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	<title>Archives des Fousseni Togola &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Vacances scolaires : ce que deviennent les enfants africains </title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 18:55:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À travers les romans « Fatoma, le broussard » et « Enfant des ruines », cette analyse explore la réalité des vacances scolaires en Afrique : travail domestique, lecture, vulnérabilité sociale et risque d’enrôlement dans les zones de conflit.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers les romans «&nbsp;Fatoma, le broussard&nbsp;»&nbsp;et «&nbsp;Enfant des ruines&nbsp;», cette analyse explore la réalité des vacances scolaires en Afrique : travail domestique, lecture, vulnérabilité sociale et risque d’enrôlement dans les zones de conflit.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans la littérature africaine contemporaine deux enfants qui ne se ressemblent pas, mais qui partagent le même destin dès que les portes de l&rsquo;école se ferment. Fatoma Traoré, le broussard de Toumouni né sous la pluie de 1991, héros du roman éponyme de Fousseni Togola (<em><a href="https://amzn.to/4vm6yeI">Fatoma, le br</a><a href="https://amzn.to/4vm6yeI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">o</a><a href="https://amzn.to/4vm6yeI">ussard,</a></em> KDP, 2026). Et Seydou, l&rsquo;enfant brillant arraché à son enfance par la guerre dans <a href="https://amzn.to/3SPDhL0" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Enfant des ruines</em></a> (L&rsquo;Harmattan, 2025), du même auteur. Deux garçons, deux Afriques, deux façons d&rsquo;habiter le temps libre. Mais dans les deux cas, une vérité qui dérange : pour des millions d&rsquo;enfants africains, les vacances scolaires ne sont pas un repos. Elles sont une autre école — plus dure, plus silencieuse, et souvent plus formatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fatoma, ou les vacances comme continuation du labeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Fatoma, le broussard</em>, les vacances n&rsquo;existent pas au sens occidental du terme. Dès que le lycée de Toubanisso ferme ses portes, le garçon reprend sa place dans l&rsquo;ordre immuable du foyer Traoré : l&rsquo;étable, le puits, les corvées. C&rsquo;est lui qui, à l&rsquo;aube, sort avec les seaux pour arroser le jardin de sa mère Assou. C&rsquo;est lui qui part en brousse chercher du fourrage pour les moutons et les chèvres. C&rsquo;est lui qui pile le mil, nettoie la cour, accomplit ce que ses sœurs encore trop jeunes ne peuvent pas faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses camarades de Toumouni l&rsquo;avaient d&rsquo;ailleurs surnommé «&nbsp;<em>Bintou</em>&nbsp;» — le prénom féminin — en signe de cette étrange condition d&rsquo;enfant-serviteur accomplissant des tâches dévolues généralement aux filles. Ce surnom, mi-moquerie mi-reconnaissance, dit tout de ce que les vacances signifient pour un fils de famille rurale au Sahel : non pas la liberté, mais le transfert de charges. L&rsquo;école absorbait le garçon ; la maison le reprend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe dans la description que fait Togola de ces vacances, c&rsquo;est l&rsquo;absence totale de culpabilité chez les adultes. Tiéfing, le père, n&rsquo;ignore pas ce que fait Fatoma. Il le sait, et il l&rsquo;organise. Pour lui, le travail physique est une pédagogie autant que l&rsquo;école. «&nbsp;<em>L&rsquo;école, c&rsquo;est la souffrance&nbsp;</em>», dit-il à son fils blessé. Ce principe traverse toute sa conception de l&rsquo;enfance : souffrir forme, endurer construit, peiner prépare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant Togola résiste à la caricature. Car Fatoma, dans cette vie de labeur, ne cesse jamais de lire. Entre deux corvées, un cahier. Dans la brousse, un livre. Les vacances deviennent pour lui une école parallèle, clandestine, intime. Il note des mots inconnus, questionne son père sur l&rsquo;histoire du Zanzane, complète par la lecture ce que l&rsquo;école lui a donné en fragments. La bibliothèque du lycée ne lui manque pas — il en invente une, portative, dans ses poches.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seydou, ou les vacances volées par la guerre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Enfant des ruines</em>, la question des vacances prend une dimension radicalement autre. Seydou, lui, n&rsquo;a pas de vacances : la violence les lui a confisquées une fois pour toutes. Le roman de Togola décrit avec une précision chirurgicale ce que la guerre fait au temps de l&rsquo;enfance. Elle le détruit d&rsquo;abord physiquement — le village est pillé, la famille décimée, la maison réduite à des ruines. Puis elle le colonise psychologiquement : les groupes armés imposent à leurs recrues enfants un emploi du temps de caserne qui est à l&rsquo;exact opposé des vacances. Lever avant l&rsquo;aube, entraînements épuisants, privation de sommeil, récitation de versets dévoyés. Pas de jeu, pas de repos, pas de transmission familiale. Juste le dressage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tableau n&rsquo;est pas une fiction pure. Les <a href="https://news.un.org/fr/story/2026/06/1159016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nations Unies</a> estiment qu&rsquo;au Sahel, plusieurs milliers d&rsquo;enfants sont enrôlés chaque année dans des groupes armés, souvent précisément pendant les périodes où l&rsquo;école est fermée. Les vacances, dans les zones de conflit, sont la saison de recrutement des groupes jihadistes. L&rsquo;absence de cadre scolaire, la disponibilité des corps et des esprits, la rupture des liens familiaux — autant de fenêtres d&rsquo;opportunité pour l&rsquo;endoctrinement. Togola le montre sans équivoque : ce n&rsquo;est pas pendant les cours que Seydou est capturé. C&rsquo;est dans le vide laissé par la destruction de sa vie d&rsquo;avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux romans, un même diagnostic : le vide est dangereux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ces deux œuvres posent ensemble, en creux, c&rsquo;est la question politique du temps libre de l&rsquo;enfant africain. Dans les deux cas — la brousse sahélienne de Fatoma et les zones de conflit de Seydou — les vacances scolaires révèlent une même vulnérabilité structurelle : l&rsquo;absence d&rsquo;une politique publique pensée pour occuper, stimuler, protéger l&rsquo;enfant quand l&rsquo;école n&rsquo;est plus là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe, les vacances scolaires ont généré toute une industrie de la jeunesse : colonies, centres aérés, sports, activités culturelles, bibliothèques ouvertes l&rsquo;été. En Afrique subsaharienne, dans les zones rurales et les périphéries urbaines, le modèle dominant reste celui que décrit Fatoma : l&rsquo;enfant retourne au travail domestique et agricole, parfois de manière intensive. Ce n&rsquo;est pas nécessairement mauvais — la transmission des savoirs pratiques, le lien intergénérationnel, la fierté du labeur ont une valeur réelle. Togola lui-même ne condamne pas ce modèle. Il le montre dans sa complexité : Fatoma en sort plus fort, plus endurant, plus ancré. C&rsquo;est la brousse qui lui a donné ce sens du détail et cette capacité d&rsquo;observation qui feront de lui, plus tard, un lycéen exceptionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce modèle a ses limites. Il ne protège pas contre la violence. Il ne propose rien aux enfants des villes, déracinés des pratiques rurales mais sans ressources pour occuper leur temps autrement. Et surtout, il ne prépare pas les enfants les plus vulnérables — ceux de Seydou — à résister à la prédation des groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que l&rsquo;harmoniologie d&rsquo;Anta nous enseigne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Fatoma</em>, il y a une figure qui traverse le roman comme une boussole philosophique : la vieille Anta, mère d&rsquo;Assou, qui énonce dans un couloir d&rsquo;hôpital un principe qu&rsquo;elle appelle l&rsquo;<em>harmoniologie</em>. «&nbsp;<em>Toute réalité repose sur une interaction vivante entre forces contraires. L&rsquo;harmonie n&rsquo;est pas un état figé, mais un ajustement constant.