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	<title>Archives des Franc CFA &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Franc CFA &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L&#8217;UA doit se réformer pour devenir une institution dont l&#8217;Afrique a besoin. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:40:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez pourquoi il est urgent de réformer l'Union africaine pour renforcer son efficacité au service des peuples africains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une tribune critique sur l’avenir du panafricanisme institutionnel, Mike Omuodo, expert panafricain en relations publiques et communication basé à Nairobi, appelle l’Union africaine à engager des réformes profondes pour redevenir une organisation au service des peuples africains. Face aux accusations de déconnexion, d’inefficacité et de complaisance envers certains régimes, l’auteur interroge la capacité de l’UA à incarner une véritable intégration politique, économique et sécuritaire du continent.</em></strong></p>



<p>Dans un commentaire publié en ligne, sur un groupe de plus 800 000 membres, un internaute a posé une question intrigante : « <em>Si l&rsquo;Union africaine (UA) n&rsquo;est pas capable de créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, alors quel est exactement le but de cette union ? </em>».</p>



<p>La section des commentaires s&rsquo;est enflammée, certains internautes affirmant que l&rsquo;UA ne sert plus les intérêts du peuple africain, mais plutôt ceux de l&rsquo;Occident et des nations individuelles avides des ressources de l&rsquo;Afrique. Certains ont même déclaré en plaisantant qu&rsquo;elle devrait être rebaptisée « <em>Western Union </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ua-un-club-de-cabales"><strong>L’UA, un club de cabales</strong></h2>



<p>Mais sérieusement, comment un pays comme la France a-t-il réussi à maintenir une influence économique sur 14 États africains grâce à son système du franc CFA, alors que le continent est incapable de créer son propre régime monétaire unique ? Pourquoi le continent semble-t-il accepter sans broncher que les puissances mondiales établissent leurs bases militaires sur son territoire, mais ne semble pas intéressé par la création de sa propre armée unifiée ? Pourquoi l&rsquo;idée d&rsquo;une ouverture des frontières effraie-t-elle nos dirigeants, les poussant à se réfugier derrière la souveraineté ?</p>



<p>Ces questions remettent en cause la pertinence de l&rsquo;UA dans la géopolitique actuelle. Il ne fait aucun doute que l&rsquo;UA reste pertinente, car elle continue de parler au nom de l&rsquo;Afrique sur les plateformes mondiales en tant que symbole de l&rsquo;unité du continent. Mais le malaise qui l&rsquo;entoure est justifié, car le symbolisme ne suffit plus.</p>



<p>Dans un continent aux prises avec des conflits persistants, une fragmentation économique et des reculs démocratiques, les institutions sont jugées non pas sur leur présence, mais sur leur impact.</p>



<p>D&rsquo;après le chat et plusieurs autres groupes de discussion sur les réseaux sociaux, la plupart des Africains sont mécontents des résultats obtenus jusqu&rsquo;à présent par l&rsquo;Union africaine. Pour beaucoup, l&rsquo;organisation est déconnectée de la réalité et ils réclament désormais une refonte immédiate.</p>



<p>À leurs yeux, l&rsquo;UA est un club de cabales dont la principale réalisation a été de protéger leurs acolytes criminels.</p>



<p>Un commentateur a déclaré : « <em>La principale tâche de l&rsquo;UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir grâce à des élections truquées. </em>» Un autre a déclaré : « <em>L&rsquo;UA est une bande de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les cacher à l&rsquo;étranger.</em> »</p>



<p>Ces opinions peuvent sembler sévères, mais elles reflètent bien la façon dont les gens perçoivent l&rsquo;organisation à travers le continent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-floue"><strong>Une vision floue</strong></h2>



<p>L&rsquo;Union africaine, créée en juillet 2002 pour succéder à l&rsquo;OUA, est née d&rsquo;une vision ambitieuse visant à unir le continent vers l&rsquo;autosuffisance en favorisant l&rsquo;intégration économique, en renforçant la paix et la sécurité, en encourageant la bonne gouvernance et en représentant le continent sur la scène internationale, après la fin du colonialisme.</p>



<p>Au fil du temps, cependant, le fossé entre cette vision et la réalité sur le terrain s&rsquo;est creusé. L&rsquo;UA semble impuissante à résoudre les conflits croissants qui secouent le continent, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de coups d&rsquo;État incessants, d&rsquo;élections chaotiques ou d&rsquo;agressions extérieures.</p>



<p>Cette faiblesse chronique a lentement érodé la confiance du public dans l&rsquo;organisation et, de ce fait, l&rsquo;UA est désormais considérée comme un forum de discours plutôt que de solutions. Comme le dit un commentateur, « <em>l&rsquo;UA est devenue une tribune de discussion grotesque, incapable d&rsquo;agir ou de mordre </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-a-la-creation-d-un-nouvel-organisme"><strong>Appel à la création d&rsquo;un nouvel organisme</strong></h2>



<p>Le sentiment général sur le terrain est que l&rsquo;UA stagne et n&rsquo;a pas grand-chose à montrer après plus de 60 ans d&rsquo;existence (depuis l&rsquo;époque de l&rsquo;OUA). Elle est également considérée comme impuissante et soumise aux caprices de ses « <em>maîtres</em> ».&nbsp; Certains commentateurs ont même appelé à sa dissolution et à la création d&rsquo;un nouvel organisme qui servirait les intérêts du continent et de ses populations.&nbsp;</p>



<p>Cela ressemble à un vote de défiance. Pour regagner la faveur du public et rester une force au service du bien-être du continent, l&rsquo;UA doit entreprendre des réformes cruciales, renforcer la responsabilité et faire preuve de courage politique de toute urgence. Sans cela, elle risque de survivre en apparence tout en perdant de son essence.</p>



<p>La question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;Afrique a besoin de l&rsquo;UA, mais si l&rsquo;UA est disposée et prête à devenir l&rsquo;institution dont l&rsquo;Afrique a besoin, une institution suffisamment audacieuse pour initier une démarche courageuse vers un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un régime de passeport commun. C&rsquo;est possible !</p>



<p><strong><em>M. Omuodo </em></strong></p>



<p><strong><em>Adresse :  </em></strong><a href="mailto:mike.omuodo@mediafast.co.ke"><strong><em>mike.omuodo@mediafast.co.ke</em></strong></a><strong><em> </em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><strong><em>Le chapô est de notre rédaction. </em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 21:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des rumeurs sur la monnaie commune de l’AES et leurs implications sur l’évolution politique et économique régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.</em></strong></p>



<p>Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « <em>Sahel</em> ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.</p>



<p>Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rumeur-qui-prospere-sur-une-attente-reelle"><strong>Une rumeur qui prospère sur une attente réelle</strong></h2>



<p>Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.</p>



<p>Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-comme-revelateur-d-interets-contradictoires"><strong>La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires</strong></h2>



<p>La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.</p>



<p>Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-strategique"><strong>L’information, nouveau champ de bataille stratégique</strong></h2>



