<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des force en attente &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/force-en-attente/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/force-en-attente/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 07 Dec 2025 23:56:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des force en attente &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/force-en-attente/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Bénin : Talon sous escorte régionale</title>
		<link>https://saheltribune.com/benin-talon-sous-escorte-regionale/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/benin-talon-sous-escorte-regionale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 23:56:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abuja]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Bola Tinubu]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[contagion militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[coup d’État manqué]]></category>
		<category><![CDATA[crise de succession]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie en crise]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[fin de règne]]></category>
		<category><![CDATA[force en attente]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[intégrité territoriale]]></category>
		<category><![CDATA[interventions régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
		<category><![CDATA[ordre constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Talon]]></category>
		<category><![CDATA[putsch]]></category>
		<category><![CDATA[régime civil]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité collective]]></category>
		<category><![CDATA[Sierra Leone]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20424</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez le coup d'État au Bénin et la réaction de la CEDEAO pour maintenir la stabilité en Afrique de l'Ouest après la crise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>En ordonnant le déploiement immédiat d’une force régionale pour soutenir le président Patrice Talon après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, la CEDEAO veut éviter qu’un nouveau domino ne tombe dans la région. Mais derrière cette démonstration de fermeté se joue une autre bataille : celle de la survie du dernier régime civil encore debout dans une Afrique de l’Ouest gagnée par la tentation des ruptures militaires. À Cotonou, le vent du Sahel a soufflé — et même s’il a été contenu, il a révélé l’essoufflement d’un modèle démocratique à bout de souffle.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La riposte a été immédiate. Moins de vingt-quatre heures après la tentative de&nbsp;changement de pouvoir&nbsp;manquée contre le président Patrice Talon, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sorti la carte de la fermeté. Dans un communiqué publié ce dimanche soir à Abuja, l’organisation régionale a ordonné le&nbsp;déploiement «&nbsp;<em>immédiat&nbsp;</em>» d’éléments de la Force en attente&nbsp;sur le territoire béninois, afin de soutenir le gouvernement et de préserver «&nbsp;<em>l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale</em>&nbsp;» du pays.</p>



<p>Selon le texte signé par la Commission de la CEDEAO, la décision découle de l’article 25(e) du protocole de 1999, relatif au mécanisme de prévention et de maintien de la paix. Après consultations entre les chefs d’État et de gouvernement, Abuja a donc activé la clause de défense collective, transformant le Bénin en nouvelle ligne rouge du dispositif sécuritaire ouest-africain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-coalition-sous-banniere-nigeriane"><strong>Une coalition sous bannière nigériane</strong><strong></strong></h3>



<p>La force régionale sera composée de troupes venues du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Sierra Leone — les quatre piliers militaires du dispositif CEDEAO. Ce contingent, qui pourrait être déployé «&nbsp;<em>dans les prochaines heures</em>&nbsp;», aura pour mission de&nbsp;sécuriser Cotonou, les infrastructures stratégiques et les institutions républicaines, tandis que l’armée béninoise poursuit ses opérations contre les&nbsp;auteurs de la tentative de changement de régime&nbsp;retranchés dans la zone portuaire.</p>



<p>En clair, Abuja ne veut pas d’un nouveau «&nbsp;<em>cas malien&nbsp;</em>» au cœur du Golfe de Guinée. Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en janvier 2024, l’organisation voit dans le Bénin un&nbsp;dernier bastion du modèle civil et libéral&nbsp;qu’elle entend préserver à tout prix.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reaction-de-survie-regionale"><strong>Une réaction de survie régionale</strong><strong></strong></h3>



<p>Derrière la rhétorique juridique et protocolaire, cette décision traduit une peur : celle d’une&nbsp;contagion&nbsp;qui a déjà gagné la moitié du continent. Le spectre d’un basculement du Bénin dans le camp des&nbsp;pouvoirs militaires&nbsp;du Sahel hante les chancelleries d’Abuja, d’Accra,&nbsp;d’Abidjan, voire de la France. Le président nigérian Bola Tinubu, actuel président en exercice de la CEDEAO, l’a d’ailleurs martelé : «&nbsp;<em>Le Bénin ne tombera pas.</em>&nbsp;»</p>