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce principe populaire, formulé sans université ni bibliothèque, est en réalité une philosophie de l&rsquo;éducation. Il dit que l&rsquo;enfant qui souffre, qui travaille, qui endure — mais qui reçoit aussi de l&rsquo;amour, de la transmission, du récit — est un enfant qui s&rsquo;équilibre. Ce n&rsquo;est pas le travail seul qui forme Fatoma, c&rsquo;est l&rsquo;alternance entre labeur et lecture, entre obéissance et rébellion intérieure, entre le poids de la cour familiale et les rêves d&rsquo;université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vacances, dans cette optique, ne sont pas un problème en soi. Elles deviennent problématiques quand elles basculent entièrement d&rsquo;un côté : trop de travail sans répit, trop d&rsquo;oisiveté sans structure, ou — comme pour Seydou — trop de violence sans contre-récit. L&rsquo;équilibre est la clé. Et cet équilibre, dans les sociétés africaines contemporaines, ne peut plus être laissé à la seule sphère familiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une interpellation pour les États</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours des vacances scolaires dans plusieurs pays du Sahel et d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, les deux romans de Fousseni Togola arrivent comme une interpellation discrète mais ferme aux décideurs publics. Que font nos États pour l&rsquo;enfant quand l&rsquo;école ferme ? Quelles bibliothèques restent ouvertes ? Quels programmes sportifs ou culturels existent dans les quartiers périphériques et les villages ? Quels filets de protection sont tendus pour les enfants des zones de conflit, qui risquent de passer leurs vacances dans les mains de groupes armés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoma s&rsquo;en est sorti parce qu&rsquo;Assou veillait. Parce que Kouréichi existait. Parce qu&rsquo;un professeur de français l&rsquo;a publié dans son journal local. Parce que la vieille Ramata, à Toubanisso, a fait de sa maison un refuge pour les écoliers déracinés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou s&rsquo;en est sorti — à moitié — parce qu&rsquo;il portait en lui ce que ses parents lui avaient transmis avant que la guerre n&rsquo;arrive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais combien de Fatoma et de Seydou n&rsquo;ont ni Assou, ni Kouréichi, ni Ramata ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vacances scolaires ne sont pas un détail de calendrier. Elles sont, pour des millions d&rsquo;enfants africains, le moment où tout peut basculer — vers le haut ou vers le bas. Il est temps que nos politiques publiques le traitent comme tel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Comment les groupes armés recrutent et endoctrinent les enfants au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À travers le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola, cette tribune analyse les mécanismes d’endoctrinement utilisés par les groupes armés au Sahel pour transformer des enfants en combattants et kamikazes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sahel, des milliers d&rsquo;enfants sont transformés en soldats non par vocation, mais par une mécanique de conditionnement méthodique. Entre lavage de cerveau religieux, isolement familial et privation sensorielle, les groupes armés ont perfectionné l&rsquo;art de détruire un sujet pour en forger une arme. Un roman récent, Enfant des ruines de Fousseni Togola, en restitue la logique de l&rsquo;intérieur — et interpelle notre philosophie politique.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou grandit dans un foyer aimant de Bamako. Son père lui lit des légendes du Mali, l&#8217;emmène à Tombouctou voir la mosquée Djingareyber, lui apprend la patience et le sens du monde. Sa mère lui enseigne les limites du savoir et la grâce de l&rsquo;attente. Il est, écrit Fousseni Togola dans <em><a href="https://amzn.to/44fL33o" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a> </em>(L&rsquo;Harmattan, 2025), « <em>le plus heureux des enfants de son village </em>». Cette félicité n&rsquo;est pas un détail romanesque : elle est la condition même de la tragédie à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seydou, ou l&rsquo;innocence comme matière première</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet enfant-là — curieux, instruit, attaché à ses parents, enraciné dans une transmission vivante — que la guerre va saisir, broyer, remodeler. La brutalité des groupes armés sahéliens ne cible pas l&rsquo;ignorant par hasard. Elle cible l&rsquo;enfant formé, celui dont la conscience est encore assez souple pour être réorientée, assez pleine pour être vidée et remplie d&rsquo;autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe est au cœur du roman : plus Seydou est intelligent, plus il devient vulnérable à l&rsquo;endoctrinement. Son aptitude à apprendre rapidement, sa capacité d&rsquo;observation, sa discrétion — autant de qualités que ses instructeurs terroristes repèrent et retournent contre lui. «&nbsp;<em>Ce garçon a un cœur de feu,&nbsp;</em>murmure l&rsquo;un des mentors<em>. Il est silencieux, mais il observe. Ce sont ceux-là qui deviennent les plus redoutables.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;endoctrinement ne fabrique pas des soldats à partir de rien. Il fabrique des soldats à partir du meilleur de l&rsquo;enfance — sa curiosité, sa loyauté, sa soif d&rsquo;appartenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La machine : déshumanisation méthodique et remplacement d&rsquo;identité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Togola constitue un document rare : une radiographie de l&rsquo;intérieur du conditionnement terroriste au Sahel. Ce que Seydou traverse n&rsquo;est pas la violence brute et désorganisée que l&rsquo;on imagine parfois. C&rsquo;est un protocole. Une ingénierie de la destruction du sujet suivie d&rsquo;une reconstruction planifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier étage : l&rsquo;isolement. Dès son intégration dans le groupe armé, Seydou est coupé de tout lien avec son passé. Plus de famille, plus de nom, plus de village. Cette destruction des attaches n&rsquo;est pas accessoire — elle est la condition sine qua non du lavage de cerveau. <a href="https://amzn.to/43Gd4Rz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Erving Goffman</a>, dans ses travaux sur les <a href="https://www.ethnographiques.org/2023/Amiotte-Suchet_Higelin-Cruz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">institutions totalisantes</a>, avait décrit ce mécanisme : priver un sujet de tous ses marqueurs identitaires pour le rendre entièrement dépendant de la nouvelle institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième étage : la privation sensorielle et physique. Lever avant l&rsquo;aube, entraînements épuisants, privation de nourriture pour les récalcitrants, privation de sommeil. Ces techniques ne sont pas propres au terrorisme sahélien — elles figurent dans tous les manuels de déconditionnement psychologique, des sectes aux régimes totalitaires. Leur effet est documenté : elles réduisent la capacité critique, augmentent la suggestibilité, créent une dépendance physiologique envers l&rsquo;institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième étage : la substitution identitaire. À Seydou, enfant, on substitue Scorpion 11, combattant. À la foi transmise par un père respectueux, on substitue une idéologie guerrière qui utilise les mêmes mots — Dieu, paradis, sacrifice — mais les vide de leur sens originel pour les remplir de violence. «&nbsp;<em>On lui enseigna des textes sacrés,&nbsp;</em>écrit Togola<em>, mais toujours interprétés selon une vision radicale.