<p>La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.</p>



<p>Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.</p>



<p>Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.</p>



<p>Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment l’AES veut redéfinir ses relations avec la CEDEAO et l’UEMOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 04:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analysez la coopération AES-CEDEAO-UEMOA face aux défis politiques et économiques en Afrique de l'Ouest après le retrait récent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En se retirant de la CEDEAO tout en restant arrimés à l’UEMOA, le Mali, le Burkina Faso et le Niger engagent une recomposition inédite de l’architecture régionale ouest-africaine. Entre rupture politique assumée, dépendances économiques persistantes et volonté d’autonomie stratégique, la Confédération des États du Sahel avance sur une ligne de crête, révélatrice des tensions profondes qui traversent l’Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p>Le 29 janvier 2025 marque une date charnière pour l’intégration régionale ouest-africaine. Ce jour-là, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont acté leur retrait effectif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cinquante ans après la création de l’organisation. Derrière ce départ spectaculaire, c’est moins une rupture administrative qu’un basculement politique profond qui s’opère : celui d’un bloc sahélien décidant de s’affranchir d’un modèle régional jugé inadapté à ses réalités sécuritaires et politiques.</p>



<p>Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), les trois pays entendent désormais redéfinir leurs relations avec les organisations régionales existantes. Mais si le divorce avec la CEDEAO est consommé, la question de l’UEMOA – et, au-delà, celle du franc CFA – révèle les limites et les contradictions d’une souveraineté encore inachevée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-politique-assume-avec-la-cedeao"><strong>Un divorce politique assumé avec la CEDEAO</strong></h2>



<p>À l’origine de la rupture, un désaccord fondamental sur la nature de la légitimité politique. Depuis 2020, les trois pays sahéliens ont connu des coups d’État militaires successifs, condamnés par la CEDEAO au nom de son protocole sur la bonne gouvernance. Sanctions économiques, fermetures de frontières et suspensions institutionnelles ont alors été brandies comme outils de pression.</p>



<p>Mais cette stratégie a produit l’effet inverse de celui escompté. Dans des sociétés éprouvées par une décennie de violences terroristes et d’effondrement sécuritaire, les régimes militaires ont bénéficié d’un soutien populaire réel, nourri par la promesse d’un rétablissement de l’autorité de l’État. Pour les dirigeants de l’AES, la CEDEAO est apparue non comme un médiateur régional, mais comme un instrument de normalisation politique perçu comme extérieur et coercitif.</p>



<p>Lors du sommet de Niamey en juillet 2024, le ton était donné : le retrait serait « <em>irréversible </em>». Le préavis d’un an expiré, la sortie effective du 29 janvier 2025 n’a fait que formaliser une rupture déjà consommée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-affaiblie-mais-contrainte-au-dialogue"><strong>Une CEDEAO affaiblie mais contrainte au dialogue</strong></h2>



<p>Privée de son bloc sahélien, la CEDEAO s’est recentrée autour d’un axe Nigeria–États côtiers, conservant un poids économique certain mais perdant une part de sa légitimité régionale. Pour autant, l’organisation n’a pas fermé la porte au dialogue. Confrontée à la progression des groupes armés vers le golfe de Guinée, elle sait que la sécurité ouest-africaine ne peut être pensée en silos.</p>



<p>Des contacts ont ainsi été amorcés au printemps 2025, notamment lors d’une rencontre à Bamako en mai, puis à Abuja en juin. Mais l’élan s’est rapidement essoufflé. Entre juillet et novembre, aucun suivi concret n’a eu lieu, alimentant la frustration au sein de l’AES. En novembre, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont publiquement regretté l’interruption du dialogue, estimant que cette inertie fragilisait la sécurité collective.</p>



<p>L’incident du 8 décembre 2025, lorsqu’un avion militaire nigérian s’est écrasé au Burkina Faso après avoir violé son espace aérien, a rappelé la fragilité de la situation. La mise en alerte maximale des défenses aériennes de l’AES a souligné combien la défiance politique pouvait se traduire en risques sécuritaires concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-uemoa-entre-pragmatisme-economique-et-contradictions-politiques"><strong>L’UEMOA, entre pragmatisme économique et contradictions politiques</strong></h2>



<p>Si la rupture avec la CEDEAO est nette, la posture de l’AES vis-à-vis de l’Union économique et monétaire ouest-africaine est plus nuancée. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi de rester, jusqu’ici, membres de l’UEMOA, acceptant de facto le maintien du franc CFA et du cadre macroéconomique commun.</p>



<p>Ce choix est avant tout pragmatique. L’UEMOA offre une stabilité monétaire, une convertibilité internationale et un marché commun que les trois économies sahéliennes ne sont pas en mesure de remplacer à court terme.&nbsp;</p>



<p>Les tensions apparues en juillet 2025, lorsque le Burkina Faso s’est vu refuser la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA, ont montré que même ce cadre économique prétendument technique n’est pas totalement imperméable aux conflits politiques. Pour l’AES, l’épisode a été interprété comme une sanction indirecte liée à son retrait de la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-monnaie-aes-une-ambition-encore-lointaine"><strong>La monnaie AES, une ambition encore lointaine</strong></h2>



<p>Les dirigeants sahéliens n’ont pourtant jamais caché leur ambition de créer, à terme, une monnaie commune propre à l’AES. Présentée comme un acte de rupture symbolique avec l’héritage colonial, cette perspective se heurte toutefois à des obstacles considérables : absence de convergence macroéconomique suffisante, faibles réserves de change, dépendance commerciale structurelle vis-à-vis de l’extérieur.</p>



<p>À ce stade, aucune institution monétaire confédérale n’a vu le jour. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), qui sera lancée en décembre 2025 avec un capital de 500 milliards de FCFA, vise le financement du développement, non encore la gestion monétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-durable-de-l-espace-regional"><strong>Vers une recomposition durable de l’espace régional ?</strong></h2>



<p>En multipliant les institutions propres – force militaire unifiée, documents d’identité harmonisés, banque confédérale, médias régionaux –, l’AES s’affirme comme un pôle alternatif de l’intégration ouest-africaine. Mais cette construction se fait dans un environnement contraint, où la coopération avec la CEDEAO et l’UEMOA demeure, de fait, indispensable.</p>



<p>Trois trajectoires se dessinent : une fragmentation durable de l’espace régional, une coexistence pragmatique entre blocs, ou une refondation plus large de l’architecture ouest-africaine. L’issue dépendra autant de l’évolution sécuritaire que de la capacité des dirigeants sahéliens à transformer leur discours souverainiste en résultats économiques tangibles.</p>



<p>Pour l’heure, l’AES avance sur une ligne de crête : affirmer sa rupture politique sans rompre totalement les interdépendances économiques. Un exercice d’équilibriste qui façonnera, pour une large part, l’avenir géopolitique de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES: Vers la fin du franc CFA au Sahel ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Fin du FCFA est en route. Apprenez comment le Sommet de Bamako de 2025 pourrait changer la dynamique économique au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Sommet de Bamako, prévu les 22 et 23 décembre 2025, les dirigeants de la confédération des États du Sahel (AES) pourraient franchir une étape clé vers l’émancipation monétaire du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après la signature officielle des statuts de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), les trois États semblent poser ainsi les fondations d’une future monnaie commune destinée à rompre définitivement avec l’héritage du franc CFA et à asseoir leur souveraineté économique.</em></strong></p>