<p>Mais cette posture de fermeté a un revers. Dans les rues de Cotonou et sur les réseaux sociaux ouest-africains, certains dénoncent une «&nbsp;<em>militarisation de la diplomatie&nbsp;</em>» et un deux-poids-deux-mesures criant. Là où la CEDEAO s’est montrée impuissante face&nbsp;au cas de la Guinée Bisseau, elle déploie aujourd’hui des troupes pour sauver un président affaibli par la fin de son mandat et la fragmentation de son propre camp.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-talon-l-ultime-rempart-ou-le-symbole-d-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Talon, l’ultime rempart ou le symbole d’un système à bout de souffle ?</strong><strong></strong></h3>



<p>L’ironie est cruelle. Patrice Talon, chantre autoproclamé de la «&nbsp;<em>Rupture&nbsp;</em>», se retrouve désormais&nbsp;protégé par la vieille garde régionale&nbsp;qu’il avait pourtant défiée sur plusieurs dossiers économiques et institutionnels. À Abuja, à Accra comme à Abidjan, on défend un allié. À Cotonou, beaucoup y voient plutôt la consolidation d’un régime de plus en plus verrouillé, où la succession s’est transformée en bombe à retardement.</p>



<p>La CEDEAO veut croire qu’elle défend la démocratie. Mais en s’érigeant en gendarme d’un ordre vacillant, elle protège avant tout un modèle à bout de souffle — celui des démocraties verrouillées post-conférences nationales, où les urnes n’ont plus la force d’apaiser, et où les casernes finissent toujours par s’inviter au débat politique.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/benin-talon-sous-escorte-regionale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20424</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Niger : la force de la Cédéao « prête à intervenir »</title>
		<link>https://saheltribune.com/niger-la-force-de-la-cedeao-prete-a-intervenir/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/niger-la-force-de-la-cedeao-prete-a-intervenir/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 08:05:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Chefs d'Etat-major]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d&#039;État]]></category>
		<category><![CDATA[force de la Cédéao]]></category>
		<category><![CDATA[force en attente]]></category>
		<category><![CDATA[Intervention militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[réunion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12861</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’issue de la deuxième journée de réunion des chefs d’état-major généraux de la Cédéao, le vendredi 18 aout 2023, au Ghana, l’Organisation ouest-africaine a affirmé que sa force militaire, mise sur pied pour déloger les autorités militaires au Niger, est désormais « prête à intervenir » dans le pays dès que « l’ordre sera donné ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À l’issue de la deuxième journée de réunion des chefs d’état-major généraux de la Cédéao, le vendredi&nbsp;18&nbsp;aout 2023, au Ghana, l’Organisation ouest-africaine a affirmé que sa force militaire, mise sur pied pour déloger les autorités militaires au Niger, est désormais&nbsp;<em>« prête à intervenir » dans le pays dès que « l’ordre sera donné ».</em></strong></p>



<p>Réunis à Accra les 17 et 18&nbsp;aout dernier, les chefs d’état-major généraux de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont peaufiné&nbsp;<em>« la logistique et la stratégie »</em>&nbsp;de la force d’intervention de l’Organisation.&nbsp;<em>« Nous sommes prêts à intervenir dès que l’ordre sera donné »</em>, a déclaré à la clôture de la réunion, Abdel Fatau Musah, commissaire à la paix et à la sécurité de la Cédéao. Ils se sont ainsi convenu sur la date, qui ne sera pas annoncée, a-t-il souligné.</p>



<p>Tout en précisant que l’intervention au Niger sera de courte durée, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’institution sous-régionale n’a pas dévoilé le nombre de soldats qui seraient déployés à cet effet, encore moins d’autres détails&nbsp;<em>« stratégiques »,</em>&nbsp;rapporte Deutsche Welle, une radio allemande.</p>



<p>Comme à son habitude depuis le début de cette crise, le 26&nbsp;juillet dernier, la Cédéao semble avoir manié vendredi la carotte et le bâton. Tout en assurant que sa force d’intervention était fin prête à entrer au Niger, l’Organisation ouest-africaine a réaffirmé que&nbsp;<em>« l’option diplomatique »</em>&nbsp;restait toujours&nbsp;<em>« sur la table »&nbsp;</em>et qu’elle laissait la&nbsp;<em>« porte ouverte à un départ négocié »</em>&nbsp;des militaires au pouvoir depuis près d’un mois. Dans cette dynamique, l’Organisation a annoncé une&nbsp;<em>« possible »</em>&nbsp;mission diplomatique ce samedi au Niger.</p>