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Religion instrumentalisée vs foi authentique : la distinction que Fanon anticipait</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le roman de Togola rejoint une tradition philosophique africaine dont Frantz Fanon reste la figure centrale. Dans <em><a href="https://amzn.to/4ehZcD8" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">Les Damnés de la Terre</a></em> (1961), Fanon avait analysé la façon dont le colonialisme utilisait les catégories culturelles et religieuses autochtones pour mieux les retourner contre les colonisés. La religion, dans ce cadre, n&rsquo;est pas un horizon de sens : c&rsquo;est un instrument de domination réinvesti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés sahéliens opèrent selon la même logique, mais en sens inverse. Ils ne colonisent pas au nom de la modernité — ils prétendent résister à la modernité au nom de la religion. Mais le mécanisme est identique : ils s&#8217;emparent d&rsquo;une forme symbolique (l&rsquo;islam, la barbe, le jihad, le paradis) pour la vider de sa substance morale et la remplir d&rsquo;une idéologie de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou comprend confusément cette falsification. Il se souvient des paroles de son père — «&nbsp;<em>la foi est une source de paix, de respect et de compassion</em>&nbsp;» — et sent qu&rsquo;elles contredisent ce qu&rsquo;on lui enseigne. Mais il ne peut le dire. Exprimer un doute, c&rsquo;est trahir. Et trahir, c&rsquo;est mourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul Sartre, dans sa préface aux&nbsp;<em>Damnés de la Terre</em>, posait la question de la violence comme réponse à la violence coloniale. Mais il y a ici une différence fondamentale : la violence terroriste au Sahel n&rsquo;est pas une réponse à une domination extérieure — elle s&rsquo;exerce d&rsquo;abord contre les populations africaines elles-mêmes, contre des Seydou qui n&rsquo;ont rien demandé, dont les villages sont pillés, les familles massacrées, les esprits volés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les groupes armés du Sahel détruisent en premier, ce n&rsquo;est pas un État ou une armée. C&rsquo;est un enfant. C&rsquo;est sa mémoire, son nom, ses morts.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois voies d&rsquo;entrée dans les groupes armés : sociologie d&rsquo;un recrutement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman de Togola est aussi un document sociologique. Il identifie avec précision trois voies d&rsquo;entrée dans les groupes armés, que les rapports humanitaires confirment sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première est l&rsquo;enlèvement brutal — c&rsquo;est celle de Seydou. Orphelin, maltraité par ses oncles, il rejoint le groupe non par conviction mais par désespoir de survie. «&nbsp;<em>Il ne me reste plus rien,&nbsp;</em>murmure-t-il<em>. Mon village est détruit, ma famille est partie.</em>&nbsp;» Cette voie est la plus documentée, mais peut-être la moins représentative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième est la tromperie économique. Des proxénètes promettent du travail, de l&rsquo;argent, un avenir. Ils recrutent des jeunes ruraux dont l&rsquo;État a abandonné les villages, dont les familles meurent de faim, dont les écoles ont fermé sous les coups des groupes armés eux-mêmes. La spirale est diabolique : les terroristes détruisent les conditions de vie pour recruter dans la misère qu&rsquo;ils ont produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième est l&rsquo;engagement volontaire par colère politique. Des jeunes «&nbsp;<em>rongés par le ressentiment</em>&nbsp;», écrit Togola, «&nbsp;<em>blâmaient l&rsquo;État pour leur situation précaire, leur incapacité à trouver un emploi</em>&nbsp;». Cette voie est peut-être la plus inquiétante : elle révèle que l&rsquo;endoctrinement ne commence pas dans les camps militaires terroristes, mais du sentiment d&rsquo;abandon structurel des États envers leurs propres jeunesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que cela exige de nous — et des États</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lire&nbsp;<em>Enfant des ruines</em>&nbsp;n&rsquo;est pas un exercice littéraire. C&rsquo;est une interpellation politique. Le roman de Fousseni Togola pose une question que ni les gouvernements sahéliens, ni leurs partenaires occidentaux, ni les organisations humanitaires ne peuvent esquiver : que faisons-nous de ces enfants après ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) existent. Mais ils sont chroniquement sous-financés, conçus sur des modèles occidentaux inadaptés aux réalités sahéliennes, et souvent perçus par les communautés d&rsquo;accueil comme une récompense accordée à ceux qui ont commis les pires atrocités. Seydou, une fois libéré, ne pourra pas simplement «&nbsp;<em>rentrer chez lui</em>&nbsp;» — il n&rsquo;a plus de chez-lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus profondément, le roman pose la question de la transmission. Ce qui a failli sauver Seydou — cette «&nbsp;<em>petite voix</em>&nbsp;» intérieure qui murmurait que la haine n&rsquo;était pas sa vocation — c&rsquo;est précisément ce que ses parents lui avaient transmis. Les récits du soir, les visites à Tombouctou, les discussions sur la mort et la liberté, les leçons de politesse et de respect. La transmission familiale, culturelle, intellectuelle, est la première ligne de défense contre l&rsquo;endoctrinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être là la leçon la plus décisive de ce roman : l&rsquo;obscurantisme ne se combat pas seulement avec des armes. Il se combat avec des écoles ouvertes, des familles protégées, des États qui tiennent leurs promesses envers leurs enfants. Au Sahel comme ailleurs, un enfant qui sait qui il est résiste mieux à ceux qui veulent lui voler son identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/enfants-ruines-cri-despoir-face-a-lhorreur-conflits-armes/&amp;ved=2ahUKEwjF87XmiZOVAxXpMYYAHSCOA5wQFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw2RnOuxBAwsHkw58yK_TSmQ">résilience de Seydou</a>&nbsp;ne vient pas de lui seul. Elle vient de ce que ses parents ont planté en lui avant que la guerre n&rsquo;arrive. C&rsquo;est cela, la vraie souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé, auteur de <a href="https://amzn.to/4eG1Bqi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour une paix rationnelle</a>. </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Couple au Mali : pourquoi les hommes victimes de violences conjugales restent invisibles </title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Psychologique, financière ou sociale, la violence faite aux hommes existe aussi au Mali. Un phénomène tabou, peu documenté, marqué par le silence, la honte et l’absence de prise en charge.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Psychologique, financière, sociale — la violence des femmes envers les hommes existe. Elle se tait, elle se nie, elle se normalise. Il est temps d&rsquo;en parler.