<p>Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, les chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger —donneront une impulsion décisive à leur projet de rupture monétaire avec le franc CFA. Quelques jours avant le sommet, la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) a été actée. Ce qui scelle la volonté des trois pays d’acquérir une souveraineté financière intégrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-avancee-institutionnelle-majeure"><strong>Une avancée institutionnelle majeure</strong></h2>



<p>Le point marquant du processus a été enregistré le 11 décembre 2025 à Bamako à travers la signature des statuts de la BCID-AES par les ministres des Finances des trois pays. Reçus par le président malien Assimi Goïta, président de la confédération AES, ils ont présenté ce texte comme « <em>l’acte de naissance </em>» d’une institution appelée à devenir la pierre angulaire de l’architecture économique de l’AES.</p>



<p>La BCID-AES, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, doit financer les projets prioritaires du Sahel : corridors routiers transfrontaliers, interconnexions électriques, agriculture stratégique et projets énergétiques. Contrairement aux mécanismes existants dans la zone franc, la nouvelle banque sera contrôlée exclusivement par les États sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rupture-assumee-avec-le-franc-cfa"><strong>Une rupture assumée avec le franc CFA</strong></h2>



<p>Cette étape s’inscrit dans la continuité du retrait de l’AES de la CEDEAO en janvier 2025. Pour les trois gouvernements militaires, la question monétaire ne semble plus être seulement économique mais identitaire : sortir du franc CFA pourrait donc être associé à l’affirmation d’une souveraineté retrouvée, débarrassée de la tutelle française.</p>



<p>La monnaie commune sahélienne, dont les contours techniques restent encore à définir, pourrait être vu comme un instrument permettant d’ajuster les politiques économiques nationales sans contrainte externe : taux d’intérêt, création monétaire, mobilisation des réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-integre-de-80-millions-d-habitants"><strong>Un marché intégré de 80 millions d’habitants</strong></h2>



<p>L’enjeu est aussi commercial. En 2025, les échanges intra-AES ont progressé de 20 %. Une monnaie unique pourrait réduire les coûts de transaction, dynamiser la circulation des biens et consolider un marché sahélien intégré. Pour les artisans, transporteurs, commerçants et agro-entreprises, cela représente une simplification majeure.</p>



<p>Politiquement, ce projet n’est que le prolongement naturel de leur rapprochement militaire et diplomatique, initié en 2023 et consolidé par la création formelle de la Confédération en juillet 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-monetaire-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition monétaire ouest-africaine ?</strong></h2>



<p>Les prochaines étapes déterminantes devraient être annoncées après le sommet. La nomination de la direction de la BCID-AES pourrait intervenir dans un bref délai, avant la levée de fonds auprès de partenaires régionaux et internationaux. La création de la monnaie, elle, pourrait intervenir dans un second temps, une fois les bases financières consolidées.</p>



<p>L’initiative sahélienne est observée avec attention au sein de la CEDEAO, où les discussions sur l’Eco — la future monnaie ouest-africaine annoncée pour 2027 — restent bloquées. Certains États, dont le Sénégal, n’excluent plus une révision de leur position vis-à-vis du franc CFA. La démarche de l’AES pourrait ainsi accélérer ou fragmenter le processus, selon les observateurs.</p>



<p>En inaugurant la BCID-AES à Bamako, les trois États franchiront un cap symbolique et politique : celui de l’émancipation affichée vis-à-vis du système monétaire hérité de la colonisation.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Françafrique, médias, diaspora : les fronts invisibles du Mali » — la tribune de Judé Sogoba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 11:51:42 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la campagne médiatique contre le Mali et son impact sur le projet souverainiste et la sécurité nationale.</p>
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<p><strong><em>Dans une tribune au ton résolument souverainiste, Judé Sogoba, doctorant en philosophie et spécialiste des questions de développement en Afrique, revient sur la bataille informationnelle qui entoure le Mali. Entre accusations de néocolonialisme, critique des élites médiatiques et mise en avant des avancées sécuritaires des FAMa, l’auteur analyse les fractures idéologiques qui traversent le pays et plaide pour une vigilance accrue face aux récits qui, selon lui, fragilisent le projet souverainiste porté par l’AES.</em></strong></p>



<p>Ces derniers temps, nous assistons à une propagande orchestrée pour semer la panique au Mali. Certains apatrides réfugiés en France et dans d’autres pays incarnent une véritable décadence morale pour toute l’Afrique, et particulièrement pour le Mali. Je ne peux comprendre comment un individu peut aller jusqu’à soutenir les ennemis qui cherchent à détruire son pays natal. Leur attitude révèle un comportement tératologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-combat-contre-la-francafrique"><strong>Combat contre la Françafrique</strong></h2>



<p>Le combat mené aujourd’hui par les pays de l’AES est un combat frontal contre la Françafrique. Ceux qui refusent de le mener n&rsquo;ont qu’à se taire à jamais. Nous savons que tous les hommes intègres qui ont œuvré pour la libération de l’Afrique ont été froidement assassinés ou combattus par les forces néocolonialistes. Des figures comme Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi, Idriss Déby et tant d’autres ont été lâchement trahies par des Africains devenus les «&nbsp;<em>boys</em>&nbsp;» d’intérêts étrangers, véritables symboles de décadence morale.</p>



<p>Les sponsors des terroristes sont connus de tous, sauf de ceux frappés par une cécité intellectuelle. Cette lutte de libération, qu’elle se mène aujourd’hui ou demain, finira par s’imposer, car l’Afrique doit être affranchie. Ceux qui participent à l’asphyxie du continent nous trouveront sur leur chemin. Les principaux commanditaires sont, bien sûr, les pays impérialistes qui s’enrichissent en pillant des États dirigés par des pseudo-intellectuels. C’est pourquoi la lutte engagée contre le terrorisme est un combat noble, que toute l’Afrique devra mener tôt ou tard. La liberté ou la mort !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-victoires-notables-de-l-armee-malienne"><strong>Les victoires notables de l’armée malienne</strong></h2>



<p>La malhonnêteté intellectuelle pousse certains à répéter que Bamako serait «&nbsp;<em>encerclé</em>&nbsp;» par les terroristes, mais aucun n’ose mentionner les victoires remarquables des FAMa sur les groupes armés. Les vaillants militaires maliens ne cessent de neutraliser les terroristes, et cela doit être affirmé haut et fort. Toute souveraineté a un prix, et le Mali n’y fera pas exception. Le peuple, conscient de cet enjeu, s’est tenu fermement aux côtés de ses forces armées pour la libération du pays.</p>



