mobilisés, souvent de force, ces soldats ont contribué à la libération de la France, parfois au prix de leur vie. Ignorer ces sacrifices, tout en exigeant une reconnaissance unilatérale de l’intervention française au Sahel, révèle un paternalisme dépassé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un appel au respect mutuel</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos d’Emmanuel Macron, qui fustigeaient une prétendue « <em>ingratitude</em> » des dirigeants africains, sont apparus comme une tentative de minimiser leur autonomie. Pourtant, les sacrifices des soldats africains lors des guerres mondiales, souvent mobilisés de force, témoignent de l’engagement historique de l’Afrique pour la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les peuples africains, à l’instar des gouvernements sénégalais et tchadien, réaffirment leur aspiration à une pleine souveraineté et à des partenariats fondés sur le respect mutuel, sans oublier ceux de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ce n’est plus une question de « <em>merci</em> », mais de justice, de reconnaissance et de dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France est invitée à repenser ses relations avec l’Afrique en intégrant cette nouvelle donne. L’heure est venue de tourner la page d’un discours colonial dépassé et de bâtir des relations fondées sur l’égalité et la coopération véritables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction des dirigeants africains, notamment au Sénégal et au Tchad, témoigne d’un refus catégorique de se plier à des injonctions paternalistes. Les nations africaines ne quémandent plus, elles exigent des partenariats équilibrés et basés sur le respect mutuel. Les décisions souveraines prises par ces pays sont autant de messages adressés à la France&nbsp;: l’heure est venue de reconnaître la pleine légitimité des aspirations africaines à l’indépendance totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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