<p>Cette idée d’une intervention armée au Niger a suscité une vive opposition dans plusieurs pays de la région ouest-africaine, notamment au Nigéria, poids lourd de l’organisation.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/niger-la-force-de-la-cedeao-prete-a-intervenir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12861</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Ballan Diakité, Politologue-chercheur : La Cédéao « n’a pas actuellement les moyens nécessaires pour une intervention militaire au Niger »</title>
		<link>https://saheltribune.com/ballan-diakite-politologue-chercheur-la-cedeao-na-pas-actuellement-les-moyens-necessaires-pour-une-intervention-militaire-au-niger/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/ballan-diakite-politologue-chercheur-la-cedeao-na-pas-actuellement-les-moyens-necessaires-pour-une-intervention-militaire-au-niger/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 22:33:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d&#039;État]]></category>
		<category><![CDATA[force en attente]]></category>
		<category><![CDATA[Intervention militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[putsch]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12806</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En plus d’une décennie de crise sécuritaire, les pays de la région ouest-africaine, notamment ceux du Sahel sont confrontés ces dernières années, à une série de coups d’États. Pour évoquer les sujets brulants de cette région, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Ballan Diakité. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En plus d’une décennie de crise sécuritaire, les pays de la région ouest-africaine, notamment ceux du Sahel sont confrontés ces dernières années, à une série de coups d’États. Pour évoquer les sujets brulants de cette région, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Ballan Diakité. Il est Politologue-chercheur. Dans cet entretien exclusif, M. Diakité propose entre autres une recette afin de mettre fin à la crise de confiance entre la classe politique et la société civile africaine. Il s’agit d’un mécanisme permettant de stopper cette vague de coups d’État qui se propage comme un virus. Monsieur Diakité invite tout de même la Cédéao à opter pour l’option diplomatique par rapport à la situation actuelle du Niger. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni</strong>&nbsp;<strong>: depuis 2020, la région ouest-africaine est confrontée à une série de coups d’État, dont le dernier remonte au 26 juillet dernier, au Niger. S’agit-il d’un effet de mode ou des méfaits de la crise sécuritaire combinés à la mauvaise gouvernance ?</strong></h5>



<p><strong>Ballan Diakité</strong>&nbsp;: je dirais que ce sont les deux, en même temps. Parce qu’on sait bien évidemment que depuis presque dix ans, le Sahel est confronté à une crise sécuritaire. Et quand on parle du Sahel, on touche principalement au Mali, au Burkina Faso, également au Niger, qui sont les trois pays frontaliers de Liptako gourma. En effet, je pense que les coups d’État relèvent bien évidemment de cette crise sécuritaire qui est là et que nos États ont du mal à gérer. Mais au-delà de cela, je dirais que c’est aussi devenu un effet de mode. Parce qu’on a vu que le cas malien a provoqué bien évidemment des effets domino dans la mesure où les pays voisins ont remarqué que la Cédéao est dans l’incapacité aujourd’hui, tel que cette organisation elle-même est organisée et fonctionne.</p>



<p>Aujourd’hui, la Cédéao n’a pas nécessairement tous les moyens d’empêcher à ce qu’un coup d’État survient dans un pays membre. Le cas malien a montré bien évidemment que la Cédéao dans ses mécanismes de riposte face à des coups d’État est très limitée. Je dirais que c’est à la fois un effet de mode et aussi bien évidemment les conséquences de cette crise sécuritaire liée au terrorisme que nos États ont du mal à gérer. Et le fait que c’est un effet de mode est lié à l’incapacité de la Cédéao de faire face aux défis démocratiques en Afrique de l’Ouest. Mais au-delà de cela, on peut aussi dire que ces coups d’État surviennent parce que le Sahel est devenu aujourd’hui un enjeu international compte tenu du nouvel ordre qui est en train de se mettre en place. Les États ouest-africains, en tout cas, les leadeurs ont compris que beaucoup de choses peuvent se passer en Afrique, notamment au Sahel, qui est devenu un enjeu géopolitique. Donc, tous ces mouvements font qu’il y a bien évidemment ces coups d’État, qui peuvent s’expliquer effectivement par cet enjeu géopolitique auquel fait face le Sahel actuellement.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Ces coups d’État ne sont-ils pas aussi une preuve de désuétude de ces classes politiques qui parlent plus que n’agissent ?</strong></h5>