<p>La sortie de la CEDEAO est désormais effective. Avec la création d’une banque centrale propre, la nouvelle monnaie viendra, permettant d’obtenir une pleine souveraineté monétaire. La Monnaie de l’AES nous libérera du franc CFA, instrument de domination et de recolonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-terroristes-intellectuels-maliens-et-africains"><strong>Les terroristes intellectuels maliens et africains</strong></h2>



<p>Des pseudo-intellectuels maliens, africains, ainsi que certains journalistes — maliens ou non — participent eux aussi à la guerre médiatique contre le Mali, considéré par beaucoup comme le cœur de l’AES à abattre en priorité. C’est pourquoi ces individus courent se réfugier auprès de leurs maîtres pour tenter d’asphyxier le pays.</p>



<p>Tous ceux qui font l’apologie du terrorisme ou contribuent à son financement sont eux-mêmes des terroristes. Ils sont même plus dangereux que les combattants armés, car ils constituent les têtes pensantes de cette entreprise destructrice. Il revient donc aux autorités maliennes de prendre des mesures fermes contre tous les Maliens vivant à l’extérieur qui se livrent à de telles pratiques.</p>



<p><strong>Judé SOGOBA, doctorant en philosophie, Spécialiste des questions de développement de l’Afrique</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Croissance économique 2025 du Mali : Le taux de 6 % visé confirmé par les institutions financières internationales </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:58:54 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les stratégies de croissance économique 2025 du Mali et le plan de développement ambitieux pour un avenir durable.</p>
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<p><strong><em>Face à la crise multidimensionnelle, le Mali a lancé un ambitieux plan de développement à long terme dénommé « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » assorti d’une Stratégie nationale Pour l’Émergence et le Développement durable&nbsp;2024-2033 (SNEDD) afin de réaliser une croissance forte, durable et inclusive. Avec la mise en œuvre de ce programme, le pays est en passe de réaliser le taux de croissance économique qu’il a prévu pour l’année&nbsp;2025.</em></strong></p>



<p>La croissance économique mesure l’augmentation de la richesse produite dans un pays. Quand un État produit plus de biens et de services qu’auparavant, son produit intérieur brut (PIB) augmente. Dans une interview en fin mai 2025, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, avait indiqué que la croissance économique du Mali est passée de 1,2&nbsp;% en 2023 à 5&nbsp;% en 2024, et que le pays vise 6&nbsp;% en 2025.&nbsp;</p>



<p>Selon les spécialistes en économie, atteindre une croissance de 5&nbsp;% est un bon signal. D’après les plus grandes institutions financières internationales, cet objectif est bien réalisable. Ces institutions sont le Fonds Monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Chacune de ces institutions a fourni un taux de croissance économique après des analyses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-5-nbsp-d-apres-le-fonds-monetaire-international"><strong>5&nbsp;% d’après le Fonds Monétaire International</strong></h2>



<p>Du 09 au 13&nbsp;juin 2025, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme&nbsp;Wenjie Chen, a séjourné à Bamako pour mener les consultations de 2025 au titre de l’article&nbsp;IV avec les autorités maliennes.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des consultations, Mme&nbsp;Chen avait déclaré que l’économie malienne a fait preuve d’une certaine résilience, malgré les crises auxquelles le pays fait face. Elle a poursuivi en soulignant que la croissance économique du pays estimée à 4,7&nbsp;% en 2024 devrait atteindre 5,0&nbsp;% en 2025. Et d’ajouter que, sous réserve de la reprise de l’intégralité des activités minières, la croissance devrait rebondir pour atteindre 5,4&nbsp;% en 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-la-banque-mondiale-4-9-nbsp"><strong>Pour la Banque mondiale, 4,9&nbsp;%</strong></h2>



<p>D’après l’autre institution de Breton-Wood, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) devrait atteindre 4,9&nbsp;% en 2025 (1,9&nbsp;% par habitant), soutenue par le démarrage de la production de lithium, des services et de l’agriculture. Elle estime que la reprise industrielle, principalement tirée par l’extraction minière et l’égrenage du coton, compense la baisse de 4&nbsp;% des volumes d’exportation d’or due aux fermetures temporaires de mines liées à des différends fiscaux.&nbsp;</p>



<p>En outre, la banque mondiale indique que la croissance du PIB réel devrait s’établir en moyenne à 5&nbsp;% sur 2026-2027, soutenue par la production de lithium, l’agriculture et les télécommunications.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-selon-la-bad-5-3-nbsp"><strong>Selon la BAD, 5,3&nbsp;%</strong></h2>



<p>À en croire l’institution financière africaine, la reprise de l’activité économique au Mali devrait se poursuivre, avec une croissance de 4,7&nbsp;% en 2024 et de 5,3&nbsp;% en 2025. Cette croissance sera tirée par les activités extractives, avec le démarrage de la production de lithium, la relance du secteur textile et le développement du potentiel de production et de transformation du blé. Elle ajoute que grâce au maintien d’une politique monétaire restrictive, l’inflation devrait continuer à baisser pour atteindre 2&nbsp;% en 2024 et 1,8&nbsp;% en 2025.&nbsp;</p>



<p>Il faut rappeler que d’après le classement économique&nbsp;2025 du FMI, le Mali occupe la cinquième place dans l’espace franc CFA composé de quatorze (14) pays africains repartis entre deux zones&nbsp;: l’UEMOA&nbsp;(Union Économique et Monétaire ouest-africaine), la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale).&nbsp;</p>



<p>L’UEMOA est composée de huit (8) pays&nbsp;: le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Guinée-Bissau, le Togo. Quant à la CEMAC, elle compte six (6) pays&nbsp;: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad. Tous ces pays ont en partage le franc CFA, une monnaie garantie par la France, l’ancienne métropole.&nbsp;</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La peur a changé de camp : l’AES, cauchemar des parrains du chaos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 08:03:55 +0000</pubDate>
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<p>Le deuxième sommet de l'AES approche. Apprenez comment cette réunion pourrait transformer la dynamique politique du Sahel.</p>
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<p><strong><em>Elle devait être une simple alliance de circonstance. Elle est devenue un cauchemar géopolitique pour certains. L’Alliance des États du Sahel — devenue Confédération le 6&nbsp;juillet 2024 — avance, silencieuse et déterminée. À sa tête, trois hommes que tout oppose sauf la même obsession&nbsp;: rendre au Sahel sa souveraineté. Et cela, visiblement, fait peur.</em></strong></p>



<p>Au bord du Niger, la chaleur écrase les façades poussiéreuses, mais dans les bureaux feutrés des palais présidentiels des trois États, on s’active. Le général Assimi Goïta, en concertation avec les deux autres chefs d’État du Burkina Faso et du Niger, a décidé de tenir la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), prévue initialement en juillet 2025, en décembre prochain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-suscite-autant-de-fascination-que-de-crainte-nbsp"><strong>L’AES suscite autant de fascination que de crainte&nbsp;</strong></h2>



