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	<title>Archives des Fonds minier de développement local &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p>Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p>Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p>Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p>Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p>La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p>Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p>Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p>Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p>Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p>Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fonds minier de développement local : Pourquoi Bamako change les règles du jeu dans les mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 13:02:58 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds minier de développement local transforme la gouvernance minière au Mali, avec des bénéfices directs pour les territoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La redistribution de plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales marque une étape importante dans la stratégie économique engagée par les autorités maliennes autour du secteur minier. Derrière cette opération se dessine en réalité une transformation progressive de la gouvernance de la rente extractive dans l’un des principaux pays producteurs d’or du continent.</em></strong></p>



<p>Le 12 mars 2026, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités territoriales maliennes dans le cadre du Fonds minier de développement local. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. Au-delà d’un simple transfert financier, cette réforme traduit une volonté de repenser la gouvernance de la rente minière dans l’un des principaux pays producteurs d’or d’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-redistribution-inedite-des-revenus-miniers"><strong>Une redistribution inédite des revenus miniers</strong></h2>



<p>Le Mali figure depuis plusieurs années parmi les grands producteurs d’or du continent africain. Ce secteur constitue la première source d’exportation du pays et un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, la question de la redistribution des revenus miniers reste un sujet sensible, notamment dans les zones où se concentrent les activités d’extraction.</p>



<p>Le 12 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les autorités maliennes ont redistribué plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local.</p>



<p>L’objectif est de permettre aux territoires concernés par l’exploitation minière ainsi que l’ensemble des communes de la République du Mali,&nbsp; de bénéficier plus directement des richesses produites sur leur sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-un-fonds-minier"><strong>Pourquoi un fonds minier ?</strong></h2>



<p>L’instauration d’un fonds dédié au développement des collectivités répond à un constat largement partagé. Pendant longtemps, les revenus générés par l’exploitation minière ont profité principalement aux entreprises extractives et aux partenaires extérieurs, tandis que les populations locales percevaient peu de retombées visibles.</p>



<p>Le Fonds minier de développement local vise ainsi à corriger ce déséquilibre en finançant directement les plans nationaux, régionaux et communaux de développement.</p>



<p>Concrètement, les entreprises titulaires de titres d’exploitation minière et les opérateurs industriels exploitant des carrières contribuent au fonds à hauteur de 0,75 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets d’infrastructures, d’équipements publics ou de développement économique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-cinq-fonds-crees-par-le-code-minier-de-2023"><strong>Les cinq fonds créés par le Code minier de 2023</strong></h2>



<p>La réforme introduite par le Code minier de 2023 ne se limite pas à la création du Fonds minier de développement local. Elle prévoit également la mise en place de plusieurs mécanismes financiers destinés à structurer et renforcer l’ensemble du secteur extractif.</p>



<p>Au total, cinq fonds ont été institués : le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p>Cette architecture institutionnelle traduit la volonté des autorités maliennes de mettre en place une gouvernance plus intégrée des ressources minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-la-rente-miniere-en-developpement-territorial"><strong>Transformer la rente minière en développement territorial</strong></h2>



<p>Au-delà de son aspect financier, le Fonds minier de développement local répond à un enjeu politique et économique majeur : transformer la rente extractive en moteur de développement pour les territoires.</p>



<p>Les ressources allouées aux collectivités doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissement communautaire, conformément aux plans de développement conclus entre les sociétés minières et les autorités locales.</p>



<p>L’utilisation de ces fonds est également encadrée par des mécanismes de contrôle. Les collectivités doivent produire des rapports annuels validés par les conseils municipaux et régionaux, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient un rapport conjoint sur les contributions et l’utilisation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-issue-des-assises-nationales-de-la-refondation"><strong>Une réforme issue des Assises nationales de la refondation</strong></h2>



<p>La création du Fonds minier de développement local s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Elle répond notamment à l’une des recommandations majeures des Assises nationales de la refondation (ANR) organisées en 2021, qui ont appelé à une gestion plus équitable des ressources naturelles.</p>



<p>Cette orientation rejoint également les ambitions de la Vision Mali 2063, qui vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à promouvoir un développement territorial plus équilibré.</p>



<p>Si la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA marque une étape importante, l’efficacité du fonds dépendra largement de la manière dont les ressources seront utilisées sur le terrain.</p>



<p>Transparence dans la gestion, capacité des collectivités à porter des projets structurants et suivi rigoureux des investissements seront autant de facteurs déterminants pour assurer le succès de cette réforme.&nbsp;</p>