<p>L’incapacité des leadeurs politiques à répondre favorablement aux demandes sociales ne doit pas être une excuse pour faire un coup d’État. Je pense que ces coups d’État sont beaucoup plus liés au contexte géopolitique et le contexte international actuel. Sinon je ne crois pas vraiment qu’ils soient liés au fait que les hommes politiques n’agissent pas. C’est vrai que nos attentes ne sont pas satisfaites à la hauteur de souhait quand on est citoyen. Mais cela ne veut pas dire que ceux qui sont au-devant des affaires ne travaillent pas du tout. Ce n’est pas du tout cela. Et même si c’était le cas, dans un régime démocratique, je pense qu’il y a des voies (élections, les pétitions, les référendums) qui peuvent être mises en œuvre afin de permettre aux citoyens de faire prévaloir leur sentiment en ce qui concerne la gestion des affaires publiques sans que l’on passe bien évidemment par des coups d’État. Donc à mon avis, les coups d’État ne peuvent pas se justifier par l’inaction des hommes politiques, surtout dans un régime démocratique.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel regard portez-vous sur le rapprochement actuel du Mali au Burkina Faso et au Niger, trois pays sahéliens profondément affectés par le terrorisme ?</strong></h5>



<p>C’est vrai que ces derniers temps, on voit bien évidemment que le Mali, le Burkina Faso et le Niger se rapprochent. Mais on a vu l’axe Bamako-Conakry-Ouaga se développer d’abord. Et il y avait un dynamisme réel pour permettre à ces trois pays de coopérer dans plusieurs domaines, notamment la sécurité et le développement économique. Aujourd’hui, avec le coup d’État au Niger, il y a effectivement un réel rapprochement qui s’explique d’abord par l’uniforme. Parce que n’oublions pas qu’au Mali, en Guinée, au Burkina Faso comme au Niger actuellement, ce sont des militaires qui sont au pouvoir. Donc ce rapprochement s’explique d’abord par l’uniforme que les autorités des quatre pays partagent en commun. Deuxième élément, c’est que ce rapprochement entre ces pays s’explique aussi par la volonté de l’ensemble de ces États de former un bloc commun face d’une part à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et aussi à toutes les puissances étrangères qui ne sont pas vraiment dans leur dynamique. À mon avis, c’est la volonté de constituer un bloc commun et résister ensemble face aux attaques qui peuvent venir de l’étranger tant diplomatique que militaire que ces pays-là sont en train de renforcer leurs liens.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le dernier coup d’État au Niger a fait couler beaucoup d’encre au point que la Cédéao envisagerait une intervention militaire dans ce pays en vue de rétablir l’ordre constitutionnel. Quelle appréciation faites-vous de cette décision de la Cédéao ? En cas d’intervention militaire dans la région ouest-africaine, à quelles conséquences faut-il s’attendre ?</strong></h5>



<p><a></a>Je pense que la Cédéao est beaucoup plus dans la posture d’intimider les autorités actuelles du Niger, de sorte que le président déchu, Mohamed Bazoum puisse recouvrer la liberté et être relâché des mains de ceux qui font de lui un prisonnier actuellement. À mon avis, la Cédéao est beaucoup plus dans une logique d’intimidation qu’autre chose. Elle n’a pas actuellement les moyens nécessaires pour une intervention militaire au Niger. N’oublions pas que la même question avait été soulevée depuis le coup d’État au Mali. La Cédéao avait menacé d’activer ses forces en attente pour imposer l’ordre constitutionnel au Mali. Mais depuis lors, jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’avancée sur cette question au niveau de la Cédéao. L’effectivité de cette force n’a pas été réellement concrétisée dans les faits.&nbsp;</p>



<p><a></a>Aujourd’hui, la Cédéao dépend d’ailleurs beaucoup plus de la contribution des États membres et également des financements qui peuvent venir des puissances étrangères, notamment de l’Union européenne et de la France. De ce fait, la Cédéao n’a pas une certaine autonomie ni financièrement ni militairement encore moins sur le plan de la logistique pour faire une intervention militaire actuellement au Niger.</p>