<p>Une décision officielle dictée par « <em>des ajustements logistiques</em> ». En réalité, une manœuvre stratégique. Car à mesure que l’échéance approche, les pressions se font plus lourdes, les attaques plus ciblées, les sabotages plus visibles.&nbsp;En effet, alors que tous les regards restaient rivés sur ces trois pays où devrait se tenir en juillet 2025, le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet tant attendu, les attaques se sont multipliées au Mali, visant principalement les positions militaires des Forces armées de sécurité (FAMa) dans plusieurs régions du pays.&nbsp;</p>



<p>En avril, une embuscade meurtrière sur l’axe Guiré-Nara et une attaque contre la zone aéroportuaire de Sévaré ont relancé un cycle de violences aux lourdes pertes civiles et militaires. Le mois de juin a vu une escalade spectaculaire avec l’assaut du camp de Boulikessi, plusieurs soldats tués, et des attaques coordonnées à Tombouctou, Ségou, Nioro du Sahel, Kayes et Niono, parfois appuyées par des drones explosifs.&nbsp;</p>



<p>En juillet, les offensives se sont multipliées, traduisant l’extension géographique et la sophistication croissante des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Dans le même contexte, la nuit du 31&nbsp;mars au 1er&nbsp;avril 2025 a vu un incident diplomatique majeur&nbsp;: un drone militaire malien Akinci, immatriculé TZ_98D, a été abattu par l’Algérie près de Tinzaoutène, dans la région de Kidal. Bamako a dénoncé une « <em>agression délibérée</em> » et saisi le Conseil de sécurité de l’ONU, accusant Alger de provocation et de complicité avec les groupes terroristes. Alger a justifié son acte par une prétendue violation de son espace aérien, version catégoriquement rejetée par le Mali.&nbsp;</p>



<p>L’AES, cette union inédite entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, suscite autant de fascination que de crainte. Ses ennemis la redoutent, ses alliés la scrutent, ses peuples y croient — farouchement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-nee-dans-la-douleur"><strong>Une alliance née dans la douleur</strong></h2>



<p>Tout est parti d’un refus. Celui de trois jeunes chefs d’État militaires qui ont dit non à la soumission, non aux injonctions, non aux tutelles extérieures. Le 16&nbsp;septembre 2023, à Bamako, naissait l’Alliance des États du Sahel, avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma. Moins d’un an plus tard, le 6&nbsp;juillet 2024, à Niamey, l’alliance se transformait en Confédération. Une étape de plus vers la souveraineté assumée et la marche inexorable de ces trois États vers le fédéralisme. Cette transformation, personne ne l’avait vu venir dans certaines puissances occidentales opposées aux politiques intérieures de ces États, et qui ne souhaitaient que leur décadence afin de pouvoir s’accaparer de leurs ressources, comme elles l’ont toujours fait. Toutefois, une telle initiative ne va pas sans des défis à relever que les peuples de ces États doivent comprendre.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Depuis juillet 2024, les réunions se succèdent entre les États de l’AES, les symboles s’empilent. Drapeau commun, hymne, armée confédérale, force conjointe, devise, bientôt une banque confédérale. L’AES, c’est une idée devenue projet, puis projet devenu menace — pour ceux qui, depuis l’extérieur, avaient pris l’habitude de parler au nom du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tiani-nbsp-c-est-le-peuple-du-sahel-qui-conduit-la-revolution"><strong>Tiani&nbsp;: « C’est le peuple du Sahel qui conduit la révolution »</strong></h2>



<p>Lors de sa dernière visite à Bamako, en septembre 2025, le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, a pris soin de rappeler à juste titre&nbsp;: « <em>Le peuple du Mali, du Burkina et du Niger conduit une révolution. Une révolution pour la souveraineté, la dignité et la sécurité.</em> »</p>



<p>Dans son intervention, c’est surtout la prochaine opérationnalisation de la force militaire unifiée avec état-major à Niamey, dès cette année, qui a d’abord retenu les attentions. Les premiers bataillons conjoints sont déjà en action, souvent dans l’ombre, sur des théâtres discrets entre les trois frontières. « <em>Nous voulons que tous les problèmes de défense soient pris en charge par cette force confédérale</em> », explique Tiani. L’armée aésienne est désormais une force sans tutelle, évoluant dans les airs comme sur terre, sans avoir besoin d’autorisation venant de l’extérieure. L’intervention du général Tiani a été un séisme géopolitique, notamment du côté des sponsors étatiques du terrorisme, qui ne souhaite que maintenir le chaos contrôlé au sein de ces États.</p>



<p>Le président nigérien confirme également lors de sa mission officielle au Mali la mise en place de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement. Une banque, qui sera officiellement, un instrument financier destiné à financer les projets structurants, mais, officieusement, qui sera une préfiguration monétaire. Certains diplomates y voient déjà la première pierre d’une future monnaie sahélienne, affranchie du franc CFA. En témoignent plusieurs publications sur les réseaux sociaux, provenant d’influenceurs.&nbsp;</p>



<p>Les sourcils de certains anciens partenaires des États du Sahel commencent à froncer parce qu’ils voient que le Sahel est en train d’écrire sa propre économie.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-traore-nbsp-l-enigme-de-l-albinos-noir"><strong>Traoré&nbsp;: l’énigme de « l’albinos noir »</strong></h2>



<p>Trois ans après le renversement politique intervenu à Ouagadougou, le capitaine Ibrahim Traoré a pris aout au feu de la scène médiatique. Devant dix journalistes burkinabè, en septembre dernier, il s’est livré, comme à son habitude, sans prompteur ni langue de bois. « <em>Est-ce que nous allons gagner cette guerre ? Nous ne pouvons que la gagner </em>», lance-t-il, le regard fixe.</p>



<p>Puis, dans un sourire énigmatique, il annonce l’apparition d’un « <em>monstre</em> » dans l’espace AES&nbsp;: « <em>Bientôt, vous verrez apparaître un albinos noir.</em> » Phrase mystérieuse, à la fois prophétique et provocatrice, qui laisse les observateurs perplexes. Est-ce un code ? Une allégorie ? Une référence interne à une opération en préparation ? Personne, jusqu’ici, ne peut donner des explications précises à cette déclaration. Mais beaucoup estiment qu’il s’agirait d’une grande annonce pour le prochain sommet, annoncé pour se tenir à Bamako, en décembre prochain.&nbsp;</p>



<p>Dans le style Traoré, l’ésotérisme est souvent un message à double détente&nbsp;: un mot pour galvaniser, un autre pour inquiéter. Mais à Ouagadougou aussi bien que dans l’espace AES, le ton reste confiant. La victoire n’est plus une hypothèse, c’est une question de calendrier.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-goita-nbsp-le-pivot-silencieux"><strong>Goïta&nbsp;: le pivot silencieux</strong></h2>