<p>Le président de la transition a rassuré sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’utilisation des fonds alloués aux collectivités. Ces suivis s’effectueront à partir du niveau communal, ensuite régional et enfin national. Le but est qu’il y ait plus de transparence dans l’utilisation de ce fonds.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Redistribution du Fonds minier : vers la fin de la malédiction de l’or malien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:30:16 +0000</pubDate>
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<p>La redistribution des revenus des richesses au Mali vise à faire profiter l’exploitation minière aux territoires qui la produisent.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Longtemps accus</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e de profiter davantage aux multinationales qu</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>aux populations locales, la richesse&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>aurif</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;du Mali pourrait-elle enfin b</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ficier aux territoires qui la produisent ? Avec la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>forme du Code minier et l</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>adoption d</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>une politique de contenu local en 2023, les autorit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s de transition, dirig</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>es par le&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>G</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ral d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Assimi Go</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>,</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;entendent transformer l</em></strong></em></strong>’<strong><em><strong><em>exploitation mini</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re en moteur de d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>veloppement pour les collectivit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s. Redistribution des revenus, fonds d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>di</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s aux communes et participation accrue de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’É</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>tat : ces mesures ambitionnent de faire des ressources du sous-sol un v</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ritable levier de justice territoriale et de souverainet</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>conomique.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>L’or commence enfin&nbsp;à&nbsp;briller pour les Maliens. Grâce&nbsp;à&nbsp;une réforme courageuse et structurante du secteur minier engagée par les autorités maliennes de la Transition en 2023, les collectivités territoriales commencent progressivement&nbsp;à&nbsp;percevoir les retombées des richesses du sous-sol national. Pendant longtemps, les dividendes de&nbsp;ces ressources ont&nbsp;été&nbsp;largement extraverties, au profit d’intérêts privés&nbsp;étrangers, dans un système qui a dominé&nbsp;la gouvernance du pays durant plusieurs décennies.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2021, s’il est une orientation que le président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu inscrire au cœur de son action publique, c’est bien celle de la co-construction avec les citoyens et de la souveraineté&nbsp;nationale. Dans sa vision, l’action de l’État doit rester guidée par le bien-être des Maliens. C’est dans cet esprit que les membres du gouvernement ont&nbsp;été&nbsp;appelés&nbsp;à&nbsp;faire de l’intérêt général la boussole de chacune de leurs initiatives.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-divers-fonds-miniers-nbsp"><strong>Les divers Fonds miniers&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En décembre 2021, les Maliens se sont réunis&nbsp;—&nbsp;dans le cadre des Assises nationales de la refondation&nbsp;—&nbsp;sur toute l’étendue du territoire national afin de réfléchir aux maux qui&nbsp;minent&nbsp;le pays et de préconiser des solutions viables pour une souveraineté&nbsp;pleine et entière dans l’ensemble des secteurs vitaux de la nation. C’est dans ce cadre qu’il a&nbsp;été&nbsp;recommandé&nbsp;dans le rapport final des ANR d’«&nbsp;<em>augmenter l</em>’<em>impact des ressources mini</em><em>è</em><em>res sur l</em><em>’é</em><em>conomie communautaire et nationale&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>travers la construction d</em>’<em>infrastructures de base : routes,&nbsp;</em><em>é</em><em>coles, centres de sant</em><em>é</em><em>,&nbsp;</em><em>é</em><em>lectricit</em><em>é&nbsp;</em>». Il a&nbsp;également&nbsp;été&nbsp;recommandé&nbsp;d’«&nbsp;<em>é</em><em>laborer une politique nationale de contenu local (notamment au niveau du secteur minier)&nbsp;</em>».</p>



<p>Par-delà&nbsp;les discours sur la souveraineté économique, une question demeure centrale au Mali : comment faire en sorte que l’immense richesse minière du pays profite réellement aux populations qui vivent sur ces territoires ? La réponse&nbsp;à&nbsp;cette question est donnée dans le nouveau Code minier et dans la loi relative au Contenu local dans le secteur minier en août 2023. Il s’agit là&nbsp;d’un&nbsp;«&nbsp;<em>ensemble de dispositions et de mesures qui exigent des entreprises mini</em><em>è</em><em>res qu</em>’<em>elles donnent la priorit</em><em>é&nbsp;</em><em>aux nationaux, aux communaut</em><em>é</em><em>s locales, aux entreprises nationales et aux mat</em><em>é</em><em>riaux produits localement dans l</em>’<em>ex</em><em>é</em><em>cution de leurs activit</em><em>é</em><em>s</em>&nbsp;».</p>