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la violence conjugale est presque toujours évoquée au féminin — et pour cause, les femmes en sont les premières victimes. Mais une réalité parallèle, moins visible et presque jamais nommée, existe : celle des hommes victimes de violences exercées par leurs conjointes. Violence psychologique, manipulation, emprise financière, humiliation publique — ces formes d&rsquo;abus restent enfouies sous le poids du silence, de la honte et d&rsquo;une culture qui interdit à l&rsquo;homme de se plaindre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un sujet qui n&rsquo;existe pas — officiellement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cherchez des statistiques sur les hommes victimes de violence conjugale au Mali. Vous n&rsquo;en trouverez presque pas. Les études, les rapports des ONG, les campagnes de sensibilisation se concentrent — légitimement — sur les violences faites aux femmes, qui représentent la grande majorité des cas documentés. Mais cette focalisation nécessaire a un effet secondaire : elle rend les hommes victimes statistiquement invisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;ils n&rsquo;existent pas. C&rsquo;est parce qu&rsquo;ils ne parlent pas. Et s&rsquo;ils ne parlent pas, c&rsquo;est parce que la société malienne ne leur en laisse pas vraiment la possibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme qui se plaint de sa femme est un homme qui a perdu le contrôle. Un homme qui dit souffrir dans son couple est un homme faible. Ces jugements, intériorisés dès l&rsquo;enfance, agissent comme un verrou puissant. Résultat : les hommes encaissent, se taisent, et beaucoup finissent par croire eux-mêmes que ce qu&rsquo;ils vivent n&rsquo;est pas de la violence — juste des « <em>problèmes de couple</em>« .</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La violence psychologique : quand les mots blessent autant que les coups</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La forme de violence la plus répandue envers les hommes au Mali est sans doute psychologique. Elle prend des visages multiples : humiliations répétées en privé ou devant les enfants, dénigrement permanent des capacités du mari, comparaisons blessantes avec d&rsquo;autres hommes, mépris affiché pour ses efforts ou ses décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société où l&rsquo;homme est censé incarner l&rsquo;autorité et la dignité, être rabaissé quotidiennement par sa propre épouse constitue une blessure profonde — d&rsquo;autant plus douloureuse qu&rsquo;elle est impossible à avouer. Certains hommes décrivent une érosion lente de leur estime de soi, une fatigue psychologique qui s&rsquo;installe insidieusement, un sentiment de ne plus être respecté dans leur propre maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La manipulation émotionnelle est une autre forme courante : chantage affectif, menaces de partir ou d&#8217;emmener les enfants, utilisation des enfants comme monnaie d&rsquo;échange dans les conflits conjugaux. Ces pratiques, quand elles sont exercées de manière systématique, relèvent de l&#8217;emprise — même si ce mot est rarement utilisé pour qualifier ce que vivent les hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La violence financière : un phénomène méconnu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La violence financière envers les hommes est peut-être la moins connue, mais elle est réelle et documentée dans d&rsquo;autres contextes africains similaires. Elle peut prendre plusieurs formes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première est le contrôle et le détournement des ressources du mari. Dans certains ménages, la femme gère l&rsquo;ensemble des finances du foyer et prive l&rsquo;homme d&rsquo;accès à son propre argent, créant une dépendance économique inversée. La seconde est l&rsquo;exploitation délibérée : une conjointe qui contracte des dettes au nom du mari, dilapide les économies familiales, ou utilise le mariage comme levier d&rsquo;extraction de ressources sans intention réelle de construire un projet commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, où la pression sur l&rsquo;homme pourvoyeur est immense, cette forme de violence est particulièrement destructrice. Un homme dépouillé financièrement par sa femme ne peut souvent en parler ni à sa famille — qui lui demandera pourquoi il n&rsquo;a pas su s&rsquo;imposer — ni aux autorités, faute de cadre légal adapté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La violence sociale : l&rsquo;arme de la réputation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société où l&rsquo;honneur et la réputation sont des valeurs cardinales, la violence sociale est une arme redoutable. Elle consiste à ternir délibérément l&rsquo;image d&rsquo;un homme auprès de sa famille, de ses amis, de sa communauté ou de ses collègues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fausses accusations, rumeurs propagées dans l&rsquo;entourage, humiliations infligées lors de réunions familiales, révélation d&rsquo;informations intimes destinées à nuire — ces comportements constituent une forme de violence qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur la vie professionnelle et sociale d&rsquo;un homme. Dans certains cas extrêmes, des accusations infondées ont conduit à des ruptures familiales, des licenciements, voire des crises suicidaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi le silence ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les hommes maliens victimes de violence conjugale se taisent massivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction sociale de la masculinité est le premier obstacle. Depuis l&rsquo;enfance, les garçons sont éduqués dans l&rsquo;idée qu&rsquo;un homme ne pleure pas, ne se plaint pas, ne montre pas sa vulnérabilité. Admettre que sa femme lui fait du mal, c&rsquo;est admettre une faiblesse fondamentale — ce que la plupart ne peuvent pas se permettre socialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son ouvrage&nbsp;<em>Féminitude&nbsp;: Musoya</em>, Fousseni Togola explique comment la société éduque les enfants à la domination et à la soumission à travers une disparition inégalitaire des rôles dans la famille et même à travers les jeux qu’on offre et l’habillement des enfants.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;absence de structures d&rsquo;accueil est le deuxième facteur. Il n&rsquo;existe au Mali aucun dispositif spécifiquement dédié aux hommes victimes de violences conjugales. Pas de ligne d&rsquo;écoute, pas de centre d&rsquo;hébergement, pas de procédure juridique adaptée. Un homme qui voudrait porter plainte contre sa femme pour violences psychologiques se heurterait à un vide juridique et institutionnel presque total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la pression communautaire joue un rôle déterminant. La famille élargie, les amis, les voisins — tous sont susceptibles de minimiser la souffrance d&rsquo;un homme ou de le ridiculiser s&rsquo;il ose l&rsquo;exprimer. Cette violence du regard social pousse au silence bien plus sûrement que n&rsquo;importe quelle menace directe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nommer pour exister</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de la violence faite aux hommes n&rsquo;est pas minimiser celle faite aux femmes. Ce n&rsquo;est pas une posture antiféministe, ni une tentative de rééquilibrage artificiel d&rsquo;un débat qui ne se pose pas dans les mêmes termes. C&rsquo;est simplement reconnaître que la souffrance n&rsquo;a pas de genre, et que toute violence mérite d&rsquo;être nommée — quelle qu&rsquo;en soit la direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a besoin d&rsquo;un débat mature et nuancé sur les violences conjugales dans toutes leurs formes. Cela suppose de créer des espaces où les hommes peuvent parler sans honte, de former les professionnels de santé et les juristes à identifier ces situations, et d&rsquo;adapter le cadre légal pour qu&rsquo;il protège toutes les victimes — sans exception.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme qui souffre en silence dans son foyer n&rsquo;est pas moins victime parce qu&rsquo;il est un homme. Il est juste moins entendu. Et ça, c&rsquo;est aussi une violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature malienne : Seydou ou l’enfant aux cicatrices du siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 12:07:42 +0000</pubDate>