<p>À Bamako, le général Assimi Goïta joue le rôle de chef d’orchestre. Moins loquace que ses homologues, il avance ses pions dans le calme d’un stratège. Sous sa présidence, le Mali est devenu la plaque tournante du projet confédéral. C’est là que se tiendra le sommet de décembre, celui que beaucoup redoutent. Car c’est à Bamako que doivent être annoncées des décisions historiques — parmi elles, la mise en marche formelle des institutions confédérales et, selon certaines sources, un projet de déclaration de souveraineté économique et monétaire.</p>



<p>Autant dire que certains acteurs extérieurs ont tout intérêt à ce que le sommet n’ait pas lieu.&nbsp;Et&nbsp;comme une&nbsp;coïncidence, les attaques terroristes&nbsp;aussi bien que des tentatives de déstabilisation&nbsp;se sont&nbsp;encore&nbsp;multipliées&nbsp;au&nbsp;Mali depuis quelques mois déjà.&nbsp;Entre août et octobre 2025, le Mali a été confronté à une nouvelle vague d’attaques terroristes, ciblant principalement les forces armées dans le centre, l’ouest.</p>



<p>En octobre, la menace s’est maintenue, les terroristes recourant de plus en plus à des drones explosifs. Dans ce climat de tension extrême, le gouvernement de transition a déjoué, dès le 1er&nbsp;août, une tentative de déstabilisation orchestrée par un réseau mêlant militaire, civil et un ressortissant français, Vizilier Yann, un agent du renseignement français.&nbsp;</p>



<p>Selon le général de division Daoud Aly Mohammedine, plusieurs officiers maliens, dont les généraux Abass Dembélé et Nema Sagara, ont été impliqués dans ce complot visant à « <em>briser la dynamique de refondation du Mali avec l’aide d’États étrangers </em>». Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a pris le 7&nbsp;octobre une série de décrets prononçant la radiation de plusieurs des officiers impliqués dans ce complot des rangs des Forces armées maliennes, dans le cadre d’une « <em>mesure disciplinaire</em> » visant à maintenir la rigueur et la discipline au sein de l’armée.</p>



<p>Ces tentatives de sabotage se poursuivent encore à travers le soutien aux groupes armés terroristes, qui tentent désespérément d’imposer sur le pays un blocus économique en s’en prenant aux camions-citernes qui acheminent le carburant.&nbsp;</p>



<p>Les observateurs avertis s’accordent donc pour dire qu’il s’agit d’une stratégie d’asphyxie avec comme objectif d’empêcher la tenue de ce sommet et par ricochet remettre les pays de l’AES à genou afin de reprendre le pillage de leurs ressources. Car, empêcher la Confédération d’avancer, c’est maintenir le Sahel dans son éternel provisoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-confederation-en-sous-marin"><strong>La Confédération en sous-marin</strong></h2>



<p>Dans cet espace, rien ne fuite. Les documents stratégiques circulent à peine. Les réunions se tiennent dans un silence monacal. L’AES avance en sous-marin. C’est aussi cela sa force. Le secret est devenu sa meilleure arme. Cette opacité alimente toutes les spéculations&nbsp;: monnaie unique, réseau logistique intégré, stratégie de défense régionale, voire diplomatie parallèle.</p>



<p>Les grandes capitales, autrefois partenaires peu sincères et fiables, s’agitent. On parle de « <em>bloc sahélien</em> », d’« <em>autarcie stratégique </em>», de « <em>rupture silencieuse</em> ». Ce qui est sûr, c’est que l’AES dérange — parce qu’elle casse les codes. Parce qu’elle ne demande plus la permission d’exister. Parce qu’elle parle d’égal à égal avec les puissances qui, hier encore, se posaient en tuteurs.</p>



<p>À Niamey, Ouagadougou et Bamako, les drapeaux se lèvent, les hymnes s’accordent, les mots « <em>indépendance</em> » et « <em>souveraineté</em> » reprennent sens. Dans les rues, les jeunes y croient, les anciens s’interrogent, les chancelleries s’inquiètent. Mais pour les trois chefs d’État, l’heure n’est plus aux justifications.&nbsp;</p>



<p>« <em>Avec le peuple comme guide, le succès est au bout du chemin</em> », a conclu Tiani, à Bamako. Cette phrase résume l’état d’esprit d’une Confédération qui avance dans la tempête, sûre de sa cause, certaine de son destin. L’AES fait peur — mais elle fait surtout espérer. Parce qu’au cœur du Sahel, un mot longtemps confisqué retrouve enfin sa place&nbsp;: la souveraineté.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans pour briser le miroir colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 10:31:21 +0000</pubDate>
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<p>Cinq ans de souveraineté : une transition qui a ouvert les yeux sur les vérités cachées du néocolonialisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Cinq années de transition ont suffi à mettre à nu ce que l’on taisait depuis des décennies : la duplicité des interventions militaires occidentales, le piège dans la diplomatie, le pillage organisé des ressources africaines. Au Mali, la rupture assumée avec l’Occident a ouvert les yeux d’un continent entier. Désormais, le mensonge néocolonial ne passe plus.</em></strong></p>



<p>On se souvient du fracas du 18 août 2020. Un coup d’État militaire, vite suivi d’un second, faisait basculer le Mali dans ce que d’aucuns appellent encore avec dédain « <em>une parenthèse</em> ». Cinq ans plus tard, il faut se rendre à <a href="https://saheltribune.com/le-second-mandat-de-donald-trump-un-miroir-des-defis-de-lafrique-et-du-monde/">l’évidence</a> ; cette transition, prolongée, mal aimée à l’étranger, souvent décriée par les commentateurs de salon, aura produit un effet inattendu. Elle a décillé les yeux. Pas seulement ceux des Maliens, mais, par ricochet, ceux d’un continent entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-barkhane-montait-en-puissance-plus-les-drapeaux-noirs-s-etendaient"><strong>Plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient</strong></h2>



<p>Car sous nos tropiques, il est des vérités qu’on savait, qu’on chuchotait, mais qu’on n’osait pas dire trop fort, bien que des groupements de citoyens commençaient déjà à les dénoncer à travers des manifestations ou des lettres ouvertes. La transition malienne, elle, les a jetées à la face du monde. L’échec français dans la guerre contre le terrorisme ? Acté. La duplicité du franc CFA, cette monnaie coloniale qui perdure sous un vernis d’indépendance ? Révélée. Le pillage en règle des ressources naturelles africaines par des <a href="https://saheltribune.com/souverainete-economique-le-mali-rachete-la-mine-dor-de-morila/">multinationales étrangères </a>? Démontré, preuves à l’appui.</p>