<p>Par ailleurs, ce serait aussi une très mauvaise chose de faire une intervention militaire au Niger dans la mesure où le Niger reste quand même un pays indépendant et souverain, même si la notion de souveraineté est à relativiser. De ce fait, la Cédéao peut prendre la décision de suspendre le Niger de toutes ses instances. Mais de là, faire une intervention militaire, ce serait une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Niger. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de prioriser la diplomatie et d’éviter de mettre de l’huile sur le feu. Parce qu’on sait bien évidemment qu’il y a beaucoup de mouvements dans le Sahel actuellement, la lutte contre le terrorisme, les menaces de faim et puis l’insécurité et les défis de démocratie. S’il faut à ces défis ajouter aussi une guerre régionale, je pense que ça va être très désastreux d’autant plus que le Mali et le Burkina Faso ont fait entendre que toute intervention militaire s’assimilerait à une déclaration de guerre. Cela veut dire que ces deux pays sont quand même prêts à mettre en œuvre tous les moyens pour apporter leur soutien aux autorités actuelles du Niger. Donc la Cédéao doit être beaucoup plus une organisation d’intégration, de communion entre les pays, mais pas un facteur de déstabilisation ou de destruction d’un pays.</p>



<p>À mon avis, une intervention militaire n’est pas une décision sage qu’il faudrait encourager. Il faut plutôt encourager la diplomatie et ensuite renforcer les mécanismes de prévention des crises de la Cédéao et renforcer cette Cédéao en termes de moyens et d’indépendance financière. Il faut aussi cultiver la culture de la démocratie et de l’alternance dans les différents pays de la Cédéao. Je pense que cela serait beaucoup plus profitable pour la Cédéao que de faire une intervention militaire à ce jour.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment faire aujourd’hui pour stopper cette vague de coup d’État qui se propage comme un virus ? Jusqu’où ce phénomène pourrait s’étendre ?</strong></h5>



<p>Quand il y a coup d’État dans un pays, cela veut dire déjà qu’il y a un problème, qui peut être un problème majeur comme mineur. Ces vagues de coup d’État nous interpellent sur le modèle de démocratie que nous avons en Afrique, qui est un modèle importé de l’extérieur. La démocratie électoraliste que nous avons importée de l’Europe a du mal même à fonctionner aujourd’hui en Europe. Donc quand on pense que la démocratie est uniquement la possibilité pour les citoyens de mettre un bulletin dans l’urne pour voter pour un candidat ou contre un candidat, on n’a rien compris dans la démocratie. La démocratie, c’est un travail de tous les jours. Il faudrait que les citoyens eux-mêmes se sentent concernés par la chose publique et que les dirigeants et/ou les élus se sentent dans l’obligation de redevabilité envers les citoyens. Ce sont ces choses-là qui manquent chez nous en Afrique. C’est un premier élément qui peut expliquer ces coups d’État. C’est-à-dire les défis de démocratie. </p>



<p>Deuxième élément, c’est surtout la fragilité de nos institutions. Il y a autant de coups d’État parce que nos institutions sont très fragiles. Et puis seule l’Armée reste, en tout cas en Afrique francophone, la seule institution la mieux structurée de toutes les autres institutions de la République.Il faut donc renforcer les institutions, et quand on parle des institutions, ce n’est pas seulement le gouvernement, le parlement ou les mairies. Les institutions, c’est aussi les lois. Il faut prendre des bonnes lois, des lois qui vont dans le sens de l’intérêt supérieur de la Nation et non de l’intérêt de ceux qui gouvernement aujourd’hui, qui sont en réalité des gens qui sont de passage. Parce que les hommes passent, l’État demeure. Et face à cette réalité, il est important que les lois que l’on prenne dans nos pays soient le reflet d’un souci de préservation de l’intérêt supérieur de la Nation que toute autre chose.&nbsp;</p>



<p>Troisièmement, il y a le fait que dans les pays, notamment francophones, il y a toujours ce mimétisme que nous avons de la France. On a imité tellement la France, tant dans notre façon de faire de la politique que dans notre façon de gouverner, qu’on s’est retrouvé finalement à imiter la cinquième République française.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Si les politiques doivent changer de discours aujourd’hui pour regagner la confiance des citoyens, quelle voie devraient-ils emprunter ?</strong></h5>