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<p>Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie fait basculer dans la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion 11, enfant-soldat. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola est désormais disponible au Mali, aux éditions L’Harmattan, situées à l’immeuble Jean Marie Cissé à Hamdallaye ACI&nbsp;2000, ainsi qu’à la librairie Bah du Grand Hôtel de Bamako.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des livres qui se lisent comme on marche dans un champ de ruines : avec précaution, respect et une forme de vertige. <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em>, dernier roman de Fousseni Togola, après <em>Bintou, une fille singulière</em>, est de ceux-là. L’auteur malien, philosophe de formation, journaliste dans l’âme et romancier par devoir de mémoire, livre ici un récit d’une force rare. Celle qui naît du silence des victimes, de l’écho des coups de feu, et de cette question qui traverse l’Afrique contemporaine : que reste-t-il de l’enfance lorsqu’elle croise le chemin de la guerre ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane,…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Son héros, Seydou, est tout sauf un personnage de fiction. Il est une synthèse. Une condensation littéraire de milliers de destins brisés du Sahel, du Kivu ou du Nil Bleu. Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie, un jour, arrache à l’innocence. La bascule est brutale, sans transition. La tendresse laisse place au sang, l’éveil à la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion&nbsp;11, enfant-soldat d’une guerre qui ne dit jamais son vrai nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Togola, qui ne verse jamais dans le pathos, écrit avec une retenue poignante. Il ne cherche pas à faire pleurer. Il fait penser. À travers les pages, l’auteur interroge les fractures de nos sociétés, les trahisons de l’éducation, et cette incapacité du politique à protéger ce qu’il y a de plus fragile&nbsp;: les enfants. Il y a chez lui une volonté évidente de rendre à ces enfants soldats leur dignité narrative. De rappeler que derrière chaque kalachnikov, il y a un regard d’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman n’est pas un simple cri. C’est une thèse déguisée. Une réflexion philosophique sur la résilience, le libre arbitre et la part de lumière qu’il reste en l’homme, même au cœur de la nuit. On y retrouve, en filigrane, les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane, et parfois même de Malraux. L’écriture est sobre, presque austère, mais d’une précision chirurgicale. Chaque mot compte. Chaque image frappe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a cette phrase, comme un aveu&nbsp;:&nbsp;<em>« Il savait qu’il marchait sur un fil, oscillant entre la survie et le refus de se laisser totalement corrompre par la haine. »</em>&nbsp;Tout est dit. La ligne de crête. Le combat intérieur. Le refus de sombrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Enfant des ruines</em>&nbsp;est un roman nécessaire. Parce qu’il donne voix à ceux que les rapports d’ONG chiffrent mais que les nations oublient. Parce qu’il montre que même dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière. Parce qu’il rappelle que, parfois, la littérature est la seule patrie possible pour ceux qu’on a privés de terre, de toit, et d’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Enfants des ruines » : un cri d’espoir face à l’horreur des conflits armés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 14:19:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p> Fousseni Togola, écrivain, journaliste-blogueur et philosophe malien, vient de publier son 5e ouvrage, intitulé « Enfants des ruines », qui sera disponible en librairie à partir du 13 mars 2025.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un monde dévasté par la guerre, où les rires d’enfants résonnent encore sous les manguiers, un jeune garçon se retrouve piégé́ dans un cycle de violence, apprenant à combattre non seulement pour sa survie, mais aussi pour retrouver son humanité́ perdue.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les <a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions L’Harmattan,</a> Fousseni Togola, écrivain, journaliste-blogueur et philosophe malien, vient de publier son 5e ouvrage, intitulé <em>« Enfants des ruines »,</em> qui sera disponible en librairie à partir du 13 mars 2025. Cet auteur remarquable aborde dans son nouveau roman un drame humain poignant, où l’enfance est sacrifiée sur l’autel des conflits armés. En interrogeant des thèmes tels que : la violence, la résilience et l’espoir, le jeune Togola offre un récit à la fois bouleversant et nécessaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un regard sur l’âme brisée de la jeunesse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après ses précédents ouvrages, notamment <em><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.maliweb.net/art-culture/sur-le-marche-depuis-lundi-feminitude-musoya-de-fousseni-togola-2787189.html&amp;ved=2ahUKEwjOw8Oxgd-LAxXmVqQEHfYWHgcQFnoECDAQAQ&amp;usg=AOvVaw1jcVMhHuxVdcI3GpNAc9Oz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Féminitude</a></em>, <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://maliactu.net/mali-livre-homme-sirene-le-mythe-cotoie-la-realite/&amp;ved=2ahUKEwiB-9TBgd-LAxWnVqQEHQ6pEwsQFnoECEgQAQ&amp;usg=AOvVaw1ZoR8WibEhxmkKQ3N0NPii" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L’Homme sirène</em>,</a> <em><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://benbere.org/terre-dopportunites/livre-bintou-eloge-philosophie/&amp;ved=2ahUKEwiVnKfTgd-LAxUSRaQEHXklNSUQFnoECBQQAQ&amp;usg=AOvVaw1UUfYWzOzXWGBR46IL9aes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bintou, une fille singulière</a></em>, et <em><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.amazon.fr/soci%25C3%25A9t%25C3%25A9-close-ses-militants/dp/1689627778&amp;ved=2ahUKEwiI5p_jgd-LAxW8RqQEHacpIaQQFnoECBMQAQ&amp;usg=AOvVaw0skZfOb2lWkv54I6GTzvLw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La société́ close et ses militants</a></em>, Fousseni Togola réussit à capturer l’esprit désespéré́ de la jeunesse dans des contextes tragiques. <em>« Enfants des ruines »</em> peut être résumé́ en trois mots évocateurs : un cri, un espoir et une rédemption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’auteur prolifique, qui a débuté́ son parcours au sein du journal Le Pays de Bamako avant de se tourner vers le blogging, Togola plonge ses lecteurs au cœur des souffrances causées par les <a href="https://onu.delegfrance.org/les-enfants-dans-les-conflits-armes-10456#:~:text=Les%20enfants%20sont%20les%20premières,les%20combats%20dans%20le%20monde." target="_blank" rel="noreferrer noopener">conflits armés qui affectent les innocents et détruisent les enfances</a>. Le personnage principal, Seydou, subit les conséquences d’une guerre qu’il n’a pas choisie, remettant en question la conscience humaine face aux atrocités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intrigue se déroule dans une région dévastée par la violence, où la vie de Seydou bascule tragiquement suite à la perte de ses parents dans une attaque terroriste. Privé de ses repères, d’éducation et de l’amour familial, il est contraint de rejoindre sans le vouloir les rangs d’une guerre qui ne tient aucun compte de son jeune âge. Le jeune garçon joyeux, qui jouait sous les manguiers, devient&nbsp;<em>« Scorpion&nbsp;11 »,</em>&nbsp;un enfant soldat fruit de la nécessité́ de tuer pour survivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un combat pour la survie et rédemption</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, <em>« <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://togola.mondoblog.org/enfant-des-ruines-quand-linnocence-se-brise-sous-les-bombes/&amp;ved=2ahUKEwjn6-mNgt-LAxUHRKQEHbueCA4QFnoECBgQAQ&amp;usg=AOvVaw0wJM_--FNio6G5i-7N9hnP" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfants des ruines</a> »</em> n’est pas seulement une histoire d’horreur, mais aussi une quête poignante de rédemption. Seydou lutte pour ne pas sombrer dans le désespoir. Sa résilience, alimentée par les souvenirs d’un passé heureux et par une lueur d’espoir vacillante, lui permet d’aspirer à un avenir meilleur et de se réapproprier son destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman de plus de 140&nbsp;pages permet à Fousseni Togola, dont la formation philosophique éclaire sa plume, de décortiquer et d’analyser les mécanismes des conflits armés, tout en exposant le rôle dévastateur des idéologies qui les nourrissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le récit poignant de Seydou, l’auteur nous rappelle que même dans les ténèbres les plus profondes, l’espoir et la rédemption demeurent des lumières indéfectibles dans le cœur de ceux qui refusent&nbsp;de&nbsp;sombrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage s’adresse à un large public&nbsp;: étudiants, parents d’élèves, décideurs politiques, chercheurs en sécurité́ et membres d’organisations humanitaires, qui y trouveront maints éléments pertinents. « <em>Enfants des ruines</em> » est déjà̀ en précommande sur le site des éditions L’Harmattan au prix de 16&nbsp;euros et sera également disponible dans la librairie Harmattan à Bamako ainsi qu’à la librairie Bah du grand hôtel, à partir de sa date de sortie&nbsp;officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Reconnaissance nationale : Fousseni Togola, médaillé du Mérite national avec Effigie Lion Débout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 12:04:21 +0000</pubDate>
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<p>Professeur de philosophie de formation, blogueur puis mondoblogueur, Fousseni Togola est écrivain. Il est auteur de quatre œuvres littéraires, dont Féminitude, L’homme sirène, La Société close et ses militants et Bintou, une fille singulière.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le lundi&nbsp;12&nbsp;décembre 2022, la présidence de la République du Mali a organisé une cérémonie de décoration des récipiendaires du grade de Chevalier de l’Ordre national et de celui du Mérite national avec Effigie Lion Débout. Au total, 54&nbsp;récipiendaires ont été élevés au premier grade et 37 au second.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Professeur de philosophie de formation, blogueur puis <a href="https://togola.mondoblog.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mondoblogueur</a>, Fousseni Togola est <a href="https://litteratureetecrivainsdailleurs.blog/2018/10/14/fousseni-togola-ecrivain-philosophe-et-bloggeur-malien-1989/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">écrivain</a>. Il est auteur de quatre œuvres littéraires, dont <em><a href="https://www.maliweb.net/interview/fousseni-togola-lauteur-du-livre-feminitude-musoya-ce-livre-revendique-plus-despaces-appropries-a-lexpression-lepanouissement-de-la-femme-2794040.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Féminitude</a>, <a href="https://maliactu.net/mali-livre-homme-sirene-le-mythe-cotoie-la-realite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’homme sirène</a>, </em><a href="https://www.amazon.fr/soci%C3%A9t%C3%A9-close-ses-militants/dp/1689627778" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La Société close et ses militants</em> </a>et <em><a href="https://benbere.org/terre-dopportunites/livre-bintou-eloge-philosophie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bintou, une fille singulière</a></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Journaliste, M. Togola est <a href="https://saheltribune.com/author/f-togola/">fondateur du site d’informations</a> générales, d’analyses et d’enquêtes, saheltribune.com. Il travaille présentement à la Cellule de Communication et des Relations publiques de la Présidence de la République du Mali comme <a href="https://koulouba.ml/la-presidence/le-secretariat-general/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chargé de mission</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Lauréat en 2020</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En raison de tout son dévouement envers la mère patrie, le Mali, Fousseni Togola a été décoré de la <a href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/posts/pfbid0LSswM82ijUeWRTmS9T3NaqLXDPRCCeQrJFpR6WN7ez6rPHR12HtjrGrXkKUJuFSYl" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médaille du Mérite national </a>avec Effigie Lion Débout, le lundi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://news.abamako.com/h/206151.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Ordre de l’étoile-d’argent du mérite national</a> avec Effigie Lion Debout, faut-il le rappeler, est une médaille qui récompense les bons et loyaux services rendus avec efficience, dévouement, initiative créatrice dans les domaines politique, administratif, militaire, économique, social ou artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter qu&rsquo;avant cette médaille, Fousseni Togola a remporté plusieurs autres distinctions, dont le «<a href="https://saheltribune.com/prix-%e2%80%89restez-a-la-maison%e2%80%89-phileingora-honore-a-travers-son-directeur-de-publication/"> <em>Prix de Reconnaissance des Médias</em></a> <em>« Restez à la Maison</em> », dans la catégorie presse en ligne au Mali, en 2020. Un prix de la Fondation Merck et du Cabinet de la Première Dame du Mali, pour récompenser les meilleures productions dans le cadre de la campagne de lutte contre la Pandémie du Covid- 19. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, il a été nominé au Prix MAMA pour l’excellence dans les médias. Les Mali Media Award (MAMA) est un concours national, organisé annuellement par la fondation Tuwindi et ses partenaires. Il met en compétition les professionnels des médias, autour de sujets d’intérêt public et aussi des thèmes sur le genre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Aucun sacrifice n’est de trop »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de cette décoration, M.&nbsp;Togola s’engage à redoubler d’efforts pour l’accomplissement quotidien de ses devoirs. <em>« C’est un honneur pour moi d’avoir reçu les reconnaissances de la nation. Ce geste ne fera que me stimuler davantage dans l’accomplissement quotidien de mes devoirs »,</em> a-t-il déclaré à la suite de cette distinction. Aussi, remercie-t-il, <em>« le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Grand Maître des Ordres nationaux du Mali. Mes remerciements vont aussi à l’endroit du Lieutenant-colonel Baba Cissé, Chef de la Cellule de communication et des Relations publiques de la Présidence ». </em>Fousseni Togola estime que<em> « pour l’avènement du Mali Kura, aucun sacrifice n’est de trop »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en le félicitant et l’encourageant de continuer dans cette dynamique, toute la <a href="https://saheltribune.com/a-propos/">rédaction de Sahel Tribune </a>se dit fière de M. Togola pour cette magnifique décoration. Toute chose qui montre à quel point il exécute ses devoirs avec dévouement et abnégation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sahel Tribune est un site web d’informations générales, d’analyses, d’enquêtes et de vérifications des faits, basé à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fousseni Togola, auteur du livre « Bintou, une fille singulière » : « Ce roman se veut un ouvrage didactique &#8230; »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 May 2021 10:42:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Bintou]]></category>
		<category><![CDATA[Fousseni Togola]]></category>
		<category><![CDATA[roman philosophique]]></category>
		<category><![CDATA[une fille singulière]]></category>