<p>Et voilà qu’au détour d’une <a href="https://saheltribune.com/bnda-un-capital-majoritairement-nationalise-pour-le-developpement-agricole/">décision de souveraineté</a> — l’expulsion des forces Barkhane en 2022 — le peuple malien découvre que neuf années de présence militaire française avaient non pas réduit la menace djihadiste, mais coïncidé avec son expansion. Cruelle ironie : plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient. À Bamako, les autorités parlent aujourd’hui de libération. Et dans les rues de Ouagadougou ou de Niamey, des foules acclament ce choix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nationalisation-des-mines-strategiques-nbsp"><strong>Nationalisation des mines stratégiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Autre tabou brisé : celui du franc CFA. Depuis 1945, cet instrument sert d’ancrage aux économies d’Afrique de l’Ouest. Mais à qui profite-t-il ? Certainement pas aux peuples. Comme le rappelait&nbsp;<a href="https://bamada.net/ce-nest-pas-une-monnaie-africaine-le-franc-cfa-est-un-obstacle-a-la-souverainete-economique-du-continent-affirme-le-professeur-moussa-diallo">un économiste malien</a>&nbsp;en 2024 : «&nbsp;<em>Le CFA, celui qui le détient ne l’utilise pas. Celui qui l’utilise, ne le détient pas.&nbsp;</em>» En d’autres termes, une monnaie sans souveraineté. Quand Bamako décide d’ouvrir ce débat, c’est tout un continent qui réalise l’absurdité d’un système monétaire sous tutelle.</p>



<p>Et puis il y a l’or. Ce métal qui brille à Londres et à Dubaï, mais qui laisse la terre malienne exsangue. <a href="https://www.africangoldreport.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soixante-cinq tonnes</a> extraites chaque année, dont les profits échappent largement au pays. En janvier 2025, la <a href="https://lactualite.com/actualites/le-mali-saisit-trois-tonnes-dor-de-la-canadienne-barrick-dans-un-litige-fiscal/#:~:text=Un%20haut%20responsable%20de%20Barrick,pas%20autoris%C3%A9%20%C3%A0%20parler%20publiquement." target="_blank" rel="noreferrer noopener">saisie de trois tonnes d’or</a> appartenant à Barrick Gold, d’une valeur de 240 millions d’euros, a servi d’électrochoc. Pour la première fois, l’opinion découvre comment ses richesses étaient siphonnées par des compagnies étrangères sous couvert de contrats léonins. Depuis, le Burkina Faso et le Niger ont suivi, nationalisant à leur tour des mines stratégiques.</p>



<p>Faut-il encore parler de l’uranium ? Ressource vitale pour les centrales françaises, dont&nbsp;<a href="https://afriquexxi.info/L-uranium-nigerien-au-service-de-la-grandeur-de-la-France">30 % provenait</a>&nbsp;du seul Niger. On comprend mieux, dès lors, l’obsession sécuritaire de Paris dans la région. Il ne s’agissait pas seulement de protéger Bamako, Niamey ou Ouagadougou, mais aussi d’assurer le courant électrique de Marseille et de Lyon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-voile-s-est-leve"><strong>Le voile s’est levé</strong></h2>



<p>Ce qui s’esquisse, c’est une recomposition géopolitique. Au Mali, la coopération avec Moscou et Pékin, moquée par les chancelleries occidentales, a permis d’affirmer une évidence : l’Afrique n’est pas condamnée à choisir toujours la même tutelle. En septembre 2024, l’élévation des relations Mali–Chine au rang de <a href="https://www.studiotamani.org/171664-le-mali-et-la-chine-vers-un-partenariat-strategique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>partenariat stratégique </em>»</a> illustre cette diversification. Quant à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, confédération entre Mali, Niger et Burkina, elle marque un séisme politique : sortie de la CEDEAO, projet de monnaie commune, solidarité régionale affichée.</p>



<p>Bien sûr, tout n’est pas rose. La situation sécuritaire demeure précaire, les attaques djihadistes continuent, l’économie malienne souffre d’un assèchement des financements extérieurs. Mais l’essentiel est ailleurs : le voile s’est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-a-servi-de-miroir"><strong>Le Mali a servi de miroir</strong></h2>



<p>Car ce que cinq années de transition ont légué, c’est un vocabulaire, une grille de lecture nouvelle. « <em><a href="https://saheltribune.com/aes-la-souverainete-au-coeur-de-lengagement/">Souveraineté</a></em> », « <em>panafricanisme</em> », « <em>anti-impérialisme</em> » : des mots qu’on croyait désuets, qu’on entendait dans les manuels d’histoire, et qui redeviennent des armes politiques. Pour la jeunesse africaine, hyperconnectée et avide d’images, c’est un récit mobilisateur. Les « <em>videomans</em> » maliens qui relaient en bambara les discours anti-impérialistes d’Assimi Goïta touchent plus de cœurs que n’importe quelle dépêche de l’AFP.</p>



<p>Alors oui, il y a des limites, des excès, des contradictions. Mais il y a aussi une certitude : le Mali a servi de miroir. Dans ce miroir, les Africains ont vu l’étendue du pillage, la complicité de leurs élites, et la possibilité d’un autre chemin. Que ce chemin mène au salut ou au désastre, l’histoire le dira. Mais une chose est sûre : les yeux sont désormais ouverts.</p>



<p>Et un continent qui ouvre les yeux ne les referme jamais.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire :  quatrième mandat de Ouattara, entre légalité constitutionnelle et risques d’instabilité</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 20:18:00 +0000</pubDate>
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<p>Les répercussions de la candidature d’Alassane Ouattara au quatrième mandat : enjeux démocratiques et tensions sociales à l’horizon 2025.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L’annonce par le président ivoirien Alassane Ouattara de sa candidature à un quatrième mandat lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025 marque un tournant à la fois politique, institutionnel et symbolique pour la Côte d’Ivoire. Si le chef de l’État invoque la légalité de sa démarche en se fondant sur la réforme constitutionnelle de 2016, cette décision ravive de profondes inquiétudes sur la résilience démocratique du pays, la cohésion sociale et les implications sécuritaires et économiques, dans un contexte régional déjà extrêmement volatil.</strong></p>



<p>L’argument de la remise à zéro des mandats consécutifs grâce à la Constitution de 2016 a déjà été mobilisé lors de la présidentielle de 2020, suscitant de vives controverses. À l’époque, cette lecture du droit constitutionnel avait été jugée cynique par une large frange de l’opposition, qui y voyait une manœuvre pour pérenniser un pouvoir personnel. Le retour de ce même raisonnement en 2025, pour justifier une nouvelle candidature, ne fait qu’accentuer le malaise. Si le texte fondamental autorise effectivement cette possibilité, la répétition d’un tel acte électoral soulève des questions sur la culture démocratique en Côte d’Ivoire, où l’alternance politique reste perçue comme un exercice à géométrie variable.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs figures de l’opposition, notamment l’ancien président Laurent Gbagbo ou encore Tidjane Thiam, ont été disqualifiées du processus électoral, réduisant de manière significative l’offre politique face à un président sortant disposant de tous les leviers de l’appareil d’État. Ce déséquilibre alimente un climat de défiance généralisée, qui risque d’attiser les tensions au fil de la campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-paix-fragile-face-aux-risques-securitaires"><strong>Une paix fragile face aux risques sécuritaires</strong></h2>



<p>Si la Côte d’Ivoire bénéficie aujourd’hui d’une relative stabilité institutionnelle, les cicatrices des crises passées ne sont pas complètement refermées. Le souvenir des violences post-électorales de 2010-2011, comme celles survenues en 2020, est encore vivace. La probabilité de tensions pendant la campagne électorale reste élevée, surtout si l’opposition ou une partie de la société civile estime que les règles du jeu ne sont pas équitables.</p>