<p>La révision du Code minier a permis de créer cinq fonds miniers : le Fonds minier de développement local ; le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés ; le Fonds de financement de la promotion du secteur minier ; le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation ; et enfin le Fonds de réalisation des infrastructures&nbsp;énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fin-de-la-mal-e-diction-des-ressources-naturelles-nbsp"><strong>Fin de la mal</strong><strong>é</strong><strong>diction des ressources naturelles&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>La remise symbolique de chèques géants&nbsp;à&nbsp;plusieurs communes par le président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le 12 mars 2026 au palais de Koulouba, entre dans le cadre de la mise en&nbsp;œuvre du Fonds minier de développement local.&nbsp;«&nbsp;<em>Le Fonds minier de d</em><em>é</em><em>veloppement local est affect</em><em>é&nbsp;</em><em>au financement des plans nationaux, r</em><em>é</em><em>gionaux et communaux de d</em><em>é</em><em>veloppement</em>&nbsp;», lit-on dans l’article 95 du Code minier de 2023.</p>



<p>L’organisation et le fonctionnement de ce fonds sont définis par décret pris en Conseil des ministres, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient chaque année un rapport détaillé&nbsp;sur les contributions et leur gestion, explique le Code minier. Les ressources versées aux collectivités territoriales doivent&nbsp;être intégrées dans leurs programmes d’investissements communautaires et utilisées conformément aux plans de développement conclus avec les sociétés minières. Leur utilisation fait l’objet de rapports annuels approuvés par les conseils municipaux et régionaux et contrôlés par l’État, puis publiés officiellement afin de garantir la transparence.</p>



<p>Dans la vision 2063 du Mali, il est&nbsp;également expliqué&nbsp;les apports indéniables du nouveau Code minier dans le cadre de la souveraineté économique du Mali.&nbsp;«&nbsp;<em>Le nouveau Code permettra de g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>rer des revenus annuels suppl</em><em>é</em><em>mentaires d</em>’<em>au moins 500 milliards de FCFA (803 millions de dollars). En plus, il permet d</em><em>é</em><em>sormais au gouvernement de prendre une participation de 10 % dans les projets miniers et lui offre l</em>’<em>option d</em>’<em>acheter 20 % suppl</em><em>é</em><em>mentaires au cours des deux premi</em><em>è</em><em>res ann</em><em>é</em><em>es de production commerciale. Une participation suppl</em><em>é</em><em>mentaire de 5 % pourra aussi&nbsp;</em><em>ê</em><em>tre octroy</em><em>é</em><em>e au secteur priv</em><em>é&nbsp;</em><em>malien, portant les int</em><em>é</em><em>r</em><em>ê</em><em>ts publics et priv</em><em>é</em><em>s nationaux dans les nouveaux projets&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>35 %, contre 20 % dans l</em>’<em>ancien Code&nbsp;</em>», lit-on dans la Vision&nbsp;<em>Mali Kura&nbsp;</em><em>ɲɛ</em><em>taasira ka b</em><em>ɛ</em><em>n san 2063 ma</em>, une initiative&nbsp;«&nbsp;<em>ambitieuse et inclusive visant&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>transformer le Mali en une nation&nbsp;</em><em>é</em><em>mergente</em>&nbsp;».</p>



<p>Derrière ce geste politique, une réalité économique et territoriale demeure. Le Mali est l’un des principaux producteurs d’or du continent africain, mais nombre de collectivités locales situées dans les zones minières continuent de faire face&nbsp;à&nbsp;des infrastructures insuffisantes,&nbsp;à&nbsp;un accès limité&nbsp;aux services publics et aux impacts environnementaux de l’exploitation.</p>



<p>La création et la mise en&nbsp;œuvre effective du Fonds minier de développement local répondent précisément&nbsp;à&nbsp;cette contradiction et marque la fin des décennies de malédiction des ressources naturelles. Pour l’exercice 2025, ce mécanisme représente plus de 18,4 milliards de francs CFA, issus d’un prélèvement de 0,75 % du chiffre d’affaires des sociétés titulaires de titres d’exploitation et des opérateurs industriels de carrières. L’objectif est de transformer une part de la richesse extraite du sous-sol en investissements concrets dans les territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-renforcement-de-la-coh-e-sion-sociale-et-la-r-e-duction-d-es-frustrations"><strong>Le renforcement de la coh</strong><strong>é</strong><strong>sion sociale et la r</strong><strong>é</strong><strong>duction d</strong><strong>es frustrations</strong><strong></strong></h2>