<p>C’est vrai qu’il y a une grande rupture aujourd’hui entre la classe politique et les citoyens. Cette rupture politique a finalement généré une crise de confiance entre les hommes politiques et la société civile. Je pense que pour résoudre ce problème de crise de confiance, il faudra à long terme miser sur l’éducation. Mais à court terme, il faut exiger des partis politiques de jouer pleinement leur rôle en termes d’éducation politique des citoyens.&nbsp;</p>



<p>Les partis politiques ne peuvent pas éternellement bénéficier de la subvention de l’État, laquelle est généreuse par les impôts que les citoyens payent sans pour autant assumer leur rôle d’éducation politique des citoyens. Chaque parti politique qui ne fait pas de formation politique à l’endroit des citoyens ne doit pas bénéficier de subvention de l’État. C’est ce qu’il faut faire à court terme. Il faut aussi permettre à chaque candidat, que ce soit lors des élections présidentielles ou municipales, de présenter un programme de développement social et économique pour sa localité, de sorte que les citoyens puissent apprécier bien évidemment le contenu de leurs programmes.</p>



<p>Les programmes ne doivent pas être désormais dissimulés derrière de beaux discours. Il faut amener les hommes politiques à présenter des programmes de développement économique et social avant de se présenter ou lorsqu’ils se présentent comme candidats aux élections. Ceci va nous permettre de sortir de cette crise de confiance qui caractérise la relation entre les hommes politiques et les populations. Il faut également sensibiliser les citoyens sur leur rôle, leur devoir dans l’espace public et dans la vie politique de façon générale. Ces sensibilisations doivent se faire dans toutes les langues qui sont parlées et entendues dans nos différents pays.&nbsp;</p>



<p>Je pense qu’avec la sensibilisation, l’éducation, la formation politique des partis politiques, l’obligation pour les partis politiques de présenter des programmes électoraux on pourra bien évidemment répondre efficacement à cette crise de confiance entre les hommes politiques et la société civile.</p>



<p><strong>Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/ballan-diakite-politologue-chercheur-la-cedeao-na-pas-actuellement-les-moyens-necessaires-pour-une-intervention-militaire-au-niger/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12806</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Coup d’État au Niger : la Cédéao active sa force d’intervention</title>
		<link>https://saheltribune.com/coup-detat-au-niger-la-cedeao-active-sa-force-dintervention/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/coup-detat-au-niger-la-cedeao-active-sa-force-dintervention/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 20:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[force en attente]]></category>
		<category><![CDATA[Intervention militaires]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[putsch]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12801</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a tenu à Abuja, au Nigéria, un sommet extraordinaire consacré à la réponse au putsch perpétré au Niger le 26 juillet 2023. Suite à ce sommet crucial, les chefs d’État de la Cédéao ont décidé d’activer et de déployer la « force en attente » de l’Organisation régionale en vue de la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ce jeudi 10 aout 2023, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a tenu à Abuja, au Nigéria, un sommet extraordinaire consacré à la réponse au putsch perpétré au Niger le 26 juillet 2023. Suite à ce sommet crucial, les chefs d’État de la Cédéao ont décidé d’activer et de déployer la «&nbsp;force en attente&nbsp;» de l’Organisation régionale en vue de la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger.</strong></p>



<p>Tout en affirmant qu’elle garde sur la table toutes les options pour la «&nbsp;résolution pacifique&nbsp;» de cette crise, la Cédéao ne précise pas pour autant les pays concernés par cette mobilisation des forces armées. Il ne s’agit donc pas d’une opération militaire immédiate contre les putschistes ayant renversé le 26 juillet dernier, Mohammad Bazoum.</p>



<p>Il d’agit d’un second sommet de la Cédéao, consacré à la situation au Niger, depuis le coup d’État du 26 juillet dernier.</p>