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<p>Déjà auteur de trois ouvrages&#160;: « Féminitude » (Innov Editions 2017), « La société close et ses militants » (2019), et « L’homme sirène » (Prostyle Éditions, 2020), le journaliste, écrivain, blogueur et professeur de philosophie&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Déjà auteur de trois ouvrages&nbsp;: « Féminitude » (Innov Editions 2017), « La société close et ses militants » (2019), et « L’homme sirène » (Prostyle Éditions, 2020), le journaliste, écrivain, blogueur et professeur de philosophie au secondaire vient d’étoffer sa bibliographie avec un 4<sup>e</sup> ouvrage intitulé <em>« Bintou, une fille singulière »</em> paru en 2021 aux Éditions La Sahélienne, un roman philosophique à l’image des premiers qui dresse sans concession un portrait peu reluisant d’une société malienne en proie à un syncrétisme de maux notamment la mal gouvernance et les crises incessantes entre autres. Des thématiques qui gravitent autour d’une jeune fille Bintou, dotée d’une maturité intellectuelle hors pair qui à travers une démarche philosophique tente d’apporter des réponses aux moult préoccupations de notre société. Nous nous sommes entretenus avec l’auteur autour de son livre. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Aujourd’hui-Mali&nbsp;: Bonjour, présentez-nous votre ouvrage, « Bintou, une fille singulière » ! </em></strong><strong><em></em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un roman philosophique publié chez les éditions La Sahélienne. À travers cet ouvrage, je hausse ma voix pour réclamer la philosophicité des questions enfantines. À travers <em>Bintou, une fille singulière</em>, j’invite à un changement de mentalité sur la vie enfantine. Généralement, dans nos sociétés, nous n’accordons pas assez de crédits aux questions que nous posent les enfants. Pourtant, ils cultivent leur intelligence à travers ces questionnements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de cet aspect, je montre mon opposition aux considérations qui font croire que la philosophie académique est la seule véritable philosophie. J’estime que les « <em>enfants sont les premiers philosophes de l’humanité ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transmission du patrimoine matériel et immatériel traverse également ce roman de long en large. Car Bintou est celle qui portera en elle la quasi-totalité du patrimoine de son père. Même la riche bibliothèque de celui-ci.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Qu’est-ce qui caractérise l’héroïne du livre qui se démarque de ses frères de la fratrie et des jeunes de son âge ?</em></strong><em></em></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se caractérise surtout par sa prématurité, sa curiosité, sa passion pour le savoir. Bintou, l’héroïne du roman, surprend le lecteur par ses interrogations, souvent restées tabous, et auxquelles elle apporte des réponses au cours de ses discussions avec son père, Amadou, professeur de philosophie de son État. Elle est surnommée <em>« la philosophe</em> » en raison de ses multiples questions qui embarrassent l’entourage et auxquelles personne n’ose y répondre. La petite veut tout savoir sur tout&nbsp;: la vie et la mort, le bien et le mal, la justice et la politique, la société de façon générale.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Quelque part, l’on pourrait dire que le cas de Bintou interpelle sur le désintéressement des filles à la philosophie ?</em></strong><em></em></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr ! Cette lecture est tout à fait juste. Au Mali comme dans maintes autres sociétés, les femmes sont rares sur le terrain de la philosophie. Au lycée, où on commence à enseigner la philosophie aux enfants dans notre pays, rarement les professeurs font mention de femmes philosophes. Je me rappelle encore qu’à maintes reprises des élèves m’ont interrogé pour savoir s’il existait des femmes philosophes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en raison de cette situation, qui s’apparente à une discrimination, que le père de Bintou avant sa mort s’est fait des soucis pour la vie de sa fille. Ce qui lui a conduit à lui conseiller certains comportements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre est donc aussi une interpellation sur le taux insuffisant de filles dans ce domaine qui promeut la réflexion critique et personnelle.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>La chance de Bintou ne serait-elle pas d’avoir un père qui l’a aidé dans sa démarche ? Chance que tout le monde n’a pas… !</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Avant que son père se rende compte de sa situation, Bintou commençait à piquer une forme de crise. Après les cours, elle s’enfermait seule dans sa chambre et tentait de trouver des réponses à ses interrogations à travers des réflexions personnelles. Cela parce qu’elle avait compris que nul ne voulait <em>« lui accorder du temps à ses questions</em> ». La situation de la jeune fille inquiétant sa maman, celle-ci informera le père de la jeune fille. C’est ainsi qu’on lui évite une véritable crise psychologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfance reste un mystère pour les adultes bien que nous ayons tous traversé cette phase. Les enfants sont des maitres du questionnement. Dans nos familles, on privilégie rarement le dialogue avec ces <em>« petits de l’homme</em> » qui posent incessamment de questions sur tout ce qu’ils voient ou entendent. Le manque de réponse à leurs interrogations peut être assez frustrant pour eux. Des pays ayant compris cet aspect ont inséré dans leur programme scolaire ce qu’on appelle <em>« la philosophie pour enfant ».</em></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Vous profitez de l’ouvrage pour parler de la philosophie ainsi que les pensées des philosophes, est-ce une façon pour vous d’« enseigner » cette discipline à vos lecteurs ?&nbsp;</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Pas forcément ! Je dirai plutôt une invitation à l’endroit des professeurs de philosophie, des concepteurs des programmes d’enseignement à veiller surtout au centre d’intérêt des enfants. J’exhorte à un changement d’approche en ce qui concerne la méthode d’enseignement de cette discipline au secondaire où, en réalité, on assiste à beaucoup d’amalgames. Il convient plus de privilégier la discussion dialectique avec les jeunes lycéens, entre eux, que des cours magistraux comme si on avait à faire à un programme d’histoire et de géographie.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Votre ouvrage n’épargne pas la démocratie et la mal gouvernance en Afrique. Vous avez trouvé le juste milieu pour en parler… !&nbsp;</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman se veut un ouvrage didactique ou si vous voulez pédagogique. Plusieurs thématiques y sont abordées à travers les discussions de l’enfant et son père. Donc, la politique, notamment la démocratie comme régime où la guerre des intérêts personnels met en péril constamment la stabilité de nos États, occupe une place remarquable dans l’ouvrage. Mais dans les échanges de Bintou et son père, vous comprendrez que les maux dont souffrent la plupart des États démocratiques modernes sont attribués à la fois aux citoyens et aux gouvernants. En un mot, chacun a sa part de responsabilité dans les maux de ces États.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Un passage du livre dit&nbsp;: « Être un vrai philosophe, c’est devenir en quelque sorte un mécréant pour certaines personnes », ce n’est-il pas le cas ?</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">C’est loin d’en être. C’est une conception erronée de la philosophie. C’est d’ailleurs ce que je dis couramment&nbsp;: quelqu’un qui tient un tel discours, il faut douter de son degré d’intellectualisme. D’abord en philosophie comme dans la vie courante, nous avons ceux qui croient et ceux qui ne croient ; ceux qui prouvent qu’il existe un Dieu et ceux qui nient qu’il en existe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique adressée aux philosophes ou à la philosophie manque à tout point de vue de la crédibilité. Les mêmes qui disent que les philosophes sont des mécréants, ce sont les mêmes qui soutiennent que tout le monde est philosophe. En conclusion, tout le monde ne serait-il pas mécréant ?&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Vous parlez également de la condition féminine notamment de la jeune fille, du mariage précoce et de l’égalité du genre… !