<p>La clé&nbsp;de répartition adoptée reflète une volonté&nbsp;de rééquilibrage territorial. La moitié&nbsp;des ressources est destinée aux communes directement affectées par l’activité&nbsp;minière. Un quart revient aux autres collectivités de la zone concernée, tandis que le dernier quart est redistribué à&nbsp;l’ensemble des collectivités territoriales du pays. Cette architecture vise&nbsp;à&nbsp;concilier compensation locale et solidarité&nbsp;nationale.</p>



<p>Dans un pays où&nbsp;les disparités régionales demeurent fortes, l’enjeu est majeur. Les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal figurent parmi celles concernées par cette redistribution symbolique, même si,&nbsp;à&nbsp;terme, les ressources doivent bénéficier&nbsp;à&nbsp;l’ensemble des communes maliennes.</p>



<p>Mais la question essentielle n’est pas seulement celle de la redistribution. Elle est aussi celle de l’utilisation de ces fonds. Les autorités insistent sur la nécessité&nbsp;de financer des projets structurants, conformément aux clauses de la loi relative au Contenu Local : infrastructures, services sociaux de base, initiatives&nbsp;économiques locales ou encore programmes d’employabilité&nbsp;pour les jeunes.</p>



<p>Dans les zones minières, les attentes sont immenses. L’exploitation des ressources naturelles peut&nbsp;être source de tensions sociales lorsque les populations locales ont le sentiment de ne pas bénéficier des retombées&nbsp;économiques.&nbsp;À&nbsp;l’inverse, une redistribution bien pensée peut contribuer&nbsp;à&nbsp;renforcer la cohésion sociale et&nbsp;à&nbsp;réduire les frustrations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transformation-de-la-rente-extractive-en-levier-de-d-e-veloppement-durable"><strong>La transformation de la rente extractive en levier de d</strong><strong>é</strong><strong>veloppement durable</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est pourquoi les autorités maliennes affirment vouloir encadrer strictement l’utilisation de ces ressources. Un mécanisme de suivi a&nbsp;été&nbsp;mis en place, reposant sur trois niveaux de contrôle : communal, régional et national. L’objectif est d’éviter que ces fonds ne se diluent dans des circuits administratifs opaques ou dans des pratiques de mauvaise gouvernance.</p>



<p>Dans un contexte où&nbsp;la lutte contre la corruption constitue une priorité, la crédibilité&nbsp;de ce dispositif dépendra précisément de sa capacité à&nbsp;garantir transparence et redevabilité.</p>



<p>Au-delà&nbsp;du cas malien, la question posée est celle du modèle de développement des pays riches en ressources naturelles. Trop souvent, l’abondance minière n’a pas empêché&nbsp;la persistance de la pauvreté&nbsp;locale. Le défi consiste donc&nbsp;à&nbsp;transformer la rente extractive en levier de développement durable.</p>



<p>L’adoption&nbsp;du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier&nbsp;«&nbsp;<em>offre une grande opportunit</em><em>é&nbsp;</em><em>au gouvernement de la R</em><em>é</em><em>publique du Mali de mettre en place un fonds de ressources naturelles pour la gestion des revenus qui seront g</em><em>é</em><em>n</em><em>é</em><em>r</em><em>é</em><em>s dans le secteur minier gr</em><em>â</em><em>ce&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>ces r</em><em>é</em><em>formes&nbsp;</em>», rassure la Vision 2063.</p>



<p><strong>Noumoukai </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fonds minier de développement local : l’État redistribue les revenus miniers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 18:37:39 +0000</pubDate>
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<p>Le Fonds minier de développement local transforme les richesses minières en projets concrets pour les communes du Mali. En savoir plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Mali, l’or est au cœur de l’économie, mais ses retombées profitent rarement aux territoires qui en portent les impacts. En lançant la redistribution du Fonds minier de développement local, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, promet de transformer la richesse du sous-sol en projets concrets pour les communes.</em></strong></p>