<p><strong>La Rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/coup-detat-au-niger-la-cedeao-active-sa-force-dintervention/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12801</post-id>	</item>
		<item>
		<title>[Tribune] La force africaine en attente a-t-elle les moyens des attentes ? </title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-la-force-africaine-en-attente-a-t-elle-les-moyens-des-attentes/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-la-force-africaine-en-attente-a-t-elle-les-moyens-des-attentes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 11:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[force africaine]]></category>
		<category><![CDATA[force en attente]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12573</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La force africaine en attente est l’une des composantes de l’architecture africaine de paix et de sécurité. L’un de ses principaux objectifs est de s’affranchir de la dépendance liée aux puissances extérieures et aux organisations internationales dans le domaine de la paix et de la sécurité. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La 62e&nbsp;conférence des chefs d’État de la Cédéao s’est tenue le 9&nbsp;juillet en Guinée-Bissau. Les dirigeants ouest-africains se sont notamment penchés sur les situations politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Les coups d’État ainsi que la crise sécuritaire dans ces États ont été évoqués. Les chefs d’État entendent réactiver la force en attente de la Cédéao pour le retour de plus de sécurité et de stabilité dans la région.&nbsp;</strong><strong>Ibrahima Harane Diallo est chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la gestion des crises au sahel, également chercheur associé à Timbuktu Institute. Il nous livre son analyse dans cette tribune.&nbsp;</strong></p>



<p>La force africaine en attente est l’une des composantes de l’architecture africaine de paix et de sécurité. L’un de ses principaux objectifs est de s’affranchir de la dépendance liée aux puissances extérieures et aux organisations internationales dans le domaine de la paix et de la sécurité. En clair c’est donc une initiative militaire de l’Union africaine visant à appuyer le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation à atteindre ses objectifs en matière de lutte contre l’insécurité. En effet, la charte des Nations-Unies attribue une base légale aux organismes régionaux ou sous régionaux en matière de maintien de la paix, à travers, l’article&nbsp;52 et 53 aux termes du chapitre&nbsp;VIII.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des obstacles susceptibles de limiter son efficacité&nbsp;</strong></h3>



<p>Aujourd’hui les dirigeants ouest-africains sont dans une dynamique de réactivation de la force afin qu’elle puisse, disent-ils, appuyer les initiatives en matière de lutte contre le terrorisme et d’autres formes d’insécurité auxquelles la région fait face. À l’analyse cette force pourrait rencontrer un certain nombre d’obstacles qui pourraient constituer des limites quant à son efficacité.&nbsp;</p>



<p>Dans un premier temps, certains pays africains restent attacher encore à la doctrine de la souveraineté intérieure en dépit du fait qu’ils soient membres de l’Union africaine qui coordonne la force à travers les différentes régions du continent. Deuxièmement, la volonté d’opérationnaliser cette force intervient dans un contexte de crises politique et sécuritaire dans certains États ayant conduit à leur suspension des instances sous régionales et continentales qui sont à la base de l’initiative de la mise en place de la force. Enfin, il n’est pas exclu que l’éternelle épineuse question de financement des initiatives globales en Afrique se présente, mettant en mal la force dans l’atteinte des objectifs fixés.&nbsp;</p>



<p>La force africaine en attente se met en marche dans un contexte où les raisons pour lesquelles elle a été conçue sont d’actualité. Au cours de la dernière décennie, le continent a, régulièrement, connu un cycle presque régulier d’instabilité émaillé par de coups d’État militaire parfois contre des régimes démocratiques. Quant aux activités terroristes, elles ont, également, gagné du terrain dans de nombreuses régions du continent.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une réactivation plus que nécessaire&nbsp;</strong></h3>



<p>Il est important de rappeler que l’idée de créer une force africaine de réaction rapide est liée aux limites observées, également, dans la conduite des opérations de maintien de la paix des Nations — unies sur le continent en proie aux crises politiques et sécuritaires dans les années&nbsp;1990. C’est pourquoi la réactivation d’une telle force, aujourd’hui, est plus que jamais nécessaire.&nbsp;</p>



<p>Dans un premier temps elle va permettre de donner un visage plus africain aux forces de maintien de la paix. Elle pourrait, également, lutter contre les préjugés qu’une partie de l’opinion publique africaine entretient à l’égard des forces de maintien de la paix des Nations — unies. Il est, toutefois, important de rappeler dans la foulée, la nécessité pour ces organisations africaines de privilégier des stratégies de type hybride qui au-delà de forces dissuasives doivent s’attaquer, également, aux causes profondes des phénomènes d’insécurité à travers des plans de développement et des projets économiques viables, des réformes politiques profondes allant dans le sens d’une véritable consolidation des acquis politiques et démocratiques.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahima Harane Diallo&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute. </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-la-force-africaine-en-attente-a-t-elle-les-moyens-des-attentes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12573</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