</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">À travers la problématique de la transmission du patrimoine, le lecteur pourrait se rendre compte d’une certaine révolution, pas révolution en tant que soulèvement, mais changement ou progrès social. Les femmes sont peu considérées dans la transmission des patrimoines matériels et immatériels dans nos sociétés. Pourtant, ce roman&nbsp;fait bien état d’une transmission de patrimoine à une jeune fille. À ce titre, il participe à la promotion des droits de la femme. À travers Bintou, je tente de briser certains préjugés dont les femmes sont victimes. Je dénonce certaines violences faites aux femmes, notamment le mariage précoce, la discrimination.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Avez-vous d’autres projets d’écriture ?&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Comment vivre dans un pays comme le Mali et ne pas avoir de projet d’écriture et surtout s’il est vrai que <em>« toute philosophie est fille de son temps ».</em> Depuis plus d’une année, je travaille sur un roman sur la situation des orphelins de guerre. Je compte le boucler pour publication avant décembre 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réalisée par Youssouf Koné</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: Aujourd’hui-Mali</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Bintou, une fille singulière » : un roman pétri de réalités sociétales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Bintou]]></category>
		<category><![CDATA[Fousseni Togola]]></category>
		<category><![CDATA[roman philosophique]]></category>
		<category><![CDATA[une fille singulière]]></category>
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<p>L’âge ne fait pas le sage. Fousseni Togola vient de le prouver à travers la publication de son quatrième ouvrage, « Bintou, une fille singulière ». Ce roman a été édité par&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’âge ne fait pas le sage. Fousseni Togola vient de le prouver à travers la publication de son quatrième ouvrage, « <em>Bintou, une fille singulière ». </em>Ce roman a été édité par les éditions La Sahélienne, en janvier 2021. Dans cet ouvrage, l’auteur prend le lecteur par la main pour lui faire suivre l’évolution intellectuelle d’une jeune fille.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son combat pour la cause des enfants et des femmes, Fousseni Togola, professeur de philosophie, mondoblogueur et journaliste, vient de mettre à la disposition du public national et international un nouvel ouvrage. Il s’intitule&nbsp;« <em>Bintou, une fille singulière »</em>. À travers ce livre, l’auteur se démarque de beaucoup de ses contemporains ainsi que de certains de ses anciens qui ont fait de la philosophie une affaire de spécialisation&nbsp;: <em>« Il faut avoir un doctorat, avoir écrit un livre, avoir créé un système philosophique, etc</em>. ». <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">M.&nbsp;Togola, avec sa plume limpide, vient bouleverser ces considérations et hausse sa voix pour réclamer la philosophicité des questions enfantines. À travers ce livre, il surprend le lecteur par les interrogations, souvent restées tabous, et auxquelles la jeune fille, Bintou, apporte des réponses au cours de ses discussions avec son père, Amadou, professeur de philosophie de son État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il est vrai que chaque « <em>philosophie est fille de son temps »</em>, alors ce roman de M.&nbsp;Togola est véritablement philosophique. Plusieurs thématiques y sont abordées, notamment, des questions métaphysiques, politiques, la situation de la femme et des enfants voire des questions d’ordre psychologiques, etc.&nbsp; Toutes, des questions actuelles de notre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre aspect de « <em>Bintou, une fille singulière »</em> est son côté engageant. Le blogueur malien tente de briser les préjugés qui expliquent la rareté de femmes philosophes dans son pays. À travers la personnalité de Bintou, il nous prouve que les femmes sont aussi capables de philosopher et que tout dépend d’une éducation indépendante.  </p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><p class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un livre pour tous</strong></p></amp-fit-text>



<p class="wp-block-paragraph">Cet ouvrage, comme précise l’auteur lui-même, s’adresse aux professeurs de philosophie, aux étudiants, aux parents d’élèves ainsi qu’aux autorités en charge de l’éducation. Il faut reconnaitre que chacun peut tirer son compte dans ce bouquin qui n’est pas fait uniquement pour des spécialistes. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, qui vient de paraître chez les éditions La Sahélienne, au Mali, est en vente dans plusieurs librairies, auprès de l’éditeur ainsi que de l’auteur. Il se vend au prix de quatre mille (4000) FCFA. L’ouvrage est disponible auprès de l’éditeur, de l’auteur (au siège du journal Le Pays). C’est également disponible auprès du bouquiniste Cheick, devant l’Ecole normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Il sera bientôt dans des librairies de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
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		<title>« L’homme sirène » sur le marché depuis lundi 23 novembre 2020</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Fousseni Togola]]></category>
		<category><![CDATA[Homme sirène]]></category>
		<category><![CDATA[sortie officielle]]></category>
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<p>Fousseni Togola vient de mettre sur le marché une nouvelle œuvre littéraire, « L’homme sirène ». Ce livre, qui complète sa bibliographie à quatre (4), est écrit dans un style assez particulier.&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola vient de mettre sur le marché une nouvelle œuvre littéraire, <em>« L’homme sirène</em> ». Ce livre, qui complète sa bibliographie à quatre (4), est écrit dans un style assez particulier. En moins de 60 pages, l’auteur invite ses lecteurs à un véritable voyage entre le conte et la philosophie. L’ouvrage a été préfacé par l’écrivain français, Alain Maufinet. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Souvenez-vous de Jean de la Fontaine, ce poète qui a mis en scène des animaux pour critiquer les hommes et dénoncer les grands problèmes de son époque. Ses Fables, appréciées des petits comme des grands restent actuelles grâce à la simplicité de leur langue et à leur forme imagée. Je me permets de dire que Fousseni Togola s’inscrit dans ce style</em> ». Ce passage tiré de la Préface de « <em>L’homme sirène</em> » décrit bien le contenu de cet ouvrage.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Comptant 54 pages, « <em>L’homme sirène </em>» aborde plusieurs thématiques&nbsp;: la Haine, l’Amour, la mort, les croyances, le rapport entre le monde visible et le monde invisible, la métamorphose, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par les thématiques qu’il aborde, les uns verront dans cet ouvrage un simple conte pour enfants, les autres un mythe ou une fable et ceux qui le liront avec des lunettes de l’auteur, un ouvrage hautement philosophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;En effet, le travail de Togola s’apparente assez à une lecture empédocléenne du monde à travers d’abord les deux forces&nbsp;: la Haine et l’Amour, et ensuite la métamorphose. À l’instar d’Empédocle, philosophe de l’Antiquité, qui dit avoir été dans sa vie antérieure une jeune fille, une plante et un poisson, le personnage principal de <em>« L’homme sirène</em> » meurt pour devenir sirène avant de redevenir humain. Le moteur de cette métamorphose&nbsp;: la Haine et l’Amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce petit ouvrage, chacun peut y trouver son compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’homme sirène</em> » est disponible en vente dans les librairies de Bamako, auprès de l’auteur ainsi que de son éditeur, Prostyle éditions, au prix de 3000&nbsp;FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
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