<p>Au palais de Koulouba, les flashes des photographes crépitent tandis que d’imposants chèques symboliques sont brandis devant les caméras. Ce jeudi 12 mars 2026, le président Assimi Goïta préside une cérémonie à forte portée politique : la remise des premiers financements du Fonds minier de développement local à neuf communes du pays. Une initiative qui, selon les autorités, doit marquer une nouvelle étape dans la redistribution des richesses issues de l’exploitation minière.</p>



<p>Dans la salle, autour du chef de l’État, se tiennent le Premier ministre, le président du Conseil national de transition et plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres en charge des Mines, de l’Économie et de l’Administration territoriale. Tous viennent assister au lancement officiel d’un mécanisme censé rapprocher les retombées du secteur minier des territoires qui en subissent les impacts.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-alimente-par-l-exploitation-miniere"><strong>Un fonds alimenté par l’exploitation minière</strong></h2>



<p>Pour l’exercice 2025, le Fonds minier de développement local représente plus de 18,4 milliards de francs CFA, a précisé le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.</p>



<p>Le mécanisme repose sur un principe simple : prélever 0,75 % du chiffre d’affaires des entreprises titulaires de titres miniers d’exploitation et des bénéficiaires d’autorisations industrielles de substances de carrière. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets de développement.</p>



<p>La répartition adoptée prévoit que la moitié des fonds revienne aux communes directement affectées par l’activité minière, tandis que 25 % sont destinés aux autres collectivités situées dans les zones minières. Les 25 % restants sont répartis entre les collectivités territoriales des autres régions du pays.</p>



<p>Pour le gouvernement, cette clé de distribution répond à un objectif de « <em>justice territoriale </em>», dans un pays où l’exploitation des ressources naturelles est souvent perçue comme profitant davantage à l’État central qu’aux populations locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-issue-des-assises-de-la-refondation"><strong>Une promesse issue des Assises de la refondation</strong></h2>



<p>La mise en place du fonds s’inscrit dans les engagements pris à l’issue des Assises nationales de la refondation, vaste processus de consultations lancé par les autorités de transition pour redéfinir les priorités politiques du pays.</p>



<p>« <em>Nous sommes très heureux et très satisfaits d’avoir concrétisé ce vœu du peuple malien </em>», a déclaré Assimi Goïta devant la presse à l’issue de la cérémonie.</p>



<p>Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple redistribution financière. Il s’agit aussi de transformer la richesse minière en moteur de développement local, dans un pays où l’or constitue l’une des principales ressources économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-projets-structurants-pour-les-communes"><strong>Des projets structurants pour les communes</strong></h2>



<p>Les premières communes symboliquement bénéficiaires proviennent de plusieurs régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal. Le fonds sera réparties entre les 819 communes que compte le Mali.</p>



<p>Pour les élus locaux, ces financements représentent une opportunité attendue de longue date. Yéhia Ha Konta, maire de la commune rurale d’Alafia dans la région de Tombouctou et porte-parole des bénéficiaires, a salué une initiative qui, selon lui, permet enfin aux collectivités de tirer profit des richesses de leur sous-sol.</p>



<p>Ces ressources devraient notamment servir à financer des projets structurants : infrastructures locales, services sociaux de base ou initiatives économiques susceptibles de créer de l’emploi dans les territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-promesse-de-controle-et-lutte-contre-la-corruption"><strong>Promesse de contrôle et lutte contre la corruption</strong></h2>



<p>Conscientes des risques de détournement, les autorités assurent avoir mis en place un dispositif de contrôle à plusieurs niveaux. Trois instances doivent suivre l’utilisation des fonds : un comité communal, un comité régional et un comité national.</p>



<p>« <em>Un changement notoire devrait être observé dans la vie des communes</em> », a affirmé Assimi Goïta, estimant que ce mécanisme pourrait « <em>donner un nouveau visage aux communes</em> ».</p>



<p>Le chef de l’État a également prévenu que tout manquement dans la gestion des fonds donnerait lieu à des poursuites judiciaires, dans le cadre de la lutte contre la corruption engagée par les autorités de transition.</p>



<p>Dans un pays où l’or constitue l’un des principaux moteurs économiques, la question de la redistribution des revenus miniers est devenue un enjeu central. Les populations des zones d’exploitation dénoncent régulièrement les impacts environnementaux et sociaux des activités minières sans en percevoir les bénéfices.</p>



<p>Avec le Fonds minier de développement local, le gouvernement espère répondre à ces critiques et réconcilier exploitation des ressources naturelles et développement territorial.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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