<p>Sur le plan sécuritaire, le pays est également confronté à une menace jihadiste persistante dans ses régions septentrionales. Depuis l’attaque de Kafolo, la pression exercée par les groupes terroristes affiliés à AQMI et au JNIM s’est intensifiée. Les autorités ivoiriennes ont certes renforcé les capacités de surveillance et de riposte, mais le risque d’attaques ciblées ou d’infiltration dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Mali reste réel. Dans un tel contexte, une instabilité politique intérieure viendrait accentuer la vulnérabilité du pays, créant un terrain favorable à une déstabilisation plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-locomotive-economique-en-equilibre-instable"><strong>Une locomotive économique en équilibre instable</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire affiche l’un des taux de croissance les plus dynamiques de la sous-région, avec une projection de +6 % pour l’année 2025. Cette performance repose notamment sur la diversification des investissements, la stabilité monétaire assurée par l’ancrage au franc CFA et le développement des infrastructures. Toutefois, cette dynamique reste conditionnée à un climat politique apaisé et prévisible.</p>



<p>Toute dérive autoritaire, toute crise de légitimité électorale ou tout épisode de violence urbaine pourrait remettre en cause les engagements des bailleurs et faire fuir certains investisseurs. En tant que pilier économique de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire joue un rôle central dans les échanges régionaux. Une instabilité prolongée à Abidjan pourrait ainsi provoquer un effet domino sur les économies voisines, notamment celles déjà fragilisées comme le Mali ou le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-continuite-institutionnelle-et-urgence-democratique"><strong>Entre continuité institutionnelle et urgence démocratique</strong></h2>



<p>La candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat incarne un paradoxe ivoirien, celui d’une légalité constitutionnelle invoquée dans un contexte de faible légitimité perçue. Si le président ivoirien entend garantir la continuité et la stabilité, cette démarche pourrait, à l’inverse, raviver les tensions, exacerber les divisions politiques et compromettre les acquis économiques.</p>



<p>L’enjeu pour la Côte d’Ivoire ne se résume pas à une simple élection, mais à la capacité du pays à affirmer sa maturité démocratique et à instaurer un jeu politique plus inclusif, condition essentielle pour préserver la paix sociale et consolider son rôle de leader régional.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>UEMOA : De Lomé à Cotonou, la bataille discrète pour sauver l’union monétaire ouest-africaine</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 20:50:25 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des démarches pour sauver l'UEMOA : comment les dirigeants tentent de maintenir l'unité financière en ces temps difficiles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Sous pression depuis la création de l’Alliance des États du Sahel, l’Union économique et monétaire ouest-africaine tente de résister à la désintégration silencieuse. À Cotonou, les présidents Talon et Faye ont esquissé un sursaut diplomatique pour sauver ce qui peut l’être d’une union monétaire en perte de cohésion, fragilisée par les tensions politiques et le retrait progressif du Mali, du Burkina Faso et du Niger.</em></strong></p>



<p>Il y a des photos qui trompent leur monde. Celle prise à Cotonou, ce mardi, montrant les présidents Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon souriants, presque fraternels, en est une. Car derrière les accolades protocolaires et les discours à fleuret moucheté, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) traverse une zone de turbulence qu’aucun euphémisme ne saurait masquer.</p>



<p>Union fracturée, monnaie fragilisée, confiance fissurée. Depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), c’est tout l’édifice ouest-africain qui vacille, y compris son pilier monétaire, pourtant longtemps présenté comme l’un des plus stables du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cotonou-tentative-de-reanimation-politique"><strong>Cotonou, tentative de réanimation politique</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons convenu […] d’entreprendre des démarches pour travailler à redynamiser l’organisation</em>&nbsp;», a sobrement déclaré Bassirou Diomaye Faye à la sortie de son entretien avec Talon. Traduction : l’UEMOA est à bout de souffle, et les chefs d’État qui y croient encore — ou veulent y croire — cherchent à lui éviter une implosion par défaut d’adhésion.</p>



<p>Le message est limpide. Sans la participation pleine et entière des trois pays sahéliens, l’Union perd sa cohérence géographique, sa pertinence politique et peut-être, demain, sa base monétaire. La récente gifle symbolique infligée par le trio sahélien, qui a quitté avec fracas la session du Conseil des ministres de l’UEMOA tenue à Lomé, en dit long. Motif : l’absence de consensus sur la présidence tournante, que le Burkina Faso revendiquait.</p>



<p>Un désaccord de façade ? Non. Un bras de fer sur fond de guerre d’influences, de souverainetés contrariées et de rancunes géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-franc-cfa-devient-suspect"><strong>Quand le franc CFA devient suspect</strong></h2>



<p>Officiellement, Mali, Niger et Burkina sont toujours membres de l’UEMOA. Mais leur présence devient de plus en plus théorique, voire hostile. Le projet, non dissimulé, de création d’une monnaie sahélienne autonome, conjugué à des accusations répétées contre le Bénin et la Côte d’Ivoire de «&nbsp;<em>tentative de déstabilisation</em>&nbsp;» (que ces derniers réfutent fermement), fait planer un doute sur la survie même du cadre actuel.</p>



<p>Le franc CFA, jadis ciment de stabilité, devient soupçonné de loyauté étrangère. Et dans un contexte où les pays de l’AES ont tourné le dos à la France pour se rapprocher ostensiblement de Moscou, de la Chine, de la Türkiye, la monnaie commune apparaît à leurs yeux comme un vestige d’un ordre qu’ils contestent désormais sur tous les plans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mediation-ou-dernier-sursaut"><strong>Médiation ou dernier sursaut ?</strong></h2>



<p>En juillet 2024, Bassirou Diomaye Faye avait été désigné médiateur par la CEDEAO pour ramener les trois pays dans le giron communautaire. Un an plus tard, il tente à nouveau, aux côtés de Talon, de raviver la flamme communautaire. Mais la tâche ressemble désormais moins à une médiation qu’à un exorcisme.</p>



<p>Car ce qui se joue ici dépasse l’arithmétique institutionnelle. C’est la redéfinition même de l’espace ouest-africain qui est en cours, entre ceux qui croient encore à l’intégration régionale telle qu’elle fut conçue dans les années 1990, et ceux qui entendent la refonder, sur d’autres bases, d’autres alliances, d’autres souverainetés.</p>



<p>L’UEMOA, à force de compromis, de silences et de diplomatie d’équilibriste, a longtemps tenu. Mais aujourd’hui, ce sont les fondations mêmes qui craquent : la monnaie, la confiance, la réciprocité. La photo de Cotonou restera peut-être celle d’un dernier sursaut. À moins qu’elle ne devienne, dans quelque temps, l’image de l’acte manqué d’une union qui aura su survivre aux crises économiques… mais pas aux fractures politiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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